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« Tiens bon coûte que coûte ! »

« Tiens bon coûte que coûte ! »

En 1621, à la veille de la bataille de Chocim contre les Turcs et peu de jours après la terrible défaite de Cecora, le commandant en chef polonais Stanislas Lubomirski passa la nuit en prière, avant le combat, dans une posture pénitentielle jadis si en vogue en Pologne : prosterné, les bras en croix.

Après une nuit d’ardente prière, il eut cette illumination qu’il croyait venir directement de Notre Dame et qui se résumait en un simple mot d’ordre : « Tiens bon coûte que coûte ! ». Dès le lendemain, il rompit les pourparlers avec les Turcs et remporta une victoire éclatante que le Peuple de Pologne célèbre en cette date du 10 octobre.

Encyclopédie Maria tome IV  Beauchesne 1956 – p. 695L

ectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

10.10.2026 – SAINT DU JOUR

St Daniel Comboni

Saint Daniel Comboni
Évêque missionnaire et fondateur des :
« Missionnaires Comboniens » 
« Missionnaires Comboniennes ».

Daniele Comboni naît à Limone sul Garda (Brescia – Italie) le 15 mars 1831, dans une famille de paysans au service d’un riche seigneur de la région. Son père Louis et sa mère Dominique sont très attachés à Daniel, le quatrième de huit enfants, morts presque tous en bas âge. Ils forment une famille unie, riche de leur foi et de valeurs humaines, mais pauvre en moyens économiques. C’est justement la pauvreté de la famille Comboni qui pousse Daniel à quitter son village pour aller fréquenter l’école à Vérone, auprès de l’Institut de l’Abbé Nicola Mazza.

Ordonné prêtre en 1854, il part trois ans plus tard pour le Soudan. Le choc initial est rude : climat, pauvreté. En assistant à la mort en Afrique d’un jeune compagnon missionnaire, Comboni, au lieu de se décourager, se sent encore plus intérieurement confirmé dans sa décision de continuer sa mission : « Ou l’Afrique ou la mort » dit-il. Pour cette grande entreprise du « salut des âmes les plus abandonnées du monde », il est prêt à tout, même s’il doit revenir en Italie momentanément pour raison de santé. 

En 1864, alors qu’il était en prière sur la tombe de S. Pierre à Rome, Daniel est frappé par une illumination fulgurante qui le pousse à élaborer son fameux « Plan pour la régénération de l’Afrique », un projet missionnaire qui peut être synthétisé en une phrase: « Sauver l’Afrique par l’Afrique », fruit de sa confiance sans limites dans les capacités humaines et religieuses des peuples africains.

Plusieurs fois, le Père Comboni revient d’Afrique en Europe et, aidé par sa connaissance des langues, il visite plusieurs pays européens pour faire connaître la mission de l’Afrique Centrale.

Sa foi inébranlable dans le Seigneur et dans l’Afrique le conduit à fonder, respectivement en 1867 et en 1872, les Instituts masculin et féminin de ses missionnaires, connus plus tard sous le nom de « Missionnaires Comboniens » et de sœurs « Missionnaires Comboniennes ».

Entre temps, il assiste au Concile Vatican I comme théologien et fait signer par 70 Pères conciliaires une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique Centrale. Les souffrances ne lui sont pas épargnées, ni les calomnies, mais il reçoit la croix avec un esprit de foi. 

Évêque de Khartoum en 1877, il affronte, avec ses missionnaires hommes et femmes, la sécheresse et la famine des années 1877-78 qui réduisent de moitié la population locale et épuisent le personnel et l’activité missionnaire. 

En 1880, avec toujours le même courage, Mgr Comboni revient en Afrique, pour la huitième et dernière fois, à côté de ses missionnaires, décidé à continuer la lutte contre la plaie de l’esclavage et à consolider l’activité missionnaire avec les africains eux-mêmes. L’année suivante, éprouvé par la fatigue, les morts fréquentes et récentes de ses collaborateurs, l’amertume des accusations et des calomnies, le grand missionnaire tombe malade. 

Le 10 octobre 1881, à l’âge de cinquante ans, marqué par la croix qui jamais ne l’a abandonné comme une épouse fidèle et aimée, il meurt à Khartoum, parmi ses gens, conscient que son œuvre missionnaire ne mourra pas. « Je meurs, dit-il, mais mon œuvre, qui est oeuvre de Dieu, ne mourra pas ».

Daniel Comboni a été beatifié le 17 mars 1996 et canonisé le 20 décembre 2002, sur la Place Saint-Pierre de Rome (dans les deux cas), par le même pape, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique : 
>>> Daniel Comboni

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Saint Daniel Comboni priez pour nous !

10.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,27-28. 

En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »

Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

franciscain, martyr

Conférence du 13/06/1933 (trad. Villepélée, Mission, Lethielleux 2003, p. 47)

« Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique » (Lc 8,21)

      Dieu, dans ses œuvres, veut toujours se servir d’instruments… Dieu, qui nous a donné la volonté libre, veut que nous le servions librement en qualité d’instruments, par l’accord de notre volonté à la sienne, de la même manière que la Mère très sainte lorsqu’elle a dit : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ». La parole « qu’il me soit fait » doit toujours résonner sur nos lèvres, car entre la volonté de l’Immaculée et la nôtre, il doit exister une harmonie complète. Alors, que convient-il de faire ? Laissons-nous conduire par Marie, et nous n’aurons rien à craindre.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,22-29. 

Frères, l’Écriture a tout enfermé sous la domination du péché, afin que ce soit par la foi en Jésus Christ que la promesse s’accomplisse pour les croyants.
Avant que vienne la foi en Jésus Christ, nous étions des prisonniers, enfermés sous la domination de la Loi, jusqu’au temps où cette foi devait être révélée.
Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification.
Et maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide.
Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi.
En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ;
il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus.
Et si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse.

Psaume 105(104),2-3.4-5.6-7. 

R/ Recherchez sans trêve la face du Seigneur. (Ps 104, 4b)

Chantez et jouez pour lui, 
redites sans fin ses merveilles.
Glorifiez-vous de son nom très saint : 
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, 
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, 
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : 
ses jugements font loi pour l’univers.