«Que Dieu bénisse de paix et d’unité le Kazakhstan»

Le pape François monte à bord de l'avion pour le départ, après une cérémonie d'adieu à l'aéroport international Nursultan Nazarbayev à Nour-Sultan, au Kazakhstan, le 15 septembre 2022.
Le pape François monte à bord de l’avion pour le départ, après une cérémonie d’adieu à l’aéroport international Nursultan Nazarbayev à Nour-Sultan, au Kazakhstan, le 15 septembre 2022. (Vatican Media)

Le 38e voyage apostolique de François, qui s’est déroulé pendant trois jours au Kazakhstan arrive à son terme. Peu avant son départ du pays, le Souverain Pontife a été accueilli à l’aéroport de Nour-Soultan par le président Tokayev, à qui il a envoyé un télégramme de remerciements pour son hospitalité. 

Amedeo Lomonaco – Cité du Vatican

L’avion transportant le Pape est en route pour Rome. François s’est rendu à l’aéroport immédiatement après la clôture du Congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles. À son arrivée, le Pape a été accueilli par le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart K. Tokayev, dans la salle VIP du terminal présidentiel où une brève rencontre privée a eu lieu. Le chef d’État a offert à François un dombra, un instrument de musique traditionnel kazakh auquel le Souverain Pontife avait fait référence dans son premier discours public.

Après la garde d’honneur et les salutations des délégations respectives, le Pape est ensuite monté à bord d’un Airbus A330 d’Ita Airways pour rentrer en Italie. Son arrivée est prévue ce soir à l’aéroport de Rome-Fiumicino vers 20h30 (heure italienne). Pendant le vol, une traditionnelle conférence de presse avec les quelque 80 journalistes présents à bord est prévue.

Le tweet de @Pontifex et le télégramme au président

En quittant le Kazakhstan, le Pape a écrit sur son compte @Pontifex un tweet exprimant sa gratitude au peuple du pays asiatique: «Je vous remercie pour l’accueil que vous m’avez réservé et pour l’opportunité de passer ces jours de dialogue fraternel avec les leaders de nombreuses religions. Que le Très Haut bénisse la vocation de paix et d’unité du #Kazakhstan».

Comme de coutume, il a envoyé au président un télégramme dans lequel il exprime à nouveau sa «gratitude pour l’hospitalité», reçue au cours de ces trois jours et assure de ses prières pour tous les citoyens.

Pèlerinage de paix

La visite de François dans ce pays d’Asie centrale, comme l’a dit le Pontife lui-même lors de l’Angélus du dimanche 11 septembre, est un «pèlerinage de paix», un don dont «notre monde a soif». François avait défini le Kazakhstan dans son discours aux autorités, comme un «pays de rencontre», l’ancienne route de la soie qui trace un nouveau chemin.

Source: VATICANNEWS, le 15 septembre 2022

KAZAKHSTAN – Le pape François aux catholiques : il y a une grâce cachée à être un « petit troupeau »

Dans l’Église, « personne n’est étranger », parce que le mystère de Dieu a été révélé à « tous les peuples », et « pas seulement au peuple élu ou à une élite religieuse ».

La foi, et le salut promis par le Christ, ne se transmettent pas de génération en génération « comme un ensemble de choses à comprendre et à faire, comme un code fixé une fois pour toutes ».

Ils sont le don que le Christ ressuscité peut faire aujourd’hui dans la vie de ceux qui le suivent. Et ceux qui peuvent le plus facilement les remarquer et en profiter sont les petits, les pauvres en esprit, car « la petitesse nous livre humblement à la puissance de Dieu et nous conduit à ne pas fonder notre agir ecclésial sur nos propres capacités ». C’est ainsi que le pape François s’est adressé à la petite communauté catholique du Kazakhstan, lui rappelant également qu' »il y a une grâce cachée en étant une petite Église, un petit troupeau ». Il l’a fait le troisième et dernier jour de son voyage apostolique au Kazakhstan, rencontrant dans la cathédrale catholique de Nur-Sultan des évêques, des prêtres, des hommes et des femmes consacrés, des laïcs et des agents pastoraux, venus pour la plupart de pays lointains.

Une fois de plus, le Pape François a profité de l’occasion pour suggérer à tous la dynamique propre et mystérieuse par laquelle le salut du Christ se répand dans le monde, toujours à partir d’un  » petit reste « .

L’Église du Christ, et toute aventure chrétienne authentique – a remarqué le Pape en s’inspirant de quelques mots clés de la Lettre de saint Paul aux Éphésiens – évolue dans le monde entre mémoire et attente, entre « héritage » et « promesse ».


Toute œuvre apostolique authentique n’est pas autoproduite. Toute Église, a rappelé l’évêque de Rome, hérite toujours d’une histoire, elle est toujours fille d’une première annonce de l’Évangile, d’un événement qui la précède, d’autres apôtres et évangélisateurs qui l’ont fondée sur la parole vivante de Jésus ». Même au Kazakhstan, pays multiculturel et multireligieux, le présent vivant des communautés chrétiennes est lié à la riche histoire qui l’a précédé, et qui s’appuie sur la diffusion de l’annonce de l’Évangile en Asie centrale qui a commencé dès les premiers siècles du christianisme. De nombreux évangélisateurs et missionnaires, a rappelé le pape, se sont dépensés pour répandre la lumière de l’Évangile, fondant des communautés, des sanctuaires, des monastères et des lieux de culte. Un héritage qui doit être honoré et chéri.  » Sur le chemin spirituel et ecclésial nous ne devons pas perdre le souvenir de ceux qui nous ont annoncé la foi, car faire mémoire nous aide à développer l’esprit de contemplation pour les merveilles que Dieu a accomplies dans l’histoire, même au milieu des difficultés de la vie et des fragilités personnelles et communautaires ».

La mémoire chrétienne – a insisté le pape François – ne consiste pas à « regarder en arrière avec nostalgie ». La mémoire du passé « ne nous ferme pas sur nous-mêmes, mais nous ouvre à la promesse de l’Évangile. Jésus nous a assuré qu’il sera toujours avec nous : il ne s’agit donc pas d’une promesse adressée uniquement à un avenir lointain, nous sommes appelés à accueillir aujourd’hui le renouveau que le Ressuscité apporte à la vie ». C’est pourquoi la foi n’est jamais « une belle exposition de choses du passé, mais un événement toujours présent, la rencontre avec le Christ qui se produit ici et maintenant dans la vie ».

C’est cette « mémoire vivante de Jésus qui nous émerveille et que nous puisons surtout dans le mémorial eucharistique, la force d’amour qui nous pousse à aller de l’avant ». C’est notre trésor ». C’est pourquoi « sans mémoire, il n’y a pas d’étonnement ».

Si nous perdons la mémoire vivante, alors la foi, les dévotions et les activités pastorales risquent de s’estomper, d’être comme des feux de paille ». De cette façon, la gratitude envers Dieu et envers nos frères et sœurs est également perdue. Et nous tombons « dans la tentation de penser que tout dépend de nous ».

Considérant que les chrétiens et tous ceux qui participent à l’œuvre apostolique de l’Église sont appelés à confesser et à témoigner de l’œuvre réelle du Christ lui-même, « à témoigner du cœur du salut, de la nouveauté qu’est Jésus ».


Dans un tel travail de témoignage, a poursuivi le Souverain Pontife, en faisant référence à la maigreur numérique de la communauté catholique du Kazakhstan et à l’immensité de cet immense pays, on peut se sentir « petit » et inadéquat.

Mais l’Évangile lui-même, a rappelé le pape François, « dit qu’être petit, pauvre en esprit, est une béatitude, la première béatitude ». Loin de toutes les plaintes sur la condition de « minorité » vécue par les chrétiens dans de grandes parties du monde, le successeur de Pierre a rappelé qu' »il y a une grâce cachée à être une petite Église, un petit troupeau ; au lieu de montrer notre force, nos chiffres, nos structures et toute autre forme de pertinence humaine, nous nous laissons conduire par le Seigneur et nous nous tenons humblement à côté des personnes ».

Riches en rien et pauvres en tout, nous marchons avec simplicité, proches des sœurs et des frères de notre peuple », à commencer par ceux qui appartiennent à d’autres communautés chrétiennes.

En conclusion de son discours, l’évêque de Rome a demandé à la petite communauté catholique du Kazakhstan « d’être un groupe qui ne se ferme pas dans sa coquille parce qu’il se sent petit, mais une communauté ouverte à l’avenir de Dieu, enflamée par le feu de l’Esprit : vivante, pleine d’espérance, ouverte à ses nouveautés et aux signes des temps, habitée par la logique évangélique de la semence qui porte du fruit dans un amour humble et fécond ». Le Pape a également demandé qu’une place soit accordée aux laïcs, afin que « les communautés ne deviennent pas rigides et cléricalisées ». Le Souverain Pontife a également exhorté les évêques et les prêtres « à ne pas être des administrateurs du sacré ou des gendarmes chargés de faire respecter les normes religieuses, mais des pasteurs proches des gens », invitant chacun à trouver du réconfort dans les grands témoins qui ont marqué l’histoire, même récente, du catholicisme au Kazakhstan, comme le bienheureux Wladislaw Bukowinski (1904-1974), un prêtre qui a passé sa vie à s’occuper des malades, des nécessiteux et des marginaux, et qui a connu la prison et les travaux forcés. « Même avant sa béatification, a rappelé le pape, il y avait toujours des fleurs fraîches et une bougie allumée sur sa tombe.

C’est la confirmation que le peuple de Dieu peut reconnaître là où il y a de la sainteté, là où il y a un pasteur amoureux de l’Évangile ».

Source: Agence Fides, le 15 septembre 2022

Lecture de la déclaration finale et conclusion du congrès interreligieux au Kazakhstan

 Lecture de la déclaration finale au terme du Congrès, par l'évêque de l'Église d'Angleterre, Jo Bailey Wells, le 15 septembre 2022.Lecture de la déclaration finale au terme du Congrès, par l’évêque de l’Église d’Angleterre, Jo Bailey Wells, le 15 septembre 2022.

Congrès des chefs religieux: les délégués défendent le dialogue

Débuté le 14 septembre au Kazakhstan, le VIIe Congrès des chefs des religions mondiales s’achève jeudi 15 septembre. Dans une déclaration rendue publique au terme de la rencontre, les participants sont revenus entre autres sur les maladies pandémiques qui menacent l’humanité, l’extrémisme, le terrorisme et autres formes de violences, exhortant les dirigeants du monde à mettre fin aux conflits et aux effusions de sang dans tous les coins de notre planète.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican 

Parvenus à une position commune, les participants, dans leur déclaration finale, s’engagent à tout mettre en oeuvre, pour que le Congrès des chefs religieux mondiaux et traditionnels poursuive ses activités régulières au profit de la paix et du dialogue entre les religions, les cultures et les civilisations. Dans un monde marqué par l’après-pandémie et la mondialisation des menaces sécuritaires, le Congrès «joue un rôle important dans la mise en œuvre d’efforts conjoints pour renforcer le dialogue civil au nom de la paix et de la coopération, ainsi que dans la promotion des valeurs spirituelles et morales».

Conflits et violences

Les participants à ce Congrès, restent convaincus que le déclenchement de tout conflit militaire, l’apparition de tensions et de confrontations, génèrent une réaction en chaîne et conduisent à la destruction du système des relations internationales. «Nous pensons que l’extrémisme, le radicalisme, le terrorisme et toutes les autres formes de violence et de guerre, quelle que soit leur finalité, n’ont rien à voir avec la vraie religion et doivent être rejetés dans les termes les plus forts possibles», affirment t-ils, demandant instamment aux gouvernements nationaux et aux organisations internationales autorisées, de fournir une assistance globale à tous les groupes religieux et communautés ethniques qui ont subi des violations des droits et des violences de la part d’extrémistes et de terroristes à la suite de guerres et de conflits militaires.

Le dialogue interreligieux

Les initiatives visant à la mise en œuvre pratique du dialogue interreligieux et interconfessionnel, des principes de fraternité humaine, de justice sociale et de solidarité au nom d’un présent et d’un avenir meilleurs pour tous les peuples, selon les participants, doivent également être soutenus. Ils se disent solidaires des « efforts déployés par les Nations unies, d’autres institutions internationales et régionales, ainsi que par les gouvernements nationaux et les organisations publiques et non gouvernementales», pour promouvoir le dialogue entre les civilisations, les religions et les nations. 

Le Congrès reconnait l’importance et la valeur du «Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune» adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution A/RES/75/200 du 21 décembre 2020, devenu «une manifestation de bonne volonté» et une approche constructive au nom de la paix, de l’harmonie, du respect mutuel et de la tolérance entre les croyants.

Les délégués à ce VIIe Congrès, portent en prière toutes les personnes de bonne volonté sur la planète qui contribuent de manière significative à l’élargissement du dialogue entre les civilisations, les religions et les États au nom d’un monde meilleur et prospère; appelant également au soutien des Organisations internationales et des gouvernements nationaux, dans leurs efforts pour surmonter les conséquences de la pandémie de coronavirus. Les maladies pandémiques, estiment-ils, représentent des risques et des menaces pour l’ensemble de l’humanité, et ont un impact négatif sur toutes les sociétés et tous les États du monde. Ces conséquences négatives «ne peuvent être surmontées que par des efforts conjoints, en travaillant ensemble et en s’entraidant».

Egalité des sexes 

Dans leur document final, les délégués affirment accorder une importance particulière à l’importance de renforcer l’institution de la famille et l’égalité des sexes dans les sociétés, soutenant la protection de la dignité et des droits des femmes, l’amélioration de leur statut social en tant que membres égaux de la famille et de la société.

Les résultats du Congrès et la déclaration sont destinés à devenir une «ligne directrice importante pour les générations actuelles et futures de l’humanité afin de promouvoir une culture de tolérance, de respect mutuel et de sérénité, et qu’ils peuvent être utilisés dans l’administration publique de n’importe quel pays du monde, ainsi que par les organisations internationales, y compris les institutions des Nations Unies».

Cette déclaration sera également distribuée en tant que document officiel de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui s’est ouverte le 13 septembre à New York. 

Reconnaissants à la République du Kazakhstan pour l’organisation du Congrès et au peuple kazakh pour sa cordialité et son hospitalité, les délégués confirment leur intérêt collectif pour la poursuite des activités du Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles, et leur intention de convoquer la prochaine VIIIe Conférence en 2025 dans la capitale de la République du Kazakhstan, Nour-Soultan.

Déclaration finale

Source: VATICANNEWS, le 15 septembre 2022

Rencontre du Pape avec les évêques, les prêtres, les religieux, les agents pastoraux du Kazakhstan

Les évêques, les prêtres et les diacres, les hommes et les femmes consacrés, les séminaristes et les agents pastoraux se sont réunis dans la cathédrale de Nour-Soultan. Une structure à l’architecture simple, où François, arrivé en fauteuil roulant, est accueilli par des applaudissements, des fleurs et la musique des violons, des flûtes, des harpes et de la dombra, l’instrument typique kazakh auquel il a fait référence dans son premier discours.

La mémoire, une notion essentielle dans ce vaste pays multiculturel et multireligieux et si l’on peut voir ici au Kazakhstan des communautés chrétiennes si dynamiques, c’est avant tout grâce à la riche histoire qui a précédé, a d’abord expliqué l’évêque de Rome à son audience. Mais attention: «Il ne s’agit pas de regarder en arrière avec nostalgie, en restant bloqué sur les choses du passé et en se laissant paralyser dans l’immobilisme». Au contraire, a continué François, la mémoire est notre trésor, «Si nous perdons la mémoire vivante, la foi, les dévotions et les activités pastorales risquent de faiblir, d’être comme des feux de paille, qui brûlent rapidement mais s’éteignent vite».

Le Pape François en la cathédrale de Nour-Soultan, jeudi 14 septembre 2022.

Le Pape François en la cathédrale de Nour-Soultan, jeudi 14 septembre 2022. 

En faisant mémoire, a expliqué François, nous apprenons que la foi grandit avec le témoignage, invitant son auditoire à ne jamais se lasser de témoigner, et à voir la foi comme non comme un code fixé immobile mais comme un évènement toujours actuel, qui se produit ici et maintenant. «La foi n’est pas un bel étalage de choses du passé, mais un événement toujours actuel, la rencontre avec le Christ qui se produit ici et maintenant dans la vie !», a détaillé le Saint-Père.

L’avenir de la petite Eglise du Kazakhstan

En regardant l’immensité du pays dans lequel elle se trouve, l’Eglise locale pourrait se sentir petite et insuffisante, a poursuivi François. Mais: être petit, pauvre en esprit, est une béatitude, la première béatitude, «Il y a une grâce cachée en étant une petite Église, un petit troupeau ; au lieu de faire étalage de notre force, de notre nombre, de nos structures et de toute autre forme d’importance humaine, nous nous laissons conduire par le Seigneur et nous nous tenons humblement aux côtés des personnes.» 

«Riche en rien et pauvres en tout, nous marchons avec simplicité», a expliqué le Souverain pontife. Cependant, être petit nous rappelle que nous ne sommes pas autosuffisants. Nous avons besoin de nos sœurs et frères des autres religions: «C’est le devoir particulier de l’Église dans ce pays: ne pas être un groupe qui s’éternise dans les mêmes vieilles choses ou qui s’enferme dans sa coquille parce qu’il se sent petit, mais une communauté ouverte à l’avenir de Dieu, enflammée par le feu de l’Esprit : vivante, pleine d’espérance, ouverte à ses nouveautés et aux signes des temps, habitée par la logique évangélique de la semence qui porte du fruit dans un amour humble et fécond.»

Autre avertissement lancé par François: les communautés chrétiennes, en particulier le séminaire, doivent être «des écoles de sincérité» et non des milieux «rigides et formels».

Ici au Kazakhstan, l’Eglise est déjà synodale a conclu le Pape dans la cathédrale, «Je suis proche de vous et je vous encourage ! vivez de cet héritage avec joie et témoignez-en généreusement, afin que ceux que vous rencontrez puissent percevoir qu’il existe une promesse d’espérance qui leur est adressée à eux aussi», a-t-il dit sous les applaudissements.

Source: VATICANNEWS, le 15 septembre 2022

Signature d’un nouvel accord bilatéral entre le Saint-Siège et le Kazakhstan

Signature d'un accord ce mercredi 14 septembre entre le Saint-Siège et le Kazakhstan. Signature d’un accord ce mercredi 14 septembre entre le Saint-Siège et le Kazakhstan.

Signature d’un nouvel accord bilatéral entre le Saint-Siège et le Kazakhstan

Le document signé ce mercredi 14 septembre à Nour-Soultan, entre le Saint-Siège et le Kazakhstan, actualise l’accord précédent de 1998, consolidant davantage les liens d’amitié et de coopération.

Cité du Vatican

Vingt-quatre ans après le 24 septembre 1998, le Saint-Siège et la République du Kazakhstan actualisent les termes de leur précédent accord signé au Vatican. Sur les 15 articles qui composaient l’ancien document, c’est l’article 2, informe le Bureau de presse du Saint-Siège, qui a été renforcé. Car, dit-il, en lui donnant une «application plus large», il facilite «l’octroi de visas et de permis de séjour au personnel ecclésiastique et religieux venant de l’étranger, et engagé dans la pastorale des fidèles catholiques au Kazakhstan».

L’accord d’aujourd’hui, précise la note du Vatican, a été signé à Nour-Soultan par l’archevêque Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États, et au nom de la République du Kazakhstan, par le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères Mukhtar Tileuberdi. Il se compose d’un préambule et de huit paragraphes, lesquels «renforcent encore les liens d’amitié et de coopération qui existent déjà entre les deux parties».

Source: VATICANNEWS, le 14 septembre 2022

Les catholiques du Kazakhstan, une minorité face au défi de l’émigration

Sanctuaire Marie Reine de la Paine à Ozernoe, au Kazakhstan Sanctuaire Marie Reine de la Paine à Ozernoe, au Kazakhstan

Les catholiques du Kazakhstan, une minorité face au défi de l’émigration

Au Kazakhstan, l’Église catholique rassemble une minorité reconnue et bien tolérée, dont la présence au pays des steppes est séculaire mais tend à s’amenuiser en raison de l’émigration. Le père Roland Jaquenoud, chanoine de l’abbaye de Saint-Maurice-d’Agaune, a été missionnaire au Kazakhstan pendant plusieurs années. Il nous parle de la place de l’Église catholique dans le pays, et de ce que pourrait lui apporter la visite du Pape François. 

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Le Pape a entamé mardi 13 septembre au Kazakhstan son 38evoyage apostolique. Il participe dans la capitale Nour-Soultan au VIIe congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles. François est arrivé dans un immense pays multiethnique d’Asie centrale, une véritable mosaïque, dont l’unité tient grâce au dialogue interreligieux promu par le gouvernement. En plus des Kazakhs, l’ethnie d’origine, on décompte plus de 120 groupements de peuples: les nationalités, chacune rattachée à une religion dite traditionnelle. Les fidèles catholiques sont une minorité, avec environ 125 000 âmes, sur près de 19 millions d’habitants. Une communauté née en grande partie des déportations organisées sous Staline, au temps de l’URSS, même si ses racines sont plus anciennes. Aujourd’hui, elle accueille pour la deuxième fois un Souverain Pontife, car Jean-Paul II s’était rendu là-bas en 2001.

Cette visite est l’occasion de s’intéresser de plus près à cette petite Église, et à sa place dans une société majoritairement musulmane. Nous en parlons avec le père Roland Jaquenoud, chanoine de l’abbaye de Saint-Maurice-d’Agaune, dans le canton suisse du Valais. Il a été missionnaire au Kazakhstan de 2004 à 2015, puis enseignant au séminaire de Karaganda de 2015 à 2019.

Quelle est l’origine de l’Église catholique au Kazakhstan?

Dès la deuxième partie du Moyen-Âge, on a des Églises nestoriennes dans le Sud. Puis à partir du XIIIᵉ siècle, avec l’arrivée d’envoyés de l’Occident, on a même des communautés et l’un ou l’autre des diocèses qui sont latins, c’est à dire catholiques. Ce serait la toute première présence chrétienne connue au Kazakhstan.

À partir du moment où le Kazakhstan devient partie prenante de l’Empire russe, il y parallèlement à l’islam, l’Église orthodoxe russe. Par le fait que des Russes, des cosaques, commencent à habiter et à construire dans la steppe, l’Évangile arrive à travers l’Église orthodoxe russe. Puis les catholiques arrivent surtout par des déplacements de population, avec des premiers colons allemands qui arrivent avant la révolution soviétique dans le nord du Kazakhstan. Après, à l’époque de l’Union soviétique, à partir des années 1930, ont lieu des déportations massives de peuples: de Polonais à partir de 1936, d’Allemands pendant la guerre, puis de Lituaniens, de gréco-catholiques venant d’Ukraine, et tous ces gens forment la base ethnique de la présence catholique, proprement catholique au Kazakhstan, qui est très minoritaire. Si on parle des chrétiens en général, c’est une minorité, mais une minorité très importante parce que les Russes sont nombreux.

Aujourd’hui, comment sont considérés les catholiques du Kazakhstan dans la société?

Les catholiques étant très peu nombreux, ils sont souvent mal connus. Ensuite, de parler d’une société au Kazakhstan, c’est un petit peu compliqué. Les choses sont un peu différentes entre les régions, notamment les régions de l’Ouest, qui sont quand même beaucoup plus marquées par une tradition kazakhe, musulmane, et les régions de l’Est et du Nord, où on a beaucoup plus l’habitude de rencontrer des chrétiens. D’une manière générale, les catholiques sont une toute petite minorité. Par contre, c’est une minorité qui est assez bien vue. D’abord parce qu’elle a une base ethnique, donc elle n’est pas considérée comme une minorité créée par de la propagande, par du prosélytisme qui est un mot très négatif au Kazakhstan.

Ensuite il s’agit du deuxième voyage pontifical. Il y en a eu un premier en 2001: le voyage du Pape Jean-Paul II a beaucoup fait pour rendre cette Église très visible dans le pays et la distinguer de groupes minoritaires évangéliques qui, eux, peuvent être considérés comme n’étant pas des religions traditionnelles, bien qu’ils aient le droit d’exister. Donc, dans l’ensemble, c’est une minorité qui est bien considérée là où elle est connue. En tout cas, l’Église dans ses structures est bien traitée, si on compare aux autres religions, y compris la religion dominante qu’est l’islam.

Quels sont les défis auxquels l’Église catholique fait face?

Il s’agit de l’émigration des catholiques d’origine. Dès les années 1990, les personnes d’origine allemande qui sont une partie non négligeable de l’Église catholique au Kazakhstan, commencent à émigrer en Allemagne, puisque celle-ci fait un pont d’or pour recevoir et donner la citoyenneté allemande aux gens d’origine allemande qui peuplent l’URSS. On parle de 2 millions d’Allemands de l’ex-URSS qui émigrent dans les années 1990 en Allemagne.

Ensuite, il y a les Polonais, pour lesquels cela s’est passé un peu différemment. Dès les années 1990, la Pologne invite un certain nombre de gens d’origine polonaise à venir en Pologne pour y recevoir la société polonaise. Mais elle le fait en choisissant un peu les élites. À partir des années 2000, avec un nouveau gouvernement en Pologne, beaucoup plus nationaliste, à partir de ce moment-là et actuellement, il y a un pont d’or pour les Polonais. Les gens d’origine polonaise à une, deux ou trois générations peuvent très facilement partir en Pologne et en quelques mois, recevoir la nationalité polonaise et donc le passeport Schengen, ce qui intéresse absolument tout le monde.

Donc un des défis est que l’Église qui voit ses ethnies de base s’en aller, ne disparaisse pas. Et comment cela se passe? D’abord, il y a une partie de ces gens d’origine allemande, polonaise, lituanienne qui restent dans le pays. Ensuite, il y a quand même tout un mouvement – pas des milliers de gens, mais qui est très régulier – de conversions, à partir d’ethnies qui traditionnellement ne sont pas catholiques et même pas chrétiennes d’origine.

Quelles sont les relations entre l’Église catholique et le gouvernement?

Le pouvoir du Kazakhstan, tout autoritaire qu’il soit, considère dès l’indépendance que le dialogue interreligieux est l’une des bases de la concorde interethnique dans le pays. Toutes les communautés religieuses, toutes les Églises et les communautés non chrétiennes officiellement reconnues, sont priées de bien vouloir non seulement participer à ce dialogue interreligieux, mais aussi à l’organiser. En ce sens, le rapport des autorités catholiques avec le pouvoir est très cordial. Mais évidemment pas avec le pouvoir en tant qu’autoritaire, mais avec le pouvoir, en tant qu’ayant institué le dialogue interreligieux comme une espèce de politique d’État. Ce qui est à double tranchant, évidemment. Mais les autorités de l’Église sur place voient cela de manière assez positive, comme d’ailleurs les représentants des autres religions. Vous êtes régulièrement convoqués à des rencontres ensemble, à des rencontres avec des instances du pouvoir, que ce soit au niveau des villes, des provinces ou de l’État. Dans l’ensemble, les relations sont bonnes.

Et pourquoi l’Église n’est-elle pas intervenue dans les troubles qui ont eu lieu en janvier dernier?

Ce n’est pas du tout une question de peur. Je pense que l’Église, réellement, soutient cette idée du dialogue interreligieux. Par contre, elle va défendre très clairement sa liberté, mais elle la défend avec les moyens diplomatiques. Il y a un concordat entre le Saint-Siège et le Kazakhstan qui règle les modalités, par exemple, de l’existence de l’Église au Kazakhstan. Donc ça s’est fait à ce niveau-là. Je pense que si l’on prend l’exemple des événements de janvier, ce n’est tellement pas clair que ce n’est pas si simple de prendre position en tant qu’Église. Je pense que les autorités locales de l’Église soutiennent cette volonté de maintenir une concorde, une cohérence entre des ethnies quand même très différentes et qui peuplent le pays. Par contre, elle ne s’engage pas dans une opposition politique qui n’aurait pas vraiment de sens. Ce n’est pas si simple l’opposition dans ces pays-là. Depuis l’Occident, c’est vue de manière assez simpliste, mais c’est plus compliqué je pense. Il y a des enjeux qui sont la cohérence du pays, et l’Église participe à ces enjeux. Mais l’Église est malgré tout indépendante de l’État, et je crois qu’elle l’est vraiment.

Le dialogue interreligieux est promu par les autorités, mais concrètement, sur le terrain, comment ça se passe?

Avec les deux autres grandes tendances que sont l’Église orthodoxe russe et l’Islam sunnite, les relations sont très cordiales. Par contre, on fait quand même très peu de choses ensemble. Il ne faut pas imaginer un œcuménisme à l’occidentale. C’est pour cela que c’est à double tranchant. C’est toujours difficile de savoir si ça se passe bien parce que c’est obligé, ou bien s’il y a vraiment une volonté de se rapprocher.

Après, il y a aussi les rencontres personnelles. À force de se rencontrer, on finit par avoir des contacts personnels et donc aussi des amitiés qui se nouent, pas forcément avec des catholiques.

Je pense qu’il y a aussi une chose que l’on comprend moins en Occident, c’est qu’en Orient, la religion est toujours une affaire politique. Vous allez bien vous entendre, ça c’est sûr, mais ça ne veut pas forcément dire qu’après, vous allez faire beaucoup de choses ensemble. Par contre, l’idée d’une tolérance religieuse est très ancienne dans la steppe, et on le sent encore très fortement dans la population actuellement. Quand j’étais là-bas comme prêtre catholique, je ne risquais strictement rien. On n’allait jamais s’attaquer à moi parce que j’étais prêtre, alors que prêtre d’une toute petite minorité. Mais prêtre, cela suffisait.

Le seul endroit de ma vie où j’ai béni une voiture de police, c’est quand j’ai été arrêté au Kazakhstan par des policiers kazakhs, donc théoriquement musulmans, qui, voyant que j’étais prêtre, n’ont plus parlé d’amende mais m’ont demandé de bénir la voiture. Il y a un côté très syncrétique, qui fait que cela soutient quand même dans la population l’idée de rencontre inter-religieuse. Le fait que les représentants des religions s’entendent bien, est non seulement admis, mais c’est considéré comme absolument normal. Je crois que la plupart, le gros de la population ressentirait de manière très étonnante que ça se passe autrement.

Comment la religion est-elle présente dans la société au Kazakhstan? Est-ce qu’il y a une forme de laïcité?

Le Kazakhstan va se revendiquer comme une république laïque, en prenant même parfois le modèle de la laïcité à la française. Mais ça n’a rien à voir dans la pratique avec une laïcité à la française, rien du tout. L’Histoire est différente, c’est-à-dire que le Kazakhstan, comme tous les pays d’ex-URSS, sort – maintenant depuis quelques décennies – de 70 ans d’athéisme officiel. Et donc, ce qui était très frappant, c’est que dans le pays, se déclarer athée, c’est se déclarer partisan de l’ordre ancien. Celui qui n’est pas partisan de l’ordre ancien ne va surtout pas se déclarer athée, même si c’est quelqu’un qui ne va pas beaucoup fréquenter l’église ou la mosquée, il va se déclarer croyant. Maintenant, le fait qu’il y ait une grande tolérance religieuse, cela tient plutôt à de la superstition, c’est-à-dire qu’il y a de la crainte. Il ne faut pas trop se mettre mal avec les puissances divines qui pourraient nous porter atteinte.

Que peut-on attendre de cette visite du pape François?

Le Saint-Siège a toujours considéré ces rencontres de manière très sérieuse. Dès le départ, il a toujours envoyé un légat. Le fait que le Pape y aille, pour le pays d’abord, c’est une marque d’immense respect dans cet effort, ce travail de concorde interreligieuse qui est mené depuis l’indépendance et qui n’est pas si simple. Il y a eu les événements de janvier, mais avant les événements de janvier, c’était quand même le seul pays de la région qui n’avait pas eu de guerre civile encore depuis la fin de l’URSS. Du point de vue de l’Église, je pense qu’il y a quelque chose d’analogue avec la visite de Jean-Paul II. Cette visite de Jean-Paul II a permis de rendre visible cette toute petite Église, toute petite minorité, qui n’était guère visible que dans les endroits du pays où elle existait. Cela a permis de la faire sortir du rang de petits groupements chrétiens évangéliques qui sont vite traités là-bas de secte. C’est assez important pour une visibilité de la toute petite minorité catholique.

Et que pensez-vous de l’absence annoncée du patriarche Kirill?

De ce que je peux voir en regardant ce qu’il se passe du côté de l’Église orthodoxe, en tout cas à la suite du commencement des événements en Ukraine, cette rencontre devenait tout à fait improbable. Ensuite, il y a une autre improbabilité: au congrès organisé à Astana, il y avait à chaque fois la présence du patriarche Bartholomée, donc le patriarche de Constantinople, et c’est évident que Cyrille n’avait pas venir à la rencontre où il y avait le patriarche Bartholomée, en raison de leurs problèmes – liés à l’Ukraine d’ailleurs -, qui durent depuis déjà quelques années. Cette visite de Cyrille au Congrès – il l’a faite une fois, mais c’était à un moment où les relations entre orthodoxes était quand même plus simple – me semblait déjà assez sujette à caution et à la suite des événements d’Ukraine, devenait quasiment impossible, me semble-t-il.

Source: VATICANNEWS, le 14 septembre 2022

Le voyage au Kazakhstan: un «pèlerinage de dialogue et de paix»

Une vue de Nour-Soultan, la capitale du Kazakhstan.Une vue de Nour-Soultan, la capitale du Kazakhstan.

Le voyage au Kazakhstan: un «pèlerinage de dialogue et de paix»

A l’issue de l’Angélus, ce dimanche 11 septembre, le Pape François a demandé aux fidèles de prier pour le prochain voyage qu’il effectuera dans le pays d’Asie centrale, du 13 au 15 septembre. Un voyage sui sera centré sur le dialogue avec les autres religions dans un monde «assoiffé de paix».

«Après-demain, je partirai pour un voyage de trois jours au Kazakhstan, où je participerai au Congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles» a rappelé le Pape aux fidèles réunis sur la place Saint-Pierre. L’occasion pour le Saint-Père de rappeler que ce voyage apostolique, le 38 ème de son pontificat, «sera l’occasion de rencontrer de nombreux représentants religieux et de dialoguer en frères, animés par le désir commun de paix, paix dont notre monde a soif». 

Deux jours avant son départ, François a souhaité «d’ores et déjà adresser un salut cordial aux participants, ainsi qu’aux Autorités, aux communautés chrétiennes et à toute la population de ce vaste pays». «Je vous remercie pour les préparatifs et le travail effectué en vue de ma visite, a encore lancé le Pape, demandant aux fidèles «d’accompagner ce pèlerinage de dialogue et de paix par la prière».

Le VIIe Congrès des chefs religieux mondiaux et traditionnels se tiendra les 14 et 15 septembre à Nour-Soultan, capitale du Kazakhstan autour du thème : « Le rôle des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles dans le développement spirituel et social de l’humanité dans la période post-pandémique ». 108 délégations de 50 pays ont confirmé leur présence.

François débutera si voyage en Asie centrale par une rencontre avec le président de la République kazakhe, le 13 septembre au soir, ainsi qu’avec les autorités et le corps diplomatique de l’ancienne république soviétique. Mercredi 14 septembre au matin, jour de l’ouverture du congrès au Palais de la Paix et de la réconciliation de Noursoultan, François prononcera un premier discours devant l’assemblée des dirigeants. Le Saint-Père prononcera ensuite l’homélie de la messe organisée le même jour, dans l’après-midi.

Enfin, deux interventions du Saint-Père sont attendues le jeudi 15 septembre, dernier jour du voyage. François rencontrera d’abord les évêques, prêtres, diacres, religieuses et religieux présents au congrès en la cathédrale Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Noursoultan. Il concluera son voyage par un discours devant le Congrès, au palais de la paix et de la réconciliation.

Source: VATICANNEWS, le 11 septembre 2022

Le Pape ira au Kazakhstan du 13 au 15 septembre

Le Pape sera à Nour-Sultan du 13 au 15 septembreLe Pape sera à Nour-Sultan du 13 au 15 septembre

Le Pape ira au Kazakhstan du 13 au 15 septembre

La Salle de Presse du Saint-Siège a annoncé ce lundi que le Pape François se rendra bien au VIIe congrès des dirigeants de religions mondiales et traditionnelles à Nour-Sultan, la capitale du Kazakhstan. 

Le Pape François l’avait déjà dit lors de la conférence de presse dans l’avion qui le ramenait du Canada : il ira bien au Kazakhstan du 13 au 15 septembre prochain pour participer au VIIe congrès des dirigeants de religions mondiales et traditionnelles. Il a ainsi accueilli l’invitation des autorités civiles Kazakhstanaises et ecclésiales de ce pays d’Asie centrale, ancienne république soviétique. Le programme détaillé du voyage sera rendu public plus tard.

Le premier Congrès des religions mondiales et traditionnelles s’est tenu à Astana en 2003, s’inspirant de la «Journée de prière pour la paix» dans le monde convoquée à Assise par Jean-Paul II en janvier 2002, afin de réaffirmer la contribution positive des différentes traditions religieuses au dialogue et à l’harmonie entre les peuples et les nations après les tensions consécutives aux attentats du 11 septembre 2001. Lors de ce premier congrès, le Saint Siège était représenté par le cardinal slovaque Joseph Tomko, alors président du Conseil pontifical pour l’évangélisation des peuples. Aux congrès successifs, les cardinaux français Roger Etchégaray et Jean-Louis Tauran avaient emmené les délégations du Vatican.

Le prochain et septième congrès interreligieux aura pour thème «le rôle des responsables des religions mondiales et traditionnelles dans le développement socio-spirituel de l’humanité dans la période post-pandémique».

Source: VATICANNEWS, le 1er août 2022

Le Pape souhaite se rendre au Kazakhstan pour le congrès des religions mondiales

 Nur-Sultan, Kazakhstan,Nur-Sultan, Kazakhstan,

Le Pape souhaite se rendre au Kazakhstan pour le congrès des religions mondiales

François a exprimé cette intention lors d’un entretien en visioconférence avec le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev. Le congrès aura lieu en septembre prochain à Nur Sultan.

Vatican News

Le Pape François a exprimé son intention de se rendre au Kazakhstan à l’occasion du 7ème Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles qui se tiendra les 14 et 15 septembre prochains dans la capitale kazakhe, Nur Sultan. L’information, d’abord donnée par la présidence Kazalhe, a été confirmée par le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni. François a abordé le sujet à l’occasion d’un entretien en visioconférence avec le président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokayev.

Le premier Congrès des religions mondiales et traditionnelles s’est tenu à Astana en 2003, s’inspirant de la «Journée de prière pour la paix» dans le monde convoquée à Assise par Jean-Paul II en janvier 2002, afin de réaffirmer la contribution positive des différentes traditions religieuses au dialogue et à l’harmonie entre les peuples et les nations après les tensions consécutives aux attentats du 11 septembre 2001. Lors de ce premier congrès, le Saint Siège était représenté par le cardinal slovaque Joseph Tomko, alors président du Conseil pontifical pour l’évangélisation des peuples. Aux congrès successifs, les cardinaux français Roger Etchégaray et Jean Louis Tauran avaient emmené les délégations du Vatican.

Le prochain et septième congrès interreligieux aura pour thème «le rôle des responsables des religions mondiales et traditionnelles dans le développement socio-spirituel de l’humanité dans la période post-pandémique».

Source: VATICANNEWS, le 12 avril 2022