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Adorons la Trinité à l’école de Marie 

Sœur Emmanuel, prieure générale des moniales de la Famille monastique de Bethléem, nous partage les secrets de la vie de prière. En toute simplicité.

La Famille monastique de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno a été fondée le 1er novembre 1950, à Rome sur la place Saint-Pierre. Ce jour-là, le pape Pie XII proclamait le dogme de l’Assomption de la Vierge. Des pèlerins français entendent alors l’appel à une vie d’adoration de la Sainte Trinité à l’école de la Vierge Marie.

A quoi sert de prier ? À rien, pourrait-on dire ! La prière n’est pas, d’abord, de l’ordre de l’utile, mais de la gratuité. Comme l’amour ou la beauté. Mais Jésus, qui Lui-même se retire souvent pour prier son Père, nous dit aussi dans l’Évangile que la prière a une efficacité. Le Notre Père contient d’ailleurs ces deux aspects : la première partie est gratuite, relationnelle, et la deuxième est une prière de demande. Donne-nous notre pain quotidien. Donne-moi tout ce dont je peux avoir besoin aujourd’hui, maintenant.

Et si la Vierge Marie, dans ses apparitions, exhorte ses enfants à prier, c’est bien parce qu’elle sait que, dans la prière, toute personne humaine trouve le sens de sa vie : Dieu qui l’aime inconditionnellement et la sauve.

Référence: Famille chrétienne

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Source: https://us3.campaign-archive.com/?e=011dea2e3f&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=519e5b5365

13.11.2019 – SAINT DU JOUR

Saint Nicolas (Niccolò) I, le Grand
Pape (105e) de 858 à 867 

Nicolas, fils d’un très important fonctionnaire de la ville, naît à Rome au début du IX siècle. Nanti d’une solide culture, pieux, intelligent, vertueux et travailleur, entra dans les ordres et fit toute sa carrière dans la Curie, au patriarcharum du Latran.
Sous-diacre de Serge II (844-847), diacre attaché à Léon IV (847-855), il fut un si proche conseiller de Benoît III (855-858) qu’il assura le gouvernement de l’Église lorsque l’infortuné pontife, à peine élu et non encore couronné, fut arrêté par les missi de l’empereur Louis II qui lui préférait Anastase (21 septembre 855). Le clergé romain, barricadé dans la basilique des Quatre-Saints-Couronnés, résista et les missi s’inclinèrent. Benoît III ne tint le Saint-Siège que deux ans et demi et mourut le 10 mars 858

Avec l’approbation de l’Empereur, présent à Rome, Nicolas, après à peine quinze jours de vacance du Siège, fut élu, quasi à l’unanimité, à la succession de Benoît III ; présenté par l’empereur Louis II, acclamé par le peuple, soutenu par le clergé vertueux, le pape Nicolas I fut sacré à Saint-Pierre de Rome le 24 avril 858.

Après Grégoire le Grand (590-604) et avant Grégoire VII (1073-1085), Nicolas I fut le premier grand pape médiéval, alliant la piété, l’autorité, l’activité, la charité et l’intelligence. Ayant su s’entourer de personnages efficaces et cultivés, il s’appuya fermement sur tout ce que l’Église connaissait de textes législatifs et administratifs. Il sut aussi s’attacher les ennemis de ses prédécesseurs et choisit des conseillers dans l’entourage de Louis II, au point qu’Anastase le Bibliothécaire, que Benoît III avait fait abbé de Sainte-Marie-du-Transtevere, devint un des plus brillants rédacteurs de la chancellerie pontificale et le biographe de Nicolas I. Profitant du mouvement de l’époque, il se mit au-dessus des empereurs en leur refusant d’intervenir dans les affaires de l’Église et se posa comme dernier recours pour toutes les affaires.
Nicolas le Grand affirmait sa primauté pontificale sur toutes les églises d’Occident dont il était le patriarche : il intervint pour défendre ou pour soumettre les archevêques métropolitains en Bretagne, en Touraine, en Champagne, à Ravenne, à Vienne … Gêné par l’insubordination de quelques grands évêques, en particulier par Hincmar de Reims, alors le plus puissant évêque d’Occident, et par le patriarche Jean de Ravenne, le Pape les fait plier.

Le peuple romain l’aima en raison de ses grandes charités, au point de professer qu’il n’y eut dans toute la ville un seul pauvre qui ne vécût des bienfaits du saint pontife. Il venait juste de monter sur le trône de Pierre, lorsque, le 30 octobre 860, le Tibre déborda, le Pape organisa les secours aux sinistrés qu’il accueillit dans l’hospice de Sainte-Marie. Durant tout son pontificat, il fut attentif aux aveugles et aux infirmes. Il entreprit efficacement la défense de la ville contre les Sarrasins et, à cet effet, construisit la place forte d’Ostie où il entretint une garnison considérable. Il condamnait toute guerre qui ne fût pas proprement défensive et proscrivit comme un crime la torture des voleurs et des brigands.

En Orient, où Nicolas I entendait aussi s’imposer, son règne entier fut empoisonné par le patriarche Photius de Constantinople. Photius avait réuni un synode pour déposer Ignace (859). Le synode réuni le 6 avril 861, avec l’accord des légats, déposa Ignace et reconnut Photius ; Nicolas I désavouant ses légats fit savoir à l’Empereur et au prétendu patriarche, en rappelant la primauté romaine, qu’il considérait toujours Ignace comme patriarche de Constantinople. Ignace envoya au Pape un Libellus (fin 862) et le synode romain d’avril 863 déclara l’irrégularité de l’élection et de l’ordination de Photius qu’il priva de toute dignité ecclésiastique. Il s’ensuivit d’interminables négociations, ourlées de correspondances violentes, tandis que Rome était opposée à Constantinople à propos de la juridiction sur la Bulgarie dont le roi Boris venait de recevoir le baptême (864). Le Pape ne voulut céder sur rien mais proposa de faire entendre Ignace et Photius devant un synode romain (28 septembre 865). Cependant, à propos de la Bulgarie, le pseudo-patriarche Photius ameutait par une encyclique les églises d’Orient contre l’Église d’Occident et ses pratiques.  Au mois d’août 867, il réunit à Constantinople un concile prétendument œcuménique qui, en septembre, excommunia et déposa Nicolas I, lequel ne le sut jamais, puisqu’il mourut le 13 novembre 867, non sans avoir rallié contre Photius les théologiens latins. L’Empereur Michel avait été assassiné par Basile (24 septembre 867) qui força Photius à la démission, rappela Ignace (23 novembre 867) et renoua avec Rome alors sous le pontificat d’Adrien II.

Nicolas I, malade depuis plusieurs années, mourut à Rome, après neuf ans et sept mois de pontificat,  le 13 novembre 867 et fut enterré à Saint-Pierre du Vatican.
La ferveur populaire le plaça au nombre des saints mais il faut attendre la fin du Moyen-Age pour que l’Église le fasse officiellement en l’associant à la fête de Saint Nicolas (6 décembre).

Il fut fêté à partir de 1850 au 5 novembre et, à partir de 1883, au 13 novembre.

Saint Nicolas I priez pour nous !

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13.11.2019 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. 

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’ÉgliseSermons divers, n°27

« Il n’y a que cet étranger ! »

I

l est heureux, ce lépreux samaritain qui reconnaissait qu’il « n’avait rien qu’il n’ait reçu » (1Co 4,7). Il a « sauvegardé ce qui lui avait été confié » (2Tm 1,12) et il est revenu vers le Seigneur en lui rendant grâces. Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce…en plus grande abondance. En effet, il n’y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (…) Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu’on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d’abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (…) Je vous en prie donc, mes frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). (…) Tenons-nous avec une grande dévotion dans l’action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.

LECTURES :

Livre de la Sagesse 6,2-11.

Soyez attentifs, vous qui dominez les foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples.
Car la domination vous a été donnée par le Seigneur, et le pouvoir, par le Très-Haut, lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions.
En effet, vous êtes les ministres de sa royauté ; si donc vous n’avez pas rendu la justice avec droiture, ni observé la Loi, ni vécu selon les intentions de Dieu,
il fondra sur vous, terrifiant et rapide, car un jugement implacable s’exerce sur les grands ;
au petit, par pitié, on pardonne, mais les puissants seront jugés avec puissance.
Le Maître de l’univers ne reculera devant personne, la grandeur ne lui en impose pas ; car les petits comme les grands, c’est lui qui les a faits : il prend soin de tous pareillement.
Les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse.
C’est donc pour vous, souverains, que je parle, afin que vous appreniez la sagesse et que vous évitiez la chute,
car ceux qui observent saintement les lois saintes seront reconnus saints, et ceux qui s’en instruisent y trouveront leur défense.
Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation.

Psaume 82(81),3-4.6-7.

« Rendez justice au faible, à l’orphelin ; faites droit à l’indigent, au malheureux.
« Libérez le faible et le pauvre, arrachez-le aux mains des impies. »
« Je l’ai dit : Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous !
« Pourtant, vous mourrez comme des hommes, comme les princes, tous, vous tomberez ! »

Luc 17 11 19aw

Quand un troubadour rend hommage à la « Dame de pierre »

Le chanteur Patrice Martineau a composé une complainte en hommage à Notre-Dame de Paris victime d’un incendie le 15 avril 2019. Une ode pleine de poésie. 

Connu pour ses compositions sur la Vierge Marie, la famille, la Vendée et le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, ainsi que pour ses duos avec son frère Roger Martineau, le chanteur Patrice Martineau a sorti le 6 novembre 2019 un nouveau disque édité par la maison de production Rejoyce. Intitulé Troubadours, de l’étreinte à l’éternité, cet album s’inspire des chansons des troubadours du Moyen Âge qui sont ici revisitées avec des arrangements contemporains. En bonus, « La complainte de Notre Dame de Paris », diffusée sur YouTube dès le mois d’octobre, qui fait mémoire de l’incendie de Notre-Dame dans la nuit du 15 au 16 avril 2019.

En duo avec Gabriel Legrand, accompagné à l’accordéon et au piano, Patrice Martineau rend hommage à la « Dame de pierre » dans un style où se mêlent poésie et harmonie. « Dans la chair de la Dame de France, À Paris, il y a, Une Semaine Sainte qui commence, Quelque part sous les toits, Et de lourdes larmes dans les lances, Qui aspergent une croix, Qui se dresse en un dolent silence, Au milieu des gravats »…

Référence YouTube: https://youtu.be/iALAyC5dyJk

Source de l’article : https://www.fr.aleteia.org/2019/11/12/quand-un-troubadour-rend-hommage-a-la-dame-de-pierre/amp/

Philippines : à Montemaria, la statue de la Vierge culminera à 98 mètres

Depuis les années 2000, un sanctuaire monumental est en cours de construction à Batangas. Le Lourdes philippin devrait être inauguré en 2021, pour saluer le 500e anniversaire de l’arrivée des missionnaires espagnols dans l’archipel. A cette occasion sera bénite la plus haute statue au monde représentant la Vierge Marie.

La statue de Notre-Dame de la Paix au Vénézuéla, haute de 46 mètres, ne sera plus le monument dédié à la Vierge le plus haut du monde. La « Mère de toute l’Asie » culminera à 98 mètres. 

Conçue par le sculpteur philippin Eduardo De los Santos Castrillo, disparu en 2016, la sculpture monumentale est en cours de construction depuis cinq ans à Batangas, haut lieu de pèlerinage de l’archipel. Erigée face à la mer, sur la colline du Montemaria, la Mère de toute l’Asie sera dédiée à la protection de tous les peuples asiatiques. 

Situé sur un plateau surplombant le passage de l’île de Verde et l’entrée de la baie de Batangas, le sanctuaire sera visible de presque tous les navires venant du sud des Philippines et des navires internationaux entrant en mer de Chine pour utiliser le port international de Batangas. 

Mais Montemaria – le Mont de Marie – n’est pas qu’une statue regardant au-delà des mers. Il s’agit d’un véritable complexe marial, qui s’étend déjà sur 22 hectares, avec une douzaine de chapelles, un chemin de croix monumental, un jardin du rosaire, mais aussi un millier de chambres d’hôtel et deux lotissements résidentiels pour les pèlerins, les retraités et… les touristes. Un centre d’affaires et un centre commercial doivent aussi être construits, à côté d’établissements de soins médicaux et de cure. 

Rien n’est trop beau ni trop grand pour Marie dans un pays qui a, le 20 mai 2019, établi la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, le 8 septembre, jour de fête nationale.

09.11.2019 – Notre Dame de Fatima et les âmes du purgatoire

Lors de la première apparition de Notre-Dame à Fatima, le 13 mai 1917, Lucie demande à la Très Sainte Vierge, si son amie Amelia morte recemment, est déjà au ciel. Notre Dame répond : « Elle sera au Purgatoire jusqu’à la fin du monde ».

Notre-Dame qui auparavant promettait que François, Jacinte et Lucie iraient au ciel, explique maintenant qu’« aller au ciel » n’est pas si facile. Le chemin vers la sainteté est un travail ardu qui exige une générosité héroïque. Si « aller au Ciel », si le salut de l’âme, la sainteté, le bonheur débordant dans la « Lumière, qui est Dieu Lui-même » sont certainement le but principal de l’apparition de Notre-Dame, il est également important de savoir que seuls les êtres totalement purs verront Dieu et que, aussi longtemps que l’homme sera infecté par le péché, il ne pourra s’unir à Dieu qui est pure lumière. 

Mais comme presque personne ne se trouve totalement pur au moment de la mort, presque personne ne pourrait aller au Ciel si la miséricorde de Dieu n’avait pas créé la possibilité de purification après la mort, le Purgatoire.

Ce lieu de purification est un feu spirituel qui amende les âmes dans de grandes souffrances. Notre-Dame utilise l’exemple de l’amie de Lucie, Amélie, pour montrer combien ces douleurs peuvent être intenses : « jusqu’à la fin du monde » ; ce qui, traduit dans notre langue, signifie : extrêmes souffrances. Si, selon les Pères de l’Eglise, une minute au Purgatoire équivaut à plus de cent ans des pires souffrances terrestres, on peut avoir une idée de ce que « jusqu’à la fin du monde » signifie.

Quelle leçon pour nous, qui sommes pleinement absorbés dans nos difficultés et peines terrestres, enfermés dans nos petites années sur terre, et le petit groupe de personnes qui nous entourent. La vie sur terre pourrait être comparée à une petite colline, d’où l’on peut regarder en bas dans une vallée pleine d’un immense feu dans lequel brûlent d’innombrables âmes. Parmi elles, nous pourrions reconnaître nos ancêtres, parents et amis. Et tous auraient les yeux fixés vers le Ciel et vers cette petite colline d’où ils pourraient obtenir un immense soulagement et souvent la délivrance complète de leurs douleurs, si seulement les vivants étaient moins centrés sur eux-mêmes, s’il leur restait un peu d’amour du prochain pour abréger leurs souffrances.

Notre Dame nous rappelle ce monde gigantesque du Purgatoire rempli d’âmes innombrables, d’abord pour nous inciter à les aider (parce qu’elles sont toutes les âmes de ses enfants bien-aimés), et, ensuite, pour nous rappeler que, après un court passage sur cette terre, cela pourrait être aussi notre place pendant très longtemps, si nous ne nous soucions pas d’aller au Ciel. La pensée du Purgatoire nous aide à nous détacher de notre petit monde dérisoire et à avoir un aperçu du « monde de l’au-delà », l’essentiel et le véritable, et à vivre ainsi dans la vérité.

Source: https://fsspx.news/fr/news-events/news/notre-dame-de-fatima-et-les-ames-du-purgatoire-52359

04.11.2019 – Côte d’Ivoire : Première commune consacrée à la Vierge Marie

Une première en Côte d’Ivoire : la commune de Cocody, au nord-est de la capitale Abidjan, a été consacrée à la Vierge Marie. 

Camille Mukoso, SJ (avec Marcel Ariston BLE) – Cité du Vatican

La commune de Cocody, au nord-est d’Abidjan, le 28 octobre 2019, à la Vierge Marie. C’était au cours d’une célébration eucharistique présidée par l’Archevêque d’Abidjan, le Cardinal Jean-Pierre Kutwa, qui a réuni les membres du conseil municipal, les représentants d’institutions politiques et diplomatiques, ainsi que certaines personnalités exerçant leurs activités dans cette commune du nord d’Abidjan.

Une pratique aussi vieille que le monde

La consécration de Cocody à la Vierge Marie est une initiative de son maire Jean-Marc Yacé, un an après son élection à la tête de cette commune de 450. 000 habitants. Dans son homélie, le curé de la paroisse Saint-Jean de Cocody, le père Hyppolite Agnigori, a  indiqué que la consécration d’une ville ou d’une commune à un Saint est une pratique courante dans le monde, bien qu’elle soit une première en Côte d’Ivoire. Depuis 1942, a-t-il précisé, il y a plusieurs pays, villes et communes qui ont été consacrés à la Vierge Marie, Mère de Dieu. Ainsi donc, pour le père Agnigori, la consécration de Marie exige un plus profond engagement personnel au Christ.

Prends Seigneur et reçois toute la Côte d’Ivoire 

Dans le rite de consécration, le maire de Cocody, Jean-Marc Yacé, a exprimé son souhait de consacrer sa commune à la Vierge Marie avec quatre symboles apportés par des membres du conseil municipal : un bouquet de douze roses, une bougie blanche, de l’encens, et l’armoirie de la commune, que le maire a déposée aux pieds de la statue de la Notre-Dame.  Il a ainsi demandé à la Vierge Mère de Dieu de consolider la paix, l’unité et la fraternité entre les habitants de sa commune et de lui accorder, ainsi qu’à ses successeurs, la sagesse, l’humilité et la charité pour conduire la population de Cocody selon les désirs de son Divin Fils. Il a en outre fait remarquer que parmi ceux qui sont venus rehausser de leur présence cet événement, il y avait des musulmans, des évangéliques et bien d’autres croyants non catholiques. Cela témoigne, à ses yeux, non seulement de la filiation avec Dieu, mais aussi avec la Côte d’Ivoire et la commune de Cocody.

Marie intercède pour la Côte d’Ivoire

Après la messe de consécration, le cardinal Jean-Pierre Kutwa a adressé ses félicitations au maire de la commune de Cocody à qui il a demandé beaucoup d’humilité, à l’instar de la Très Sainte Vierge Marie, dans la conduite des affaires de la commune. L’Archevêque d’Abidjan a enfin demandé à la Vierge Marie de protéger toute la Côte d’Ivoire et de donner à chacun de ses enfants d’avoir la vertu de l’humilité.