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Ces lieux bénis où la Vierge a pleuré : Notre-Dame de Cléry, dans le Loiret

Pascal Deloche I Godong – Notre-Dame de Cléry.

Ces lieux bénis où la Vierge a pleuré : Notre-Dame de Cléry, dans le Loiret

L’Eglise a reconnu, en de rares endroits, des « miracles des larmes ». Une manifestation de larmes jaillissant des yeux d’une statue, ou d’une icône, de la Vierge. Aleteia vous propose de découvrir les circonstances dans lesquelles des statues de la Vierge ont pleuré, signe de la compassion de Marie envers l’humanité. (1/4)

« Les larmes de Marie rappellent celles de Jésus à Jérusalem et son angoisse à Gethsémani », a affirmé le pape François ce dimanche 19 septembre à l’issue de l’Angélus à l’occasion du 175e anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie à La Salette. « Elles sont le reflet de la douleur du Christ pour nos péchés ». En 1846, « une belle dame en pleurs » est apparue à deux jeunes bergers, Mélanie Calvat et Maximin Giraud, sur la montagne de la Salette. Mais ce n’est pas la seule fois où la Vierge a laissé couler ses larmes. D’autres phénomènes dits de lacrymation ont été observés sur des statues à divers endroits de la planète. Il s’agit de « miracles des larmes », dont certains ont officiellement été reconnus par l’Eglise. Puissions-nous y voir, comme y a exhorté ce dimanche le Saint-Père, « un appel toujours actuel à avoir confiance en la miséricorde de Dieu ».

« Les hommes comprendront-ils le mystérieux langage des larmes de Marie ? », interrogeait déjà le pape Pie XII dans un message diffusé à la radio le 17 octobre 1954, faisant notamment allusion au phénomène observé à Syracuse en 1953, où des larmes étaient apparues sur un bas-relief représentant la Vierge, accroché au mur de la chambre de deux jeunes époux. « Marie est éternellement heureuse au Ciel et ne souffre ni douleur ni tristesse; mais elle n’est pas insensible pour autant. Au contraire, elle se nourrit toujours d’amour et de pitié pour le genre humain, à qui elle a été donnée comme Mère », explique Pie XII. Signes de la tendresse et de la compassion de la Vierge envers les hommes, les larmes révèlent le visage de Marie comme Mère de l’humanité. 

Le miracle des larmes de Notre-Dame de Cléry

En fin d’après-midi, le 26 mai 1670, les chanoines de la collégiale de Cléry sont témoins d’un phénomène pour le moins inhabituel. Pendant la prière du soir, ils voient subitement les visages de la Vierge et de l’Enfant devenir « d’une pâleur d’agonisants, et se couvrir de sueur et de larmes ». Les chanoines sonnent les cloches, les habitants accourent et constatent le miracle des larmes. Plusieurs procès-verbaux, signés par une quarantaine de témoins et déposés chez le notaire de Cléry, témoignent des larmes versées par la statue. Les faits y sont ainsi relatés : « C’est de quatre à sept heures du soir environ qu’a lieu le miracle ; pendant l’espace de deux heures au moins, la figure de la Sainte-Vierge et celle de l’Enfant-Jésus s’animent, changent de couleur, passent à différentes reprises d’une pâleur d’agonisant à une rougeur très vive, se couvrant de sueur et versant des larmes ».

Plaque déposée dans la basilique à l’occasion du 350ème anniversaire du miracle des larmes de Notre-Dame de Cléry (Loiret).

Brûlée lors des guerres de religion, la statue initiale, dont la tradition raconte qu’elle aurait été découverte dans un buisson en 1280 par des cultivateurs, a été remplacée puis couronnée en 1863. La statue en bois polychrome, qui trône aujourd’hui dans le chœur de la basilique, représente la Vierge Marie, vêtue de pourpre et couronnée, tenant sur ses genoux l’Enfant Jésus. 

Fred de Noyelle / Godong – Basilique de Cléry-Saint-André.

On ne peut parler de l’église sans évoquer Louis XI, très attaché à la Vierge de Cléry. Ce dernier en entreprend la reconstruction à la suite du vœu de Dieppe en 1443, en reconnaissance à la Vierge de lui avoir accordé la victoire contre les Anglais. Il l’érige en chapelle royale le 21 décembre 1467, après le succès de la bataille de Montlhéry (1465) contre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire. En 1471, préoccupé par le soulèvement des seigneurs en « Ligue », Louis XI y fait réciter pour la première fois, au son des cloches et en sa présence, l’Angélus à midi pour la paix du Royaume. Une coutume qui s’est répandue dans le monde entier, s’ajoutant aux Angélus du matin et du soir, récités depuis les Croisades. Dès 1472, Louis XI émet le désir d’être inhumé à Notre-Dame de Cléry. Volonté exaucée à sa mort le 31 août 1483, et qui fait de lui l’un des rares souverains français à ne pas être enterré à Saint-Denis. 

Prière à Notre-Dame de Cléry :

O Notre-Dame de Cléry, nous recourons à vous.

Vous êtes accueillante car depuis des siècles les foules n’ont cessé d’accourir à vos pieds!

Vous êtes compatissante, puisque vos yeux ont pleuré!

Vous êtes puissante, car vous avez souvent manifesté votre protection envers ceux qui vous ont invoqué.

O Très Sainte Vierge Marie, daignez entendre notre prière et la présenter à Votre Divin Fils en lui demandant de l’exaucer.

Amen.

Source: ALETEIA, le 19 septembre 2021

Le cardinal Van Thuan, l’amour du Christ jusqu’aux prisons vietnamiennes 

Le cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân avec un enfant
Le Card. François-Xavier Nguyên Van Thuân est un enfant

Le cardinal Van Thuan, l’amour du Christ jusqu’aux prisons vietnamiennes 

Le cardinal vietnamien, déclaré vénérable par le Pape François en 2017, a été commémoré vendredi 17 septembre lors d’une messe célébrée à Rome, au lendemain du 19ème anniversaire de sa mort. Luisa Melo, administratrice de la cause de canonisation, témoigne: «J’ai été marquée par sa simplicité et sa vie de pauvreté».

Francesca Sabatinelli – Cité du Vatican

Un véritable «homme de Dieu», plein de paix et de joie, toujours affable, riche en délicatesse humaine, et surprenant tout le monde par sa simplicité. Luisa Melo, du Dicastère pour le Service du développement humain intégral, administratrice du procès de canonisation du cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân, fut aux côtés du prélat dès son arrivée en 1994 comme vice-président de ce qui s’appelait alors le Conseil pontifical Justice et Paix, jusqu’au jour de sa mort en 2002.

Peu après la messe célébrée vendredi en la basilique Santa-Maria-in-Trastevere de Rome, Luisa Melo a souligné «la force de son expérience chrétienne, cimentée dans la prière», tout en l’associant à des souvenirs personnels, comme lorsque le cardinal Van Thuan est entré dans son bureau pour la première fois en 1994. «Bien sûr, aucun d’entre nous n’aurait pu imaginer qu’un archevêque puisse se rendre au travail en moto, accompagné d’un autre prêtre vietnamien!»

La pauvreté au quotidien

Luisa Melo et ses collègues d’alors se sentent encore privilégiés d’avoir partagé du temps avec le cardinal Van Thuan. «Il était si humble et si affable qu’il est immédiatement entré dans nos cœurs. Il consacrait une partie de son temps à chacun d’entre nous, tout le monde pouvait aller lui parler, tout le monde était reçu, il avait envie de partager et d’aller vers chacun, au bureau comme à l’extérieur», explique-t-elle. Un autre trait qui reste dans sa mémoire est la manière dont l’homme d’Église vivait la pauvreté, avec une constante radicalité. «Il a renoncé à de nombreuses donations qui lui ont été faites afin de les envoyer pour la formation des séminaristes et des prêtres. Tout cela a été pour nous une cause d’admiration et d’amour pour une personne aussi simple, humble et extraordinaire». Il était parvenu à ces vertus non pas à la force du poignet mais en demeurant «en union profonde avec le Christ et la Vierge», y compris les sept mois de son ultime maladie, qui l’a conduit à la mort. 

Le cardinal Van Thuân était aussi un homme doté d’une profonde sagesse orientale, passée, comme sa foi, au creuset de la souffrance. Une foi qui lui avait été transmise par une famille qui comptait plusieurs martyrs: entre 1698 et 1885, certains de ses ancêtres avaient en effet été persécutés pour leur foi.

Treize ans d’emprisonnement

C’est surtout sa mère qui s’était occupée de son éducation, empreinte d’un christianisme profond. Il entra ensuite au séminaire à l’âge de 13 ans, avant d’être ordonné prêtre en 1953, à l’âge de 25 ans. Arrêté en 1975 par les autorités communistes de Saigon, il passa de nombreuses années dans la prison de sécurité de Hanoi, puis fut envoyé dans un camp de rééducation, se retrouvant alors en résidence surveillée, où il écrivit ce qui est considéré comme son testament spirituel, « Le chemin de l’espoir », pour les fidèles vietnamiens de son pays et de la diaspora. Il portait jour et nuit sur lui une petite hostie consacrée. D’après le témoignage de sa sœur, «en voyant la souffrance des autres prisonniers et sa propre souffrance, il s’était rendu compte que seule la présence de Jésus Eucharistie pouvait donner sens et force à leur situation de vie».

Après treize ans d’emprisonnement, dont neuf en isolement total, et sans avoir fait l’objet d’aucune procédure judiciaire, il fut libéré avec l’obligation de résider à l’archevêché de Hanoi, et sans pouvoir exercer son ministère pastoral. Après 1991, il poursuit sa vie en exil, loin du Vietnam mais pas de son Église, dont il continue à être proche en soutenant les activités sociales et caritatives, en particulier les léproseries du pays, par la réparation et la construction d’églises, toujours avec une grande attention aux prêtres, aux communautés religieuses, à la formation des séminaristes, des catéchistes et des laïcs, et en continuant toujours à prêcher le pardon et la réconciliation.

Un exemple à suivre pour tous les chrétiens

Le cardinal Van Thuan a éprouvé jusque dans sa chair les mêmes besoins et difficultés que ceux de ses fidèles, dont beaucoup ont souffert le martyre pour leur fidélité à Dieu. Jusqu’à la fin, explique Luisa Melo, «sa vie terrestre fut un don total à Dieu, il nous a donc laissé un témoignage de joie, car jusqu’à la fin, il était un homme joyeux». Il a par ailleurs encore beaucoup à dire aux chrétiens d’aujourd’hui, qui sont le groupe religieux le plus persécuté au monde à cause de leur foi. «Il nous laisse à tous, poursuit Luisa Melo, son exemple de vie dans la foi au Christ ressuscité et dans l’amour qu’il avait pour la Vierge. Et puis il nous donne un exemple admirable de liberté, de témoignage du Christ crucifié et ressuscité, et d’espérance, dans laquelle il faut persévérer, même face à tant de violence et de persécution, grâce à une confiance totale dans la volonté de Dieu. Ici, le Cardinal est connu comme l’homme de l’espérance».

Dans l’attente d’un miracle

Il ne manque qu’un miracle pour que la béatification du prélat vietnamien, déclaré vénérable par le Pape François le 4 mai 2017, puisse avoir lieu. «Et c’est ce que nous attendons tous»,sourit Luisa Melo qui, en attendant, «met en pratique l’enseignement de l’espérance en ce moment si important pour sa cause». Le dicastère est fortement engagé dans la diffusion de la vie du cardinal Van Thuan, de sa spiritualité et de ses vertus, qui «ont déjà été reconnues par le Saint Père, rappelle Luisa Melo, et l’ont rendu Vénérable. Nous sommes en contact avec des personnes des cinq continents qui prient pour que le Seigneur, par l’intercession du cardinal lui-même, nous accorde un miracle qui conduise à sa béatification». «Ce désir, conclut-elle, nous le confions à Dieu et nous sommes reconnaissants envers toutes les personnes qui prient avec nous».

Le cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân et saint Jean Paul II

Source: VATICANNEWS, le 17 septembre 2021

François évoque le 175e anniversaire de l’apparition de La Salette

François évoque le 175e anniversaire de l’apparition de La Salette

Au terme de la prière de l’Angélus, le Pape François a adressé un salut particulier aux participants à un rassemblement organisé dans ce sanctuaire marial de l’Isère, en France.

«Ma pensée va à ceux qui sont rassemblés au Sanctuaire de La Salette, en France, en souvenir du 175e anniversaire de l’apparition de la Vierge, qui s’est montrée en larmes à deux enfants. Les larmes de Marie font penser à celles de Jésus sur Jérusalem et à son angoisse à Gethsémani : elle sont un reflet de la douleur du Christ pour nos péchés, et un appel, toujours actuel, à se confier à la miséricorde de Dieu», a expliqué François au terme de la prière de l’Angélus.

C’est en effet le 19 septembre 1846 que la Vierge Marie est apparue à deux enfants, Mélanie Calvat et Maximin Giraud, sur les hauteurs du village de La Salette-Falavaux, dans le département de l’Isère. Marie leur adressa un message de réconfort et de compassion, dans un contexte rural marqué par la pauvreté et des épisodes de famine. L’authenticité des apparitions fut reconnue cinq ans plus tard, le 19 septembre 1851, par l’évêque de Grenoble, Mgr Bruillard. En 1879, l’église du sanctuaire est officiellement consacrée.

Avant la pandémie, environ 300 000 personnes visitées chaque année ce sanctuaire. Le culte de Notre-Dame-de-La-Salette s’est par ailleurs étendu à travers le monde, avec de nombreuses églises qui lui sont dédiées en France bien sûr, mais aussi au Brésil, en Italie, aux Philippines, au Portugal ou encore aux États-Unis. En 2016, la Congrégation pour le Culte divin a établi le 19 septembre comme date liturgique de la mémoire facultative de Notre-Dame-de-La-Salette.

Appels pour le Mexique et pour les prisonniers

Toujours à l’occasion de l’Angélus, le Pape François a exprimé sa proximité pour «les victimes des inondations survenues dans l’État d’Hidalgo, au Mexique, spécialement pour les malades morts dans l’hôpital de Tula et leurs proches».

François a aussi assuré de sa prière «pour les personnes qui sont injustement détenues dans des pays étrangers : il y a malheureusement différents cas, avec des causes diverses et parfois complexes. Je souhaite que, dans le nécessaire accomplissement de la justice, ces personnes puissent le plus rapidement possible revenir dans leur patrie». Cet appel concerne notamment les prisonniers de guerre qui demeurent détenus dans l’un des pays belligérants après la fin des hostilités.

Source: VATICANNEWS, le 19 septembre 2021

Les Catholiques du Vietnam fêtent « Marie, Mère de Hanoi »

Les Catholiques du Vietnam fêtent « Marie, Mère de Hanoi »

Les missionnaires jésuites ont débarqué à Thang Long, aujourd’hui Hanoi, au Vietnam, pour proclamer la Bonne Nouvelle le 2 juillet 1627, en la fête de la Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth.

Le 2 juillet 2021, l’archevêque de Hanoi, Mgr Joseph Vu Van Thien, a présidé une messe spéciale en l’honneur de « Marie Mère de Hanoi ». Dans son homélie, il a souligné combien les Vietnamiens ont la certitude que la Sainte Mère Marie aime leur nation et qu’elle a accompagné les missionnaires étrangers jusqu’à leur lieu d’habitation, tout comme elle a autrefois voyagé en hâte vers la région montagneuse où habitait Élisabeth. (…) L’archevêque a poursuivi en observant qu’imiter la foi de Marie signifie accepter la présence de Dieu dans notre vie et vivre la foi vivante en appliquant l’enseignement de l’Évangile.

Selon Mgr. Thien, « la Visitation de la Sainte Vierge Marie est un signe de charité et l’image d’un missionnaire, pour que nous sachions accomplir des œuvres de charité dans notre vie quotidienne et proclamer le nom de Jésus-Christ à tous les hommes de notre temps. (…) Nous croyons que notre Mère Marie aime toutes les personnes, en particulier celles qui ouvrent de tout cœur leur esprit à l’enseignement de Dieu et pratiquent ouvertement la foi dans leur vie quotidienne », a-t-il déclaré.

Après la cérémonie, l’archevêque et les prêtres ont béni une maison pastorale récemment construite pour accueillir les cours de catéchisme, les activités paroissiales et l’Adoration de l’Eucharistie, dédiée au martyr Théophane Vénard (1829-1861), un missionnaire français décapité pour sa foi catholique près de l’église.

Adapté d’un article du 6 juillet 2021

https://www.heraldmalaysia.com/news/vietnam-catholics-celebrate-feast-of-mother-of-hanoi/60434/1

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

20.09.2021 – SAINT ET MARTYR DU JOUR

Saints André Kim 
et ses compagnons
Martyrs de Corée 
(1839-1867)

Durant les quatre vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867, saint André Kim fut le premier prêtre coréen martyrisé pour sa foi.
Né en 1821, il mourut en Corée en 1846, à l’âge de 25 ans, après d’horribles tortures à l’exemple de son père, saint Ignace Kim, qui l’avait précédé dans le martyre, décapité lui aussi, neuf ans plus tôt.
Durant les années qui suivirent, 10.000 chrétiens allaient donner leur vie en témoignage.

En 1984, à Séoul, saint Jean-Paul II a canonisé André Kim, avec 102 prêtres et laïcs morts lors de ces persécutions de 1839-1846 et 1866-1867. Parmi eux, des enfants, 3 évêques et 7 prêtres français des Missions étrangères de Paris (rue du Bac).

Le groupe des martyrs est composé de : 

– Trois évêques français :
Laurent IMBERT,
Siméon BERNEUX,
Antoine DAVELUY ;
– Sept prêtres missionnaires français : 
Pierre MAUBANT,
Jacques CHASTAN,
Just Ranfer de BRETENNIERES,
Pierre Henri DORIE,
Louis BEAULIEU,
Martin Luc HUIN,
Pierre AUMAITRE ;

– André KIM TAEGON, premier prêtre coréen ;
– 92 laïcs, dont Paul CHONG HASANG, un des chefs de la communauté chrétienne.

Ils furent tous martyrisés en 1839, 1846 ou 1866.
Ils ont été béatifiés ainsi : 
79 béatifiés le 5.7.1925 par Pie XI : 70 martyrs de 1839-1841 et 9 martyrs de 1846.
24 béatifiés le 6.10.1968 par Paul VI : martyrs en 1866.
24.05.1839 : Agathe Yi So-sa.
24.05.1839 : Anne Pak A-gi.
24.05.1839 : Augustin Yi Kwang-hon.
24.05.1839 : Barbara Han A-gi.
24.05.1839 : Damien Nam Myong-hyog.
24.05.1839 : Lucie Pak Hui-sun.
24.05.1839 : Madeleine Kim O-bi.
24.05.1839 : Pierre Kwon Tu-gin.
26.05.1839 : Joseph Chang Song-jib.
27.05.1839 : Barbara Kim.
27.05.1839 : Barbara Yi.
01.07.1839 : Sébastien Nam I-gwan.

Saint André Kim et compagnons priez pour nous !

20.09.2021 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,16-18. 

Commentaire de Luc 8,16-18

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.
Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité – No Greater Love, ch. 1

« Faites attention à la manière dont vous écoutez »

Écoute en silence, parce que si ton cœur est rempli d’autres choses, tu ne peux pas y entendre la voix de Dieu. Mais dès lors que tu te mets à l’écoute de la voix de Dieu dans un cœur pacifié, ton cœur se remplit de Dieu. Cela demandera beaucoup de sacrifices, mais si vraiment nous avons le désir de prier, si nous voulons prier, il faut accepter de faire ce pas maintenant. Il ne s’agit là que des premiers pas vers la prière, mais sans ce premier pas fait avec détermination, jamais nous n’atteindrons l’étape ultime, la présence de Dieu. Voilà ce qu’il faut apprendre dès le début : écouter la voix de Dieu dans notre cœur ; alors, dans le silence du cœur, Dieu se met à parler. Puis, de la plénitude de notre cœur, monte ce que notre bouche dira. Voilà le lien. Dans le silence du cœur, Dieu parle et il faut l’écouter. Puis, de la plénitude de ton cœur, parce qu’il se retrouvera rempli de Dieu, rempli d’amour, rempli de compassion, rempli de foi, ta bouche parlera. Souviens-toi, avant de parler, qu’il faut écouter, et alors seulement, du fond d’un cœur épanoui, tu pourras parler et Dieu écoutera.

Une oreille absolue ? chapitre 8 de l'Évangile selon saint Luc. -  Communauté Saint Jean-Baptiste de LASSIGNY

LECTURES :

Livre d’Esdras 1,1-6.

La première année du règne de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole du Seigneur proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume – et même consigner par écrit – :
« Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda.
Quiconque parmi vous fait partie de son peuple, que son Dieu soit avec lui, qu’il monte à Jérusalem, en Juda, et qu’il bâtisse la Maison du Seigneur, le Dieu d’Israël, le Dieu qui est à Jérusalem.
En tout lieu où résident ceux qui restent d’Israël, que la population leur vienne en aide : qu’on leur fournisse argent, or, dons en nature, bétail, qu’on y joigne des offrandes volontaires pour la Maison de Dieu qui est à Jérusalem. »
Alors les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les lévites, bref, tous ceux à qui Dieu avait inspiré cette décision, se mirent en route et montèrent à Jérusalem pour bâtir la Maison du Seigneur ;
tous leurs voisins leur apportèrent de l’aide : argent, or, dons en nature, bétail, objets précieux en quantité, sans compter toutes sortes d’offrandes volontaires.


Psaume 126(125),1-2ab.2cd-3.4-5.

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

Jrusalem muraille o est pratique la Porte Dore

ANGÉLUS DU 19.09.2022

Angelus: «Notre fidélité au Seigneur dépend de notre volonté de servir»

Commentant l’Évangile de Saint Marc, le Pape François est revenu sur le sens du « service ». Un mot essentiel qui doit guider nos vies car le service est la voie tracée par Jésus. 

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Avant de réciter la prière de l’Angélus, le Pape s’est arrêté sur l’Évangile dominical (Mc 9, 30-37) où les disciples de Jésus, sur le chemin de Jérusalem, se disputent pour savoir qui «était le plus grand parmi eux». Jésus leur répond: «Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous». Une phrase lapidaire par laquelle Jésus «inaugure un bouleversement» a relevé François: «il renverse les critères qui marquent ce qui compte vraiment. La valeur d’une personne ne dépend plus du rôle qu’elle joue, du succès qu’elle a, du travail qu’elle accomplit, de l’argent qu’elle a en banque ; non, la grandeur et le succès, aux yeux de Dieu, ont une autre unité de mesure : le service».

Ce mot «service», qui semble parfois «un peu fané, abimé par l’usure», a poursuivi le Papel’Évangile lui donne un sens concret: servir n’est pas une expression de courtoisie mais bien faire comme Jésus, qui, résumant sa vie en quelques mots, a dit qu’il était venu «non pour être servi, mais pour servir» (Mc 10,45). 

Ressentir la présence de Dieu dans le service

Si nous voulons suivre Jésus, «nous devons suivre le chemin qu’il a lui-même tracé, le chemin du service, a ainsi expliqué le Saint-Père. Notre fidélité au Seigneur dépend de notre volonté de servir. Il y a souvent un prix à payer, ça « a le goût de la croix ». Plus nous servons, plus nous ressentons la présence de Dieu a t-il encore souligné, «surtout lorsque nous servons ceux qui n’ont rien à donner en retour, les pauvres, en embrassant leurs difficultés et leurs besoins avec une tendre compassion: nous découvrons alors que nous sommes à notre tour aimés et embrassés par Dieu».

Pour illustrer ce qu’est le service, Jésus fait un geste rappelé par saint Marc: il prend un enfant et le place au milieu des disciples, au centre, à l’endroit le plus important. «L’enfant de l’Évangile ne symbolise pas tant l’innocence que la petitesse, a encore expliqué François, parce que les petits, comme les enfants, dépendent des autres, des adultes, ils ont besoin de recevoir. Jésus embrasse cet enfant et dit que celui qui accueille un petit l’accueille (cf. v. 37). «Voici avant tout qui servir : ceux qui ont besoin de recevoir et n’ont rien à donner en retour», a souligné le Pape. 

Le service des plus petits 

C’est ainsi en accueillant les marginalisés et ceux qui sont délaissés que nous accueillons Jésus, a résumé le Pape, «et dans un petit, dans un pauvre que nous servons, nous aussi nous recevons la tendre étreinte de Dieu». François a ainsi invité à se demander si «moi, à la suite de Jésus, je m’intéresse à ceux qui sont les plus délaissés? Ou, comme les disciples, cette fois-là, est-ce que je recherche la satisfaction personnelle?», invitant par ailleurs à «consacrer du temps à un petit». La Vierge Marie, a t-il conclu, peut nous aider à comprendre «que servir ne nous diminue pas, mais nous fait grandir. Et qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir». 

Source: VATICANNEWS, le 19 septembre 2021