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ROSAIRE DE FATIMA

Rosaire de Fatima-

Fatima au Portugal, Notre-Dame du très saint Rosaire 1917 ;

Fatima, une ville à consonance musulmane pour avoir pris le nom d’une jeune-fille mauresque convertie au catholicisme au 12ème siècle. Il est à souligner par ailleurs, que la fille du prophète Mahomet se prénommait également Fatima.

La Vierge Marie est apparue en 1917 à Trois petits bergers, les petits pastoureaux, comme on les appelait en ce temps-là; il s’agit de : Lucia, l’ainée des trois, née le 22 mars 1907, Francesco né le 11 juin 1908, cousin germain de Lucie, et Jacintha, sœur de Francesco, née le 10 mars 1910.

Ce rosaire va nous permettre de revivre toutes les apparitions de l’ange et de la Vierge aux trois enfants tout d’abord. Puis, plus tard de la Vierge à Lucie.

MYSTERES JOYEUX

Premier mystère joyeux: L’ANNONCIATION

Fruit du mystère: Demandons une grande humilité

LES APPARITIONS DE L’ANGE
La première manifestation divine s’est traduite par l’apparition de l’Ange au printemps 1916.
-«Ne craignez pas! Je suis l’Ange de la Paix, annonça-t-il aux enfants. Priez avec moi !
S’agenouillant à terre, il courba le front jusqu’au sol, et récita alors trois fois cette prière:  » Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas ! » »

Prière du sacrifice de Fatima :

O Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie que je prie. 

  Deuxième mystère joyeux :

LA VISITE DE MARIE A SA COUSINE ELIZABETH

Fruit du mystère: Demandons une grande charité

 Poussés par un mouvement surnaturel, les enfants répétèrent les paroles de l’ange.

– Priez ainsi!, continua-t-il, les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications. Et il disparut.

Prière du pardon de Fatima :

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime et je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas.

Troisième mystère joyeux:

LA NAISSANCE DE JESUS

Fruit du mystère: Demandons l’amour des pauvres et de la pauvreté, le détachement des richesses

L’Ange se montra une seconde fois aux enfants, qui étaient en train de jouer, quelques semaines plus tard: « Que faites-vous? leur dit-il, Priez, priez beaucoup ! Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. »
– Comment devons-nous nous sacrifier ? demanda Lucie.
– De tout ce que vous pourrez, offrez un sacrifice au Seigneur, en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Par-dessus tout, acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra.

Prière eucharistique de Fatima :

O très Sainte Trinité, je vous adore mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le très Saint Sacrement.

Quatrième mystère joyeux:

LA PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE

Fruit du mystère: Demandons une grande pureté

« Puis à l’automne, raconte Lucie, alors que nous avions récité notre chapelet et la prière que l’Ange nous avait enseignée à sa première apparition, il nous apparut une troisième fois, tenant à la main un calice, et, au-dessus de celui-ci une Hostie, d’où tombaient dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus en l’air, il se prosterna à terre, et répéta trois fois cette prière : «Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les Très Précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, des sacrilèges et des indifférences par lesquels il est Lui-même offensé ! Et par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs»Puis, se levant, continue Lucie, il prit de nouveau le calice et me donna l’hostie, et donna à boire ce que contenait le calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps: «Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu ! » De nouveau, il se prosterna à terre, et répéta avec nous, encore trois fois, la même prière.

Prière de conversion de Fatima :

Par votre pure et immaculée conception, ô Marie, obtenez la conversion de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.

Cinquième mystère joyeux:

LE RECOUVREMENT DE JESUS AU TEMPLE

Fruit du mystère: Demandons la recherche de Dieu en toute chose.

LES APPARITIONS DE LA VIERGE MARIE A LA COVA DA IRIA 
APPARITION DU 13 MAI 1917
Quelque temps plus tard, la « Dame vêtue de blanc », comme la décrit Lucie, « plus brillante que le soleil, qui rayonnait une lumière plus vive et plus intense qu’une coupe de cristal remplie d’eau pure, traversée par les rayons ardents du soleil », se montra aux enfants à un endroit appelé la Cova Da Iria, là où les moutons aimaient aller:

«N’ayez pas peur! dit-elle. Je ne vous ferai pas de mal.» 
– D’où êtes-vous? demande Lucie
– Je suis du Ciel. 
– Et que voulez-vous de moi ? poursuit Lucie.
– Je suis venue pour vous demander de venir ici six mois de suite, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Plus tard je vous dirai qui je suis et ce que je veux.
– Et moi, demande Lucie, j’irai aussi au Ciel ? 
-Oui, tu iras. 
– Et Jacinthe?
-Aussi
– Et François ?
-Oui, il ira; mais il devra dire beaucoup de chapelets.
– Et Marie du Rosaire, la fille de José das Neves, est-elle au Ciel ? 
– Oui, répond la Dame.
– Et Amélie ? 
– Elle sera en Purgatoire jusqu’à fin du monde. 
Puis, la Vierge Marie demande:
– Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés qui l’offensent, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? 
– Oui, nous le voulons. 
– Eh bien, vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.
Les enfants tombèrent alors à genoux pour réciter des prières. Puis la Dame blanche conclut:
– Dites le chapelet tous les jours, ajouta enfin la blanche Dame, afin d’obtenir la paix pour le monde, et la fin de la guerre.

Prière du salut :

Cœur doux de Marie, soyez le salut de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.

MYSTERES LUMINEUX

Premier mystère lumineux:

LE BAPTEME DE JESUS

Fruit du mystère: Demandons de devenir enfant de Dieu à l’exemple de Jésus

APPARITION DU 13 JUIN 1917Une cinquantaine de personnes sont présentes à La Cova Da Iria; elles récitent le chapeletAlors qu’elles entament les litanies de la Sainte Vierge, Lucie les interrompt, avant de s’écrier: « Jacinthe, Notre-Dame va venir ; voilà l’éclair ! »
Joignant les mains devant elle et levant les yeux, Lucie poursuit :  » Vous m’avez demandé de venir ici. Dites-moi, s’il vous plaît, ce que vous voulez. »
– Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous récitiez le chapelet tous les jours, et que vous appreniez à lire. Plus tard, je vous dirai ce que je veux. Lucie fit cependant une requête: « Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel ! »
-Oui, répondit la Vierge Marie, Jacinthe et Francesco je vais les emmener bientôt. Mais toi, tu resteras ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. II veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé
– Je resterai ici toute seule ? demanda Lucie, inquiète 
– Non ma fille! Tu souffres beaucoup ?… Je ne t’abandonnerai jamais. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge, et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.
Et la Mère de Dieu disparut.

Prière après la dizaine :

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Deuxième mystère lumineux:

LES NOCES DE CANA

Fruit du mystère: Demandons la confiance en Dieu

APPARITION DU 13 JUILLET 1917
Comme pour répondre au curé qui doutait des apparitions, ou plutôt qui en donnait la paternité au démon, la Vierge Marie commence la conversation avec Lucie en ces termes: « C’est moi… Je viens du Ciel… En Enfer il ne peut pas y avoir tant de blancheur… tant de lumière. Surtout, il n’y a pas tant de bonté et de douceur… »-Que voulez-vous de moi ? demande une nouvelle fois l’enfant.
– Je veux que l’on revienne ici le 13 du mois prochain ; que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours, en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, car Elle seule peut vous secourir.
– Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes, et de faire un miracle pour que tout le monde croie que vous nous apparaissez. 
– Que l’on continue à venir ici tous les mois. En Octobre, je dirai qui je suis, et ce que je veux; et je ferai un miracle que tout le monde verra pour croire. 
Elle ajoute: «Sacrifiez-vous pour les pécheurs, dit-elle, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : 0 Jésus, c’est pour votre amour, pour la conversion des pécheurs, et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie.»
Aux demandes de guérison formulées par Lucie, Notre-Dame répond que la grâce ne sera pas consentie à toutes.

Prière du pardon de Fatima :

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime et je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas.

Troisième mystère lumineux:

L’ANNONCE DU ROYAUME ET L’APPEL A LA CONVERSION

Fruit du mystère: Demandons la conversion du cœur

APPARITION DU 13 JUILLET 1917
La Vierge Marie montre ensuite l’enfer, première des trois parties du secret, aux trois enfants effrayés:
– Vous avez vu l’Enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront, et on aura la paix ! La guerre va finir; mais si l’on ne cesse pas d’offenser Dieu, une autre, pire, va commencer sous le règne de Pie XI. Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue), sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine, et des persécutions contre l’Église et contre le Saint-Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira, et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés; le Saint Père aura beaucoup à souffrir ; plusieurs nations seront anéanties. Finalement, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi… Ceci, ne le dites à personne. A François seulement vous pouvez le dire. Quand vous dites le chapelet, dites après chaque dizaine: « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. »


Comme abasourdie parce qu’elle venait de voir et d’entendre, on la comprend aisément, Lucie laisse passer un court instant de silence avant de questionner encore : « Vous n’avez plus rien à me demander? »
– Non, aujourd’hui je ne te demande plus rien.
Un coup de tonnerre marqua la fin de l’entretien et de la vision.

Prière eucharistique de Fatima :

O très Sainte Trinité, je vous adore mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le très Saint Sacrement.

Quatrième mystère lumineux:

LA TRANSFIGURATION

Fruit du mystère: Demandons la lumière intérieure

13 AOUT 1917
Six mille personnes sont présentes à la Cova Da Iria, mais les enfants ne sont pas là, car l’Administrateur en opposition aux apparitions les avait séquestrés. (Ils furent relâchés le 15 Août 1917). L’apparition programmée n’eut lieu donc pas ce jour-là. 

Prière de conversion de Fatima :

Par votre pure et immaculée conception, ô Marie, obtenez la conversion de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.

Cinquième mystère lumineux:

L’INSTITUTION DE L’EUCHARISTIE

Fruit du mystère: Demandons l’amour de l’Eucharistie

APPARITION DU 19 AOUT 1917
A la traditionnelle question de Lucie: « Que voulez-vous de moi ? », la Vierge Marie répondit: 
– Je veux que vous continuiez à aller à la Cova da Iria le 13, et que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours.
Lucie redemande à Notre-Dame de faire un miracle, pour que tout le monde croie.
– Oui, répondit la Vierge, le dernier mois, en Octobre, je ferai un miracle pour que tout le monde croie à mes apparitions. Si on ne vous avait pas emmenés à la ville, le miracle aurait été plus grandiose. Saint Joseph viendra avec l’Enfant Jésus, pour donner la paix au monde. Notre Seigneur viendra aussi pour bénir le peuple. Notre-Dame des Douleurs viendra aussi, et Notre-Dame du Carmel. 
Lucie demande alors ce qu’il faut faire de l’argent laissé par les gens au pied du chêne-vert à la Cova da Iria. 
– Je veux que l’on fasse deux brancards de procession. Tu porteras l’un avec Jacinthe et et deux autres petites filles habillées de blanc. L’autre, François le portera avec trois autres garçons comme lui, vêtus d’aubes blanches. Ce sera pour la fête de Notre-Dame du Rosaire. Ce qui restera de l’argent, servira pour aider à construire une chapelle.
– Je voudrais vous demander la guérison de quelques malades, demande encore Lucie. 
– Oui, j’en guérirai certains dans l’année.
Mais prenant un air triste, la Sainte Vierge ajoute: 
– Priez, priez beaucoup et faîtes des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’il n’y a personne qui se sacrifie et prie pour elles. 
La Vierge Marie s’élève alors vers le ciel, mettant fin à l’entretien.

Prière du salut :

Cœur doux de Marie, soyez le salut de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.

MYSTERES DOULOUREUX

Premier mystère douloureux:

L’AGONIE DE JESUS A GETHSEMANI

Fruit du mystère: Demandons la contrition de nos péchés

APPARITION DU 13 SEPTEMBRE 1917

Plus de 25000 personnes se sont rassemblées à la Cova Da Iria dans l’attente de l’apparition.
– Que voulez-vous de moi ? demande, comme toujours, Lucie. 
– Continuez à réciter le chapelet tous les jours pour obtenir la fin de la guerre ! lui répond la Vierge. En Octobre, viendront aussi Notre Seigneur, et Saint Joseph avec l’Enfant Jésus, pour bénir le monde. Dieu est content de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde. Portez-la seulement pendant le jour.
– On m’a priée de vous demander beaucoup de choses, dit Lucie : Une petite fille qui est sourde… Vous ne voulez pas la guérir ? 
-Au cours de l’année elle éprouvera du mieux… J’en guérirai quelques-uns ; les autres, non, parce que Notre Seigneur ne se fie pas à eux. 
Avant de mettre fin à son apparition, la Vierge Marie promit: « En octobre, je ferai le miracle, pour que tous croient. » 

Prière du sacrifice de Fatima :

O Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie que je prie.

Deuxième mystère douloureux:

LA FLAGELLATION

Fruit du mystère: Demandons le pardon de nos sensualités et la mortification

APPARITION DU 13 OCTOBRE 1917
Ce 13 octobre, malgré la pluie, la foule vint nombreuse pour assister au miracle prédit (plus de 50.000 personnes). 
A la demande traditionnelle de Lucie, « Que voulez-vous de moi ? », la Vierge Marie répondit:
– Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux. Lucie sollicite à nouveau la guérison de malades.
– Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon de leurs péchés.D’un air grave, Notre Dame rajoute:
– Que l’on n’offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car il est déjà trop offensé!
– Vous ne voulez plus rien de moi, questionne enfin Lucie ?
– Non, je ne demande plus rien.
– Alors, je ne demande plus rien non plus.

Prière du pardon de Fatima :

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime et je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas.

Troisième mystère douloureux:

LE COURONNEMENT D’EPINES

Fruit du mystère: Demandons le pardon de nos vanités et de nos mauvais désirs

Après que la Vierge Marie eut disparu, et alors que les enfants ont la vision de la Sainte Famille, puis de la Vierge, sous les traits de Notre Dame des Douleurs et de Notre Dame du Mont-Carmel, le miracle annoncé se produisit, le soleil se met à tourner vertigineusement.

Le père de Jacinthe et de Francisco raconte: «Tout à coup, la pluie a cessé, les nuages se sont écartés, laissant la place au soleil …On pouvait le regarder parfaitement sans en être incommodé. On aurait dit qu’il s’éteignait et se rallumait, tantôt d’une manière, tantôt de l’autre. Il lançait des faisceaux de lumière, d’un côté et de l’autre, et peignait tout de différentes couleurs: les arbres, les gens, le sol, l’air. Le soleil ne faisait pas mal aux yeux. Tout le monde était immobile et silencieux… Tous regardaient le ciel. A un certain moment, le soleil s’arrêta, et puis recommença à danser, à tournoyer; il s’arrêta encore une fois, et se remit une nouvelle fois à danser, jusqu’au moment, enfin, où il parut se détacher du ciel, et s’avancer sur nous. II dégageait une forte chaleur. Ce fut un instant terrible, tout le monde croyait mourir!» 
A la suite de quoi, saisie de frayeur, la foule tomba à genoux pour redoubler de prières. 

Prière eucharistique de Fatima :

O très Sainte Trinité, je vous adore mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le très Saint Sacrement.

Quatrième mystère douloureux:

LE PORTEMENT DE CROIX

Fruit du mystère: Demandons le courage dans les épreuves

Révélations données à Jacinthe dans le cœur

– Les péchés qui conduisent le plus d’âmes en enfer, ce sont les péchés de la chair. 
– Maman, il ne faut jamais manger de la viande le vendredi, ni nous en donner à nous autres… 
– II viendra des modes qui offenseront beaucoup Notre Seigneur. 
– Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. L’Eglise n’a pas de modes. Notre Seigneur est toujours le même.
– Si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie.
– Les hommes se perdent, parce qu’ils ne pensent pas à la mort de Notre Seigneur, et ne font pas pénitence. 
– Beaucoup de mariages ne sont pas bons; ils ne plaisent pas à Notre Seigneur, et ne sont pas de Dieu. 
– Les guerres ne sont que le châtiment des péchés du monde. 
– Notre Dame ne peut plus retenir le bras de son Fils bien-aimé sur le monde. 
– II faut faire pénitence. Si les gens se corrigent, Notre Seigneur viendra encore secourir le monde; mais s’ils ne se corrigent pas, le châtiment viendra. 

Prière de conversion de Fatima :

Par votre pure et immaculée conception, ô Marie, obtenez la conversion de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.

Cinquième mystère douloureux:

LE CRUCIFIEMENT ET LA MORT DE JESUS

Fruit du mystère: Demandons l’Amour de Jésus et de Marie

Révélations données à Jacinthe dans le cœur :

– Priez beaucoup pour les pécheurs ! Priez beaucoup pour les prêtres ! Priez beaucoup pour les religieux ! La Mère de Dieu voudrait qu’il y ait plus de vierges qui s’attachent à elle par le vœu de chasteté. 
– Les prêtres devraient s’occuper seulement des choses de l’Eglise. 
– Les prêtres doivent être purs, très purs. 
– La désobéissance des prêtres et des religieux à leurs supérieurs et au Saint-Père offense beaucoup Notre Seigneur. 
– Priez beaucoup pour les gouvernements !
– Malheur à ceux qui persécutent la religion de Notre Seigneur 
– Si le gouvernement laissait en paix l’Eglise, et s’il donnait la liberté à la sainte religion, il serait béni de Dieu. 
– N’allez pas au milieu du luxe ! Fuyez les richesses ! 
-Ayez beaucoup de charité, même avec ceux qui sont mauvais. 
– Soyez amie de la pauvreté et du silence. 

Prière du salut :

Cœur doux de Marie, soyez le salut de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.

MYSTERES GLORIEUX

Premier mystère glorieux:

LA RESURRECTION

Fruit du mystère: Demandons une grande foi

Révélations données à Jacinthe dans le cœur :

– Ne dites du mal de personne, et fuyez ceux qui en disent. 
-Ayez beaucoup de patience, parce que la patience nous conduit au Ciel. 
– La confession est un sacrement de miséricorde. Aussi faut-il s’approcher du confessionnal avec confiance et joie. Sans confession il n’y a pas de salut. 
– Etre pur de corps, c’est garder la chasteté; être pur d’âme, c’est ne pas faire de péchés : ne pas regarder ce qu’il ne faut pas voir, ne pas voler, ne jamais mentir, dire toujours la vérité, même si cela coûte. 
– Ceux qui n’accomplissent pas les promesses faites à Notre-Dame ne seront jamais heureux dans leur vie. 

Prière du sacrifice de Fatima :

O Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie que je prie. 

Deuxième mystère glorieux:

L’ASCENSION DE JESUS AU CIEL

Fruit du mystère: Demandons le détachement de la terre et le désir du ciel

LES APPARITIONS A PONTEVEDRA (Espagne)
François et Jacinthe sont morts de la grippe espagnole en 1919 et 1920.

Lucie est entrée au couvent des sœurs Dorothées, à Pontevedra, le 25 octobre 1925. 

Dans la soirée du 10 décembre 1925,Lucie, bénéficiera d’une nouvelle apparition de la Vierge-Marie et de l’Enfant-Jésus. 
La Sainte Vierge lui montra un Cœur entouré d’épines qu’Elle tenait dans Sa main. L’Enfant-Jésus dit: « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer.« 
La Vierge Marie ajouta: « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. » 

« Le 15 janvier suivant, raconte Lucie, en allant porter une boîte à ordures en dehors de l’enclos, j’ai rencontré un enfant, et je lui ai demandé s’il savait l’Ave Maria. II me répondit que oui, et je lui dis de le réciter pour que je l’entende. Mais comme il ne se décidait pas à le dire seul, je l’ai récité trois fois avec lui. A la fin des trois Ave Maria, je lui ai demandé de le réciter seul. Comme il restait silencieux, et ne paraissait pas capable de le dire seul, je lui ai demandé s’il connaissait l’église Sainte-Marie. II me répondit que oui. Je lui dis d’y aller tous les jours et de dire là : `0 ma Mère du Ciel, donnez-moi votre petit Jésus!’ Je lui ai enseigné cela et je suis partie. 

Le 1er février, en revenant au même endroit, je rencontrais un enfant, qui me parut le même, et je lui demandai: Alors, as-tu demandé le petit Jésus à notre Mère du Ciel ? L’enfant se tourna vers moi et me dit : 
– Et toi, as-tu répandu dans le monde ce que la Mère du Ciel t’a demandé ?« 
C’est à cet instant que Lucie reconnut l’Enfant-Jésus.

Prière du pardon de Fatima :

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime et je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas.

Troisième mystère glorieux:

LA PENTECOTE

Fruit du mystère: Demandons le zèle apostolique

La dévotion des 5 premiers samedis du mois, expliquée par Sœur Lucie
Jeudi 29 mai 1930
 au soir, à la chapelle de Couvent de Tuy, Sœur Lucie de Fatima, faisait comme à l’accoutumée l’heure sainte, de 23 heures à minuit, selon les demandes du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial. 

Une présence divine lui révéla qu’il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie : les blasphèmes contre l’Immaculée Conception ; les blasphèmes contre sa virginité ; les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes ; les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de notre Mère Immaculée ; et les offenses de ceux qui l’outragent directement dans les saintes images. 

Voilà pourquoi, en réparation de ces cinq blasphèmes contre sa Très Sainte Mère, Notre Seigneur Jésus-Christ nous demande la dévotion réparatrice les cinq premiers samedis du mois, réclamés par le Seigneur et sa Mère en 1925. 

« Ils veulent donner la grâce du pardon aux âmes qui ont eu le malheur d’offenser le Cœur Immaculé de Marie au moyen de cette petite dévotion », explique Sœur Lucie.

« La Très Sainte Vierge promet aux âmes qui chercheront à lui faire réparation de cette manière, de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour se sauver.

Prière eucharistique de Fatima :

O très Sainte Trinité, je vous adore mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le très Saint Sacrement 

Quatrième mystère glorieux:

L’ASSOMPTION DE MARIE

Fruit du mystère: Demandons une sainte mort

LES APPARITIONS A TUY
Lucie ne resta qu’un an et demi à Pontevedra. Le 2 octobre 1926 prend le voile blanc des novices au couvent des soeurs Dorothées de Tuy.
Alors qu’elle était en prière, une lumière surnaturelle éclaira la chapelle, et, sur l’Autel, apparut une grande Croix de lumière qui s’élevait jusqu’au plafond.
« Dans une lumière plus claire, raconte Lucie, je voyais, sur la partie supérieure de la croix, le buste d’un homme avec sur la poitrine une colombe également lumineuse, et, cloué sur la croix, le corps d’un autre homme. Suspendu en l’air, on voyait un calice et une grande hostie sur laquelle tombaient quelques gouttes de sang qui coulaient des joues du Crucifié et d’une blessure à la poitrine. Coulant sur l’hostie, ces gouttes tombaient dans le calice. Sous le bras droit de la croix, se trouvait Notre-Dame de Fatima, avec son Coeur immaculé dans la main gauche, surmonté d’une couronne d’épines et des flammes. Sous le bras gauche de la croix, de grandes lettres, comme de l’eau cristalline qui aurait coulé au-dessus de l’autel, formaient ces mots Grâce et Miséricorde. Je compris que m’était montré le mystère de la Très Sainte Trinité, et je reçus des lumières sur ce mystère qu’il ne m’est pas permis de révéler…

En 1948, Sœur Lucie entrait au carmel de Coïmbra sous le nouveau nom de Sœur Marie Lucie du Cœur Immaculé.
Elle est décédée le 13 février 2005, à l’âge de 97 ans

Prière de conversion de Fatima :

Par votre pure et immaculée conception, ô Marie, obtenez la conversion de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.

Cinquième mystère glorieux:

LE COURONNEMENT DE LA VIERGE MARIE

Fruit du mystère: Demandons la persévérance finale

Troisième partie du « Secret de Fatima » transcrit par Sœur Lucia le 3 janvier 1944 : 
« J’écris en obéissance à vous, mon Dieu, qui me le commandez par l’intermédiaire de Mgr.l’Evêque de Leira et de votre Très Sainte Mère, qui est la mienne ». 
« Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche. Elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde, mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame, en direction de lui. L’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte: Pénitence! Pénitence!, Pénitence! Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu, quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnages dans un miroir quand elles passent devant, un Evêque vêtu de blanc. ‘Nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père’. Nous avons vu divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce. Avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin. Parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches. De la même manière moururent les uns après les autres les évêques, les prêtres, les religieux et les religieuses, et divers laïcs, hommes et femmes de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs, et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s’approchaient de Dieu ».

«Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les Très Précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, des sacrilèges et des indifférences par lesquels il est Lui-même offensé ! Et par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. Amen»

Quand la Vierge Marie se sert du pain trempé

Saint Nicolas de Tolentino (1246-1305), moine de l’Ordre des Ermites de saint Augustin, jeûnait à toutes les veilles de fête de la Sainte Vierge ainsi que tous les samedis de l’année, au pain et à l’eau.

Comme il était un jour fâché parce qu’à cause d’une grave maladie, ses supérieurs l’avaient obligé à rompre son jeûne, la Vierge Marie lui témoigna à sa façon combien elle était touchée de sa grande dévotion : elle fit revivre et s’envoler deux perdrix rôties qu’on avait servies à Nicolas lors du premier repas où il devait rompre le jeûne. Le soir suivant, elle lui présenta du pain trempé dans un verre d’eau, ce qui fut le remède par lequel elle le guérit d’une fièvre maligne dont aucun médecin n’était venu à bout !

Et la Vierge promit à Nicolas que ce même remède servirait, après la mort de ce dernier, à tous ceux qui l’utiliseraient en l’invoquant. De là vient le miraculeux petit pain de saint Nicolas que l’on bénit chaque année dans les couvents de saint Augustin, un pain béni qui opère tous les jours des merveilles.

Frère Raphaël, prêtre Augustin déchaussé

Dans Le Trésor inconnu, Editions bénédictines, pages 106-107

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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12.11.2019 – SAINT ET MARTYR DU JOUR

Saint Josaphat (Jean) Kuncewicz
Archevêque de Polotsk et martyr
(1580-1623)

Josaphat naquit à Wladimir, ville de Pologne, d’une famille modeste. Il reçut le nom de Jean au baptême. Il entra à vingt ans dans l’ordre des Basiliens-Unis de Pologne où il prit le nom de Josaphat.

Secrètement passé au schisme, le Supérieur de la communauté tenta vainement de convaincre Josaphat à se révolter contre le Saint Père, mais au grand mécontentement des schismatiques qui accablèrent le Saint d’injures et de sarcasmes, Josaphat dénonça l’archimandrite au métropolitain. Ce dernier déposa le Supérieur de sa charge.

Quoique simple diacre, Josaphat fit preuve d’un zèle ardent pour la conversion des non-unis et en ramena un bon nombre dans le giron de l’Église. Ordonné prêtre, le saint basilien se fit l’apôtre de la contrée, s’appliqua au ministère de la prédication et de la confession tout en pratiquant une exacte observance de ses Règles. Dieu avait doté saint Josaphat d’un talent particulier pour assister les condamnés à mort. Il visitait aussi les malades pauvres, lavait leurs pieds et tâchait de procurer des remèdes et de la nourriture aux miséreux.

Nommé archimandrite du couvent de la Trinité, qui se composait surtout de jeunes religieux, il les forma à la vie monastique avec une vigilance toute paternelle. À l’âge de trente-huit ans, Josaphat Kuncewicz fut sacré archevêque de Polotsk à Vilna (Vilnius). Pendant que l’archevêque se trouvait à la diète de Varsovie où plusieurs évêques avaient été convoqués, un évêque schismatique s’empara de son siège à l’improviste.

Josaphat s’empressa de revenir vers son troupeau pour rappeler les brebis rebelles à l’obéissance. Au moment où il voulut prendre la parole, la foule excitée par les schismatiques se rua impétueusement sur lui. Il aurait été impitoyablement massacré si la force armée n’était intervenue pour le dégager.

Le matin du 12 novembre 1623, alors qu’il priait dans la chapelle du palais épiscopal de Vitebsk, une foule en furie envahit la sainte demeure. Josaphat accourut promptement au bruit de l’émeute : « Si vous en voulez à ma personne, dit-il aux assassins, me voici. » Deux hommes s’avancèrent alors vers lui ; l’un d’eux le frappa au front avec une perche et l’autre lui asséna un coup de hallebarde qui lui fendit la tête. Enfin, deux coups de fusil lui percèrent le crâne.

Béatifié par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), le 16 mai 1643, et canonisé par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), le 29 juin 1867, saint Josaphat est le premier saint des Églises uniates à être canonisé à Rome.

Ses reliques se trouvent sous l’autel Saint-Basile dans la basilique Saint-Pierre du Vatican.

Saint Josaphat (Jean) Kuncewicz priez pour nous !

12.11.2019 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,7-10.

En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” 

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Isaac le Syrien (7e siècle)

moine près de MossoulDiscours, 1ère série, n°5 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 87 rev.)

« Dites-vous : ‘ Nous sommes des serviteurs quelconques ’ »

Les yeux du Seigneur regardent les humbles, pour qu’ils se réjouissent. Mais la face du Seigneur se détourne des orgueilleux, pour les humilier. L’humble reçoit toujours de Dieu la compassion. (…) Fais-toi petit en tout devant tous les hommes, et tu seras élevé plus haut que les princes de ce monde. Devance tous les êtres, embrasse-les, abaisse-toi devant eux, et tu seras honoré plus que ceux qui offrent de l’or. Descends plus bas que toi-même, et tu verras la gloire de Dieu en toi. Car là où germe l’humilité, là se répand la gloire de Dieu. (…) Si tu as l’humilité dans ton cœur, Dieu t’y révélera sa gloire. (…) N’aime pas l’honneur, et tu ne seras pas déshonoré. L’honneur fuit devant celui qui court après lui. Mais l’honneur poursuit celui qui le fuit, et il proclame à tous les hommes son humilité. Si tu te méprises toi-même, afin de ne pas être honoré, c’est Dieu qui te manifestera. Si tu te blâmes toi-même par amour de la vérité, Dieu permettra que tu sois loué devant toutes ses créatures. Elles ouvriront devant toi la porte de la gloire de ton Créateur, et elles te loueront. Car tu es en vérité à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26).

LECTURES :

Livre de la Sagesse 2,23-24.3,1-9.

Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre identité.
C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l’expérience, ceux qui prennent parti pour lui.
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ; aucun tourment n’a de prise sur eux.
Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ; leur départ est compris comme un malheur,
et leur éloignement, comme une fin : mais ils sont dans la paix.
Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment, mais l’espérance de l’immortalité les comblait.
Après de faibles peines, de grands bienfaits les attendent, car Dieu les a mis à l’épreuve et trouvés dignes de lui.
Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ; comme une offrande parfaite, il les accueille.
Au temps de sa visite, ils resplendiront : comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.
Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.
Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui. Pour ses amis, grâce et miséricorde : il visitera ses élus.

Psaume 34(33),2-3.16-17.18-19.

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.

Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.

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Le grand pèlerinage marial international du Bénin 

Du 16 au 18 août, environ sept mille fidèles, évêques et prêtres catholiques du Bénin et des pays voisins ont effectué le traditionnel pèlerinage marial à la grotte de Notre-Dame d’Arigbo, à Dassa-Zoumé, au centre-sud du pays. Ce rassemblement religieux est le plus important du Bénin, pays à 23% catholique sur une population de 8,5 millions d’habitants.

Ce pèlerinage à Notre-Dame de Dasse-Zoumé avait pour thème : « Marie, modèle de tout engagement missionnaire ». Des délégations de l’Eglise catholique de France, du Togo, de Côte d’Ivoire et du Nigéria ont été invitées à ce pèlerinage marial.

La grotte mariale d’Arigbo est située dans des massifs rocheux, composés de 41 collines. Ce haut lieu de la chrétienté au Bénin a été béni le 11 février 1954. Il accueille à la mi-août de chaque année des milliers de pèlerins catholiques en provenance du Bénin, du Togo, du Burkina-Faso, de Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Nigeria, du Niger, mais aussi de France et d’Italie.

Le pèlerinage a été initié en 1954 par Mgr Louis Parisot, missionnaire au Dahomey (ancienne appellation du Bénin) de 1909 à 1912, puis de 1919 à 1960. Les foules de pèlerins qui se sont rassemblés lors du week-end au sanctuaire marial de Dassa pour prier la Vierge Marie ont exprimé « leurs prières, leurs préoccupations, ou leurs attentes, en laissant parler leur cœur ».

Pas moins de six évêques et 150 prêtres ont concélébré la messe avec Mgr François Gnonhossou, archevêque de Dassa-Zoumé. Le cardinal Jean Zerbo, archevêque de Bamako, au Mali, était l’invité d’honneur.


Bénin

19.08.2019 par Ibrahima Cisse, corréspondant de cath.ch en Afrique 

Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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11.11.2019 – SAINT DU JOUR

Saint Martin
Évêque de Tours
Apôtre des Gaules
(v. 316-397)

Martin, né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu’élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s’il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l’assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l’opposition de sa famille.

Dès l’âge de quinze ans, il fut enrôlé dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu’il devait évangéliser un jour. Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c’est la rencontre d’un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n’a pas une obole ; mais il se rappelle la parole de l’Évangile : J’étais nu, et vous m’avez couvert. « Mon ami, dit-il, je n’ai que mes armes et mes vêtements. » Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à ses anges : « C’est Martin, encore simple catéchumène, qui m’a ainsi couvert. » Peu de temps après il recevait le Baptême.

Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l’âge d’environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L’éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance.

Sa vie ne fut plus qu’une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l’idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l’homme de Dieu se sentit pressé d’étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d’une pauvre tunique et d’un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises : ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d’aucune sorte ne l’arrêtent ; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d’Apôtre des Gaules.

Saint Martin priez pour nous !

11.11.2019 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,1-6.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive !
Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.
Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui.
Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. »
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. 

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyprien (v. 200-258)

évêque de Carthage et martyrLes Bienfaits de la patience, 15-16 ; cf SC 291

« Tu lui pardonneras »

« La charité aime tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout » (1Co 13,7). Par là l’apôtre Paul montre que, si cet amour peut se maintenir avec une telle fermeté, c’est qu’elle a été trempée dans une patience à toute épreuve. Il dit encore : « Supportez-vous les uns les autres dans l’amour, faisant tout ce qui est en votre pouvoir pour garder l’unité de l’esprit dans le lien de la paix » (Ep 4,2-3). Il n’est pas possible de maintenir l’unité ni la paix, si les frères ne s’appliquent pas à se soutenir les uns les autres et à garder le lien de la concorde grâce à la patience. Que dire encore, sinon de ne pas jurer, ni maudire, de ne pas réclamer ce qu’on t’enlève, de présenter l’autre joue à celui qui te frappe, de pardonner au frère qui a commis des fautes contre toi, non seulement soixante-dix fois sept fois, mais de lui remettre absolument tous ses torts, d’aimer tes ennemis, de prier pour tes adversaires et ceux qui te persécutent ? (Mt 5) Comment parvenir à accomplir tout cela si l’on n’est pas fermement patient et constant dans la paix au milieu des épreuves ? C’est ce que nous voyons faire Étienne quand, mis à mort avec violence par des coups de pierres, loin de crier vengeance, il a demandé le pardon pour ses meurtriers en disant : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (Ac 7,60).

LECTURES :

Livre de la Sagesse 1,1-7.

Aimez la justice, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un cœur simple,
car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l’épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui.
Les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et sa puissance confond les insensés qui la provoquent.
Car la Sagesse ne peut entrer dans une âme qui veut le mal, ni habiter dans un corps asservi au péché.
L’Esprit saint, éducateur des hommes, fuit l’hypocrisie, il se détourne des projets sans intelligence, quand survient l’injustice, il la confond.
La Sagesse est un esprit ami des hommes, mais elle ne laissera pas le blasphémateur impuni pour ses paroles ; car Dieu scrute ses reins, avec clairvoyance il observe son cœur, il écoute les propos de sa bouche.
L’esprit du Seigneur remplit l’univers : lui qui tient ensemble tous les êtres, il entend toutes les voix.

Psaume 139(138),1-2.5a.3-4.7-8.9-10.

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres,

tu as mis la main sur moi.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres,

déjà, Seigneur, tu le sais.
Où donc aller, loin de ton souffle ?
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;

je descends chez les morts : te voici.
Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,

ta main droite me saisit.

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