Comme celui de Marie, notre acte de foi doit être libre et personnel

Le 6 décembre 2019, devant le pape François et les membres de la Curie romaine, le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a dédié ses prédications à la figure de la Vierge Marie à l’Annonciation, à la Visitation et à Noël.

Dans sa première méditation, il évoque notamment la « solitude » de Marie : « La vraie foi n’est jamais un privilège ou un honneur, c’est toujours une certaine forme de mort… Sur le seul plan humain, Marie se trouve dans une totale solitude. A qui peut-elle expliquer ce qui est arrivé en elle ? » C’est le « ris­que de la foi ».

« L’acte de foi de Marie est un acte absolument personnel et unique, poursuit le père Cantalamessa. C’est l’acte de se fier à Dieu et de se confier complètement à Lui. » Sur ce modèle, « une foi simplement objective et dogmatique ne suffit pas davantage si elle ne conduit pas à l’intimité, au contact personnel du moi à toi, avec Dieu ».

Pour le prédicateur, « il peut arriver facilement qu’un chrétien parvienne au terme de sa vie sans avoir jamais fait un acte de foi libre et personnel, le seul à justifier le nom de « croyant ». Il faut donc croire de façon personnelle, mais dans l’Église ; croire dans l’Église, mais de façon personnelle ».

Adapté de : Zenit

06 décembre 2019 

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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19.02.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Conrad Confalonieri
Ermite tertiaire franciscain en Sicile

Conrad (Corrado) naît à Calendasco (province de Plaisance, Italie) en 1290, descendant de la noble famille Confalonieri.

Seigneur de Plaisance, Conrad voulut, au cours d’une chasse, en 1313, débusquer un sanglier en mettant le feu à un fourré. Mais un vent violent se leva et l’incendie ravagea une grande partie de la contrée. On trouva le coupable en désignant un pauvre vieillard qui était venu ramasser du bois.

Conrad le laissa condamner à mort mais il se repentit bientôt de sa lâcheté et alla se dénoncer pour éviter que l’innocent ne soit exécuté. Il dut alors, avec sa femme, sacrifier tous leurs biens pour réparation et se retrouvèrent pauvres.

Ils décidèrent, un peu plus tard, de se séparer d’un commun accord afin de pouvoir entrer dans les ordres. Sa femme se fit carmélite et lui-même entra dans le tiers ordre de saint François. Puis il alla en Sicile se dévouer au service des malades et passa les dernières années de sa vie comme anachorète sur une haute montagne.

Conrad mourut près de Noto en Sicile, dans la grotte des « Pizzoni », le 19 février 1351.

Saint Conrad priez pour nous !

19.02.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,22-26.

En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent à Bethsaïde. Des gens lui amènent un aveugle et le supplient de le toucher.
Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Aperçois-tu quelque chose ? »
Levant les yeux, l’homme disait : « J’aperçois les gens : ils ressemblent à des arbres que je vois marcher. »
Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté.
Jésus le renvoya dans sa maison en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jérôme (347-420)

prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église – Homélie sur Marc, n°8, 235 (SC 494; trad. Jean-Louis Gourdain; Éd. du Cerf, 2005, p. 143)

« Ouvre mes yeux… aux merveilles de ta Loi » (Ps 118,18)

« Jésus lui a mis de la salive sur les yeux, lui a imposé les mains et lui a demandé s’il voyait quelque chose. » La connaissance est toujours progressive. (…) Ce n’est qu’au prix de beaucoup de temps et d’un long apprentissage qu’on peut parvenir à la connaissance parfaite. D’abord les saletés s’en vont, la cécité s’en va, et c’est ainsi que la lumière vient. La salive du Seigneur est un enseignement parfait : pour enseigner de façon parfaite, elle provient de la bouche du Seigneur. La salive du Seigneur, qui provient pour ainsi dire de sa substance, est la connaissance, comme sa parole qui provient de sa bouche est un remède. (…) « Je vois des hommes, comme des arbres qui marchent » ; je vois toujours l’ombre, pas encore la vérité. Voici le sens de cette parole : je vois quelque chose dans la Loi, mais je n’aperçois pas encore la lumière éclatante de l’Évangile. (…) « Et il lui posa à nouveau les mains sur les yeux et il commença à voir si bien qu’il voyait tout clairement. » Il voyait, dis-je, tout ce que nous voyons : il voyait le mystère de la Trinité, il voyait tous les mystères sacrés qui sont dans l’Évangile. (…) Nous aussi nous les voyons, car nous croyons en Christ qui est la vraie lumière.

LECTURES :

Lettre de saint Jacques 1,19-27.

Sachez-le, mes frères bien-aimés : chacun doit être prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère,
car la colère de l’homme ne réalise pas ce qui est juste selon Dieu.
C’est pourquoi, ayant rejeté tout ce qui est sordide et tout débordement de méchanceté, accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ; c’est elle qui peut sauver vos âmes.
Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion.
Car si quelqu’un écoute la Parole sans la mettre en pratique, il est comparable à un homme qui observe dans un miroir son visage tel qu’il est,
et qui, aussitôt après, s’en va en oubliant comment il était.
Au contraire, celui qui se penche sur la loi parfaite, celle de la liberté, et qui s’y tient, lui qui l’écoute non pour l’oublier, mais pour la mettre en pratique dans ses actes, celui-là sera heureux d’agir ainsi.
Si l’on pense être quelqu’un de religieux sans mettre un frein à sa langue, on se trompe soi-même, une telle religion est sans valeur.
Devant Dieu notre Père, un comportement religieux pur et sans souillure, c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse, et de se garder sans tache au milieu du monde.

Psaume 15(14),1a.2.3bc-4ab.4d.5.

Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

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Le « Magnificat » de Sainte Bernadette Soubirouspour la Visitation

Voici la Prière du « Magnificat de Bernadette » extraite du Carnet des notes intimes de Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879), Voyante des dix-huit Apparitions Mariales à la Grotte de Massabielle de Lourdes entre le 11 février et le 16 juillet 1858.


Le « Magnificat de Sainte Bernadette Soubirous » :

« Ô Marie, tendre Mère, Vous vous êtes abaissée jusqu’à terre pour apparaître à une faible enfant et lui communiquer certaines choses, malgré sa grande indignité…

Vous, la Reine du ciel et de la terre, avez bien voulu Vous servir de ce qu’il y avait de plus faible selon le monde.

Ô Marie, donnez à celle qui ose se dire Votre enfant cette précieuse vertu d’humilité.

Faites, ô tendre Mère, que Votre enfant Vous imite en tout et pour tout, en un mot, que je sois une enfant selon Votre cœur et celui de Votre cher Fils. Ainsi soit-il. »

Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879)

La prière mariale de Bernadette

Que mon âme était heureuse, ô bonne Mère, quand j’avais le bonheur de Vous contempler ! Que j’aime à me rappeler ces doux moments passés sous Vos yeux pleins de bonté et de miséricorde pour nous. 

Oui, tendre Mère, Vous Vous êtes abaissée jusqu’à terre pour apparaître à une faible enfant et lui communiquer certaines choses, malgré sa grande indignité. Aussi, quel sujet d’humilité n’a-t-elle pas ! Vous, la Reine du Ciel et de la Terre, avez bien voulu Vous servir de ce qu’il y avait de plus faible selon le monde. 

Ô Marie, donnez à celle qui ose se dire votre enfant cette précieuse vertu d’humilité. Faites, ô tendre Mère, que votre enfant vous imite en tout et pour tout ; en un mot que je sois une enfant selon votre Cœur et Celui de votre cher Fils. Ainsi soit-il.

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Ste Bernadette Soubirous (1846-1879)

Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879)

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=ceb3f0d664

18.02.2020 – SAINTE DU JOUR

Sainte Bernadette Soubirous
Vierge  (1844-1879)

C’est un 18 février que la Vierge Marie lui dit : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre. » : cette date a été retenue pour la commémoration en France.

Par contre, le Martyrologe Romain et d’autres pays la commémorent le 16 avril (dies natalis).

Bernadette avait quatorze ans lorsqu’elle vit pour la première fois la Vierge.

Fille aînée d’une famille de meuniers que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l’Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion.

En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes.

Dix-huit apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains.

En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées.

Elle meurt le 16 avril 1879 à trente-cinq ans.

Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, dans une châsse en verre dans la chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs, se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.

 Pour un approfondissement :
>>> Bernadette Soubirous / Lourdes

Sainte Bernadette Soubirous priez pour nous !

18.02.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,14-21.

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En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictineLes Exercices, n° 5 ; SC 127 (trad. (Œuvres spirituelles, trad. J. Hourlier et A. Schmitt, Éd. du Cerf, 1967; p. 159 rev.)

« Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »

« Dieu, mon Dieu, je te cherche dès l’aurore » (Ps 62,2 Vulg) (…) Ô lumière très sereine de mon âme, matin resplendissant, deviens enfin en moi lever du jour ; brille sur moi avec tant de clarté que « dans ta lumière je contemple la lumière » (Ps 35,10). Que par toi ma nuit soit changée en jour. Mon matin très aimé, que par amour de ton amour je tienne pour rien et vanité tout ce qui n’est pas toi. Visite-moi dès le point du jour, pour me transformer soudain en toi tout entière. (…) Détruis ce qui est de moi ; fais que je passe totalement en toi de sorte que jamais plus je ne puisse me retrouver en moi pour ce temps limité, mais que je demeure étroitement unie à toi pour l’éternité. (…) Quand serai-je rassasiée par une beauté si grande et si éclatante ? Toi Jésus, magnifique Étoile du matin (Ap 22,16), resplendissante de la clarté divine, quand serai-je illuminée par ta présence ? Splendeur si digne d’amour, quand me rassasieras-tu de toi ? Oh, si seulement ici-bas je pouvais percevoir tant soit peu les rayons délicats de ta beauté pour qu’il me soit permis d’avoir au moins un avant-goût de ta douceur, et de te savourer par avance, toi qui es mon héritage de choix (cf Ps 15,5). (…) Tu es le miroir resplendissant de la sainte Trinité qu’il est permis de contempler de l’œil d’un cœur pur (Mt 5,8) : là-haut face à face, ici-bas dans un reflet seulement.

LECTURES :

Lettre de saint Jacques 1,12-18.

Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, sa valeur une fois vérifiée, il recevra la couronne de la vie promise à ceux qui aiment Dieu.
Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne.
Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.
Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort.
Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés,
les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.
Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.

Psaume 94(93),12-13a.14-15.18-19.

Heureux l’homme que tu châties, Seigneur, celui que tu enseignes par ta loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur, tandis que se creuse la fosse de l’impie.
Le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n’abandonne pas son domaine :

on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! » ton amour, Seigneur, me soutient.
Quand d’innombrables soucis m’envahissent, tu me réconfortes et me consoles.

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