Lecture de la déclaration finale et conclusion du congrès interreligieux au Kazakhstan

 Lecture de la déclaration finale au terme du Congrès, par l'évêque de l'Église d'Angleterre, Jo Bailey Wells, le 15 septembre 2022.Lecture de la déclaration finale au terme du Congrès, par l’évêque de l’Église d’Angleterre, Jo Bailey Wells, le 15 septembre 2022.

Congrès des chefs religieux: les délégués défendent le dialogue

Débuté le 14 septembre au Kazakhstan, le VIIe Congrès des chefs des religions mondiales s’achève jeudi 15 septembre. Dans une déclaration rendue publique au terme de la rencontre, les participants sont revenus entre autres sur les maladies pandémiques qui menacent l’humanité, l’extrémisme, le terrorisme et autres formes de violences, exhortant les dirigeants du monde à mettre fin aux conflits et aux effusions de sang dans tous les coins de notre planète.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican 

Parvenus à une position commune, les participants, dans leur déclaration finale, s’engagent à tout mettre en oeuvre, pour que le Congrès des chefs religieux mondiaux et traditionnels poursuive ses activités régulières au profit de la paix et du dialogue entre les religions, les cultures et les civilisations. Dans un monde marqué par l’après-pandémie et la mondialisation des menaces sécuritaires, le Congrès «joue un rôle important dans la mise en œuvre d’efforts conjoints pour renforcer le dialogue civil au nom de la paix et de la coopération, ainsi que dans la promotion des valeurs spirituelles et morales».

Conflits et violences

Les participants à ce Congrès, restent convaincus que le déclenchement de tout conflit militaire, l’apparition de tensions et de confrontations, génèrent une réaction en chaîne et conduisent à la destruction du système des relations internationales. «Nous pensons que l’extrémisme, le radicalisme, le terrorisme et toutes les autres formes de violence et de guerre, quelle que soit leur finalité, n’ont rien à voir avec la vraie religion et doivent être rejetés dans les termes les plus forts possibles», affirment t-ils, demandant instamment aux gouvernements nationaux et aux organisations internationales autorisées, de fournir une assistance globale à tous les groupes religieux et communautés ethniques qui ont subi des violations des droits et des violences de la part d’extrémistes et de terroristes à la suite de guerres et de conflits militaires.

Le dialogue interreligieux

Les initiatives visant à la mise en œuvre pratique du dialogue interreligieux et interconfessionnel, des principes de fraternité humaine, de justice sociale et de solidarité au nom d’un présent et d’un avenir meilleurs pour tous les peuples, selon les participants, doivent également être soutenus. Ils se disent solidaires des « efforts déployés par les Nations unies, d’autres institutions internationales et régionales, ainsi que par les gouvernements nationaux et les organisations publiques et non gouvernementales», pour promouvoir le dialogue entre les civilisations, les religions et les nations. 

Le Congrès reconnait l’importance et la valeur du «Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune» adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution A/RES/75/200 du 21 décembre 2020, devenu «une manifestation de bonne volonté» et une approche constructive au nom de la paix, de l’harmonie, du respect mutuel et de la tolérance entre les croyants.

Les délégués à ce VIIe Congrès, portent en prière toutes les personnes de bonne volonté sur la planète qui contribuent de manière significative à l’élargissement du dialogue entre les civilisations, les religions et les États au nom d’un monde meilleur et prospère; appelant également au soutien des Organisations internationales et des gouvernements nationaux, dans leurs efforts pour surmonter les conséquences de la pandémie de coronavirus. Les maladies pandémiques, estiment-ils, représentent des risques et des menaces pour l’ensemble de l’humanité, et ont un impact négatif sur toutes les sociétés et tous les États du monde. Ces conséquences négatives «ne peuvent être surmontées que par des efforts conjoints, en travaillant ensemble et en s’entraidant».

Egalité des sexes 

Dans leur document final, les délégués affirment accorder une importance particulière à l’importance de renforcer l’institution de la famille et l’égalité des sexes dans les sociétés, soutenant la protection de la dignité et des droits des femmes, l’amélioration de leur statut social en tant que membres égaux de la famille et de la société.

Les résultats du Congrès et la déclaration sont destinés à devenir une «ligne directrice importante pour les générations actuelles et futures de l’humanité afin de promouvoir une culture de tolérance, de respect mutuel et de sérénité, et qu’ils peuvent être utilisés dans l’administration publique de n’importe quel pays du monde, ainsi que par les organisations internationales, y compris les institutions des Nations Unies».

Cette déclaration sera également distribuée en tant que document officiel de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui s’est ouverte le 13 septembre à New York. 

Reconnaissants à la République du Kazakhstan pour l’organisation du Congrès et au peuple kazakh pour sa cordialité et son hospitalité, les délégués confirment leur intérêt collectif pour la poursuite des activités du Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles, et leur intention de convoquer la prochaine VIIIe Conférence en 2025 dans la capitale de la République du Kazakhstan, Nour-Soultan.

Déclaration finale

Source: VATICANNEWS, le 15 septembre 2022

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