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L’Amour est d’abord « un don de Dieu », par Mgr Francesco Follo

Sanctuaire du Divin Amour, Rome, capture TV2000

Sanctuaire Du Divin Amour, Rome, Capture TV2000

L’Amour est d’abord « un don de Dieu », par Mgr Francesco Follo

« …avant d’être un commandement »

Il existe « un lien indissoluble » entre « l’amour » que nous portons à Jésus et « l’observance de sa parole », écrit Mgr Francesco Follo, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’UNESCO, dans son commentaire des lectures du VIe Dimanche de Pâques 2022.

Dans l’Evangile selon saint Jean, Jésus affirme : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ». « Quand on aime, explique Mgr Follo, la “parole” » de celui ou celle qu’on aime devient si importante qu’on la porte dans son cœur, on veille sur elle en l’observant ».

Voici le commentaire des lectures du VI Dimanche de Pâques, le 22 mai 2022, par Mgr Francesco Follo.

« Avec l’invitation à se rappeler qu’avant d’être un commandement, l’amour est un don que Dieu nous fait connaître et expérimenter, nous invitant à le partager ».

Obéir veut dire aimer

VI Dimanche de Pâques – Année C – 22 mai 2022

Ac 15,1-2.22-29 ; Ps 66 ; Ap 21,10-14.22-23 ; Jn 14,23-29

1) La marche des six dimanches de Pâques.

Pendant la période pascale, la liturgie de l’Eglise nous fait vivre (dans le sens biblique du terme : rendre présent) la présence concrète, et vraiment vivante, du Christ ressuscité. C’est pourquoi, pendant la messe des trois premiers dimanches de Pâques, sont proposés des passages de l’Evangile où l’on parle des rencontres de Jésus avec Marie Madeleine, avec les disciples d’Emmaüs, avec les apôtres, saint Thomas, et pour finir Pierre qui sera confirmé dans son amour après Lui avoir remis ses peines.

Le IV dimanche, on nous a rappelé que le Christ est le bon pasteur, qui nous guide par le biais des prêtres et des évêques. Le V dimanche, on nous a rappelé que Jésus ressuscité est présent dans l’amour vécu concrètement et donné réciproquement dans la communauté des chrétiens, qui ont « comme » exemple le Christ lui-même.

Aujourd’hui, l’enseignement des dimanches précédents est à son apogée. En effet, en ce VI dimanche de Pâques, l’Evangile nous dit que Jésus ne se contente par de demeurer parmi nous, il demande d’être écouté (que l’on observe sa parole) pour pouvoir « demeurer » en nous. Jésus n’est donc plus simplement avec nous, un parmi nous, même s’il est le meilleur : il est maintenant en nous avec son Esprit.

A nous croyants qui écoutons sa parole et à qui il donne l’Esprit Saint pour obtenir la paix et pour « rappeler à notre cœur tout ce que le Christ a fait et enseigné et nous rendre capables d’en témoigner, en joignant le geste à la parole » (cf. la Collecte du VIème dimanche de Pâques).

Connaître et faire l’expérience de l’amour de Dieu en nous et pour nous, est source de paix et de joie mais suppose également une grande responsabilité quotidienne.

2) Observer la Parole, qui est un don d’amour.

La méditation du jour, tirée d’un passage de l’évangile de Jean (14,23-29), illustre deux aspects : l’amour obéissant porté à Jésus et le don de l’Esprit.

Dans cet extrait, le Fils de Dieu fait le lien – un lien indissoluble – entre l’Amour qui Lui est porté et l’observance de sa parole. A ce propos, n’oublions pas que le terme grec « Logos », utilisé par saint Jean, peut varier selon les circonstances. Il peut signifier la « Parole » qui est Jésus Christ, le Verbe de Dieu, la « parole » que Jésus adresse à ses interlocuteurs, et le « commandement » donné par amour et à observer avec amour.  Ce troisième sens n’a rien d’étrange finalement, car quand on aime, la « parole » de celui ou celle qu’on aime devient si importante qu’on la porte dans son cœur, on veille sur elle en l’observant. Autrement dit, si nous aimons le Seigneur, cela veut dire que nous Le portons dans notre cœur. Nous conservons (observons) ses paroles, parce que nous voulons vivre comme Lui, nous voulons qu’Il devienne notre vie. En effet, quand on aime quelqu’un, cette personne devient notre vie et nous l’écoutons, mettant en pratique ce qu’elle nous dit.

Donc « obéir » au Seigneur est la preuve qu’on L’aime vraiment. Mais il est vrai que le verbe « aimer » dit aussi désir, affection, appartenance, mais ici on souligne que l’on ne peut parler de vrai amour sans observance des commandements : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole » (Jn 14, 23). Et, aussitôt après, dans le même verset 23, Jésus ajoute « mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Id 14, 23). Ici, le Fils de Dieu souligne une autre caractéristique de l’amour: c’est là où se passe la rencontre avec l’amour du Père. Je dirais même mieux ; c’est là où le Père et Jésus établissent leur demeure.

Marie, Vierge et Mère, est l’icône parfaite de cette demeure « construite » par obéissance amoureuse. Elle a accueilli le Fils de Dieu dans sa foi puis dans sa chair, obéissant pleinement à la Parole de Dieu.

L’obéissance à Dieu et à son action inclut aussi l’élément « obscurité » dans notre foi. Les relations entre l’être humain et Dieu n’effacent pas la distance entre le Créateur et la créature, n’effacent pas tout ce qu’affirme l’apôtre Paul devant la profondeur de la sagesse de Dieu: « Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! » (Rm 11,33). Mais ceux qui, comme Marie, s’ouvrent à Dieu totalement, finissent par accepter la volonté divine. Même si cette volonté est mystérieuse et ne correspond pas toujours à ce que nous voudrions, qu’elle est comme une épée qui transperce l’âme, comme le prophète Siméon a dit à Marie quand, avec Joseph, elle est allée présenter Jésus au Temple (cf. Lc 2,35).

Sur le chemin de la foi, la joie de recevoir un don d’amour est grande, mais il ne manque pas aussi de moments obscurs dus aux souffrances de la vie, aux croix de la vie. Il en fut ainsi pour Marie. Grâce à sa foi, elle connut la joie de l’Annonciation, mais connut l’obscurité de la crucifixion du Fils jusqu’à la lumière de sa Résurrection, sans jamais céder.

Alors, pour les apôtres, et pour chacun de nous, aujourd’hui, dans notre foi, le chemin de l’obéissance n’est pas différent: nous rencontrons des moments de lumière, mais aussi des moments où Dieu paraît absent, où son silence pèse sur notre cœur, et sa volonté ne correspond pas à la nôtre, à ce que nous voudrions. Mais plus nous nous ouvrons à Lui, plus nous accueillons le don de la foi et plaçons totalement notre confiance en Lui, plus Il nous rend capables, par sa présence, de vivre chaque situation de notre vie dans la paix et la certitude de sa fidélité et de son amour. Mais cela signifie sortir de soi-même et de ses propres projets, pour que la Parole de Dieu, observée avec amour, soit comme un phare pour guider nos pensées et nos actions.

Comment la Mère de Dieu a-t-elle pu vivre ce chemin de foi aux côtés de son Fils de manière si solide, même au plus fort de l’obscurité, sans perdre sa pleine confiance en l’action de la Providence? Et cette question vaut aussi pour les apôtres: « Comment ont-ils pu continuer à marcher avec le Christ et donner leur vie pour son Evangile, c’est-à-dire pour sa bonne et heureuse Parole qui conduit à la joie de la vraie vie par la Croix.

Marie et les apôtres ont obéi à l’amour, ont observé la parole reçue qui se tenait devant eux. Ils ont «  dialogué » avec le Christ, en conservant et observant Sa Parole. Ils ont réfléchi  au sens de cette Parole et en ont conclu qu’ils ne pouvaient pas quitter Jésus, car Lui seul avait la parole de vie éternelle. Le terme grec utilisé dans l’évangile, pour définir cette « réflexion », ‘’dielogizeto”, rappelle la racine du mot « dialogue ». Cela signifie que nous croyants, « auditeurs de la Parole », nous devons persévérer dans le dialogue avec la Parole de Dieu qui nous est dite, en la laissant pénétrer dans son esprit et dans son cœur pour comprendre ce que le Seigneur veut de chacun de nous.

3) le don de l’Esprit.

L’Evangile du jour nous dit aussi: « Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 25-26).

Que veut dire Jésus dans ces deux versets? Il veut dire à ses disciples d’hier et d’aujourd’hui, à nous ses disciples de toujours, qu’Il ne nous laisse jamais seuls, nous envoie le Défenseur, l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité qui donne la vie de Dieu. La vie de Dieu c’est l’amour. Et c’est cet amour, progressivement, qui nous fera connaître ce que Jésus a dit. Plus nous le connaitrons plus nous l’aimerons; plus nous l’aimerons plus nous le connaitrons et ainsi de suite jusqu’à l’infini.

L’enseignement de l’Esprit et l’enseignement de Jésus sont le même enseignement. Les deux ne s’opposent pas. L’Esprit a pour tâche d’enseigner et de faire en sorte que nous nous souvenions. C’est toujours l’enseignement de Jésus, mais saisi et compris dans sa totalité: « Il vous enseignera tout ». Il ne s’agit pas d’ajouter quelque chose à l’enseignement de Jésus, comme s’il était incomplet. « Tout » signifie totalité, sa racine, sa raison profonde. Et la mémoire aussi, don de l’Esprit, n’est pas un souvenir répétitif, mais un souvenir  qui actualise. L’Esprit entretient l’histoire de Jésus, la tient ouverte, la rendant  éternellement actuelle et salvifique. Donc  l’Esprit que Jésus nous a laissé sur la croix et dans l’histoire, sa présence constante dans l’histoire, est l’Esprit d’amour qui nous fait comprendre et nous fait faire ce que lui a dit et a fait. L’Esprit n’enseigne pas ou n’inspire pas de choses étranges, il nous fait comprendre ce que le Christ a dit et fait, en nous donnant la force de le vivre car seul l’amour nous fait comprendre et agir.

Naturellement nous recevons tous le don de l’Esprit, dont l’action en nous nous fait «  souvenir » (c’est-à-dire redonner au cœur) et « rend toujours présent » le Christ. Mais  Les Vierges consacrées dans le monde, en particulier, sont le signe visible du mystère de l’Eglise, qui est en même temps vierge et épouse (cf. 2 Cor 11,2; Ep 5, 25 – 27). Si d’un côté la virginité annonce d’emblée ce que sera la vie future (cf. Mt 22,30), une vie semblable à celle des anges, celle-ci a aussi une signification nuptiale comme il est indiqué dans le Rituel de consécration, au moment de la remise des insignes de la consécration, c’est-à-dire le voile et l’anneau, accompagnée de cette prière: « Recevez ce voile et cet anneau, signe de votre consécration nuptiale. Toujours fidèle au Christ, votre Epoux, n’oubliez jamais que vous vous êtes vouée au service du Christ et de son corps qui est l’Eglise » (REV, n 19 e n. 88).

Lecture Patristique

Saint Jean Chrysostome (+ 407)

Homélie 75, 1

PG 59, 403-405.

Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements (Jn 14,15-18). Je vous ai donné ce commandement de vous aimer les uns les autres, de pratiquer entre vous ce que moi-même ai fait pour vous. C’est cela l’amour: obéir à ces commandements, et ressembler à celui que vous aimez. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur. Nouvelle parole, pleine de délicatesse. Parce que les disciples ne connaissaient pas encore le Christ d’une manière parfaite, on pouvait penser qu’ils regretteraient vivement sa société, ses entretiens, sa présence selon la chair, et que rien ne pourrait les consoler de son départ. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur, c’est-à-dire: un autre tel que moi. <>

C’est quand le Christ les eut purifiés par son sacrifice que l’Esprit Saint descendit en eux. pourquoi n’est-il pas venu pendant que Jésus était avec eux? Parce que le sacrifice n’avait pas été offert. C’est seulement lorsque le péché eut été enlevé et que les disciples furent envoyés affronter les périls du combat, qu’il leur fallut un entraîneur. Mais alors, pourquoi l’Esprit n’est-il pas venu aussitôt après la résurrection? Afin qu’ayant un plus vif désir de le recevoir, ils l’accueillent avec une plus grande reconnaissance. Tandis que le Christ était avec eux, ils n’étaient pas affligés; lorsqu’il fut parti, leur solitude les plongea dans une crainte profonde; ils allaient donc accueillir l’Esprit avec beaucoup d’ardeur.

Il sera pour toujours avec vous. Cela signifie clairement qu/il ne vous quittera jamais. Il ne fallait pas qu’en entendant parler d’un Défenseur, ils imaginent une seconde incarnation et espèrent la voir de leurs yeux. Il rectifie donc leur pensée en disant: Le monde est incapable de le recevoir parce qu’il ne le voit pas. Car il ne sera pas avec vous de la même manière que moi, mais c’est dans vos âmes qu’il habitera, comme le signifient ces paroles: Il est en vous. Et il l’appelle l’Esprit de vérité parce qu’il leur fera connaître le vrai sens des préfigurations de la Loi ancienne.

Il sera pour toujours avec vous.Qu’est-ce que cela veut dire? Ce qu’il dit de lui-même: Voici que je suis avec vous. Mais d’une façon différente, et il insinue que le Défenseur ne souffrira pas comme le Christ, et que lui ne vous quittera pas. Le monde est incapable de le recevoir parce qu’il ne le voit pas.Quoi donc? Serait-il visible pour les autres? Nullement. Il parle ici de la connaissance par l’esprit, puisqu’il ajoute aussitôt: Et ne le connaît pas.Nous savons qu’il emploie le mot « voir » au sens de connaissance très claire. Par « le monde » il entend ici les méchants, et c’est là un réconfort pour les disciples, que leur soit accordé un don de choix. <>

Il annonce un Défenseur autre que lui; il affirme que ce Défenseur ne les quittera pas; il ajoute qu’il viendra uniquement pour eux, comme le Christ lui-même est venu. Il déclare enfin qu’il va demeurer e n eux, mais ce n’est pas ainsi qu’il dissipe leur chagrin, car c’est lui qu’ils veulent, c’est sa compagnie. Et il dit pour les apaiser: Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.

Ne craignez pas, dit-il. Si j’ai promis d’envoyer un autre Défenseur, ce n’est pas que je veuille vous abandonner pour toujours. En disant : Pour qu’il soit toujours avec vous, ce n’est pas en ce sens que je ne vous verrai plus. Car, moi aussi, je reviens vers vous, je ne vous laisserai pas orphelins.

Source: ZENIT.ORG, le 20 mai 2022

Ukraine : « les blessures sont profondes », par Mgr Gallagher

L'icône de la Vierge Hodigitria de Popeliv (Ukraine) © capture de Zenit / Vatican News

L’icône De La Vierge Hodigitria De Popeliv (Ukraine) © Capture De Zenit / Vatican News

Ukraine : « les blessures sont profondes », par Mgr Gallagher

À Bucha, « c’est une horreur »

En terminant aujourd’hui sa visite de trois jours en Ukraine (18-20 mai), Mgr Paul Richard Gallagher, le secrétaire pour les relations avec les États, a visité ce vendredi 20 mai 2022 Bucha, une ville de l’oblast de Kiev où quelques centaines de civils ont été martyrisés et tués pendant l’occupation russe : « Les blessures sont profondes, a dit Mgr Gallagher dans l’entretien avec Vatican News en italien: il est difficile maintenant de parler de paix, de réconciliation, car dans le cœur des gens les souffrances, les blessures sont si profondes qu’il faut donner du temps. »

À Bucha, « c’est une horreur, parce que ces choses ont été faites par des hommes à d’autres hommes, … faites à des civils, faites de manière complètement barbare », a-t-il déclaré après sa visite à la fosse commune près de l’église orthodoxe Saint-André, où environ 100 corps sans nom ont été exhumés et parmi ceux-ci, il y avait aussi des enfants. « Et c’est vraiment une horreur, a-t-il répété. Nous en sommes témoins, des souffrances et du martyre de ce pays. »

À la question « comment trouver la paix » dans un pays qui a vu toutes ces horreurs, Mgr Gallagher répond que « les Ukrainiens trouveront la paix entre eux, mais les blessures sont profondes et il faudra beaucoup, beaucoup plus de temps pour trouver la paix avec la Russie, avec les gens qui ont été impliqués dans ce terrible conflit, dans cette guerre ».

Il pense qu’« il faut donner du temps, il faut laisser parler les gens, exprimer aussi beaucoup de sentiments négatifs envers les autres ». Et il invite à « prier » : « Nous devons beaucoup prier, que le Seigneur, qui est en fait le seul salut, nous donne la grâce de guérir ces blessures et que les gens puissent avancer. »

Mgr Gallagher souligne le « courage » et la « détermination » des Ukrainiens dans la reconstruction du pays : « Une chose qui m’a profondément touché ces jours-ci, explique-t-il, c’est avec quel courage, avec quelle détermination le peuple ukrainien essaie de faire de ce printemps que nous voyons dans les champs, dans les bois et dans les forêts, une renaissance pour ce pays. Ils essaient de reconstruire, de nettoyer, de restaurer les choses, avec beaucoup d’entrain, avec beaucoup de courage. Et ils méritent toute notre reconnaissance et notre estime. »

La paix en Ukraine : « faire tout ce qui est possible »

Dans son autre entretien avec Vatican News, hier le 19 mai, Mgr Gallagher affirme que « le Saint-Siège et le Saint-Père lui-même sont prêts à faire tout ce qui est possible » pour la paix en Ukraine. Les diplomates du Vatican poursuivent leurs « contacts avec les autorités ukrainiennes, et également par l’intermédiaire de l’ambassade de Russie auprès du Saint-Siège » ils ont « quelques contacts avec Moscou ».

Mgr Gallagher souligne que « le Saint-Siège souhaite continuer à encourager l’envoi d’aide humanitaire » ainsi qu’à « sensibiliser la communauté internationale, ce qui est toujours nécessaire ». « Malheureusement, dit-il, dans chaque conflit, … au bout d’un moment la lassitude s’installe, même pour soutenir un peuple en difficulté. »

Le secrétaire pour les relations avec les États note aussi que plusieurs initiatives sont organisées par le Saint-Siège pour mettre fin à la guerre : « Ce que nous essayons de faire, ce que le pape a fait, c’est de lancer de nombreuses interventions, de nombreux moments de prière et de nombreux appels pour la fin de la guerre en Ukraine, et nous allons continuer dans cette direction. »

Source: ZENIT.ORG, Le 20 mai 2022

François appelle à développer l’éducation environnementale

François appelle à développer l’éducation environnementale

À l’occasion du 30e anniversaire de la Convention sur la diversité biologique, François a reçu des participants au Congrès «Nature in Mind. Une nouvelle culture de la nature pour la protection de la biodiversité». À la veille de la Journée mondiale de la biodiversité, il est revenu sur la nécessité d’encourager l’éducation environnementale, face à l’ampleur d’un défi «qui nous concerne tous».

Claire Riobé – Cité du Vatican

Il y a 30 ans, le 22 mai 1992, était approuvée à Rio de Janeiro la Convention sur la diversité biologique. Ce traité, aujourd’hui ratifié par 196 États, souhaite encourager à échelle internationale les mesures permettant de construire un avenir durable.

Dans ce cadre, et à la veille de la journée mondiale de la biodiversité, célébrée dimanche 22 mai, le Pape François a reçu des participants au congrès «Nature in Mind. Une nouvelle culture de la nature pour la protection de la biodiversité.» 

«Nous ne pouvons pas être nous-mêmes sans l’autre»

«J’exprime ma reconnaissance pour cette initiative, qui démontre la volonté de collaborer pour protéger ensemble notre maison commune», a ainsi indiqué le Saint-Père aux Carabiniers, corps de l’armée italienne en charge de l’événement. Ce congrès «contribue à renforcer le dialogue urgent et responsable sur l’avenir de la planète, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous», a souligné François.

S’appuyant sur plusieurs passages de l’encyclique Laudato Si, François a rappelé que c’était en goûtant ensemble à la beauté de la nature que les hommes trouvaient leur pleine réalisation. «Ce lien dynamique entre le Créateur, la créature humaine et d’autres créatures est une alliance qui ne peut être brisée sans dommages irrémédiables. Nous ne devons pas nous leurrer « de pouvoir remplacer une beauté unique et irrécupérable par une autre créée par nous »», a rappelé le Successeur de Pierre. 

Promouvoir l’éducation environnementale

Dans un monde où «tout est intimement lié», il est nécessaire d’identifier et promouvoir de nouveaux paradigmes pédagogiques, tout en cherchant à faire croître la culture du soin, considère également le Saint-Père. Cette dernière est étroitement liée à une éducation inclusive, piliers de l’écologie intégrale.

L’ éducation environnementale, défi de notre époque, ne peut se réaliser qu’à travers des «itinéraires nouveaux, plus intégrés, partagés, en contact direct avec les personnes et leurs contextes», a demandé le Pape François. Autrement, seule une minorité se sentira concernée par la mise en place de ce pacte éducatif, «qui tend à former des personnes mûres, capables de surmonter les fragmentations et les oppositions.»

François a conclu en rappelant que c’est à travers les talents de chacun que nous sommes appelés à construire le «village global du soin» et à former un réseau de relations humaines qui rejettent toute forme de discrimination, de violence ou de précarisation. Un projet éducatif à part entière, «de fraternité, et générateur de paix entre les peuples ainsi que de dialogue entre les religions».

Source: VATICANNEWS, le 20 mai 2022

Au Nigeria, le cri du cœur de l’évêque de Nsukka face à la violence

2018.10.11 Monseigneur Godfrey Igwebuike Onah2018.10.11 Monseigneur Godfrey Igwebuike Onah

Au Nigeria, le cri du cœur de l’évêque de Nsukka face à la violence

«Comment prêcher l’amour quand la violence devient la règle?», s’est demandé Monseigneur Godfrey Igwebuike Onah, à la suite de la lapidation à mort, pour «blasphème», de Deborah Samuel Yakubu. L’évêque de Nsukka invite à pleurer et à prier pour le Nigeria, confronté à divers maux.

Christian Kombe, SJ – Cité du Vatican

Il y a une semaine, Deborah Samuel Yakubu, une jeune étudiante chrétienne de l’école Shenu-Shagari dans l’État nigérian de Sokoto, était lapidée à mort par une dizaine d’étudiants musulmans qui l’accusaient de blasphème suite à une note vocale postée sur la messagerie WhatsApp. Alors que ce meurtre a choqué tant au Nigeria que dans le reste du monde, suscitant une vague d’indignations et d’appels à la justice, l’arrestation de deux suspects a provoqué de violentes manifestations à Sokoto pour exiger leur libération, accompagnées d’attaques de commerces et lieux de cultes chrétiens; des attaques dirigées entre autres contre l’évêque du lieu, Mattew Hassan Kukah. Dans un message diffusé lundi 16 mai, Monseigneur Godfrey Igwebuike Onah, évêque de Nsukka, dans l’État d’Enugu (au sud-est) a exprimé sa vive tristesse face aux évènements qui se déroulent dans le pays.

Pleurer et prier pour le Nigeria

«Aujourd’hui, j’aurais préféré ne pas être ici, pour vous prêcher. Aujourd’hui, j’aurais préféré m’enfermer dans ma chapelle, pleurer et prier pour ma nation où les ténèbres se sont abattues», a confié Monseigneur Godfrey Onah. Les pleurs et la prière de l’évêque nigérian vont tout d’abord à l’intention de «Deborah Emmanuel qui a été tuée, parce qu’elle se trouvait dans une partie du Nigeria qu’elle pensait être chez elle, mais qui ne l’était pas». Dans sa tristesse, l’ordinaire de Nsukka a déclaré qu’il voulait également pleurer et prier pour l’Église, au Nigeria comme ailleurs, pour les attaques répétées dont ses membres font l’objet. Faisant référence aux manifestations violentes ayant eu lieu à Sokoto, Monseigneur Onah a exprimé sa sollicitude pour son confrère dans l’épiscopat, «l’évêque Mattew Hassan Kukah, acclamé dans le monde entier comme la voix des sans-voix, qui est maintenant devenu une cible facile pour ces mêmes sans-voix qui le voient comme une partie de leur problème plutôt qu’une partie de la solution».

Prier pour les assassins de Deborah Emmanuel

Monseigneur Onah s’est également tourné vers les assassins de Deborah Samuel, invitant à considérer leur pauvreté et leur misère. Le prélat déclare pleurer et prier pour des gens «laissés délibérément sans éducation et sans emploi afin qu’ils puissent être manipulés, soumis à un lavage de cerveau et instrumentalisés à des fins politiques par des religieux bigots et des politiques égoïstes». Il a par ailleurs mis en garde les leaders religieux qui se complaisent d’une condamnation ambivalente du mal lorsque le coupable fait partie de leur communauté.

Comment prêcher l’amour devant tant de violence?

Pour l’évêque Onah, les maux dont souffre le pays rendent difficile de prêcher l’amour, l’essence du christianisme. «Comment peut-on prêcher l’amour dans un pays où la violence est devenue une règle? Où la haine et l’intolérance sont devenues des normes plutôt que des exceptions? Où la corruption est devenue une culture et une tradition? Où l’impunité est devenue la loi?» s’est-il interrogé. Il a souligné la responsabilité des leaders politiques qui ont laissé le pays s’effondrer et qui sont toujours à la recherche des bouc-émissaires.

La vidéo de ce cri du cœur de Monseigneur Godfrey Igwebuike Onaha a fait le tour des réseaux sociaux, ravivant notamment le choc de la disparition brutale de Deborah Emmanuel Yakubu.

Source: VATICANNEWS, le 19 mai 2022

Comment prier Marie qui défait les nœuds

Comment prier Marie qui défait les nœuds

Les nombreux témoignages de grâces reçues permettent de constater que les personnes effectuent la neuvaine à Marie qui défait les nœuds soit pour eux, dans l’urgence, soit pour un des leurs ou des amis.

Il est cependant possible de prier également pour les nœuds du monde comme nous y a invités expressément le pape François lorsqu’il a lancé en 2021 un marathon international de prière pour mettre fin à la pandémie du coronavirus. En effet, le Pape avait placé ce marathon de prière sous la protection de la Vierge Marie qui défait les nœuds et qui s’est terminé par le couronnement solennel de Marie qui défait les nœuds.

Il convient donc de mieux comprendre ce que sont des nœuds, leur nature, leurs différences et la façon dont nous pouvons prier la Vierge Marie sous ce vocable.

Dans son exhortation apostolique post-synodale Reconciliatio et paenitentia, datant du 2 décembre 1984, le saint pape Jean-Paul II parle des « blessures » actuelles, qu’elles soient individuelles ou collectives, et analyse leur fondement.

« Bien que ces déchirures apparaissent déjà fort impressionnantes à première vue, seule une observation en profondeur permet d’identifier leur racine : celle-ci se trouve dans une blessure au cœur même de l’homme. À la lumière de la foi, nous l’appelons le péché, à commencer par le péché originel que chacun porte en soi depuis sa naissance comme un héritage reçu de nos premiers parents, jusqu’au péché que chacun commet en usant de sa propre liberté. (1) »

Il est cependant nécessaire de préciser que le terme de « nœud » ne recouvre pas totalement le terme de « péché » : en effet, le terme de « péché » est plus directement lié à une responsabilité, il suppose le libre consentement de celui qui le commet, alors que le terme de « nœud » est plus général et peut être assimilé à une épreuve, permise par Dieu pour nous faire grandir.

Lors de l’épisode de l’aveugle-né (Jn 9, 1-12), Jésus répond à une question de ses disciples : « Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui firent cette question : « Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.«  »

Jésus dégage donc la responsabilité de la maladie de cet homme : il n’est pas aveugle de naissance parce que lui ou ses parents ont péché. Cet exemple nous permet de distinguer la différence entre péché et nœud, même si parfois les deux coïncident ou entretiennent un lien de cause à conséquence.

Isabelle Rolland. Marie qui défait les nœudsd’un miracle conjugal à une dévotion universelle. Paris, MDN productions, 2022

(1) Jean-Paul II, exhortation apostolique Reconciliatio et paenitentia, préambule

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

22.05.2022 – SAINTE DU JOUR

Ste Rita de Cascia

Ste Rita de Cascia

RELIGIEUSE († 1447)

Sainte Rita de Cascia 
Veuve puis religieuse 
(1381-1447)

Rita naît vers 1381 près de Cascia en Ombrie, au cœur d’une époque troublée marquée par la guerre entre partisans du Pape et de l’Empereur. Chaque village est divisé. Les parents de Rita sont surnommés les ‘porte-paix’ du Christ, jouant un rôle de médiation entre clans rivaux. Cet exemple, Rita ne l’oubliera pas, elle le prolongera par toute une vie de douceur et d’extraordinaire patience dans l’adversité.

Vers l’âge de treize ans, elle commence à penser à la vie religieuse. Ses parents préfèrent la marier à un homme riche, mais au caractère brutal. Rita s’incline, se disant qu’elle n’est sans doute pas digne de la vie consacrée. Elle souffre en silence, ajoutant des jeûnes fréquents pour la conversion de Paolo di Fernando, son mari. Elle est si douce que ses voisins la surnomment « la femme sans rancune ». Enceinte, elle donne naissance à deux jumeaux. Paolo finit alors par s’amadouer et le ménage connaît un temps de bonheur.

Or un soir d’hiver 1416, Paolo tombe dans une embuscade. Quand Rita arrive, il est déjà mort, mais un témoin atteste qu’il s’est tourné vers Dieu. Les jumeaux, eux, ne rêvent que de venger leur père. Rita redouble de prière, demandant même au Seigneur qu’ils meurent en pardonnant plutôt que de vivre dans la vengeance. Quelques mois après, ses fils sont emportés par une épidémie de peste, non sans avoir demandé pardon à leur mère.

Devenue veuve, Rita va pouvoir réaliser sa vocation, non sans mal ! Elle frappe à la porte des Augustines de Cascia, mais l’abbesse lui refuse l’entrée, l’ordre interdisant l’accueil des veuves. Rita insiste et finalement est admise, à condition de parvenir d’abord à réconcilier les deux clans, celui de son mari et celui de son assassin. Elle y parvient, contre toute attente ! Elle restera quarante ans religieuse, se dévouant au service des pauvres.

Un Vendredi saint, après un carême prêché par un Franciscain, elle demande à être configurée au Christ. Elle recevra, sur le front, dans une extase, un des stigmates de la Passion qui ne la quittera plus, sauf durant le pèlerinage du Jubilé à Rome pour rendre grâce de la cessation des guerres dans le pays. Ses dernières années, elle les passe en recluse, ne recevant plus que l’Eucharistie pour toute nourriture.

À sa mort, vraisemblablement en 1447, le peuple de Cascia la proclame sainte, bien avant l’Église officielle. Elle sera béatifiée en 1627 ou 1628 par le pape Urbain VIII et canonisée en 1900 par le pape Léon XIII. Son corps, intact, repose dans la basilique de Cascia et attire des pèlerins du monde entier, venus implorer son intercession.

Demandons-lui aujourd’hui qu’elle nous communique sa capacité à pardonner, sa douceur évangélique et, dans la contemplation du Christ, la force d’un amour invincible, pour Dieu et pour nos frères. Avec elle, soyons sûrs qu’il n’y a pas de cause désespérée pour celui qui croit, et plus encore pour celui qui aime en Dieu, car à Dieu, rien n’est impossible !

Sainte Rita priez pour nous !

22.05.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,23-29.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »


Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

carmélite, docteur de l’Église

Les Relations, 54 et 56 (OC; trad. Mère Marie du Saint-Sacrement, o.c.d.; Éds du Cerf 1995, p. 421 et 422; rev.)

« Si quelqu’un m’aime … nous viendrons chez lui ; nous irons demeurer auprès de lui »

J’étais une fois profondément recueillie dans la divine compagnie que j’ai toujours en mon âme ; Dieu me paraissait tellement présent en moi que je songeais à cette parole de saint Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Et en effet, il me semblait que le Dieu vivant habitait réellement dans mon âme. Cette présence est différente de certaines visions que j’ai eues : elle donne une telle force à la foi que l’on ne peut aucunement douter que la Trinité est en notre âme par présence, par puissance et par essence. L’âme retire un immense profit de l’intelligence de cette vérité. Comme j’étais saisie d’effroi en voyant une si haute Majesté présente dans une créature aussi basse que mon âme, j’entendis ces paroles : « Ton âme n’est pas basse, ma fille, car elle est faite à mon image » (Gn 1,27). (…) Jouissant un jour de la présence des trois Personnes que je porte en mon âme, la lumière dans laquelle je les voyais en moi était si vive, qu’il n’y avait aucun doute que ce ne soit là le Dieu vivant, le vrai Dieu. (…) Je songeais combien la vie est amère, puisqu’elle nous empêche de nous tenir toujours en cette si admirable compagnie. (…) Et le Seigneur m’a dit : « Ma fille, après cette vie, tu ne pourras plus me servir de la même manière que maintenant. Alors, que tu manges ou que tu dormes, quoi que tu fasses, fais-le par amour pour moi, comme si tu ne vivais plus toi-même, mais moi en toi. C’est là ce que disait saint Paul » (Ga 2,20).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,1-2.22-29.

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »

Psaume 67(66),2-3.5.7-8.

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

Livre de l’Apocalypse 21,10-14.22-23.

Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :
elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël.
Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident.
La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.
Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau.
La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau.