La vie de Jésus par Giotto au patrimoine mondial de l’UNESCO

Fresques de Giotto, Padoue © Vatican News

Fresques De Giotto, Padoue © Vatican News

La vie de Jésus par Giotto au patrimoine mondial de l’UNESCO

53 fresques de la chapelle des Scrovegni à Padoue

Les fresques du maître florentin Giotto di Bondone (vers 1266-1337) peintes à Padoue, en Italie, ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, le 24 juillet 2021 : une nouvelle que rapporte Vatican News le 28 juillet 2021.

Il s’agit de 53 fresques peintes dans la chapelle des Scrovegni, autrement connue sous le nom d’église de l’Arena de Padoue, qui ont été considérées par l’Unesco comme « ayant marqué le début de l’évolution révolutionnaire dans l’histoire de la peinture murale ».

En saluant cette décision, l’évêque de Padoue, Mgr Claudio Cipolla, explique que « le fait d’être ‘patrimoine’ indique non seulement la préciosité du bien, mais aussi son caractère générateur d’autres biens pour aujourd’hui et pour l’avenir, quelque chose à protéger, à sauvegarder et à transmettre ». Et il ajoute : « Ce sont des atouts qui apportent du prestige à la ville, mais aussi du crédit à son histoire et à sa culture, si riches en témoignages de foi. »

Commandées par le banquier padouan Enrico Scrovegni, les fresques ont été terminées par Giotto au bout de 855 jours et recouvrent les 1000 mètres carrés d’espace.

Le célèbre bleu profond dit « bleu Giotto », contrastant avec l’or, utilisé dans les tonalités des œuvres, a été obtenu par le peintre grâce à un mélange des pigments de couleurs qui arrivaient à Venise depuis plusieurs endroits du bassin méditerranéen.

Parmi les fresques se distingue le « Jugement dernier » qui recouvre une façade entière de la chapelle, présentant le Christ juge parmi les apôtres au-dessus de forces du Mal capturant les pécheurs.

Source: ZENIT.0RG, le 31 juillet 2021

Croix des JMJ et l’icône de Marie en Espagne, en Angola et en Pologne

La croix des JMJ © L'Osservatore Romano

La Croix Des JMJ © L’Osservatore Romano

Croix des JMJ et l’icône de Marie en Espagne, en Angola et en Pologne

Et dans 21 diocèses du Portugal

En préparation de la JMJ de Lisbonne en août 2023, les symboles des JMJ – la Croix de l’Année sainte 1983 et l’icône de Marie – seront en pèlerinage à travers les 21 diocèses du Portugal, annoncent les organisateurs.

La croix du pèlerin et l’icône de Marie Salus Populi Romani iront également en pèlerinage en Angola entre le 8 juillet et le 15 août 2021, et en Espagne entre septembre et octobre 2021, ainsi qu’en Pologne.

En Espagne, l’itinéraire touchera une cinquantaine de villes, pour encourager les jeunes à participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Lisbonne.

La Croix des JMJ arrivera à la frontière avec l’Espagne le dimanche 5 septembre à midi. Spécifiquement à la paroisse de María Auxiliadora de Fuentes de Oñoro, dans le diocèse de Ciudad Rodrigo, où une cérémonie d’accueil aura lieu, ave cune marche jusqu’à Ciudad Rodrigo.

Des arrêts d’une journée sont prévus dans les petites villes, et entre deux et quatre jours dans des métropoles comme Madrid et Barcelone, Séville ou Valence, et enfin un voyage aux îles Canaries.

Et le 29 octobre, la clôture du pèlerinage de la Croix des JMJ touchera Ayamonte, dans le diocèse de Huelva, où une Eucharistie aura lieu à 18h30, à 19h30 l’acte d’adieu et à 20h30 les symboles de la JMJ franchiront à nouveau la frontière par le fleuve Guadiana.

Dans les mois qui précèdent chaque JMJ, les symboles de la JMJ, confiés aux jeunes du monde par saint Jean-Paul II, partent en pèlerinage pour annoncer l’Évangile et accompagner les jeunes.

Le 22 novembre 2020, lors de la messe de la solennité du Christ-Roi présidée par le pape François en la basilique Saint-Pierre de Rome, une délégation de jeunes du Portugal a reçu les symboles des Journées mondiales de la jeunesse des jeunes de Panama, la ville qui a accueilli les dernières JMJ.

La croix du pèlerin

D’une hauteur de 3,8 mètres, la Croix du Pèlerin (construite pour l’Année Sainte en 1983) a été confiée par Jean-Paul II aux jeunes du monde le dimanche des Rameaux 1984. Depuis lors, la Croix du Pèlerin a fait un pèlerinage sur les cinq continents et près de 90 pays.

La Croix a été transportée à pied, en bateau et même par des moyens inhabituels tels que des traîneaux, des grues ou des tracteurs. Elle a traversé la jungle, visité des églises, des centres de détention pour mineurs, des prisons, des écoles, des universités, des hôpitaux, des monuments et des centres commerciaux. En cours de route, elle a rencontré de nombreux obstacles : des grèves des compagnies aériennes aux difficultés de transport, telles que l’impossibilité de voyager parce qu’il ne pouvait tenir dans aucun des avions disponibles.

Elle s’est imposée comme un signe d’espérance dans des lieux particulièrement sensibles. En 1985, c’était à Prague (aujourd’hui en République tchèque) à une époque où l’Europe était divisée par le rideau de fer, devenant un signe de communion avec le Pape là-bas.

Peu après le 11 septembre 2001, elle a été portée à Ground Zero, à New York, lieu des attentats terroristes qui ont fait près de 3 000 morts. Elle a aussi parcouru le Rwanda en 2006,  après la guerre civile.

L’icône de Notre Dame Salut du Peuple Romain

Depuis 2000, la Croix du Pèlerin est accompagnée de l’icône de Notre Dame Salus Populi Romani, qui représente la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus. Cette icône a également été confiée par le pape Jean-Paul II comme symbole de la présence de Marie parmi les jeunes.

Avec 1,20 mètre de haut sur 80 centimètres de large, l’icône de Notre Dame Salus Populi Romani est associée à l’une des dévotions mariales les plus populaires d’Italie. C’est une tradition ancienne de la porter en procession dans les rues de Rome pour conjurer le danger et le malheur ou pour mettre fin aux fléaux.

L’icône originale se trouve dans la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome et elle est visitée par le pape François, qui y prie et dépose un bouquet de fleurs avant et après chaque voyage apostolique. Il s’y est également rendu après son hospitalisation pour remercier la Vierge Marie.

Source: ZENIT.ORG, le 1er août 2021

Le « Pardon d’Assise » dans toutes les églises du monde

Pape François à la Portioncule d'Assise © CTV
Pape François À La Portioncule D’Assise © CTV

Le « Pardon d’Assise » dans toutes les églises du monde

Une indulgence plénière

« Le pardon d’Assise », célébré à Assise les 1er et 2 août, mais aussi dans les églises en Italie, est un don demandé au Seigneur pour tout homme, rappelle Radio Vatican ce 1er août 2021. 

De midi le 1er août, à minuit le 2 août, l’indulgence plénière accordée chaque jour à la Portioncule s’étend à toutes les églises paroissiales du monde ainsi qu’à toutes les églises franciscaines.

Les pèlerins qui se rendront à la Portioncule dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges, à Assise, le lieu où S. François s’est éteint, ou dans une église franciscaine du monde, pourront obtenir l’indulgence plénière. Les célébrations peuvent également être suivies par internet en streaming. On peut demander cette indulgence pour soi ou pour un défunt.

Pour obtenir ce pardon, l’Eglise recommande la confession et la communion sacramentelle, la prière du Credo et du Notre Père, et une prière aux intentions du Pape et pour lui.

« Le pardon c’est l’embrassement du Père pour chaque enfant », explique le père Francesco Piloni Ministre provincial des frères mineurs de l’Ombrie et de Sardaigne: « Je prie pour que tous ceux qui, repentants et confessés, viennent visiter cette église, obtiennent un pardon ample et généreux, avec une rémission complète de tous les péchés ».

Saint François a demandé cette grâce directement au Seigneur qui lui apparut une nuit de 1216 alors qu’il était plongé en prière à la Portioncule. Ses biographes rapportent que François d’Assise s’est retrouvé subitement entouré d’un faisceau lumineux. Le Seigneur le lui a accordé cette grâce et François s’est immédiatement rendu auprès du pape Honorius III pour obtenir l’indulgence: le2 août 1216, devant une foule nombreuse, en présence des évêques d’Ombrie il a promulgué ce « Grand Pardon ».

La foule était abritée à l’ombre des chênes et saint François dit : « Frères, je veux vous envoyer tous au Ciel et j’annonce une grâce que j’ai obtenue de la bouche du Souverain Pontife ».

Lundi 2 août à 11h30, le cardinal Mauro Piacenza, Grand Pénitencier, présidera une célébration solennelle. A 19 heures, les secondes Vêpres de la Solennité du Pardon seront présidées par le père Francesco Piloni. Enfin, à 20h00, en direct de la Portioncule, il y aura la veillée des jeunes. Il sera possible de suivre en direct tous les principaux événements à travers la « WebTV Porziuncola » et les chaînes sociales des Frères.

« Le pardon d’Assise est un « super » cadeau que François a voulu offrir à toute personne de tout temps et de tout lieu. Un retour à une relation avec Dieu, explique, toujours à Radio Vatican, le père Piloni. Par une nuit troublée, le Saint a senti que tout homme est attendu et voulu par Dieu, qui prend soin de la personne, lui laissant la nostalgie de la maison. Le pardon c’est revenir à la maison, sentir le Père qui nous embrasse et nous a toujours accompagnés. »

Source: ZENIT.ORG, le 1er août 2021

Les enseignements toujours actuels de Saint Ignace de Loyola

2021.07.30 San Ignacio de Loyola est célébré le 31 juillet. 2021.07.30 San Ignacio de Loyola est célébré le 31 juillet.  

Les enseignements toujours actuels de Saint Ignace de Loyola

Le fondateur de la Compagnie de Jésus, célébré le 31 juillet, reste une figure à suivre pour les jeunes, selon Jesús Zaglul Criado, jésuite de la République dominicaine, assistant pour le nord de l’Amérique latine et conseiller général du Père Général de la Compagnie de Jésus. 

Le père Jesús Zaglul Criado, conseiller général du Père Général de la Compagnie de Jésus, interrogé par le père Manuel Cubias de la rédaction hispanophone de Radio Vatican – Vatican News, estime que le prêtre espagnol fêté ce 31 juillet est toujours une figure inspirante pour les plus jeunes, notamment car «C’était un grand rêveur», «à la fois dans ses rêves de devenir chevalier et, après sa conversion, dans ses rêves de suivre Jésus en faisant des choses au-delà des saints, dans ses rêves de rassembler un groupe de compagnons pour pouvoir faire cette suite plus transformatrice et faire face à tous les défis qu’il a dû affronter : le voyage, la prison.»

Une deuxième caractéristique qui reste importante pour la jeunesse actuelle, souligne Zaglul Criado, est la capacité à relever des défis. Ignace met toute sa passion et ses moyens pratiques pour réaliser ses pensées et ses désirs. C’est un long processus qui le mène de Loyola à Manresa, à Rome, à Jérusalem, «Saint Ignace n’a pas toujours été compris par les gens de son époque. Au début, il a rencontré de nombreuses difficultés en raison de la nouveauté de ses propositions.»

La figure du pèlerin

Dans son autobiographie, Ignace se définit à cette époque comme «le pèlerin», comme quelqu’un «qui a toujours été en voyage et qui veut réaliser ses rêves (…) par exemple, lorsqu’il se rend à Jérusalem, parce qu’il veut suivre les pas de Jésus, il risque sa vie parce que le bateau dans lequel il voyageait fait naufrage. Ici, il ressemble beaucoup à saint Paul car il vit un changement radical dans sa vie» et est capable de tout laisser derrière lui, détaille Zaglul Criado.

Le saint de Loyola se rendit progressivement compte des possibilités réelles et décida avec ses compagnons de «se mettre au service du Pape et d’aller là où il voulait les envoyer».

Saint Ignace a découvert que la mission à laquelle il se sentait appelé devait être réalisée avec un groupe, note le père Zaglul, avant d’ajouter : «c’est un groupe d’amis qui agit avec une grande liberté, beaucoup d’affection, et bien qu’ils vivent séparément, il y a beaucoup de projets qui les unissent (…) et ce qui unit les sept premiers compagnons est l’expérience de l’amour de Dieu». L’expérience des Exercices Spirituels leur permettra d’avoir une attitude constante de discernement, de voir où Dieu les appelle dans leur vie, en tant qu’individus et en tant que groupe.

Le pouvoir d’une rencontre personnelle avec Jésus

«Ce qui m’a toujours impressionné jusqu’à ce jour, c’est la puissance de la rencontre personnelle avec Jésus dans la vie d’Ignace. C’est la personne, la figure, la vie, l’histoire de Jésus qui marque le changement radical du pèlerin de Loyola», note le père Zaglul.

Le jésuite rappelle un épisode de l’autobiographie d’Ignace, une rencontre avec une personne qu’il appelle «la dame de plusieurs jours». Ignace raconte l’histoire d’une dame de longue date qui lui donnait des conseils alors qu’il était perdu, qu’il avait de nombreuses désolations, des moments de tristesse, de confusion intérieure, de scrupules et lui disait : «Prie Dieu pour que notre Seigneur Jésus-Christ se manifeste à toi, qu’il se montre à toi, qu’il t’apparaisse». Ignace dit : «Notre Seigneur Jésus-Christ peut-il m’apparaître ?»

«Ignace dit à la fin du troisième chapitre de l’autographie que personne ne l’a aidé autant dans les choses spirituelles que cette dame. Je crois que c’est le secret non seulement de la vie d’Ignace mais aussi des Exercices Spirituels. Parce que si nous regardons les Exercices Spirituels dont nous sommes témoins, nous voyons comment Jésus a vécu sa vie, et pas seulement sa mort et sa résurrection pour nous.», conclu le conseiller général du Père Général de la Compagnie de Jésus.

Source: VATICANNEWS, le 31 juillet 2021

ANGÉLUS DU 1ER AOÛT 2021 À ROME

Angélus: accueillir Jésus et nous aimer les uns les autres, avec gratuité et sans calcul

Lors de la prière de l’Angélus ce dimanche, le Pape François est revenu sur l’Évangile selon Saint Jean en rappelant que «le Seigneur désire une relation d’amour avec nous». Un amour à placer avant toute chose. 

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Le Pape est revenu sur la scène d’ouverture de l’Évangile de ce dimanche (Jn 6, 24-35) qui relate les barques qui se dirigent vers Capharnaüm : la foule va chercher Jésus. « Nous pourrions penser que c’est une très bonne chose, a-t-il souligné, mais l’Évangile nous enseigne qu’il ne suffit pas de chercher Dieu, nous devons aussi nous demander pourquoi nous le cherchons»

Jésus dit en effet : « Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés ». Le peuple avait assisté au miracle de la multiplication des pains, mais n’avait pas saisi la signification de ce geste : il s’était arrêté au miracle extérieur et au pain matériel, a précisé le Pape.

La tentation idolâtre

« C’est donc la première question que nous pouvons nous poser : pourquoi cherchons-nous le Seigneur ? Quelles sont les motivations de notre foi ?» a demandé François. Nous devons le discerner, car parmi les nombreuses tentations, il en est une que nous pourrions appeler la tentation idolâtre. C’est elle qui nous pousse à chercher Dieu pour notre propre usage, pour résoudre des problèmes, pour avoir grâce à Lui ce que nous ne pouvons obtenir par nous-mêmes a poursuivi le Saint-Père.

« Mais de cette manière, la foi reste superficielle et miraculeuse : nous cherchons Dieu pour qu’il nous nourrisse, puis nous l’oublions lorsque nous sommes rassasiés». La foi est immature, si nos propres besoins passent avant Dieu, a-t-il souligné.

Le véritable amour est désintéressé

« Le Seigneur, qui agit bien au-delà de nos attentes, a poursuivi François, Il veut vivre avec nous avant tout dans une relation d’amour. Et le véritable amour est désintéressé, il est gratuit : on n’aime pas pour recevoir une faveur en retour !»

La deuxième question posée dans l’Évangile est également importante, a expliqué le Pape : «Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu ?» « C’est comme si les gens, provoqués par Jésus, disaient : « Comment purifier notre recherche de Dieu ? Comment passer d’une foi magique, qui ne pense qu’à nos propres besoins, à une foi qui plaît à Dieu ?»

Face à cette interrogation, c’est Jésus qui indique le chemin : il répond que l’œuvre de Dieu est d’accueillir celui que le Père a envoyé, c’est-à-dire lui-même.

Accueillir Jésus comme le pain de vie

La question est bien d’accueillir Jésus dans notre vie, de vivre une histoire d’amour avec Lui, a précisé François. « Avant les choses que nous recevons et faisons, il y a Lui à aimer. Il existe une relation avec Lui qui va au-delà de la logique de l’intérêt et du calcul ».

Cela est vrai à l’égard de Dieu, mais aussi dans nos relations humaines et sociales, a encore souligné le Pape : lorsque nous cherchons avant tout la satisfaction de nos besoins, nous risquons d’utiliser les personnes et d’exploiter les situations à nos propres fins.

L’invitation de l’Évangile est ainsi la suivante : «au lieu de nous préoccuper uniquement du pain matériel qui nous nourrit, accueillons Jésus comme le pain de la vie et, à partir de notre amitié avec lui, apprenons à nous aimer les uns les autres. Avec gratuité et sans calcul » a t-il conclu.

Source: VATICANNEWS, le 1er août 2021

« Combien mon amour pour toi l’emporte sur ton amour pour moi ! »

« Combien mon amour pour toi l’emporte sur ton amour pour moi ! »

Le premier motif du grand amour que Marie a pour les hommes, c’est le grand amour qu’elle a pour Dieu. « Nous avons reçu ce commandement, dit saint Jean, que celui aime Dieu aime aussi son frère » (1Jn 4, 21). Si donc, même parmi les esprits bienheureux, il ne s’en trouve aucun qui surpasse Marie en amour de Dieu, nous ne trouvons et ne pouvons trouver personne qui, après Dieu, nous aime plus que cette très aimante Mère.

Pourquoi encore notre céleste Mère nous chérit-elle à ce point ? 

Parce que, au moment d’expirer, son bien-aimé Jésus nous recommanda à son affection maternelle. Nous l’avons vu, ce sont tous les hommes qu’il lui montrait en la personne de saint Jean quand il lui dit « Femme voici votre fils » (Jn 19, 26).

En outre, nous sommes des enfants excessivement chers à Marie, parce que nous lui avons coûté d’excessives douleurs. Les mères sont ainsi.

Un jour saint Alphonse de Liguori, de la Compagnie de Jésus, se trouvait devant une image de Marie, et, sentant son cœur brûler d’amour pour la Très Sainte Vierge, ne put s’empêcher de lui dire : « Ma très aimable Mère, je sais bien que vous m’aimez, mais pas autant que je vous aime. » Alors Marie, comme offensée sur ce point délicat de son amour lui répondit de cette image : « Que dis-tu, Alphonse, que dis-tu ? Oh ! combien mon amour pour toi l’emporte sur ton amour pour moi ! Sache qu’il y a moins de distance de la Terre au Ciel que de ton amour au mien. » (Zaninus, Vita, II, 12).

Synthèse F. Breynaert

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

01.08.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Alphonse-Marie de’ Liguori
Évêque, fondateur de la :
Congregatio Sanctissimi Redemptoris
Docteur de l’Église († 1787)

Alfonso Maria de’ Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble. 

Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d’avocat. Pendant les dix années qu’il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien.

Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents ; « Ô monde ! s’écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m’auras plus. »

Peu après, il entendit une voix lui dire : « Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier… » Aussitôt il répondit, fondant en larmes : « Ô Dieu ! Me voici, faites de moi ce qu’il Vous plaira. » Aussitôt Alphonse va déposer à l’église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l’habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes ; il se mêle au peuple des campagnes et s’éprend d’un amour spécial pour lui.

C’est alors que l’idée lui vint de fonder, pour exercer l’apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la « Congrégation des Rédemptoristes ». Traité d’insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme : rien ne put l’abattre ni le décourager.

Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge ; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d’une éblouissante lumière. 

Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple : « Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres ! » Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d’ouvrages de piété et de morale qui l’ont fait élever au rang des docteurs. 

Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes. Il passa de la terre au ciel, à l’âge de quatre-vingt-onze ans, le Ier août 1787, à Pagani, en Campanie.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : 
>>> Saint Alphonse de Liguori 

>>> Téléchargement gratuit des œuvres complètes de St Alphonse-Marie de’ Liguori

Saint Alphonse de Liguori priez pour nous !

01.08.2021 – L’ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,24-35. 

QU'EST-CE QUE DIEU ATTEND DE NOUS ?

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité – The Word To Be Spoken, ch. 6 (Jésus, celui qu’on invoque, prières et méditations pour chaque jour de l’année; trad. de l’anglais par Françoise Champenois-Laroche; Éd. Nouvelle cité 1988, p. 85)

« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim »

Dans les Écritures, il est question de la tendresse de Dieu pour le monde, et nous lisons que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils » Jésus (Jn 3,16) pour qu’il soit comme nous, et qu’il nous apporte la bonne nouvelle que Dieu est amour, que Dieu vous aime et qu’il m’aime. Dieu veut que nous nous aimions les uns les autres comme il aime chacun d’entre nous (cf Jn 13,34). Nous savons tous, en regardant la croix, à quel point Jésus nous a aimés. Lorsque nous regardons l’eucharistie nous savons combien il nous aime maintenant. C’est pourquoi il s’est fait lui-même « pain de vie » afin de satisfaire notre faim pour son amour, et puis, comme si ce n’était pas suffisant pour lui, il s’est fait lui-même l’affamé, l’indigent, le sans-abri, afin que vous et moi puissions satisfaire sa faim pour notre amour humain. Car c’est pour cela que nous avons été créés, pour aimer et être aimés.

Dimanche prochain | Homélie du 18ème dimanche du Temps ordinaire 1er août  2021

LECTURES :

Livre de l’Exode 16,2-4.12-15.

En ces jours-là, dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël récriminait contre Moïse et son frère Aaron.
Les fils d’Israël leur dirent : « Ah ! Il aurait mieux valu mourir de la main du Seigneur, au pays d’Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l’épreuve : je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi.
« J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël. Tu leur diras : “Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété. Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.” »
Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ; et, le lendemain matin, il y avait une couche de rosée autour du camp.
Lorsque la couche de rosée s’évapora, il y avait, à la surface du désert, une fine croûte, quelque chose de fin comme du givre, sur le sol.
Quand ils virent cela, les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre : « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?), car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »


Psaume 78(77),3.4ac.23-24.25.52a.54a.

Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Il commande aux nuées là-haut,
il ouvre les écluses du ciel :
pour les nourrir il fait pleuvoir la manne,
il leur donne le froment du ciel.

Chacun se nourrit du pain des Forts,
il les pourvoit de vivres à satiété.
Tel un berger, il conduit son peuple.
Il les fait entrer dans son domaine sacré.

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,17.20-24.

Frères, je vous le dis, j’en témoigne dans le Seigneur : vous ne devez plus vous conduire comme les païens qui se laissent guider par le néant de leur pensée.
Mais vous, ce n’est pas ainsi que l’on vous a appris à connaître le Christ,
si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet s’accordent à la vérité qui est en Jésus.
Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises qui l’entraînent dans l’erreur.
Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée.
Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.

et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une  sainteté que produit la vérité. - ChrétienSocial