Samedi, 2.000 hommes se mettront à genoux devant le Sacré-Cœur pour l’Ukraine

Pascal Deloche / GODONG

Lors de la 12e édition de la Marche de Saint Joseph ce samedi 19 mars, les pèlerins seront invités à se mettre à genoux devant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Le jour même de la solennité de saint Joseph, ce samedi 19 mars, près de 2.000 hommes de toute d’Ile-de-France sont attendus pour marcher à la suite de saint Joseph. Après la matinée passée en chapitre, les pèlerins se rassembleront à l’église saint Augustin, puis marcheront jusqu’à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Là, à 17 heures, ils seront invités à se mettre à genoux pour un temps de prière et de silence en faveur de la paix en Ukraine.

L’animation spirituelle de la marche est assurée par le Père Francisco Dolz, Vicaire à Saint François-Xavier et Directeur du Patronage du Bon Conseil. Le thème de cette 12e édition est : « Ne crains pas ». Des mots qui résonnent tout particulièrement en cette période troublée, et qui font référence à la parole que Dieu adresse à Joseph à travers l’ange :  « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20).

« Marcher avec saint Joseph, c’est marcher avec l’homme courageux », souligne le Père Francisco Dolz. « Joseph vit son courage comme une réponse à Dieu. Il ne fait rien sans se référer à Celui qui l’appelle au milieu de la nuit. C’est comme ça que l’évangile nous le présente, comme celui qui sait toujours que Dieu est le premier en tout. Cette 12ème édition de notre Marche de Saint Joseph sera l’occasion de nous centrer sur cette grande vérité : Dieu est le premier, nous sommes ses enfants et il nous dit, à chacun, « Ne crains pas ! » ». A l’issue de la marche, les familles sont conviées à une soirée rugby et foi au patronage du Bon Conseil, avec notamment le visionnage du match France-Angleterre qui clôture le tournoi des Six Nations.

Source: ALETEIA, le 17 mars 2022

Samedi, 2.000 hommes se mettront à genoux devant le Sacré-Cœur pour l’Ukraine

Pascal Deloche / GODONG

Lors de la 12e édition de la Marche de Saint Joseph ce samedi 19 mars, les pèlerins seront invités à se mettre à genoux devant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Le jour même de la solennité de saint Joseph, ce samedi 19 mars, près de 2.000 hommes de toute d’Ile-de-France sont attendus pour marcher à la suite de saint Joseph. Après la matinée passée en chapitre, les pèlerins se rassembleront à l’église saint Augustin, puis marcheront jusqu’à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Là, à 17 heures, ils seront invités à se mettre à genoux pour un temps de prière et de silence en faveur de la paix en Ukraine.

L’animation spirituelle de la marche est assurée par le Père Francisco Dolz, Vicaire à Saint François-Xavier et Directeur du Patronage du Bon Conseil. Le thème de cette 12e édition est : « Ne crains pas ». Des mots qui résonnent tout particulièrement en cette période troublée, et qui font référence à la parole que Dieu adresse à Joseph à travers l’ange :  « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20).

« Marcher avec saint Joseph, c’est marcher avec l’homme courageux », souligne le Père Francisco Dolz. « Joseph vit son courage comme une réponse à Dieu. Il ne fait rien sans se référer à Celui qui l’appelle au milieu de la nuit. C’est comme ça que l’évangile nous le présente, comme celui qui sait toujours que Dieu est le premier en tout. Cette 12ème édition de notre Marche de Saint Joseph sera l’occasion de nous centrer sur cette grande vérité : Dieu est le premier, nous sommes ses enfants et il nous dit, à chacun, « Ne crains pas ! » ». A l’issue de la marche, les familles sont conviées à une soirée rugby et foi au patronage du Bon Conseil, avec notamment le visionnage du match France-Angleterre qui clôture le tournoi des Six Nations.

Source: ALETEIA, le 17 mars 2022

Une Vierge pèlerine de Fatima se rend en Ukraine

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AM113 | Shutterstock

Une Vierge pèlerine de Fatima se rend en Ukraine

Pour la première fois dans l’histoire, une Vierge pèlerine de Fatima se rend en Ukraine en tant que « messagère de la Paix », à la demande de l’archevêque gréco-catholique de Lviv. Une visite remplie d’espoir, dans la mesure où c’est lors d’une apparition à Fatima que la Vierge a demandé la consécration de la Russie à son Cœur immaculé afin d’obtenir la paix.

Le 10 mars dernier, l’archevêque gréco-catholique de Lviv, Ihor Vozniak, a formulé une demande auprès du sanctuaire de Fatima, au Portugal, afin d’accueillir en Ukraine, en plein cœur du conflit, une Vierge pèlerine : « Nous vous demandons de nous envoyer une Vierge pèlerine en Ukraine afin que nous puissions prier, implorer sa protection, et pour que la paix revienne dans le pays ».

Le lendemain, le sanctuaire a répondu favorablement à la demande de l’archevêque ukrainien, précisant qu’il y accédait « avec grand plaisir » et « uni dans un même esprit de prière ». Depuis Fatima, la Vierge s’est donc rendue à Lisbonne, puis à Varsovie, en Pologne, où elle a été accueillie et transportée par la communauté gréco-catholique de Lviv. Elle serait arrivée le mercredi 16 mars en Ukraine et y resterait, selon le sanctuaire, pour une durée d’un mois. « Notre-Dame, ici à Fatima, nous a demandé avec insistance de prier pour la paix ; c’est cette prière que nous prions ici quotidiennement qui sera présente dans la prière de tous les Ukrainiens devant l’image de la Vierge pèlerine », a souligné le recteur du sanctuaire, le père Carlos Cabecinhas.

« C’est sans aucun doute un voyage très important, comme messagère de la Paix, comme mère qui invite ses enfants à la paix. »

Une célébration d’envoi de la Vierge pèlerine s’est déroulée au sanctuaire de Fatima, dans la chapelle des Apparitions, le lundi 14 mars. A cette occasion, le père Joaquim Ganhão, directeur du Département de Liturgie du sanctuaire, a déclaré : « La Vierge pèlerine va à la rencontre des communautés, faisant écho au message que Notre-Dame nous a laissé ici, dès le début et, en ce moment, c’est sans aucun doute un voyage très important, comme messagère de la Paix, comme mère qui invite ses enfants à la paix ».

Depuis 1947, les Vierges pèlerines de Fatima ont parcouru le monde, porteuses d’un message de paix et d’amour. La Vierge envoyée en Ukraine porte le numéro 13. C’est la dernière réplique (elles sont au nombre de 13) de la première statue pèlerine, conçue selon les instructions de sœur Lucie, l’une des voyantes de Fatima.

Un écho à la prochaine consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie

La Vierge de Fatima entreprend ce voyage au moment-même où le pape François s’apprête à consacrer la Russie et l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie, le 25 mars prochain. Une dévotion particulière envers la pureté de l’âme de la Vierge Marie, confirmée et accentuée par les apparitions mariales aux petits bergers de Fatima en 1917.

En effet, lors de la seconde apparition le 13 juin 1917, la Vierge déclare : « Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et de me faire aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. À qui adoptera cette dévotion, je promets le salut, et ces âmes seront aimées de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône. »

« Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et un certain temps de paix sera accordé au monde. »

Un mois plus tard, le 13 juillet 1917, alors que la Vierge apparaît pour la troisième fois aux enfants, elle prophétise « une nuit illuminée par une lumière inconnue » annonciatrice de la punition du monde par Dieu « par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père ». Pour empêcher ces calamités et assurer au monde « un certain temps de paix », la Vierge demande « la consécration de la Russie à [son] cœur immaculé » ainsi qu’une « communion réparatrice » chaque premier samedi du mois. « Si l’on répond à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. A la fin, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et un certain temps de paix sera accordé au monde. » 

A l’annonce de la prochaine consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie, le recteur du sanctuaire de Fatima a souligné le lien entre le lieu des apparitions mariales et la démarche du Pape : « Un acte profondément lié à Fatima et à son message, (…) parce que Fatima est un lieu où la paix est priée quotidiennement, (…) et parce que, dans ce lieu, Notre-Dame a demandé la consécration à Son Cœur Immaculé ». D’ailleurs, le même geste sera accompli le même jour depuis le sanctuaire de Fatima, par l’aumônier apostolique le cardinal Konrad Krajewski. Au-delà des polémiques pour déterminer si oui ou non la consécration a déjà eu lieu par le passé, puisse la Vierge Marie être en mesure de réaliser une promesse qu’elle a faite il y a 105 ans et apporter la paix en Europe et dans le monde.

Source: ALETEIA, le 17 mars 2022

Ukraine : une femme, «symbole de la force et du courage de l’Ukraine», par Mgr Shevchuk

Card. Czerny © Twitter / Dicastère pour le développement humain intégral

Card. Czerny © Twitter / Dicastère Pour Le Développement Humain Intégral

Ukraine : une femme, «symbole de la force et du courage de l’Ukraine», par Mgr Shevchuk

Elle prie « jour et nuit » pour sa terre

« Une femme aujourd’hui est un symbole de la force et du courage de l’Ukraine », a déclaré Mgr Sviatoslav Shevchuk, archevêque-majeur de l’Église grecque catholique ukrainienne, dans son nouveau message vidéo publié ce jeudi 17 mars 2022, le 22e jour de la guerre de la Russie contre l’Ukraine.

« Habituellement, le mot « courage » a toujours été associé à un homme, mais ici, on voit la force d’une femme qui donne de l’espérance à l’Ukraine », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Église rappelle qu’une image de la « Kyivan Madonna » (Madone de Kiev), représentant une jeune femme qui allaite son nouveau-né sur les marches d’un abri anti-bombes dans le métro de Kiev, a fait le tour du monde.

Il estime que cette femme en tant que symbole de l’Ukraine est une espérance pour le peuple ukrainien, « un symbole de la victoire de la vie sur la mort, un symbole que l’Ukraine survivra même dans des circonstances aussi inhumaines ».

"Kyivan Madonna" © Twitter @Kyiv

« Kyivan Madonna » © Twitter @Kyiv

Les femmes sont les premières à s’occuper de ceux qui en ont besoin : « Tous les jours, raconte archevêque-majeur, lorsque nous communiquons avec les personnes qui viennent dans nos paroisses, en particulier à Kiev (Kyïv), Kharkiv, Zaporijia et Odessa, nous voyons d’abord et avant tout des femmes qui s’occupent des personnes âgées et nourrissent leurs enfants. »

Mgr Shevchuk souligne que l’Église prie « particulièrement » pour les jeunes-filles et les femmes des Forces armées ukrainiennes, qui défendent leur patrie les armes à la main.

L’Église prie aussi particulièrement pour les femmes victimes de cette guerre dans les territoires occupés, assure-t-il notant que dans les villages, notamment dans la région de Kiev, les femmes sont les premières victimes de violences, d’humiliations et de viols.

L’archevêque-majeur note que les femmes ukrainiennes prient « jour et nuit » pour leur pays : « Qui peut pleinement comprendre la douleur d’une femme – une mère qui pleure son fils tué à la guerre ?! Une femme qui a perdu son mari, son frère ou sa sœur à la guerre ?! Mais surtout, nous voyons aujourd’hui des femmes debout en prière devant Dieu. Des femmes qui sont – comme la Mère de Dieu Orante de Kyiv, un mur inamovible – prient pour leur ville avec les mains levées, jour et nuit, prient pour leur terre. »

Source: ZENIT.ORG, le 17 mars 2022

Ukraine :« Le Seigneur lui-même souffre dans le corps de notre peuple», par Mgr Shevchuk

Prière de l'archevêque Shevchuk devant la Vierge de Zarvanytsya © ugcc.church

Prière De L’archevêque Shevchuk Devant La Vierge De Zarvanytsya © Ugcc.church

Ukraine :« Le Seigneur lui-même souffre dans le corps de notre peuple», par Mgr Shevchuk

« Ne soyez pas des observateurs extérieurs »

« Dieu est du côté de ceux qui ont été victimes d’agressions injustes. Nous croyons que le Seigneur lui-même souffre dans le corps de notre peuple », a déclaré Mgr Sviatoslav Shevchuk, chef de l’Église grecque catholique ukrainienne, dans un nouveau message vidéo publié ce mardi 15 mars 2022, « le 20e jour de la guerre sanglante » en Ukraine.

Le chef de l’Église s’est adressé à la communauté internationale: « Ne soyez pas des observateurs extérieurs de la douleur et du chagrin de l’Ukraine. Ne vous contentez pas de nous regarder nous faire tuer à la télé. Faire quelque chose! Faites tout votre possible pour arrêter cette guerre, qui est la blessure de toute l’humanité. »

Mgr Shevchuk a encouragé « chacun » « à prier au moins une fois par jour Notre Père et Je vous salue Marie pour nos filles et nos garçons qui meurent pour l’Ukraine aujourd’hui, versant leur sang ».

Il a souligné que « malgré les risques pour tous ceux qui restent en Ukraine », l’Église grecque catholique ukrainienne « est au service de son peuple », « l’Église est avec son peuple ».

« Nos prêtres dans les territoires occupés, dans les villes assiégées, vivent avec son peuple ses douleurs, ses difficultés et ses souffrances, versent des larmes avec lui, prient avec lui, a souligné le chef de l’Église. Nos paroisses sont devenues des centres de service social, où de nombreuses personnes peuvent recevoir un abri et des moyens de subsistance. »

Dans son message, Mgr Shevchuk a dit aussi « combien il était amer pour lui de voir des personnes âgées venir chaque jour dans nos paroisses pour un morceau de pain » : « Et je me dis : combien d’entre eux sont abandonnés aujourd’hui, laissés seuls dans les appartements les plus exposés aux bombes russes ?! »

En notant que cette nuit les villes ukrainiennes « étaient de nouveau en feu » et « des personnes sont mortes », Mgr Shevchuk a affirmé que malgré tout cela, « l’Ukraine tient bon », « l’Ukraine gagne », « l’Ukraine croit » : « Elle croit en Dieu, en sa vérité, elle croit qu’Il est avec nous. »

Source: ZENIT.ORG, le 15 mars 2022

Les paroles de François contre la justification religieuse de la guerre

Des pèlerins place Saint-Pierre avec le drapeau ukrainien, dimanche 13 mars 2022Des pèlerins place Saint-Pierre avec le drapeau ukrainien, dimanche 13 mars 2022 (AFP or licensors)

Les paroles de François contre la justification religieuse de la guerre

Le message du Pape: un appel à arrêter «l’inacceptable agression armée» contre l’Ukraine, et des mots pour nous rappeler que ceux qui soutiennent la violence profanent le nom de Dieu.

Andrea Tornielli

«Au nom de Dieu, je vous le demande: arrêtez ce massacre !» a lancé François à l’angélus ce dimanche 13 mars, au jour du neuvième anniversaire de son élection comme évêque de Rome. Le Pape a rappelé les victimes de Marioupol, la «barbarie du meurtre d’enfants, d’innocents et de civils non armés», et a demandé la fin de ce qu’il a appelé sans équivoque «l’inacceptable agression armée» avant qu’elle ne «réduise les villes en cimetières». Le Saint Père a remercié pour l’accueil réservé aux nombreux réfugiés et a demandé à tous d’augmenter les temps de prière pour la paix.

Dans la dernière partie de son message, François a prononcé des mots clairs et fermes sur l’utilisation déformée de la religion pour justifier les massacres en cours: «Dieu est seulement le Dieu de la paix, il n’est pas le Dieu de la guerre et ceux qui soutiennent la violence profanent son nom». Ce sont les mêmes expressions que celles utilisées à maintes reprises ces dernières années par le Souverain Pontife et ses prédécesseurs, Saint Jean-Paul II et Benoît XVI, pour mettre en garde contre l’instrumentalisation du nom de Dieu pour justifier la haine, la violence et le terrorisme.

Cette fois cependant, les destinataires de l’appel ne sont pas les fondamentalistes djihadistes, mais tous ceux qui pensent qu’il peut y avoir une «couverture» religieuse, une explication religieuse, à offrir aux croyants, de la guerre en Ukraine où les chrétiens qui partagent le même baptême tombent sous les bombes.

Source: VATICANNEWS, le 13 mars 2022

13.03.2022 – ANGÉLUS À ROME

Ukraine: «au nom de Dieu, arrêtez ce massacre !», implore le Pape

Au terme de la prière de l’Angélus, ce dimanche 13 mars, le Saint-Père a lancé un vibrant appel à la fin de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, alors que les bombardements se poursuivent sur le territoire ukrainien, faisant de nombreuses victimes, y compris parmi les civils.

Le Pape François lors de l'Angélus du 13 mars 2022Le Pape François lors de l’Angélus du 13 mars 2022 (AFP or licensors)

Adelaide Patrignani – Cité du Vatican

Le visage grave, le Souverain Pontife a lancé un appel ferme depuis la fenêtre du palais apostolique, face à des milliers de personnes rassemblés sur la Place Saint-Pierre et aux abords.

«Au nom de Dieu, je vous le demande: arrêtez ce massacre !», a-t-il demandé, obtenant comme réponse immédiate les applaudissements de la foule.

«Frères et sœurs, nous venons de prier la Vierge Marie. Cette semaine, la ville qui porte son nom, Marioupol, est devenue une ville martyre dans la guerre déchirante qui ravage l’Ukraine, venait-il de déclarer auparavant. Face à la barbarie du meurtre d’enfants, d’innocents et de civils sans défense, il n’y a pas de raisons stratégiques qui tiennent la route: la seule chose à faire est de mettre fin à l’inacceptable agression armée, avant qu’elle ne réduise les villes en cimetières», a-t-il alerté.

«La douleur dans le cœur, je joins ma voix à celle du peuple qui implore la fin de la guerre. Au nom de Dieu, que les cris de ceux qui souffrent soient entendus et que les bombardements et les attaques cessent ! Que l’on se concentre réellement et résolument sur la négociation, et que les couloirs humanitaires soient efficaces et sûrs. Au nom de Dieu, je vous le demande : arrêtez ce massacre !», a imploré François.

À plusieurs reprises ces dernière semaines, notamment le 27 février dernier, le Pape a appelé à la fin du conflit en cours.

Le Saint-Père a ensuite encouragé les fidèles à «l’accueil des nombreux réfugiés, en qui le Christ est présent». Il a aussi rendu grâce «pour le grand réseau de solidarité qui s’est formé». «Je demande à toutes les communautés diocésaines et religieuses de multiplier les moments de prière pour la paix. Multipliez les moments de prière pour la paix, a insisté le Successeur de Pierre. Dieu est seulement un Dieu de paix, il n’est pas un Dieu de guerre, et ceux qui soutiennent la violence profanent son nom. Maintenant, prions en silence pour ceux qui souffrent et pour que Dieu convertisse les cœurs à une ferme volonté de paix», a enfin demandé François, avant que les pèlerins ne se recueillent un instant.

Dans ce contexte douloureux, l’Église universelle célèbre par ailleurs aujourd’hui le neuvième anniversaire de l’élection du Pape François comme Successeur de Pierre.

Des dizaines de morts dans le bombardement d’une base militaire

Cet appel du Souverain Pontife intervient alors que les forces russes ont bombardé ce dimanche une base militaire située dans la région de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, près de la frontière polonaise, une zone jusque-là relativement épargnée par le conflit. Au moins 35 personnes ont été tuées et 57 blessées, selon les autorités locales. La base de Yaoriv était l’un des principaux centres servant aux exercices militaires conjoints avec l’Otan.

La ville de Marioupol, dans le sud-ouest, continue quant à elle d’être assiégée par les forces russes. Bombardée depuis près de deux semaines, la cité garde l’espoir de voir arriver un convoi d’aide humanitaire, dont la venue est prévue ce dimanche.

Toujours au sud et au bord de la mer Noire, la métropole d’Odessa se prépare à une offensive des troupes russes, qui se concentrent pour l’heure à une centaine de kilomètres à l’est, sur la ville de Mykolaïv. Les bombardements massifs ont notamment touché un centre de cancérologie et un hôpital ophtalmologique. Neuf morts ont été déplorés ce dimanche par le gouverneur de la région.

Le cardinal Konrad Krajewski, aumônier apostolique du Pape François, envoyé sur le terrain par le Souverain Pontife, est en ce moment sur la route du retour vers Rome. Il a passé près d’une semaine auprès de la population frappée par le conflit, d’abord en Pologne en se rendant dans des centres d’accueil pour réfugiés puis à la frontière avec l’Ukraine, et ensuite sur le territoire ukrainien, notamment près de Lviv. C’est là qu’il a célébré samedi une messe avec la communauté catholique locale.

Premiers bilans

L’armée russe maintient également sa pression sur Kiev, tentant d’encercler la capitale. Selon l’état-major ukrainien, les soldats russes cherchent à éliminer les défenses à l’ouest et au nord de la ville afin de la bloquer.

«Environ 1 300» militaires ukrainiens ont été tués depuis le 24 février, a indiqué samedi 12 mars Volodymyr Zelensky, dans un premier décompte officiel fourni par les autorités ukrainiennes depuis le début de l’invasion. L’armée russe aurait perdu «environ 12 000 hommes», affirme le président ukrainien. La Russie, de son côté, a annoncé le 2 mars son seul et unique bilan à ce jour, avec 498 soldats tués. Par ailleurs, au moins 579 civils ont été tués, selon le décompte de l’ONU paru samedi également. L’organisation précise toutefois que ses bilans sont probablement très inférieurs à la réalité.

Près de 2,6 millions de personnes ont quant à elle quitté le pays depuis le début de la guerre, le 24 février dernier, d’après l’ONU.

Source: VATICANNEWS, le 13 mars 2022

Cardinal Parolin: le bombardement d’un hôpital pédiatrique en Ukraine est inacceptable

Le cardinal Parolin en novembre 2021 Le cardinal Parolin en novembre 2021 (AFP or licensors)

Cardinal Parolin: le bombardement d’un hôpital pédiatrique en Ukraine est inacceptable

Le secrétaire d’État du Saint-Siège, répondant aux questions des journalistes en marge d’une conférence à Rome mercredi 9 mars, a exprimé son désarroi face au bombardement d’un hôpital pour enfants à Marioupol, en Ukraine. Le cardinal Parolin a réaffirmé que le Saint-Siège était disposé à jouer un rôle de médiateur dans le conflit s’il y était invité. 

Vatican News

«Le bombardement d’un hôpital pédiatrique est inacceptable. Il n’y a pas de motivations». C’est ce qu’a déclaré le cardinal Pietro Parolin en marge d’une conférence à Rome mercredi 9 mars, exprimant aussi son inquiétude face à une guerre totale. La déclaration du secrétaire d’État du Saint-Siège est intervenue après un raid aérien russe qui, selon le chef de l’administration militaire régionale de Donetsk, a détruit un hôpital de Marioupol doté de services de maternité et de pédiatrie, faisant au moins 17 blessés.

Le cardinal Parolin a par ailleurs reconnu que l’espace pour les négociations reste limité, mais il a espère qu’une position négociée pourra être atteinte. Faisant référence à l’appel téléphonique qu’il avait eu la veille avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, le Secrétaire d’État du Saint-Siège a déclaré que la conversation n’avait fourni aucune garantie, en particulier sur les corridors humanitaires.

Le Saint-Siège disponible pour une médiation

Le prélat italien a toutefois réaffirmé que le Saint-Siège avait montré sa volonté de prendre des mesures sur le front diplomatique afin de trouver des solutions pour mettre fin à la guerre. Le Saint-Siège a notamment demandé l’arrêt du conflit et la poursuite des négociations, en se rendant disponible pour une médiation, si celle-ci est jugée utile.

Comme l’a expliqué le cardinal Parolin, la présence en Ukraine de deux cardinaux, l’aumônier apostolique Konrad Krajewski et le préfet par intérim du Dicastère pour le service du développement humain intégral, Michael Czerny, est un signe que le Pape veut apporter sa contribution non seulement sur un plan proprement diplomatique et spirituel, mais aussi sur celui de l’aide humanitaire. Enfin, se référant aux propos du patriarche orthodoxe russe Kirill, le cardinal Parolin a déclaré que ces déclarations n’encouragent pas et ne favorisent pas l’entente. Au contraire, elles risquent d’enflammer encore plus les esprits et de conduire à une escalade qui ne permettra pas de résoudre la crise de manière pacifique.

Source: VATICANNEWS, le 10 mars 2022

Les guerres sont toujours contre les enfants

À Irpin, un enfant dans les bras de son père soldat, le 8 mars 2022À Irpin, un enfant dans les bras de son père soldat, le 8 mars 2022 (REUTERS)

Les guerres sont toujours contre les enfants

La haine des grands de ce monde n’épargne pas les petits. Le bombardement par les Russes d’un hôpital pédiatrique en Ukraine montre l’atrocité des guerres. Des enfants continuent de souffrir et de mourir dans de nombreuses régions du monde, comme en Syrie, au Yémen, en Éthiopie, au Mali et ailleurs. Hérode continue de vivre et de tuer sans pitié.

Sergio Centofanti

Les guerres touchent tout le monde, mais les principales victimes en sont toujours les enfants. Le bombardement de l’hôpital pédiatrique de Marioupol mercredi 9 mars est l’un des nombreux exemples de l’inhumanité de la guerre. L’innocence effarée du regard des enfants face au mystère du mal connu trop tôt révèle toute l’atrocité du conflit. La méchanceté des adultes n’épargne pas les enfants. La Bible nous montre jusqu’où peut aller la haine des adultes contre l’ennemi: «heureux qui saisira tes enfants, pour les briser contre le roc !» (Ps 136).

Les enfants sont tous les mêmes, en Ukraine comme en Éthiopie, en Syrie comme au Yémen ou en Afghanistan, au Mali, en Birmanie et dans toutes les guerres de l’histoire. Ils continuent à mourir, à fuir, à être utilisés et exploités de mille façons. Le petit Alan Kurdi, allongé sur une plage turque fuyant le conflit syrien, dans son silence assourdissant, continue de crier à l’humanité: ça suffit avec les guerres ! Laissez vivre les petits !

Hérode est toujours en vie et parcourt le monde en massacrant à nouveau des innocents: «Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus» (Mt 2, 18).

À Irpin, près de Kiev, un petit garçon d’environ deux ans pleure dans les bras de son père, un soldat qui s’en va. Avec ses petits poings, il frappe le casque de son père, qui doit le quitter. Il ne sait pas ce qu’est la guerre et pourquoi elle existe, il est trop jeune, mais il ne veut pas être consolé parce que son père s’en va.

Les enfants dans les guerres dessinent des bombes et des missiles. Face à une telle cruauté, la foi vacille. Seul l’amour peut guérir les traumatismes et la haine et nous faire prier à nouveau avec l’innocence des enfants: «… mais je tiens mon âme égale et silencieuse; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère» (Ps 131).

Source: VATICANNEWS, le 10 mars 2022

Le Saint-Siège disposé à tout faire pour servir la paix

Des fidèles brandissant le drapeau ukrainien ce dimanche 6 mars 2022 place Saint-Pierre.Des fidèles brandissant le drapeau ukrainien ce dimanche 6 mars 2022 place Saint-Pierre. (Vatican Media)

Le Saint-Siège disposé à tout faire pour servir la paix

À l’issue de la prière de l’angélus, le Pape a renouvelé son appel pour l’ouverture de couloirs humanitaires en Ukraine, déplorant un nombre toujours plus important de victimes dans le pays en guerre car il ne s’agit pas d’une «opération militaire» précise le Saint-Père. Il salue ce dimanche ceux qui aident les réfugiés mais aussi les journalistes sur le terrain.

Appel à la mise en place de couloirs humanitaires

«Dans ce pays martyr croît dramatiquement, d’heure en heure, la nécessité d’une aide humanitaire», pour cette raison, le Pape renouvelle son appel «du cœur» en faveur de couloirs humanitaires afin que l’accès de l’aide aux zones assiégées soit garanti et facilité, afin d’apporter une aide «vitale aux frères et sœurs opprimés par les bombes et la peur». 

Que prévale la négociation

À nouveau, le Pape «implore pour cessent les attaques armées, que prévalent la négociation et le bon sens et que le droit international soit de nouveau respecté».

Ce dimanche, le Saint-Père remercie tous ceux qui apportent leur soutien aux réfugiés mais également les journalistes qui vont jusqu’à mettre en péril leur propre vie pour informer le public. «Merci pour ce service que vous rendez qui nous permet d’être proches du drame de ces populations et qui nous permet de mesurer la cruauté de la guerre», a dit le Pape sous les applaudissements.

François a alors invité les 25 000 fidèles présents place Saint-Pierre à prier pour l’Ukraine. Avec eux, il a imploré la Vierge Marie, récité un Ave Maria.

Deux cardinaux en Ukraine

Enfin, le Pape a affirmé que le Saint-Siège est disposé à tout faire pour se mettre au service de la paix. Ces jours-ci, deux cardinaux se sont rendus en Ukraine, a-t-il précisé, l’aumônier apostolique, le cardinal Krajewski, et le cardinal Czerny, préfet ad intérim du dicastère pour le Service du développement humain intégral. Cette présence n’est pas seulement celle du Pape, a souligné François, mais «celle de tout le peuple chrétien qui veut se faire proche et dire: ‘La guerre est une folie ! Arrêtez-vous, s’il vous plaît ! Regardez cette cruauté !’»

Source: VATICANNEWS, le 6 mars 2022