« Avec Marie au travail » : une piété populaire qui nous rapproche du Christ

« Avec Marie au travail » : une piété populaire qui nous rapproche du Christ

Le 21 mai 2026, à l’issue de l’audience générale sur la place Saint-Pierre, le père Juan Pablo Álamos, L.C., a salué le Saint-Père et lui a présenté l’apostolat « Fundacion Con Maria en el Trabajo », « Avec Marie au travail », promu par la Fondation du même nom.

Cette rencontre fait suite à une visite rendue au nonce apostolique au Chili, Mgr Curian Matthew Vallaluncal, à qui l’apostolat avait été présenté et qui avait encouragé sa présentation au Pape. Forts de cet encouragement, plusieurs membres de l’équipe de la Fondation « Avec Marie au travail » ont fait le voyage de Santiago du Chili à Rome, en quête d’une confirmation et d’une bénédiction pour l’apostolat, qu’ils ont reçues lors de leur présentation au pape Léon XIV et grâce à son accueil paternel.

La Fondation « Avec Marie au travail » se consacre à promouvoir la dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie en offrant une image de la Vierge au monde du travail au sens large, notamment aux entreprises, aux industries, aux usines, aux prisons, aux mines, aux centres commerciaux et aux institutions publiques. Cet apostolat est actif depuis 20 ans et est actuellement présent dans huit pays d’Amérique latine ainsi qu’en Espagne.

L’apostolat de « Marie au travail » s’inscrit dans le cadre plus large de la piété populaire, qui cherche à apporter la tendresse du Dieu vivant et à offrir des espaces de rencontre et de prière dans la vie quotidienne des travailleurs du monde entier. Selon les mots du père Juan Pablo, l’un de ses promoteurs, « il fait partie de ce fleuve d’amour que le pape François nous a invités à offrir à l’Église et à l’Église en marche. La Vierge Marie est la première à aller à la rencontre des gens là où ils se trouvent dans leur vie quotidienne, dans le monde du travail, sur leurs lieux de travail. Et cette piété populaire prend de l’ampleur, nous rapprochant de Jésus-Christ. »

legionariosdecristo.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.09.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Ingrid de Skänninge

Sainte Ingrid de Skänninge
Princesse suédoise, dominicaine

Ingrid, de la famille seigneuriale des Elof de Skänninge en Suède, naît vers 1220 dans la province d’Östergötland (Götland oriental). De noble famille (elle était petite-fille du roi Knut de Suède), Ingrid reçut une éducation princière, hautement chrétienne. 

Ses parents lui firent faire un riche mariage, alors qu’elle était très jeune encore ; mais toute cette splendeur ne l’éblouit pas. Elle continua de vivre dans le monde sans être du monde. Restée veuve très vite, elle édifia sur ses terres de Skänninge, avec l’aide de généreux bienfaiteurs (notamment son frère Jean Elofson, chevalier teutonique), le premier monastère dominicain de Suède. Elle entreprit, avec d’autres demoiselles, un pèlerinage à Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle. Revenue dans sa patrie, un unique désir la dominait : se consacrer pour toujours à une vie de prière et de pénitence. Le démon chercha à ternir sa renommée, allant même jusqu’à attenter contre sa vie, mais cela ne servit à rien, car la pèlerine fut accueillie avec beaucoup de vénération et de bienveillance lors de son retour. 

Elle put enfin accomplir son plus ardent désir : elle entra au monastère et prononça ses vœux le 15 août 1281 en présence du roi Magnus Ladulas, avec l’aide et le soutien de Pietro de Dacia, provincial de l’Ordre des frères prêcheurs, et l’autorisation de l’évêque de Linköping. Elle fut prieure jusqu’à sa mort, survenue le 2 septembre 1282, entourée d’une réputation de grande vertu chrétienne.

La renommée de sa sainteté et l’accomplissement de prodiges ont vite contribué à son culte parmi les peuples voisins. Elle fut béatifiée en 1499. Ne parvenant pas à une canonisation formelle, l’église locale procéda néanmoins, le 29 juillet 1507, à la translation solennelle des reliques, avec l’autorisation du pape, en présence du roi et d’une immense foule, ainsi que tous les évêques de Suède, et bien entendu tous les Dominicains de la région. Jusqu’à la Renaissance, son culte fut très important en Suède. On la représente en dominicaine avec la croix. Elle est fêtée le 9 octobre en Suède.

Source principale : cite-catholique.org/ (« Rév. x gpm »).

Sainte Ingrid de Skänninge priez pour nous !

02.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,38-44. 

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.

Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.


Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148)

moine bénédictin puis cistercien

Oraisons méditatives, IV, 155 (trad. cf SC 324, p. 89)

« Il sortit et se retira dans un endroit désert »

Toi qui es mon refuge et ma force, conduis-moi, comme jadis ton serviteur Moïse, au cœur de ton désert, là où flamboie le buisson sans qu’il se consume (Ex 3), là où l’âme…, envahie par le feu du Saint Esprit, devient ardente comme un séraphin brûlant, sans se consumer, mais en se purifiant… Là où l’on ne peut demeurer et où l’on n’avance plus qu’après avoir dénoué les sandales des entraves charnelles…, là où celui qui est, sans doute ne se laisse pas voir tel qu’il est, mais où cependant on l’entend dire : « Je suis celui qui suis ! » Là, il faut bien encore se couvrir le visage pour ne pas regarder le Seigneur en face, mais on doit s’y exercer à prêter l’oreille, dans l’humilité de l’obéissance, pour entendre ce que le Seigneur son Dieu murmure en lui. En attendant, Seigneur, « cache-moi dans le secret de ta tente » durant le jour mauvais ; « cache-moi dans le secret de ta face, loin de l’intrigue des langues » (Ps 26,5; 30,21). Car ton joug si doux et ton fardeau si léger (Mt 11,30), tu les as posés sur moi. Et quand tu me fais sentir la distance entre ton service et celui de ce monde, d’une voix tendre et douce tu me demandes s’il est plus agréable de te servir, toi le Dieu vivant, que les dieux étrangers (cf 2Ch 12,8). Alors, j’adore cette main qui pèse sur moi… et je te dis : « Ils m’ont assez longtemps dominé, les maîtres autres que toi ! Je veux t’appartenir à toi seul, j’accueille ton joug, ton fardeau ne me pèse pas : il me soulève ».

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,1-9. 

Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ.
C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas,
car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ?
Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ?
Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux.
Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.
Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu.
Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée.
Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit.

Psaume 33(32),12-13.14-15.20-21. 

R/ Heureux le peuple que le Seigneur s’est choisi pour domaine. (Ps 32, 12)

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, 
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Du lieu qu’il habite, il observe 
tous les habitants de la terre,
lui qui forme le cœur de chacun, 
qui pénètre toutes leurs actions.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui, 
notre confiance est dans son nom très saint.