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POLOGNE – Consécration solennelle à Notre-Dame de Częstochowa de toute l’Eglise missionnaire – 09.12.2019

Częstochowa (Agence Fides) – Quelques 400 personnes ont participé au Symposium et à la Veillée missionnaire qui ont eu lieu à Częstochowa les 7 et 8 décembre. La veillée pour l’Evangélisation du monde, organisée par l’Union pontificale missionnaire, a été précédée par un Symposium qui a approfondi l’esprit missionnaire et a mis sous la protection de Notre-Dame l’action missionnaire de l’ensemble de l’Eglise.


La rencontre a débuté par une Messe célébrée par l’Evêque auxiliaire du Diocèse de Tarnow, S.Exc. Mgr Stanisław Salaterski, en la chapelle de l’icône de Notre-Dame, suivant la note envoyée à Fides par les Œuvres pontificales missionnaires de Pologne.

Immédiatement après, les participants se sont retrouvés dans l’auditorium du Sanctuaire pour écouter les interventions des hôtes invités sur le rapport entre Eucharistie et Mission. Les travaux ont été introduits par le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, Mgr Tomasz Atłas, qui a commenté le slogan de la nouvelle Année pastorale de l’Eglise en Pologne qui vient de débuter, à savoir « L’Eucharistie donne vie ».

Le Père Tomasz Herc, professeur de liturgie, a ensuite souligné dans son intervention que l’Eucharistie, en tant que source et sommet de la vie chrétienne, renforce les missionnaires dans leur appel et les envoie jusqu’aux extrémités de la terre.

L’Administrateur apostolique du Kazakhstan occidental résidant à Atyrau, le Père Dariusz Buras, a rendu témoignage de l’Eglise au service de laquelle il se trouve. « Les catholiques locaux, qui sont peu nombreux, environ 600 pratiquants, ont conservé leur foi, en se rencontrant simplement au sein de petites communautés privées de prêtres, subissant des persécutions jusqu’à l’arrivée des missionnaire. Il faut une grande humilité et une grande patience dans cette œuvre et un grand esprit d’adaptation dans la mesure où il est impossible de transférer la pastorale polonaise au Kazakhstan occidental » a souligné le Père Buras. Mgr Tomasz Atłas et le Père Maciej Będziński ont enfin partagé l’expérience représentée par la visite rendue aux missionnaires au Gabon et en Tanzanie.


Avec la prière de l’appel à Notre-Dame, a débuté la Veillée de prière qui a duré toute la nuit. La récitation du chapelet a été animée par le groupe du Rosaire vivant de la Paroisse du Christ Roi de Jabłonów Pomorski du Diocèse de Torun alors que l’Adoration du Très Saint Sacrement selon l’esprit missionnaire, a été confiée aux Séminaristes clarétains. Au cours de la prière nocturne, les missionnaires qui se préparent à partir l’an prochain en suivant une formation au centre ad hoc de Varsovie, ont rendu témoignage, demandant des prières.


A minuit, la Messe a été célébrée par l’Evêque auxiliaire de Wroclaw, S.Exc. Mgr Jacek Kiciński, suivie par la prière nocturne enrichie de chants par les Sœurs franciscaines missionnaires de Marie.

Le Secrétaire national de l’Union pontificale missionnaire, le Père Luca Bovio IMC, qui a animé la veillée, a accueilli quatre nouveaux membres de l’Union pontificale missionnaire.

La veillée s’est achevée à 04.00 locales par un acte solennel de Consécration à la Vierge Noire de toute l’Eglise missionnaire.


A la rencontre de Czestochowa ont participé des personnes proches des missions, prêtres, religieuses, séminaristes, laïcs mais aussi d’autres personnes, en particulier âgées et malades, qui se sont unies spirituellement à la prière depuis chez elles. (MK/SL) (Agence Fides 09/12/2019)

CARLO ACURIS, UN GEEK QUI PRIAIT LE CHAPELET

Carlo Acutis (1991-2006) naît dans une famille aisée et non pratiquante de Milan (Italie) et décède à l’âge de 15 ans. Il avait, dès sa première communion, décidé d’être toujours uni à Jésus (« le but de ma vie »). Tout en vivant une jeunesse ordinaire, il met ses dons en informatique au service de l’évangélisation, lançant un site sur les miracles eucharistiques, puis collaborant à celui du Vatican.

Il meurt en quelques jours d’une leucémie foudroyante, non sans avoir ramené la plupart de ses proches à une foi vivante. La dévotion pour ce jeune si attachant, véritable phénomène en Italie, se répand aujourd’hui en France et dans le monde entier.  Déclaré vénérable par le pape François, ce jeune italien suscite un engouement de plus en plus fort du Brésil à l’Australie.

Mais qu’a donc sa vie de si pertinente pour nous être proposée en modèle ?  Carlo Acutis a su grandir et rester attaché au Christ en étant confronté à des défis qui nous sont communs pour la plupart : l’expansion d’un monde connecté, le témoignage de sa foi dans une société déchristianisée, la solitude liée à son état de fils unique, mais également les questions des amitiés, des passions, de la relation avec ses parents pendant l’adolescence ou encore de la maladie et de la mort. 

Chacun de ses voyages fait grandir Carlo dans la foi, explique le père Will Conquer qui poursuit : En février 2005, il fait son premier pèlerinage à Lourdes. En 2006, il repart, cette fois-ci, direction Fatima. Parmi tous les trésors qu’il rapporte de Fatima, il apprend à méditer les mystères de la vie du Christ au travers de la prière du chapelet. Avec Marie, il suit Jésus dans toute sa vie. Carlo apprend par cœur la prière du chapelet, mais pour lui, il ne suffit pas de la répéter de façon mécanique. Le plus important c’est l’intimité avec Jésus

L’été, le tout jeune Carlo passe ses vacances au bord de la mer, à Centola, au sud de Naples. Après avoir passé l’après-midi à la plage, rapporte Will Conquer, il rejoint les femmes pieuses qui prient le chapelet. Sa présence les questionne. Pendant la messe, les commérages s’arrêtent pour respecter le silence de Carlo et son recueillement. Sa bonté est désintéressée et la gratuité de son sourire fait du bien à ceux qui l’entourent.

Adapté du livre du Père Will Conquer (MEP) : Carlo Acutis, un geek au paradis – Editions Première Partie, (2019) pages 38-39 et 79 à 81 – Et de : Aleteia

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=f3d0f70b98

10.12.2019 – SAINT ET MARTYR DU JOUR

Bx Anton Durcovici
Évêque de Iași (Moldavie)
Martyr de la foi († 10/12/1951)

 

Anton Durcovici naît le 17 mai 1888 en Autriche, orphelin de père très tôt, il a vécu en Roumanie à partir de l’âge de sept ans avec sa mère et son frère.

Après avoir commencé ses études à Iași, il les a poursuivies au petit séminaire de Bucarest. Envoyé à Rome en 1906, il y a obtenu deux doctorats (philosophie et théologie) et a été ordonné prêtre le 24 septembre 1910 à St Jean de Latran.
Revenu en Roumanie, il est nommé professeur au séminaire de Bucarest. Il en sera nommé recteur en 1924, fonction qu’il exercera pendant plus de vingt ans.

Le 30 octobre 1947, alors qu’un régime communiste se met en place sous le contrôle de l’Armée soviétique, il est nommé par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) à la tête du diocèse de Iași.

Le 19 juillet 1948, le concordat avec le Saint-Siège était dénoncé tandis qu’à l’initiative des autorités communistes se constituait une ‘Association de prêtres progressistes’. Les prêtres à l’origine de cette initiative furent excommuniés et les évêques catholiques roumains protestèrent auprès du gouvernement. Dans ces années, la plupart des évêques et des centaines de prêtres seront arrêtés.

Mgr Durcovici fut en butte à différentes pressions et vexations. Puis, le 26 juin 1949, alors qu’il devait conférer le sacrement de la confirmation à 650 jeunes gens d’une paroisse de la banlieue de Bucarest, il fut arrêté par la Securitate (la police d’État). Il connut d’abord, pendant près de deux ans, la prison de Jilava (en Roumanie non loin de Bucarest), où il fut interrogé et torturé à de très nombreuses reprises, puis en septembre 1951, déjà très affaibli, il fut envoyé au bagne de Sighet (dans le nord-ouest de la Roumanie), où périrent des dizaines de milliers de Roumains, dont de nombreux religieux.


D’après le témoignage de co-détenus qui ont pu survivre, Mgr Durcovici encourageait à la résistance morale et spirituelle : « Portez la croix du Christ qui se sacrifie pour nos péchés, parce que le jour de la Résurrection viendra aussi pour le peuple roumain si durement éprouvé. »

Mis à l’isolement, jeté nu dans sa cellule, « les traitements impitoyables, le manque d’eau et de nourriture le réduisirent à l’état de squelette » dira le cardinal Amato le jour de sa béatification. Dans les derniers jours de sa vie, il put échanger quelques mots avec un prêtre chargé du nettoyage du couloir. Il lui demanda en latin, pour n’être pas compris des surveillants : « Antonius episcopus fame moritur. Da mihi absolutionem » (L’évêque Anton meurt de faim. Donne-moi l’absolution). Il meurt le 10 décembre 1951, à l’âge de 63 ans.
Son procès en béatification a été ouvert en janvier 1997, peu après la chute du communisme.

Anton Durcovici a été proclamé bienheureux le 17 mai 2014, lors d’une messe célébrée à Iași, par le Card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape François (Jorge Mario Bergoglio) qui, le lendemain, lors de l’Angélus, Place Saint-Pierre, a lui aussi rendu hommage à l’évêque martyr : « Pasteur plein de zèle et courageux, il a été persécuté par le régime communiste roumain et il est mort en prison – il est mort de faim et de soif – en 1951. Avec les fidèles de Iași et de toute la Roumanie, rendons grâce à Dieu pour cet exemple ! »

Saint Anton Durcovici priez pour nous !

10.12.2019 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,12-14.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean de Damas (v. 675-749)

moine, théologien, docteur de l’ÉgliseExposé de la foi orthodoxe 1 ; PG 95, 417-419 (trad. bréviaire 04/12)

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu »

C’est toi, Seigneur, qui m’as fait naître de mon père, qui m’as formé dans le sein de ma mère (Ps 138,13) ; c’est toi qui m’as fait venir à la lumière comme un petit enfant tout nu, car les lois de notre nature obéissent perpétuellement à tes ordres. C’est toi qui as préparé par la bénédiction de l’Esprit Saint ma création et mon existence, non par la volonté de l’homme ou le désir de la chair (Jn 1,13), mais par ta grâce inexprimable. Tu as préparé ma naissance par une prévenance qui dépasse les lois de notre nature. Tu m’as fait venir à la lumière en m’adoptant pour ton fils (Ga 4,5), et tu m’as inscrit parmi les membres de ton Église sainte et immaculée. C’est toi qui m’as nourri du lait spirituel, c’est-à-dire du lait de tes paroles divines. C’est toi qui m’as fortifié par un aliment solide : le corps de Jésus Christ notre Dieu, ton Fils unique, le très saint, et tu m’as enivré à la coupe divine, c’est-à-dire la coupe de son sang qui fait vivre, et qu’il a répandu pour le salut du monde entier. Tu nous as aimés, Seigneur, et tu as donné ton Fils à notre place pour notre rachat qu’il a entrepris volontairement et sans résistance. (…) Ainsi, ô Christ, mon Dieu, tu t’es abaissé pour me porter sur tes épaules, brebis égarée (Lc 15,5), et tu m’as placé dans un pâturage verdoyant (Ps 22,2) ; tu m’as désaltéré aux sources de la vraie doctrine (ibid.) par l’intermédiaire de tes pasteurs dont tu étais toi-même le berger avant de leur confier ton troupeau.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 40,1-11.

Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu –
parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes.
Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. »
Une voix dit : « Proclame ! » Et je dis : « Que vais-je proclamer ? » Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur. Oui, le peuple est comme l’herbe :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours.
Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! »
Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

Psaume 96(95),1-2a.3a.10ac.11-12a.12b-13ab.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

Racontez à tous les peuples sa gloire,
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Dieu recherche chacun de nous

08.12.2019 – Immaculée Conception: le Pape François adresse sa prière à Marie

En cette solennité de Marie Immaculée, le Pape François est revenu sur la figure de la Vierge, pleine de grâce, d’humilité et de pauvreté, avant de réciter la prière de l’Angélus, place Saint-Pierre de Rome, dimanche 8 décembre 2019.

La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie le 8 décembre, dans les tout premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent, rappelle que déjà dans la vie et la personne de Marie, «quelque chose a déjà été accompli», a estimé le Souverain pontife.

«Aujourd’hui, nous considérons le début de cette accomplissement, qui précède même la naissance de la Mère du Seigneur».

L’Immaculée Conception ou l’amour sanctifiant de Dieu

En fait, sa Conception immaculée nous conduit à ce moment précis où la vie de Marie a commencé à palpiter dans le sein de sa mère: «Déjà il y avait l’amour sanctifiant de Dieu, le préservant de la contagion du mal qui est l’héritage commun de la famille humaine», a ainsi relevé le Pape.

Et pour cause, dans l’Évangile du jour résonne le salut de l’Ange à Marie: «Réjouissez-vous, pleine de grâce: le Seigneur est avec vous». (Lc 1,28).

Ainsi, insiste l’évêque de Rome, Dieu y a toujours pensé et l’a voulu, «dans son plan impénétrable», comme «une créature pleine de grâce, c’est-à-dire pleine de son amour», a expliqué le Souverain pontife argentin.

Le «oui» de Marie

 Mais pour se remplir il faut faire de la place, se vider, s’écarter, à l’image de Marie, «qui a su écouter la Parole de Dieu et se confier totalement en sa volonté, l’acceptant sans réserve dans sa propre vie. Si bien que le Verbe s’est fait chair en elle». Cela a été possible grâce à son «oui».

De fait, à l’Ange qui lui demande d’être prête à devenir la mère de Jésus, Marie répond: «Voici la servante du Seigneur : que ce soit pour moi selon ta parole» (v. 38), a poursuivi François.

La «toute belle» et «toute sainte»  

Marie, qui ne se perd pas dans tant de raisonnements, et ne met pas d’obstacles sur le chemin du Seigneur, mais se confie promptement et laisse place à l’action de l’Esprit Saint.

Elle met immédiatement «tout son être et son histoire personnelle à la disposition de Dieu», afin que la Parole et la volonté de Dieu les façonnent et les conduisent à leur accomplissement, a précisé le Pape, la louant comme la «toute belle» et la «toute sainte», mais sans la moindre ombre de complaisance.

Marie reflète la beauté de Dieu

«Marie est un chef-d’œuvre, mais elle reste humble, petite, pauvre. En elle se reflète la beauté de Dieu qui est tout amour, grâce, don de soi», a souligné l’évêque de Rome.  

Le Pape a aussi développé la parole avec laquelle se définit Marie, comme «la servante du Seigneur». En effet, le «oui» de Marie à Dieu assume dès le début l’attitude de service, d’attention aux besoins des autres. «Cela se traduit concrètement par la visite d’Elisabeth, qui a immédiatement suivi l’Annonciation. La disponibilité à Dieu se trouve dans la volonté d’assumer les besoins de son prochain».

La discrétion de Marie

Et surtout, a détaillé le Saint-Père, «tout cela sans clameur ni ostentation, sans chercher des places d’honneur, sans publicité, parce que la charité et les œuvres de miséricorde n’ont pas besoin d’être exposées comme un trophée».

Le Successeur de Pierre a ainsi appelé tous les catholiques à suivre cet exemple marial, en pratiquant le style de la discrétion.

«Que la fête de notre Mère nous aide à faire de toute notre vie un « oui » à Dieu, un « oui » fait d’adoration de Lui et de gestes quotidiens d’amour et de service», en a-t-il conclu.

Après l’Angélus

Après avoir récité la prière de l’Angélus, le Pape François a rappelé la béatification, samedi 7 décembre, de Giacomo Miller, à Huehuetenango, au Guatemala. Ce religieux des Frères des Écoles chrétiennes, a été tué dans la haine de la foi en 1944, dans le cadre de la guerre civile. «Que le martyre de cet éducateur exemplaire des jeunes, qui a payé de sa vie pour son service au peuple et à l’Église guatémaltèque, renforce dans cette chère Nation des chemins de justice, de paix et de solidarité», a déclaré à son sujet le Saint-Père.  

Le Pape a aussi salué divers groupes de pèlerins présents sur la place Saint-Pierre, de Modène en Italie, mais aussi de Pologne (Varsovie et Lublin), et d’Irlande.

Le Saint-Père a enfin rappelé son déplacement romain dans l’après-midi à la basilique Sainte-Marie-Majeure d’abord, pour prier la Vierge, puis place d’Espagne pour le traditionnel acte d’hommage au pied du monument à l’Immaculée Conception.

Voici une traduction intégrale de la prière du Pape sur la place d’Espagne:

«O Marie Immaculée, nous nous rassemblons autour de toi une fois de plus. Plus nous avançons dans la vie et plus notre gratitude envers Dieu augmente. d’avoir donné comme mère à nous qui sommes pécheurs, Toi, l’Immaculée Conception. De tous les êtres humains, tu es la seule préservée du péché, comme mère de Jésus Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Mais ce singulier privilège qui est le tien t’a été donné pour notre bien à tous, tes enfants.

En fait, en te regardant, nous voyons la victoire du Christ, la victoire de l’amour de Dieu sur le mal : là où le péché abondait, c’est-à-dire dans le cœur humain, la grâce a surabondé, par la douce puissance du Sang de Jésus. Toi, Mère, rappelle-nous que, oui, nous sommes pécheurs, mais nous ne sommes plus esclaves du péché ! Ton Fils, avec son sacrifice,a brisé la domination du mal. Il a vaincu le monde. Ton cœur clair comme le ciel où le vent a dissout tous les nuages raconte cela à toutes les générations.

Ainsi tu nous rappelles qu’être pécheur et être corrompus, ce n’est pas la même chose : c’est très différent. Tomber et ensuite, se repentir, se confesser et se relever avec l’aide de la miséricorde de Dieu, est une chose. La connivence hypocrite avec le mal, la corruption du cœur, qui à l’extérieur s’affiche impeccable, mais qui, à l’intérieur, est plein de mauvaises intentions et d’égoïsmea mesquins, est une autre chose. Ta pureté claire nous appelle à la sincérité, à la transparence, à la simplicité. Nous avons tant besoin d’être libérés de la corruption du cœur, qui est le plus grave danger ! Cela nous semble impossible, nous sommes tellement addicts, et pourtant, c’est à portée de main. Il suffit de regarder vers le haut, vers ton sourire de Mère, vers ta beauté immaculée, pour sentir à nouveau que nous ne sommes pas faits pour le mal, mais pour le bien, pour l’amour, pour Dieu !

Pour cela, ô Vierge Marie, aujourd’hui, je te confie tous ceux qui, dans cette ville et partout dans le monde, sont opprimés par la méfiance, par le découragement à cause du péché ; ceux qui pensent qu’il n’y a aucun espoir pour eux, que leurs fautes sont trop nombreuses et trop grandes, et que Dieu n’a pas de temps à perdre avec eux. Je te les confie, car tu n’es pas seulement une mère. et en tant que tel, tu ne cesses jamais d’aimer tes enfants, mais tu es aussi l’Immaculée, pleine de grâce, et tu peux refléter jusque dans les ténèbres les plus épaisses un rayon de lumière du Christ ressuscité. Lui, et Lui seul, brise les chaînes du mal, libère des addictions les plus avides, délie des liens les plus criminelles, adoucit les cœurs les plus durs. Et si cela se produit à l’intérieur des personnes, alors le visage de la ville change !

Dans les petits gestes et les grandes décisions, les cercles vicieux deviennent progressivement vertueux, la qualité de vie s’améliore et le climat social le plus respirable. Nous te remercions, Mère Immaculée, de nous rappeler que, par l’amour de Jésus Christ, nous ne sommes plus esclaves du péché, mais libres, libres d’aimer, de nous aimer, de nous aider comme frères, même si nous sommes différents. Merci de nous encourager par ta blancheur, à ne pas avoir honte du bien, mais du mal ; Aide-nous à nous tenir à distance du mal, qui nous trompe et nous attire vers lui, dans des spirales de mort ; Donne-nous le doux souvenir que nous sommes enfants de Dieu, Père d’une immense bonté, source éternelle de vie, de beauté et d’amour. Amen».

PLEINE DE GRÂCE, LE NOM QUE DIEU LU A DONNÉ

9 décembre – Solennité de Immaculée Conception (France) – Mexique : Première apparition à Guadalupe (1531) – Saint Juan Diego

Pleine de grâce, le nom nouveau que Dieu lui a donné

Aujourd’hui, nous contemplons la beauté de Marie Immaculée. L’Évangile, qui raconte l’épisode de l’Annonciation, nous aide à comprendre ce que nous fêtons, surtout à travers la salutation de l’ange. Il s’adresse à Marie avec une parole qui n’est pas facile à traduire, qui signifie « comblée de grâce », « créée par la grâce », « pleine de grâce » (Lc 1,28). Avant de l’appeler Marie il l’appelle « pleine de grâce », et révèle ainsi le nom nouveau que Dieu lui a donné et qui lui convient plus que le nom qui lui a été donné par ses parents. Nous aussi, nous l’appelons ainsi à chaque Je vous salue Marie.

Que veut dire « pleine de grâce » ? Que Marie est pleine de la présence de Dieu. Et si elle est entièrement habitée par Dieu, il n’y pas de place en elle pour le péché. C’est quelque chose d’extraordinaire, parce que dans le monde, malheureusement, tout est contaminé par le mal. Chacun de nous, en regardant à l’intérieur de soi, voit des aspects obscurs. Même les plus grands saints étaient des pécheurs et toutes les réalités, jusqu’aux plus belles, sont entachées par le mal : toutes, sauf Marie. Elle est l’unique « oasis toujours verte » de l’humanité, la seule qui ne soit pas contaminée, créée immaculée pour accueillir pleinement, par son « oui », Dieu qui venait dans le monde et pour initier ainsi une histoire nouvelle.

Chaque fois que nous la reconnaissons pleine de grâce, nous lui faisons le plus grand compliment qui soit, comme l’a fait Dieu. Un beau compliment à faire à une dame est de lui dire gentiment qu’elle a l’air jeune. Quand nous disons à Marie « pleine de grâce », en un certain sens, nous lui disons aussi cela, à un niveau plus élevé. En effet, nous la reconnaissons toujours jeune, parce que jamais vieillie par le péché. Il y a une seule chose qui fasse vraiment vieillir, vieillir intérieurement : non pas l’âge, mais le péché. Le péché nous vieillit parce qu’il sclérose le cœur. Il le ferme, le rend inerte, le fait se faner. Mais la « pleine de grâce » est vide du péché. Alors, elle est toujours jeune, elle est « plus jeune que le péché », elle est « la plus jeune du genre humain » (G. Bernanos, Journal d’un curé de campagne, II, 1988, p. 175).

Pape François

Extrait de l’Angélus et Regina Caeli, décembre 08, 2017

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=8b3fbf174e

PRIERE DE CONSECRATION A NOTRE DAME DE GUADALUPE

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La Prière de consécration à Notre Dame de Guadalupe « Notre Dame de Guadalupe, je Vous consacre tout mon être, ma vie, mes souffrances, mes joies, tous ceux que Vous m’avez confiés et tout ce qui m’appartient » :

« Notre Dame de Guadalupe, je sais avec certitude que Vous êtes la parfaite et perpétuelle Vierge Marie, Mère du vrai Dieu.

Vous me montrez et m’offrez Votre amour, Votre compassion, Votre aide, Votre protection. Vous êtes Mère miséricordieuse, Mère de tous ceux qui Vous aiment, de ceux qui Vous implorent, de ceux qui ont confiance en Vous.

Vous entendez mes pleurs et mes douleurs. Vous soignez et allégez mes souffrances, mes besoins, mes malheurs.

Vous me demandez de ne pas être troublé ou écrasé par mes chagrins et de ne pas craindre les maladies, les vexations, les anxiétés, les douleurs. Vous êtes ma Mère et je suis sous Votre protection.

Vous êtes ma Fontaine de vie et je me blottis dans Vos bras ! Mère de miséricorde, avec amour, je Vous consacre tout mon être, ma vie, mes souffrances, mes joies, tous ceux que Vous m’avez confiés et tout ce qui m’appartient.

Je désire être tout à Vous et marcher avec Vous sur le chemin de la sainteté.

Ô Vierge immaculée, écoutez la prière que je Vous adresse avec une filiale confiance, et présentez-la à Votre divin Fils.

Notre Dame de Guadalupe, Patronne des enfants à naître, donnez-nous la grâce d’aimer, de donner, d’accueillir et de respecter la vie, dans le même amour avec lequel Vous avez conçu dans votre sein la vie de Jésus, Votre Fils bien aimé.

Sainte Marie, Reine des foyers, protégez et aidez nos familles, afin qu’elles soient toujours unies ; assistez-nous dans l’éducation de nos enfants et bénissez-les.

Je Vous en prie, Mère très sainte, donnez-moi un grand amour de l’Eucharistie et de la Confession régulière, le goût de la prière et de l’oraison, pour que je puisse apporter la paix et la joie par Jésus-Christ notre Seigneur qui, avec Dieu le Père et l’Esprit Saint, vit et règne pour les siècles de siècles. Amen. »

Notre-Dame de la Guadalupe, priez pour nous !

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Notre-Dame de Guadalupe est apparue quatre fois à Juan Diego Cuauhtlatoatzin au Mexique en 1531 et est invoquée par les mouvements de défense de la famille car cette Vierge Marie est représentée enceinte et dans les pupilles de ses yeux on y voit le reflet d’une famille.