François: nous accompagnons toute la population qui souffre sous les bombes

Le religieux franciscain ukrainien salué par le Saint-Père lors de l'audience de ce mercredi 2 marsLe religieux franciscain ukrainien salué par le Saint-Père lors de l’audience de ce mercredi 2 mars (Vatican Media)

François: nous accompagnons toute la population qui souffre sous les bombes

Lors de l’audience générale de ce mercredi 2 mars, le Saint-Père a adressé une salutation particulière au peuple polonais, qui manifeste un grand élan de solidarité face aux centaines de milliers de réfugiés arrivant sur leur sol depuis l’Ukraine. Il a également redit son soutien à la population, durement éprouvée par les bombardements russes. 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

La générosité des Polonais dans l’épreuve traversée par leurs voisins, n’a pas échappée au Pape François. «Vous avez été les premiers à soutenir l’Ukraine, en ouvrant vos frontières, vos cœurs et les portes de vos maisons aux Ukrainiens qui fuyaient la guerre», a-t-il déclaré ce matin lors de l’audience générale, dans une salutation aux pèlerins de langue polonaise.

«Vous leur offrez généreusement tout ce dont ils ont besoin pour vivre dans la dignité, malgré la dimension dramatique de ce moment», a poursuivi le Souverain Pontife. Les citoyens polonais multiplient ces jours-ci les gestes d’hospitalité envers les 450 000 Ukrainiens parvenus chez eux, depuis le début du conflit avec la Russie, il y a bientôt une semaine. Plusieurs dizaines de milliers attendent de franchir la frontière, pour rejoindre de la famille ou des amis, ou bien plonger dans l’inconnu. Au total, le nombre de réfugiés fuyant l’Ukraine pour les pays voisins atteint presque 836 000 personnes au 1er mars, selon un recensement du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, publié ce mercredi.

Un religieux ukrainien chargé des lectures

«Je vous suis profondément reconnaissant et je vous bénis de tout mon cœur !», a assuré l’évêque de Rome, avant de se tourner vers le frère franciscain chargé des lectures en polonais lors de l’audience générale. Un religieux ukrainien, a expliqué le Pape, et dont les parents «sont en ce moment dans des abris souterrains, pour se protéger des bombes, dans un lieu près de Kiev». Ce frère continue malgré tout «à faire son devoir ici, avec nous. En l’accompagnant, nous accompagnons toutes les personnes qui souffrent des bombardements, ses parents âgés et de nombreuses personnes âgées qui vivent sous terre pour se défendre, a déclaré le Pape. Nous portons dans nos cœurs le souvenir de ce peuple».

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans des bombardements russes ayant visé ce matin le siège des services de sécurité et une université à Kharkiv, ont indiqué les secours ukrainiens, cités par l’AFP.

«Pour l’instant dix personnes ont pu être sorties des décombres, le bilan préliminaire est de 4 morts et neuf blessés», a poursuivi cette source dans un message sur les réseaux sociaux. La deuxième ville du pays continue de subir l’attaque des forces armées russes. Vingt-et-une personnes ont été tuées hier dans des bombardements, notamment celui du siège de l’administration locale.

Source: VATICANNEWS, le 2 mars 2022

L’appel des cardinaux de la Curie à prier pour la paix ce mercredi

Une fidèle ukrainienne prie dans une église de Sao Paolo.Une fidèle ukrainienne prie dans une église de Sao Paolo.

L’appel des cardinaux de la Curie à prier pour la paix ce mercredi

À la veille de l’invasion russe en Ukraine, le Saint-Père a annoncé que le 2 mars, mercredi des Cendres, serait un jour de jeûne pour la paix. Un appel relayé par les cardinaux de la Curie romaine. 

Au terme de l’audience générale du mercredi 23 février, le Pape François a appelé croyants et non-croyants à la prière et au jeûne, car «Jésus nous a appris qu’à l’insistance diabolique, à l’absurdité diabolique de la violence, on répond avec les armes de Dieu».

Message du cardinal João Braz de Aviz

«Faisons nôtre l’appel du Pape François». Ce lundi, le préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique invite les consacrées et consacrés à se faire proches des hommes, femmes et enfants vivant dans des zones de guerre, à commencer par l’Ukraine: «Ce que nous craignons est arrivé: la guerre est revenue sur un continent qui semblait avoir appris des atrocités du passé; elle est revenue, portant avec elle le risque d’un nouveau conflit mondial».

Le cardinal de Aviz, invite à confier à la Mère de Dieu, «la souffrance, la vie et la mort de tant de nos frères et sœurs traversés par l’horreur et la folie de la guerre». Alors que les troupes russes ont envahi l’Ukraine, le cardinal de Aviz rappelle qu’à l’issue de cette guerre, «il n’y aura jamais de vaincus ou de vainqueurs», mais seulement des personnes «dévastées dans leur être par le conflit».

«À l’école de nombreux saints fondateurs et fondatrices, d’innombrables consacrés et consacrées, nous croyons à la force de la prière», souligne le chef du dicastère, même quand cela semble vain. À la suite du Pape François, le cardinal de Aviz invite à prier et à poser des gestes de paix, pour que «notre vie parle et qu’elle soit, dans la douceur et la vérité, témoignage de la miséricorde que le Père nous donne». Il sollicite en particulier les personnes répondant de son dicastère: les sœurs contemplatives qui offrent déjà leur vie pour la paix, mais aussi tout un chacun. «Prions dans la solitude, dans nos communautés, faisons-nous promoteurs d’occasion de prière, faisons-le -là où c’est possible– avec nos frères des Églises chrétiennes, en nous rendant chez eux pour dire notre désir de partage, impliquons les autres dans la prières».

Message du cardinal Kurt Koch 

Cette initiative du Pape est en effet «œcuménique», affirme le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch. Dans son appel, le Saint-Père invite tous les chrétiens, y compris les représentants d’autres religions, à s’associer à cette prière.

Le cardinal Kurt Koch estime que cette invitation à prier pour la paix est un «signe important», car beaucoup de gens se sentent impuissants lorsqu’ils entendent parler de guerre. Il est alors important qu’ils puissent s’adresser à «Dieu dont nous savons qu’Il veut la paix et en aucun cas la guerre».

Le cardinal Koch met également l’accent sur la signification d’une prière publique pour la paix. «Lorsque nous prions publiquement, nous faisons également appel à la conscience de tous ceux qui détiennent le pouvoir, le pouvoir de la guerre et de la paix, et nous leur demandons instamment d’examiner leur conscience et de servir la paix et non la guerre». Enfin, une prière comme celle-ci est «un signe de solidarité», de communion avec toutes les personnes qui souffrent, qui sont en fuite et qui voient leur vie menacée. Qu’ils sachent qu’ils sont soutenus par d’autres personnes en pensée et en prière, et non abandonnés.

Message du cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot

Enfin, depuis Abou Dhabi où il se trouve à l’occasion de la remise du prix Zayed pour la fraternité humaine, le cardinal Ayuso exprime sa reconnaissance au Saint-Père pour ce nouvel appel à la prière et au jeûne «deux éléments essentiels de la vie religieuse pas seulement des catholiques mais des autres traditions religieuses». Il espère que la communauté humaine saisisse cette opportunité pour demander à Dieu le rétablissement de la paix dans le monde. «En tant que président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, je lance un appel à trous les responsables religieux de toutes les traditions et à toutes les personnes de bonne volonté pour qu’ils s’unissent au Saint-Père et aux catholiques afin de prier pour la paix à travers le jeûne et la prière lors du mercredi des Cendres pour que, par et à travers nos intercessions, le monde puisse vivre dans cet esprit de paix, de fraternité humaine partagée dans tous les angles du monde.»

Le cardinal Kurt Koch estime que cette invitation à prier pour la paix est un «signe important», car beaucoup de gens se sentent impuissants lorsqu’ils entendent parler de guerre. Il est alors important qu’ils puissent s’adresser à «Dieu dont nous savons qu’Il veut la paix et en aucun cas la guerre».

Le cardinal Koch met également l’accent sur la signification d’une prière publique pour la paix. «Lorsque nous prions publiquement, nous faisons également appel à la conscience de tous ceux qui détiennent le pouvoir, le pouvoir de la guerre et de la paix, et nous leur demandons instamment d’examiner leur conscience et de servir la paix et non la guerre». Enfin, une prière comme celle-ci est «un signe de solidarité», de communion avec toutes les personnes qui souffrent, qui sont en fuite et qui voient leur vie menacée. Qu’ils sachent qu’ils sont soutenus par d’autres personnes en pensée et en prière, et non abandonnés.

L’appel du cardinal Ayuso, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux

Source: VATICANNEWS, le 28 février 2022

Conversation téléphonique entre le Pape et le président ukrainien Zelensky

Kiev, la capitale ukrainienne, sous couvre-feu, le 27 février 2022Kiev, la capitale ukrainienne, sous couvre-feu, le 27 février 2022

Conversation téléphonique entre le Pape et le président ukrainien Zelensky

Le président ukrainien a remercié François de sa prière pour la paix, affirmant que le peuple ukrainien ressentait son «soutien spirituel».

Vatican News

Samedi 26 février, le Pape a eu une conversation téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, comme l’a confirmé le directeur du bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni. La conversation a eu lieu alors que des nouvelles dramatiques continuent d’arriver du terrain et que les combats se poursuivent à Kiev. L’ambassade d’Ukraine auprès du Saint-Siège a indiqué dans un tweet que François avait exprimé «sa plus profonde tristesse pour les événements tragiques qui se déroulent dans notre pays».

Dans un autre tweet, le président Zelensky lui-même a déclaré: «J’ai remercié le pape François d’avoir prié pour la paix en Ukraine et pour une trêve. Le peuple ukrainien ressent le soutien spirituel de Sa Sainteté».

Ce vendredi, pour la deuxième journée consécutive, le Pape a utilisé les langues ukrainienne et russe sur son compte Twitter @Pontifex pour dire fermement son opposition à la guerre :

«Jésus nous a enseigné que l’on répond à l’absurdité diabolique de la violence avec les armes de Dieu, par la prière et le jeûne. Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre».

La veille, il avait repris les mots de l’encyclique Fratelli tutti:

«Chaque guerre laisse notre monde pire qu’on ne l’a trouvé. La guerre est un échec de la politique et de l’humanité, une reddition honteuse, une défaite face aux forces du mal».

Appel téléphonique à Mgr Shevchuk

Jeudi également, le Saint-Père a téléphoné à l’archevêque majeur de Kiev-Halyč de l’Église grecque-catholique ukrainienne, Mgr Sviatoslav Shevchuk, lui demandant des informations sur la situation à Kiev et en Ukraine et exprimant sa volonté de faire tout ce qui lui sera possible. L’évêque de Rome a remercié l’Église gréco-catholique ukrainienne pour sa proximité avec le peuple, pour sa décision de se tenir aux côtés de la population et pour avoir mis à disposition le sous-sol de la cathédrale de Kiev pour ceux qui veulent s’y réfugier. Il a enfin assuré les Ukrainiens de ses prières et lui a donné sa bénédiction.

Source: VATICANNEWS, le 27 février 2022

Mercredi des Cendres : notre jeûne et notre prière pour l’Ukraine

Mercredi des Cendres : notre jeûne et notre prière pour l’Ukraine

C’est un appel lancé par le Pape François. Ce mercredi 23 février, le Saint-Père a redit sa grande inquiétude vis à vis de la situation en Ukraine et nous invite, une nouvelle fois, à une mobilisation priante pour la paix dans le monde : « Mon cœur se serre énormément face à l’aggravation de la situation en Ukraine (…) Malgré les efforts diplomatiques des dernières semaines, des scénarios de plus en plus alarmants s’ouvrent  ».

Ce n’est pas la première fois que le Pape alerte sur le sujet : le 26 janvier dernier, il avait décrété une journée de prière pour la paix en Ukraine . Il y a quelques jours, le 13 février, lors de l’audience générale, il avait à nouveau fait part de sa profonde inquiétude.

Cette fois-ci, le Pape François, s’adresse également aux dirigeants politiques : « Une fois de plus, la paix de tous est menacée par des intérêts partisans. Je voudrais lancer un appel à ceux qui ont des responsabilités politiques pour qu’ils fassent un sérieux examen de conscience devant Dieu, qui est le Dieu de la paix et non de la guerre, le Père de tous et non de quelques-uns, qui veut que nous soyons frères et non ennemis ».

« Que la Reine de la #paix préserve le monde de la folie de la guerre ! »

« Jésus nous a enseigné qu’il faut répondre à l’absurdité diabolique de la violence avec les armes de Dieu, par la prière et le jeûne », a donc rappelé le pape François ce 23 février, en proposant une journée de prière et jeûne pour l’Ukraine et pour la paix dans le monde, le mercredi 2 mars. Cette date marquera pour les croyants l’entrée en Carême.

» J’ai une grande douleur dans mon coeur ! «

Source: Diocèse Tarbes et Lourdes

Prions pour l’Ukraine :

Seigneur, ouvre les portes de ton Royaume, aux victimes des conflits armés, notamment en Ukraine, et console leurs familles.
Pour qu’ils puissent, eux aussi, savourer les fruits de la fraternité, accorde à celles et ceux qui doivent fuir leur pays, de trouver un accueil plein de bienveillance et d’amitié.
Ensemble, nous t’en prions. Amen

ACTE DE DÉDICACE DE L’UKRAINE AU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE PAR LES PASTEURS DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE D’UKRAINE

Reine bien-aimée et Notre Mère, Reine du Saint Rosaire, Auxiliatrice des Chrétiens, Salut du genre humain, Vierge Victorieuse, nous voici humblement prosternés devant Ton trône.Nous venons en pleine confiance, implorant miséricorde, recevant la grâce et l’aide et la protection nécessaires dans nos malheurs. Nous ne le demandons pas pour nos mérites, sur lesquels nous ne comptons pas, mais en vue de l’infinie bonté de Votre Cœur de Mère. À vous, Marie, à votre Cœur Immaculé, nous nous consacrons et nous consacrons à cette heure dramatique de l’histoire de l’humanité et de l’histoire de l’Ukraine.

Nous nous unissons à toute la sainte Église, Corps Mystique de Votre Divin Fils, qui souffre et saigne dans tant d’endroits du monde. Unissons-nous à tous ceux qui souffrent dans de nombreux coins du monde à cause des guerres, de la haine et de l’injustice, et à tous ceux qui souffrent parce qu’ils n’ont pas connu l’amour de Dieu. Nous sommes particulièrement unis au Peuple de Dieu, qui nous est confié en terre ukrainienne, et à tous ceux qui vivent sur cette terre.

Que la souffrance de tant de personnes vous touche. Nous réalisons qu’elle est causée par le péché. Le peuple de la terre ukrainienne a souffert indiciblement à cause des nombreux péchés des autres et à cause des leurs. Aujourd’hui encore, le mal et le péché semblent régner dans le cœur de tant de contemporains, et sur notre terre aussi. Les péchés d’avortement, d’ivresse, de corruption, de divorce, de haine, de mensonge, de violence, de cupidité, de débauche, d’injustice, d’insouciance des faibles et des pauvres sont si nombreux ! Beaucoup de gens ont rejeté Dieu ou vivent comme s’Il n’existait pas, comme s’Il n’était pas Amour. La culpabilité et le péché reposent aussi sur nous.Ô Mère de Miséricorde, demandez à Dieu la grâce de la miséricorde et du pardon ! Demandez la grâce de la conversion et la vie chrétienne. Priez pour le don de la réconciliation chrétienne en terre ukrainienne. Priez pour nous d’abord ces grâces qui peuvent changer les cœurs humains en un instant, et qui prépareront et fortifieront une paix si convoitée ! Reine de la Paix, priez pour nous et dotez le monde et notre Ukraine d’une paix fondée sur la vérité, la justice et l’amour du Christ ! Surtout, apporte-nous le don de la paix spirituelle afin que le Royaume de Dieu grandisse dans la paix et la concorde.

Ne refusez pas vos soins aux incroyants et à tous ceux qui sont dans l’ombre de la mort. Faites lever le soleil de la vérité pour eux aussi ! Qu’ils répètent avec nous devant l’unique Sauveur ces paroles : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre, bonne volonté envers les hommes. Demandez notre courage pour annoncer à tous l’Evangile de Votre Divin Fils.Nous te demandons humblement la grâce de l’unité entre tous ceux qui reconnaissent ton Fils comme leur Sauveur, afin qu’il y ait un seul berger et un seul berger. Nous vous dédions aussi humblement, Mère et Reine bien-aimées, la Russie, qui occupe une place particulière dans Votre Cœur Immaculé. Entourez-la de vos soins maternels.

Accorde à la sainte Église de Dieu la paix et la liberté ; freiner les vagues du nouveau paganisme et du matérialisme ; fortifie dans le cœur des croyants l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le nombre des serviteurs de Dieu augmente et que leurs mérites se multiplient.
Dans les moments difficiles de la pandémie, protégez-nous et aidez tous ceux qui, ne ménageant aucun effort, se précipitent pour aider les malades. Soyez guérissant pour les malades, fortifiant pour les mourants et amusant pour leurs proches.De même que l’Église et toute l’humanité ont été consacrées au Cœur de Votre Divin Fils, et en Lui nous espérons devenir une source inépuisable de victoire et de salut pour tous, ainsi nous nous consacrons pour toujours à Vous et à Votre Cœur Immaculé, notre Mère et Reine, afin que Votre amour et Votre sollicitude assurent la victoire du Royaume de Dieu, et que notre Ukraine et toutes les nations réconciliées entre elles et avec Dieu puissent Vous bénir et vous glorifier. Amen!

Dieu trinitaire (prière de la CEVAA)

Toi qui as réconcilié le monde et l’humanité par ton fils,
Aie pitié de tes créatures, qui continuent à répandre la guerre et la mort.
Une fois de plus, des populations civiles prises en otage et victimes directes
des soifs de pouvoir de quelques-uns.
Aie pitié de nous.

Protège ton peuple partout où il se trouve, fais se lever la voix de ton Eglise
ici et là-bas pour que cessent cette folie et cet aveuglement.
Donne-nous à tous le pouvoir et le courage de ne pas succomber
à la haine, l’injustice et la violence. Préserve-nous des jugements superficiels,
rends-nous solidaires des victimes.
Donne-nous la force de vivre dans la vérité de ta paix,

Nous te prions pour les peuples de Russie et d’Ukraine,
pour leurs dirigeants, pour les fidèles et les responsables de leurs Eglises
et de leurs communautés religieuses. Renforce leur solidarité et leur générosité.
Nous te prions pour nos gouvernements en Europe et dans le monde,
afin qu’ils mettent tout en oeuvre pour arrêter cette fuite en avant.
Renforce entre les chrétiens les liens de la paix et du respect.
Protège-les des préjugés, de la manipulation et de l’instrumentalisation.
Donne leur ta paix,
Dieu, nous t’en prions, protège ton peuple en Ukraine et en Russie.

Au nom du Christ,

Amen

UKRAINE – La guerre en Ukraine et la douleur des Eglises orientales : « le seul qui en profite, c’est le diable »

« Les guerres sont une défaite pour toutes les parties impliquées. Le seul qui s’en amuse est le diable, qui danse déjà sur la tête des cadavres, et joue avec la douleur des veuves, des orphelins et des mères en deuil ». Par ces mots, Anba Raphael, Évêque copte orthodoxe à la tête du diocèse qui comprend la partie centrale du Caire, a exprimé avec une image forte et évocatrice le trouble qui traverse les dirigeants et des communautés entières des Églises orientales face au conflit en cours en Ukraine.

Ces dernières années, le président russe Vladimir Poutine avait cherché à accréditer son image au Moyen-Orient en tant que défenseur des communautés chrétiennes locales. C’est l’une des raisons de la consternation unanime exprimée par les patriarches et les représentants autorisés des Eglises orientales face au conflit en Ukraine, face à une campagne militaire impliquant des peuples frères dont l’identité est intimement marquée par le christianisme de tradition byzantine orientale.


Ces dernières années, les plus graves dissensions au sein du christianisme orthodoxe ont eu leur épicentre en Ukraine. L’affrontement qui a conduit à la scission entre le Patriarcat de Constantinople et le Patriarcat de Moscou avait dès le départ montré son lien avec les conflits fomentés par des sentiments nationalistes et des visées de domination géopolitique. Le conflit entre l’Église de Constantinople et l’Église de Moscou avait pris des formes et des tons de plus en plus graves après que le Patriarcat œcuménique de Constantinople ait accordé le 6 janvier 2018 le soi-disant  » Tome d’autocéphalie  » à l’Église orthodoxe ukrainienne, légitimant du point de vue canonique l’émergence d’une structure ecclésiale ukrainienne totalement soustraite à toute contrainte de subordination hiérarchique au Patriarcat de Moscou.

Aujourd’hui, face à la campagne militaire lancée par la Russie sur le territoire ukrainien et aux scénarios tragiques et imprévisibles de la guerre, les paroles et les appels exprimés par les patriarches et les représentants officiels des différentes Églises orthodoxes cherchent également à guider les communautés aux prises avec une inévitable et douloureuse désorientation spirituelle.


Le Patriarche Ilya II, Primat de l’Église orthodoxe autocéphale de Géorgie, prie pour le peuple ukrainien. « Nous savons, sur la base de l’expérience amère de la Géorgie, combien l’intégrité territoriale de chaque pays est importante », a ajouté le patriarche de la nation où, en 2008, les forces armées russes sont intervenues au motif de protéger les prérogatives d’autonomie des régions d’Ossétie et d’Abkhazie.


Le Patriarche Daniel, Primat de l’Église orthodoxe de Roumanie, a déclaré dans des déclarations relayées par les médias qu’il avait « pris note » de la campagne militaire menée par la Russie contre « un État indépendant et souverain », et qu’il espérait que les diplomates du monde entier réactiveraient rapidement les canaux de dialogue afin de bannir le spectre de la guerre de l’Ukraine et de toute l’Europe.

Le Patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier, « primus inter pares » parmi les primats des Églises orthodoxes, a exprimé dans un message publié jeudi 24 février sa « profonde tristesse » pour ce qu’il a décrit comme une violation flagrante de toute notion de légitimité internationale. Bartholomée a également exprimé son soutien au peuple ukrainien et à son intention de défendre l’intégrité de sa patrie. « Nous devons prier », a ajouté le patriarche de Constantinople, « pour que notre Dieu, le Dieu d’amour et de paix, éclaire les dirigeants de la Fédération de Russie afin qu’ils comprennent les conséquences tragiques de leurs décisions et de leurs actions, qui pourraient même déclencher une guerre mondiale ».

L’Archevêque Ieronymos d’Athènes, chef de l’Église orthodoxe de Grèce, a exprimé des sentiments similaires de proximité spirituelle avec le peuple ukrainien.
Le métropolite Onofry lui-même, Chef de l’Église orthodoxe ukrainienne, qui reste liée au Patriarcat de Moscou, a publié un premier message condamnant ce qu’il a appelé la campagne militaire « d’invasion » de la Russie sur le territoire ukrainien (le message a maintenant été retiré du site officiel de l’Église).


Pour sa part, le Patriarche de Moscou et de toute la Russie, Kirill, a jusqu’à présent émis un message, publié le 24 février, dans lequel il déclare assumer la responsabilité « avec une profonde et sincère tristesse » des souffrances causées par les « événements en cours ». Dans son message, le chef de l’Église orthodoxe russe ne s’étend pas sur les raisons et les responsabilités du conflit. Kirill s’exprime en tant que primat « d’une Église dont le troupeau se trouve en Russie, en Ukraine et dans d’autres pays, exprimant sa proximité avec « tous ceux qui ont été touchés par cette tragédie ».


Le Patriarche russe a appelé toutes les parties au conflit à faire « tout leur possible pour éviter les pertes civiles » et a rappelé que les peuples russe et ukrainien ont une histoire commune séculaire qui remonte au baptême de Rus’ par le prince Saint Vladimir. « Je crois que cette affinité donnée par Dieu aidera à surmonter les divisions et les désaccords qui ont conduit au conflit actuel », a ajouté le Primat de l’Église orthodoxe russe, appelant chacun à apporter toute l’aide possible aux personnes qui subiront le conflit dans la chair de leur vie.

Source: Agence Fides, le 26 février 2022

Entretien téléphonique entre le pape François et le président Zelenski

Volodymyr Zelenski, président de l'Ukraine © Vatican Media

Volodymyr Zelenski, Président De L’Ukraine, 8 Fév. 2020 © Vatican Media

Entretien téléphonique entre le pape François et le président Zelenski

Le pape exprime « sa douleur la plus profonde »

L’ambassade d’Ukraine près le Saint-Siège, a annoncé, sur son compte twitter @UKRinVAT un « entretien téléphonique », ce samedi 26 février 2022, du pape François et du président Zelenski, dans un tweet en italien: « Le pape François a eu aujourd’hui un entretien téléphonique avec le président  Volodymyr Zelenski. Le Saint-Père a exprimé sa douleur la plus profonde pour les événements tragiques qui surviennent dans notre pays. »

Soutien spirituel

Quelque 10 minutes plus tard, le président ukrainien Volodymyr Zelenski a twitté en anglais sur son compte @ZelenskyyUa : « J’ai remercié le pape François de prier pour la paix en Ukraine et pour un cessez-le-feu. Le peuple ukrainien ressent le soutien spirituel de Sa Sainteté ».

Le prés. Zelenski et le pape François © twitter de l'ambassade d'Ukraine près le Saint-Siège / @UKRinVAT

Le prés. Zelenski et le pape François © twitter de l’ambassade d’Ukraine près le Saint-Siège / @UKRinVAT

Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, confirme que l’entretien téléphonique a bien eu lieu, mais il ne commente pas. Il n’indique donc pas non plus si c’est le pape François qui aurait eu l’initiative ou le président ukrainien. Mais Radio Vatican titre, en italien: « Le Pape téléphone à Zelenski ».

Le pape et le président se connaissent. Le 8 février 2020, le pape avait reçu au Vatican le président ukrainien qui l’avait invité à se rendre en Ukraine. La situation humanitaire et la paix avaient été au coeur de cette visite.

Rappelons qu’en avril 2016, le pape François avait demandé une collecte dans les paroisses d’Europe pour faire face à la crise humanitaire en Ukraine dans les régions frappées par le conflit du Donbass. « En plus de soulager les souffrances matérielles, ce geste de charité veut exprimer ma proximité et ma solidarité personnelle, et celles de toute l’Église », avait expliqué le pape au terme de la messe du Dimanche de la Miséricorde, le 3 avril 2016.

Appel de l’archevêque Shevchuk

Le Vatican annonce aussi que le pape a appelé l’archevêque Sviatoslav Shevchuk, un ami de l’époque de Buenos Aires.

Le Vatican indique que le pape a appelé, vendredi 25 février, l’archevêque majeur de Kiev-Halyč, des gréco-catholiques ukrainiens, Sviatoslav Shevchuk, qui se trouve à Kiev: le pape a demandé des informations sur la situation à Kiev et en Ukraine et il a exprimé « sa volonté de faire tout ce qui est en son pouvoir ».

« Le pape, continue Radio Vatican en italien, a remercié l’Église gréco-catholique ukrainienne pour sa proximité avec le peuple, pour son choix d’être proche du peuple et pour avoir mis à disposition les caves de la cathédrale de Kiev, devenues un véritable refuge. Enfin, il a assuré de ses prières et a donné sa bénédiction au peuple ukrainien souffrant. »

S. B. Sviatoslav Shevchuk © Secrétariat de l'archevêque majeur

S. B. Sviatoslav Shevchuk © Secrétariat de l’archevêque majeur

Nouveau tweet

Hier, vendredi, le pape avait fait poster un tweet, en russe et en ukrainien, en faveur de la paix, disant notamment que toute guerre est « une capitulation honteuse » devant le mal (une citation de Fratelli tutti, 261).

Ce samedi, le pape a de nouveau posté un tweet dans le quel il appelle de nouveau à la prière pour la paix, avec ses paroles prononcées mercredi 23 février, lors de l’audience générale: « Jésus nous a enseigné que l’on répond à l’absurdité diabolique de la violence par les armes de Dieu, par la prière et le jeûne. Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre. » Avec deux mots-dièse: #PrionsEnsemble #Ukraine

Visite à l’ambassadeur russe

Hier, vendredi 25 février, le pape avait provoqué la stupeur par une autre initiative, cette fois, en direction de la Russie: malgré une souffrance aiguë au genou, il s’est rendu au siège romain de l’ambassade russe près le Saint-Siège où il a été reçu par l’ambassadeur, M. Alexandre Avdeïev.

Selon le Saint-Siège, « le Pape a voulu exprimer sa préoccupation concernant la guerre en Ukraine », après l’arrivée des troupes russes en Ukraine à l’aube, jeudi, 24 février.

L’ambassadeur a ensuite confié à l’agence Ria Novosti que « le pape François s’est dit très préoccupé par la situation de toute la population, tant dans le Donbass … que dans d’autres régions, il a exhorté à prendre soin des enfants, à prendre soin des malades et des souffrants, à prendre soin des gens. Selon lui, c’est le principal objectif chrétien ». Mais il a démenti, à l’agence Télam (Argentine) que le pape se soit proposé en médiateur.

Source: ZENIT.ORG, le 26 février 2022

Ukraine: prière de S. Jean-Paul II à la Vierge de Zarvanytsya

Icône de la Vierge Marie de Zarvanytsya © capture de Zenit / zarvanytsya.org

Icône De La Vierge Marie De Zarvanytsya © Capture De Zenit / Zarvanytsya.org

Ukraine: prière de S. Jean-Paul II à la Vierge de Zarvanytsya

« Etends ton manteau maternel sur tous »

« Etends ton manteau maternel sur tous les chrétiens, et sur tous les hommes de bonne volonté »: lors de son voyage apostolique en Ukraine, du 23 au 27 juin 2001, le pape Jean-Paul II s’est rendu, dès le premier jour, à l’église gréco-catholique Saint-Nicolas de Kiev, où il a prié la Vierge de Zarvanytsya.

Pendant ce voyage, Jean-Paul II a béatifié 25 martyrs: Mykola Sharneckyj et 24 compagnons.

Voici la prière de Jean-Paul II à la Vierge Marie:

Ô Bienheureuse Marie, Vierge de Zarvanytsya,
Je te rends grâce pour le don de ma présence dans la Rus’ de Kiev,
D’où la lumière de l’Evangile s’est répandue sur toute la région.

Face à ton icône miraculeuse,
Conservée dans cette église Saint-Nicolas,
A Toi, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise,
Je confie mon voyage apostolique en Ukraine.

Sainte Mère de Dieu,
Etends ton manteau maternel sur tous les chrétiens
Et sur tous les hommes de bonne volonté
Qui vivent au sein de cette grande Nation.

Conduis-les vers ton Fils Jésus
Qui est pour tous Chemin, Vérité et Vie.

Copyright © Librairie éditrice vaticane

Prière de l'archevêque Shevchuk devant la Vierge de Zarvanytsya © ugcc.church
Prière de l’archevêque Shevchuk devant la Vierge de Zarvanytsya © ugcc.church

Source: ZENIT.ORG, le 27 février 2022

Guerre en Ukraine: réactions sur place et en Russie

A Kiev, un batiment bombardé le samedi 26 février 2022. A Kiev, un batiment bombardé le samedi 26 février 2022. (ANSA)

Guerre en Ukraine: réactions sur place et en Russie

[En direct] Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi 24 février à l’aube dans une déclaration à la télévision une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l’est du pays. De puissantes explosions ont retenti dans plusieurs villes. Les dernières réactions des religieux d’Ukraine ou en Russie.

Vatican News (mis à jour à 16h10, le 26 février 2022)

Le témoignage du nonce en Ukraine

Mgr Visvaldas Kulbokas se trouve à la nonciature dans la capitale ukrainienne, où il partage le sort des millions de civils qui cherchent à s’abriter de la bataille qui s’est développée dans la ville : «Je me demande comment les gens vont se débrouiller dans quelques jours avec les malades et avec la nourriture, comment vont réagir les enfants qui ont subi cette violence ? En tant que chrétien, j’essaie d’aider tout le monde à croire à la fraternité et au respect des autres», confie-t-il au micro de Vatican News, samedi 26 février.

Des jours difficiles approchent, explique-t-il, «tout le monde a essayé de faire des réserves de nourriture, mais celles-ci ne dureront que quelques jours, alors la question se pose : que se passera-t-il si cette situation se prolonge pendant plusieurs jours ? Que restera-t-il à manger ? Parce qu’il n’y a aucun moyen de s’approvisionner maintenant, et qu’il est risqué de rester dans les appartements, dans les chambres, il est difficile de rester dans les zones communes… Même nous, à la nonciature, nous essayons de rester dans les étages inférieurs où il y a moins de risque d’être touché. Et donc c’est encore plus difficile de sortir et de trouver quelques magasins ouverts, mais il ne me semble pas qu’ils soient ouverts ou qu’ils puissent s’approvisionner, parce que même les routes sont coupées… Ce qui va se passer dans quelques jours, c’est une très grande question.»

A Odessa, les prêtres aux cotés des fidèles

A Odessa, quatrième ville la plus peuplée d’Ukraine, les bruits des explosions se rapprochent de plus en plus, témoigne samedi 26 février le père Oleksandr Smerechynskyj, prêtre diocésain de l’Église grecque catholique et aumônier des marins, à Vatican News. «De temps en temps, nous entendons des explosions au loin et nous voyons un missile tomber. À quelques kilomètres d’ici, au moins 19 personnes ont été tuées, tandis que dans le port voisin de Yujhnyi, à une cinquantaine de kilomètres, deux navires marchands ont été bombardés».

«Les gens ont peur, beaucoup veulent quitter la ville. De longues files d’attente se forment pour obtenir les dernières provisions de nourriture et d’essence, retirer de l’argent aux distributeurs automatiques est devenu presque impossible», explique le prêtre, laissant entendre que la panique a pris le dessus. «Les prêtres ont décidé de rester. Ils le font, dit le père Smerechynsky, pour rassurer les fidèles, la population. Et pour ne pas leur faire manquer les célébrations eucharistiques : elles ont lieu tous les matins dans toutes les églises de la ville et de la région». Jusqu’à présent, aucune messe n’a été annulée.

L’Église gréco-catholique concentre ses efforts sur deux fronts. La première est celle de la foi : «Les fidèles ont participé activement au jeûne pour la paix et aux différents moments de prière, y compris œcuménique, qui ont eu lieu tant en janvier qu’au mois de février», indique le père Smerechynskyj, qui remercie le Pape François d’avoir appelé à une journée mondiale de prière et de jeûne le 2 mars, au début du Carême. «Le Pape, ajoute le prêtre, ne nous fait pas nous sentir seuls dans ces moments difficiles. Et, avec lui, nous nous affligeons de l’exemple tragique que nous donnons en tant que nations chrétiennes.»

Un batiment touché par un missile à Kiev, le samedi 26 février.

Un batiment touché par un missile à Kiev, le samedi 26 février. 

À Kiev, les séminaires ouvrent leurs portes aux habitants

Ceux qui sont restés dans la capitale ukrainienne tentent de se protéger des bombardements. Svitlana Duckhovych a recueilli le témoignage du père Ruslan Mykhalkhiv, recteur du séminaire catholique romain de Kiev. «Il y a une tristesse en nous, mais ce n’est pas la tristesse qui paralyse: nous sommes désolés que ceux qui se sont toujours montrés nos frères et amis aient maintenant pris les armes. Maintenant, les gens ont peur et tentent de fuir en vidant leurs comptes bancaires et en faisant le plein d’essence pour prendre la route. Dans le même temps, nous en tant qu’Église, nous sommes prêts à faire face à l’urgence. Nos prêtres restent à leur poste et sont prêts à accueillir les personnes qui fuient: nous ouvrons également nos séminaires si nécessaire, afin de fournir un hébergement sûr», explique père Ruslan.

Un monastère de Lviv face à l’incertitude

Au monastère de Lviv, les missionnaires de don Orione disent avoir mis leurs bâtiments à la disposition des réfugiés et des personnes dans le besoin. «Notre autre priorité est de protéger les 8 enfants handicapés qui vivent dans notre communauté. Si le conflit arrive dramatiquement ici aussi, nous serons obligés de les emmener chez nous, en Pologne ou en Italie», explique don Moreno Cattelan à l’agence Fides vendredi 25 février. La communauté essaie d’envisager tous les scénarios possibles. «Avant tout, je vous demande de prier pour nous. Nous n’abandonnerons pas le peuple ukrainien. Nous allons rester ici», assure pour l’heure le missionnaire.

L’Ordre de Malte aux côtés de la population

Andriy Khanas est conseiller de l’ambassade de l’Ordre souverain de Malte (SMOM) en Ukraine. Nous l’avons joint par téléphone à Lviv.

Le SMOM est présent à Kiev avec une représentation diplomatique, explique-t-il, tandis que les structures opérationnelles, c’est-à-dire l’organisation des secours, sont à Lviv et dans d’autres villes, comme Mariupol, proches de la ligne de combat. «Grâce au Seigneur, nous sommes en sécurité, nous travaillons constamment et planifions l’aide humanitaire et médicale qui sera distribuée au cours des prochains jours, mais nous devons également rester à l’écoute des communications des autorités car il y a un risque d’alerte à la bombe et d’alerte aérienne en dehors de Kiev», ajoute Andriy Khanas.

Le diplomate avoue que beaucoup ne s’attendaient pas à ce que l’offensive russe arrive, malgré le climat de tension continue depuis 2014. Mais la population est prête à se défendre. «Le décret présidentiel sur la mobilisation générale stipule, dans la pratique, que tous les citoyens masculins âgés de 18 à 60 ans doivent être enrôlés, je pense donc que, de ce point de vue, une forte résistance est attendue, comme c’est déjà le cas actuellement», notamment à Kiev.

À Kiev, témoignage d’un prêtre depuis les abris 

Le Père Roman Laba est curé de la paroisse catholique de la Vierge Marie du Perpétuel Secours, à Brovary, en banlieue de Kiev. Il revient sur l’atmosphère de ces dernières heures dans la capitale ukrainienne : «Hier soir, beaucoup de personnes ont rejoint notre paroisse car les gens cherchent à se protéger dans les caves de l’église et de notre maison paroisiale. La nuit s’est passée tranquillement, on espère que cela va continuer. Avec les paroissiens et les autres gens venus dans la paroisse, on prie, on parle, il y a aussi beaucoup d’enfants.» Le Père Laba veut rester ferme dans la foi et invite à ses paroissiens à continuer à prier. «Nous encourageons les gens, Dieu est notre unique espoir en ce moment (…). J’ai conscience que je suis prêtre, que je suis un père pour mes paroissiens et aussi pour les gens d’extérieur. Nous voudrions donner le témoignage de la Bonne Nouvelle, que Jésus-Christ est notre Sauveur, que la protection de Dieu est avec nous. Je voudrais dire merci à tous ceux qui prient pour l’Ukraine, pour nous. Prions ensemble pour la paix.»

Message du Patriarche Cyrille: surmonter les divisions

«Que le Seigneur tout miséricordieux, par l’intercession de notre Très Pure Souveraine la Mère de Dieu et de tous les saints, garde les peuples russe, ukrainien et les autres, que réunit spirituellement notre Église !» Dans un message adressé aux fidèles russes orthodoxes de Russie ou d’Ukraine, le partriarche de Moscou et de toute la Russie exprime sa «profonde douleur de voir les souffrances des gens» provoquées par les événements en cours et, outre la compassion, exhorte «toutes les parties au conflit à faire tout ce qui est possible pour éviter les victimes parmi les civils». Il demande aux hiérarques, pasteurs, moines et moniales et aux laïcs de fournir «toute l’assistance possible à toutes les victimes, dont les réfugiés, les gens restés dans toits et moyens de subsistance». Le patriarche exhorte à élever une prière redoublée et ardente pour le prompt rétablissement de la paix, et se montre confiant: «les peuples russe et ukrainien ont une histoire commune séculaire, remontant au Baptême de la Rus’ par le saint prince égal-aux-apôtres Vladimir. Je crois que cette communauté donnée par Dieu aidera à surmonter les divisions et contradictions qui ont surgi et ont mené au présent conflit».

À Moscou, les réseaux sociaux pour savoir ce qui se passe en Ukraine

À Moscou, nous avons joint le curé de la paroisse catholique francophone de la capitale, Viachieslav Dorokof. Depuis l’église de Saint-Louis des Français, il nous raconte l’atmosphère qui régnait à Moscou aujourd’hui: «J’ai reçu un coup de fil de mon frère qui est médecin au sud de la Russie qui m’a dit que la guerre a commencé. À Moscou, actuellement, tout est calme, mais je pense quand même qu’il n’y a pas beaucoup de voitures. Il y a aussi très peu de monde dans le métro mais c’est calme. Bien sûr, c’est en boucle ici à la télévision mais, malheureusement, nous sommes habitués à la propagande donc on ne fait pas trop confiance à ce qui y est montré. On consulte surtout les réseaux sociaux. Beaucoup de Russes ont de la famille en Ukraine et la situation est très inquiétante.. On essaie d’avoir des informations en direct. C’est horrible, je pense que nous en tant que chrétiens on doit prier pour la paix. C’est la seule chose qui nous reste et appeler les politiciens de tous les bords s’assoir à la table des négociations et à mettre fin à cette folie meurtrière», confie le prêtre. 

Réfugiés ukrainiens en Pologne

L’afflux de réfugiés ukrainiens a déjà commencé vers la Pologne. Varsovie a ouvert neuf premiers centres d’accueil à proximité des principaux postes-frontières. Les arrivants pourront y recevoir informations, repas, repos et aide médicale.

Mgr Jan Sobiło, évêque auxiliaire de Kharkiv, un Polonais, se trouvait dans l’est de l’Ukraine lorsque la guerre a éclaté jeudi matin, lance un vibrant appel au micro de la section polonaise de Radio Vatican: «Si des réfugiés d’Ukraine viennent en Pologne, accueillons-les chaleureusement! Même si quelqu’un a peu de place et que c’est difficile pour lui, mais si nous les recevons, Dieu nous récompensera, ainsi que les enfants et petits-enfants des familles qui les reçoivent. C’est déjà terrible aujourd’hui, et ça pourrait être encore plus terrible. Ces personnes sont très fatiguées, et elles aiment beaucoup la Pologne. Les Ukrainiens n’ont maintenant personne de plus proche d’eux. Je demande que la Pologne accueille chaleureusement ceux qui souhaitent se réfugier dans notre patrie, par nos églises. Pour que les personnes qui viennent dans nos paroisses se sentent chez elles. Je le demande à mes compatriotes dans ma patrie!»

“Les Ukrainiens n’ont maintenant personne de plus proche d’eux que les Polonais actuellement”

Caritas Ukraine

«Aujourd’hui, 24 février, à 5h00 du matin, les forces armées de la Fédération de Russie ont lancé un bombardement intense en lançant des attaques de missiles et de bombes sur les aérodromes de Boryspil, Ozerne, Kulbakino, Chuhuiv, Kramatorsk, Chornobaivka». Ce tweet, par lequel Caritas Ukraine a confirmé ce matin le début des opérations militaires dans le pays d’Europe de l’Est.

«Nous glissons vers l’abîme» 

«Nous avons entendu les bombes tomber ici près du séminaire où il y a une caserne militaire», raconte à Vatican News le père Roman Ostrovskyy, vice-recteur du séminaire gréco-catholique de Kiev, qui souligne comment la situation s’est soudainement précipitée. «Une mauvaise surprise», admet-il, soulignant que la situation affecte l’ensemble du pays et pas seulement le Donbass. «Nous essayons de revenir à la normalité, explique-t-il, même si c’est difficile parce que nous sommes maintenant en guerre». Beaucoup fuient, mais que d’autres restent parce qu’ils ne veulent pas quitter l’Ukraine, rapporte le père Roman. Le chemin est celui de la prière face à la folie de la guerre, «les conflits peuvent être arrêtés avec la prière, avec la foiDepuis huit ans, l’Ukraine vit cette tension, qui a explosé. Nous glissons dans l’abîme de la violence, mais la justice et la paix doivent gagner, nous ne pouvons pas vivre autrement».

Prières à genoux

«La première chose que nous avons faite a été de nous mettre à genoux et de prier Dieu de sauver l’Ukraine», a déclaré à Vatican News Taras Zheplinskyi, rédacteur en chef du service de communication de l’Église catholique grecque ukrainienne. La peur est grande, et beaucoup de gens à Kiev veulent quitter la capitale. Sa Béatitude Sviatoslav Shevchuk (Ndlr, archevêque majeur de Kiev-Halyč de l’Église greco-catholique d’Ukraine) a souligné aujourd’hui dans une lettre que l’Église reste proche des gens, poursuit le père Zheplinskyi. «Les églises restent ouvertes. Nous demandons à tous de prier pour l’Ukraine, comme l’a également demandé le Pape. Ce qui se passe en Ukraine est une attaque contre les valeurs de la démocratie et de la dignité humaine. Mais malgré la situation actuelle, nous ne nous sentons pas abandonnés.»

«Que le Seigneur de Paix soit avec nous tous !»

Dans un message publié ce jeudi, l’Administrateur apostolique de l’Éparchie ukrainienne gréco-catholique St Volodymyr le Grand de Paris, lance un appel pour que recevoir du soutien «par la prière et l’information, ainsi qu’une aide humanitaire» après l’offensive russe, et «alors que les Ukrainiens défendent leur dignité et luttent pour la liberté et la démocratie». Mgr Hlib Lonchyna dénonce «l’agression des terres ukrainiennes» menée après une campagne de «discrédit» conduite par Moscou à l’encontre de Kiev. «Depuis  huit ans, l’Ukraine est victime de l’agression russe», ce qui a coûté la vie à des milliers de citoyens ukrainiens, plus d’un million et demi sont devenus réfugiés dans leur propre pays, rappelle l’administrateur.

Le chef de l’Église orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou) appelle à cesser une guerre fratricide

Il appelle le président Poutine à «cesser immédiatement la guerre fratricide». Dans une déclaration, le Primat de l’Église orthodoxe ukrainienne, qui dépend du patriarcat de Moscou, rappelle que «les peuples ukrainien et russe sont sortis des fonts baptismaux du Dniepr» et que «la guerre entre ces peuples est la répétition du péché de Caïn, qui par jalousie tua son frère. Une telle guerre ne trouve sa justification ni devant Dieu, ni devant les hommes». Il exhorte ses concitoyens «en ce moment fatidique, à ne pas céder à la panique, à être courageux et à manifester de l’amour envers votre Patrie et entre vous». Il appelle ses fidèles à la prière pénitentielle et à mettre derrière eux les dissensions et malentendus du passé. Il remercie les militaire «qui montent la garde, protègent et défendent» les Ukrainiens. Il plaide néanmoins «à régler nos problèmes terrestres dans un dialogue mutuel et une compréhension mutuelle», avant de conclure en espérant que «Dieu nous pardonnera nos péchés et que la paix divine règnera sur notre terre et dans le monde entier».

Source: VATICANNEWS, le 24 février 2022

« Je sauverai l’humanité si les hommes se tournent vers Dieu »

À Skiemoniai, en Lituanie, le vendredi 13 juin 1962, vers 23 heures, puis le lendemain à la même heure, au lieu-dit de Janonai, Françoise-Romaine Macuys, 18 ans, affirme voir la « Vierge vêtue de blanc » qui lui dit :

« Je sauverai l’humanité si les hommes se tournent vers Dieu et se convertissent […]. J’obtiendrai de Dieu un miracle, mais il faut que l’on prie. Il faut faire des sacrifices, et surtout observer les préceptes du jeûne et les commandements de l’Église. »

Un pèlerinage local a vu le jour. Le 25 juillet 1962, un « phénomène lumineux » aurait été observé sur le lieu des apparitions. Le mois suivant, une enquête a été ouverte qui, en 2007, n’était pas encore achevée.

Le culte en ce lieu est cependant encouragé par l’Ordinaire du lieu, l’évêque du diocèse de Panevezys, capitale de cette province de haute Lituanie.

Patrick Sbalchiero

Adapté de « Skiemoniai » dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.

Marie de Nazareth

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=6c2ac6bb4e