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Enseignons « à tous et à chacun qui est l’Immaculée »

Enseignons « à tous et à chacun qui est l’Immaculée »

Je crois que, dans chaque nation, devrait surgir une « Cité de l’Immaculée », qui permettrait à l’Immaculée d’agir par tous les moyens, y compris les plus modernes, car les découvertes devraient d’abord être employées à la servir, que ce soit dans le commerce, l’industrie, le sport, etc., et même la radio, le cinéma, en un mot tout ce que l’on pourrait découvrir et qui pourrait éclairer les esprits et enflammer les cœurs.

Mais la caractéristique qui doit imprégner toute notre activité, c’est d’agir « à travers l’Immaculée », notre finalité étant la conquête du monde entier et de chaque âme en particulier à l’Immaculée et, à travers elle, au Cœur très Sacré de Jésus. (…)

Tout cela il faut l’utiliser pour enseigner à tous et à chacun qui est l’Immaculée, pour répandre l’amour qui lui est dû et surtout raviver cet amour fondamental relevant, non pas du sentiment, mais plutôt d’une volonté qui s’unit à la volonté de l’Immaculée, de même qu’elle a uni intimement sa volonté à la volonté de Dieu, au Cœur de Dieu.

Saint Maximilien Kolbe, 02.12.1931, ESI. p.154)

Voir aussi l’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Enseignons « à tous et à chacun qui est l’Immaculée »

Enseignons « à tous et à chacun qui est l’Immaculée »

Je crois que, dans chaque nation, devrait surgir une « Cité de l’Immaculée », qui permettrait à l’Immaculée d’agir par tous les moyens, y compris les plus modernes, car les découvertes devraient d’abord être employées à la servir, que ce soit dans le commerce, l’industrie, le sport, etc., et même la radio, le cinéma, en un mot tout ce que l’on pourrait découvrir et qui pourrait éclairer les esprits et enflammer les cœurs.

Mais la caractéristique qui doit imprégner toute notre activité, c’est d’agir « à travers l’Immaculée », notre finalité étant la conquête du monde entier et de chaque âme en particulier à l’Immaculée et, à travers elle, au Cœur très Sacré de Jésus. (…)

Tout cela il faut l’utiliser pour enseigner à tous et à chacun qui est l’Immaculée, pour répandre l’amour qui lui est dû et surtout raviver cet amour fondamental relevant, non pas du sentiment, mais plutôt d’une volonté qui s’unit à la volonté de l’Immaculée, de même qu’elle a uni intimement sa volonté à la volonté de Dieu, au Cœur de Dieu.

Saint Maximilien Kolbe, 02.12.1931, ESI. p.154)

Voir aussi l’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

14.08.2022 – SAINT DU JOUR

St Maximilien-Marie Kolbe

St Maximilien-Marie Kolbe

PRÊTRE O.F.M. CONV. ET MARTYR

  Saint Maximilien-Marie Kolbe 
Prêtre o.f.m. conv. et martyr 
Fondateur de la : « Mission de l’Immaculée »

Maximilien Kolbe (de son prénom de baptême: Rajmund) naît le 8 janvier 1894 à Zduńska Wola, pas très loin de Łódź, en Pologne. Il était le fils de Jules et Marie Dąbrowska.

Adolescent, il se sentit fasciné par l’idéal de saint François d’Assise et entra au petit séminaire des Franciscains conventuels (dits Cordeliers) de Léopoli. 

Après le noviciat, il fut envoyé à Rome, au Collège International de l’ordre, pour y faire ses études ecclésiastiques. En 1915, il fut diplômé en philosophie puis, en 1919, en théologie. 

Alors que l’Europe est déchirée par la Première Guerre Mondiale, Maximilien songe à une grande œuvre au service de l’Immaculée pour l’avènement du Royaume du Christ. 

Le soir du 16 octobre 1917, il fonde avec quelques compagnons la « Mission de l’Immaculée », qui a pour but la conversion et la sanctification de tous les hommes par l’offrande inconditionnelle à la Vierge Marie. 

Il est ordonné prêtre en 1918 et, en 1919, une fois ses études ecclésiastiques terminées, il rentre en Pologne pour commencer à Cracovie un travail d’organisation et d’animation du mouvement de la « Mission de l’Immaculée ». 

Comme moyen de liaison entre les adhérents du mouvement, il fonde la revue « Le Chevalier de l’Immaculée ». Cette revue est toujours publiée de nos jours en Pologne.

En 1927, encouragé par la progression importante du nombre de collaborateurs consacrés et de membres de la M.I., il transfère le centre d’édition à Niepokalanów, ou « Cité de l’Immaculée », près de Varsovie, qui accueillera plus de 700 religieux. Ceux-ci se consacreront à évangéliser le monde grâce à l’utilisation des moyens de communication sociale. 

En 1930, il part avec quatre autres frères pour le Japon, où il fonde « Mugenzai No Sono », ou « Jardin de l’Immaculée », dans la banlieue de Nagasaki et y imprime une revue mariale. Cette « cité » restera intacte après l’explosion, en 1945, de la bombe atomique sur Nagasaki. 

En 1936, il rentre en Pologne, appelé par la croissance de la communauté religieuse et l’expansion de l’activité éditoriale : onze publications, parmi lesquelles un quotidien de grande audience dans les classes populaires : il tire à 228.560 exemplaires, et le « Le Chevalier de l’Immaculée » à un million d’exemplaires. 

Le 1er septembre 1939, la Seconde Guerre Mondiale éclate. Niepokalanów est bombardée et saccagée. Les religieux doivent l’abandonner. Les bâtiments sont utilisés comme lieu de premier accueil pour les réfugiés et les militaires.

Le 17 février 1941, le Père Kolbe est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison Pawiak de Varsovie. Le 28 mai de la même année, il est déporté au camp d’extermination d’Auschwitz, où on lui assigna le numéro 16670. 

Fin juillet, un prisonnier s’échappa. En guise de représailles, le commandant Fritsch décide de choisir dix compagnons du même bloc et les condamne injustement à mourir de faim et de soif dans le « souterrain de la mort ». 

À la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, le père Maximilien sort des rangs et s’offre pour remplacer l’un des condamnés, le jeune sergent polonais François Gajowniczek. De cette manière inattendue et héroïque, le Père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans le « souterrain de la mort » où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par un saint. 

Le 14 août 1941, le Père Kolbe quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, suite à une injection d’acide phénique. Le jour suivant, son corps fut brûlé dans le four crématoire et ses cendres dispersées au vent. 

Maximilien-Marie Kolbe a été élevé à la gloire des autels, le 17 octobre 1971, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 10 octobre 1982, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Biographie

St Maximilien-Marie Kolbe priez pour nous !

14.08.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,49-53.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Denys le Chartreux (1402-1471)

moine

Commentaire sur l’évangile de Luc, 12, 72-74 (in Les Pères commentent l’Évangile; Collection liturgique Mysteria sous la direction de Henri Delhougne; trad. R. Pirlot; Éd. Brepols 1991, p. 430)

Allumer dans les cœurs des hommes le feu de l’amour de Dieu

« Je suis venu apporter un feu sur la terre » : je suis descendu du haut du ciel et, par le mystère de mon incarnation, je me suis manifesté aux hommes pour allumer dans les cœurs humains le feu de l’amour divin. « Et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » — c’est-à-dire qu’il prenne et devienne une flamme activée par l’Esprit Saint et qu’il fasse jaillir des actes de bonté ! Le Christ annonce ensuite qu’il subira la mort sur la croix avant que le feu de cet amour n’enflamme l’humanité. C’est, en effet, la très sainte Passion du Christ qui a valu à l’humanité un don aussi grand, et c’est avant tout le souvenir de sa Passion qui allume une flamme dans les cœurs fidèles. « Je dois recevoir un baptême », autrement dit : Il m’incombe et il m’est réservé par une disposition de Dieu de recevoir un baptême de sang, de me baigner et de me plonger comme dans l’eau, dans mon sang répandu sur la croix pour racheter le monde entier. « Et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit accompli », en d’autres termes jusqu’à ce que ma Passion soit achevée, et que je puisse dire : « Tout est accompli ! » (Jn 19,30)

LECTURES :

Livre de Jérémie 38,4-6.8-10.

Alors les princes dirent au roi Sédécias : « Que cet homme soit mis à mort : en parlant comme il le fait, il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville, et toute la population. Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche, mais son malheur. »
Le roi Sédécias répondit : « Il est entre vos mains, et le roi ne peut rien contre vous ! »
Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue, et Jérémie enfonça dans la boue.
Ébed-Mélek sortit de la maison du roi et vint lui dire :
« Monseigneur le roi, ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie, c’est mal ! Ils l’ont jeté dans la citerne, il va y mourir de faim car on n’a plus de pain dans la ville ! »
Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : « Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. »

Psaume 40(39),2.3.4.18.

D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi
pour entendre mon cri.

Il m’a tiré de l’horreur du gouffre,
de la vase et de la boue ;
il m’a fait reprendre pied sur le roc,
il a raffermi mes pas.

Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.
Beaucoup d’hommes verront, ils craindront,
ils auront foi dans le Seigneur.

Je suis pauvre et malheureux,
mais le Seigneur pense à moi.
Tu es mon secours, mon libérateur :
mon Dieu, ne tarde pas !

Lettre aux Hébreux 12,1-4.

Frères, nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins, et débarrassés de tout ce qui nous alourdit – en particulier du péché qui nous entrave si bien –, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée,
les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice, et il siège à la droite du trône de Dieu.
Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement.
Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché,

14.08.2022 – Homélie du 20ème dimanche – Année C – 14 août 2022

Évangile de Luc 12, 49-53

Par Raphaël Devillers

La Mission de Jésus

Nous avons entendu plusieurs enseignements de Jésus : sur la prière, l’usage de l’argent, la vigilance…Mais n’oublions pas qu’il est en train d’emmener ses disciples sur la route de Jérusalem où, leur a-t-il dit, il va être rejeté et mis à mort par les autorités mais son Père le ressuscitera. Et dans la dernière parabole, il a prévenu les intendants de rester vigilants car le Maître viendra à l’improviste pour juger.

Cette issue finale de sa mission, qui s’approche de jour en jour, obsède Jésus : il a hâte de réaliser jusqu’au bout la volonté de son Père mais le prix à payer sera horrible. Tout à coup, à ses disciples, il exprime la passion et l’angoisse qui le poignent. Il nous révèle ainsi le sens de sa venue sur terre.

Le Grand Désir de Jésus

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !

Jean-Baptiste l’avait prophétisé : « Il vient, celui qui est plus fort que moi : il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu »(2, 16). Jésus ressuscité annoncera à ses disciples : « Vous allez recevoir une puissance, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous »( Ac 1, 8). Et en effet à la Pentecôte, « comme des langues de feu leur apparurent » et toute peur disparue, remplis de force et. de confiance, ils sortiront et se mettront à prêcher, avec feu, les merveilles de Dieu. Le feu de la Bonne Nouvelle commencera à s’étendre par toute la terre.

Mais pour cela, il faudra d’abord que Jésus accepte de donner sa vie : à Gethsémani et au Golgotha, il sera plongé, « baptisé » dans un second baptême bien plus effroyable que le premier. Jésus ici ne peut s’empêcher de révéler aux siens la crainte, l’horreur qui le torturent à la perspective de ce qui l’attend. Non il ne cherche pas la mort, elle le révulse, le tord déjà d’angoisse. Mais il ne peut reculer, il doit dire sa vérité quoi qu’il en coûte. En faisant de sa mort un don d’amour, il ouvrira le don de l’Esprit.

La Paix qui provoque des disputes

Si vraiment la Pâque de Jésus accomplit l’attente du Messie, le monde va-t-il connaître la paix ? Hélas non.

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

La croix de Jésus opère la transfiguration de la haine et de la violence des bourreaux en amour, pardon, miséricorde de la part du Seigneur. Et de là s’élancera la Bonne Nouvelle de la paix. Mais il ne s’agit pas d’une paix automatique et imposée. Jésus est bien l’Agneau de Dieu qui apporte la paix du monde mais ne reçoit cette paix que celui ou celle qui croit en Jésus, qui se fait son disciple, qui décide de vivre et de se donner complètement à la manière de son Maître.

Cette paix est un don gratuit mais elle est difficile : elle bouscule nos préjugés, elle torpille notre égoïsme, elle nous oblige à changer d’échelle de valeurs. Elle accule chacun à se décider librement. Du coup elle introduit la division au cœur des familles, des nations, du monde. La Loi de Moïse partageait Israël et les nations : l’Évangile s’adresse à toute personne et distingue croyants et incroyants. Mais on ne joue pas avec la vérité et on ne bafoue pas la liberté. Là est le prix de l’égalité et de la fraternité.

Le judaïsme disait qu’après une terrible période d’affrontements, le Messie enfin apporterait la paix. Jésus enseigne que sa venue messianique provoquera immanquablement divisions, heurts, déchirures. Le temps de l’Église reste ce qu’il a été dès le début : le vieux Syméon l’avait prophétisé à sa mère : il « sera un signe contesté »(2, 34). L’Évangile n’est ni une obligation ni une démonstration mais « un signe » devant lequel chacun doit opter.
Si votre famille ne partage pas la même foi, souvenez-vous que Jésus lui-même a été rejeté par son village, par certains de sa famille, par les autorités religieuses. A sa suite, les martyrs gardaient la paix au milieu des affres des persécutions.

Fr Raphael Devillers

Source: RÉSURGENCES, le 9 août 2022

15.08.2022 – Assomption de la Vierge Marie

« Écoute, Église du Seigneur,
regarde et tends l’oreille ! »

Par Jean Compazieu

Homélie


Textes bibliques : Lire


Cette fête de l’Assomption est l’une des mieux célébrées en l’honneur de la Vierge Marie. Ils sont nombreux ceux et celles qui profitent de l’occasion pour se rassembler à Lourdes et sur les lieux de pèlerinages pour invoquer sa protection. C’est que Marie tient une place toute spéciale. L’Église est comme une grande famille. Dieu est notre Père. Marie y joue un rôle maternel. La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle que Dieu a confié à Marie.

L’Assomption c’est la fête de Marie qui entre corps et âme dans la gloire de Dieu auprès de son fils ressuscité. La bonne nouvelle c’est que Marie n’a fait que nous y précéder. Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés. Ce que Dieu a réalisé pour Marie nous est également destiné. Avec Marie, notre vie actuelle est une marche à la suite du Christ vers cette grande fête que Dieu nous prépare.

Dans l’évangile, Jésus se présente à nous comme Le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller au Père. Et Marie est toujours là pour nous renvoyer sans cesse à lui. Comme aux noces de Cana, elle nous redit inlassablement : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Son message à Lourdes, Fatima et ailleurs nous renvoie à l’évangile. Il est un appel à la prière, la pénitence et la conversion.

L’Évangile qui nous est proposé fait suite à l’Annonciation. L’ange Gabriel vient d’annoncer à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur. Ayant appris que sa cousine Élisabeth est devenue enceinte du futur Jean Baptiste, elle se met en route. Cette rencontre entre Marie et Élisabeth donne lieu à une explosion de joie. La Visitation ce n’est pas qu’une simple rencontre familiale entre deux cousines : c’est la rencontre des deux alliances, l’ancienne avec Élisabeth et la nouvelle avec Marie. À travers ce Messie pas encore né, c’est Dieu qui vient visiter le peuple de l’ancienne alliance.

Tout cela doit donner une nouvelle orientation à la manière dont nous vivons les uns avec les autres. Si nous voulons honorer Marie, il ne faut pas oublier qu’elle est notre mère à tous, y compris de ceux que nous n’arrivons pas à supporter. Comment honorer Marie en ce 15 août si nous avons un regard et des paroles méprisantes pour telle ou telle catégories de personnes. Comment l’appeler « Reine de la Paix » si nous sommes fâchés avec un voisin ? Comme le Christ, Marie souffre de ces divisions qu’il y a dans le monde, dans nos communautés et nos familles.

Mais avec elle, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, quand nous sommes sur la croix, elle est là. Elle se tient debout pour nous aider à traverser l’épreuve. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est encore là. Comme aux noces de Cana, elle dit à Jésus : « Ils n’ont plus de paix et de joie. » Et Jésus nous rend la paix et la joie. Quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle ne craint ni notre péché ni notre douleur. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce cadeau merveilleux qu’il nous fait en nous donnant Marie pour mère. Cette fête de l’Assomption vient raviver notre lien profond à Jésus Christ et notre désir de le suivre fidèlement tout au long de notre vie. On a aussi appelé cet événement « la dormition de Marie ». La mort c’est fermer les yeux à ce monde pour les rouvrir à Dieu. Cette fête doit renouveler et renforcer notre confiance en lui. Ne craignons pas l’avenir ni le jugement de Dieu. Oublions nos péchés ; brûlons-les au feu de la Miséricorde. Nous serons jugés sur l’amour et seulement sur l’amour. C’est l’Amour qui nous prendra et nous emportera. L’heure où nous quitterons la terre sera notre Assomption.

Abbé Jean Compazieu

Source: DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 11 août 2022