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Linsa, Mary, Hedwig, Beena et Lisbetha, sœurs dans la vie et dans la foi !

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Fides

Comme les cinq doigts de la main, Linsa, Mary, Hedwig, Beena et Lisbetha sont cinq sœurs d’une fratrie de sept enfants qui a grandi dans une famille catholique du Bangladesh. Un lien filial doublé d’une vocation commune, les cinq sœurs étant toutes devenues… religieuses !

Dans la paroisse de Doripara à Gazipur, une ville près de la capitale Dacca au centre du Bangladesh, cette histoire est connue de tous. Car ce n’est pas tous les jours qu’on croise une famille dont les cinq filles sont religieuses ! Cinq sœurs d’une fratrie de sept devenues religieuses, mais toutes dans des congrégations différentes. Au Bangladesh, sœur Linsa vit à Khulna, où elle est supérieure d’une communauté. Sœur Mary Supriti Rozario travaille en tant que directrice de la Bottomley Home Girls’ High School dans la capitale, à Dacca. La sœur aînée, sœur Hedwig Rozario, était supérieure à Suihari et a récemment terminé son mandat tandis que sœur Beena est aujourd’hui supérieure générale de sa congrégation religieuse. Enfin, sœur Lisbetha est quant à elle missionnaire au Congo, où elle est supérieure de la congrégation des Missionnaires de la Charité. Reste leur nièce, sœur Lawrensa Rozario, qui travaille comme directrice adjointe d’un lycée de filles à Dhaka.

Toutes à des endroits différents donc, mais toutes unies néanmoins. « Dans la vie religieuse, nous sommes parfois confrontées à des peines et à des défis, alors nous restons en communion, nous partageons les joies et les souffrances en nous aidant mutuellement à grandir spirituellement, notamment grâce à un groupe privé Facebook », confie ainsi sœur Beena. 

Aimer Dieu n’est jamais une perte de temps

Quand on demande aux sœurs d’où viennent leurs vocations, toutes évoquent avec émotion leurs parents, décédés il y a plusieurs années, qui, dans leur simplicité, leur ont laissé un héritage : « Aimer Dieu et son prochain n’est jamais une perte de temps. » Leur père était chef de village et flûtiste et leur mère était femme au foyer. « Nos parents ont toujours mis Dieu en premier », racontent-elles. « Notre mère était une femme très pieuse, notre père aussi. Ils nous ont appris à faire confiance à Dieu. Sans la prière du soir, nous ne pouvions pas dîner. Notre mère nous a parlé un jour de l’exemple de sainte Thérèse de Lisieux, dont les quatre sœurs l’ont précédée ou suivie dans le choix de la vie consacrée. Et elle disait que le Seigneur nous appelle aussi à la consécration aujourd’hui. »

Mes sœurs aînées m’ont montré une vie simple et sainte et, surtout, une vie heureuse. 

Sœur Mary Supriti, la plus jeune, raconte encore : « Dans notre famille, pendant mon enfance, il y avait une atmosphère de prière. Nos parents nous ont incités à être toujours proches de Jésus. Le soir, nous priions tous ensemble le chapelet. Le lien familial m’a beaucoup aidé dans ma vocation. » Elle ajoute : « Mes sœurs aînées m’ont montré une vie simple et sainte et, surtout, une vie heureuse. Leur travail, bienveillant et charitable envers les autres, m’a attiré et je me suis aussi décidé pour la vie religieuse. » En tant que petite dernière, Mary Supriti aimait beaucoup son père et vice versa. « Mon père a souffert de la séparation lorsque j’ai moi aussi quitté notre maison, mais il ne m’a pas empêchée de le faire ». « Ne faites rien qui puisse nous faire honte », disait-il encore à ses filles. « Aujourd’hui, nous sommes toutes heureuses et nous profitons de notre vie consacrée, en portant dans nos cœurs les enseignements de nos parents, en particulier la confiance en Dieu à tout moment, dans notre vie quotidienne », concluent les cinq religieuses.

Quant au curé de la paroisse de Doripara, le père Kajol Joachim, il se réjouit de pouvoir raconter l’histoire étonnante de cette famille, précisant que sur une population de 3.500 catholiques dans sa paroisse, il y a six prêtres, 10 frères religieux et 49 religieuses. « Le fait qu’il y ait six religieuses d’une même famille est, bien sûr, un fait extraordinaire. Je crois que les parents ont joué un rôle fondamental, en élevant les enfants avec l’amour de Dieu comme principal aliment », analyse-t-il.

Source : ALETEIA.ORG, le 6 février 2023

« Je ne veux plus faire route sans Marie ! »

« Je ne veux plus faire route sans Marie ! »

Nous avions prévu de partir en famille à Medjugorje(1) (Bosnie Herzégovine) cette année 2004, puis ce périple s’est avéré un peu compliqué à organiser. Heureusement, une amie m’a dit qu’elle partait à Medj avec un groupe, un certain « club medj »… Les choses ont été ensuite très vite, et me voilà quelques semaines plus tard, dans ce bus en direction de Medj, avec deux amis.

Le trajet commence, les présentations se font. Nous arrivons donc à Medj. A l’annonce du programme, mon sourire s’est quelque peu estompé quand on nous a proposé de prier le chapelet dès notre arrivée ! Moi et le chapelet, ça faisait vraiment 10 000 avant de partir, j’arrivais laborieusement à prier une dizaine… Mais je me suis dit qu’il fallait jouer le jeu ! Eh bien jamais le temps n’est passé aussi vite ! Autant vous dire que Marie nous prend par la main dès que nous arrivons.

Les jours passaient, et j’avoue que tout n’était pas  tout rose. Certains enseignements remuent parfois un passé douloureux, et on se dit alors qu’on préférerait être à Paris, chez soi, bien tranquille, à regarder un DVD ! Mais même si on prend parfois de grosses claques là-bas, on comprend vite que Marie se sert de tout cela pour nous faire avancer dans un chemin de guérison. Et jamais on ne se sent seul, tout d’abord parce qu’on trouve toujours un endroit pour aller prier, mais aussi parce que toute l’équipe qui encadre le pèlerinage assure vraiment ! Ils sont tous d’une disponibilité incomparable ! On rencontre des personnes qui deviennent vraiment des frères et sœurs !

Puis le « pélé » se termine, le retour dans le monde est parfois assez difficile, mais Marie ne nous lâche pas la main !

On ne ressort pas indifférent d’un tel pèlerinage. On reçoit beaucoup de grâces en y allant, mais on en reçoit aussi beaucoup à notre retour. Souvent on ne sait pas pourquoi on y va, mais si on se retrouve là, c’est tout simplement parce que notre chère Maman du Ciel nous y invite. Difficile de résumer une semaine si riche en quelques lignes, mais une chose est sûre : pour ma part, j’ai découvert Marie et ne veux plus faire route sans elle !

Anne Laure

www.clubmedj.com

(1) Lieu d’apparition mariale en Bosnie Herzégovine depuis 1981 qui voit chaque année des millions de pèlerins affluer du monde entier.

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

07.02.2023 – SAINT DU JOUR

St Gilles Marie de Joseph

St Gilles Marie de Joseph

RELIGIEUX O.F.M. († 1812)

Saint Égide Marie de Saint Joseph 
Religieux o.f.m.

Égide Marie de Saint Joseph (au baptême : Francesco Antonio Domenico Pasquale Postillo), né à Tarente (Italie) le 16 novembre 1729, expérimenta la pauvreté depuis son enfance.

Bientôt, il fut amené à apprendre le double et dur métier de ses parents devenant lui aussi un excellent « cordier » et un expert « feutrier ». 

À dix-huit ans, orphelin de père, il devient le seul soutien de sa pauvre famille. La foi chrétienne sincère, que son père et sa mère lui avaient transmise, l’aida à dépasser toute difficulté et à toujours avoir confiance en la bonne Providence du Père céleste. 

En février 1754, réalisant ce qui fut toujours son inspiration, à savoir : « pouvoir penser et travailler seulement pour le Seigneur », après avoir pourvu comme il fallait aux besoins de la famille, il fut accepté parmi les Frères mineurs « Alcantarins » de la Province de Lecce. 
II fut initié à la vie franciscaine dans le couvent de Galatone (Lecce). Là, le 28 février 1755, dans les mains du Ministre provincial Frère Damien de Jésus et Marie, il fit sa profession religieuse.

Depuis le mois de février 1755 et jusqu’à la fin de mai 1759, il demeura dans le couvent de Squinzano (Lecce) s’adonnant à la tâche de cuisinier de la Fraternité.

Après un bref séjour dans le couvent de Capurso (Bari), au mois de mai 1759, le Frère Égide Marie fut destiné à Naples, où les Frères Mineurs Alcantarins de Lecce avaient un petit Hospice, celui de San Pasquale (Pascal) à Chiaia, élevé pendant le chapitre de 1759, au rang de « Gardiennat».

À Naples il demeurera presque cinquante-trois ans, c’est-à-dire jusqu’au jour de sa mort, occupant au fur et à mesure les charges de cuisinier, de concierge et de quêteur, édifiant tous, et en particulier les pauvres, qui accouraient nombreux au couvent de Chiaia pour recevoir du Frère Égide Marie une aide ou un mot de consolation.

Avec sollicitude franciscaine et charité active le Bienheureux consacra ses énergies au service des derniers et des souffrants, s’insérant profondément dans le tissu de la ville parthénopéenne qui, dans ces années difficiles, expérimentait de très fortes tensions sociales et de scandaleuses formes de pauvreté, à cause des événements politiques qui impliquèrent ce qui était alors le Royaume de Naples et n’épargnèrent même pas l’Église et ses Pasteurs.
Très nombreux furent les prodiges qui accompagnèrent sa mission de bien  de Frère Égide Marie, jusqu’à lui mériter, de son vivant, l’appellation populaire de : « Consolateur de Naples ».

Entouré d’une grande et vaste réputation de sainteté, Frère Égide Marie accueillit avec joie le Roi de gloire, à 12 heures le 7 février 1812.

Le Bx Pie IX (fête aussi aujourd’hui) déclara l’héroïcité de ses vertus le 24 février 1868. 

Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le déclara bienheureux le 4 février 1888.

Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) l’éleva à la gloire des autels, le 3 juin 1996.

Pour un approfondissement biographique :

>>> Ègide Marie de Saint Joseph

St Gilles Marie de Joseph priez pour nous !

07.02.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,1-13.

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit : ‘Honore ton père et ta mère.’ Et encore : ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.’
Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont ‘korbane’, c’est-à-dire don réservé à Dieu”,
alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ;
vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n°7,15-16 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 123)

« Honore ton père et ta mère » (Ex 20,12)

En honorant le Père céleste, nous honorons aussi nos pères selon la chair : car le Seigneur lui-même l’a clairement ordonné dans la Loi et les Prophètes : « Honore ton père et ta mère, afin d’être heureux et de vivre longtemps sur la terre » (Ex 20,12). Que ce commandement soit entendu en particulier de ceux d’entre vous qui ont père et mère. Les enfants, obéissez à vos parents en toutes choses car c’est une pratique qui plaît au Seigneur. Le Seigneur en effet n’a pas dit : « Celui qui aime père ou mère n’est pas digne de moi » (Mt 10,37) : que ton ignorance ne te fasse pas mal interpréter cette bonne prescription, mais il a ajouté ceci : « Plus que moi. » Car lorsque les pères d’ici-bas sont d’un avis opposé au Père des cieux, alors il faut obéir à la parole divine. Mais quand ils ne s’opposent en rien à notre pitié, c’est se laisser emporter par l’ingratitude et oublier leurs bienfaits à notre égard que de les mépriser. (…) La première des vertus des chrétiens est la pitié : honorer les parents, revaloir leurs peines à ceux qui nous ont donné la vie, et selon notre pouvoir leur procurer la paix ; quand bien même en effet nous leur rendrions quantité de leurs bienfaits, pourtant au grand jamais nous ne pourrons à notre tour leur donner la vie. De leur côté, s’ils jouissent grâce à nous de la paix, ils nous fortifieront des bénédictions que le trompeur Jacob arracha par la ruse. Que le Père des cieux ayant pour agréable notre bonne volonté nous juge dignes de briller comme le soleil en compagnie des justes, dans le royaume de notre Père à qui est la gloire avec le Seul-engendré et Sauveur Jésus Christ, avec le saint et vivificateur Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

LECTURES :

Livre de la Genèse 1,20-31.2,1-4a.

Quand il créa le ciel et la terre, Dieu dit encore : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. »
Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour.
Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement.
Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.
Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite.
Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.

Psaume 8,4-5.6-7.8-9.

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.