Notre Dame de Sheshan, « aide des Chrétiens »

Notre Dame de Sheshan, « aide des Chrétiens »

Le sanctuaire de Notre-Dame de Sheshan, proche de Shanghai, seul site de pèlerinage marial en Chine, attire des pèlerins depuis le XIXe siècle. C’est un des lieux saints consacrés à Marie Auxiliatrice. Le pape Jean Paul II a longuement évoqué le sanctuaire de Sheshan durant l’Angélus du dimanche 21 août 1988 :

« Notre pèlerinage dominical nous pousse aujourd’hui vers le lointain Orient, et vers le sanctuaire de Notre-Dame de Sheshan, en Chine, élevé en 1942 à la dignité de basilique mineure.

Sheshan se trouve à 50 km de Shanghai. Grâce à la beauté du paysage et à la douceur du climat, la colline de Sheshan constitue un lieu qui attire les touristes. Au XVIIIe siècle, deux empereurs sont venus de Pékin pour la visiter. L’un d’eux, le fameux Kangxi, lui donna le nom de “Mont du bambou vert”. En effet, la colline est recouverte de ce type de plante, que la peinture chinoise de tous les siècles reproduit avec tant de grâce, et dont les germes, entre autres, sont considérés comme un plat très apprécié par ce peuple.

L’évangélisation est arrivée à Sheshan en 1844. Les missionnaires y construisirent une maison de cinq chambres, dont l’une était une chapelle. En 1864, un Chinois construisit sur la cime de la colline un pavillon hexagonal, où il mit une image de la Vierge qu’il avait peinte lui-même, sous le titre de Marie « aide des chrétiens ». Dès lors, se diffusa la dévotion à Notre Dame de Sheshan « Aide des chrétiens » et chaque année, une fête la célèbre le 24 mai, en grande solennité.

Aujourd’hui, il y a deux églises : une à mi-pente de la colline et l’autre au sommet. Cette dernière,construite en 1873 et refaite en 1925, a un clocher de 33m de haut, au sommet duquel trône une statue de Notre Dame qui soulève son fils Jésus, les bras ouverts pour bénir. A cause de cette position, de loin, cette statue ressemblait à une croix étendue sur la Chine. L’église qui se trouve à mi-pente a été construite en 1894. »

Pape Jean Paul II, Angelus du dimanche 21 août 1988

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

CHINE- Processions mariales, confirmations, messes et prières : comment les catholiques chinois ont vécu la Journée mondiale de prière pour l’Église en Chine

Pékin (Agence Fides) – 300 catholiques de la paroisse de Bailing, dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie, Auxiliatrice, dans le diocèse de Shantou (province chinoise de Guangdong), ont reçu aujourd’hui, mercredi 24 mai, le sacrement de la confirmation au cours de la liturgie eucharistique solennelle célébrée après une longue et participative procession mariale.

L’ensemble de la paroisse et de la communauté est célèbre parce qu’elle est située dans le village où se trouve la plus grande communauté catholique du diocèse. Sous la protection maternelle de la patronne Marie Auxiliatrice, les paroissiens de Bailing sont réputés pour leur dévotion mariale et leur zèle missionnaire. La fête patronale est également devenue un moment festif de manifestation communautaire de la foi. Les paroissiens ont prié ensemble pour la paix, pour la vocation, pour un monde meilleur.


De nombreuses communautés catholiques de Chine continentale ont vécu intensément aujourd’hui, 24 mai, la commémoration liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie, Aide des Chrétiens, vénérée au sanctuaire de Sheshan. Le Pape Benoît XVI a indiqué que cette commémoration était l’occasion de célébrer la Journée mondiale de prière pour l’Église en Chine.

Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, de nombreuses communautés catholiques chinoises ont vécu la journée d’aujourd’hui comme le point culminant du parcours spirituel du mois marial, en communion avec l’Église universelle.


Les catholiques de la cathédrale du diocèse de Wenzhou (province de Zhejaing) ont effectué un pèlerinage d’une semaine au sanctuaire du diocèse de Taiyuan (province de Shanxi), du 15 au 20 mai.

Ils ont été accueillis par Paul Meng Ningyou, Evêque du diocèse de Taiyuan. Ils ont partagé l’histoire et l’expérience de la communauté locale, tout en admirant la beauté des lieux naturels et en rendant grâce à Dieu pour le don de la création, dans l’esprit de Laudato si’, la deuxième encyclique du pape François datée du 24 mai 2015.


Au sanctuaire de Lushan, dans la province de Jiangxi, l’afflux de pèlerins pour le mois marial se poursuit.

Les prêtres et les religieuses du Centre de spiritualité Matteo Ricci du sanctuaire sont également impliqués dans l’assistance logistique (cuisine, nettoyage des chambres) aux pèlerins des provinces de Shanxi, Fujian, Shandong et Pékin.


Les communautés catholiques du monde entier ont répondu à l’invitation du pape François à prier pour l’Église en Chine.

À Rome, au Palais de la Propagande, siège de la section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières du Dicastère pour l’Évangélisation, toute la communauté de travail a prié devant l’image de la Bienheureuse Vierge Marie, Secours des Chrétiens, connue sous le nom de Notre-Dame de Sheshan.

Source : Agence Fides, le 24 mai 2023

CHINE- Réouverture des sanctuaires après 3 ans. Les communautés catholiques chinoises se préparent au mois marial

Pékin (Agence Fides) –  » Nous pouvons nous unir à l’Église universelle, en rappelant l’intention de prière du Pape François et en imitant la Vierge Marie à la suite du Christ son Fils, pour manifester le visage du Seigneur ressuscité et vivre une vie nouvelle « .

Par ces mots, l’archidiocèse de Pékin accueille et accompagne l’impatience avec laquelle de nombreuses communautés catholiques chinoises se préparent à vivre les gestes et les pratiques de la dévotion mariale au cours du mois de mai, traditionnellement dédié à la Vierge.

Pèlerinages, chapelets, heures d’adoration, processions et célébrations eucharistiques solennelles, œuvres caritatives. Les portes des sanctuaires, des églises et des chapelles seront toujours ouvertes, après des années de fermetures forcées dues à la pandémie.

Des diocèses comme Pékin et Shanghai ont déjà publié le programme des célébrations et des heures de prière communautaire quotidienne, y compris les dispositions et les instructions logistiques à suivre pour y participer.

Le sanctuaire marial de Housangyu, dans le quartier de Mentougou, à la périphérie de Pékin, est un lieu cher à la dévotion mariale des catholiques pékinois.

Le diocèse a organisé les pèlerinages du mois de mai en fonction de la répartition des paroisses : chaque dimanche de mai, l’une des quatre paroisses les plus importantes du centre de Pékin prend en charge l’organisation du pèlerinage et de la célébration eucharistique, y compris les aspects liés à l’ordre public (un afflux important de pèlerins est attendu tout au long du mois).


À Shanghai aussi, tout est prêt pour accueillir les nombreux pèlerins et dévots qui souhaitent se rendre au sanctuaire de Sheshan au cours du mois de mai.

Le bureau diocésain des pèlerinages a publié un guide pour assurer le bon déroulement des pèlerinages, sachant que les catholiques chinois nourrissent une profonde dévotion mariale et une affection particulière pour la Vierge de Sheshan.

Utilisant de manière fonctionnelle les nouvelles technologies numériques, comme c’est le cas pour l’accès à tous les lieux publics en Chine, l’accès au sanctuaire nécessitera également une réservation et un enregistrement à l’aide du code QR numérique (avec la carte d’identité).

Le diocèse a publié le formulaire et le QR à télécharger à l’avance, accessibles sur le site sheshan.missa.cloud, et a également mis en ligne sur le site diocésain les horaires des messes et les coordonnées des prêtres chargés de l’organisation des pèlerinages.


Après trois ans de pandémie, les multitudes de pèlerins chinois reviendront en mai pour déposer leurs peines, leurs attentes et leur gratitude aux pieds de Notre-Dame de Sheshan, la Vierge Marie, représentée dans une pose singulière, alors qu’elle soulève l’enfant Jésus au-dessus de sa tête, pour le montrer à tous comme on le ferait d’un trophée, en signe de victoire.

Source : Agence Fides, le 25 avril 2023

Le clergé de Xinxiang décimé par le gouvernement chinois

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P.RAZZO/CIRIC – Messe dominicale dans l’église Notre Dame de Chine, Paris.

Le clergé de Xinxiang décimé par le gouvernement chinois

Les autorités chinoises ont arrêté entre le 20 et le 21 mai à Xinxiang, dans le nord de la Chine, un évêque nommé par le Vatican ainsi que sept prêtres et dix séminaristes.

Nouvelle vague de répression en Chine. Alors que le monde a prié ce 24 mai pour l’unité des chrétiens en Chine, Pékin durcit les persécutions à l’égard des catholiques. En deux jours, le 20 et le 21 mai, les autorités ont arrêté un évêque, sept prêtres et une dizaine de séminaristes. Il s’agit de Mgr Joseph Zhang Weizhu, 63 ans, évêque de la préfecture apostolique de Xinxiang. Située dans le nord du pays, elle compte environ 100.000 fidèles. Évêque depuis 1991, il est reconnu par le Saint-Siège mais pas par le gouvernement chinois et est donc, à ce titre, considéré comme un criminel.

Une centaine de policiers mobilisés

Dix prêtres ont également été arrêtés car considérés comme criminels et parce qu’ils ont refusé de signer l’adhésion à l’Association patriotique des catholiques chinois (APCC), séparée de Rome, ainsi que la soumission au Parti communiste chinois (PCC). L’arrestation s’est déroulée à Shaheqiao, dans la province du Hebei, au sud de Pékin. Une dizaine de séminaristes ont également été arrêtés et remis à leur famille avec interdiction de poursuivre leurs études ecclésiastiques. Plus de 100 policiers ont été mobilisés pour participer à cette opération.

Plusieurs sources rapportent que la police, à la recherche des prêtres, a également fait du porte à porte afin de fouiller les logements. Ceux qui y ont découvert des signes attribuables à la foi catholique (croix, statues, images pieuses, photos du Pape…) ont donné une amende à leurs propriétaires et les objets ont été saisis et détruits.

Pour mémoire, depuis quelques mois Pékin a mis en œuvre une nouvelle réglementation autorisant les activités religieuses, y compris les séminaires, à condition qu’elles se tiennent dans des lieux enregistrés et contrôlés par le gouvernement. Les membres du clergé ne peuvent exercer leur ministère qu’à condition d’adhérer à l’APCC et de se soumettre au PCC.

Source: ALETEIA, le 25 mai 2021

Le Pape demande à prier pour l’unité des chrétiens de Chine

Le Pape demande à prier pour l’unité des chrétiens de Chine

A l’issue du Regina Caeli, François a rappelé la célébration de Notre-Dame de Sheshan, patronne de la Chine, le 24 mai, et invité les fidèles à accompagner les chrétiens chinois par leurs prières pour qu’ils soient «bâtisseurs, dans leur patrie, de justice et de paix»

Au terme de la prière du Regina Caeli, le Pape François a longuement évoqué ce dimanche les catholiques de Chine qui s’apprêtent à célébrer la Bienheureuse Vierge Marie «secours des chrétiens et patronne céleste de leur grand pays». Chaque année, le 24 mai, a en effet rappelé le souverain pontife, «la mère du Seigneur et de l’Eglise est vénérée avec une dévotion spéciale au sanctuaire de Sheshan à Shanghai, et est invoquée avec assiduité par les familles chrétiennes dans les épreuves et les espérances de la vie quotidienne».

«Il est bon et nécessaire que les membres d’une famille et d’une communauté chrétienne soient toujours plus unis dans l’amour, dans la foi,  a poursuivi le Saint-Père, de cette façon, les parents, les grands-parents, les enfants, pasteurs et fidèles peuvent suivre l’exemple des premiers disciples qui en la solennité de Pentecôte étaient unanimes en prière avec Marie dans l’attente de l’Esprit Saint».

La Vierge de Sheshan, près de Shanghaï

La Vierge de Sheshan, près de Shanghaï

François a ainsi invité les fidèles «à accompagner par la prière les fidèles chrétiens en Chine», «nos très chers frères et sœurs qui sont au plus profond de mon cœur» a t-il précisé, afin que l’Esprit Saint, «protagoniste de la mission de l’Eglise dans le monde les guide et les aide à être porteurs de la Bonne Nouvelle, témoins de bonté, de charité, et constructeurs, dans leur patrie, de justice et de paix». 

Chaque année depuis 2007, et la « Lettre aux catholiques chinois » du Pape Benoît XVI, l’Église universelle est invitée à prier particulièrement pour les fidèles catholiques chinois. Situé à quelques dizaines de kilomètres de Shangaï, le sanctuaire marial de Sheshan accueille chaque année des dizaines de milliers de pèlerins catholiques du pays. 

Source: VATICANNEWS, le 23 mai 2021

PRIÈRE À NOTRE-DAME DE SHESHAN

Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère, 
vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d’«Aide des Chrétiens», 
toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection, 
nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection. 
Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle 
sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance 
un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens. 

Par ton «oui» docile prononcé à Nazareth, tu as permis 
au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal 
et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption, 
à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé, 
acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme, 
jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas 
debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère 
de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus 
et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules. 
Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint, 
avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques, 
donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation, 
même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine, 
au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer, 
afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus. 
Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils, 
le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour. 
Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour, 
les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église. 
Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen !

Benoît XVI, lettre aux catholiques de la République Populaire de Chine du 24 mai 2008

Parolin: l’accord avec la Chine a été recherché par tous les Papes récents

Des fidèles catholiques priant devant la Basilique Notre-Dame de Sheshan à Shanghai. Des fidèles catholiques priant devant la Basilique Notre-Dame de Sheshan à Shanghai.  

Parolin: l’accord avec la Chine a été recherché par tous les Papes récents

Le secrétaire d’État du Saint-Siège est samedi à Milan pour célébrer le 150ème anniversaire de la présence de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères en terre chinoise. «Pour que le dialogue porte des fruits plus consistants, il est nécessaire de le poursuivre. Au cours de ces deux années, j’ai remarqué des signes de rapprochement entre les catholiques chinois qui ont longtemps été divisés sur de nombreuses questions», a déclaré le cardinal Pietro Parolin. 

Vatican News

L’accord provisoire que le Saint-Siège a signé avec la République populaire de Chine et qui concerne la nomination des évêques, «est seulement un point de départ», qui a donné quelques résultats: pour que «le dialogue porte des fruits plus consistants, il faut le poursuivre», a déclaré le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège dans son discours d’ouverture à la conférence organisée à Milan par le Centre missionnaire PIME sur «Une autre Chine. Temps de crise, temps de changement».

Le congrès célèbre les 150 ans de présence des missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions Étrangères en Chine. À cette occasion, le cardinal Parolin a ainsi rappelé ce que le cardinal Giovanni Battista Re avait déjà écrit, à savoir que Benoît XVI avait approuvé le projet d’accord sur la nomination des évêques qui ne fut finalement signé  plusieurs années après sa renonciation.

La tentative de Pie XII

L’intervention du cardinal s’est déployée à travers l’histoire, en commençant par la présence inoubliable du jésuite Matteo Ricci en Chine à la fin du XVIe siècle, puis en rappelant l’arrivée des missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères il y a un siècle et demi dans le Henan. Le cardinal Parolin a ensuite cité les tentatives de dialogue qui ont eu lieu après le début de la République populaire de Chine avec la montée au pouvoir de Mao. «Le 17 janvier 1951, les autorités ont invité quelques évêques et prêtres catholiques à une réunion à laquelle ont également participé le premier ministre et le ministre des affaires étrangères, Zhou Enlai. Il a assuré que les catholiques pouvaient continuer à suivre l’autorité religieuse du Saint-Père, mais qu’ils devaient s’assurer de la pleine loyauté patriotique envers leur pays», a déclaré le Secrétaire d’État. 

«Commence alors la tentative de rédaction d’un document contenant ces deux principes, à laquelle participent non seulement les évêques et les prêtres, mais aussi le secrétaire de l’internonce Antonio Riberi: ce dernier l’envoie à Pékin précisément pour qu’il puisse participer à la tentative. Cela montre que dès le temps de Pie XII, le Saint-Siège a ressenti le besoin de dialogue, même si les circonstances de l’époque le rendaient très difficile».

Dans les premiers mois de 1951, quatre projets d’un éventuel accord ont été rédigés, mais malheureusement, ils n’ont pas été jugés satisfaisants. «Outre les tensions internationales -années de la guerre de Corée-, je pense que l’échec d’une telle tentative a contribué aux malentendus entre les deux parties et à la méfiance mutuelle. C’est un échec qui a marqué toute l’histoire ultérieure», a avancé le cardinal italien.

La réouverture du dialogue

Après cette tentative, il a fallu presque 30 ans avant que la voie du dialogue ne puisse être rouverte.  «Je me souviens en particulier du voyage effectué par le cardinal Echegaray en 1980 quand la Chine commençait à peine à sortir de la douloureuse expérience de la Révolution culturelle. Depuis lors, un chemin a été emprunté qui, au fil des hauts et des bas, a conduit jusqu’à aujourd’hui», a rappelé le Secrétaire d’État. Le cardinal Parolin a ainsi bien expliqué que tous les Papes de l’histoire récente, de Paul VI à François, ont cherché ce que Benoît XVI a indiqué comme étant le dépassement d’une «lourde situation d’incompréhension et de malentendu» qui «ne profite ni aux autorités chinoises ni à l’Eglise catholique en Chine».

Citant son prédécesseur Jean-Paul II, Benoît XVI a écrit par exemple en 2007: «Ce n’est un mystère pour personne que le Saint-Siège, au nom de toute l’Église catholique et – je crois – pour le bien de toute l’humanité, espère l’ouverture d’un espace de dialogue avec les autorités de la République populaire de Chine, dans lequel, ayant surmonté les malentendus du passé, nous pourrons travailler ensemble pour le bien du peuple chinois et pour la paix dans le monde». C’est précisément dans ces années-là, comme l’a écrit le cardinal Giovanni Battista Re ces derniers mois, que le Pape Benoît XVI a approuvé «le projet d’accord sur la nomination des évêques en Chine, qui ne pourra être signé qu’en 2018».

Malentendus sur l’accord

Le cardinal Pietro Parolin a donc voulu clarifier les choses une fois de plus en réfutant les lectures politiques de ce qui est un véritable accord pastoral. «Certains malentendus sont apparus. Nombre d’entre eux découlent d’une attribution à l’accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine d’objectifs que cet accord n’a pas. Ou d’un lien supposé entre l’accord et des événements concernant la vie de l’Église catholique en Chine qui lui sont étrangers. Ou encore des liens avec des questions politiques qui n’ont rien à voir avec cet accord. Je rappelle une fois de plus – et sur ce point le Saint-Siège n’a jamais laissé place à des malentendus ou à des confusions – que l’accord du 22 septembre 2018 concerne exclusivement la nomination des évêques».

Le Secrétaire d’État a déclaré qu’il était «conscient de l’existence de nombreux autres problèmes concernant la vie de l’Église catholique en Chine. Mais il n’a pas été possible de les traiter tous ensemble et nous savons que le chemin vers la pleine normalisation sera encore long, comme l’avait prédit Benoît XVI en 2007. Toutefois, la question de la nomination des évêques revêt une importance particulière. C’est en fait le problème qui a fait le plus souffrir l’Église catholique en Chine au cours des 60 dernières années».

Un premier objectif atteint

«Pour la première fois après tant de décennies – a encore souligné le cardinal Parolin – aujourd’hui, tous les évêques de Chine sont en communion avec l’évêque de Rome». Ceux qui connaissent l’histoire de l’Église en Chine «savent combien il est important que tous les évêques chinois soient en pleine communion avec l’Église universelle. Beaucoup de ceux qui n’étaient pas en pleine communion avec le Pape dans les décennies passées ont été formés par des missionnaires, qui connaissaient bien leur cœur et leur foi».

Beaucoup de ces évêques illégitimement consacrés «ont demandé le pardon du Pape et la pleine réconciliation. Cela montre qu’en fin de compte, leur cœur n’a pas changé et leur foi n’a pas failli».

Cependant, jusqu’à il y a deux ans, la possibilité de nouvelles ordinations illégitimes est toujours restée ouverte. C’est pourquoi il était nécessaire, a rappelé le Secrétaire d’État, «d’affronter et de résoudre ce problème délicat une fois pour toutes. Mais l’expérience de tant de décennies a montré (et montre) qu’une telle solution passe nécessairement (et passe) par un accord entre le Saint-Siège et les autorités de la République populaire de Chine. C’est pourquoi le Saint-Siège a souligné à plusieurs reprises que l’objectif de l’Accord est avant tout ecclésial et pastoral».

«De sa mise en œuvre, dépend en fait la possibilité d’éviter – définitivement espérons-le – l’éventualité d’autres ordinations illégitimes. En d’autres termes, travailler pour empêcher l’Église en Chine de vivre d’autres expériences similaires à celles qui ont été douloureusement vécues ces soixante dernières années», a ajouté le cardinal Pietro Parolin, réaffirmant cet «objectif pastoral» du Saint-Siège. «C’est-à-dire aider les Églises locales à jouir de conditions de plus grande liberté, autonomie et organisation, afin qu’elles puissent se consacrer à la mission d’annoncer l’Évangile et de contribuer au développement intégral de la personne et de la société».

Signes positifs chez les catholiques chinois

Le cardinal Parolin a conclu affirmant qu’il est «conscient que l’accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine du 22 septembre 2018 n’est qu’un point de départ. Deux ans est une période très courte pour évaluer les résultats d’un accord». Aux difficultés de démarrage d’un tel nouveau processus s’ajoutent celles créées par la pandémie. Certains résultats «ont été obtenus, mais pour que le dialogue porte des fruits plus consistants, il est nécessaire de le poursuivre. Le Saint-Siège souhaite donc que l’accord soit prolongé, « ad experimentum » comme il l’a été jusqu’à présent, afin de vérifier son utilité».

Le cardinal a déclaré qu’il avait remarqué «au cours de ces deux années, des signes de rapprochement entre les catholiques chinois qui ont longtemps été divisés sur de nombreux sujets». Un signe important car à la communauté catholique en Chine «le Pape confie de manière particulière l’engagement de vivre un authentique esprit de réconciliation entre frères, en faisant des gestes concrets qui aident à surmonter les malentendus du passé, même récent. Ainsi les fidèles, les catholiques en Chine pourront témoigner de leur foi, d’un amour authentique et s’ouvrir aussi au dialogue entre tous les peuples et à la promotion de la paix».

Enfin, a conclu le Secrétaire d’État, «un autre objectif que nous nous sommes fixés avec la signature de l’accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine sur la nomination des évêques est la consolidation d’un horizon international de paix, en ce moment où nous connaissons de nombreuses tensions au niveau mondial».

Source: VATICANNEWS, le 3 octobre 2020

Consécration du monde et plus particulièrement de la Chine et de la Corée du Nord au coeur immaculé de Marie

Fokus Fatima: 24. Mai - Gebetstag für die verfolgte Kirche in China VI

Notre-Dame de Fatima avait demandé, au nom de son Fils, la consécration de la Russie à son coeur immaculé (message du 13.07.1917).

Et que si on acceptait ses demandes, la Russie se convertirait et on aurait la paix; sinon elle répandrait ses erreurs à travers le monde, etc…”. Or, comme la consécration est intervenue très tardivement (le 25.03.1984), la Russie a eu le temps d’inonder le monde de ses erreurs, particulièrement en Chine et en Corée du Nord où la vie n’est pas respectée et la liberté est bafouée, encore aujourd’hui à Hongkong où des manifestations on été durement réprimées.

PRIERE DE CONSECRATION

Mère de l’Église! Enseigne au Peuple de Dieu les chemins de la foi, de l’espérance et de la charité!

Éclaire spécialement les peuples dont tu attends de nous la consécration et l’offrande, plus particulièrement la Chine et la Corée du Nord !

Aide-nous à vivre dans la vérité de la consécration du Christ pour toute la famille humaine du monde contemporain! 

En te confiant, ô Mère, le monde, tous les hommes et tous les peuples, nous te confions aussi la consécration même du monde et nous la mettons dans ton cœur maternel. 

Ô Cœur immaculé! Aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui et qui, avec ses effets incommensurables, pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l’avenir! 

De la faim et de la guerre, délivre-nous! 

De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable, de toutes sortes de guerres, délivre-nous! 

Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous! 

De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous! 

De tous les genres d’injustice dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous! 

De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous! 

De la tentative d’éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous! 

De la perte de la conscience du bien et du mal, délivre-nous! 

Des péchés contre l’Esprit Saint, délivre-nous! Délivre-nous! 

Écoute, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes! 

Chargé de la souffrance de sociétés entières! 

Aide-nous, par la puissance de l’Esprit Saint, à vaincre tout péché: le péché de l’homme et le “péché du monde”, le péché sous toutes ses formes. 

Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde l’infinie puissance salvifique de la Rédemption, la puissance de l’amour miséricordieux! 

Qu’il arrête le mal!

Qu’il transforme les consciences! Que dans ton Cœur immaculé se manifeste pour tous la lumière de l’espérance!» AMEN

Prière adaptée de celle proclamée par Saint Jean-Paul II le 25 mars 1984 pour la consécration du monde au coeur immaculé de Marie.

Notre-Dame de Fatima, priez pour nous !

Notre-Dame de Sheshan, priez pour nous !

Chine: message du pape François à l’occasion de la fête de Notre Dame de Sheshan

Statue de Notre Dame de Sheshan (Shanghai / Chine) - WIKIMEDIA COMMONS - Peter Potrowl
Statue De Notre Dame De Sheshan (Shanghai / Chine) – WIKIMEDIA COMMONS – Peter Potrowl

Pour une nouvelle effusion de l’Esprit de Pentecôte

Le pape François a salué, ce dimanche 24 mai 2020, après la prière du Regina caeli, dans la bibliothèque privée du palais apostolique du Vatican, les catholiques de Chine qui fêtent Notre Dame de Sheshan: c’est la Journée mondiale de prière pour eux, instituée par Benoît XVI.

« Rejoignons spirituellement, a demandé le pape, les fidèles catholiques de Chine qui célèbrent aujourd’hui avec une dévotion particulière la fête de la Bienheureuse Vierge Marie, Auxiliatrice et patronne de la Chine, vénérée au sanctuaire Sheshan de Shanghai. Confions les pasteurs et les fidèles de l’Église catholique de ce grand pays à la conduite et à la protection de notre Mère céleste, afin qu’ils soient forts dans la foi et fermes dans l’union fraternelle, témoins joyeux et promoteurs de la charité et de l’espérance fraternelle et de bons citoyens ».

Puis le pape s’est adressé directement aux catholiques de Chine en invoquant sur eux une nouvelle effusion de l’Esprit de Pentecôte: « Chers frères et sœurs catholiques en Chine, je tiens à vous assurer que l’Église universelle, dont vous faites partie intégrante, partage vos espérances et vous soutient dans les épreuves de la vie. Elle vous accompagne par sa prière pour une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, afin que la lumière et la beauté de l’Évangile, la puissance de Dieu pour le salut de celui qui croit, puisse briller en vous. En vous exprimant une fois de plus ma grande et sincère affection à vous tous, je vous donne une Bénédiction apostolique spéciale. Que Notre Dame vous garde toujours! »

Le pape François a insisté sur ce message dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr: « Confions à la conduite et à la protection de notre Mère Céleste nos frères et sœurs catholiques de Chine, pour qu’ils soient forts dans la foi et fermes dans l’union fraternelle, de joyeux témoins et promoteurs de charité et d’espérance. »

« Enfin, a ajouté le pape, nous confions à l’intercession de Marie Auxiliatrice tous les disciples du Seigneur et toutes les personnes de bonne volonté qui, en cette période difficile, dans toutes les parties du monde, travaillent avec passion et engagement pour la paix, pour le dialogue entre les nations, pour le service aux pauvres, pour la garde de la création et pour la victoire de l’humanité sur toutes les maladies du corps, du cœur et de l’âme. »

Le pape a aussi évoqué la Journée mondiale des communications sociales, et la fête de Marie Auxiliatrice: il a salué salésiens et salésiennes confiant sa gratitude pour ce qu’il a reçu de la famille spirituelle de don Bosco.

C’était aujourd’hui également le jour où le pape aurait dû se rendre dans la ville italienne d’Acerra, dans ce que l’on appelle « la Terre des feux » allumés par la mafia pour éliminer les déchets, ce qui pollue l’air au point de nombreux cas de cancer sont diagnostiqués. Le pape a promis que ce voyage n’était que partie remise.

Enfin, en conclusion de la « Semaine Laudato si’ » marquant le 5e anniversaire de son encyclique sociale et écologique, le pape a annoncé une « Année Laudato si’ » de ce 24 mai au 24 mai 2021 « pour prendre soin de la Maison commune et de nos frères et soeurs les plus fragiles ». Le pape a lu une prière spéciale à cette intention.

Pour la première fois depuis la mi-mars, des personnes étaient présentes Place Saint-Pierre et sur des terrasses environnantes et elles pouvaient suivre les paroles du pape François et la prière sur des écrans géants, le pape est ensuite venu les bénir silencieusement depuis la fenêtre du bureau qui donne sur la place.

Source: ZENIT.ORG, le 24 mai 2020, par Anita Bourdain