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12.07.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Christ révèle la générosité de Dieu semeur de la Parole

Lors de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 12 juillet, 15e dimanche du Temps ordinaire de l’année liturgique A, place de la Liberté à Castel Gandolfo, le Pape a axé sa méditation sur l’évangile du jour, la parabole du semeur tirée de Matthieu chapitre 13. Léon XIV explique la générosité et la miséricorde de Dieu qui offre Jésus lui-même, sa Parole faite chair, à tous inlassablement, face à la liberté humaine d’accueillir en vue de produire les fruits spirituels de l’évangélisation. 

Marie José Muando Buabualo – Cité du Vatican

Dans sa méditation, Léon XIV explique comment le Semeur divin jette sa semence partout sans calcul. Il offre la grâce à tous, sans distinction ni jugement préalable. Il sème sur «une terre dure et insensible, parfois distraite, semblable à la terre battue des chemins, aux terrains rocailleux ou aux ronces». Le Saint-Père met l’accent sur la liberté humaine et la qualité de son accueil dont dépend l’enracinement de la Parole. Cette qualité de l’accueil peut commencer par le refus ou l’indifférence envers Jésus, «le Verbe fait homme, qui a donné sa vie pour notre salut et, qui est la semence que le Père continue de semer dans le monde afin que, par sa mort, elle porte beaucoup de fruit». Toutefois, la possibilité que cette semence trouve une terre réceptive et féconde, appelle à l’espérance, capable de tout changer et de permettre à la Parole de Dieu de germer et de prendre vie. En outre, la continuité de semer, indique le Saint-Père, révèle la confiance du Père en la «puissance de son amour, plus forte que notre faiblesse (cf. 2 Co 12, 9-10)»

La grâce divine transforme un sol rocailleux en terre fertile

Léon XIV évoque une homélie de saint Jean Chrysostome qui, parlant de la «semence» du Verbe de Dieu, indique que la liberté humaine transformée par la grâce et la générosité divines, permet que «le lieu rocailleux se transforme en terre fertile; que le chemin ne soit plus piétiné et exposé à tous les passants mais devienne un sol riche; que les épines disparaissent et que les semences jouissent d’une situation de grande sécurité». Et de poursuivre: «La générosité de Dieu envers nous n’est pas naïve, mais pleine de sagesse. Elle sait déceler en nous le potentiel d’un bien dont nous n’avons parfois même pas conscience». C’est pourquoi, poursuit le Pape, «le Seigneur, qui connaît mieux que nous le terreau de nos cœurs, ne cesse de croire en nous, en ce que nous sommes et en ce que nous pouvons devenir, jour après jour, si nous nous abandonnons à Lui avec foi.»

Le Pape après la prière de l'Angélus
Le Pape après la prière de l’Angélus   (@Vatican Media)

La grâce divine et la liberté humaine sources des fruits spirituels

Pour le Pape, la rencontre entre la générosité et la confiance avec lesquelles la semence est accueillie donne lieu au mystère de la coopération entre la grâce divine et la liberté humaine qui se répand et porte les fruits de l’Esprit Saint qui sont: «l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi» (Ga 5, 22). Fruits dont notre monde a besoin «d’en être comblé et transformé!» D’où la nécessité de s’engager à la découverte de la Parole faite chair qu’est le Christ; «à prendre le temps d’écouter, de lire et de méditer la Parole de Dieu, en cultivant, outre le repos et les plaisirs sains, des moments de silence et de prière profonds.» Et de conclure, «nous reprendrons nos activités habituelles, renouvelés de corps et d’esprit, prêts à proclamer la Bonne Nouvelle de l’Évangile et toujours plus aptes à œuvrer à l’avancement du Royaume de Dieu», tout en invoquant l’accompagnement spirituel de Marie, Reine des Apôtres et Étoile de l’Évangélisation.

Source : VATICANNEWS, le 12 juillet 2026

Le Pape exhorte à ne pas laisser souffler les vents de la guerre

Après la prière de l’Angélus, ce dimanche à Castel Gandolfo, Léon XIV a regretté la reprise des bombardements dans le golfe Persique et la poursuite de la guerre en Ukraine. Il a renouvelé son appel au dialogue, seule condition pour parvenir à la paix. Il a également eu une pensée pour les marins du monde entier à l’occasion du dimanche de la Mer.

Vatican News

C’est un regret que le Pape a exprimé lors de ses appels après avoir récité la prière de l’Angélus sur le parvis du palais apostolique de Castel Gandolfo, ce dimanche. «Malheureusement les vents de la guerre au Moyen-Orient et en Ukraine reprennent à souffler, ainsi que dans de nombreuses autres parties du monde, semant violence, terreur et mort, et frappant encore une fois tant d’innocents» a-t-il à la foule de fidèles réunis place de la Liberté, au cœur de la bourgade qui accueille l’évêque de Rome en ce mois de juillet, pour quelques semaines de repos.

«Ne laissons pas s’éteindre la petite flamme de l’espérance et de la paix, même si elle semble fragile et vacillante» a-t-il invité, exprimant de nouveau son souhait que «l’on parcoure avec persévérance la voie du dialogue, de la rencontre et de la diplomatie, unique chemin capable de conduire à une paix juste et durable qui permette aux peuples de vivre réconciliés dans la sécurité réciproque et dans le respect de la dignité de chaque personne».

Le Pape à Castel Gandolfo à l'issue de l'Angélus
Le Pape à Castel Gandolfo à l’issue de l’Angélus   (@Vatican Media)

Dimanche de la Mer

Léon XIV a également eu une pensée pour tous les marins du monde, les pécheurs et ceux qui travaillent dans les ports à l’occasion du dimanche de la Mer. Il a reconnu qu’ils étaient «marqués par l’éloignement de leurs proches, et parfois par la peur à cause des conflits qui traversent les voies maritimes», ce qui ne les empêche pas de soutenir «avec un travail patient et silencieux le commerce et la vie de tant de peuples».

Dans ses saluts, le Pape a tout d’abord mentionné les habitants de Castel Gandolfo, particulièrement heureux de retrouver «leur» Pape le temps de l’été, ainsi que tous les fidèles et pèlerins venus des quatre coins du monde. Il a d’ailleurs, à l’issue de ses appels, effectué un tour de la place de la Liberté en voiturette de golf, pour saluer les milliers de personnes qui l’ont attendu une bonne partie de la matinée en plein soleil. Il a également eu quelques mots pour les Polonais réunis pour leur pèlerinage annuel devant l’icône de Jasna Góra.

Source : VATICANNEWS, le 12 juillet 2026

« Je suis la messagère de la foi et de l’amour »

Au Brésil, à Natividade, ville de l’État de Rio de Janeiro, le docteur Sebastian Fausto de Faria, agnostique, témoigne avoir été visité à plusieurs reprises durant les années 1967-1968 par la Vierge Marie, qui lui a laissé trois messages pour le monde.

Voici un extrait du second message, celui du 12 juillet 1968, concernant l’Église : « Je suis réellement Myriam, Mère immaculée de Jésus. Mon titre principal est celui de la Maternité divine, raison de ma propre existence. Je suis la messagère de la foi et de l’amour pour la chrétienté traumatisée par la discorde, au milieu d’une humanité menacée dans sa spiritualité. À l’Église de mon Fils, gardienne et première interprète de sa doctrine, et dont je suis aussi la Mère, j’adresse l’exhortation suivante :

 Que soit rétablie la primauté du culte de Dieu et de mon Fils, et que l’on invoque ceux dont la vie sainte est source permanente de vertus. Que l’on respecte les églises et la hiérarchie, que l’on accueille l’autorité des décisions épiscopales, principalement celle du plus grand : Pierre. Que l’on se méfie des incendiaires de la foi et de la discipline au sein même de l’Église ! »

L’évêque diocésain a accordé l’imprimatur aux messages et autorisé la construction d’un sanctuaire.

codexdei.mariedenazareth.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

12.07.2026 – SAINT DU JOUR

Saints Louis et Zélie Martin
Parents de sainte Thérèse de Lisieux
Témoins de l’Amour conjugal

Fêtés ensemble le 12 juillet : date de leur mariage.

Louis Martin, de son nom complet Louis-Joseph-Aloys-Stanislas Martin, naît à Bordeaux le 22 août 1823 ; il est horloger.
Zélie Martin, née Azélie-Marie Guérin, ouvrit les yeux au monde le 23 décembre 1831 à Gandelain, près de Saint-Denis-sur-Sarthon, Orne ; elle est dentellière. 

Le 12 juillet 1858, Louis Martin et Zélie Guérin se marient à l’hôtel de ville d’Alençon à 22h et à l’église Notre-Dame à minuit. Tous deux avaient pensé à la vie religieuse mais c’est au cœur de la vie de couple et en élevant une famille de neuf enfants qu’ils vont découvrir leur chemin de sainteté.

Zélie sera une femme active à la tête d’une petite entreprise de dentelle (le point d’Alençon). Elle va procurer du travail à une vingtaine d’ouvrières à domicile. Elle sera une épouse amoureuse de son mari. Dans ses lettres à Louis, elle écrit : « Ta femme qui t’aime plus que sa vie » ou encore « Je t’embrasse comme je t’aime ». 

Ce ne sont pas que des mots : leur joie est d’être ensemble et de partager tout ce qui fait la vie quotidienne, sous le regard de Dieu. Zélie sera une mère comblée et en même temps éprouvée. De 1860 à 1873, le couple Martin a eu neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge. Les cinq filles survivantes sont devenues religieuses et l’une, sainte Thérèse de Lisieux, carmélite morte en 1897 à l’âge de 24 ans, a été canonisée en 1925.

Zélie éprouvera de grandes joies à la naissance de ses enfants : « J’aime les enfants à la folie, j’étais née pour en avoir ». Au moment de la naissance de Thérèse, la dernière, Zélie a déjà le cancer du sein et elle souffre de plus en plus. Elle ajoute : « J’ai déjà beaucoup souffert dans ma vie ». La confiance est l’âme de l’éducation familiale. Zélie souhaite pour ses enfants de devenir des saints. Cela ne l’empêche pas d’organiser des fêtes, des jeux et même d’acheter de belles robes pour ses enfants. En famille, on prie tous les jours et durant le mois de mai les filles aiment apporter de belles fleurs à la statue de Marie : la Vierge du Sourire. 

Zélie Martin décédera le 28 août 1877, à l’âge de 46 ans, en laissant cinq enfants qu’elle confiera à son mari : Louis.

Louis est un fils de militaire. Il va s’installer à Alençon et il ouvre une horlogerie-bijouterie à l’âge de 27 ans. Jusqu’à son mariage, il partage son temps entre son travail, des loisirs (la pêche en particulier), la lecture et la rencontre des autres. Il s’engage au service des plus pauvres dans le cadre de la Conférence Saint Vincent Paul et va, chaque matin, à la messe. Chaque semaine, il participe aussi à l’adoration eucharistique. Il a été un époux plein d’attention et d’affection pour son épouse et ses filles. Quand Zélie décède, il quitte Alençon pour Lisieux, auprès des Guérin, sa belle famille. Après l’entrée de Thérèse au Carmel, commence pour lui l’épreuve de la maladie qui le conduit à être interné au Bon-Sauveur, l’hôpital psychiatrique de l’époque. Pendant les périodes de rémission, on le voit s’occuper des malades qui l’entourent. Paralysé, il revient dans sa famille et meurt le 29 juillet 1894 à 71 ans. Zélie avait écrit, à propos de son mari : « Je suis très heureuse avec lui. Il me rend la vie bien douce. C’est un saint homme que mon mari, j’en désire un pareil pour toutes les femmes ».

Ce qui a caractérise la sainteté des époux Martin, c’est leur capacité à vivre l’ordinaire de la vie en ayant une grande confiance en l’amour de Dieu et une relation de couple fondée sur la prière et la générosité. Un chemin possible pour toutes les familles qui le désirent.

Louis et Zélie Martin ont été béatifiés le 19 octobre 2008, par le pape Benoît XVI, à l’occasion des 150 ans de leur mariage. 

Louis et Zélie Martin ont formé un foyer d’amour et Thérèse écrira : « Le bon Dieu s’est plu à m’entourer d’amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres ». En pensant à ses parents, elle dira qu’ils étaient plus dignes du ciel que de la terre.

Le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) a proclamé, le dimanche 18 octobre 2015, à Rome, quatre nouveaux saints : Vincenzo Grossi, un prêtre italien mort en 1917 après avoir consacré sa vie à venir en aide aux pauvres dans le nord de l’Italie, María Isabel Salvat Romero, une religieuse espagnole morte en 1998 et le couple Louis et Zélie Martin, un geste symbolique en plein synode sur la famille. 
La canonisation de Louis Martin et de son épouse Zélie marque une première dans l’histoire de l’Église. D’autres couples ont, par le passé, été béatifiés mais aucun n’avait jusqu’ici été canonisé. 

Pour un approfondissement biographique :
>>> Témoins de l’amour conjugal
>>>Canonisation de Louis et Zélie Martin 
>>>Louis et Zélie Martin – Kto

Source principale : enfamilleavecdieu.catholique.fr (« Rév. x gpm »).

Saints Louis et Zélie Martin priez pour nous !

12.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,1-23. 

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.
Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là.
À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a.
Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : ‘Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.’
Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

Sermon pour la Nativité de Marie « L’Aqueduc », §13, 18 (trad. Œuvres mystiques, Seuil 1953, p. 892 rev.)

« Le semeur sème la Parole »

      Frères, nous devons veiller à ce que la Parole sortie de la bouche du Père et venue jusqu’à nous par l’intermédiaire de la Vierge Marie ne s’en retourne pas vide (cf Is 55,11), mais à ce que nous lui rendions grâce pour grâce, par cette même Vierge. Sans arrêt donc ramenons à notre esprit le souvenir du Père, aussi longtemps que nous serons réduits à soupirer après sa présence. Faisons remonter à leur source les flots de la grâce, afin qu’ils en reviennent plus abondants…       Vous gardez le Seigneur à l’esprit : alors ne vous taisez pas, ne gardez pas le silence à son égard. Ceux qui vivent déjà en sa présence n’ont pas besoin de cet avertissement…; mais ceux qui vivent encore dans la foi doivent être exhortés à ne pas répondre à Dieu par le silence. Car « le Seigneur parle, il adresse des paroles de paix à son peuple », à ses saints, à ceux qui rentrent en eux-mêmes (Ps 84,9). Il écoute ceux qui l’écoutent ; il parlera à ceux qui lui parlent. Autrement lui aussi, il gardera le silence, si vous vous taisez, si vous ne le glorifiez pas. « Ne vous taisez donc pas, ne répondez pas au Seigneur par le silence, jusqu’à ce qu’il restaure Jérusalem et l’érige en gloire sur la terre » (Is 62,6-7). Car la louange de Jérusalem est douce et belle…       Mais, quelle que soit l’offrande que vous présentez à Dieu, souvenez-vous de la confier à Marie, afin que la grâce remonte à sa source par le même canal qui nous l’a apportée… Ayez bien soin de présenter à Dieu le peu que vous avez à lui offrir par les mains de Marie, ces mains très pures et dignes de recevoir le meilleur accueil.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 55,10-11. 

Ainsi parle le Seigneur : 
« La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

Psaume 65(64),10abcd.10e-11.12-13.14. 

R/ Tu visites la terre et tu l’abreuves, Seigneur, tu bénis les semailles. (Ps 64, 10a.11c)

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau :
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ; 
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies, 
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits ; 
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent, 
les collines débordent d’allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux 
et les plaines se couvrent de blé. 
Tout exulte et chante !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,18-23. 

Frères, j’estime, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous.
En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance
d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.