« En écoutant ce chapelet, je me suis sentie protégée »

« En écoutant ce chapelet, je me suis sentie protégée »

Un soir, récemment, ma famille et moi avons prié le chapelet avec des gens du monde entier. Les trois hommes de la famille ont bien suivi la prière alors que ma fille et moi nous sommes endormies sur le canapé à la moitié du deuxième mystère.

Contrairement à d’autres fois, ce n’était pas à cause de l’ennui ou de la fatigue. Au contraire, j’ai ressenti une sérénité inhabituelle et irrésistible et je me suis abandonnée comme une enfant dans les bras de mon père ou de ma mère.

Depuis des semaines j’ai du mal à dormir et fais beaucoup de cauchemars – comme beaucoup de gens, j’en suis sûre. Mais pour la première fois, en écoutant ce chapelet, je me suis sentie protégée. C’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette sensation. Je me suis abandonnée avec confiance et j’ai lâché mon lest. Ce soir-là, j’ai senti que le Rosaire est le véritable refuge dans lequel je veux passer ma quarantaine, un abri plus solide que des murs en béton armé et qui m’apporte tout ce dont j’ai besoin.

Au début du confinement, je pensais que l’Église concentrerait tous ses efforts sur la communication virtuelle. Je suis surprise, réconfortée et encouragée de constater l’ingéniosité des prêtres, des frères, des religieuses et de milliers d’autres membres de la famille de l’Église.

Nos frères et sœurs en Christ trouvent chaque jour des moyens créatifs pour se rendre présents tout en respectant fidèlement la stricte distance physique imposée par les autorités civiles, et prouvent ainsi que le peuple de Dieu peut continuer à apporter aux autres la vive fraîcheur de la Bonne Nouvelle.

Ce sont souvent de petits gestes, mais ils sont comme une bouffée d’air frais ou une gorgée d’eau fraîche. Ils nous rafraîchissent par le message sûr, que même dans les drames les plus sombres, la mort n’a pas le dernier mot.

Crions-le sur les toits ! 

Annalisa Teggi

Adapté de : Aleteia

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-29/2020-07-18/

Confions tous nos soucis à Marie

Confions tous nos soucis à Marie

Au pied de la Croix, elle est debout. La compassion qui ouvre son cœur dévoile le fond du nôtre pour en arracher tout germe de mort. Le glaive qui la blesse libère les flots de vie que son Fils a versés du Saint-Esprit. Prions-la sans cesse, sans chercher de belles paroles. Prions-la comme des enfants qui parlent à leur mère, sans vouloir faire de belles phrases, mais en lui dévoilant simplement notre cœur. Prions-la avec audace et confiance, sûrs d’être entendus, compris, devinés même.

Disons-lui souvent que nous l’aimons. N’ayons jamais peur de l’importuner avec nos demandes, même pour les plus petites choses car bien souvent, elles ne sont petites qu’en apparence. Offertes à Marie, elles deviennent l’œuvre de l’Esprit. Marie met sa joie à nous combler même au-delà de nos souhaits. Rien de ce qui nous touche ne la laisse indifférente. Aucun détail de notre vie, si minime soit-il, ne lui échappe. Elle en voit des conséquences que nous ignorons sans doute encore.

Le vin de la foi vient-il à manquer ? Nous n’avons plus d’espérance ? Nous ne savons pas aimer ? La Vierge Marie saisit toutes les occasions pour parfaire notre docilité à l’Esprit de son Fils : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Tout lui est bon pour transformer notre pénurie en abondance. Ainsi, peu à peu, sans même que nous nous en rendions compte, chaque battement de notre cœur loue Dieu au rythme de son Magnificat. Quoi que nous fassions,  où que nous soyons, sa compagnie nous livre à Dieu.

Offrons-nous tout entiers à la limpidité de Marie, afin que brille en nous la lumière du Christ. Confions-lui tous nos soucis et projets. Demandons-lui d’en faire ce qu’elle voudra. Remettons-nous entre ses mains afin qu’elle prenne soin de nous, ses enfants.

Monseigneur Louis Sankale

Évêque émérite du diocèse de Nice (France)

Adapté de : Aleteia

Prions

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-29/2020-07-17/

Marie ne dit pas Je magnifie, mais Mon âme magnifie le Seigneur

Marie ne dit pas Je magnifie, mais Mon âme magnifie le Seigneur

Magnificat. Que veut dire cette parole ? Qu’est-ce que magnifier Dieu ? Peut-on magnifier celui dont la grandeur et la magnificence sont immenses, infinies et incompréhensibles ? Nullement cela est impossible, et impossible à Dieu même, qui ne peut pas se faire plus grand qu’il est. Nous ne pouvons pas magnifier, c’est-à-dire faire Dieu plus grand en lui-même, puisque ses divines perfections étant infinies ne peuvent recevoir aucun accroissement en elles-mêmes ; mais nous le pouvons magnifier en nous. Toute âme sainte, dit saint Augustin, peut concevoir le Verbe éternel en soi-même, par le moyen de la foi ; elle peut l’enfanter dans les autres âmes par la prédication de la divine parole ; et elle peut le magnifier en l’aimant véritablement, afin qu’elle puisse dire : « Mon âme magnifie le Seigneur. » (…)

Remarquez que la Bienheureuse Vierge ne dit pas « Je magnifie », mais « Mon âme magnifie le Seigneur », pour montrer qu’elle le magnifie du plus intime de son Cœur et de toute l’étendue de ses puissances intérieures. (…)

Quelle est cette âme que la Bienheureuse Vierge appelle son âme ? Je réponds à cela (…) que ces paroles comprennent en premier lieu l’âme propre et naturelle qui anime le corps de la sacrée Vierge ; en second lieu, l’âme du divin Enfant qu’elle porte en ses entrailles, qui est unie si étroitement à la sienne, que ces deux âmes ne font en quelque manière qu’une seule âme, puisque l’enfant qui est dans les entrailles maternelles n’est qu’un avec sa mère. En troisième lieu, que ces paroles, « mon âme », marquent et renferment toutes les âmes créées à l’image et à la ressemblance de Dieu, qui ont été, sont et seront dans tout l’univers.

Car si saint Paul nous assure que le Père éternel nous a donné toutes choses en nous donnant son Fils, il est sans doute qu’en le donnant à sa divine Mère, il lui a donné aussi toutes choses. À raison de quoi toutes les âmes sont à elle. Et comme elle n’ignore pas cela, et qu’elle connaît aussi très bien qu’elle est en obligation de faire usage de tout ce que Dieu lui a donné, pour son honneur et pour sa gloire, lorsqu’elle prononce ces paroles, « Mon âme magnifie le Seigneur », regardant toutes les âmes qui ont été, sont et seront, comme des âmes qui lui appartiennent, elle les embrasse toutes pour les unir à l’âme de son Fils et à la sienne, et pour les employer à louer, exalter et magnifier Celui qui est descendu du Ciel et qui s’est incarné dans son sein virginal pour opérer le grand œuvre de leur Rédemption.

Saint Jean Eudes

Le Coeur Admirable De La Mère De Dieu (1681) : Le Magnificat

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-29/2020-07-16/

Marie, « Reine des Prophètes et Médiatrice de toute grâce »

Marie, « Reine des Prophètes et Médiatrice de toute grâce »

La pandémie de coronavirus (COVID-19) a ravivé l’intérêt des catholiques philippins pour une prophétie attribuée à la Vierge Marie lors de son apparition à Lipa, près de Batangas, ville des Philippines, en 1948.

Le cardinal Vidal, ancien archevêque de Cebu (province des Philippines) décédé en 2017, avait déclaré dans une lettre adressée en 2014 aux évêques catholiques de la Conférence des Philippines (CBCP) : « Priez fort, car le rêve de la Chine est d’envahir le monde entier », citant les notes de Soeur Teresita sur l’apparition qu’elle avait eue au couvent carmélite de la ville de Lipa en 1948. C’était un an avant le triomphe du communisme en Chine et la proclamation officielle de la République populaire de Chine par le dirigeant communiste Mao Tsé-Toung.

« Les Philippines sont l’un de ses objectifs privilégiés. L’argent est la force du mal qui mènera les peuples du monde à la destruction. »

Le Vatican s’est prononcé sur l’évènement de 1948 dans une lettre de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi adressée en 2016 à Mgr Ramon Arguelles, alors archevêque de Lipa. Il y était précisé que l’apparition n’avait « aucune origine surnaturelle » ; mais pour autant, la dévotion à Marie Médiatrice de la Grâce, qui était le titre attribué à cette apparition mariale, n’a pas été interdite. En fait, l’icône de Marie Médiatrice est omniprésente dans la province de Batangas, et l’église du Carmel à Lipa est toujours un lieu de pèlerinage populaire.

« C’est donc à la Reine des Prophètes, sous son titre de Médiatrice de toute grâce, que nous devons avoir recours pour éviter l’accroissement des tensions et pour freiner les ambitions territoriales de cette superpuissance asiatique », écrivait Mgr Vidal.

« C’est en suivant cette voie de la prière et de la pénitence, demandées à Fatima et réitérées à Lipa, que nos Philippines bien-aimées seront préservées du fléau de la guerre et de la domination d’un géant communiste. »

La sœur Teresita Castillo, qui était la fille de l’ancien gouverneur de Batangas Modesto Castillo, est elle-même décédée en 2016.

Adapté de : Lito Zulueta

Philippine Daily Inquirer, le 19 avril 2020

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-29/2020-07-15/

« Marie ne vous refusera pas son réconfort à l’heure de l’épreuve »

« Marie ne vous refusera pas son réconfort à l’heure de l’épreuve »

« J’exhorte tout le monde à s’unir spirituellement à cet acte de foi et de dévotion populaire, afin que par l’intercession de la Sainte Vierge, le Seigneur accorde la miséricorde et la paix à l’Église et au monde entier », a déclaré le pape François le 6 mai 2020, en vue de la « Supplique » de Pompéi célébrée deux jours plus tard au sanctuaire pontifical de la Vierge du Rosaire.

Lors de l’audience générale qu’il a présidée dans la matinée, le Pape a évoqué cette prière traditionnelle. Il a invité à se confier à la Vierge Marie, « qui nous a été donnée comme Mère au pied de la Croix, en ce mois de mai qui lui est dédié ».

Il a également encouragé les jeunes, les personnes âgées, les personnes malades et les nouveaux époux, à se mettre « avec confiance sous la protection de Marie » : « Soyez certains qu’elle ne vous refusera pas son réconfort à l’heure de l’épreuve. »

Le sanctuaire de la nouvelle ville de Pompéi, situé à une vingtaine de kilomètres de Naples – et à 250 km au sud de Rome – en Campanie (Italie), a été fondé par le bienheureux Bartolo Longo : un jour, lors d’une promenade dans la campagne, cet avocat entendit une voix lui dire : « Si tu propages le Rosaire tu seras sauvé. »

Il décida de répandre le culte de la Vierge, en commençant par construire une nouvelle église vouée à Notre Dame du Rosaire. Il composa en 1883 la « Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi »,  traditionnellement récitée à midi en Italie, le 8 mai et le premier dimanche d’octobre, mois du Rosaire.

Autour de ce sanctuaire, aujourd’hui centre de pèlerinage international, Bartolo Longo fonda de nombreuses œuvres sociales pour les plus petits de la société, en particulier les enfants et adolescents orphelins et abandonnés. Le pape François s’y est rendu le 21 mars 2015. 

Audience générale, Pape François, 6 mai 2020

Zenit

Prions

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-29/2020-07-14/

« Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé » (II)

« Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé » (II)

Ce 13 juillet 1917, la Vierge dit aux trois jeunes voyants de Fatima (Portugal) : 

« Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.

Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. La guerre va finir, mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI commencera une pire encore. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois.

Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.

À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. (…). Quand vous réciterez le Chapelet, dites après chaque dizaine : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes les âmes, principalement celles qui en ont le plus besoin. » »

4° mémoire de sr Lucie : Mémoires de sœur Lucie, Fatima 1991, p. 168-172

Prions

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-29/2020-07-13/

« Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé » (I)

« Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé » (I)

Le 13 juillet 1917, la Vierge apparut à Lucie, l’une des voyante de Notre Dame de Fatima (Portugal) et à ses deux compagnons, en présence de 4000 à 5000 personnes : « Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient ; que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule pourra vous secourir. »

– « Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes, demanda Lucie, et de faire un miracle afin que tout le monde croie que votre Grâce nous apparaît. »

– « Continuez à venir ici tous les mois. En octobre, je vous dirai qui je suis, ce que je veux, et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire. Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : « Ô Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

Disant ces paroles, la Vierge ouvrit les mains. Le reflet de la lumière qui s’en dégageait parut pénétrer la terre. Les enfants virent alors comme un océan de feu, où étaient plongés les démons et les âmes des damnés. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou presque, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet océan de fumée. Les cris et les gémissements de douleur et de désespoir horrifiaient et étaient effrayants ! (…) Effrayés, et comme pour demander secours, les enfants levèrent les yeux vers Notre Dame.

4° mémoire de sr Lucie : Mémoires de sœur Lucie, Fatima 1991, p. 168-172

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-29/2020-07-12/

« Cheminer à la suite de Notre-Dame nous a comblés »

« Cheminer à la suite de Notre-Dame nous a comblés »

« J’ai marché pendant deux jours à la suite de Notre-Dame. J’ai marché en compagnie de jeunes filles en fleurs et de dignes dames âgées, de scouts en uniforme arborant leur fanion et de collégiennes en blue-jeans d’une aumônerie proche. J’ai marché au milieu de gens accourus de Bordeaux et de gens vivant à proximité et même, le dimanche, d’une famille de réfugiés syriens qui nous a accompagnés un moment. J’ai marché en compagnie de gens qui communient à genoux et de gens qui communient dans la main, de gens qui revenaient de Saint-Jacques-de-Compostelle et de ceux qui n’avaient jamais fait de pèlerinage. J’ai marché en compagnie de ceux qui « y croyaient » profondément et de ceux qui « n’y croyaient » qu’à peine… J’ai marché au milieu des gens d’ici et de maintenant, à la suite de Marie.

Nous avons cheminé à travers les vignes. Nous avons longé des bois. Nous avons traversé bourgs, villages et hameaux, accompagnés des sourires et des saluts de gens sortis de leur maison souvent avec leurs enfants pour nous voir passer. Nous avons affronté des exclamations goguenardes et aussi des regards indifférents. Nous avons béni les regards admiratifs et pardonné les autres. Nous avons cheminé à la suite de Notre-Dame, à travers la campagne de Gironde, et cela a suffi à nous combler. 
Il y a eu des moustiques agressifs et des ampoules aux pieds. Il y a eu la sueur, le vent, le soleil, la poussière et la soif. Il y a eu les courbatures et la lassitude, les pieds moulus et les jambes lourdes. Il y a eu tout cela, mais nous ne nous en sommes presque pas rendus compte, tout occupés que nous étions à cheminer sans relâche dans les pas de Marie.

La robuste jument de trait tirait sans renâcler la belle calèche aux panneaux de bois vernis, sur les bancs de laquelle se trémoussaient des grappes d’enfants rieurs qui agitaient des ballons. Bien tenue sur la petite remorque fleurie, Notre-Dame, dans la pierre blanche de sa statue, présentait, radieuse, son fils, ce Dieu-enfant qui nous tendait les bras en souriant.

Nous sommes partis de Saint-Émilion, à 9h, après la messe dans l’abbatiale. On célébrait ce matin des fiançailles, et malgré l’heure matinale, nous avons déposé au passage chez eux les fiancés ravis. Bifurcation vers Catusseau, traversée du terroir de Pomerol : un peu avant midi nous sommes arrivés, en périphérie de Libourne, à la petite chapelle du Pintey, dédiée à Notre Dame du Rosaire. Messe, pique-nique, veillée avec chants et prières : c’est le rythme bienfaisant du pèlerinage.

Retour à la maison à 22h passées. Le lendemain, dimanche, nous avons remis ça. Les chants et les chapelets, inlassablement récités sous la conduite de la sœur qui nous accompagnait, ont rythmé la journée. Paroles qui embrigadent ? Annihilation de la pensée que ces récitations continuelles ? Que nenni : si la route était martelée de nos pas (et certains marchaient pieds nus) en essayant de suivre la cadence métallique des fers de la jument, nos cœurs, incertains ou fervents, mais toujours de bonne volonté, s’élevaient lentement sur les gradins du Ciel.

Soudain, nous avons quitté la route et sommes entrés dans une belle propriété viticole pour terminer l’étape de ce dimanche. Si nos corps fatigués avaient bien besoin de faire halte, nos pensées sont allées vers les organisateurs et les bénévoles qui ont piloté cet évènement avec une inlassable et édifiante bonne volonté. Puis les pèlerins se sont dispersés… Et la statue de la Sainte Vierge s’est reposée, provisoirement installée sur une barrique.

Demain, elle reprendra sa route.

Que restera-il de ces deux jours, pour nous autres, humbles pèlerins ? Dieu seul le sait car sa grâce agit en silence dans le secret des âmes. Disons que ce fut un beau petit moment de foi, vécu sans façon. Pour mieux dire : C’était la… « Foi dite en passant » et cela a suffi à réjouir nos cœurs.

Témoignage de Jean-Bernard, pèlerin du « M » de Marie

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-28/2020-07-11/

« Foutez-moi donc une Vierge là-haut, sur cette montagne ! »

« Foutez-moi donc une Vierge là-haut, sur cette montagne ! »

Vingt ans après le débarquement des Français sur les plages de Sidi Ferruch, à l’Ouest d’Alger, en 1830, c’est un mal bien réel qui frappe Oran au XIXe siècle. Une terrible épidémie de choléra survenue en septembre 1849. En un peu plus d’un mois, elle emporte près de 2 000 victimes sur une population estimée à moins de 30 000 habitants, et rien ne semble pouvoir la juguler. «  Le choléra a fondu sur notre pauvre ville comme un vautour qui la couvre de ses ailes noires. Il est presque impossible de sortir de chez soi ni d’ouvrir sa croisée, sans entendre le râle de la dernière heure  », écrit dans une lettre Pauline de Noirefontaine, une Française présente sur les lieux pendant le drame. Les hôpitaux sont débordés, des médecins militaires et des infirmières sont dépêchés de Paris, la population locale fuit les lieux et propage la maladie aux localités avoisinantes. Rien ne semble pouvoir contenir le bacille.

Le général Pélissier, qui commande l’état-major local, prend acte de l’impuissance des moyens temporels et décide de s’en remettre à Dieu et à la Sainte Vierge. L’homme n’a rien d’un premier communiant, comme en témoigne la façon dont il intime à l’abbé Suchet, vicaire général, d’organiser les choses : « Je ne suis pas curé, et pourtant, c’est moi, Pélissier, qui vous le dis : faites des processions ! Foutez-moi donc une vierge là-haut, sur cette montagne ! Elle se chargera de jeter le choléra à la mer. » L’injonction ne se discute guère.

En chantant des cantiques, les fidèles se réunissent dans le quartier de la Marine qui borde la mer et entreprennent de gravir les pentes de l’Aïdour, un contrefort du mont Murdjajo sur lequel les Espagnols, longtemps présents dans la région, avaient bâti le fort de Santa Cruz au XVIe siècle. Une statue de la Vierge les accompagne.

Cet élan de dévotion et de prière connaît un effet immédiat. Un rideau de pluie s’abat sur Oran, lavant le sol, les toits et les murs. La masse d’eau s’engouffre dans les égouts putrides et chasse vers la mer le liquide infect qui s’y était accumulé. La ville est sauvée.

C’est de cet épisode que date l’affection toute particulière des Français d’Algérie pour Notre Dame de Santa Cruz en l’honneur de laquelle une chapelle est bâtie deux ans plus tard, appelée à devenir ensuite un magnifique sanctuaire dominant la baie. En 1965, trois ans après l’indépendance de l’Algérie, l’évêque d’Oran, Mgr Bertrand Lacaste, fait don de la statue de la Vierge aux « pieds-noirs »(1) qui s’étaient installés dans la région de Nîmes et voulaient y perpétuer un culte vieux déjà de plus d’un siècle.

(1)   « Pieds noirs » : il s’agit du surnom donné aux Français nés en Algérie et dont les parents eux-mêmes y sont nés.

Adapté de : France Catholique

Prions;

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source:

https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-28/2020-07-10/

Notre Dame du Rosaire de Chiquinquira

Notre Dame du Rosaire de Chiquinquira

En 2019, la Colombie a fêté le centenaire du couronnement de la « Vierge du Rosaire de Chiquinquira« reine et sainte patronne du pays » et l’envoyé spécial du Pape pour cet anniversaire était le cardinal brésilien Raymundo Damasceno Assis, archevêque émérite d’Aparecida, siège d’un sanctuaire marial brésilien. Le cardinal brésilien Raymundo Damasceno, était chargé par le Saint Père de transmettre un message au peuple colombien.

Sur la Plaza de la Libertad, s’étaient réunis plus de 100 000 pèlerins, sous les parapluies et tandis que les maisons coloniales avaient été décorées de bleu et de blanc. Le président de la République, Ivan Duque, était également présent, ainsi que le président de la Conférence épiscopale – au complet – Mgr Oscar Urbina.

« Le message de ce centenaire de la Vierge de Chiquinquira c’est le renouveau de la foi, la réconciliation et l’unité du peuple colombien », avait déclaré Mgr Urbina.

Le pape François lui-même avait visité ce sanctuaire marial, le 7 septembre 2017, lors de son voyage en Colombie. « Je demande à la Vierge Marie Immaculée de ne pas cesser de guider et de prendre soin de ses enfants colombiens et de toujours les regarder avec ses yeux miséricordieux », avait écrit le Pape, assis à une petite table devant l’autel.

L’image de la Vierge, abritée sous une protection de verre, avait été transportée pour l’occasion par hélicoptère du sanctuaire de Chiquinquira, dans le département de Boyaca (une région des Andes située à plus de 2.000 mètres au-dessus du niveau de la mer).

L’image de Notre Dame du Rosaire de Chiquinquira a été peinte entre 1560 et 1562 par l’artiste espagnol Alonso de Narváez sur une toile en coton confectionnée par les Indiens Koka.

Adapté d’un article de Zenit du 9 juillet 2019

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/juillet/semaine-28/2020-07-09/