La Pologne célèbre la mémoire du père Popieluszko

Père Jerzy Popiełuszko

La Pologne célèbre la mémoire du père Popieluszko

Le prêtre polonais, martyr du régime communiste, a été tué le 19 octobre 1984. Une messe est célébrée en sa mémoire ce lundi soir à Varsovie. 

Le père Jerzy Popiełuszko, né au nord-est de la Pologne en 1947, fut un prédicateur très connu dans les années 1980-1984, en tant qu’aumônier du syndicat autonome Solidarnosc, qui incarnait la résistance au régime communiste alors au pouvoir, inféodé à l’URSS. Des milliers de fidèles venaient assister à ses homélies dans les églises de Varsovie, où il défendait avec courage la liberté religieuse et la liberté d’opinion, en critiquant le régime, la loi martiale et les répressions introduites à partir du 13 janvier 1981 par les autorités polonaises.

Le 19 octobre 1984, de retour d’un service pastoral à l’extérieur de la capitale pendant lequel il avait célébré la messe, il fut enlevé, enfermé dans le coffre d’une automobile et sauvagement battu par trois fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, qui ensuite le jetèrent, encore vivant, dans les eaux de la Vistule. Son cadavre fut retrouvé le 30 octobre et la nouvelle de sa mort tragique secoua profondément toute la société civile polonaise. Près d’un million de personnes ont assisté à ses funérailles et, au fil des ans, sa tombe située en l’église St. Stanisław Kostka, à Varsovie, a reçu la visite de plus de 20 millions de fidèles. Il fut béatifié en 2010.

En sa mémoire, une messe solennelle est célébrée à 18 heures ce lundi 19 octobre en l’église St. Stanisław Kostka. Mgr Piotr Jarecki, évêque auxiliaire de Varsovie, présidera la célébration. En raison de la pandémie de Covid-19, la cérémonie aura lieu en présence de seulement quelques personnes, notamment des membres de la famille et des amis du prêtre, ainsi que des représentants de l’État polonais. Elle sera diffusée en direct à la radio et à la télévision et en streaming sur le web. Pour l’occasion, le musée « Père Jerzy Popiełuszko », attenant à cette église de la capitale, a créé un site web où plusieurs dizaines de films avec des souvenirs et des témoignages de la vie du prêtre peuvent être vus. D’autres témoignages pour sa cause de canonisation sont en cours de collecte.

Source: VATICANNEWS, le 19 octobre 2020

Père Maccalli: une captivité reliée au monde par la prière et la radio

Le père Pierluigi Maccalli
Le père Pierluigi Maccalli 

Père Maccalli: une captivité reliée au monde par la prière et la radio 

Le prêtre missionnaire italien Pierluigi Maccalli, libéré le 8 octobre dernier au Mali après avoir été retenu en otage plus de deux ans, témoigne pour Vatican News de son expérience. Un période éprouvante mais quelque peu adoucie par la prière du chapelet et l’écoute de la radio. 

Benedetta Cappelli, Gabriella Ceraso, Adelaide Patrignani – Cité du Vatican

Au terme de l’angélus de ce dimanche 19 octobre, journée missionnaire mondiale, le Pape François a eu une pensée pour les missionnaires, les catéchistes, et tous ceux qui sont persécutés ou pris en otage dans différentes parties du monde, invitant à prier pour eux.

Il a également demandé à la foule de saluer par un applaudissement le père Pierluigi Maccalli. Enlevé en septembre 2018 au Niger où il était missionnaire, le prêtre italien originaire de Madignano a été libéré le 8 octobre dernier. Le Saint-Père a tenu à remercier Dieu pour cette libération «tant attendue», et s’est aussi réjoui de la libération de trois autres otages, survenue en même temps que celle du père Maccalli.

Ces mots du Pape François ont été une surprise pour le prêtre de la Société des Missions Africaines qui écoutait l’angélus avec sa famille, auprès de laquelle il est revenu il y a une semaine. Voici sa réaction:

J’ai été surpris et ému, parce que, moi aussi, je suivais la diffusion en direct, ma sœur était à côté de moi. Elle m’a serré dans ses bras. C’était vraiment un moment très fort, tout comme les accolades que j’ai reçues dès le premier jour à mon arrivée à Rome, de la part de ma famille, puis dans mon village et maintenant ce salut du Pape et de toute l’Église. Je n’ai vraiment pas de mots pour remercier tout le monde de s’être souvenu de moi, d’avoir prié, de m’avoir soutenu: vous étiez ma force, vraiment, j’ai toujours espéré, j’ai toujours cru que tôt ou tard tout finirait, que je pourrais retrouver la famille, cela me faisait tant de peine lorsque je pensais à eux, et mes amis qui m’ont soutenu. Vraiment, je vous remercie.

 Aujourd’hui, nous célébrons la Journée mondiale des missions. Pouvez-vous nous parler de votre captivité, qui a duré deux ans?

C’était long. Une attente longue et interminable. Je n’ai pas encore réussi à réorganiser mes pensées, mes sentiments, je suis encore en train d’atterrir, désolé, mais cette expérience a été forte pour moi. Je pensais qu’ils m’avaient “volé” deux années de mission, je me rends compte au contraire que ça a été deux années fructueuses, (…) parce qu’elles étaient entre de bonnes mains, les mains de Dieu. Certes, j’ai vécu cette expérience que je définis comme celle d’un déporté de guerre, j’ai ressenti à fleur de peau de la haine et du mépris, parce que je représentais l’ennemi à combattre. Mais cette expérience d’emprisonnement m’a permis de me sentir en communion avec toutes les victimes innocentes de la violence et de la guerre : nous, les missionnaires, sommes souvent des cibles faciles pour la vengeance et la persécution dans de nombreuses régions du monde. Nous sommes des victimes et des témoins innocents d’un monde de fraternité universelle possible.

Nous sommes dangereux, je dirais, parce que nous sommes armés de non-violence et nous croyons que la Paix triomphera du mal, nous croyons qu’«amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent». Voici qu’avec notre vie et, pour certains même par le martyre, nous brisons la spirale de la violence en offrant le pardon à tous, comme je l’ai offert à ceux qui veillaient sur moi et me gardaient enchaîné. Je me suis dit, en regardant ces jeunes hommes avec des Kalachnikovs à la main, «ils ne savent pas ce qu’ils font». Je suis convaincu et je crois fermement, après ces deux années, que la prière, – et la prière ensemble, en groupe (…) – est le fil indispensable pour tisser la toile de la paix et de la fraternité. Et ma prière, depuis cet endroit perdu dans le Sahara, était ma force, je n’avais rien d’autre.

Ils m’ont kidnappé en pyjama, j’ai fait un chapelet de tissu que j’ai noué et prié tous les jours, matin et soir, en me confiant à Marie qui défait les nœuds. Ici, je pense que nous construisons ensemble ce tissu de fraternité: nous, missionnaires aux frontières et vous, communautés qui nous avez envoyés et qui nous soutenez par la prière, avec tant d’affection et de charité. Permettez-moi de dire merci à tous, par l’intermédiaire des ondes de Radio Vatican qui m’a tenu compagnie ces quatre derniers mois. On nous avait donné une petite radio le 20 mai, par providence, c’était le jour de mon anniversaire. Bien sûr, j’aurais préféré qu’on nous donne des nouvelles de la libération tant attendue, mais chaque soir, j’écoutais Radio Vatican et, surtout le samedi, cela me donnait cette petite dose spirituelle de l’Évangile que je n’avais pas sous la main.

J’aimerais vous remercier pour ce que vous faites. J’ai encore tant de choses à vous dire, mais attendons que je vienne à Rome et peut-être que je vous rendrai visite. Mais, vous m’avez vraiment soutenu avec votre émission et avec les nouvelles que j’écoutais avec une réelle soif, parce que vous avez ouvert une fenêtre dans la prison que nous, les Italiens, appelions “bis bis”, parce que nous étions vraiment isolés très, très étroitement, sans aucune communication avec l’extérieur. Je n’ai qu’à dire merci: merci, merci, merci à ceux qui m’ont soutenu par la prière et merci à Dieu. Dieu a entendu notre prière.

Source: VATICANNEWS, le 19 octobre 2020

Le point le plus important du message de Fatima

Le point le plus important du message de Fatima

Sœur Lucie, l’une des trois voyants de Notre-Dame de Fatima, au Portugal, n’a cessé de répéter que les prières et les sacrifices pour la conversion des pécheurs constituaient le point fondamental de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Au père Thomas McGlynn, un dominicain américain qui voulait sculpter une statue de Notre-Dame de Fatima et lui demandait en quoi consistait son message, elle répondit : « La conversion des pécheurs, et le retour des âmes à Dieu. Cette idée a été répétée dans toutes les apparitions ; c’est pourquoi je considère que c’est l’essentiel du message. » (En toute rigueur, la Sainte Vierge n’a abordé ce thème que dans trois apparitions, la première, la troisième et la quatrième. Mais, il a également été abordé dans les trois apparitions de l’Ange en 1916, soit en tout six apparitions sur neuf.)

De même, le 12 août 1946, à John Haffert, l’un des fondateurs de l’Armée bleue, qui lui posait des questions sur ce point précis, Sœur Lucie répondit :

« Quelle est la principale demande de Notre-Dame ? – Le sacrifice.

Et qu’entendez-vous par sacrifice ? – Par sacrifice, Notre Dame a dit qu’elle entendait l’accomplissement loyal du devoir d’état quotidiende chacun.

Mais le Rosaire n’est-il pas important ? – Si, car nous devons prier afin d’obtenir les forces pour être capables d’accomplir notre devoir quotidien. »

Fatima 100

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

19.10.2020 – SAINTS ET MARTYRS DU JOUR

Saints Martyrs canadiens
MISSIONNAIRES S.J. († 1642/1649)

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l’Église universelle. 

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l’annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s’ouvrit pour les missionnaires ce que l’on a justement appelé « l’ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d’apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d’un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l’héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada

>>> Pour un approfondissement biographique des martyrs, cliquer sur les noms ci-dessus ou ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil
Autre approfondissement :
  >>>Saints Martyrs Canadiens

Saints martyrs canadiens priez pour nous !

19.10.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21. 

Luc (12, 13-21) : Ta richesse ! Qui l'aura ? | EGLISE1PIEGE

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”

Evangile, Saint et Homélie du Di 31 Jui 2016. Vanité des vanités, tout est  vanité ! Que reste-t-il à l'homme de toute sa peine ? - Chorale  Belgo-Burundaise CSFA

Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Acclamons et. partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Théodore le Studite (759-826)

moine à Constantinople. – Catéchèse 16 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 228-229 ; rev.)

Notre seul bien, c’est Dieu !

Peut-être dira-t-on : «  Dans tant d’années, je ferai et mènerai à terme ceci ou cela » ? Alors toi qui parles ainsi, sans même savoir comment tu passeras le jour d’aujourd’hui, ne songes-tu pas en toi-même que tu n’écoutes pas la parole : « Insensé, insensé, cette nuit même on te redemandera ton âme, et ce que tu auras amassé pour la perdition de ton âme, qui l’aura ? » (Lc 12,20 ; cf. Ac 8,20) Imitons donc l’union indissoluble des apôtres avec le maître de tous et notre Dieu. C’est pourquoi, comme si vous étiez sous les yeux du Seigneur, hâtez-vous vers votre salut ! Aimons à souffrir quelques afflictions, afin de nous réjouir éternellement ! Bien qu’il soit pénible, acceptons le songe éphémère de la vie présente afin de jouir du jour sans fin du royaume des cieux ! Voici que Dieu vous appelle, voici qu’il vous tend la main, voici que le Saint-Esprit travaille avec vous, que par sa main, sa droite, le Seigneur Jésus Christ, vous soutient. N’ayons pas peur ! Le diable a été terrassé, sur lui nous avons remporté la victoire, Christ est ressuscité, la mort ne domine plus (cf. Rm 6,9), les forces de Béliar sont brisées. Vous êtes des fils précieux et délicats, vous tirez votre très grand prix de la douceur de la vertu, vous êtes plus purs que l’or (cf. Lm 4,2 ; Ap 21,18.21), vous brillez d’un plus vif éclat que les diamants, vous êtes pareils à de jeunes épousées, désirés de Dieu, fils du ciel, bien dignes d’admiration ! Votre seul bien, votre seule patrie, la seule vie conforme à votre naissance, c’est Dieu, le Seigneur de tous, l’auteur de la création. Encore un peu de temps et nous aurons vaincu, encore un peu de temps et la mort sera là. Soyez tous sauvés, prenez courage dans le Seigneur !

Le sermon du dimanche matin: Luc 12/13-21 Dieu et le destin dimanche 4 août  2019

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,1-10.

Frères, vous étiez des morts, par suite des fautes et des péchés
qui marquaient autrefois votre conduite, soumise aux forces mauvaises de ce monde, au prince du mal qui s’interpose entre le ciel et nous, et dont le souffle est maintenant à l’œuvre en ceux qui désobéissent à Dieu.
Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les convoitises de notre chair, cédant aux caprices de la chair et des pensées, nous qui étions, de par nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Car c'est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne  vient pas de vous, c'est un don de Dieu ; ce n'est pas le fruit d… |


Psaume 100(99),1-2.3.4.5.

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

190424 - Faire éclater sa joie | La Chambre Haute - archive | UEEMF

Libération du p. Maccalli: applaudissements Place Saint-Pierre

Angélus du 18 oct. 2020, capture @ Vatican Media

Angélus Du 18 Oct. 2020, Capture @ Vatican Media

Libération du p. Maccalli: applaudissements Place Saint-Pierre

Prier pour les otages encore prisonniers dans le monde

Le pape François a applaudi et fait applaudir la libération du p. Pier Luigi Maccalli, à l’occasion de l’angélus de ce dimanche, 18 octobre 2020, place Saint-Pierre.

Le pape a aussi appelé à prier pour ceux qui témoignent de leur foi et pour les otages retenus prisonniers dans le monde: « Je voudrais remercier Dieu pour la libération tant attendue du p. Pier Luigi Maccalli – nous le saluons par ces applaudissements! -: il a été enlevé il y a deux ans au Niger. Nous nous réjouissons également que trois autres otages aient été libérés avec lui. Continuons à prier pour les missionnaires et les catéchistes ainsi que pour ceux qui sont persécutés ou kidnappés dans diverses parties du monde. »

La nouvelle de la libération du p. Maccalli a aussi fait la Une de L’Osservatore Romano en italien du 10 octobre 2020. Le prêtre, enlevé le 17 septembre 2018, a été libéré avec un autre otage italien, Nicola Chiacchio, un jeune disparu dans le Nord du Mali en février 2019 alors qu’il voyageait à vélo, selon les media italiens. Avvenire avait diffusé une vidéo de 24 secondes tournée le 24 mars dernier, attestant que les deux Italiens étaient en vie et détenus ensemble.

Ils ont été libérés le 8 octobre, en même temps de la Française, Sophie Pétronin, enlevée le 24 décembre 2016,  et que l’homme politique malien Soumaïla Cissé, 70 ans, enlevé le 25 mars dernier.

La conférence épiscopale italienne (CEI) a salué la libération de leurs compatriotes dans un tweet: « Nous accueillons avec joie la nouvelle de la libération au Mali du père Pierluigi Maccalli et de Nicola Chiacchio. »

Selon le gouvernement malien, ces otages étaient aux mains du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Il a lui-même témoigné: « Résister pour exister ! Telle est la devise qui m’a accompagné et donné du courage pour aller de l’avant jour après jour »: « Je me suis toujours senti missionnaire même avec les pieds enchaînés », a-t-il ajouté.

Le pape a évoqué la Journée missionnaire mondiale, présentée au Vatican vendredi dernier, 16 octobre, et il a demandé de soutenir les missionnaires « concrètement »: « Aujourd’hui, a rappelé le pape, nous célébrons le Dimanche missionnaire mondial, qui a pour thème « Me voici, envoie-moi. Tisserands de fraternité ». Ce mot « tisserands » est beau: chaque chrétien est appelé à être un tisserand de fraternité. De manière particulière, ce sont les missionnaires – prêtres, consacrés et laïcs – qui sèment l’Évangile dans le grand champ du monde. Prions pour eux et apportons-leur notre soutien concret. »

Dans un tweet, le pape a ensuite insisté: « L’appartenance au Christ, et le style de vie qui en découle, n’isolent pas le croyant du monde, mais font de lui le protagoniste d’un service d’amour pour le bien commun. »

Il avait auparavant publié cet autre appel à la mission: « La mission, « l’Église en sortie », ne constituent pas un programme à réaliser. C’est le Christ qui fait sortir l’Église d’elle-même. Dans la mission d’annoncer l’Évangile, vous vous mettez en mouvement parce que l’Esprit Saint vous pousse et vous porte. »

Source: ZENIT.ORG, le 18 octobre 2020

ARMENIE – Appel du Catholicos Karekin II au groupe de Minsk afin de bloquer les actions génocidaires au Nagorny Karabakh

wikimedia

ARMENIE – Appel du Catholicos Karekin II au groupe de Minsk afin de bloquer les actions génocidaires au Nagorny Karabakh

Erevan (Agence Fides) – Les opérations militaires mises en oeuvre par l’Azerbaïdjan au Nagorny Karabakh « en ignorant l’accord de cessez-le-feu » attestent que les négociations jusqu’ici en cours ont échoué. Face à cette situation, la communauté internationale et en particulier les Etats impliqués au sein du groupe de Minsk – organisme chargé par l’OSCE de jouer un rôle de médiateur dans le conflit – doivent « adopter des mesures plus décisives pour prévenir les actions génocidaires de l’Azerbaïdjan avec l’implication directe de la Turquie et de mercenaires terroristes, les contraignant à bloquer la guerre et à parvenir à une solution finale négociée ». C’est ce qu’a demandé le Patriarche Karekin II, Catholicos de tous les arméniens dans un Message à la nation arménienne repris par l’Agence Armenpress.

Dans son Message, Karekin II fait référence à des bombardements de la population civile et rappelle également les missiles lancés sur la Cathédrale arménienne apostolique de Shushi (voir Fides 09/10/2020). « 

La guerre – a ajouté le Patriarche – n’est pas un choix de notre peuple. Nous avons été obligés de nous défendre pour préserver notre vie, notre liberté et notre dignité face à la violence et à la brutalité ». Il demande également à tous les arméniens dispersés de par le monde de « continuer les efforts visant à la reconnaissance internationale de la République de l’Artsakh » – entité autoproclamée sur le territoire du Nagorny Karabakh et non reconnue internationalement NDR.


Le Nagorny Karabakh est une région montagneuse du Caucase à majorité arménienne qui, après la conquête bolchevique de 1920 fut assignée par Staline à l’Azerbaïdjan en tant que région autonome. La question des tensions ethniques et politiques autour du Nagorny Karabakh se représenta au moment de la dissolution de l’URSS.

Dans cette région à majorité arménienne, le soviet local proclama en septembre 1991 la naissance de la nouvelle République de l’Artsakh, sur la base de la législation soviétique alors en vigueur et après que l’Azerbaïdjan ait quitté l’URSS.

S’ensuivirent un référendum et des élections mais en janvier suivant, la réaction militaire azérie entraîna un conflit qui provoqua 30.000 morts et se conclut par un accord de cessez-le-feu signé en 1993. Depuis lors, l’accord en question est continuellement violé dans le cadre d’attaques et d’escarmouches de frontière, jusqu’à la reprise massive des hostilités au cours de ces dernières semaines. (GV)

Source: Agence Fides, le 15/10/2020)

La royauté de Jésus et la légitimité de César

Collection Dagli Orti / CCI / Aurimages

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 15-21)

La royauté de Jésus et la légitimité de César

Fr. Jean-Thomas de Beauregard, op

Interrogé par les pharisiens sur la soumission à César, Jésus ne préconise ni le renversement du pouvoir, ni la servitude volontaire dans l’évangile de ce dimanche. Seule sa royauté, qui est celle de la vérité, peut tout exiger de nous. 

Dans le célèbre conte d’Andersen Les habits de l’Empereur, il faut la naïveté d’un enfant pour proclamer ce que tout le monde voyait sans oser le dire : « Le Roi est nu ! » Parce qu’il n’a pas les peurs ou les artifices d’un adulte, cet enfant dit la vérité. Et si l’enfant que Jésus avait fait placer un jour au centre du groupe des disciples avait parlé, peut-être aurait-il lui aussi désigné Jésus en s’exclamant : « Le Roi est nu ! » La vérité sort de la bouche des enfants… Car si Jésus règne, depuis toujours et pour toujours, si le Père l’associe à son règne et le fait asseoir sur son trône de gloire, si Jésus est roi d’une royauté divine incontestable, il n’en demeure pas moins vrai que de sa naissance à sa mort, Jésus, le Roi des rois, est nu ! Mais là où le roi du conte d’Andersen était ridicule parce qu’il avait été trompé, Jésus est magnifique parce qu’il a choisi cette nudité. Le Roi est nu, vive le Roi ! Le Roi est nu, parce qu’Il l’a voulu !

Jésus a toujours été nu

Depuis les langes de sa nativité jusqu’au linge que les soldats ont bien voulu lui laisser au Calvaire après l’avoir dépouillé de sa tunique, Jésus a toujours été nu ! Le berceau et la Croix étaient pourtant des trônes depuis lesquels Jésus, en vérité, régnait sur le monde. Mais Jésus est un roi qui renonce au pouvoir : de la Crèche à la Croix, Jésus se présente comme ce roi sans pareil qui renonce au pouvoir. Ainsi le récit de sa naissance, surtout chez Luc, fait tout pour le présenter comme roi, jusqu’aux mages qui viennent l’adorer et lui offrir des cadeaux royaux. Mais à bien y réfléchir, l’enfant Jésus n’a pas pu se saisir de l’or, la fumée de l’encens s’est échappée, et la myrrhe annonçait sa mort. Déjà, le roi était nu et renonçait à se saisir des attributs du pouvoir.

De même, le récit de la Passion, surtout chez Jean, est littéralement une intronisation, une élévation, depuis la couronne d’épines et le manteau de pourpre jusqu’à l’écriteau au-dessus de la Croix, mais là encore, le roi est nu, humilié et se refuse à manifester son pouvoir et écraser ses ennemis.

Un roi d’un genre nouveau

Avant cela, Jésus avait inauguré sa vie publique en faisant retraite au désert. Là, Jésus avait d’emblée montré qu’il était un roi d’un genre nouveau, renonçant au pouvoir mondain. Face à Satan, Jésus avait marqué sa différence : le Roi des rois n’est pas comme le Prince de ce monde. Jésus ne fait pas sentir son pouvoir, il enseigne avec autorité. Là où le pouvoir s’exerce par la domination, l’autorité s’impose par la force de la vérité. Plus tard, Jésus invite ses disciples, en particulier les Douze, c’est-à-dire le cœur de la hiérarchie de l’Église, à l’imiter en renonçant au pouvoir pour mieux enseigner avec autorité.

La royauté de Jésus est décidément de nature à dérouter nos représentations. Lors du procès, c’est Pilate qui avait témoigné de son incompréhension. Dans l’évangile de ce dimanche, c’est César lui-même, qui se trouve symboliquement mis en concurrence avec Jésus dans le piège mis en place par les pharisiens au sujet du paiment de l’impôt (Mt 22, 15-21). Comme si le pouvoir temporel de Rome devait, et jusque dans les visions de l’Apocalypse, servir de révélateur pour faire mieux ressortir la nature véritable de la royauté du Christ.

Le piège politique tendu à Jésus

Le piège tendu à Jésus par les pharisiens autour de la question du paiement de l’impôt est à la fois grossier et subtil. Le piège est grossier parce que la flatterie qui l’accompagne est énorme : « Maître, nous le savons, tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité. » Tout le paradoxe est que ces pharisiens flagorneurs n’ont jamais dit quelque chose de plus vrai alors même qu’ils veulent tromper Jésus. Oui, Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Mais il n’a pas besoin qu’on le lui dise, c’est le Père qui lui rend témoignage et ça lui suffit.

Le piège est subtil malgré tout, parce qu’il n’y a pas de bonne réponse. Si Jésus plaide contre l’impôt versé à César, il sera dénoncé comme un séditieux, un révolutionnaire, un agitateur qui menace l’ordre établi par l’occupant romain. Si au contraire Jésus plaide pour une collaboration sans réserve avec Rome, alors il est un traître à sa nation. Mais Jésus refuse de se laisser enfermer dans ce choix. Il ne préconise ni le renversement du pouvoir, ni la servitude volontaire.

La légitimité limitée de César

Jésus n’entre pas dans cette dialectique mortifère. Maritain aurait dit que Jésus distingue pour unir. En tout cas, il dessine une hiérarchie qui peut être harmonieuse : l’autorité politique est légitime puisqu’elle est voulue ou au moins permise par Dieu. Il faut donc payer l’impôt à celui qui fait régner un ordre certes imparfait — la pax romana, avec ses grandeurs et ses ambiguïtés — mais dont tout le monde bénéficie. Toutefois, cette autorité politique ne peut pas réclamer le tout des personnes et de la société, parce qu’elle est elle-même soumise à l’autorité de Dieu. Seul Dieu peut réclamer le tout de la personne, César, jamais !

La distinction des ordres établie par Jésus dans cet Évangile n’est pas si évidente à tenir en pratique. Jusqu’à quel point l’ordre politique établi est-il légitime, et jusqu’à quel point faut-il donc se conformer aux lois qu’il édicte ?Quand des lois abominables sont votées en catimini, cela suffit-il à délégitimer le pouvoir ? En matière politique, on se meut dans les eaux troubles de la contingence, et le discernement n’est pas facile. Il faut en tout cas refuser absolument l’idée selon laquelle la distinction des ordres imposerait de reléguer l’expression de la foi chrétienne à la sphère privée.Aucun domaine n’est de soi étranger à l’Évangile, tout est appelé à être purifié par l’influence de l’Évangile. 

L’autorité de la vérité

Il demeure que pour nous autres chrétiens, nous n’avons pas d’autre choix que de suivre Jésus en renonçant au pouvoir, dans le monde et dans l’Église.Il faut défendre évangéliquement les valeurs évangéliques. Ce n’est pas parce que l’histoire des deux derniers siècles nous a obligés à ce renoncement sous la contrainte que le principe n’en est pas moins évangélique. Notre seule autorité est celle de la vérité. Rendre témoignage à la vérité en ne s’attendant pas à ce que nous soyons plus entendus que le Christ : le serviteur n’est pas plus grand que le maître. Notre seul pouvoir et notre seule richesse, c’est de ressembler au Christ, d’être à l’effigie, non pas de César, mais du Christ. « Le Roi est nu ! » s’exclame l’enfant qui dit la vérité. Oui, notre Roi est nu, car il l’a voulu. Suivons nus le Roi nu !

Source: ALETEIA, le 18 octobre 2020