Homélie du 30ème dimanche du Temps ordinaire

24 octobre 2021
Journée Mondiale des Missions

Confiance, Jésus t’appelle

Textes bibliques : Lire


“Poussez des cris de joie pour Jacob ! Acclamez la première des nations. Faites retentir sa louange…” On aurait pu imaginer que ces paroles du prophète Jérémie sont adressées à un peuple rayonnant de joie. En fait, il n’en est rien. Jérémie se trouve devant des gens qui ont tout perdu ; ils ont été déportés en terre étrangère. Or c’est à ce moment-là que le prophète s’adresse à eux pour raviver leur espérance. Il leur annonce que Dieu n’abandonne jamais son peuple ; il n’a jamais cessé de les aimer malgré leurs péchés ; un jour, il les délivrera ; il les ramènera vers leur terre. Ce sera un jour de grande joie.

La lettre aux Hébreux (2ème lecture) nous annonce que ce changement s’est opéré bien au-delà de toutes nos espérances. Elle nous parle du grand prêtre pris parmi les hommes qui intercède en leur faveur. À plus forte raison, Jésus nous est présenté comme médiateur entre Dieu et les hommes. Il les a libérés de leurs péchés pour leur permettre d’aller à Dieu. Appartenant au monde de Dieu et à celui des hommes, il les met en communion. C’est ainsi qu’il réalise à la perfection les conditions du vrai sacerdoce. Jésus a été choisi par le Père pour offrir une fois pour toutes le sacrifice de sa vie. Par sa mort et sa résurrection, il nous a ouvert le monde éternel.

Avec l’Évangile, c’est la promesse de Jérémie qui se réalise : cela se passe à Jéricho, la ville la plus basse du monde (400 mètres au-dessous du niveau de la mer. Cette ville représente le monde du péché, éloigné de Dieu. Jésus entre dans cette ville et en sort aussitôt. Il vient dans ce monde du péché pour nous en sortir. C’est une manière de dire qu’il peut venir nous chercher très loin et très bas.

Et c’est la rencontre avec l’aveugle Bartimée. Sa situation l’a marginalisé par rapport à la société. Il n’a rien et n’est rien. Il ne vit que des piécettes que les gens veulent bien lui donner sans prendre le temps de poser leur regard sur lui. Et quand il appelle Jésus, les gens veulent le faire taire : “Tais-toi, nous accueillons un personnage important… Ne viens pas nous déranger”. Mais il insiste de plus belle car il entendu parler de Jésus qui guérit les blessés.

Nous sommes parfois comme cette foule qui ne veut pas être dérangée. C’est ce qui se passe quand nous ne voulons pas entendre le cri des pauvres, la détresse des exilés, la souffrance des malades, la révolte de ceux et celles qui se sentent trahis. Ces dernières semaines, on nous a parlé des enfants victimes d’abus. N’oublions pas ceux qui sont harcelés, ceux qui sont réduits à l’état d’esclave. Comme cette foule, nous avons la tentation de faire la sourde oreille car nous nous sentons désarmés devant les blessures et les injustices de notre temps.

Et pourtant, Jésus nous demande de convier tous les blessés de notre temps. Aujourd’hui comme autrefois, il nous demande de les appeler. Il veut leur permettre de rencontrer la chaleur et la lumière du visage divin. Nous ne sommes pas le Sauveur, mais nous pouvons permettre la rencontre de Celui qui est la source de toute paix et de toute joie.

La médiation que Jésus nous confie, c’est d’être les témoins authentiques de l’espérance qui nous habite. Comme Jérémie en son temps, nous sommes envoyés pour être les messagers de cette espérance. Nous devons résister au danger de sombrer dans les lamentations, le pessimisme, la critique négative. Nous sommes appelés à une grande vigilance dans nos conversations et nos écrits. L’Évangile de la fête de tous les saints nous rappellera le bonheur des artisans de paix et ceux qui rayonnent la joie autour d’eux. Ne nous laissons pas aveugler par les médias qui ne pensent qu’à déverser des mauvaises nouvelles.

Le Seigneur est là pour nous guérir de nos aveuglements, pour nous ouvrir à l’amour de Dieu et à celui de tous nos frères. Laissons Bartimée nous apprendre à avoir cette confiance inébranlable en Jésus. Des gens chercheront peut-être à nous en dissuader. Les mêmes pourront nous y encourager plus tard. La confiance est un combat de tous les jours, parfois dans l’obscurité de la foi. Mais grâce au fils de Timée, nous savons que la nuit n’a pas le dernier mot. C’est de cette espérance que nous avons à témoigner tout au long de notre vie auprès de tous ceux et celles qui nous entourent.

Nous voulons être du Christ ? Nous voulons marcher avec lui. Commençons dès aujourd’hui. Arrêtons-nous chaque fois que nous rencontrons un homme, une femme ou un enfant qui crie sa peine. Prenons le temps d’écouter et de regarder. Nous ne pourrons peut-être faire grand-chose sur le moment. Mais si tous les disciples de Jésus prennent ainsi le temps de s’arrêter, s’ils préfèrent la rencontre personnelle des frères à toutes les grandes idéologies, ils changeront le monde. Demandons au Seigneur qu’il nous guide sur ce chemin de conversion.

Source: DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 18 octobre 2021

Crimes de haine contre les chrétiens : le Saint-Siège veut un engagement de sécurité

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Crimes de haine contre les chrétiens : le Saint-Siège veut un engagement de sécurité

La lutte contre l’intolérance envers les communautés religieuses, mêmes majoritaires, la nécessité de s’entendre sur la signification des droits de l’homme et l’importance des engagements consensuels : tels sont les points essentiels des trois déclarations de la Mission permanente du Saint-Siège à Vienne exprimées lors de la Conférence du BIDDH, “Trois décennies et prêts pour l’avenir Démocratie, droits de l’homme et sécurité”.

Debora Donnini – Cité du Vatican

Les crimes anti-chrétiens ne sont plus un phénomène marginal. L’intolérance et la discrimination touchent non seulement les communautés minoritaires, mais aussi les majorités, D’ailleurs, trop souvent, le terme “minorités” est considéré comme synonyme de “victimes”, sans que l’on se rende compte que les victimes de ces crimes peuvent également appartenir aux majorités. C’est dans cet esprit que la Mission permanente du Saint-Siège auprès des organisations internationales à Vienne invite à éviter une approche sélective dans le traitement des formes de discrimination religieuse, notant également qu’aucune partie de la région de l’OSCE n’est à l’abri d’actes d’intolérance.

Cet appel est contenu dans l’une des trois déclarations publiées vendredi 15 octobre par la Mission permanente elle-même sur divers aspects des droits de l’homme et de la sécurité, à l’occasion de la conférence du BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme), qui est une institution de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. La conférence de Varsovie, à l’occasion du 30e anniversaire du BIDDH, est intitulée “Trois décennies et prêts pour l’avenir : démocratie, droits de l’homme et sécurité”.

En ce qui concerne la persécution religieuse, le BIDDH a enregistré des cas de menaces, d’attaques violentes, de meurtres, de profanation d’églises, de dévastation de lieux de culte, de cimetières et d’autres biens religieux. Le phénomène n’est pas rare dans l’espace OSCE et il s’avère croissant.

Rester vigilant également sur les discriminations à l’encontre des chrétiens

La délégation du Saint-Siège, par conséquent, «reste confiante que, bénéficiant de l’expérience acquise dans l’élaboration de directives pour la sécurité des communautés juives et musulmanes, le BIDDH entreprendra des efforts similaires pour répondre aux besoins de sécurité des communautés chrétiennes». Il s’agit, en général, de défis d’intérêt mutuel car partout où une communauté religieuse est persécutée en raison de ses croyances religieuses, «le bien commun est en jeu». L’impact négatif se fait sentir non seulement sur la vie quotidienne des chrétiens et des membres d’autres religions, mais aussi sur la cohésion sociale des États. Il est également rappelé que l’OSCE a été l’une des premières organisations internationales à tirer la sonnette d’alarme sur l’intolérance à l’égard des chrétiens, exhortant les gens à rester vigilants, «car les chrétiens continuent de souffrir de préjugés, d’intolérance, de discrimination et de violence, à l’est comme à l’ouest de Vienne».

Interprétations divergentes des droits de l’homme

Une autre des trois déclarations accorde une place importante à la question des droits de l’homme. «Nous sommes convaincus que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables – sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion – constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde», peut-on lire. Cependant, il ne suffit pas de proclamer solennellement les droits fondamentaux de l’homme : il faut aussi les mettre en pratique. Dans de nombreuses régions du monde, ces droits font l’objet d’infractions graves et, même dans les pays dotés de formes démocratiques de gouvernement, «ils ne sont pas toujours pleinement respectés».

Il est également souligné que les États participants maintiennent des positions divergentes et «parfois même contradictoires» non seulement sur des questions spécifiques liées à la dimension humaine, mais aussi sur l’interprétation même des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ce n’est que si les États participants peuvent se mettre d’accord sur la signification du concept de “droits de l’homme” que la dimension humaine de l’OSCE redeviendra une pierre angulaire de l’approche globale de la sécurité et de la coopération. À cet égard, il est également fait référence au discours du Pape de 2018 au corps diplomatique dans lequel François a noté avec inquiétude comment l’interprétation de certains droits avait progressivement changé, avec l’inclusion d’un certain nombre de «nouveaux droits» qui sont fréquemment en conflit les uns avec les autres. Des notions douteuses des droits de l’homme ont été avancées, en contradiction avec la culture de nombreux pays. Le risque est donc qu’au nom des droits de l’homme, nous assistions à la montée en puissance de formes modernes de colonisation idéologique par les plus forts et les plus riches, au détriment des plus pauvres et des plus vulnérables. La délégation est donc convaincue que la seule approche significative de la dimension humaine consiste à rechercher une compréhension commune des droits de l’homme universels et des libertés fondamentales, ainsi que de leur protection et de leur promotion.

Les engagements doivent faire l’objet d’un consensus

Le Saint-Siège esprime également sa gratitude au directeur du BIDDH, Matteo Mecacci, et à ses prédécesseurs pour leurs efforts au cours des 30 dernières années. Dans l’une des trois déclarations, la délégation fait part de son désir continu de dialogue et d’engagement sur les questions d’intérêt commun. Le Saint-Siège compte donc sur le professionnalisme et la véritable impartialité du BIDDH pour que toutes les activités de l’organisation puissent être menées à bien dans le respect des engagements convenus. Ceci est important pour le principe d’égalité entre les États participants. À cet égard, la délégation se sent obligée d’exprimer sa préoccupation quant au fait que le BIDDH, lors du Forum sur l’égalité des générations qui s’est tenu à Paris en juillet dernier, a rejoint les coalitions d’action pour l’égalité des générations sur la violence fondée sur le genre et sur les mouvements et le leadership féministes sans aucun mandat consensuel de tous les États participants.

Source: VATICANNEWS, le 17 octobre 2021

ABUS SEXUELS: LETTRE DE NICOLAS BETTICHER AU PAPE FRANÇOIS

ABUS SEXUELS: LETTRE DE NICOLAS BETTICHER AU PAPE FRANÇOIS

Non satisfait de la réaction des évêques français au scandale des abus sexuels, l’abbé Nicolas Betticher, de la Paroisse Frère Nicolas, à Berne, a écrit une lettre ouverte au pape François. Il demande un signal clair de la part de l’Eglise.

La lettre de Nicolas Betticher est visible sur le site de sa paroisse de Bruder Klaus, à Berne. Elle sera aussi présentée à l’issue des messes. La démarche se veut participative et les fidèles sont appelés à signer ou/et à commenter, en bien ou en mal, le texte, précise-t-il à cath.ch. Une fois un certain nombre de signatures obtenues, la lettre sera envoyée au Saint-Père, à Rome. Chacun/e peut soutenir cette démarche sur le lien de sa paroisse.

Extrait de l’entretien de l’abbé Nicolas Betticher avec Kath.ch:

Que pensez-vous du débat actuel sur les abus en France?
Nicolas Betticher: Je suis choqué. Il y a au moins 330’000 cas d’abus – et rien ne se passe. Les évêques et les catholiques acceptent simplement le scandale. Comment se peut-il que les catholiques descendent dans la rue contre le «mariage pour tous» – mais restent silencieux face au fait que tant d’enfants et de jeunes ont été blessés? Il manque un signal fort qui dise: «ça suffit!»

Et il n’est pas possible que le président de la Conférence des évêques de France (CEF) puisse dire: «S’il vous plaît, donnez-nous de l’argent pour indemniser les victimes des erreurs commises par des évêques, dont certains sont encore en fonction. C’est absurde. Pour les victimes, c’est une gifle».

Dimanche dernier, à l’occasion de votre homélie, vous avez annoncé une initiative personnelle…
Le pape François a ouvert le processus synodal à Rome. Il me manque cependant un signe indiquant que quelque chose est vraiment en train de changer. J’ai annoncé dans mon homélie que j’allais écrire une lettre au pape. Ça ne peut pas continuer ainsi. Je perçois aussi que le processus synodal est en danger.

«Nous devons mettre en place des tribunaux et des organes de contrôle indépendants dans chaque pays»

Pourquoi?
Le processus est éclipsé par la crise des abus. Nous ne pouvons pas parler de manière crédible de la foi, de l’Évangile et de l’écoute du Saint-Esprit si nous n’abordons pas enfin la question du pouvoir. Pour cela, cependant, nous avons besoin d’un signal du pape indiquant qu’il ne veut pas seulement écouter, mais qu’il veut réellement introduire une séparation des pouvoirs dans l’Église. Un évêque ne peut pas être le juge suprême, le chef suprême du personnel, le premier stratège et, par-dessus le marché, un bon berger et un père spirituel. Il s’agit d’une erreur systémique qui porte préjudice aux évêques eux-mêmes. La situation légale doit être révisée de toute urgence.

SUITE SOUS: CATH.CH (traduction), du 14 octobre 2021

La lettre de Nicolas Betticher au pape

«Cher Saint-Père,

nous sommes membres d’une paroisse du diocèse de Bâle en Suisse. Elle est sous la protection du saint Frère Nicolas, un laïc, père de famille et mari qui a trouvé Dieu dans l’humilité, dans le silence de la prière eucharistique. Il était également un homme de paix et d’harmonie.

Nous vous remercions tous, Saint-Père, pour le processus synodal que vous avez initié. Nous nous joignons à lui et nous nous réjouissons ! Nous allons, avec notre évêque Felix Gmür et toutes les autres paroisses du diocèse, nous recueillir, prier, et donner le maximum d’espace à l’Esprit Saint afin de reconnaître les signes des temps. Que veut Dieu de nous aujourd’hui? Où veut-il mener son Église?

Vous voulez que le peuple de Dieu prie avec vous, qu’il ressente avec vous et qu’il pense avec vous. Nous le ferons.

Mais: dès que nous parlons de l’Église et du processus synodal avec d’autres chrétiens, la question des abus est immédiatement mise en avant. Elle fait de l’ombre à tout le Synode! Au lieu de parler de l’Évangile, du salut et de l’amour de Dieu, cette terrible question revient sans cesse sur le devant de la scène.

Nous pouvons très bien le comprendre car c’est précisément l’Église qui ne donne aucune réponse substantielle et profonde aux abus de pouvoir de toutes sortes dans l’Église.

Saint Père, nous vous demandons : donnez-nous un signe concret, même de manière rudimentaire, que nous devons changer les structures de l’Église autour du pouvoir dans celle-ci. Décider du principe d’une modification de la loi qui permettrait l’existence de tribunaux et d’autorités de contrôle indépendants dans le monde entier. Cela soulagerait les évêques et redonnerait une certaine crédibilité à l’Église.

Ce n’est qu’à cette condition que cette question dévastatrice de l’abus de pouvoir pourra être dédramatisée pour commencer vraiment le processus synodal.

Ce n’est qu’alors que nous vivrons vraiment un synode comme vous le souhaitez.

Nous sommes heureux de participer au processus synodal. Mais s’il vous plaît : envoyez un signal clair.

Merci!

Profondément unis dans la prière et l’espérance

Nicolas Betticher, prêtre»

(Traduit de l’allemand avec la validation de Nicolas Betticher)

Voir: CATH.CH, du 14 octobre 2021

Le père Olivier Maire, dans la lumière de Jésus et Marie

Le père carme François-Marie Léthel, professeur à l’université Teresianum, à Rome, avait travaillé avec le père Olivier Maire assassiné le 9 août 2021 à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée (France). Il nous donne ici son témoignage :

« J’ai été très touché par cet assassinat du père Olivier Maire parce que je le connaissais bien, depuis des années. Nous avions travaillé ensemble sur la doctrine du père de Montfort en vue de son doctorat. C’était l’un des meilleurs connaisseurs de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Un saint prêtre aussi ! Il était provincial des montfortains en France, donc c’était vraiment l’une des personnalités les plus importantes de la famille montfortaine pour la diffusion de cette doctrine. Il aurait dû donner la semaine prochaine à Lourdes une conférence sur “Marie consolatrice des affligés, selon le père de Montfort”.

Je le vois comme un martyr de la charité, avec cet accueil qu’il a vécu au péril de sa vie. Cette mort a énormément touché le monde entier et spécialement la France. Il a été assassiné à Saint-Laurent-sur-Sèvre, là où est mort saint Louis-Marie de Montfort il y a un peu plus de 300 ans…

Mais tout de suite, on a reparlé de Louis-Marie de Montfort, des montfortains. Donc je pense que, du Ciel, maintenant, le père Olivier Maire invite la France mais aussi le peuple de Dieu, plus largement, à redécouvrir le trésor, l’importance, l’actualité de saint Louis-Marie de Montfort. Je pense qu’il faut voir cette mort dans la lumière, dans la lumière de Dieu. C’est un évènement douloureux, bouleversant, mais sa signification, c’est certainement que maintenant le père Olivier Maire se retrouve avec saint Louis-Marie, auprès du Seigneur et de la Vierge Marie. »

Adapté de vaticannews.va

Prions :

Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: une minute avec Marie

19.10.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Paul de la Croix,  († 1775)

Prêtre et Fondateur des Passionnistes
« Congregatio Passionis Jesu Christi » 

Paolo della Croce, (Paolo Francesco Danei), naît, le premier de seize enfants, à Ovada (Alexandrie, Italie) le 3 janvier 1694 de Luca et Anna Maria Massari ; il fut baptisé le 6 janvier.  

Il a vécu 81 ans au cours du XVIIIe siècle, siècle fameux pour la grande mutation des mentalités et qui devait se conclure avec la Révolution française. Cependant, cette époque ne fut pas aussi « froide» sur le plan religieux que le furent les XVIe et XVIIe siècles. C’est la grande période des missions populaires (des religieux viennent prêcher dans les paroisses sur la demande des évêques) qui suscitent en France un saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716). 

En Italie trois grandes figures surgissent à la même époque : saint Alphonse-Marie de Liguori (fondateur des Rédemptoristes), saint Léonard de Port Maurice (réformateur franciscain) et enfin saint Paul de la Croix (fondateur des Passionistes). Trois grands prédicateurs et trois grands directeurs spirituels.

Le père de Paul de la Croix est un petit commerçant et sa mère une grande dévote de la Passion du Christ, qu’elle enseigne à ses enfants. À 13 ans, Paul s’inscrit à la confraternité de l’Annonciation de Notre-Dame et devient d’emblée un apôtre auprès des enfants de son âge. En déplacement avec son frère Jean-Baptiste, co-fondateur de la congrégation passioniste, pour les affaires de leur père, en traversant une rivière en crue, ils sont tous deux entraînés par les eaux. « Une Dame aimable et illuminée leur apparaît, les prend par la main et les dépose sains et saufs sur la rive » : ils ne l’oublieront jamais (le premier couvent fondé par les deux frères sera dédié à la présentation de la Vierge Marie au Temple). 

À 19 ans, à la suite d’une conversation avec son curé, le voilà saisi par une impulsion intérieure qu’il nommera « ma conversion » ; il décide de se consacrer, sous la direction de ce prêtre, à une vie de sainteté sans concession. Paul cherche son chemin, et à 21 ans, un premier appel naît en son âme : « J’eus l’idée de revêtir une tunique de laine brute, de m’en aller nu-pieds et de vivre dans une absolue pauvreté une vie de pénitence. Mais le souci de la maison m’empêcha de suivre cette inspiration ». Elle reviendra, sous forme de vision cette fois, au sortir de la messe : « Arrivant dans une rue proche de la maison, je me suis senti élevé vers Dieu et je me suis alors vu revêtu en esprit d’un vêtement noir qui descendait jusqu’au sol, une croix blanche sur la poitrine et, sous la croix, était écrit le nom très saint de Jésus en lettres blanches ». 

En novembre 1720 il est revêtu de cette tunique noire par Mgr Gattinara : c’est le vêtement des pénitents. Un an plus tard Jean-Baptiste revêt le même vêtement et les voilà tous deux ermites sur une presqu’île déserte : le mont Argentario. Ils vont à Rome durant l’année 1727 pour se mettre au service des malades de l’hôpital saint Gallican, et sont ordonnés prêtres par le pape. Ils s’en retournent alors à leur solitude du mont Argentario. 

Ils débutent les missions paroissiales en 1730. Le succès est très grand et ne sera jamais démenti. Ils inaugurent ainsi un genre de vie qui allie la dimension contemplative stricte et les activités apostoliques de prédication. Peu à peu d’autres se joignent à eux. 

En 1741 le pape Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) approuve la Règle des Passionistes. Jean-Baptiste meurt en 1765. Paul fonde en 1771 la branche féminine de son institut : les moniales passionistes. Il achève sa vie à Rome où il meurt le 18 octobre 1775.

Paul de la Croix a été béatifié le Ier mai 1853 et canonisé le 29 juin 1867 par le même pape : le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Pour un approfondissement :
>>> Site officiel de la Congrégation  

Saint Paul de La Croix priez pour nous !

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La Prière de Saint Paul de la Croix devant le Saint-Sacrement « Ô Jésus-Eucharistie, c’est à Vous maintenant de me désaltérer » : 

« Ô Seigneur, que votre Esprit est doux ! Je sais à qui je crois et je suis certain ; je suis certain que Vous êtes au tabernacle d’amour ! Quel bonheur de me tenir, pendant les heures les plus silencieuses, au pied du saint Autel ! Oh ! Qui me donnera des ailes de colombe pour prendre mon vol d’amour vers votre Cœur divin ? Ô Jésus-Eucharistie, Vous avez dit : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et je lui donnerai à boire ». C’est à Vous, maintenant, de me désaltérer. Mon Dieu, le Tabernacle est le lieu de votre Amour, préparé par Vous à qui Vous aime ! Quand pourrai-je, pendant les heures de profonde solitude, m’entretenir avec mon Amour-Eucharistie aux pieds du saint Autel ? Qui me donnera les ailes de la colombe pour faire des vols d’amour au Cœur sacré de mon Jésus ? Amen. » 

Saint Paul de la Croix (1694-1775)

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Prions : Que Saint Paul de la Croix, entièrement voué au Mystère de la Passion, nous obtienne ta Grâce, Seigneur, afin que, stimulés par son exemple, nous ayons plus de courage pour prendre notre croix. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

19.10.2021 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38. 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe – Lettre 85 à Nicolas d’Osimo, n° 39 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 580-581)

« Restez en tenue de service »

Il arrive souvent que l’homme travaille à une chose qui ne réussit pas comme il le désirait ; la tristesse et l’ennui s’emparent alors de son esprit, et il se dit à lui-même : Il vaudrait mieux renoncer à cette entreprise qui m’a pris tant de temps, sans aucun résultat, et chercher la paix et le repos de mon âme. L’âme doit alors résister par la faim de l’honneur de Dieu et du salut des âmes ; elle doit réfuter les propos de l’amour-propre, en disant : Je ne veux pas éviter et fuir le travail, parce ce que je ne suis pas digne de la paix et du repos ; je veux rester au poste qui m’a été confié, et rendre courageusement honneur à Dieu, en travaillant pour lui et pour le prochain. Quelquefois le démon, pour nous dégoûter de nos entreprises, nous fait dire, en voyant le trouble de notre esprit : J’offense plus Dieu que je ne le sers ; il vaudrait mieux abandonner cette affaire, non par dégoût, mais pour ne plus commettre de faute. Ô très cher Père, ne vous écoutez pas, n’écoutez pas le démon, lorsqu’il met ces pensées dans votre esprit et dans votre cœur ; mais embrassez les fatigues avec joie, avec un saint et ardent désir, et sans aucune crainte servile. Ne craignez pas d’offenser Dieu, parce que l’offense consiste dans une volonté perverse et coupable. Quand la volonté n’est pas selon Dieu, il y a péché ; mais quand l’âme est privée de la consolation qu’elle éprouvait en récitant l’office et les psaumes, quand elle ne peut pas prier dans le temps, le lieu et la paix qu’elle voudrait avoir, elle ne perd pas cependant sa peine, car elle travaille pour Dieu. Elle ne doit pas s’en affecter, surtout quand elle se fatigue pour le service de l’Épouse du Christ : tout ce que nous faisons pour elle est si méritoire et si agréable à Dieu, que notre intelligence est incapable de le comprendre et de l’imaginer.

Épinglé sur Versets biblique et paroles du pape

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,12.15b.17-19.20b-21.

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché.
Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes.
Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.
Quant à la loi de Moïse, elle est intervenue pour que se multiplie la faute ; mais là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé.
Ainsi donc, de même que le péché a établi son règne de mort, de même la grâce doit établir son règne en rendant juste pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.


Psaume 40(39),7-8a.8b-9.10.17.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.

Evangile du jour du 17.01.2021 – Centre Romand de l'Apostolat Mondial de  Fatima

Magdeleine Hutin, la digne héritière de Charles de Foucauld

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CIRIC Magdeleine Hutin.

Magdeleine Hutin, la digne héritière de Charles de Foucauld

Magdeleine Hutin, Petite Sœur Magdeleine de Jésus en religion, (1898-1989) est désormais vénérable. La nouvelle a dû réjouir le cœur du pape François. Car par son obstination à se tenir auprès des exclus et des plus petits, son œcuménisme et sa discrétion, elle incarne cette Église qu’il chérit : « pauvre parmi les pauvres ».

Deux hommes ont compté dans la vie de Magdeleine Hutin : son père, médecin militaire amoureux de l’Afrique du Nord, pour son dévouement à ses malades ; et Charles de Foucauld, qu’elle découvre en 1921, à 23 ans, par l’entremise de la biographie de l’académicien René Bazin (Charles de Foucauld, explorateur du Maroc, ermite au Sahara). Cette vie d’aventures et d’oblation dans des terres où personne ne va la remue au plus profond et fait germer en elle le désir d’imiter le futur saint.

Qui est donc cette religieuse dont les vertus héroïques viennent d’être reconnues par la Congrégation pour la cause des saints ? Issue d’une famille lorraine de six enfants dont elle est la benjamine, Magdeleine Hutin, née en 1898, se frotte très tôt à la souffrance. Souffrance de perdre plusieurs membres de sa famille au cours de la première guerre mondiale (sa grand-mère, ses deux frères morts au front, sa sœur emportée par la grippe espagnole). Puis souffrance physique pendant dix longues années (de 18 à 28 ans), en raison d’une pleurésie ayant dégénéré en tuberculose qui la contraint à l’immobilisation.

Restée seule avec des parents broyés par le chagrin, elle se sent le devoir de subvenir à leurs besoins. Aussi accepte-t-elle un poste de directrice d’une école des Dames du Sacré-Cœur, chez lesquelles elle a suivi une partie de sa scolarité. Elle veut se donner à Dieu, mais attend patiemment son heure.

Sur les traces de Charles de Foucauld

C’est la maladie qui lui ouvre les portes de la vie religieuse : une arthrite qui exige un climat très sec. Les médecins évoquent le Sahara. Comment ne pas voir là un clin d’œil de la Providence ? En 1936, elle embarque pour l’Algérie avec sa mère et une amie. D’emblée, elle s’implique auprès des plus démunis et rencontre plusieurs prélats qui l’aident à discerner sa vocation. Elle cherche des lumières sur la tombe de Charles de Foucauld, pour parvenir au bon dosage action-prière.

Avant d’être religieuse, sois humaine et chrétienne, dans toute la force et la beauté du terme.

Elle a 41 ans quand elle fonde dans le Sahara Algérien en 1939 une nouvelle congrégation religieuse inspirée par la spiritualité de l’ermite de Tamanrasset, les Petites Sœurs de Jésus. Petite Sœur Magdeleine de Jésus est née. « Fais-toi toute à tous : Arabe au milieu des Arabes, nomade au milieu des nomades, ouvrière au milieu des ouvriers mais avant tout sois humaine au milieu des humains », déclare-t-elle. « Avant d’être religieuse, sois humaine et chrétienne, dans toute la force et la beauté du terme. »

Une nomade sensible à toutes les détresses 

Commence alors pour cette femme d’âge déjà mûr une vie de pérégrinations aux quatre coins du monde : elle se rend et envoie ses sœurs dans les lieux les plus reculés ou exposés : chez les gitans ou les réfugiés palestiniens, au cœur des favelas de Rio ou des tribus amazoniennes, etc. Avec pour seule mission : « Être témoin de la tendresse de Jésus dans le monde. »

La progression de la communauté est fulgurante : 800 membres en 1959. Un succès qui va de pair avec nombre de difficultés pour recevoir l’approbation officielle de l’Eglise. Enfin en 1964, la congrégation de l’humble religieuse est reconnue « de droit pontifical ». Puis elle trouve un allié de poids en la personne du pape Jean Paul II en 1985. 

Magdeleine peut s’éteindre en paix, à Rome le 6 novembre 1989, à 91 ans. Elle laisse orphelines 1.300 Petites Sœurs en cinq continents. Elles sont tout autant aujourd’hui, présentes dans 64 pays à travers des fraternités de trois à cinq sœurs immergées dans des quartiers. 

Magdeleine de Jésus, un témoignage vivant pour aujourd’hui –Testament spirituel, Editions Parole et silence, 2018, 18,72 euros.

Source: ALETEIA, le 18 octobre 2021

Un million d’enfants prient le chapelet pour la paix: encouragements du pape François


Un million d'enfants prient pour la paix © capture Zenit / AED

Un Million D’enfants Prient Pour La Paix © Capture Zenit / AED

Un million d’enfants prient le chapelet pour la paix: encouragements du pape François

Une initiative promue par l’AED

Le pape François encourage l’initiative de l’Aide à l’Eglise en détresse » intitulée: « Un million d’enfants prient le chapelet pour la paix« .

Après l’angélus de ce dimanche 17 octobre, Place Saint-Pierre, le pape a dit, en italien: « La Fondation « Aide à l’Eglise en Détresse » donne rendez-vous aux paroisses, aux écoles et aux familles avec l’initiative: « Pour l’unité et la paix, un million d’enfants prient le Rosaire ». »

« J’encourage cette campagne de prière, qui cette année se confie d’une manière particulière à l’intercession de saint Joseph. Merci à tous les petits garçons et les petites filles qui y participent! Merci beaucoup! », a ajouté le pape.

Demain, lundi 18 octobre en effet l’Aide à l’Église en Détresse (AED) invite les paroisses, les jardins d’enfants, les écoles et les familles à participer à cette « campagne de prière pour la paix et l’unité dans le monde »: « Elle encourage les enfants et les jeunes à chercher en Dieu aide et soutien dans les moments difficiles », explique le cardinal Mauro Piacenza, président international de l’AED.

Cette année, les enfants invoqueront ensemble la Vierge Marie et saint Joseph.

La Lettre apostolique « Patris Corde » – (« Avec le cœur d’un père ») écrite par le pape François pour marquer l’Année saint Joseph, encourage en effet les enfants à prier « main dans la main avec la Vierge Marie et sous la protection de saint Joseph ».

L’initiative de la prière « Un million d’enfants prient le chapelet » remonte à 2005. Un groupe d’enfants priait le chapelet dans un sanctuaire local de la capitale vénézuélienne Caracas: « Lorsqu’un million d’enfants prieront le Chapelet, le monde changera. »Un million d'enfants prient pour la paix © capture Zenit / AED

Un million d’enfants prient pour la paix © capture Zenit / AED

Source: ZENIT.ORG, le 17 octobre 2021