Une tendre menace ! (1/2)

Une tendre menace ! (1/2)

Certains épisodes de la vie des saints peuvent inspirer nos choix et même nous rendre plus audacieux. C’est ce qui m’est arrivé avec le Cardinal Alexandru Todea. En 1999, lors d’une mission en Roumanie, j’ai eu le privilège inattendu de rencontrer ce grand martyr de la Foi qui avait passé des années dans les prisons communistes. Lors de ma visite, il était déjà âgé et alité, car terrassé par un choc cérébral. Il se laissait soigner comme un enfant, ne pouvant plus ni bouger ni parler. Sauf pour le chapelet ! Sa langue se déliait immédiatement et il priait avec nous avant de retomber dans le silence.

Avant cet accident de santé il aimait raconter qu’un jour, isolé au fond de son cachot sordide, il mourait de faim comme tant de ses compagnons. Il comprit qu’il ne survivrait plus longtemps à ce régime. Il eut alors la bonne idée de ne pas se comporter en orphelin, mais d’aller secouer le manteau de sa Mère. Il sut la prendre par les sentiments et la menaça ainsi :

« Maman, tu vois, je meurs de faim ! Cela ne te fait rien ? Si un jour je suis libéré et si je prêche à nouveau, je ne pourrai plus te donner en exemple comme une Mère merveilleuse comme je l’ai fait tant de fois ! Car moi qui suis ton enfant, tu me laisses mourir de faim ! »

Plus tard, ce matin-là, il entendit les déclics du passe-plat, chose qui n’était pas arrivée depuis plus de deux jours. Ô miracle, sa gamelle contenait de la viande ! Il y en avait tellement que cela pouvait assurer non seulement son déjeuner mais également son repas du soir et même celui du lendemain. Mais le soir, les gamelles devaient être rendues. Alexandru ne pouvait terminer une telle quantité, il se serait rendu malade, surtout que son estomac s’était rétréci. A contrecœur, il rendit le reste de la viande à son geôlier. Mais, un autre miracle l’attendait ! En dépit de toutes les règles de la prison, son geôlier lui laissa sa gamelle et lui dit en souriant qu’il pouvait tout garder pour le lendemain !

Il n’est jamais trop tard pour crier vers notre Mère du fond de nos entrailles !

On ne compte plus les fruits obtenus par la confiance lorsque, dans un dialogue du cœur, l’enfant exprime sa grande familiarité envers sa mère. Les saints nous aident à quitter une certaine dévotion automatique et donc ennuyeuse. Ils nous introduisent dans cette fameuse « rencontre des cœurs » que Marie suscite spécialement à Medjugorje. C’est beau de voir tant de pèlerins arriver le visage crispé, le cœur oppressé et repartir le sourire aux lèvres ! Ils sont entrés dans une connivence avec leur Mère du Ciel. Marie aime qu’on lui parle très franchement, avec la simplicité d’un enfant, et que l’on attende beaucoup d’elle. Cela lui donne les coudées franches pour agir en mère.

NB : retrouvez la suite de ce récit demain 1er juin 2021.

Sœur Emmanuel Maillard, membre de la Communauté des Béatitudes, elle vit à Medjugorje depuis 1989 et voyage dans le monde entier pour évangéliser.

Sœur Emmanuel est l’auteur de Délivrances et guérisons par le jeûne

prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Marie si proche

Marie si proche

Après ma première communion, je suis allé à Notre-Dame de Paris pour confier ma vie spirituelle au Seigneur. Dès que j’ai vu la Vierge au pilier j’ai été frappé par son regard de tendresse. Soixante ans après, je me retrouve devant cette représentation de Marie et c’est une action de grâce. Marie m’a en effet accompagné pendant ces quarante ans de vie sacerdotale. Cette proximité, sa délicatesse, sa présence dans les bons et mauvais moments m’ont réconforté.

Après l’incendie de la cathédrale, Marie aurait dû être écrasée par l’éboulement de la voûte qui était au-dessus d’elle ; elle a été protégée : Marie miraculée ; mais elle a aussi protégé les pompiers et les compagnons du devoir : Marie miraculeuse.

Aujourd’hui, Marie fait grandir en mon cœur l’Espérance ; je sais qu’elle ne peut pas m’abandonner. Chaque jour par la prière du chapelet, elle me redonne confiance et me remet dans les bras de son Fils bien-aimé.

Marie, Mère du sacerdoce, une nouvelle fois je te confie ce que j’ai de plus cher, ce don que ton Fils m’a fait à Notre-Dame en juin 1980. Amen.

Mgr Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Les petits grains font les grandes rivières

Les petits grains font les grandes rivières

Hier, lundi 8 mars. 15h. Soleil de la campagne qui commence à réchauffer l’hiver. Mon beau-père est porté en terre. Il est décédé le 3 mars à 92 ans des suites du Covid. Sa dévotion à Marie était exemplaire : récitation quotidienne du chapelet, généralement en regardant KTO à 15h30 pour être en lien avec le sanctuaire de Lourdes. Il aimait cet endroit où mon épouse l’avait emmené à plusieurs reprises pour le pèlerinage du Rosaire en octobre.

Bien sûr sa relation à Marie m’interroge. Que lui a-t-il confié ces temps derniers ? Sûrement ses angoisses, sa tristesse de savoir qu’il allait quitter ce monde. Sûrement aussi une demande pour avoir la force de vivre le grand passage. Son chapelet était un des rares objets qu’il avait avec lui à l’hôpital. Comme une bouée, un morceau de bois d’un radeau, un point de repère indestructible.

J’aime aussi réciter le chapelet dans la journée, en conduisant. Aussi quand je suis dans le métro. Je l’offre à Marie pour tous les gens de ma rame, tous ces inconnus qui probablement ne connaissent pas Marie. Je la prie pour que les cœurs s’ouvrent, que la lumière perce leurs âmes. Je n’ai pas la régularité de mon beau-père mais je me sens bien avec le chapelet sur moi. J’aime marcher dans la rue en le tenant dans ma main. Depuis que j’ai visité Beyrouth en 2019, j’en ai accroché un au pare-soleil de ma voiture comme les chrétiens font là-bas.

Je reconnais que dans ma vie, le chapelet a plus été un objet de prières dans les difficultés ou les tempêtes. Hélas, comme si ma relation à Dieu avait une intensité variable en fonction du degré de gravité de mes problèmes. Pardon Marie pour cette démarche trop utilitariste !

À un fidèle qui critiquait la récitation du chapelet car elle était trop mécanique, le fondateur de l’Opus Dei, saint Josémaria Escriva avait répondu : « Quand un amoureux chante souvent et par cœur les paroles d’une chanson à sa promise, qui penserait lui dire que c’est machinal ? »

Ces dizaines et ces dizaines d’Ave Maria sont peut-être une prière pauvre, d’un indigent incapable de trouver les mots d’un dialogue fécond avec Dieu ? Ils sont plutôt la prière d’un enfant qui répète son amour à Marie, pour être sûr d’être bien entendu…

François Morinière, dirigeant d’entreprise, président des Entretiens de Valpré, auteur du livre Et le Ciel devient familier

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Marie, notre Reine

Marie, notre Reine

J’ai pu revoir il y a quelques mois une vidéo que j’avais faite de la prière du soir de mes deux aînées âgées à l’époque de deux et trois ans… La fierté de la grande et l’étonnement rieur de la cadette récitant le Je vous salue Marie de leurs voix bébés m’ont rappelé ce pur moment de bonheur familial mais aussi de grâce divine.

Je crois que nous sommes tous des enfants devant la Sainte Vierge.

Lorsque je prie, il y aura toujours une prière à Marie. Mais la réciproque n’est pas toujours vraie. Pardon Seigneur… Souvent, lorsque je suis énervé ou angoissé, je tente vite quelques Je vous salue. Jusqu’à aujourd’hui ça marche pour le stress du décollage (et oui j’ai peur en avion…). Et pour les moments où la moutarde me monte au nez, ça aide mais hélas parfois l’orgueil l’emporte…

Je connais trois formes chantées du Je vous salue. Deux sont magnifiques et ont rythmé des marches vers Chartres ou Conques. Le petit miracle de la belle vibration produite par plusieurs voix, même peu entraînées, lors du « fruit de vos entrailles » ne manque jamais de m’étonner. Je pense aussi aux processions de Lourdes qui restent gravées dans ma mémoire.

À la fin de notre messe de mariage, nous avons chanté Chez nous soyez Reine. J’aime beaucoup ce chant, qui dit combien Marie est partout chez elle en France. Marie est notre Reine, elle règne sur les saints, les saintes et les anges, au pied de notre Seigneur.

Charles Beigbeder, entrepreneur

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Ô Marie, Mère de l’inattendu !

Ô Marie, Mère de l’inattendu !

Quand mon père est tombé, victime du terrorisme soudain et aveugle, ta confiance m’a relevée. J’ai dit « oui » à la vie.

Quand la Providence m’a présenté par surprise le compagnon de mes jours, ta spontanéité m’a guidée. J’ai dit « oui » pour la vie.

Ce lien spirituel en nous, Marie, découle de ces deux « inattendus »­. Ils m’ont conduite avec toi, au fil des jours, à tant d’actes d’abandon. Un oui, un pas… Toi, première de cordée, c’est vers le Christ que tu m’as menée. Mais il ne t’a pas effacée et je te garde, précieuse alliée. Toi, la Vierge de l’Annonciation, du Salut qui vient ; moi, l’écoutante de mille annonces, de l’angoisse qui survient. J’ai tout déposé à tes pieds. Je te les ai toutes confiées, ces mères esseulées, apeurées.

Tu me guides dans mon écoute, toi qui les comprends si bien. Qui d’autre pour se faire proche d’un sanctuaire de la Vie, saisi par l’imprévu ? « Comment cela va-t-il se faire » ? Comment l’annoncer ? Comment l’accompagner ? Ta foi a eu raison de tous les doutes. Pas de contrôle, pas de maîtrise ; mais l’abandon et l’audace de prendre le large pour aborder l’autre rive. Celle de ton Fils.

Je crois toujours en toi et me confie à toi quand vient le temps de l’écoute. Pour que tu réveilles l’instinct et la force de la maternité, la confiance dans la promesse de vie qui jaillit, au-delà des attentes et des prévisions. La confiance, qui convertit le regard et le cœur, pour renoncer aux choix planifiés, arrangés, mortifères.

Ô Marie, Mère de l’inattendu, fais que ce « oui » résonne dans le cœur des mères angoissées. Comme tu l’as vécu dans ta chair, murmure à leur âme maternelle que, dans cet imprévu, Dieu se rend présent. Que dans ce qui semble impossible, le miracle est possible. Que par un petit oui, pure et simple expression d’une confiance sans faille, l’inattendu devient le tant attendu, lieu de la présence divine.

Cécile Edel, psychologue clinicienne, ex-présidente de l’association Choisir la Vie, fondatrice de l’antenne d’écoute de Choisir la Vie « SOS femmes enceintes », psychologue-écoutante auprès de femmes enceintes en détresse

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Par Marie, tout se connecte !

Par Marie, tout se connecte !

Marie ! Ma première rencontre avec elle remonte à 1980. J’avais à peine 15 ans. Né de père inconnu, j’ai grandi dans l’épreuve et la violence, surtout lorsque ma mère s’est mise en couple avec un gangster lorsque j’avais 10 ans. Au mois de novembre 1979, cet homme se suicide devant moi d’une balle en plein cœur. Je suis un ado sans repères, violent. Le 19 mars 1980, une dame chrétienne, Marie-Dominique, m’emmène à Montpellier pour écouter le témoignage de Nicky Cruz, un ancien chef de gang devenu pasteur. Ce soir-là, j’ouvre mon cœur à Jésus et une nouvelle vie commence. Au mois de juin 1980, Marie-Do m’emmène à Lourdes pour y vivre mon premier pèlerinage. Le dernier soir, je me mets à genoux devant la grotte et je donne ma vie à Jésus par Marie.

Au retour de ce pèlerinage, ma relation à Jésus s’est renforcée, en même temps que ma relation à Marie. J’ai commencé à dire mon chapelet de plus en plus régulièrement, encouragé par la ferveur mariale du pape Jean-Paul II. En 1984, j’ai fondé avec quelques amis le premier groupe de rock catholique en France, que nous avons appelé Totus Tuus. C’était la devise du pape Jean-Paul II empruntée à saint Louis-Marie Grignion de Montfort : Tout à Jésus par Marie ! Puis, j’ai quitté ma basse pour entrer au séminaire…

Le 25 mai 1985, mon père inconnu me retrouve. C’était un légionnaire allemand qui avait eu une aventure passagère avec ma mère. Il m’explique qu’il m’a cherché en vain pendant plusieurs années et qu’il est même allé à Lourdes pour demander la grâce de me retrouver. Je lui demande : « Quand est-ce que vous êtes venus à Lourdes ? » Il me répond : « Au mois de juin 1980 ! » La même année, le même mois, le même lieu, je donnais ma vie à Jésus par Marie… Par Marie, tout se connecte !

Père René-Luc, fondateur de CapMissio, l’école de missions diocésaine de Montpellier et prédicateur en France et à l’étranger

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Marie et Simon de Cyrène

Marie et Simon de Cyrène

Marie souffre de voir son Fils, abandonné par ses amis, sur le chemin de sa Passion.

Expérience cruelle pour le cœur d’une maman : lorsque son enfant souffre, elle prie, implore pour qu’il soit consolé et soutenu par des amis fidèles. Combien de mamans ont fait cette expérience bouleversante de la solitude au cœur de l’épreuve.

Je crois que la Vierge Marie a une reconnaissance toute particulière pour Simon de Cyrène. Cet homme réquisitionné parce qu’il était là au moment où son Fils s’écroulait sous le poids de la Croix. Alors que les disciples étaient absents, Simon a été « choisi par les Romains » pour faire corps avec le Christ portant la Croix. Marie, intérieurement tu as dû remercier Simon pour son aide inattendue.

Depuis les premiers jours où je me suis engagé, suite à l’accident de voiture de ma sœur Cécile, pour fonder les communautés Simon de Cyrène*,  je sais que la Vierge Marie veille sur nous. Marie nous accompagne dans les joies et les peines que nous vivons, jour après jour, dans nos maisons partagées entre personnes valides et handicapées à la suite à un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou une infirmité motrice cérébrale.

À Simon de Cyrène, nous aimons nous rencontrer, partager, rendre grâce, faire la fête. Là aussi, Marie veille. Comme à Cana pour que la fête soit réussie et que le vin ne manque pas, elle demande à Jésus son premier miracle. Jésus ne peut rien refuser à l’intercession de sa maman.

Nous nous sommes déjà laissés inviter par Marie pour vivre la Semaine Sainte et la joie de Pâques à Lourdes. Près de 400 participants des 12 villes où nous avons des communautés Simon de Cyrène en France. Avec la Covid, nous n’avons pu partir pour la Semaine Sainte 2021. Ce n’est que partie remise. Nous savons que la Vierge Marie veille sur nous, qu’elle intercède et qu’elle sera là pour nous accueillir et pour que la fête soit réussie à Lourdes en 2022 !

*Infos / Aidez-nous à nous développer : www.simondecyrene.org

Laurent de Cherisey, directeur général de la Fédération Simon de Cyrène

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Marie, étoile du matin, prends-nous sous ton manteau !

Marie, étoile du matin, prends-nous sous ton manteau !

Marie est notre Mère à tous. Par son « fiat », elle nous apprend à vivre chaque instant de notre vie sous son doux regard maternelle. Dans notre famille, nous la prions chaque jour. Nous lui demandons par le Je vous salue Marie de nous protéger à tout moment et de nous prendre sous son grand manteau bleu étoilé. (Anne, mère de famille)

Sainte Marie, modèle des mères, veille sur nous avec délicatesse. Inspire-nous dans nos actions et puisque nous sommes imparfaits, plaide et intercède pour nous auprès de Jésus, ton Fils, pour que sa miséricorde divine nous ouvre les portes du paradis à l’heure de notre mort. (Gabriel, père de famille)

Marie est pour moi le modèle de la Mère immaculée préservée de tous péchés. J’aime m’imaginer qu’elle me protège sous son grand manteau. Je lui demande souvent de m’accueillir tel que je suis, avec mes imperfections. Marie est la Mère dont nous avons besoin. Sainte Vierge, sauvez-nous. (Gaël, 22 ans)

 La Très Sainte Vierge Marie m’accueille sous son manteau maternel, elle me mène à son Fils Jésus-Christ, elle porte mes offrandes qui sont mes joies, mes actions de grâce, mes souffrances, mes proches. J’aime la prier pour qu’elle défasse tous les nœuds qui viendraient faire obstacle à mon lien de paix avec Dieu. (Blanche, 21 ans)

Marie est pour moi celle que nous prions tous les jours. Chaque Je vous salue Mariedit le soir avec la famille ou seul est l’occasion d’intentions pour les autres. Elle est ma deuxième Mère, elle me guide comme une étoile. (Clément, 18 ans)

Marie est comme ma deuxième Mère, c’est l’étoile qui guide mes pas et mes choix. C’est la pureté incarnée. Marie est pour moi la piété qui m’aide à prier. Elle m’inspire la confiance que je voudrais acquérir, c’est une image à suivre et à écouter car cette Mère est à notre écoute. (Emmanuel, 16 ans)

Lorsque je dis des Je vous salue Marie, je me rappelle les actes de Marie dans sa vie et je me rends compte qu’elle a été très importante pour le Salut du monde dans la vie chrétienne. Sans elle, quelque chose nous manquerait : l’ouverture à la vie éternelle. (Colombe, 13 ans)

Marie est la plus grande des mères, elle n’a pas eu de tache noire. Marie est la plus importante des personnes et c’est la « cheffe » du Ciel après Jésus. Je demande beaucoup de choses à Marie et surtout de m’aider à reconstruire mes Lego. (Raphaël, 8 ans)

La famille Lefèvre, lauréate de la 15e édition de La France a un incroyable talent sur M6 en décembre 2020

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Rester uni à Marie pour aller vers son Fils Jésus

Rester uni à Marie pour aller vers son Fils Jésus

Deux passages de l’Évangile me sont particulièrement importants dans ma relation avec la Mère de Dieu.

Le premier est le récit de l’Annonciation (Lc 1,26-38) qui se termine avec le Fiat de Marie. Son ouverture à la Parole de Dieu et sa libre décision de dire « oui » est le début de notre Rédemption. Ainsi, nous l’avons comme notre Mère au Ciel. C’est aussi un appel pour moi à la suivre dans son Fiat, même en sachant que mon écoute et mes « oui » au Seigneur resteront fragmentaires. La prière suivante m’accompagne quotidiennement afin que la Sainte Vierge m’aide sur mon chemin vers Jésus, son Fils : « Ô Marie, apprends-moi à dire oui au Seigneur, chaque instant de ma vie ; Ô Marie apprends-moi à dire merci au Seigneur, chaque instant de ma vie. »

Le deuxième passage est celui des noces de Cana (Jn 2, 1-12). En indiquant à Jésus le manque de vin aux noces, Marie lui demande d’y remédier. Mais elle comprend au sens profond de la réponse apparemment négative de son Fils que son heure n’est pas encore venue. Marie demande donc aux serveurs de suivre ses ordres, permettant ainsi le miracle de la transformation de l’eau en vin. Ce récit me fait comprendre la grande union de Marie avec Jésus, elle qui porte la mission de son Fils dans son Cœur.

Comme son enfant, en lui soumettant dans la prière mes demandes imparfaites, je peux avoir la certitude que la Sainte Vierge va leur donner sens et forme afin que la réponse de Dieu contribue à mon bien. 

En priant également chaque matin la consécration à Marie, j’essaie de rester uni à elle.

Nikolaus von Liechtenstein, membre de la famille princière du Liechtenstein, fils de l’ancien prince régnant Franz Joseph II et frère cadet de l’actuel prince régnant Hans-Adam II

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

La Vierge Marie dans ma vie d’homme

La Vierge Marie dans ma vie d’homme

À quoi pense un jeune homme de 20 ans ? Quels sont ses rêves et ses espérances ? Dans le tourbillon de ma jeunesse étudiante marseillaise un peu dorée, je savais qu’allait advenir un moment de vérité, une étape inconfortable pour me poser et envisager la suite. Pour le jeune de 20 ans, le cap de l’âge adulte qui arrive est toujours un peu angoissant. Et ces questions qui dérangent : quelle est ma vocation dans ce monde ? 

Une intuition spontanée me poussait cet après-midi à rejoindre la Bonne-Mère, là-haut, à la basilique Notre-Dame de la Garde. C’est lesté de ces angoisses que je montais vers la colline qui surplombe Marseille. Pauvrement, je me souviens y avoir confié à la Sainte Vierge ma vocation et mon incapacité à y répondre, tant j’étais sec, brumeux et nerveux. J’ai demandé la lucidité et l’espérance. À ses pieds, j’ai mendié cette grâce d’abandon et de joie. J’ai mendié la volonté, l’intelligence et la grâce de poser cet acte de foi, ce « fiat » qui offrirait peut-être la liberté et la paix. J’ai mendié pauvrement, restant longtemps en prière, blotti dans cet écrin néo-byzantin qui a accueilli tant de pèlerins, tant de pécheurs, tant de minots venant comme moi, chercher l’écoute et le réconfort d’une mère. Et puis, je suis reparti à pied vers le quartier d’Endoume. Différent et allégé. Riche de cette conviction, comme vissée en moi, que la Bonne-Mère m’avait répondu. Elle m’avait donné sa force du « fiat » que j’avais embrassé, avec ma petite piété. Je le savais : la Sainte Vierge était à mes côtés et ne m’abandonnerait pas. J’avais retrouvé la paix du cœur, celle qui me conduirait à poser les gestes d’engagements libérateurs. 

Mon compagnonnage avec Marie, près de 20 ans plus tard, s’est enrichi par la découverte d’un texte puissant du Père Doncoeur sur la Vierge Marie dans nos vies d’hommes1. Plus je bossais sur l’identité masculine, l’apprentissage des vertus de la paternité, et plus je comprenais son rôle indépassable auprès des hommes, pèlerins maladroits en quête de réconfort. Oui, Marie est le refuge du pécheur que je suis, la consolatrice de l’affligé devant laquelle je jette bas mon masque et quitte mon rôle mondain. En moi, elle accueille l’âme blessée de l’enfant aimé, courant se réfugier dans les bras de sa mère. Elle nous montre son Fils, à la crèche, à Cana, au pied de la Croix. Elle nous le fait aimer. 

La cathédrale Notre-Dame de Paris tient une place particulière dans ma vie puisque j’ai eu le privilège d’y organiser pendant deux ans un grand son et lumière, afin de célébrer la Dame de Cœur, celle à qui la France est consacrée. L’incendie tragique, en ce début de Semaine Sainte, continue de m’interroger spirituellement. Dans les jours qui suivirent, je me revois dans les décombres, contemplant la Vierge au pilier, immaculée et préservée, droite et consolante, veillant sur ses enfants, une immense poutre calcinée à ses pieds. Dans les malheurs des temps, la Vierge est là, tenant son enfant en ses mains.

Dans les engagements de chevaliers de Colomb, nous conservons toujours un chapelet auprès de nous, au fond de notre poche. Nous le récitons autant que possible. Je redécouvre ainsi la prière séculaire des pauvres qui me sied bien. En conservant ce chapelet, uni à des millions d’hommes, nous donnons en quelque sorte la main à la Sainte Vierge, comme le disait Charles Péguy. Dans le tourbillon des tentations, nous demeurons en sa présence, douce et ferme.

(1)  La Vierge Marie dans nos vies d’hommes. Ce texte est paru dans le compte rendu de la journée des directeurs des congrégations mariales en 1935. Merci à Monseigneur Ravel de me l’avoir fait découvrir.

Arnaud Bouthéon, co-fondateur du Congrès Mission et président de l’association Lux Fiat créée pour célébrer la cathédrale Notre-Dame de Paris et faire rayonner son message en France et à l’étranger

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie