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Prière du « Martyr de Saint Polycarpe de Smyrne »

La Prière de Saint Polycarpe de Smyrne « Seigneur, Dieu tout-puissant, je Te bénis ! » : 

« Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de ton enfant bien-aimé, Jésus-Christ, par qui nous avons reçu la connaissance de ton Nom, Dieu des anges, des puissances, de toute la création et de toute la race des justes qui vivent en Ta présence : Je Te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, de prendre part au nombre de tes Martyrs, au calice de ton Christ, pour la résurrection de la vie éternelle de l’âme et du corps, dans l’incorruptibilité de l’Esprit-Saint. Avec Eux, puissé-je être admis aujourd’hui en Ta présence comme un sacrifice gras et agréable, comme Tu l’avais préparé et manifesté d’avance, comme Tu l’as réalisé, Dieu sans mensonge et véritable. Et c’est pourquoi pour toutes choses je Te loue, je Te bénis, je Te glorifie, par le grand Prêtre éternel et céleste Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui soit la gloire à Toi avec Lui et l’Esprit-Saint maintenant et dans les siècles à venir. Amen. » 

Saint Polycarpe de Smyrne (69-167)

Quand Saint Polycarpe de Smyrne eut fait monter cet « Amen » et achevé sa Prière, les hommes du feu allumèrent le feu. Une grande flamme brilla, et nous vîmes une merveille… Saint Polycarpe de Smyrne était au milieu, non comme une chair qui brûle mais comme un pain qui cuit, ou comme de l’or ou de l’argent brillant dans la fournaise. Et nous sentions un parfum pareil à une bouffée d’encens ou à quelque autre précieux aromate.

Saint Polycarpe de Smyrne, priez pour nous !

Le premier miracle de Marie qui défait les nœuds

Derrière cette dévotion, issue d’un épisode de la vie quotidienne d’un couple allemand, se cache en réalité un miracle survenu devant un autre tableau peint en l’honneur de Notre-Dame des Neiges, dont la commémoration, depuis le Ve siècle, est à l’origine de toute la doctrine chrétienne et de toute la dévotion de l’Église à l’égard de Marie, Mère de Dieu (1).

Nous sommes en 1615. Wolfgang Langenmantel et Sophie Imhoff sont mariés depuis trois ans mais ils se disputent continuellement, et leur mariage est déjà en crise et ils envisagent de divorcer. Mais tous les deux sont de fervents catholiques et souffrent de leur décision. Alors, avant de décider de leur séparation définitive, l’époux décide de se rendre à pied au proche monastère bavarois d’Ingolstadt  (Allemagne) où réside le père jésuite autrichien Jakob Rem (1546-1618), connu et très estimé pour son discernement et sa profondeur spirituelle.

Le père Rem est un grand dévot de la sainte Vierge. Il s’en va aussitôt s’agenouiller devant le tableau de Notre-Dame des Neiges, accroché dans la chapelle du monastère, celle-là même qui lui est apparue, un beau jour d’avril 1604 et lui a demandé d’être invoquée sous le titre de Maria ter admirabilis (Marie trois fois admirable), et dont il fait répéter trois fois de suite le nom à ses disciples. Notre Dame des Neiges est la sainte patronne de tout le diocèse d’Eichstätt depuis 1942.

Le 28 septembre 1615, un événement extraordinaire se produit dans la chapelle du monastère. Tandis qu’il continue de prier intensément la Vierge, le père Jakob a dans les mains le ruban de noce que les époux, selon la tradition locale, avaient autour de leurs mains jointes, au moment d’échanger leurs promesses, pour marquer les liens indissolubles de leur union devant Dieu. Sophie le lui a confié pour accompagner ses prières. Le ruban est plein de nœuds, chaque nœud correspondant à chaque dispute qu’elle a eue avec son mari.

Le père jésuite, aux pieds de la peinture, supplie la Vierge de dénouer tous ces nœuds et de permettre à ce couple de trouver la paix. Et voilà que, tout à coup, il voit les nœuds se défaire les uns après les autres, et le ruban devenir aussi lisse et blanc que le jour de leur mariage, et d’une brillance qu’aucun peintre n’arrivera à reproduire. Très vite le couple en tire les bénéfices et se réconcilie. Le divorce est évité et les époux vivront en communion et heureux jusqu’à la fin de leurs jours.

(1) Pour en savoir plus sur Notre-Dame des Neiges voir :

Sainte Marie Majeure

Adapté de : Facebook

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=d398496b92

23.02.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Polycarpe –
Évêque et martyr
(† 167)

Polycarpe fut un personnage d’une éminente sainteté et d’une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l’apôtre saint Jean, par l’autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L’hérétique Marcion s’approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit : « Ne me connaissez-vous pas ? “Si, répondit l’évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan.” » Une telle âme était préparée au martyre.

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l’histoire aux premiers siècles. À l’entrée de ce saint vieillard dans l’amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! »

Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? “Oui, je le suis.” Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. “Il y quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m’a fait que du bien ; comment pourrais-je le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur.” Sais-tu que j’ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? “Fais-les venir ! ” Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. “Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s’éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout.” »

De toutes parts, dans l’amphithéâtre, la foule s’écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais on arrêta qu’il serait brûlé vif.

Comme les bourreaux se préparaient à l’attacher sur le bûcher, il leur dit : « C’est inutile, laissez-moi libre, le ciel m’aidera. » Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l’environne et s’élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu’un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée.

Saint Polycarpe priez pour nous !

23.02.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-48.

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En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »
Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.’
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. 

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662)

moine et théologien – Centurie I sur l’amour, n° 17, 18, 23-26, 61 (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès)

L’art d’aimer comme Dieu

Bienheureux l’homme qui peut aimer tous les hommes également. Bienheureux l’homme qui ne s’attache à rien de ce qui est corruptible et passager. (…) Celui qui aime Dieu aime aussi totalement son prochain. Un tel homme ne saurait garder ce qu’il a, mais il le dispense comme Dieu, donnant à chacun ce dont il a besoin. Celui qui fait l’aumône à l’imitation de Dieu ignore la différence entre le méchant et le bon, le juste et l’injuste (cf. Mt 5,45), dès lors qu’ils souffrent dans leur corps. Mais il donne à tous également, selon leurs besoins, même s’il préfère pour sa bonne volonté, l’homme vertueux à l’homme dépravé. De même que Dieu, qui par nature est bon et impassible, aime également tous les êtres comme ses œuvres, mais qu’il glorifie l’homme vertueux parce que celui-ci lui est uni par la connaissance, et que, dans sa bonté, il a pitié de l’homme dépravé et le fait revenir en l’instruisant dans ce siècle, de même celui qui, de son propre mouvement, est bon et impassible, aime tous les hommes également. Il aime l’homme vertueux pour sa nature et sa volonté bonne. Et il aime l’homme dépravé pour sa nature et pour la compassion, car il a pitié de lui comme d’un fou qui va dans les ténèbres. Non seulement partager ce que l’on a révèle l’art d’aimer, mais bien plus encore transmettre la parole et servir les autres dans leur corps. (…) « Et moi je vous dis, demande le Seigneur : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui cherchent à vous nuire » (Mt 5,44).

LECTURES :

Livre du Lévitique 19,1-2.17-18.

Le Seigneur parla à Moïse et dit :
« Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »

Psaume 103(102),1-2.3-4.8.10.12-13.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.
comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,16-23.

Frères, ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.
Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.
Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : ‘C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.’
Il est écrit encore : ‘Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !’
Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,
que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,
mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.

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Le monastère de « L’humilité de la Bienheureuse Vierge Marie »

Fille du roi de France Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, Isabelle de France entreprit en 1255 la construction d’une abbaye dans la forêt de Rouvray (actuel Bois de Boulogne), proche de Paris. La première pierre fut posée 10 juin 1256 par le roi Saint Louis (Louis IX).

Il s’agit du monastère de Longchamp qui fut achevé en 1259, et accueillit les premières clarisses (de l’obédience de Saint-Damien), venues de l’abbaye des Filles-de-Saint-Damien-d’Assise de Reims, le 23 juin 1260. En s’inspirant de la règle écrite par sainte Claire, Isabelle de France avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par le pape de l’époque, Alexandre IV (2 février 1259). Le monastère fut consacré à « L’humilité de la Bienheureuse Vierge Marie ».

À partir de 1260, Isabelle vint s’installer dans une petite maison, construite pour elle dans l’enclos du monastère, pour partager la vie et la prière des sœurs, mais elle ne fit jamais profession religieuse. En 1263, elle obtint du pape Urbain IV un remaniement de la règle. Cette dernière rédaction fut adoptée par plusieurs monastères, en France et en Italie (clarisses urbanistes).

Isabelle mourut le 23 février 1270 et fut enterrée dans l’église du monastère. Après la mort de Saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d’Anjou, frère du roi et d’Isabelle, demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation. Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

Adapté de : Nominis

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=dad08acdf0

22.02.2020 – SAINTE DU JOUR

Bse Isabelle de France

Vierge et fondatrice des« Clarisses urbanistes »
(1225-1270)

Isabelle de France, fille du roi de France Louis VIII, le Lion, et de Blanche de Castille, est morte sans alliance ni postérité.

Sœur cadette de saint Louis IX, Isabelle reçut, comme son frère, une éducation chrétienne très forte : dès son plus jeune âge elle se fit remarquer par sa piété et sa tempérance.

Pour des raisons politiques, son père voulait la marier au comte Hugues de la Marche qui préféra épouser Yolande, la fille du comte de Bretagne. Le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) souhaitait la voir épouser le fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire. Ce prince Conrad était en titre mais non en fait, roi de Jérusalem, et devait hériter de l’Empire. Isabelle refusa ce parti et fit connaître à sa famille et au Pape qu’elle souhaitait garder la virginité. Le Pape comprit son dessein, et lui accorda, par bulle (26 mai 1254) l’autorisation de se mettre sous la tutelle spirituelle de religieux franciscains.

Un an plus tard, elle entreprit la construction d’un monastère, dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), proche de Paris, sur un terrain concédé par son frère, le roi Louis IX.

Celui-ci, très attaché à sa sœur, l’avait autorisée à consacrer une somme de trente mille livres, soit la somme qu’elle aurait eue comme dot, pour la construction du monastère. Le monastère de Longchamp fut achevé en 1259, et accueillit les premières clarisses (de l’obédience de Saint-Damien), venues du monastère de Reims, le 23 juin 1260. En s’inspirant de la Règle écrite par Claire d’Assise, elle avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par Alexandre IV (2 février 1259). Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains et d’autres frères l’avaient conseillée ; il prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : de Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs). Le monastère fut consacré à l’humilité de la Bienheureuse Vierge Marie.

À partir de 1260, Isabelle vint s’installer dans une petite maison, construite pour elle dans l’enclos du monastère, pour partager la vie et la prière des sœurs, mais elle ne fit jamais profession religieuse. En 1263, elle obtint du pape Urbain IV, un remaniement de la Règle. Cette dernière rédaction fut adoptée par plusieurs monastères, en France et en Italie (clarisses urbanistes).

Isabelle mourut le 22 février 1270 et fut enterrée dans l’église du monastère. Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d’Anjou, frère du roi et d’Isabelle, demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation.

Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium). 

Bse Isabelle de France priez pour nous !

CHAIRE DE SAINT PIERRE, APÔTRE – Fête

La fête de la Chaire de Saint Pierre était à l’origine célébrée le 18 janvier en Gaule et le 22 février à Rome même. En 1558, le pape Paul IV introduisit la fête du 18 janvier à Rome qui devint fête de la Chaire de Saint Pierre à Rome tandis que la fête du 22 février pris le titre de Chaire de Saint Pierre à Antioche.

La réforme du calendrier de saint Jean XXIII a supprimé la fête du 18 janvier dont il ne reste plus que le jour octave le 25 janvier avec la fête de la Conversion de saint Paul.

L’Église célèbre solennellement, en ce jour, le souvenir de l’entrée du Prince des Apôtres à Rome et de sa prise de possession du siège épiscopal de la Ville éternelle. Les Actes des Apôtres font allusion à cet événement d’une importance primordiale dans l’histoire du monde. Quand saint Pierre, emprisonné par le roi Hérode, eut été délivré par l’ange, il visita dans la nuit la communauté chrétienne rassemblée, lui donna les recommandations nécessaires puis, disent les Actes, « il se leva et se  rendit dans un autre lieu » (Act. XII, 17). Où se rendit Pierre ? Les Actes ne le disent pas, peut-être pour ne pas trahir sa résidence, mais la tradition indique Rome. C’était en l’an 42 après J.-C. C’est pourquoi la Tradition admet que Pierre a été évêque de Rome pendant 25 ans. En 1558, Paul IV décida que l’accession de Pierre au siège de Rome serait célébrée solennellement, le 18 janvier. Jusque-là on ne célébrait que le  pontificat de Pierre (le 22 février). Dès lors, le 18 janvier fut consacré à la Chaire de saint Pierre à Rome, et le 22 février, on fêta la fondation de l’Église d’Antioche, la première que saint Pierre ait gouvernée. Il y a maintenant dans l’Église deux fêtes de la Chaire de Saint-Pierre. La vénérable Chaire de Pierre qui, jusqu’au Ve siècle se trouvait dans le Baptistère de Saint-Pierre, se trouve aujourd’hui dans l’abside de la basilique vaticane. La précieuse relique ne se compose plus que de quelques morceaux de bois, reliés depuis les temps anciens par des plaques d’ivoire, sur lesquelles se trouvent des figures. Malheureusement, le Pape ne peut plus s’asseoir sur cette antique Chaire, car, au temps de la Renaissance, elle fut renfermée dans un  reliquaire colossal, œuvre de Bernin.

La messe (Statuit)

La messe (assez récente) place au milieu de nous le premier évêque de Rome, saint Pierre. À l’Introït, nous le voyons dans la personne du prêtre célébrant. À l’Épître, nous l’entendons nous parler, à nous « les élus étrangers de la dispersion » et il nous annonce le message vraiment joyeux de l’héritage que rien ne peut détruire ni corrompre ni flétrir, qui nous est réservé dans le ciel et dont le gage est la Sainte Eucharistie. Assurément il vaut la peine d’être, « pendant un court temps », purifiés comme l’or dans le feu des épreuves, pour la manifestation de Jésus-Christ, qui se réalise aujourd’hui au Saint-Sacrifice. À l’Évangile, nous revivons, avec saint Pierre, le grand jour de Césarée de Philippe où le Christ l’établit le rocher de son Église. Mais notre âme, à nous aussi, doit être ferme comme le roc, afin que le Christ y bâtisse le royaume de Dieu. Cette parole : Tu es Petrus est le leitmotiv de la messe (All., Off., Comm.) et elle s’applique non seulement à Pierre, mais à nous. Au graduel, l’Église chante l’exaltation de saint Pierre sur sa Chaire. Dans l’Eucharistie, le Seigneur bâtit en nous son Église (Comm.).

L’Église romaine

La fête d’aujourd’hui a, pour notre vie liturgique, une grande importance. Nous rendons-nous bien compte que toute notre liturgie est, à proprement parler, celle de la ville de Rome ? Nous célébrons, en majorité, des saints romains, nous célébrons la dédicace des églises romaines. Bien plus, dans l’office des stations, la liturgie nous conduit, une centaine de fois, dans la ville de Rome où nous assistons aux solennités de la messe, avec l’évêque de Rome. Or il importe que nous puissions nous sentir membres de l’Église de Rome, que cette Église soit notre diocèse. C’est ce qu’exige le développement actuel de la liturgie occidentale. Les choses auraient pu se passer autrement. Si la liturgie avait suivi la ligne des trois premiers siècles, les diverses nations auraient pu avoir un patriarcat spécial et une liturgie particulière, à laquelle il aurait été plus facile de s’accoutumer. Mais il faut tenir compte de ce qui existe. Il faut nous unir à l’Église romaine, nous sommes membres de la communauté romaine.  Dans l’église de chez nous, il faut voir souvent une église de Rome et célébrer les saints mystères avec l’évêque de Rome. De cette façon, la liturgie romaine nous deviendra familière. Quelle différence y a-t-il maintenant entre la fête d’aujourd’hui et la fête de saint Pierre et de saint Paul ? C’est que, le 29 juin, nous célébrons l’Apôtre et le Vicaire de Jésus-Christ, le Pape de l’Église universelle. Aujourd’hui nous fêtons l’Évêque de l’Église romaine à laquelle nous sommes incorporés (c’est pourquoi on a, au bréviaire, le commun des confesseurs Pontifes). C’est comme une fête patronale de notre liturgie romaine.