28.03.2020 – MESSE DU PAPE FRANÇOIS À SAINTE MARTHE

Sainte-Marthe: François encourage prêtres et religieuses à servir les pauvres 

Lors de la messe de ce samedi 28 mars, célébrée en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, François a renouvelé sa prière pour les familles qui souffrent des conséquences de la pandémie de Covid-19. Dans son homélie, il a parlé des prêtres et des religieuses qui continuent d’aider les pauvres et les malades pendant cette période.

Vatican News

Au début de cette 20e messe retransmise en direct depuis Sainte-Marthe, le Souverain Pontife a d’abord lu l’antienne d’entrée: «Les liens de la mort m’entouraient, le torrent fatal m’épouvantait ; des liens infernaux m’étreignaient: j’étais pris aux pièges de la mort. Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; de son temple il entend ma voix» (Ps 17, 5-7). Puis il a formulé l’intention suivante:

«Ces derniers jours, dans certaines régions du monde, les conséquences – certaines conséquences – de la pandémie sont devenues apparentes ; l’une d’entre elles est la faim. Les gens commencent à voir des gens qui ont faim, parce qu’ils ne peuvent pas travailler, parce qu’ils n’ont pas d’emploi stable, et pour tant d’autres raisons. Nous commençons déjà à voir le « plus tard », qui viendra plus tard mais commence maintenant. Prions pour les familles qui commencent à être dans le besoin à cause de la pandémie».

Dans son homélie, le Pape François a commenté l’Évangile d’aujourd’hui (Jn 7, 40-53), affirmant avec force que les prêtres et les religieuses font bien de se salir les mains en aidant les pauvres et les malades, même en ce moment. Les prêtres et consacrés ne doivent pas devenir une élite enfermée dans un service religieux détaché du peuple, ils font partie de celui-ci et doivent le servir.

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’homélie selon une de nos transcriptions:

« « Puis ils s’en allèrent chacun chez soi »: après la discussion, chacun retourna à ses convictions. Il y a une brèche dans le peuple: les gens qui suivent Jésus et l’écoutent – ils ne réalisent pas combien de temps ils passent à l’écouter, parce que la Parole de Jésus entre dans leur cœur – et le groupe des docteurs de la Loi, qui a priori rejettent Jésus parce qu’ils n’agit pas selon la loi, selon eux. Il s’agit de deux groupes de personnes. Le peuple qui aime Jésus, le suit ainsi que le groupe des intellectuels de la Loi, les dirigeants d’Israël, les dirigeants du peuple. C’est clair : « Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent: «Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ?» Les gardes répondirent: «Jamais un homme n’a parlé de la sorte !» Les pharisiens leur répliquèrent: «Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits !» ». Ce groupe de docteurs de la loi, l’élite, éprouve du mépris pour Jésus. Mais ils ont aussi du mépris pour les gens, « ces gens », qui sont ignorants, qui ne savent rien. Le peuple de Dieu saint fidèle croit en Jésus, le suit, et ce petit groupe d’élites, les Docteurs de la Loi, se détache du peuple et ne reçoit pas Jésus. Mais comment ça se fait, s’ils étaient illustres, intelligents, et qu’ils avaient étudié? Mais ils avaient un grand défaut: ils avaient perdu le souvenir de leur appartenance à un peuple.

Le peuple de Dieu suit Jésus … il ne peut pas expliquer pourquoi, mais il le suit et cela leur va au cœur, et il ne se fatigue pas. Pensons au jour de la multiplication des pains: ils ont passé toute la journée avec Jésus, au point que les apôtres lui disent: «Renvoie-les, pour qu’ils s’en aillent s’acheter de quoi manger». Les apôtres ont également pris leurs distances, ils n’ont pas considéré, ils n’ont pas méprisé mais ils n’ont pas considéré le peuple de Dieu. «Qu’ils aillent manger». La réponse de Jésus: «Donnez-leur vous-mêmes à manger». Il les remet parmi le peuple.

Ce fossé entre l’élite des chefs religieux et le peuple est une tragédie qui vient de loin. Pensons, dans l’Ancien Testament, à l’attitude des fils d’Eli dans le temple: ils se servaient du peuple de Dieu; et si certains d’entre eux, un peu athées, venaient accomplir la Loi, ils disaient: « Ils sont superstitieux ». Mépris pour le peuple. Le mépris des gens « qui ne sont pas éduqués comme nous qui avons étudié, qui savons… ». Mais au contraire, le peuple de Dieu a une grande grâce: son flair. Le flair de savoir où se trouve l’Esprit. Il est pécheur, comme nous: il est pécheur. Mais il a ce flair pour connaître les chemins du salut.

Le problème des élites, des clercs d’élite comme ceux-ci, c’est qu’ils ont perdu la mémoire de leur appartenance au Peuple de Dieu; ils sont devenus sophistiqués, ils sont passés à une autre classe sociale, ils se sont sentis comme des dirigeants. C’est le cléricalisme qui était déjà là. « Mais comment se fait-il – ai-je entendu dire ces jours-ci – que ces religieuses, ces prêtres qui sont en bonne santé aillent nourrir les pauvres, ils peuvent attraper le coronavirus ? Mais dites à la mère supérieure qu’elle ne laisse pas sortir les religieuses, dites à l’évêque qu’il ne laisse pas sortir les prêtres ! Ils sont faits pour les sacrements! Mais pour donner à manger, c’est au gouvernement de pourvoir ». C’est ce dont on parle ces jours-ci: le même argument. « Ce sont des gens de seconde classe: nous nous sommes la classe dirigeante, nous ne devons pas nous salir les mains avec les pauvres ».

Je me dis souvent: ce sont des gens bien – des prêtres, des religieuses – qui n’ont pas le courage d’aller servir les pauvres. Il manque quelque chose. C’est ce qui manquait à ces personnes, aux docteurs de la loi. Ils ont perdu la mémoire, ils ont perdu ce que Jésus ressentait dans son cœur: qu’il faisait partie de son peuple. Ils ont perdu le souvenir de ce que Dieu a dit à David: « Je t’ai pris du troupeau ». Ils ont perdu la mémoire de leur propre appartenance au troupeau.

Et ceux-ci, chacun, est rentré chez lui. Un fossé. Nicodème, qui a vu quelque chose – c’était un homme inquiet, peut-être pas si courageux, trop diplomatique, mais inquiet – est allé voir Jésus ensuite, mais il a été fidèle dans ce qu’il pouvait; il a essayé de faire une médiation et a pris la Loi: « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent, mais ils ne répondirent pas à sa question sur la Loi: « Serais- tu, toi aussi, de Galilée? Etudie. Tu es un ignorant, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! ». Et l’histoire s’est terminée comme ça.

Pensons aussi aujourd’hui à tant d’hommes et de femmes qualifiés au service de Dieu qui sont bons et vont servir le peuple; tant de prêtres qui ne se détachent pas du peuple. Avant-hier, j’ai reçu une photo d’un prêtre, un prêtre de montagne, de nombreux petits villages, dans un endroit où il neige, et dans la neige, il a porté l’ostensoir dans les petits villages pour donner la bénédiction. Il ne se souciait pas de la neige, il ne se souciait pas de la brûlure que le froid lui faisait sentir dans ses mains en contact avec le métal de l’ostensoir: il ne se souciait que d’apporter Jésus au peuple.

Pensons, chacun de nous, de quelle partie nous sommes, si nous sommes au milieu, un peu indécis, si nous avons l’ouïe du peuple de Dieu, du peuple fidèle de Dieu qui ne peut pas échouer: il a cette infallibilitas in credendo. Et pensons à l’élite qui se détache du peuple de Dieu, à ce cléricalisme. Et peut-être que le conseil que Paul donne à son disciple, le jeune évêque Timothée, nous fera du bien à tous: « Souviens-toi de ta mère et de ta grand-mère ». Souviens-toi de ta mère et de ta grand-mère. Si Paul a donné ce conseil, c’est parce qu’il savait bien à quel danger portait ce sentiment d’élite de notre classe dirigeante.»

Le Pape François a conclu cette messe par un temps d’adoration et la  bénédiction eucharistique, en invitant les fidèles à faire la communion spirituelle. Voici la prière récitée par le Pape :

«Mon Jésus, je t’adore dans le Saint-Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, Ô mon Jésus, pour que je vienne à Toi. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et pour la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il.»

Avant que le Pape ne quitte la chapelle, dédiée au Saint-Esprit, l’antienne mariale Ave Regina Caelorum a été chantée.

Source: https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2020-03/pape-francois-messe-sainte-marthe-samedi-28-mars-2020.html

Contre le Coronavirus ? Faites tout ce qu’Il vous dira

Marie nous a dit  à Cana : Faites tout ce qu’Il vous dira. Et voici ce que Jésus Lui-même a demandé de faire, à une religieuse de Marseille pour enrayer la terrible épidémie de la peste :

« Le 17 octobre 1715, Jésus fait connaître ses desseins à une Visitandine marseillaise, Anne-Madeleine Rémuzat (1696-1730), qui reçoit pour mission de continuer l’œuvre de Paray-le-Monial et en avertit son évêque Mgr de Belsunce qui, en juin 1716, fait célébrer à Marseille la première messe du Sacré-Cœur.

Au cours du Carême de 1718, en l’église des Cordeliers de Marseille, le visage du Christ apparaît dans l’hostie et les fidèles sont terrifiés. Avertie surnaturellement Sœur Rémuzat prévient Mgr de Belsunce : si Marseille ne se convertit pas un terrible fléau ravagera la ville. Les édiles et le peuple ne tiennent aucun compte des avertissements de l’évêque.

Le 25 mai 1720 le navire « Grand Saint-Antoine »; venant de Sidon (Saïda au Liban) apporte la peste. Sur une population de 90 000 habitants Marseille, recense 40 000 décès.

Anne-Madeleine demande alors, comme Sainte Marguerite-Marie, l’institution de la fête solennelle du Sacré-Cœur au lendemain de l’octave du Saint-Sacrement. Sur ses insistances, Mgr de Belsunce établit le 20 octobre la fête du Sacré-Cœur dans son diocèse au jour fixé, fait placer sur les portes des habitations une image du Sacré-Cœur avec ces mots : “Arrête, le Cœur de Jésus est là”. Les maisons ainsi marquées sont épargnées. Enfin le 2 novembre le prélat organise une procession expiatoire, il consacre la ville et le diocèse au Sacré-Cœur. Aussitôt il n’y a plus de morts à Marseille en raison de la peste.

Mais la dépravation des mœurs et les menées jansénistes reprennent et la peste reparaît en mai 1722. Mgr de Belsunce propose alors un vœu aux échevins de la ville : à cause des péchés des habitants de la ville, faire annuellement une procession réparatrice, au jour de la fête du Sacré-Cœur qu’il vient d’instituer.  

Les édiles reconnaissent le 22 mai “que tous les efforts des hommes sont vains contre le progrès de la contagion et que le fléau de la colère de Dieu ne peut être arrêté que par des actes de religion, en implorant le trésor des miséricordes”. Ils font “vœu ferme, stable et irrévocable, à perpétuité, à aller toutes les années au jour de la fête du Sacré-Cœur de Jésus entendre la Sainte Messe dans l’église du premier monastère de la Visitation, y communier et à assister le soir à une procession d’action de grâces”.

La peste disparaît définitivement de Marseille. »

Extrait de Le Sacré Cœur et la grande guerre de Alain Denizot, NEL 1994, pages 29 à 31
Il est possible de se procurer des “sauvegardes” du Sacré-Cœur auprès de la Visitation de Nantes

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=f2283f7ad4

28.03.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Gontran
(545-592)

Petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Il est, à 16 ans, roi d’Orléans, de Bourgogne, du Berry. Il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l’évêque Prétextat.

Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d’Austrasie, en l’attachant à un cheval au galop. Gontran lui-même fit bien quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, crime qu’il ajoutait à bien d’autres.

Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent « le bon roi Gontran ». Il essaya toujours de réconcilier ses frères et fit fonder de nombreux monastères.

Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint-Marcel de Chalon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

Saint Gontran priez pour nous !

28.03.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,40-53.

Commentaire de Jean 7,40-53

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,40-53. - Centerblog

COMMENTAIRE :

Concile Vatican II

Constitution dogmatique sur l’Église « Lumen Gentium », § 9 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana; rev.)

Par sa croix le Christ rassemble les hommes divisés et dispersés

[Le Christ a institué une alliance nouvelle] : c’est la Nouvelle Alliance dans son sang (cf. 1 Co 11, 25), il appelle la foule des hommes de parmi les Juifs et de parmi les Gentils, pour former un tout non selon la chair mais dans l’Esprit et devenir le nouveau Peuple de Dieu (…) : « une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis, ceux qui autrefois n’étaient pas un peuple étant maintenant le Peuple de Dieu » (1 P 2, 9-10). (…) Ce peuple messianique, bien qu’il ne comprenne pas encore effectivement l’universalité des hommes et qu’il garde souvent les apparences d’un petit troupeau, constitue cependant pour tout l’ensemble du genre humain le germe le plus sûr d’unité, d’espérance et de salut. Établi par le Christ pour communier à la vie, à la charité et à la vérité, il est entre ses mains l’instrument de la Rédemption de tous les hommes ; au monde entier il est envoyé comme lumière du monde et sel de la terre (cf. Mt 5, 13-16). (…) L’ensemble de ceux qui regardent avec la foi vers Jésus, auteur du salut, principe d’unité et de paix, Dieu les a appelés, il en a fait l’Église, pour qu’elle soit, pour tous et pour chacun, le sacrement visible de cette unité salutaire. Destinée à s’étendre à toutes les parties du monde, elle prend place dans l’histoire humaine, bien qu’elle soit en même temps transcendante aux limites des peuples dans le temps et dans l’espace. Marchant à travers les tentations, les tribulations, l’Église est soutenue par la vertu de la grâce de Dieu, à elle promise par le Seigneur pour que, du fait de son infirmité charnelle, elle ne défaille pas à la perfection de sa fidélité mais reste de son Seigneur la digne Épouse, se renouvelant sans cesse sous l’action de l’Esprit Saint jusqu’à ce que, par la croix, elle arrive à la lumière sans couchant.

LECTURES :

Livre de Jérémie 11,18-20.

« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres.
Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. »
Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

Une pause par jour – 23 mars 2018 | «Notre-Dame des 3 Vallées

Psaume 7,2-3.9bc-10.11-12a.18b.

Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge !
On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves,
me déchirer, sans que personne me délivre.

Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
mon innocence parle pour moi.
Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

J’aurai mon bouclier auprès de Dieu,
le sauveur des cœurs droits.
Dieu juge avec justice ;
je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.

Justice de Dieu - Chanson - Centre d'Accueil Universel - YouTube

« Lucia signifie lumière et elle est cette lumière pour tout le monde, c’est sûr »

“Lúcia significa luz e ela é esta luz para todos, com certeza”

« Lucia signifie lumière et elle est cette lumière pour tout le monde, c’est sûr » Le père Carmelita Romano Gambalunga est le postulateur qui dirige le processus de béatification de sœur Lucie et a parlé à la salle de presse de cette cause et de la vie de la plus ancienne des trois voyantes de Fatima. Sœur Lúcia de Jesus est née à Aljustrel le 28 mars 1907. Ce samedi elle aurait eu 113 ans. La salle de presse du sanctuaire s’est entretenue avec le père Romano Gambalunga, postulateur général de l’Ordre du Carmel déchaussé depuis juin 2012, qui, sans vouloir remplacer le jugement de l’Église et, en particulier, du Saint-Siège, croit en son cœur que Lucie est déjà une sainte: «Ce que dit le peuple de Dieu, qui est le sens des fidèles, c’est Dieu qui le dit! Donc, en ce sens, je suis convaincu que Lucie est une sainte ». Puis il poursuit: «En la connaissant mieux maintenant, que je lis ses écrits, aussi pour mieux comprendre dans quelle mesure elle était carmélite, même si cette mission est liée à Fatima, je dis qu’elle est une grande femme, une grande sainte, parce que la racine de sa sainteté était d’être immergée, d’être immergée dans l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et de laisser son cœur se transformer en contact avec le Cœur de Jésus et de Marie, et ainsi atteindre tout le monde ».

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Comment se passe le travail à Rome, avec la réalisation de Position (synthèse de tous les documents sélectionnés lors de l’enquête diocésaine) ? Nous travaillons sans relâche à la Position, c’est-à-dire en écrivant ce rapport, qui présente une sélection des meilleures preuves des vertus qui confirment la sainteté de Lucie, afin que les théologiens et évêques de la Congrégation pour les causes des saints puissent évaluer . Je crois qu’une fois présenté et approuvé, ce qui, je pense, se produira l’année prochaine, il y aura probablement, par la suite, le temps de travail nécessaire pour la Congrégation, qui a tant d’autres causes. Il nous est difficile de dire quand cette phase du processus sera achevée. Qui sait si Dieu fait un miracle et ce temps sera plus rapide, comme cela s’est produit avec les Petits Bergers. Nous aurons la visite du Pape au Portugal à l’occasion de la Journée mondiale de la jeunesse. Quand il vient au Portugal, nous espérons aussi qu’il viendra à Fátima, comprenez-vous que cela pourrait être une bonne opportunité? Si Dieu est d’accord, ce serait aussi un grand moment, ce serait providentiel. Mais Dieu nous le dira; nous ne pouvons pas le prévoir. Le Seigneur est un postulateur et a parrainé plusieurs causes. En quoi ce processus est-il différent? En fait, je poursuis de nombreuses causes à travers ma commande et pas seulement, aussi des causes importantes telles que les parents de Santa Teresa do Menino Jesus, Isabel da Trindade. Mais je dois dire que la cause de Sœur Lúcia, en ce moment, pour notre Ordre des Carmélites déchaussées, est la cause la plus importante que nous ayons, car, différemment des autres, ou mieux de manière plus évidente par rapport aux autres causes, il y a une réputation de sainteté parmi les gens qui sont reconnue par tous; bref, c’est universel. Et puis c’est une mission que Lucia a reçue, qui concerne toute l’Église, c’est-à-dire l’Église catholique universelle. C’est une caractéristique que Lucie a et que les autres saints n’ont pas, et cela n’arrive souvent qu’après la canonisation. Je pense par exemple à la logique des saints européens. Lucia est déjà «sainte» pour le peuple de Dieu. Un «saint près de la porte» comme disait le Pape François et c’est à quoi ressemblent les bergers pour nous, non? Oui, oui, absolument. Nous devons bien comprendre en quel sens Lucia de Jesus peut être considérée comme une «sainte à la porte», car elle a en fait vécu une vie très particulière pour la mission qu’elle avait; plus de la moitié de sa vie a été passée fermée au monastère de Coimbra et tout le monde ne pouvait pas lui parler. Il y avait des règles établies par le Saint-Siège, pour des raisons de prudence et pour lui permettre de vivre sa vie monastique contemplative. Mais, en fait, malgré cette vie cachée, pour ainsi dire, il était une personne à côté de tout le monde, qu’il avait dans son cœur. Comme le oui qu’il a donné à Maria, il était également fidèle dans son oui aux soins de tous. Par exemple, au monastère, elle était toujours disponible pour tout le monde, très engagée dans son travail. Quand il y avait des travailleurs, c’était souvent elle qui les accompagnait parce que c’était une femme de pratique, c’est-à-dire qu’elle était une femme proche; elle était proche de sa famille, toujours intéressée par les événements de sa famille, et de toutes les personnes qui demandaient de l’aide, non seulement moralement ou en prières, mais aussi parfois matériellement. Et quand c’était possible, avec le monastère, elle aidait. Elle avait aussi cette grande charité, impressionnante même, pour répondre à toutes les lettres qu’elle écrivait, de n’importe qui, quels que soient le continent, la religion ou le niveau social, elle y répondait toujours, du moins avec un mot.

Padre Luís Kondor com a Irmã Lúcia

Quels sont les caractéristiques le plus évidentes de sa vie qui peuvent amener l’Église à y voir les vertus héroïques d’un saint? Il y a des caractéristiques de Lucie qui, en partie, ont à voir avec tous les saints et, en partie, elles sont aussi les siennes, qui sont sa prérogative, très personnelle, et qui, en fait, permettront à l’Église de reconnaître sa sainteté, confirmant ce que Le peuple de Dieu le reconnaît déjà. Je pense que Lucia est une sainte pour plusieurs raisons. Premièrement, il a toujours été fidèle à la mission que Dieu lui a confiée, de manière incroyable, même lorsqu’il a traversé de nombreux événements difficiles et douloureux, personnels ou communautaires, non pas dans le sens de discerner sa vocation, mais dans la possibilité de suivre sa vocation. Elle voulait être carmélite depuis qu’elle était enfant, mais avant elle dû entrer chez les soeurs de Sainte-Dorothée selon la volonté de l’évêque, et même si cela l’a aidée dans sa formation, elle a dû se battre. Mais bien sûr, il y a un dessein de Dieu en tout. Plus tard, elle est restée une femme humble, très humble; comme disait Santa Teresa de Ávila «l’humilité, c’est marcher dans la vérité». Et c’est le deuxième aspect de sa sainteté: elle aimait la vérité plus qu’elle-même et donc elle était aussi obéissante, obéissante à la vérité que Dieu lui avait fait comprendre. C’était le moyen de manifester l’amour pour Dieu, la gratitude pour les dons qu’Il lui avait donnés, qui sont bien plus importants que sa mission. Ensuite, nous avons réalisé qu’elle vivait une relation personnelle avec Dieu qui est au-delà de la mission qu’elle avait et, en ce sens, la sainteté de Lucie je la vois même dans cette relation, une expérience profonde de la Sainte Trinité et du réalisme avec lequel elle a fait face à la Parole de Dieu. Lucia était fidèle aux paroles de l’Ange, aux paroles de la Vierge Marie, mais elle a trouvé ces mêmes paroles chaque jour dans l’Évangile, les a trouvées dans l’Écriture Sainte, et là elle a écouté Dieu qui lui a parlé et elle a parlé à Dieu de cela et c’était la vérité pour elle, une vérité vivante. Enfin, je vois aussi la mission universelle de Lúcia qui est liée à Fátima. Sa grande mission était de garder et de promouvoir le message de Fatima, mais au sein de ce message, elle est devenue une sainte. Elle est devenue sainte non pas à cause du message de Fatima, mais à cause de l’amour qu’elle avait pour Dieu, la foi qu’elle avait, la grande confiance et le grand amour pour l’Église. Elle avait un grand amour pour l’Église; et même aujourd’hui, dans des moments difficiles pour l’Église, elle nous apprend à faire confiance au Saint-Esprit et donc à aimer et à soutenir le Saint-Père, quel qu’il soit, parce que c’est le signe de l’unité de l’Église, et elle l’avait dans son cœur. l’unité de l’Église et l’unité entre les Églises, qui est le signe que Dieu donne au monde.

Papa João Paulo II e a Irmã Lúcia

Que pouvons-nous apprendre des différentes étapes de la vie de Lúcia – parce qu’elle a eu une si longue vie – et que ce chemin de sainteté nous enseigne-t’il aujourd’hui?

Contrairement à Francisco et Jacinta décédés enfants, Lúcia a vécu toutes les étapes de la vie humaine jusqu’à ce qu’elle soit très vieille, ayant vécu près de 98 ans. Il y a donc un processus de croissance, il y a des transformations. En ce sens, il est vrai qu’elle peut tout dire à tout le monde, des enfants aux aînés. Surtout, cela peut dire beaucoup aux familles qu’elles doivent respecter les enfants, qu’elles doivent respecter les personnes âgées. Même quand ils disent ou font des choses qui ne sont pas immédiatement comprises. Dieu n’est pas de percevoir, Dieu est d’aimer et les enfants perçoivent l’amour plus que quiconque, ce qui signifie faire confiance à quelqu’un, et ils sont sensibles. Ensuite, il y a une vie à vivre, il y a une mission, il y a un rôle et la découvrir est déjà une grâce. Aidez-nous à surmonter les difficultés, les malentendus. Vous voyez, Lucie voulait devenir carmélite, et l’évêque voulait qu’elle entre chez les soeurs de Sainte-Dorothée pour recevoir une formation: elle obéissait même si elle avait dans son cœur le désir d’une vie de modestie, de prière. Face aux malentendus, elle a répondu avec amour et a dit tant de fois: «Je ne veux pas qu’ils parlent mal de Dieu parce que je me sens mal», elle avait un incroyable sens de l’amour et de la fidélité. Puis, lorsqu’elle entre au Monastère, où elle espérait enfin vivre en retraite, elle doit au contraire toujours répondre à quelqu’un: un cardinal, la Congrégation, un évêque, le supérieur, le provincial, ceux qui voulaient la contacter, un chef d’État ou à un ministre du gouvernement… C’est un bel exemple qu’il donne, avec beaucoup d’humilité: elle ne se rebelle jamais, elle souffre de malentendus, elle souffre de se sentir différente et puis elle vieillit, et dans la vieillesse elle se rend compte que c’est le moment le plus précieux de la vie d’une personne. Peut-on dire que Lucie, pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle représente et pour sa fidélité, est Fatima? Lucia est Fatima dans le sens de ce que Fatima représente pour l’Église et pour le monde: en ce sens, oui. Parce qu’il a été chargé de cette mission particulière, avec les deux cousins, de garder et de promouvoir la connaissance du Message, qui est un appel à vivre pleinement la vie chrétienne et à devenir des êtres humains fraternels, capables de compassion et, par conséquent, ils s’entraident et reconnaissent la seigneurie de Dieu, si oubliée aujourd’hui et dont l’oubli est la racine de tous les maux et mensonges. Donc, dans ce sens, oui, Lucia s’identifie à Fatima, c’est sûr. Le pape Jean-Paul II a déclaré, lors de la béatification de Francisco et Jacinta, qu’il y avait deux lampes illuminant le monde. Lucia est-elle plus qu’une lampe? Êtes-vous une femme dans le monde d’aujourd’hui? Oui, c’est vrai. C’est certainement une femme contemporaine et contemporaine qui a, disons, beaucoup de mots à dire. En fait, l’une des choses que je veux maintenant dans mon rôle de postulateur n’est pas seulement de continuer le travail matériellement et techniquement, mais d’aider tout le monde, et aussi mon Ordre, à connaître cette femme et le message qu’elle a de mieux, ce qui dans ce le sens est encore plus grand, disons, que Fatima. Il a dit qu’elle s’identifie à Fatima, mais pour ce que Fatima représente, alors c’est vraiment le message de conversion avec lequel commence l’Evangile de Marc: «Le Royaume de Dieu est proche, le temps est complet, convertissez et croyez en l’Evangile « . Moi aussi, en tant que carme, je comprends pourquoi Lúcia, dans son cœur, voulait entrer au Carmel, parce que la Vierge Marie est également apparue comme Nossa Senhora do Carmo, lors de la dernière apparition. Parce que le Carmel est en fait ce lieu de l’Église; nous pensons à Teresa de Ávila, João da Cruz, Teresa do Menino Jesus, où la mission de l’Église est vécue dans son propre cœur, c’est-à-dire rester en contact avec le Dieu qui se dit l’époux et devenir ainsi les époux de ce Dieu vivant dans une relation amoureuse qui offre la lumière. Lucia signifie lumière et elle est cette lumière pour tout le monde, c’est sûr. Quelles sont vos attentes réelles et concrètes concernant ce processus? Êtes-vous convaincu, personnellement et humainement, que Lucie va être proclamée sainte? Tout d’abord il dit: vox populi, vox Dei, ce que dit le peuple de Dieu, qui est le sens des fidèles, c’est Dieu qui le dit! Donc, dans ce sens, je suis convaincu que Lucia est une sainte. Puis, la connaissant mieux maintenant, que je lis ses écrits, je médite, aussi pour mieux comprendre dans quelle mesure elle était carmélite, même si cette mission était liée à Fatima. Elle est une grande femme, une grande sainte, en effet, parce que la racine de sa sainteté devait être immergée, être immergée dans l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit; et laisser le cœur se transformer en contact avec le Cœur de Jésus et de Marie, et ainsi atteindre tout le monde. Je suis donc convaincu, personnellement, sans anticiper manifestement le jugement de l’Église, de sa sainteté et, par conséquent, je le fais maintenant que je la connais le mieux, avec enthousiasme.

Source: Sanctuaire de Fatima

Une bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle ce vendredi 27 mars

Bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle du 27 mars 2020

Face à la pandémie du coronavirus Covid-19, le pape François donne une bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle ce vendredi 27 mars à partir de 18 heures. Suivez cette veillée exceptionnelle en direct sur KTO : à la télévision, sur ktotv.com et sur notre chaîne Youtube.

À travers ce geste spirituel très fort, le Saint-Père manifeste sa volonté d’unir les hommes et les femmes. Dans ce contexte de crise mondiale causée par le coronavirus Covid-19, il a invité tous les fidèles à redoubler d’efforts dans la prière : « À la pandémie du virus, nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis« , a-t-il déclaré dimanche dernier. 

Une bénédiction exceptionnelle

La bénédiction Urbi et Orbi est habituellement prononcée que lors des grandes solennités de Noël et de Pâques ou à l’élection d’un nouveau pape. Cette bénédiction de vendredi est donc une initiative exceptionnelle du pape François. Elle sera donnée à l’issue d’une veillée de prière, alors que le parvis de la Basilique Saint-Pierre et la place seront vides.

KTO se mobilise pour vous permettre de vivre cette veillée en direct, à l’invitation du pape François : « Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons le Saint-Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière.» 

Une indulgence plénière sera accordée à tous ceux qui participeront à ce temps de prière à distance, grâce aux nombreux moyens de diffusion, aux malades et à leurs proches, ainsi qu’aux soignants particulièrement sollicités depuis le début de cette crise sanitaire. 

Source : KTOTV