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28.05.2026 – SAINT DU JOUR

Bx Louis Biraghi

Bx Luigi Biraghi
Prêtre et fondateur des 
« Sœurs de Sainte-Marcelline »

Luigi Biraghi, naît à Vignate (Milan) le 2 novembre 1801, cinquième des huit enfants de Francesco et Maria Fini, et fut baptisé le lendemain.

De 1813 à 1825 il traverse toute la période de formation dans les séminaires de Castello (Lecco), Monza et Milan. À peine diacre, il est nommé professeur de lettres dans les petits séminaires. Il conserva ce poste même après son ordination sacerdotale (28 mai 1825) pendant 10 ans.

À partir de 1834 on le nomme directeur spirituel du Grand séminaire de Milan. Dans le diocèse de Milan, les Archevêques ont toujours apprécié sa collaboration sage, zélée et fidèle.

Homme d’étude, historien et archéologue, allant de l’avant, il fonda, en 1838, dans les environs de Milan, le premier collège des « Sœurs de Sainte-Marcelline ». Éducateur intelligent et attentif aux signes des temps, il désire « renouveler la société en formant, par les études, des personnes à l’esprit ouvert, cultivées, professionnellement compétentes et responsables, profondément chrétiennes ».

Son modèle d’éducation s’appuie sur des valeurs chrétiennes et une profonde culture, sans oublier l’efficacité éducative de l’exemple et de la présence assidue auprès des élèves. « On n’abandonnera jamais la pratique d’être toujours au milieu des élèves, car celle-ci se vit mieux par des exemples que par de longs discours », explique l’une de ses biographes, Sœur Hélène, Marcelline à Lausanne. Puis, les mouvements de 1848 sont arrivés avec leur kyrielle de contretemps et ont fini par causer des ennuis très sérieux aux “Biraghi” : c’est ainsi qu’on appelait alors les disciples du Père Luigi.

En 1873, sur l’invitation du cardinal Billet, archevêque de Chambéry, Luigi Biraghi vient en Savoie et fait construire au pied de la colline de Lémenc une maison qu’il place sous le patronage de Saint Ambroise. Mgr Luigi Biraghi se plaisait à revenir chaque année dans cette maison de Chambéry où il aimait se rendre au sanctuaire de Notre Dame de Myans, de même qu’à celui de la visitation à Annecy pour y vénérer Saint François de Sales dont la spiritualité l’avait fortement marqué.

Les religieuses de Sainte Marcelline viennent alors en Savoie avec des élèves de Milan et de Gènes au cours des vacances d’été, parfaire leurs connaissances pratiques de la langue française. À la fin de l’année 1874, Mgr Biraghi fonde dans cette maison le pensionnat de jeunes filles.

La première rentrée scolaire aura lieu en 1876 avec six religieuses et un petit groupe de jeunes élèves. Poussé par son amour de la jeunesse, il écrit dans une prière « l’éducation est une tâche sainte, difficile et elle exige beaucoup de savoir-faire, des exemples édifiants, le plus grand désintéressement et des sacrifices continuels. » Il rejoint pieusement, le 11 août 1879 à Milan, la Maison du Père.

Luigi Biraghi à été béatifié le 30 avril 2006, par le card. Dionigi Tettamanzi, sur le parvis de la cathédrale de Milan ; avec lui a été béatifié don Luigi Monza.

Pour la première fois depuis 1662, un archevêque de Milan a présidé une béatification en ce lieu, en présence du légat du pape, le card. José Saraiva Martins, préfet de la congrégation pour les Causes des Saints, qui a lu la formule de béatification au nom de Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013). Quelque 12 000 personnes participaient à la célébration.

Sources principales : vatican.va ; zenit.org  (« Rév. x gpm »).

Bx Luigi Biraghi priez pour nous !

28.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,46b-52. 

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »


Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 10 (trad. Cerf 1979, t.1, p. 38)

« Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route »

« Je suis la lumière du monde » (Jn 8,12). Il est cette lumière qui donne leur éclat à toutes les lumières de la terre : aux lumières matérielles telles que le soleil, la lune, les étoiles et les sens physiques de l’homme, et aussi à la lumière spirituelle, à l’intelligence de l’homme, grâce à laquelle toutes les créatures doivent refluer vers leur origine. Sans ce reflux, ces lumières créées sont en elles-mêmes de vraies ténèbres, comparées à cette véritable lumière par essence, qui est une lumière pour le monde entier. Notre cher Seigneur nous dit : « Renonce à ta lumière qui est vraiment ténèbres comparée à ma lumière et qui m’est contraire, car je suis la vraie lumière et je veux, en échange de tes ténèbres, te donner ma lumière éternelle, afin qu’elle t’appartienne comme à moi-même et que tu aies, comme moi-même, mon être, ma vie, mon bonheur et ma joie. » Quel est donc le chemin le plus court qui conduit à la vraie lumière ? Voici ce chemin : se renoncer vraiment soi-même, aimer et n’avoir en vue que Dieu seul…, ne vouloir en aucune chose son intérêt propre mais désirer et rechercher seulement l’honneur et la gloire de Dieu, attendre tout immédiatement de Dieu et, sans aucun détour ni intermédiaire, lui rapporter toutes choses, d’où qu’elles viennent, afin qu’entre Dieu et nous il y ait un flux et un reflux tout à fait immédiats. Voilà le vrai, le droit chemin.

LECTURES :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,2-5.9-12. 

Bien-aimés, comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,
puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.
Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.
Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.
Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.
Bien-aimés, puisque vous êtes comme des étrangers résidents ou de passage, je vous exhorte à vous abstenir des convoitises nées de la chair, qui combattent contre l’âme.
Ayez une belle conduite parmi les gens des nations ; ainsi, sur le point même où ils disent du mal de vous en vous traitant de malfaiteurs, ils ouvriront les yeux devant vos belles actions et rendront gloire à Dieu, le jour de sa visite.

Psaume 100(99),1-2.3.4.5. 

R/ Allez vers le Seigneur parmi les chants d’allégresse. (Ps 99, 2)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, 
dans sa demeure chanter ses louanges ; 
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Tous doivent avoir envers Elle une vraie dévotion

Tous doivent avoir envers Elle une vraie dévotion

La Bienheureuse Vierge Marie, Reine des Apôtres, est l’exemple parfait de cette vie spirituelle et apostolique.

Tandis qu’Elle menait sur terre une vie semblable à celle de tous, remplie par les soins et les labeurs familiaux, Marie demeurait toujours intimement unie à son Fils et coopérait à l’œuvre du Sauveur à un titre absolument unique.

Aujourd’hui où elle est au ciel « son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, et qui se trouvent engagés dans les peines et les épreuves jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse ». Tous doivent avoir envers Elle une vraie dévotion et confier leur vie et leur apostolat à sa sollicitude maternelle.

Décret Apostolicam Actuositatem

Concile Vatican II n°4

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie