A Banneux, « Une source pour toutes les nations »

Du 15 janvier au 2 mars 1933, la Vierge Marie est apparue huit fois à une fillette de 11 ans, Mariette Béco, à Banneux, ville située à 20 km de Liège, dans les Ardennes belges.  Mariette Béco est née le 25 mars 1921, aînée d’une famille belge modeste et non pratiquante de sept enfants, domiciliée au lieu-dit « la Fange », sur la route de Pépinster à Louveigné. Elle ne fréquente ni l’église ni le catéchisme.

Le dimanche 15 janvier 1933, vers dix-neuf heures, Mariette est assise devant la fenêtre, au domicile de ses parents. Dehors, il fait nuit, il neige. Il gèle à –12 degrés. Mariette soulève le rideau. Avec surprise, elle voit une « lumière » dans le jardin, puis aperçoit une « belle dame ».

Le 19 janvier 1933 : – Qui êtes-vous, ma belle Dame ? – Je suis la Vierge des Pauvres. Puis la Vierge invite l’enfant à plonger ses mains dans une source… « Une source pour toutes les nations […] pour soulager les malades », dit Marie.

Lors de la dernière apparition de Marie, le 2 mars 1933, la Vierge dit à Mariette : « Je suis la Mère du Sauveur, Mère de Dieu. Priez beaucoup. Adieu ! »

(Notons que l’année 1933 est le moment de l’accession d’Hitler au pouvoir ; le message des apparitions dans ce contexte n’en prend que plus de relief).

Le lendemain de ce 2 mars, Mariette subit son huitième interrogatoire depuis le début des apparitions. Comme d’habitude, elle témoigne avec clarté et précision, sans jamais se contredire, ni se mettre en avant.

Le 22 août 1949, l’évêque diocésain reconnaît officiellement les apparitions de Banneux.

Source : Patrick SBALCHIERO, Extraits de l’article « Banneux », dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=c57dfce373

19.01.2020 – SAINTS ET MARTYRS DU JOUR

Sts Marius, Marthe, Audifax, Abacum
Martyrs
(† 270)

Marius était un notable persan qui s’était converti avec son épouse Marthe et ses deux enfants Audifax et Abacum, au christianisme.

Venus avec sa femme et leurs deux fils en pèlerinage à Rome sous le règne de Claude-le-Gothique (268-270), ils se dévouèrent à soulager les victimes de la persécution, à visiter les prisonniers et à ensevelir dignement les chrétiens exécutés.

Quand ils furent reconnus comme chrétiens, ils furent arrêtés et, refusant toute proposition d’idolâtrie, condamnés : les trois hommes furent décapités et Marthe périt noyée.

Saints Marius, Marthe, Audifax et Abacum priez pour nous !

19.01.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.

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En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)

évêque et docteur de l’ÉgliseSur Isaïe, IV, 2 (trad. Sr Isabelle de la Source; Collection Écriture sainte, Séries Lire la Bible avec les Pères, t. 6 ; édité par Isabelle de la Source, Médiaspaul 2005;p. 116)

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

« Cieux, réjouissez-vous ! Car Dieu a fait miséricorde à Israël. Sonnez de la trompette, fondements de la terre !… Car Dieu a racheté Jacob » (Is 44,23 LXX). On peut facilement conclure de ce passage d’Isaïe que la rémission des péchés, la conversion et la rédemption de tous les hommes, annoncées par les prophètes, seront accomplies par le Christ aux derniers jours. En effet, lorsque Dieu, le Seigneur, nous est apparu, lorsque, devenu homme, il a vécu avec les habitants de la terre, lui l’Agneau véritable qui enlève le péché du monde, lui, la victime totalement pure, alors, quel motif de réjouissance pour les puissances d’en haut et les esprits célestes, pour tous les ordres des saints anges ! Ils chantaient, ils chantaient sa naissance selon la chair : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre ; bienveillance parmi les hommes ! » (Lc 2,14) S’il est vrai selon la parole du Seigneur – et c’est absolument vrai – qu’« il y a de la joie dans les cieux chez les saints anges pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15,7), comment douter qu’il y ait joie et liesse chez les esprits d’en haut, lorsque le Christ ramène toute la terre à la connaissance de la vérité, appelle à la conversion, justifie par la foi, rend brillant de lumière par la sanctification ? « Les cieux se réjouissent car Dieu a fait miséricorde », non seulement à l’Israël selon la chair, mais à l’Israël compris selon l’esprit. « Les fondements de la terre », c’est-à-dire les ministres sacrés de la prédication de l’Évangile, ont « sonné de la trompette ». Leur voix éclatante est parvenue partout ; comme des trompettes sacrées, elle a retenti de toutes parts. Ils ont annoncé la gloire du Sauveur en tous lieux, ils ont appelé à la connaissance du Christ aussi bien les juifs que les païens.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 49,3.5-6.

Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume 40(39),2abc.4ab.7-8a.8b-9.10cd.11cd.

D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,1-3.

Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère,
à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.
À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

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La Demeure du Fils et de l’Esprit Saint

Marie, la Toute Sainte Mère de Dieu, toujours Vierge, est le chef-d’œuvre de la mission du Fils et de l’Esprit dans la plénitude du temps.

Pour la première fois dans le dessein du Salut et parce que son Esprit l’a préparée, le Père trouve la Demeure où son Fils et son Esprit peuvent habiter parmi les hommes.

C’est en ce sens que la Tradition de l’Église a souvent lu en relation à Marie les plus beaux textes sur la Sagesse (cf. Pr 8, 1 – 9, 6 ; Si 24) : Marie est chantée et représentée dans la liturgie comme le « Trône de la Sagesse ».

Catéchisme de l’Eglise Catholique  n°721

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=658ed3d1b6

18.01.2020 – SAINTE DU JOUR

Sainte Marguerite de Hongrie
Princesse et moniale
, († 1270)

 

Marguerite de Hongrie naît vers 1242 dans la famille royale hongroise des Arpads.
Fille du roi Béla IV de Hongrie et d’une princesse byzantine, elle entra d’abord au monastère de Veszprem puis chez les Dominicaines près de Budapest.

Elle y prit le voile à l’âge de 19 ans et se distingua bientôt par l’intensité de sa vie spirituelle. Elle vivait le plus pauvrement possible et donnait aux pauvres tout l’argent que lui donnait son frère, le roi Étienne V.

A l’intérieur du monastère, Marguerite cherchait les tâches les plus rudes et les plus humbles. Éprise d’ascèse, elle affligeait son corps de toutes les façons, non par fidélité à la règle dominicaine qui n’en demandait pas tant, mais de sa propre initiative.
Pour mieux s’associer à la Passion du Christ, elle se flagellait souvent, portait à même la peau des cordes qui lui provoquaient des plaies. En retour, elle fut couronnée de dons mystiques assez étonnants.

Le 18 janvier 1270 elle remet son âme entre les mains de son Époux céleste, à peine âgée de vingt huit ans.

Son procès de béatification commença en 1271 sous le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276).
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), le 19 novembre 1943, a confirmé son culte, ininterrompu, par une canonisation équipollente (cela signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Marguerite de Hongrie

Sainte Marguerite de Hongrie priez pour nous !

18.01.2020 – EVANGILE DU JOUR

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,13-17.

En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.
Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Carpathios (VIIe s.)

moine et évêqueLettres aux moines de l’Inde (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès, p. 337-338, rev.)

Le grand médecin est proche

Le grand médecin de ceux qui souffrent est proche. Il a pris sur lui nos maladies. Il nous a guéris, et il nous guérit par sa meurtrissure (cf. Is 53,5 ; Mt 8,17). Il est là, il applique maintenant les remèdes salutaires. Il est dit en effet : C’est moi qui ai frappé, qui ai livré à l’abandon, et c’est moi qui guérirai (cf. Dt 32,39). Donc ne crains pas. Quand cessera mon ardente colère, de nouveau je guérirai. De même qu’une femme n’oubliera jamais d’avoir pitié des enfants de son sein, de même je ne t’oublierai pas, dit le Seigneur (cf. Is 49,15). Si l’oiseau répand sur ses petits sa tendresse, s’il les visite à tout moment, s’il les appelle, s’il porte la nourriture dans leur bouche, combien plus mes compassions se répandent sur mes créatures. Davantage encore s’est épanchée sur toi ma tendresse. Je te visite secrètement. Je parle à ton intelligence. J’apporte la nourriture à ta réflexion qui s’ouvre comme la bouche de la petite hirondelle. Je te donne la nourriture de la crainte du Tout Puissant, la nourriture du désir des cieux, la nourriture de la consolation des gémissements, la nourriture de la componction, la nourriture du chant, la nourriture de la connaissance la plus profonde, la nourriture des mystères divins. Mais si je mens quand je te parle ainsi, moi qui suis ton maître et ton Père, prouve-le moi et je me tais. Voilà ce que le Seigneur ne cesse de dire à nos pensées. Que le Père des compassions et le Dieu de toute consolation (2 Co 1,3) vous donne une consolation éternelle et une bonne espérance, dans le Christ Jésus notre Seigneur. À lui la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. Amen.

LECTURES :

Premier livre de Samuel 9,1-4.10c.17-19.10,1.

Il y avait dans la tribu de Benjamin un homme appelé Kish, fils d’Abiel, fils de Ceror, fils de Becorath, fils d’Afiah, fils d’un Benjaminite. C’était un homme de valeur.
Il avait un fils appelé Saül, qui était jeune et beau. Aucun fils d’Israël n’était plus beau que lui, et il dépassait tout le monde de plus d’une tête.
Les ânesses appartenant à Kish, père de Saül, s’étaient égarées. Kish dit à son fils Saül : « Prends donc avec toi l’un des serviteurs, et pars à la recherche des ânesses. »
Ils traversèrent la montagne d’Éphraïm, ils traversèrent le pays de Shalisha sans les trouver ; ils traversèrent le pays de Shaalim : elles n’y étaient pas ; ils traversèrent le pays de Benjamin sans les trouver.
Alors ils allèrent à la ville où se trouvait l’homme de Dieu.
Quand Samuel aperçut Saül, le Seigneur l’avertit : « Voilà l’homme dont je t’ai parlé ; c’est lui qui exercera le pouvoir sur mon peuple. »
Saül aborda Samuel à l’entrée de la ville et lui dit : « Indique-moi, je t’en prie, où est la maison du voyant. »
Samuel répondit à Saül : « C’est moi le voyant. Monte devant moi au lieu sacré. Vous mangerez aujourd’hui avec moi. Demain matin, je te laisserai partir et je te renseignerai sur tout ce qui te préoccupe.
Alors, Samuel prit la fiole d’huile et la répandit sur la tête de Saül ; puis il l’embrassa et lui dit : « N’est-ce pas le Seigneur qui te donne l’onction comme chef sur son héritage ?

Psaume 21(20),2-3.4-5.6-7.

Seigneur, le roi se réjouit de ta force ;
quelle allégresse lui donne ta victoire !
Tu as répondu au désir de son cœur,
tu n’as pas rejeté le souhait de ses lèvres.

Tu lui destines bénédictions et bienfaits,
tu mets sur sa tête une couronne d’or.
La vie qu’il t’a demandée, tu la lui donnes,
de longs jours, des années sans fin.

Par ta victoire, grandit son éclat :
tu le revêts de splendeur et de gloire.
Tu mets en lui ta bénédiction pour toujours :
ta présence l’emplit de joie !

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Mais priez mes enfants, ……………………., Mon Fils se laisse toucher

Marie apparaît à Pontmain le 17 janvier 1871

        La France fête ce jour l’anniversaire de l’apparition de Notre Dame à Pontmain. ‘’ Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, Mon Fils se laisse toucher »   Pontmain est sous la neige et la Vierge apparaît revêtue de la robe que portaient les avocats du temps de saint Yves. Pour avoir le récit de cette apparition, suivre les liens (http://www.sanctuaire-pontmain.com/L-histoire-de-l-Apparition.html ) et ( https://www.youtube.com/watch?v=0QbkCpvi7jo  durée 6 minutes environ )

            Comme à l’Ile Bouchard en 1947, les enfants sont le levier que Notre Dame va utiliser pour toucher son divin Fils. L’apparition sera silencieuse, le curé du village, l’abbé Guérin, sera la cheville ouvrière de ces prières et Notre Dame lui rendra une sorte d’hommage, en allumant les bobèches qui entouraient son image, dans le même ordre qu’il le faisait lorsqu’il allumait les bougies autour de l’autel de la sainte Vierge dans son église. 

       Remarquons que Notre Dame écrira:  » Mais priez mes enfants ». A l’Île Bouchard, elle confirmera cette maternité particulière en répondant à la petite Jeannette ‘’ Oui je suis votre maman du Ciel  ».

           L’abbé Guérin était un grand dévot de Notre Dame. Depuis son arrivée dans la paroisse le 24 novembre 1836, dans chaque famille, on priait le chapelet tous les jours, comme le demandera plus tard Notre Dame à Fatima. Revenons en arrière, d’abord sous forme historique, puis dans le cadre de cette apparition.

            Le cardinal Pie, évêque d’Orléans et grand défenseur de la Royauté Sociale du Christ (Pie XI la concrétisera par son encyclique ‘’Quas primas » le lendemain de l’apparition de Pontevedra), avait rencontré Napoléon III le 15 mars 1856 et lui avait dit : ‘’ «Sire, quand de grands politiques comme votre Majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, je n’ai qu’à m’incliner parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis évêque, et comme évêque je leur réponds : «Le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner, eh bien ! Alors le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer

            Notre Dame à La Salette le 19 septembre 1846 avait confié à Mélanie un long et très important secret qui concernait, en autres éléments, un passage pour le pape Pie IX ou il était question du futur  Napoléon III : – ‘‘Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome après l’année 1859 ; mais qu’il soit ferme et généreux, qu’il combatte avec les armes de la foi et de l’amour ; je serai avec lui. Qu’il se méfie de Napoléon, son cœur est double, et quand il voudra être à la fois pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui, voulant toujours s’élever, tombera sur l’épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à se faire élever.’

            L’empereur ne pensait probablement pas à l’entretien qu’il eut avec Mgr Pie lorsqu’il fut fait prisonnier à Sedan le 2 septembre 1870. Peu après Paris était occupé et la résistance s’organisait autour de la Loire. La bataille du 2 décembre 1870 à Loigny, vit ceux qui avaient déjà combattu pour défendre le pape Pie IX, résister à l’armée prussienne sous la bannière du Sacré-Cœur, avec à leur tête un très grand catholique, le général Gaston de Sonis. (Lien pour l’histoire de la bataille de Loigny :  http://www.la-banquise-de-mortimer.com/article-la-bataille-de-loigny-91894439.html   et lien pour l’histoire de la bannière  de cette bataille : https://www.nd-chretiente.com/dossiers/pdf/articles/1989_le%20sacre%20coeur%20de%20jesus%20dans%20la%20bataille_general%20de%20sonis.pdf  )

            Les armées Françaises reculent peu à peu vers l’ouest et le 16 janvier 1971 une de ces armées est à Laval, et les prussiens arrivent aux abords de la ville. En complément des nombreuses prières et neuvaines s’élevant de toute la France depuis plusieurs semaines, à St Brieux, ce 17 janvier, de 17 à 21 heures, au sanctuaire de Notre Dame de l’Espérance, une foule nombreuse prie pour demander la protection de la ville et l’arrêt de la guerre. Comme en réponse à cette demande, Notre Dame se montrera en silence à Pontmain. Elle manifestera une joie évidente au chant composé un peu plus de 20 ans auparavant par le recteur de ce sanctuaire, l’abbé Prud’homme. Voici l’histoire de ce sanctuaire.

            Au milieu du XIV siècle, dans la ville de St Brieux, une petite chapelle fut construite et dédiée à St Pierre. Rebâtie au début du XVIII siècle, confiée à une congrégation de marchands et artisans, elle fut bénie sous le triple vocable de l’Immaculée Conception et des apôtres St Pierre et St Paul.

            Cette chapelle fut abandonnée, puis rendue au culte en 1838. En 1847, l’abbé Prud’homme obtint de remplacer cette chapelle par une église et il eut l’inspiration de la placer sous le vocable de Notre Dame de l’Espérance.Il venait d’obtenir la guérison d’une enfant de 7 ans par la prière à la très Sainte Vierge Marie sous ce vocable particulier.

          Un an plus tard, en 1848, la France est secouée de troubles révolutionnaires qui attaquent non seulement le pouvoir civil, mais aussi l’Eglise. L’abbé Prud’homme va alors établir dans sa chapelle, la confrérie de Notre Dame de l’Espérance, et composera le 25 février 1848, le cantique devenu célèbre : » Mère de l’Espérance’‘. Cette confrérie d’abord reconnue par l’évêque de St Brieux, puis par Rome elle-même, va connaître un essor merveilleux, et l’Eglise va devenir un lieu de pèlerinage. En peu de temps, la confrérie compte 2 000 membres. Cinq mois après sa fondation, ce sont 100 000 membres que l’on décompte et la plupart des évêques de France y sont affiliés.

            Les causes de cet engouement : D’une part les buts de cette confrérie et bien sûr les bienfaits obtenus par l’intercession de Notre Dame de l’Espérance. Les buts : au nombre de 4 obtenus par l’intercession de Marie : Le salut de la France, la conversion des pécheurs, la persévérance des justes, la grâce de la Bonne Mort pour les membres de la confrérie.   On retrouve 2 des thèmes mis en valeur par Notre Dame à Fatima.

            Au cours de l’apparition, l’attitude de Notre Dame variera avec les cantiques ou les prières, souriante avec le cantique ‘’Mère de l’Espérance ‘’ (Pour les paroles de l’époque et celles composées juste après, lien https://gloria.tv/text/EJC9WNwLvYh114w2nDBt33ktS ) ou d’une grande tristesse avec les paroles du cantique ‘’ Parce Domine ‘’ (Pardonnez Seigneur, pardonnez à votre peuple, ne soyez pas toujours irrité contre nous   ( https://www.youtube.com/watch?v=jSB8D-M0mVI  durée 1′ 43)  Peu avant la fin de l’apparition, Notre Dame montrera un crucifix rouge avec l’inscription ‘’ Jésus Christ ». Comme à l’Île Bouchard, ou Elle fit embrasser la croix de son chapelet aux enfants, Notre Dame lie sa présence au sacrifice rédempteur de la croix de son Fils. Une nouvelle fois, Elle parle implicitement du saint sacrifice de la messe. N’oublions pas que lors de son apparition le 19 septembre 1846 à la Salette, Elle portait également, bien en évidence, un crucifix, avec un marteau du coté G et des tenailles coté D. Elle a disparu aux yeux des enfants en regardant du coté de Rome, après avoir précisé à Mélanie que l’Eglise serait éclipsée, mais avait rassuré, quelques années plus tard, les enfants de Fatima en leur disant que dans leur patrie, le Portugal, se conserverait le dogme de la Foi, et qu’à la fin son Cœur Immaculé triompherait.

            L’apparition a eu lieu le mardi 17, et 11 jours plus tard, le samedi 28 Janvier l’armistice était signé. L’apparition de Pontmain sera reconnue par l’évêque de Laval, Mgr Wicart, le 2 février 1872. Pour Lourdes, 4 ans seront nécessaire, 5 ans pour La Salette, 13 ans pour Fatima, 54 ans pour l’Île Bouchard.

        L’évêque de Laval, Mgr Paul Marie Richaud dira en janvier 1940 : ‘’Si toutes les Madones ont leur spécialité, Notre-Dame de Pontmain, c’est la Madone de la France en péril. » (Lorsque notre France sera en danger, n’oublions pas le couplet 7 ‘’ En ces jours de souffrance, sauvez nous du danger, épargnez à la France le joug de l’étranger »), surtout si ce joug est d’ordre politico-spirituel. Pour écouter la mélodie de ce cantique, nous avons le lien (https://www.youtube.com/watch?v=cMEpqZE1G-w), (Mais ce ne sont plus les paroles qui ont tant fait sourire Notre Dame)

         Ce jour, dans certains diocèses, on célèbre la messe avec un ‘’propre » spécial qui met en honneur l’espérance placée en Notre Dame. Citons par exemple dans la prière dite ‘’collecte » du rite célébré à l’époque :‘’ Dieu qui par la merveilleuse protection de la bienheureuse Vierge Marie avez daigné d’une manière extraordinaire affermir notre espérance, accordez-nous dans votre bonté, la persévérance dans la prière selon ses exhortations, pour que soit exaucées nos suppliques ferventes. » Ou encore dans la dernière prière du ‘’propre » appelée ‘’Postcommunion » : ‘’Que le gage du salut éternel que nous venons de recevoir, Seigneur, nous donne, dans notre joie d’être protégé par la Mère de votre Fils, la grâce de croître de jour en jour dans l’espérance et la fidélité ‘’

Dernier lien avec Fatima : En 1946, à Pontmain, les cérémonies du 75ème anniversaire de l’apparition seront présidées par le nonce apostolique Mgr Roncali, futur pape Jean XXIII, le premier pape à découvrir la troisième partie du secret de Fatima.

‘’Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, Mon Fils se laisse toucher »

Lorsque nous récitons notre chapelet quotidien, si nous le pouvons, faisons-le, en tout ou en partie, en famille, avec nos enfants, petits ou grands. 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Source: https://hozana.org/publication/70831-mais-priez-mes-enfants-mon-fils-se-laisse-toucher?utm_source=user&utm_medium=email_Hozana&utm_campaign=nouvelle_CP_6530