« L’amour du Christ est une priorité à donner aux musulmans » (III)

« L’amour du Christ est une priorité à donner aux musulmans » (III)

Née en Algérie dans une famille musulmane, Nadia Piccarreta s’est convertie à la foi catholique. Elle veut réveiller tous les baptisés de France et nous exhorte à retrouver nos racines chrétiennes : « L’amour du Christ est une priorité à donner aux musulmans. »

B.V. Mi-avril, le Pape s’est rendu en Algérie, pays dans lequel vous êtes née. Qu’attendez-vous de ce voyage ?

N. P. Lorsqu’il était cardinal, Mgr Robert Francis Prevost s’est rendu en Algérie à deux reprises. Il a dit : « Je suis américain par mon passeport, mais algérien par mon âme. Et d’ajouter : Annaba ne m’a jamais quitté, et je ne l’ai jamais quitté. Je suis fils d’Augustin. » Le pape Léon XIV a répété ces phrases au moment de son intronisation.

Il y a trente ans, certains se souviennent de cette décennie noire : la guerre civile en Algérie a touché des milliers de victimes. Parmi elles, de nombreux intellectuels, journalistes, médecins, professeurs, enseignants ont été la cible de ce massacre. Ils étaient musulmans. L’Église d’Algérie a perdu Mgr Pierre Claverie, les moines de Tibhirine et tant d’autres chrétiens. Le pape Léon XIV s’est rendu sur la terre de saint Augustin.

Autrefois, l’Algérie était une terre chrétienne. Dieu nous a donné un Pape pour notre époque, c’est un signe d’espérance, un signe de paix pour ce pays musulman. Ce que j’attends du Pape, c’est qu’il réveille l’Église d’Algérie, tout le clergé doit se mettre au travail de l’annonce de l’Évangile. L’Algérie a une population jeune qui ignore l’histoire de ce grand saint Augustin, ce peuple est assoiffé de vérité.

L’amour du Christ et de Marie est une priorité à donner aux Musulmans. La venue du Pape est l’occasion de faire retentir toutes les cloches des églises d’Algérie, ainsi que les églises de tous les villages. Les cloches ont un grand pouvoir ! L’Église d’Algérie renaîtra. N’oublions pas que l’Algérie est sous la bonne garde de Notre Dame d’Afrique (1) dont la Basilique s’élève sur une colline dominant Alger.

(1) Notre Dame d’Afrique, à Alger, est la Sainte patronne de l’Afrique

bvoltaire.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

18.06.2026 – SAINT DU JOUR

Saints Marc et Marcellien
Martyrs
(† v. 286)

Marc et Marcellien étaient frères et issus d’une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse. Arrêtés sous l’empereur Dioclétien, ils furent jetés dans une prison ; après quelques interrogatoires qui démontrèrent leur fermeté dans la foi, Chromace, préfet de la ville, les condamna à avoir la tête tranchée, après un délai de trente jours.

Les deux frères furent alors transportés dans la maison de Nicostrate, greffier du préfet et leur gardien. Tranquillin, leur père, Marcie, leur mère, leurs femmes et leurs jeunes enfants vinrent tour à tour se jeter à leurs pieds, les arroser de larmes, et leur adresser les paroles les plus capables de toucher leur cœur. Les généreux martyrs, attendris par ce spectacle si touchant, commençaient à joindre leurs larmes à celles de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants, et il y avait à craindre que l’amour ne fît faillir ceux que les supplices avaient trouvés invincibles.

Saint Sébastien, capitaine de la première compagnie des gardes de l’empereur, toujours vigilant à soutenir le courage des martyrs, ne craignit pas de s’exposer lui-même à la mort en rappelant aux deux frères les saints enseignements de la foi, les espérances immortelles de l’autre vie, les châtiments des apostats. Ses paroles ranimèrent la générosité des deux martyrs ; elles opérèrent même un changement dans le cœur de tous ceux qui étaient présents. Sébastien ayant rendu à Zoé, femme du greffier Nicostrate, l’usage de la parole, qu’elle avait perdu depuis six ans, ce changement devint une complète conversion. Zoé, Nicostrate, Tranquillin, Marcie, les épouses et les enfants des deux martyrs, bientôt le préfet Chromace lui-même, reçurent le saint baptême et versèrent leur sang pour la foi.

Quant à Marc et Marcellien, ils comparurent devant un nouveau juge, qui, après avoir employé inutilement toutes les flatteries et toutes les menaces pour les ébranler, les fit clouer à un poteau, où ils demeurèrent vingt-quatre heures, louant et bénissant Dieu. Après un jour et une nuit, encore pleins de vie et témoignant toujours la même joie et le même courage, ils furent percés à coups de lance.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saints Marc et Marcellien priez pour nous !

Le martyr de Marc et Marcellin, Manuscrits, Français, 1463

18.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15. 

En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.

Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Cassien (v. 360-435)

fondateur de monastère à Marseille

De la prière, XXI ; SC 54 (Conférences VIII-XVII; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 58-59)

Donnez-nous notre pain !

« Donnez-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel, epiousion* » (Mt 6,11), et, selon un autre évangéliste, « notre pain quotidien » (Lc 11,3). Le premier qualificatif exprime sa noblesse et le caractère de sa substance, qui l’élèvent au-dessus de toute substance, et font qu’il dépasse par sa sublime grandeur et sainteté toutes créatures. Le second exprime l’usage qu’il en faut faire et son utilité : le mot « quotidien » montre que sans ce pain, nous ne pouvons vivre un seul jour de la vie spirituelle. Quant au mot « aujourd’hui », il montre qu’il faut s’en nourrir tous les jours, et qu’il ne suffirait pas de l’avoir reçu hier, s’il ne nous était pareillement donné aujourd’hui. Que le besoin quotidien que nous en avons nous soit un avertissement de faire en tout temps cette prière ! Il n’est pas de jour où il ne nous soit nécessaire de manger ce pain, pour fortifier le cœur de notre homme intérieur. Mais « aujourd’hui » peut s’entendre également de la vie présente : « Tandis que nous sommes de ce monde, donnez-nous ce pain. Nous savons que vous le donnerez aussi dans le monde à venir à ceux qui l’auront mérité. Mais nous vous prions de nous l’accorder dès aujourd’hui, parce que celui qui ne l’aura pas reçu en cette vie, ne saurait y avoir part dans l’autre. » * translitération de la parole grecque utilisée dans l’évangile

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 48,1-14. 

Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche.
Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre.
Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu.
Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ?
Toi qui as réveillé un mort et, par la parole du Très-Haut, l’as fait revenir du séjour des morts ;
toi qui as précipité des rois vers leur perte, et jeté à bas de leur lit de glorieux personnages ;
toi qui as entendu au Sinaï des reproches, au mont Horeb des décrets de châtiment ;
toi qui as donné l’onction à des rois pour exercer la vengeance, et à des prophètes pour prendre ta succession ;
Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ;
toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob…
heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie.
Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon, Élisée fut rempli de son esprit, et pendant toute sa vie aucun prince ne l’a intimidé, personne n’a pu le faire fléchir.
Rien ne lui résista, et, jusque dans la tombe, son corps manifesta son pouvoir de prophète.
Pendant sa vie, il a fait des prodiges ; après sa mort, des œuvres merveilleuses.

Psaume 97(96),1-2.3-4.5-6.7.10ab. 

R/ Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! (Ps 96, 12a)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent, 
justice et droit sont l’appui de son trône.

Devant lui s’avance un feu 
qui consume alentour ses ennemis.
Quand ses éclairs illuminèrent le monde, 
la terre le vit et s’affola.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, 
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! 
À genoux devant lui, tous les dieux !
Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur,
car il garde la vie de ses fidèles.