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21 jours de prière mariale pour la « guérison nationale » des Philippines

21 jours de prière mariale pour la « guérison nationale » des Philippines

Mgr Socrates Villegas, ancien président de la conférence épiscopale des Philippines de 2013 à 2017, invite à exhorter la Vierge Marie pour faire sortir l’archipel des crises qui l’accablent.

Du 16 juillet, fête de Notre-Dame du Carmel, au 5 août, fête de la Dédicace de la basilique Sainte-Marie-Majeure : ce sont 21 jours de prière qui ont été proposés par l’archevêque de Lingayen-Dagupan, Mgr Socrates Villegas. Les trois semaines de prière ont été consacrées à la «guérison nationale» du pays, accablé par un millier de défis, dont celui de la pandémie de coronavirus.

Dans une lettre aux curés de l’archidiocèse, qui a été relayée par la Conférence épiscopale des Philippines, Mgr Villegas a souligné le sentiment d’impuissance et de découragement dans le pays et mis en évidence le fait que l’urgence sanitaire et l’agitation sociopolitique ont fait que les gens se sont sentis incapables de faire quoi que ce soit, de comprendre comment être des disciples du Seigneur. Il a donc invité à se confier à la Vierge Marie car si nous nous accrochons à Elle, a-t-il souligné, nous ne resterons jamais sans défense.

Pendant les 21 jours de l’initiative, l’Acte de consécration du pays à la Vierge et la « Prière pour la guérison nationale » ont récités à chaque messe. La récitation des mêmes textes liturgiques a été également encouragée dans les familles, à la fin du chapelet quotidien.

Le 5 août, dernier jour de l’initiative, à 11 heures, une messe solennelle a été célébrée dans la Basilique de Notre-Dame du Rosaire de Manaoag (Philippines). Ne cédons pas au découragement et à la tristesse – a conclu Mgr Villegas-mais allons à la Vierge, notre Mère, faisons lui confiance et cherchons du réconfort.

Vatican News

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/septembre/semaine-40/2020-09-27/

27.09.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Vincent de Paul
Prêtre, Fondateur d’Ordres 
(1581-1660)

Ce saint, dont le nom est devenu synonyme de charité, est l’une des plus pures gloires de la France et de l’humanité tout entière. 

Vincent naît à Pouy, près de Dax (France), le 24 avril 1581. Ses parents faisaient valoir une petite ferme et vivaient du travail de leurs mains. Les premières années de Vincent se passèrent à la garde des troupeaux. Un jour qu’il avait ramassé jusqu’à trente sous, somme considérable pour lui, il la donna au malheureux qui lui parut le plus délaissé. Quand ses parents l’envoyaient au moulin, s’il rencontrait des pauvres sur sa route, il ouvrait le sac de farine et leur en donnait à discrétion. 

Son père, témoin de sa charité et devinant sa rare intelligence, résolut de s’imposer les plus durs sacrifices pour le faire étudier et le pousser au sacerdoce : « Il sera bon prêtre, disait-il, car il a le cœur tendre. » À vingt ans, Vincent étudie la théologie à Toulouse et reçoit bientôt le grade de docteur. 

Ordonné en 1600, à l’âge de 19 ans, un an après son ordination il se rend à Marseille pour recueillir un legs que lui a laissé un de ses amis. Au retour, voyageant par mer pour se rendre à Narbonne, il est pris par des pirates et emmené captif en Afrique. Sa captivité, d’abord très dure et accompagnée de fortes épreuves pour sa foi, se termina par la conversion de son maître, qui lui rendit la liberté.

Les circonstances le font nommer aumônier général des galères, et il se dévoue au salut de ces malheureux criminels avec une charité couronnée des plus grands succès. La Providence semble le conduire partout où il y a des plaies de l’humanité à guérir. 

À une époque où la famine et les misères de toutes sortes exercent les plus affreux ravages, il fait des prodiges de dévouement; des sommes incalculables passent par ses mains dans le sein des pauvres, il sauve à lui seul des villes et des provinces entières. Ne pouvant se multiplier, il fonde – en 1617 en France, en 1634 en Italie –, puis en divers lieux, des Confréries de Dames de la Charité (devenues aujourd’hui les Équipes Saint-Vincent — AIC), puis, en collaboration avec Louise de Marillac avec qui il entretiendra une grande amitié, l’ordre des Filles de la Charité (1623), plus connues sous le nom des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Nulle misère ne le laisse insensible ; il trouve le moyen de ramasser lui-même et de protéger partout des multitudes d’enfants exposés à l’abandon et à la mort, et mérite le nom de Père des enfants trouvés. 

Il a formé des légions d’anges de charité ; mais il lui faut des légions d’apôtres, et il fonde les Prêtres de la Mission (1625), destinés à évangéliser la France et même les peuples infidèles.

En 1638 débute l’œuvre des « Enfants Trouvés ». Il créa pour cela un établissement pour les enfants trouvés.
Son action ne s’arrêtait jamais. Il envoyait ses missionnaires dans tout le royaume et à l’étranger:
– 1639 voit Vincent organiser les secours en Lorraine (ravagée par la guerre, la peste et la famine).
– 1646 Fondation de la mission d’Alger. 
– 1648 Fondation de la mission de Madagascar. 
– 1649 Démarche de Saint Vincent auprès de la Reine et Mazarin en faveur de la paix. 
– 1651 Vincent organise des secours en Picardie, Champagne et Ile-de France, dévastées par la guerre. C’est l’année de la Fondation de la mission de Pologne.

Accablé d’infirmités et de souffrances à la fin de sa vie, il meurt à Saint-Lazare le 27 septembre 1660. Louise de Marillac était décédée peu de temps avant lui le 15 mars 1660. On lui fit des funérailles exceptionnelles. Toutes les œuvres qu’il avait créées étaient représentées, Les princes se mêlaient aux pauvres dans la foule venue honorer le bienfaiteur que l’on vénéra comme un saint.

Il fut béatifié par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730) le 12 août 1729 et canonisé par Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740) le 16 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris-VIe. 

Pour un approfondissement :
 >>> œuvres et biographies    

Saint Vincent de Paul priez pour nous !

27.09.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32. 

Une pause par jour – 15 décembre 2015 | «Notre-Dame des 3 Vallées

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : 
« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas.

Homélie pour le 26e Dimanche. T.O. Année A | Blogue du Moine ruminant

Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Prions L'Evangile du Jour en Image!!!! - Page 7

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)

moine cistercien. – Sermon de carême ; SC 207 (Sermons, tome II, Sermons 18-39; trad. G. Salet; Éd. du Cerf 1974, p. 225-227, rev.)

Sortir du péché et entrer dans le Royaume de Dieu

Frères, c’est le moment de sortir, chacun de nous pour sa part, du lieu de notre péché. Sortons de notre Babylone pour rencontrer Dieu notre Sauveur, comme nous en avertit le prophète : « Sois prêt, Israël, pour aller à la rencontre du Seigneur, car Il vient ! » (Am 4,12). Sortons de l’abîme de notre péché et acceptons de partir vers le Seigneur qui a assumé « une chair semblable à celle du péché » (Rm 8,3). Sortons de la volonté du péché et partons faire pénitence de nos péchés. Alors nous trouverons le Christ : lui-même a expié le péché qu’il n’avait absolument pas commis. Alors, celui qui sauve les pénitents nous accordera le salut : « Il fait miséricorde à ceux qui se convertissent » (Si 12,3). Vous allez me dire : (…) « Qui donc par lui-même peut sortir du péché ? » Oui, en vérité le plus grand péché c’est l’amour du péché, le désir de pécher. Sors donc de ce désir, (…) hais le péché et te voilà sorti du péché. Si tu hais le péché, tu as rencontré le Christ là où il se trouve. À qui hait le péché, (…) le Christ pardonne la faute en attendant d’ôter à la racine nos habitudes mauvaises. Mais vous dites que même cela est beaucoup pour vous et que sans la grâce de Dieu il est impossible à l’homme de haïr son péché et de désirer la justice : « Que le Seigneur soit loué pour ses miséricordes, pour ses merveilles pour les fils des hommes ! » (Ps 106,8). (…) Ô Seigneur à la main puissante, Jésus tout-puissant, viens libérer ma raison captive du démon de l’ignorance et arracher ma volonté malade de la peste de ses convoitises. Libère mes capacités afin que je puisse agir avec force, comme je le désire de tout cœur.

Jeunes cathos Lyon on Twitter: "[Carême] Jour 4 "Je ne suis pas venu  appeler des justes mais des pécheurs, pour qu'ils se convertissent" Lc 5,  27-32 #Careme #Jesus #Priere… https://t.co/qMfWWAjyzh"

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 18,25-28.

Ainsi parle le Seigneur :
« Vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. »

Une pause par jour – 23 février 2018 | «Notre-Dame des 3 Vallées


Psaume 25(24),4-5ab.6-7.8-9.

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;
dans ton amour, ne m’oublie pas.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Premier Dimanche de l'Avent - ppt télécharger


Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,1-11.

Philippiens 2, 5-11) : Hymne au Christ Serviteur et Seigneur | EGLISE1PIEGE

Frères, s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion,
alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité.
Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres.
Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,

Une pause par jour – 6 novembre 2018 | «Notre-Dame des 3 Vallées

il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Il s'est abaissé : c'est pourquoi Dieu l'a exalté

Elle remet tout à Marie

Elle remet tout à Marie

Marie-Victoire Couderc est née à Sablières en Ardèche (sud de la France) le 1er février 1805. Au printemps 1825, son père vient la chercher au pensionnat des sœurs de Saint Joseph aux Vans où elle étudie depuis l’âge de 17 ans pour qu’elle soit présente avec toute la famille à la mission animée par trois missionnaires diocésains, dont le père Etienne Terme. Marie-Victoire a 20 ans et un grand désir de se consacrer à Dieu. Elle se confie au père Terme qui lui propose d’entrer au noviciat d’Aps dans une communauté qui s’occupe d’écoles chrétiennes. Elle prend le nom de Thérèse.

Nommé à Lalouvesc en 1824, le père Terme constate que la promiscuité dans les auberges ne favorise guère le pèlerinage sur le tombeau de saint Régis, surtout pour les femmes. Il lui vient alors l’idée d’ouvrir une maison d’accueil uniquement pour celles-ci. En 1827, il appelle Thérèse et deux autres sœurs à Lalouvesc pour prendre en charge cette nouvelle fondation.

En 1831, le père Terme consacre les biens et les personnes de la communauté au Sacré-Cœur par les mains de Marie. Les centres de retraite se développent malgré le manque de moyens. Epuisée, Thérèse Couderc tombe malade et doit aller se reposer à Notre-Dame d’Ay, en Ardèche. En la fête du 15 août, renouvelant le geste du père Terme, elle remet tout à Marie et se démet de sa « supériorité » entre ses mains. 

En 1844, une communauté s’installe à Fourvière (Lyon) : Thérèse est nommée assistante. La congrégation prend le nom de Notre-Dame du Cénacle. Thérèse meurt le 26 septembre 1885 au Cénacle de Fourvière. Quelques jours plus tard, son corps est transporté à Lalouvesc. Elle est béatifiée en 1951, puis canonisée en 1970. Le village de Lalouvesc (Ardèche), lieu de pèlerinage à Saint Jean-François Régis est devenu aussi lieu de pèlerinage à Thérèse Couderc qui est fêtée le 26 septembre.

Extrait de : catholic.fr

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/septembre/semaine-39/2020-09-26/

26.09.2020 – SAINTS ET MARTYRS DU JOUR

Saints Côme et Damien
Médecins anargyres et martyrs († v. 286)

Côme et Damien étaient deux frères, venus d’Arabie en Cilicie. On croit qu’ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l’occasion d’exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu’ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d’eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s’étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

À cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n’en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. 

À la vue d’une foule immense, ils furent précipités du haut d’un rocher dans les flots ; mais un ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s’y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d’autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.

Saints Côme et Damien priez pour nous !

26.09.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,43b-45. 

Méditations sur les textes du Jour " - Page 20

En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples :
« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274)

théologien dominicain, docteur de l’ÉgliseCommentaire sur l’épître aux Galates, ch. 6 (Chaque jour, tu nous parles, n° 4 septembre-novembre; Éd. Abbaye d’Orval 1974, p.253 Orval rev. /pris dans A.-I. Mennessier; Saint Thomas d’Aquin, l’homme chrétien; Éd. du Cerf 1965, p. 243-245)

Le Fils de l’homme tire sa gloire de sa croix

Certains tirent gloire de leur savoir ; mais l’apôtre Paul trouve la connaissance suprême dans la croix. « Non, dit-il, je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ et Jésus Christ crucifié » (1Co 2,2). La croix n’est-elle pas l’accomplissement de toute la loi, et tout l’art de bien vivre ? À ceux qui se glorifient de leur puissance, Paul peut répondre qu’il tient de la croix une puissance sans égale : « Le langage de la croix est en effet folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu » (1Co 1,18). Tirez-vous gloire de la liberté que vous avez acquise ? C’est de la Croix que Paul tient la sienne : « L’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui, afin que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Rm 6,6). D’autres personnes encore tirent leur gloire d’être élus membres de quelque groupe illustre ; mais nous par la croix du Christ nous sommes conviés à l’assemblée des cieux. « Réconciliant tous les êtres, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1,20). Certains se glorifient enfin des insignes du triomphe accordés aux victorieux ; la croix est l’étendard triomphal de la victoire du Christ sur les démons : « Il a dépouillé les Principautés et les Puissances et les a données en spectacle à la face du monde, en les traînant dans son cortège triomphal » (Col 2,15)… De quoi l’apôtre Paul veut-il se glorifier avant tout ? De ce qui peut l’unir au Christ ; ce qu’il désire, c’est être avec le Christ.

Christ est le centre - Colossiens 1.9-14 | La Chambre Haute - archive |  UEEMF

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiaste 11,9-10.12,1-8.

Réjouis-toi, jeune homme, dans ton adolescence, et sois heureux aux jours de ta jeunesse. Suis les sentiers de ton cœur et les désirs de tes yeux ! Mais sache que pour tout cela Dieu t’appellera en jugement.
Éloigne de ton cœur le chagrin, écarte de ta chair la souffrance car l’adolescence et le printemps de la vie ne sont que vanité.
Souviens-toi de ton Créateur, aux jours de ta jeunesse, avant que viennent les jours mauvais, et qu’approchent les années dont tu diras : « Je ne les aime pas » ;
avant que s’obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que reviennent les nuages après la pluie ;
au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les hommes vigoureux ; où les femmes, l’une après l’autre, cessent de moudre, où le jour baisse aux fenêtres ;
quand la porte se ferme sur la rue, quand s’éteint la voix de la meule, quand s’arrête le chant de l’oiseau, et quand se taisent les chansons ;
lorsqu’on redoute la montée et qu’on a des frayeurs en chemin ; l’amandier est en fleurs, la sauterelle s’alourdit, et la câpre ne produit aucun effet ; lorsque l’homme s’en va vers sa maison d’éternité, et que les pleureurs sont déjà au coin de la rue ;
avant que le fil d’argent se détache, que la lampe d’or se brise, que la cruche se casse à la fontaine, que la poulie se fende sur le puits ;
et que la poussière retourne à la terre comme elle en vint, et le souffle de vie, à Dieu qui l’a donné.
Vanité des vanités, disait Qohèleth, tout est vanité !

13. Qu'arrive-t-il quand vous mourez? 1 3 . Q u 'a r r iv e - t- il q u a n  d v o u s m o u r e z ?


Psaume 90(89),3-4.5-6.12-13.14.17ab.

Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;
dès le matin, c’est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.

Psaume 90(89),3-4.12-13.14.17ab. | Psaumes, Evangile au quotidien, Évangile