Le chapelet est ma vie

Le chapelet est ma vie

Le chapelet est ma vie,

Un lien entre le Ciel et la Terre.

Le Père tout-puissant si lointain ;

Mais il y a la main de la mère à saisir. 

Le Notre Père relie la création avec la divinité,

Avec des mots qui nous viennent de son Fils,

Pater Noster, Padre Nostro, Notre Père ;

Le défi de la vie qu’il nous faut conquérir.

Les Ave Maria se répètent en rythme

Comme un cœur qui bat et fait

Subitement circuler mon âme ;

Cette révélation fait respirer mon être.

Notre vie mortelle se laisse former par

Les bras d’une Mère aimante

Qui soutient notre spiritualité

Et nous fait renaître d’en haut. 

Damien Gilmartin

2020 – Poème écrit par un lecteur d’Une Minute avec Marie (composé en allemand)

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Le chapelet est ma vie

Le chapelet est ma vie

Le chapelet est ma vie,

Un lien entre le Ciel et la Terre.

Le Père tout-puissant si lointain ;

Mais il y a la main de la mère à saisir. 

Le Notre Père relie la création avec la divinité,

Avec des mots qui nous viennent de son Fils,

Pater Noster, Padre Nostro, Notre Père ;

Le défi de la vie qu’il nous faut conquérir.

Les Ave Maria se répètent en rythme

Comme un cœur qui bat et fait

Subitement circuler mon âme ;

Cette révélation fait respirer mon être.

Notre vie mortelle se laisse former par

Les bras d’une Mère aimante

Qui soutient notre spiritualité

Et nous fait renaître d’en haut. 

Damien Gilmartin

2020 – Poème écrit par un lecteur d’Une Minute avec Marie (composé en allemand)

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

23.04.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Georges
Tribun militaire, martyr 
(† v. 303)

Georges naquit en Cappadoce de mère chrétienne ; son éducation fut toute chrétienne. Jeune encore, il est réputé avoir combattu le paganisme et brisé des idoles dans les temples païens. C’est probablement cela qui donna naissance à la légende tardive transmise par Jacques de Voragine du combat contre le dragon.

Georges suivit la carrière des armes comme son père, et devint tribun militaire dans la garde impériale. Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, tous ses sujets furent instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l’empire. Cet ordre fut tout spécialement appliqué aux militaires : ce geste marquerait leur fidélité aux ordres impériaux.

Georges, alors à Lydda (aujourd’hui Lod en Israël), refusa. Sa noble audace lui mérita le reproche d’ingratitude et des menaces de mort. La légende raconte que Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l’empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens. 
– « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »
– « Je suis chrétien, dit Georges, je n’ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. » Il est alors battu de verges, puis il subit l’affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures. 

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l’empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l’engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent. 

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans n’en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l’athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :
– « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. » 

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d’ébranler le martyr par des flatteries : « Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges. On l’y conduit, croyant qu’il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d’Apollon, il fait le signe de la Croix et dit : « Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond : « Je ne suis pas Dieu ; il n’y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s’enfuit épouvanté, et l’empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Saint Georges est le saint patron des Cavaliers (arme blindée – cavalerie) et le saint protecteur des Scouts.

Saint Georges priez pour nous !

23.04.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,52-59. 

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

Acclamons et partageons la. parole de Dieu !

Jean 6 52 59aw

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grecHymnes 51, SC 196 (Hymnes III ; trad. J. Paramelle et L. Neyrand, éd du Cerf, 2003 ; p. 193-197 ; rev.)

« Celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jn 6,58)

De même que jadis la mer fendue par la baguette de Moïse et la manne descendue du ciel étaient seulement la figure et les symboles de la vérité, et rien d’autre, la mer, du baptême et la manne, du Sauveur , de même les choses dont nous parlons sont les symboles et la figure de ces réalités douées d’une transcendance et d’une gloire incomparables, dans la mesure où l’incréé transcende par nature ce qui est créé. Cette manne, en effet, qui est appelée « pain et nourriture des anges », qu’en ce temps-là les hommes mangèrent dans le désert, a cessé, a disparu et tous sont morts, oui, tous ceux qui en avaient mangé : car elle ne participait pas de la vraie vie tandis que la chair de mon Maître, étant divinisée et emplie de la vie, fais participer à la vie tous ceux qui la mangent, et les rend immortels. (…) Il a commencé par me dépouiller de la corruption et de la mort, par me rendre entièrement libre sensiblement et consciemment, et – mystère plus redoutable que tous les autres – il a fait de moi un nouveau ciel et a fixé sa demeure en moi, lui le Créateur de tout, faveur dont nul parmi les saints des anciens temps ne fut jugé digne. Jadis, en effet, il parlait par l’intermédiaire de l’Esprit divin et par l’opération de Celui-ci réalisait ses merveilles, mais jamais, au grand jamais, Dieu ne s’est substantiellement uni à personne avant que ne fut devenu homme le Christ mon Dieu : c’est Lui qui, ayant pris un corps, a donné son Esprit divin et, par lui, s’unit substantiellement à tous les croyants, et il se fait entre eux une union inséparable.

Dimanche 22 Juin 2014 - Paroisse de la Nativité - Chauffailles.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.

En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem.
Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »
Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,
et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.
Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.


Psaume 117(116),1.2.

Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !

1er mai 2020 – Evangile du jour – Centre Romand de l'Apostolat Mondial de  Fatima

Hong Kong : parmi les opposants lourdement condamnés par Pékin: cinq catholiques

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EyePress News / EyePress via AFP – Martin Lee, surnommé “le père de la démocratie” de Hong Kong.

Hong Kong : parmi les opposants lourdement condamnés par Pékin, cinq catholiques

Parmi les neuf militants hongkongais pro-démocratie condamnés début avril par Pékin pour leur rôle dans l’organisation d’une des plus grandes manifestations qui avait eu lieu en 2019, cinq d’entre eux sont catholiques. 

C’est dans une relative indifférence de la communauté internationale que le jugement est tombé début avril. Neuf militants historiques de l’opposition à Pékin ont été condamnés pour leur rôle dans l’organisation d’une des plus grandes manifestations qui avait eu lieu à Hong Kong lors de la crise politique de 2019. Rassemblant près de deux millions de personnes, cette manifestation, bien que pacifique, n’avait pas été autorisée. Ces sanctions ne font qu’illustrer la répression implacable que mène la Chine à Hong Kong. Parmi ces militants, cinq d’entre eux, au-delà de leur opposition marquée à Pékin, n’ont jamais hésité à témoigné de leur foi chrétienne.

Il participe à la messe tous les matins dans l’église Saint-Joseph, en plein centre-ville et s’occupe souvent des lectures.

À l’instar de l’avocat Martin Lee, surnommé “le père de la démocratie” car il est le corédacteur de la Constitution de cette région semi-autonome. Ce catholique pratiquant a été condamné à onze mois d’emprisonnement. Âgé de 82 ans, sa peine est néanmoins assortie de sursis. « Pour les catholiques, c’est un personnage familier », a écrit à son sujet le père Gianni Criveller de l’Institut pontifical des missions étrangères, dans un vibrant portrait publiésur Mondo e Missione, la revue des Missions étrangères de Paris (MEP). « Il participe à la messe tous les matins dans l’église Saint-Joseph, en plein centre-ville et s’occupe souvent des lectures ». Le prêtre, qui a vécu 27 ans en Chine, rappelle également que Martin Lee a figuré pendant des décennies « parmi les conseillers les plus appréciés du diocèse, souvent invité à s’adresser aux prêtres, aux diacres et aux laïcs sur des thèmes brûlants de l’actualité ».

La parlementaire Cyd Ho, âgée de 66 ans, a été quant à elle condamnée à huit mois de prison. « Elle m’avait dit pendant une manifestation que quand elle était enfant, elle avait été baptisée par un missionnaire des MEP », reprend le prêtre dans son hommage. L’intellectuelle Margaret Ng, catholique elle aussi et condamnée à une peine de prison avec sursis, s’était exprimée la nuit du 1erjuillet 1997 (jour de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, ndlr) au côté de Martin Lee depuis le balcon du Parlement. Lors de sa déclaration elle avait évoqué Thomas More, patron des politiques. « J’ai travaillé au service de l’État de droit. Je sais que saint Thomas More est le saint patron des hommes de loi. Il a été jugé pour trahison parce qu’il n’avait pas plié la loi à la volonté de son roi », avait-elle déclaré. « Ses dernières paroles célèbres sont bien connues, je me permettrai juste de les adapter quelque peu pour les faire miennes : ‘Je suis une servante de la loi, mais avant tout du peuple. Parce que la loi doit être au service du peuple et non le peuple au service de la loi’ ».

Autre figure chrétienne condamnée : l’ancien député et leader syndicaliste – il est secrétaire général de la Confédération Syndicale de Hong Kong (HKCTU) – Lee Cheuk-yan, 64 ans. « Son épouse Elizabeth Tang a été « adoptée » quand elle était encore une petite orpheline, ainsi que ses deux sœurs, par le père Adelio Lambertoni, originaire de Velate (Italie), où les époux Lee se rendaient chaque année pour prier près de la tombe du missionnaire », reprend le père Gianni Criveller. Baptisé dans l’Église anglicane, Cheuk-Yan fréquente avec son épouse et sa fille la paroisse catholique de leur quartier et la maison des MEP. La vie des époux Elizabeth et Lee Cheuk-Yan a été entièrement consacrée à la justice sociale, motivée par leur foi chrétienne.

On retrouve enfin, bien sûr, sur le banc des condamnés, le magnat de la presse Jimmy Lai. Septuagénaire, il n’a jamais cessé de témoigner de son hostilité à la Chine. Né à Canton, il est arrivé à Hong Kong à l’âge de 12 ans comme passager clandestin d’un bateau. Il s’est converti au christianisme à l’âge adulte et a été baptisé à la fin des années 1990 par le cardinal Joseph Zen. Il aurait réalisé des dons à hauteur de 20 millions de dollars en faveur du cardinal afin de soutenir l’Église catholique dite « souterraine » (non-officielle) de Chine. Le fondateur d’Apple Daily, le journal le plus populaire de Hong Kong, a également confié que son combat pour la démocratie et la liberté était enracinée dans sa foi chrétienne. Emprisonné depuis janvier, il a été condamné à 14 mois de prison.

Lors d’un autre jugement rendu le 13 avril Joshua Wong, 24 ans, jeune figure du mouvement pour la démocratie à Hong Kong, a été condamné à quatre mois de prison pour avoir participé en octobre 2019 à un rassemblement interdit et enfreint la loi proscrivant de dissimuler son visage pendant les manifestations. Cette nouvelle peine va prolonger celle de 13 mois et demi de prison prononcée à son encontre en fin d’année dernière pour l’organisation d’un rassemblement interdit en juin 2019, qu’il est en train de purger. Protestant et animé par ses convictions, il a partagé à plusieurs reprises sa détermination sans faille. « Il ne s’agit pas de savoir si nos choix sont faciles ou pas, mais s’ils sont justes ou injustes », avait-il martelé. « Se battre pour préserver la démocratie sous un régime chinois autoritaire est une obligation, nous n’avons pas le choix. »

Source: ALETEIA, le 22 avril 2021

Journée de la terre: «Nous n’avons plus le temps d’attendre»

Un iceberg flottant au Groenland, en août 2019. Un iceberg flottant au Groenland, en août 2019.   (AFP or licensors)

Journée de la terre: «Nous n’avons plus le temps d’attendre»

A l’occasion de la journée de la terre célébrée chaque année le 22 avril, le Pape François a enregistré un message vidéo dans lequel il invite à agir avec efficacité contre la destruction de la planète. 

Le Pape François a enregistré un bref message en espagnol à l’occasion du sommet des chefs d’État sur le climat organisé en visioconférence sous la conduite du président américain Joe Biden. Saluant une initiative qui lui semble «heureuse» dans le cadre de la préparation de la COP26 de Glasgow en novembre prochain, le Pape souligne surtout qu’elle doit pousser les responsables politiques à «prendre en charge le soin de la nature, de ce don que nous avons reçu et que nous devons soigner, cultiver et faire progresser».

Le contexte de crise post-pandémique, dont, comme toute crise, nous ne sortirons pas comme avant mais «meilleurs ou pires», accentue cette responsabilité. «Notre souci est de faire en sorte que l’environnement soit plus propre, plus pur et préservé. Et de prendre soin de la nature pour qu’elle puisse prendre soin de nous. Je vous souhaite de réussir dans cette belle décision de vous rencontrer, d’aller de l’avant et je vous accompagne», conclut le Pape François.

L’urgence de la conversion écologique

Célébrée le 22 avril depuis 1970, la Journée de la Terre est une nouvelle occasion pour rappeler l’urgence climatique et mobiliser pour protéger la planète. Dans un autre message vidéo, le Pape François revient sur la nécessaire conversion écologique à chacun est appelé et rappelle combien la pandémie de Covid-19 s’est rajoutée à la crise écologique. Ces «deux catastrophes mondiales» explique le Saint-Père, nous montrent qu’il n’y a pas de temps à perdre face à ces défis. «Si nous n’en sortons pas meilleurs, nous sommes sur la voie de l’autodestruction» avertit-il dans ce message.

Voici la retranscription complète de ce message vidéo:

«Frères et sœurs,

En cette commémoration de la Journée de la Terre, il est toujours bon de se rappeler des choses que nous nous sommes dites pour qu’elles ne tombent pas dans l’oubli. Depuis quelque temps, nous sommes de plus en plus conscients que la nature mérite d’être protégée, ne serait-ce que parce que les interactions de l’homme avec la biodiversité de Dieu doivent se faire avec le plus grand soin et le plus grand respect: prendre soin de la biodiversité, prendre soin de la nature. Et tout cela dans cette pandémie, nous avons appris tellement plus. Cette pandémie nous a également montré ce qui se passe lorsque le monde s’arrête, fait une pause, ne serait-ce que pour quelques mois. Et l’impact que cela a sur la nature et le changement climatique, avec une force, d’une manière tristement positive, n’est-ce pas, c’est-à-dire que cela fait des dégâts.  

Et cela nous montre que la nature globale a besoin de nos vies sur cette planète.  Elle nous concerne tous, même si c’est sous des formes très différentes et sans équivoque; elle nous en apprend donc aussi davantage sur ce que nous devons faire pour créer une planète juste, équitable et écologiquement sûre. 

En bref, la pandémie de Covid nous a appris cette interdépendance, ce partage de la planète. Et les deux catastrophes mondiales, le Covid et le climat, montrent que nous n’avons plus le temps d’attendre.  Que le temps presse et que, comme l’a montré le Covid-19, oui nous avons les moyens de faire face à cette perte. Nous en avons les moyens. Il est temps d’agir, nous sommes à la limite.

Je voudrais répéter un vieux dicton espagnol: « Dieu pardonne toujours, nous les hommes pardonnons de temps en temps, la nature ne pardonne plus ». Et lorsque cette destruction de la nature est déclenchée, il est très difficile de l’arrêter. Mais nous sommes toujours dans le temps. Et nous serons plus résilients si nous travaillons ensemble plutôt que seuls. L’adversité que nous vivons avec la pandémie, et que nous ressentons déjà dans le changement climatique, doit nous inciter, nous pousser à l’innovation, à l’invention, à la recherche de nouvelles voies. On ne sort pas d’une crise de la même façon, on en sort meilleur ou pire. Tel est le défi, et si nous n’en sortons pas meilleurs, nous sommes sur la voie de l’autodestruction. 

Puissiez-vous tous, et je me joins également à vous, [lancer] un appel à tous les dirigeants du monde pour qu’ils agissent avec courage, qu’ils agissent avec justice et qu’ils disent toujours la vérité aux gens, afin que les gens sachent comment se protéger de la destruction de la planète, comment protéger la planète de la destruction que nous déclenchons très souvent. 

Merci pour ce que vous faites, merci pour les bonnes intentions, merci pour le rassemblement de tous et la prospérité pour tous.»

Source: VATICANNEWS, le 22 avril 2021

Homélie du 4ème dimanche de Pâques – 25.04.2021

Par l’Abbé Jean Compazieu, le 18 avril 2021

“Jésus berger de toute humanité…”

Textes bibliques : Lire


À cause de cette page d’Évangile, c’est aujourd’hui la journée de prière pour les vocations. Le pape Paul VI l’a instituée en 1963 et l’a fixée au 4ème dimanche de Pâques. Quand nous parlons des vocations, nous pensons aux prêtres, aux religieux et religieuses qui prennent de l’âge. Mais dans les textes bibliques de ce dimanche, les lamentations stériles n’ont pas leur place. Le plus important, c’est de découvrir le Christ qui se présente à nous comme le bon berger.

Ce bon berger est un observateur attentif ; il connaît chacune de ses brebis ; aucune ne se ressemble ; elles sont toutes uniques. Qui que nous soyons, nous avons du prix à ses yeux. Cette conviction de foi doit nous conduire à l’action de grâce pour tout ce qui nous est donné. Cela signifie également que chacun a une vocation propre : tous les états de vie sont des vocations, non seulement les prêtres et les religieux, mais aussi le mariage, la présence au monde. Nous sommes tous appelés à une vocation particulière au service de tous. C’est ensemble, en communion avec toute l’Église que nous participons à la mission du Christ Bon Berger.

Dans un deuxième temps, le Christ nous dit que le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Il reste solidaire. Il ne les abandonne pas quand vient le loup, quand vient l’épreuve. Jésus expose sa vie pour protéger ses brebis. Il va jusqu’au bout en se donnant totalement à ceux qui viennent l’arrêter. Il donne sa vie pour le salut du monde. Lui-même nous l’a dit : “Ma vie, nul ne la prend mais c’est moi qui la donne”. Et quand nous chantons “Jésus Berger de toute humanité”, nous proclamons que nous voulons le suivre et lui donner la première place dans notre vie.

Enfin, le Bon Pasteur nous dit qu’il a d’autres brebis dans d’autres bergeries. Il s’en préoccupe ; il veut les rassembler toutes en un seul troupeau dans l’unité. Quand il dit cela, il ne pense pas seulement aux bons chrétiens ; il pense aussi à tous ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu, ceux et celles qui organisent leur vie sans lui et en dehors de lui ; il voit aussi ceux et celles qui combattent l’espérance chrétienne ou la tournent en dérision. Les uns et les autres sont connus et aimés de Dieu. Nous sommes envoyés dans ce monde tel qu’il est pour être les témoins et les messagers de cette bonne nouvelle.

Depuis la Pentecôte, les apôtres sont devenus les messagers de l’Évangile. Après la résurrection de Jésus, Pierre a connu une transformation très forte. Lui qui avait peur au moment de la Passion fait preuve d’une force merveilleuse. Il n’hésite pas à proclamer devant tous ses adversaires qu’en dehors de Jésus, il n’y a pas de salut. Ce n’est que grâce à lui que nous pouvons obtenir la vie nouvelle qui fait de nous des enfants de Dieu. C’est de cela que nous avons à témoigner tout au long de nos journées. Les évêques, les prêtres, les diacres, les laïcs sont tous donnés à l’Église et au monde comme le Christ notre berger. Nous ne sommes pas à notre compte mais à celui de Jésus qui nous appelle et nous envoie pour être les témoins de la Bonne Nouvelle de l’Évangile.

La lettre de saint Jean (2ème lecture) va dans le même sens. Nous sommes peut-être trop habitués à entendre que Dieu nous aime. C’est vrai que nous sommes devenus des enfants gâtés. Mais il nous faut imaginer le bouleversement de cette révélation d’amour a pu provoquer à l’époque. Elle s’adressait aux grandes cités de l’empire Romain, à des gens exploités et méprisés, à des mal-aimés de Corinthe et d’Éphèse. Pour eux c’était un véritable renversement. Le monde de l’amour n’avait rien à voir avec celui du pouvoir.

Ce qui est premier c’est cette révélation inimaginable d’un Dieu dont le nom est “Amour”. Nous y avons été plongés au jour de notre baptême. “Mes bien-aimés, voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés. Il a voulu que nous soyons enfants de Dieu”. C’est une expérience vraiment extraordinaire. Il s’agit moins d’aimer que de se savoir aimés par lui. Pour nous, cela a commencé au jour de notre baptême et cela se développe tout au long de notre vie. Un jour viendra où nous atteindrons la parfaite ressemblance avec le Fils de Dieu. “Nous luis serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est”. Il suffit de se laisser aimer.

Si nous allons communier au Corps et au sang du Christ c’est pour puiser à la source de cet amour qui est en Dieu, c’est pour entrer dans ce projet qui anime Jésus. Alors oui, nous te prions Seigneur : donne-nous force et courage pour rester fidèles à cette mission que tu nous confies.

Source: DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 18.04.2021

Messe pour la commémoration du génocide des Arméniens

Le cardinal Sandri ici lors d'une célébration au monastère de San Lazzaro, au large de Venise, en septembre 2018, avec la Congrégation arménienne mekhitariste. Le cardinal Sandri ici lors d’une célébration au monastère de San Lazzaro, au large de Venise, en septembre 2018, avec la Congrégation arménienne mekhitariste.  

Messe pour la commémoration du génocide des Arméniens

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, participera ce samedi à une messe pour le 106e anniversaire du début du génocide des Arméniens.

Le 24 avril de chaque année est la date de la mémoire arménienne, de ce que les Arméniens appellent « Medz Yeghern » et que la communauté internationale connaît comme «le premier génocide du XXe siècle».

Chaque année, le 24 avril, toutes les communautés arméniennes du monde se réunissent pour prier en mémoire d’un million et demi de martyrs.

La communauté arménienne de Rome fera de même avec une Sainte Messe en rite arménien, qui sera célébrée au Collège Pontifical Arménien, ce samedi 24 avril à 11h00, en présence du cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, et des représentations diplomatiques de la République d’Arménie auprès du Saint-Siège et de la République italienne.

La cérémonie sera présidée par Mgr Raphaël Minassian, archevêque des Arméniens catholiques d’Arménie, de Géorgie, de Russie et d’Europe orientale. L’homélie sera prononcée par le cardinal Leonardo Sandri.

À l’issue de la messe, un acte de commémoration aura lieu devant le Khachkar érigé à la mémoire des victimes du génocide arménien.

Source: VATICANNEWS, le 22 avril 2021

Les évêques d’Haïti appellent à intensifier les prières pour la libération des otages

L'église Saint-Antoine, où le prêtre français Michel Briand, l'un des otages, a été en mission pendant plusieurs années. Port-au-Prince, le 12 avril 2021.L’église Saint-Antoine, où le prêtre français Michel Briand, l’un des otages, a été en mission pendant plusieurs années. Port-au-Prince, le 12 avril 2021.  (ANSA)

Les évêques d’Haïti appellent à intensifier les prières pour la libération des otages

Dix jours après l’enlèvement de cinq prêtres et deux religieuses, ainsi que de trois laïcs en périphérie de Port-au-Prince, l’épiscopat haïtien demande dans un message trois journées de prière et de mobilisation, jusqu’à ce vendredi. 

Dans ce message daté du 20 avril, les évêques haïtiens appellent à une nouvelle grève de toutes les écoles catholiques, presbytérales, congréganistes, des universités et de toutes les autres institutions catholiques, à l’exception des hôpitaux et des centres de santé. Aucune activité donc, du 21 au 23 avril inclus, comme ce fut le cas déjà le 15 avril dernier.

Chapelet, messes, adoration du Saint-Sacrement

Les 21 et 22 avril, les prêtres sont appelés à continuer de célébrer la sainte Messe «afin d’implorer Dieu pour la libération des personnes enlevées, la conversion des ravisseurs, le salut d’Haïti». «Après l’homélie, nous invitons les prêtres à faire la Litanie de la Miséricorde Divine comme prière universelle», ajoute l’épiscopat. Le 23 avril, «à midi sonnant, les cloches résonneront dans toutes les églises; nous exposerons le Très Saint Sacrement en méditant quelques Psaumes de louange (…). Ce même vendredi, à trois heures, le Chapelet de la Miséricorde Divine sera récité dans toutes les paroisses, suivi de la célébration de la sainte Messe pour la clôture de la journée», est-il également écrit.

Les évêques invitent à prier «pour que chaque responsable, chaque autorité du pays tienne ses engagements», et pour «que la Puissance de la Résurrection du Christ triomphe sur toutes les forces des ténèbres et de la mort qui nous empêchent de vivre en enfants de Dieu».

Des ravisseurs inflexibles

Après l’enlèvement le 11 avril dernier de dix personnes, dont sept religieux et trois laïcs – seule la mère d’un prêtre, septuagénaire, a été libérée depuis -, l’épiscopat constate «avec beaucoup de tristesse que la situation de nos frères et sœurs pris en otage par des bandits n’a pas changé jusqu’à présent». L’inquiétude grandit, car «malgré tous les appels de l’Église, des évêques, des prêtres, des religieux/religieuses, des fidèles laïcs, des organisations de la société civile, en Haïti comme à l’étranger, les otages (…) sont toujours entre les mains des kidnappeurs, qui semblent ne pas entendre raison». Ceux-ci avaient exigé une rançon d’un million de dollars pour libérer les otages. «Face à cette situation, nous devons agir comme chrétiens et comme citoyens conséquents, fils et filles d’une même nation», estiment avec gravité les évêques haïtiens. 

Source: VATICANNEWS, le 22 avril 2021