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Pape François: la violence contre les femmes, une profanation de Dieu

Le Pape assiste à une danse lors d'une rencontre avec les jeunes de Macédoine du Nord, à Skopje, le 7 mai 2019.Le Pape assiste à une danse lors d’une rencontre avec les jeunes de Macédoine du Nord, à Skopje, le 7 mai 2019. (AFP or licensors)

Pape François: la violence contre les femmes, une profanation de Dieu

Faire beaucoup plus pour la dignité de chaque femme: c’est le message du Pape François à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Il est souvent revenu sur ce thème depuis le début de son pontificat.

Amedeo Lomonaco – Cité du Vatican

«Trop souvent les femmes sont offensées, abusées, violées, incitées à la prostitution. Si nous voulons un monde meilleur, qui soit une maison de paix et non une cour de guerre, nous devons tous faire beaucoup plus pour la dignité de chaque femme.» Le tweet du Pape François était dédié à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, mercredi 25 novembre.  

Pour saisir le degré de civilisation d’un peuple, d’une société ou d’un homme, il suffit de regarder à travers les murs d’une maison, sur le bord d’une route, parmi les images d’un film ou d’une publicité. «De la façon dont nous traitons le corps d’une femme nous comprenons notre niveau d’humanité», avait déclaré le Pape François lors de la messe du 1er janvier dernier.

«Les femmes sont des sources de vie. Pourtant, elles sont continuellement offensées, battues, violées, incitées à se prostituer et à supprimer la vie qu’elles portent. Toute violence infligée aux femmes est une profanation de Dieu», avait-il martelé en cette occasion de la Solennité de Sainte-Marie Mère de Dieu.

Liberté et dignité

Lors d’une autre fête mariale, en 2016, en la Solennité de l’Assomption, le Pape avait rappelé que le cantique du Magnificat, le chant de Marie, nous amène à penser aussi à de nombreuses situations douloureuses actuelles, en particulier pour les femmes victimes de la violence, «les femmes esclaves de l’arrogance des puissants, les jeunes filles contraintes à des travaux inhumains, les femmes obligées de s’abandonner corps et âme à la cupidité des hommes».

«Que le début d’une vie de paix, de justice et d’amour vienne pour elles le plus tôt possible en attendant le jour où elles se sentiront enfin saisies par des mains qui ne les humilient pas, mais qui les soulèvent avec tendresse et les conduisent sur le chemin de la vie», espérait François, qui durant ses années de sacerdoce et d’épiscopat en Argentine s’était toujours montré très attentif aux femmes victimes de la traite.

Les femmes esclaves

Dans l’interview du Pape par Valentina Alazraki, diffusée par la chaîne mexicaine Televisa en 2019, le Souverain Pontife a souligné que «le monde sans femmes ne fonctionne pas». Mais dans différentes régions de la planète, même en Europe, elles sont réduites à l’esclavage.

«Quand j’ai visité un centre de réhabilitation pour jeunes filles durant l’Année de la miséricorde une d’entre elles avait une oreille coupée, parce qu’elle n’avait pas apporté assez d’argent, avait raconté François. Les proxénètes exercent un contrôle spécial sur les clients, donc si la fille ne fait pas son devoir, ils la battent ou la punissent comme ça. Des femmes esclaves», s’était attristé le Pape

La vocation humaine, sans la femme, ne peut se réaliser

«La femme offre une contribution indispensable à la société, notamment par sa sensibilité et son intuition envers l’autre, le faible, celui qui n’a pas de pouvoir.» Le Saint-Père l’a affirmé lorsqu’il a rencontré, le 25 janvier 2014, les participantes au Congrès national promu par le Centre italien des femmes.

«Les dons de délicatesse, de sensibilité et de tendresse particulières, dont l’âme féminine est riche, représentent non seulement une véritable force pour la vie des familles, pour le rayonnement d’une atmosphère de sérénité et d’harmonie, mais une réalité sans laquelle la vocation humaine serait impossible. Et c’est important. Sans ces attitudes, sans ces qualités des femmes, la vocation humaine ne peut se réaliser», avait alors insisté François.

Source: VATICANNEWS, le 25 novembre 2020

Quand les étudiants t récitent tous les soirs le Rosaire à l’Université

Quand les étudiants t récitent tous les soirs le Rosaire à l’Université

Le 28 août 2020, sous une pluie battante et un ciel illuminé d’éclairs, des étudiants de l’Université franciscaine de Steubenville dans l’Ohio (États-Unis) participaient à une Marche du Rosaire à travers le campus, continuant une tradition de l’université, chaque premier semestre de rentrée. À 21h, une étudiante a entamé le Credo, et tous ont prié à l’unisson les mystères douloureux, en défilant devant les principaux bâtiments résidentiels.

Cette foi dans la prière du Rosaire, au milieu d’un contexte incertain, surtout à cause de la pandémie COVID-19, est le thème cette année de la Marche du Rosaire de l’Université. Le père franciscain Dave Pivonka, président de cette université, a souligné ce thème lors de la première soirée inaugurale de la Marche du Rosaire et encouragé les étudiants à confier le bon déroulement de leurs études à la Sainte Mère et à son intercession. « Nous allons faire une procession autour du campus pour demander à la Vierge Marie son intercession ; pour qu’elle veille sur notre communauté, nous protège et nous rapproche de son Fils Jésus », a-t-il dit.

Comment l’idée de la Marche du Rosaire est-elle née ? Gabriel Salamida, directeur de la vie étudiante, répond : « L’idée vient entièrement du père Dave. » Selon lui, le président de l’Université voulait qu’il y ait toujours un groupe qui prie le chapelet tous les soirs sur le campus, au cours du semestre. Tous les étudiants du groupe de la première semaine se sont dits enthousiasmés par cette nouvelle initiative.

« Je trouve génial que l’université ait inauguré ce système », déclare Elijah Kim, étudiant en deuxième année. « C’est magnifique de parcourir le campus avec d’autres étudiants tout en présentant nos prières et nos intentions à la Vierge. » Elizabeth Williams, étudiante en deuxième année, appuie ce sentiment : « C’est très inspirant de voir les étudiants se rassembler tous les soirs, qu’il pleuve ou qu’il vente, pour prier ensemble. » Les Marches du Rosaire se poursuivront tous les soirs à 21 heures pendant tout ce semestre !

Adapté d’un article de Francis Pinque paru dans Troublonline, 30 août 2020

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: UNE MINUTE AVEC MARIE

26.11.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Umile (Humilis) de Bisignano
Religieux de l’Ordo Fratrum Minorum († 1637)

Humilis, fils de Giovanni Pirozzo et de Ginevra Giardino, naît le 26 août 1582 à Bisignano en Calabre. Il reçut le prénom de Luca Antonio au baptême.
Déjà enfant, il manifestait une très profonde piété, assistant tous les jours à la Messe, méditant la Passion, même quand il travaillait aux champs, communiant aussi souvent que possible.

Dès l’âge de dix-huit ans, il ressentit fortement sa vocation religieuse, mais dut patienter encore neuf ans avant de pouvoir y accéder, multipliant, pendant ce long délai, les privations et vivant une vie austère remplie de charité et du souci des autres.

Humilis avait vingt-sept ans quand il intégra le noviciat des Frères mineurs à Mesoraca, où il eut comme professeurs Antonio de Rossano et Cosimo de Bisignano. Il prononça ses vœux le 4 septembre 1610 et se mit sous la protection de la Vierge Marie.
À partir de là, il accomplit toutes ses tâches avec ardeur, simplicité et humilité, mendiant, s’occupant du jardin, effectuant tous les travaux manuels qui lui étaient demandés par ses supérieurs.
Déjà au temps de son noviciat, ses frères avaient remarqué sa maturité spirituelle, et sa ferveur dans l’observance de la Règle. Il priait sans cesse, quelles que soient ses occupations matérielles, il était humble, docile, tout le temps gai. Il pratiquait pénitence et mortifications, et sa charité envers les pauvres était immense.

Depuis sa jeunesse, il bénéficiait d’extases chaque fois qu’il priait intensément. Mais ces manifestations entraînèrent la suspicion de l’autorité ecclésiastique, méfiante devant l’origine de ces grâces.
Par ailleurs, bien que n’ayant pas fait d’études, frère Humilis pouvait répondre à n’importe quelle question concernant l’Écriture Sainte, stupéfiant les théologiens. Pour ces deux raisons, il fut longuement interrogé par l’archevêque de Reggio de Calabre, et par les inquisiteurs. Mais nul ne put le confondre, et tous furent surpris de l’authenticité de ses dons ; à tel point que le frère général de l’Ordre, Benigno Genova, l’emmena avec lui lors d’une visite aux autres frères de Calabre et que deux Papes, Grègoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623) et Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644)  en firent leur conseiller.
C’est ainsi qu’Humilis resta plusieurs années à Rome. Il vécut aussi à Naples, au couvent de la Sainte Croix, où il contribua à répandre le culte du Bx John Duns Scot, particulièrement vénéré dans le diocèse de Nola.
Après une vie toute remplie d’humilité, de joie divine, du souci des pauvres, Humilis s’éteignit le 26 novembre 1637 à Bisignano.

Umile de Bisignano a été béatifié le 29 janvier 1882 par  Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé le 19 mai 2002 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Saint Umile de Bisignano priez pour nous !

26.11.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,20-28. 

Jésus revient… 2Pierre 3: …sachant avant tout que, dans les derniers jours,  il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs. - ppt  télécharger

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : 
« Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche.
Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville,
car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture.
Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple.
Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli.
Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Jésus Aujourd'hui

COMMENTAIRE :

Saint Théodore le Studite (759-826)

moine à Constantinople – Catéchèse 28 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 277-278 ; rev.)

« Redressez-vous et relevez la tête » (Lc 21,28)

Comment ne revenez-vous pas à la raison (cf. 2 Tm 2,26), vous qui sombrez dans la désolation ? Comment ne courez-vous pas, vous qui traînez ? Oui, oui, je vous le demande, très chers ! Tu le vois, la mort viendra certainement pour toi ; si même tu n’es pas sûr de passer le jour d’aujourd’hui, il est absolument certain que tu mourras demain. Quelle sera ta joie et combien grande, quand tu sortiras de ce monde et viendras t’établir dans les célestes régions, en Dieu, dans une lumière inaccessible (cf. 1 Tm 6,16), dans un jour qui ne connaît pas de soir, dans un bonheur inexprimable, dans une gloire inconcevable, dans les demeures des saints, dans les parvis du Seigneur (cf. Ps 83,3), dans l’église des premiers-nés (cf. He 12,23), dans le sein d’Abraham (cf. Lc 16,22), dans le paradis tout de beauté et de vertu, dans la chambre nuptiale qui n’est pas faite de main d’homme, dans les biens invisibles, dans l’inouï de nos aspirations, dans l’indicible de nos désirs, dans les chœurs des anges, dans le rassemblement des prophètes, dans les apothéoses des apôtres, dans les palais du roi du ciel, dans la cité du Dieu de Jacob (cf. Is 2,3). Là, qui verras-tu ? Quels seront-ils ? La maîtresse du monde et la mère de Dieu notre Maître, les puissances incorporelles, les dignités, chérubins et séraphins, les armées et les ordres des prêtres et des saints, les cohortes, qu’on ne peut nommer et qui n’ont pas de nom, des habitants de ces lieux, enfin la bienheureuse et pure Trinité elle-même. Est-ce que cela ne t’enchante pas, mon frère ? Est-ce que fort de tout cela, même si on te dépèce, tu sens les blessures ? Quoi donc ? Pour une petite affliction, pour un coup, pour une punition, pour la soif ou pour quelques restrictions dans la nourriture, nous laisserons-nous accabler ? Nullement ! Ainsi donc Christ notre Dieu vous gardera, enfants bien-aimés, et fera pénétrer dans vos cœurs saints mon indigne exhortation ; il les fortifiera, il les illuminera et les sanctifiera.

Redressez-vous et relevez la tête - Centre pastoral Saint-Merry

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 18,1-2.21-23.19,1-3.9a.

Une pause par jour – 29 novembre 2018 | «Notre-Dame des 3 Vallées

Moi, Jean, j’ai vu descendre du ciel un autre ange, ayant un grande pouvoir, et la terre fut illuminée de sa gloire.
Il s’écria d’une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ! La voilà devenue tanière de démons, repaire de tous les esprits impurs, repaire de tous les oiseaux impurs, repaire de toutes les bêtes impures et répugnantes !
Alors un ange plein de force prit une pierre pareille à une grande meule, et la précipita dans la mer, en disant : « Ainsi, d’un coup, sera précipitée Babylone, la grande ville, on ne la retrouvera jamais plus.
La voix des joueurs de cithares et des musiciens, des joueurs de flûte et de trompette, chez toi ne s’entendra jamais plus. Aucun artisan d’aucun métier chez toi ne se trouvera jamais plus, et la voix de la meule chez toi ne s’entendra jamais plus.
La lumière de la lampe chez toi ne brillera jamais plus. La voix du jeune époux et de son épouse chez toi ne s’entendra jamais plus. Pourtant, tes marchands étaient les magnats de la terre, et tes sortilèges égaraient toutes les nations ! »
Après cela, j’entendis comme la voix forte d’une foule immense dans le ciel, qui proclamait : « Alléluia ! Le salut, la gloire, la puissance à notre Dieu.
Ils sont vrais, ils sont justes, ses jugements. Il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par sa prostitution ; il a réclamé justice du sang de ses serviteurs, qu’elle a versé de sa main. »
Et la foule reprit : « Alléluia ! La fumée de l’incendie s’élève pour les siècles des siècles. »
Puis l’ange me dit : « Écris : Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ! »

Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau! Apocalypse  19:9 - Le Seigneur Jésus est proche - Journal Chrétien


Psaume 100(99),1-2.3.4.5.

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

30 avril 2016 – Psaume 100,1-2 | Psaumes, Texte biblique, Parole biblique

Audience: l’Église n’est pas un «club d’amis» mais l’«œuvre de l’Esprit Saint»

Audience: l’Église n’est pas un «club d’amis» mais l’«œuvre de l’Esprit Saint»

Lors de l’audience générale du mercredi 25 novembre, le Saint-Père a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière, avec cette fois-ci une halte auprès des premières communautés chrétiennes. «La prière de l’Église naissante» était en effet le thème de son enseignement. Un retour aux sources qui a été pour François l’occasion de rappeler ce qui définit l’Église. 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

S’inspirer de la prière de la communauté primitive de Jérusalem pour vivre sa foi dans le monde actuel: telle fut la proposition du Saint-Père lors de l’audience de ce mercredi, qui s’est déroulée dans la Bibliothèque du Palais apostolique.

Les quatre piliers de la vie ecclésiale

«Les écrits apostoliques et la grande narration des Actes des apôtres», a d’abord expliqué le Pape, décrivent une communauté qui constitue «un point de référence pour toute autre expérience chrétienne».

Quatre caractéristiques lui étaient propres: «l’écoute de l’enseignement des apôtres, la préservation de la communion réciproque, la fraction du pain et la prière». Il s’agit là de fondements pour l’Église actuelle, laquelle n’a de sens que «si elle reste solidement unie au Christ», a rappelé le Souverain Pontife.

La «recherche constante de la communion fraternelle préserve des égoïsmes et des particularismes», a-t-il précisé. La fraction du pain «réalise le sacrement de la présence de Jésus parmi nous: Il ne sera jamais absent, dans l’Eucharistie, c’est vraiment Lui, Il vit et marche avec nous». La prière est quant à elle «l’espace de dialogue avec le Père, à travers le Christ dans l’Esprit Saint».

Savoir discerner ce qui fait l’Église

Ces points cardinaux constituent aussi des points de discernement pour aujourd’hui. «Toute situation doit être évaluée à la lumière de ces quatre coordonnées», a ajouté François. «Ce qui n’entre pas dans ces coordonnées est privé d’ecclésialité, ce n’est pas ecclésial».

Et le Pape de parler – plus longuement et de manière improvisée – de l’Église qui n’est pas «un marché», ni «un groupe d’entrepreneurs qui vont de l’avant avec cette entreprise nouvelle». Elle est «l’œuvre de l’Esprit Saint que Jésus nous a envoyé pour nous rassembler».

«Parfois, a confié François, je ressens une grande tristesse quand je vois une communauté [faire preuve de] bonne volonté, mais qui se trompe de route car elle pense faire Église par des rassemblements, comme s’il s’agissait d’un parti politique». Elle raisonne alors en termes de «majorité» et «minorité», à la manière d’une «société humaine»,d’une «entreprise», et s’égare, finissant par se réduite à «un club d’amis» exempt de toute «synodalité».

Le Saint-Père a particulièrement insisté sur ces «quatre coordonnées» que sont la prédication, la vie communautaire, l’Eucharistie et la prière. «S’il manque cela, il manque l’Esprit Saint, et s’il manque l’Esprit Saint, nous serons une belle association humaniste (…), un parti, disons-le ainsi, ecclésial». Mais ce ne sera pas l’Église, laquelle grandit «non par prosélytisme», mais «par attraction»,suscitée par l’Esprit Saint qui «attire à Jésus».  

Puiser la force de témoigner du Christ

Le Pape François est ensuite revenu au thème de la prière, où l’on est «immergé dans le mystère de Dieu, ce mystère qui aime tous les hommes et veut que l’Évangile soit annoncé à tous». Elle est le lieu où l’on peut faire l’expérience de la présence du Christ ressuscité. «Les membres de la première communauté chrétienne – mais cela vaut pour aujourd’hui – perçoivent que l’histoire de la rencontre avec Jésus ne finit pas au moment de l’Ascension mais se poursuit dans leur vie et dans la vie de l’Église», a expliqué le Successeur de Pierre.  

La prière permet d’accueillir l’Esprit Saint, qui «rappelle le Christ à son Église en prière, non pas comme un simple souvenir, mais en le rendant présent et agissant, la poussant à annoncer et à servir». Il alimente la «ferveur» et «donne la force aux prédicateurs qui se mettent en voyage, et qui par amour de Jésus sillonnent les mers, affrontent des dangers, se soumettent à des humiliations».

Invitation à l’adoration

«Dieu donne de l’amour et demande de l’amour. Telle est la racine mystique de toute la vie croyante», a enfin rappelé le Pape, encourageant les chrétiens d’aujourd’hui à s’enraciner davantage dans la prière et l’adoration, comme l’ont fait les générations de croyants des premiers siècles. «Adorer Dieu, adorer Jésus, adorer l’Esprit», «en silence»: l’adoration «est la prière qui nous fait reconnaître Dieu comme le principe et la fin de toute l’Histoire», elle est «le feu de l’Esprit qui donne force au témoignage et à la mission», a conclu François. «Par la prière, le chrétien vit, selon la parole de saint Paul, dans la foi au Fils de Dieu qui l’a aimé et qui s’est livré pour lui».

Source: VATICANNEWS, le 25 novembre 2020

De la Moselle à l’Italie: Don Alfonso Ugolini, une vie de pauvreté et de consolation

Le Vénérable Alfonso Ugolini (1908-1999).Le Vénérable Alfonso Ugolini (1908-1999).

De la Moselle à l’Italie: Don Alfonso Ugolini, une vie de pauvreté et de consolation

Un décret autorisé par le Pape François ce lundi 23 novembre reconnaît l’héroïcité des vertus du prêtre italien Alfonso Ugolini, né dans une famille d’ouvriers immigrés en Lorraine au début du XXe siècle.

Cyprien Viet – Cité du Vatican

Alfonso Ugolini est né à Thionville, dans l’est de la France (alors en territoire allemand), en août 1908. Ses parents, originaires de Pianorso, un village d’Émilie-Romagne, étaient, comme des milliers d’Italiens de leur époque, venus chercher du travail dans cette région minière et industrielle, qui se trouvait sous administration allemande après la défaite de la France durant la guerre de 1870.

En 1915, en pleine Première Guerre mondiale, ses parents retournent en Italie, dans la ville de Sassuolo, où Alfonso passera tout le reste de sa vie. Son enfance sera marquée par la misère, qui le contraint à la mendicité. Son père est souvent absent du foyer en raison de son travail. Sa mère décède de la tuberculose à l’âge de 36 ans, en 1920: lui-même n’a alors que 12 ans. Il contracte à son tour la tuberculose cinq ans plus tard. Ses médecins ne lui pronostiquent que trois mois de survie, mais il guérit, à la surprise générale, attribuant ce miracle inexpliquée à sa dévotion intense à la Sainte Vierge. «Ne pleure pas, je suis avec toi», lui aurait assuré Marie.

Du service d’entretien à un sacerdoce tardif

Quelques temps plus tard, le curé de sa paroisse, Don Giuseppe Zanichelli, l’embauche comme homme à tout faire: à la fois secrétaire paroissial, catéchiste, agent d’entretien, Alfonso Ugolini s’engage dans une vie de service, pleine de simplicité, comme laïc célibataire. Membre de l’Institut séculier « Les Serviteurs de l’Église », il fonde un organisme local, « l’Aide Fraternelle Chrétienne », pour venir en aide aux familles des ouvriers immigrés à Sassuolo pour travailler dans l’industrie de la céramique, alors florissante.

Le souvenir de la misère de sa famille le motive à dépenser toute son énergie au service des plus pauvres. Lui-même ayant traversé l’épreuve de la maladie, il consacre aussi beaucoup de temps aux visites à des personnes malades. Il fonde notamment à Sassuolo la section locale de l’Unitalsi, et accompagnera de nombreux pèlerinages à Lourdes et à Loreto.

Cet homme de prière, profondément marial, finira par devenir prêtre à 65 ans, accomplissant ainsi le plan de Dieu avec beaucoup de patience et de fidélité. Malgré cette « vocation tardive », lui qui devait mourir jeune déploiera son sacerdoce durant un quart de siècle. Il vit le don de l’eucharistie et de la confession comme une occasion de transmettre aux hommes la miséricorde de Dieu. Il s’éteint en 1999, à 91 ans, et laisse encore aujourd’hui à ceux qui l’ont connu le souvenir d’un prêtre simple et bon, dont le cœur était donné à Dieu et aux plus humbles.

Il est désormais reconnu comme « Vénérable », et son éventuelle béatification dépend maintenant de l’identification d’un miracle attribué à son intercession.

Source: VATICANNEWS, le 24 novembre 2020

Marie accorde de nombreuses grâces par la prière du « Souvenez-vous »

Marie accorde de nombreuses grâces par la prière du « Souvenez-vous »

Le Souvenez-vous est aussi connu sous le titre de Memorare, dans sa version latine originale. Il existe plusieurs traductions, mais voici la plus courante :

« Souvenez-vous, ô Très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné. Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens vers vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen. »

Comme on peut le voir, c’est une prière de confiance totale dans la puissance d’intercession de Marie. Ce qui n’est finalement que justice, car elle est la Mère, la Fille et l’Épouse de Dieu et Dieu répond à toutes ses requêtes. Celui qui dit cette prière se présente devant la Vierge Marie avec humilité, s’avoue pécheur gémissant et, confiant en la Miséricorde de Marie, la supplie de lui accorder une faveur. Pour cette raison, il est bon d’avoir une intention particulière à l’esprit en la disant.

Le père Claude Bernard, un prêtre français qui a popularisé cette prière au XVIIe siècle, s’est consacré avec zèle à la prédication et à l’aide aux prisonniers et aux criminels condamnés à mort. Confiant ses protégés aux soins et à l’intercession de la Sainte Vierge Marie, le père Bernard se servait souvent du Souvenez-vous dans son apostolat d’évangélisation, avec grand succès. De nombreux criminels se réconcilièrent avec Dieu grâce à ses efforts. Il fit même imprimer plus de 200 000 tracts avec le Souvenez-vous dans plusieurs langues pour pouvoir les distribuer largement.

Le père Claude Bernard affectionnait tant le Souvenez-vouscar il disait avoir été miraculeusement guéri grâce à cette prière lors d’une grave maladie. Se sentant indigne d’un tel miracle, il attribua d’abord sa guérison à une cause naturelle. Mais un frère augustinien lui confia que la Vierge lui était apparue pour lui dire que la guérison du père Bernard était due à son intercession. Le père Bernard demanda alors pardon à Dieu pour son manque de foi et de gratitude.

Adapté d’un article du Père John Flader pour le Catholic Weekly, 27 août 2020

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

25.11.2020 – SAINTS DU JOUR

BBx Luigi Beltrame Quattrocchi 
et Maria Corsini, son épouse

Mémoire commune le 25 novembre: anniversaire de leur mariage.

Mémoire individuelle, selon le Martyrologe Romain (‘dies natalis’) :
>>> Luigi Beltrame Quattrocchi : 09 novembre 
>>> Maria Corsini : 26 août

Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d’un beau-frère de Carlo qui, n’ayant pas d’enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi. 

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S’étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient. 

Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l’église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l’autre. Nous nous retrouvions à l’heure des repas. Avec quelle joie j’attendais, puis je l’entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d’Alfredo Schuster, proclamé bienheureux en 1996.

Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l’esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d’action catholique. 
Pendant la Guerre, elle s’était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d’Éthiopie, s’étant spécialisée dans les maladies tropicales.

Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.
Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d’abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l’avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l’enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Luigi Beltrame Quattrocchi meurt d’un infarctus le 09 novembre 1951. 
Maria Corsini meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l’histoire de l’Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

Bx Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi  priez pour nous !