Cour suprême des Etats-Unis : les juges gravement menacés

Cour suprême, les abortistes menacent de tuer les juges

Un document du département de la sécurité intérieure décrit les graves dangers d’attaques contre les juges de la Cour suprême des États-Unis, les pro-vie et les églises à la suite de la publication du projet de décision anti-avortement. Les menaces comprennent « l’incendie ou la prise d’assaut de la Cour suprême des États-Unis et le meurtre des juges et de leurs greffiers » ainsi que des membres du Congrès.

La guerre déclenchée par les abortistes et les démocrates depuis le 2 mai, avec la publication du projet d’arrêt de la Cour suprême contre l’avortement, que nous avons déjà décrit, a atteint un point culminant. Les appels, que les républicains adressent depuis quinze jours à l’administration Biden et au ministère de la Justice sur les dangers encourus par les juges, étaient jusqu’à présent restés lettre morte. Quelque chose bouge, mais maintenant il y a des terroristes sur le terrain.

Pour convaincre le ministre de la Justice, Merrick Garland, qu’il était urgent d’agir, il fallait un document spécifique du département de la Sécurité intérieure (DHS), décrivant lCour suprême des Etats-Unis : des abortistes menacent de tuer les juges. Le scoop journalistique de Politico début mai et le matraquage médiatique des avorteurs et des démocrates ont déclenché une vague de menaces contre les pro-vie et les juges et ont augmenté la « probabilité de violence extrémiste », indique le document rendu public mercredi 18 mai. La violence pourrait venir des deux côtés, affirme le document, bien qu’à ce jour aucune violence n’ait été signalée à l’encontre de personnes favorables à la vie, mais aussi d' »autres types d’extrémistes » cherchant à exploiter les tensions, selon ce rapport destiné aux agences gouvernementales locales.

Le document – daté du 13 mai, publié le 18 par l’agence de presse Axios, puis repris intégralement par divers médias et sites web – tente de faire la distinction entre les activités illégales et les manifestations intenses mais légales, qui seront également garanties lorsque la Cour suprême rendra son arrêt dans les mois à venir. « Le Dhs s’engage à protéger la liberté d’expression et les autres droits civils et libertés civiles des Américains, y compris le droit de manifester pacifiquement », a déclaré un porte-parole du département de la sécurité intérieure répondant à une demande de commentaire de l’agence de presse Axios.

Le document du Dhs indique que « si, historiquement, les actes de violence liés à cette question ont été principalement commis par des extrémistes violents opposés au droit à l’avortement », toutefois, « à l’avenir, les griefs liés à la limitation de l’accès à l’avortement pourraient alimenter la violence des extrémistes violents pro-choix et autres » (extrémistes violents nationaux).

La publication du projet d’arrêt de la Cour suprême a provoqué une « augmentation significative » des menaces via les médias sociaux à l’encontre des juges de la Cour suprême, des membres du Congrès et d’autres fonctionnaires, ainsi que du clergé et des professionnels de la santé. « Les extrémistes de la violence domestique et les groupes criminels ont adopté des récits sur le droit à l’avortement pour encourager la violence, augmentant probablement la menace contre le personnel et les installations de soins de santé gouvernementaux, religieux et reproductifs et les opposants idéologiques. » Le Dhs affirme avoir identifié « au moins 25 menaces violentes sur les médias sociaux », parmi lesquelles « l’incendie ou l’assaut de la Cour suprême des États-Unis et le meurtre de juges et de leurs greffiers, de membres du Congrès et de manifestants pacifiques ».

Le même jour, mercredi, le ministère de la Justice a dû annoncer que l’U.S. Marshals Service, la force de police chargée de la sécurité des juges, avait placé les juges de la Cour suprême sous surveillance 24 heures sur 24. Ce n’est que dans la soirée du mercredi 18 mai que le procureur général Garland a décidé de rencontrer les responsables du ministère de la Justice et les hauts fonctionnaires de la Cour suprême afin d’envisager des mesures de sécurité supplémentaires pour les juges, leurs familles, les fonctionnaires, le bâtiment et les bureaux de la Cour elle-même. Aucune intention d’interdire les manifestations. Superficialité, sous-estimation, complicité ? Pourquoi, du 13 mai au soir du 18 mai, l’administration Biden et le procureur général n’ont-ils pas levé le petit doigt pour empêcher les plans terroristes et protéger les juges et les églises ? Pourtant, les enregistrements audio et vidéo des menaces de mort proférées par les avorteurs à l’encontre de pro-vie et de prêtres sans défense, qui ont fait le tour du Web ces derniers jours, étaient connus des enquêteurs.

Parmi les pro-vie, ce sont les catholiques et les églises qui ont le plus subi d’attaques et de menaces, comme l’a détaillé le président de Catholic Vote, Brian Burch, à Dailywire. Pour rappel, le 14 janvier dernier, la Conférence des évêques américains avait déjà demandé au gouvernement d’être vigilant et de protéger les églises et leurs fidèles, dénonçant une centaine d’attaques reçues en peu de temps ; et dans un nouveau document, les évêques américains rendent compte de 132 attaques violentes et blasphématoires à ce jour. La situation est dangereuse et risque de provoquer une effusion de sang. Néanmoins, le Washington Post a comparé, dans un article au vitriol, l’éventuelle décision de la Cour suprême contre l’avortement aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles. Les mots peuvent devenir des balles, mais les libéraux et les démocrates américains n’ont pas vécu nos tragiques « années de plomb » et jouent avec le feu.

Emblématique est le choix de la vice-présidente Kamala Harris, qui hier, 19 mai, a bien pensé à témoigner de sa proximité avec les opérateurs des multinationales américaines de l’avortement, Planned Parenthood en tête, les remerciant de leur engagement et les assurant du soutien total de l’administration fédérale. Biden ? Sa cote de popularité est tombée à 26 % parmi l’électorat hispanique qui l’avait soutenu à 55 % l’année dernière. L’essence atteint un record de quatre dollars le gallon… Restons en là.

Source: LaNuovaBussola, le 20 mai 2022

Oklahoma : le Parlement adopte une nouvelle loi interdisant l’avortement

Oklahoma : le Parlement adopte une nouvelle loi interdisant l’avortement

Quelques semaines après avoir adopté une loi interdisant l’avortement après six semaines de grossesse, le Parlement de l’état d’Oklahoma a voté jeudi un nouveau texte l’interdisant « dès la fécondation ». Des exceptions sont prévues en cas d’urgence médicale, de viol ou d’inceste. La proposition de loi doit encore être signée par le gouverneur, Kevin Stitt, qui a déjà indiqué sa volonté de promulguer toute loi prévenant les avortements. « Je veux que l’Oklahoma devienne l’Etat le plus pro-vie dans le pays », avait-il déclaré début mai (cf. L’Oklahoma légifère sur l’avortement et le genre).

Le nouveau texte, inspiré de la loi texane, permet à tout citoyen de lancer des poursuites, au nom de l’enfant à naître, à l’encontre de personnes impliquées dans un avortement[1]. Les pilules du lendemain et la contraception ne sont pas concernées.

Au mois d’avril, l’Oklahoma avait également voté un texte pénalisant l’avortement (cf. Etats-Unis : l’Oklahoma va interdire l’avortement), qui doit entrer en vigueur au mois d’aout.

[1] Le citoyen peut se voir attribuer 10 000$ de dommages et intérêts ; la femme qui souhaite avorter reste à l’abri des poursuites.

Source : AFP (19/05/2022) ; Reuters, Gabriella Borter (20/05/2022) ; Aleteia, Zelda Caldwell (19/05/2022)

Source: GENETHIQUE.ORG, le 20 mai 2022

La Floride interdit les avortements après 15 semaines de grossesse

La Floride interdit les avortements après 15 semaines de grossesse

Jeudi 14 avril, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a signé une loi interdisant l’avortement après 15 semaines de grossesse (cf. Floride, Arizona, Virginie occidentale : vers un délai maximal de 15 semaines pour avorter). La loi n’envisage pas d’exception en cas de viol ou d’inceste. Le texte prévoit un financement de 1,6 million de dollars [1] consacré à des programmes visant à réduire la mortalité et la morbidité infantiles. « La vie est un don sacré qui mérite notre protection », a déclaré le gouverneur, qui s’est dit « fier » de signer ce texte.

La semaine dernière également, le Kentucky a adopté une loi similaire, passant outre le veto du gouverneur démocrate Andy Beshear, rejoignant ainsi le Mississippi et la Louisiane (cf. Avortement : le Kentucky pose de nouvelles limites). Le gouverneur de l’Oklahoma, Kevin Stitt, a quant à lui approuvé un projet de loi visant à interdire presque totalement l’avortement dans son Etat (cf. Etats-Unis : l’Oklahoma va interdire l’avortement).

Jeudi 14 avril encore, la Chambre des représentants du Tennessee a adopté un projet de loi autorisant uniquement les médecins à fournir les produits utilisés pour les avortements médicamenteux [2]. Leur envoi par la poste est interdit. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales. Les praticiens seront également tenus d’examiner la patiente en personne, et de prévoir deux visites de suivi.

Plus de vingt Etats ont adopté des mesures restrictives en matière d’avortement depuis 2020, « allant de la limitation de la prise en charge à l’interdiction pure et simple ». Des « efforts » qui se sont « intensifiés » en prévision de la décision de la Cour suprême au sujet de l’arrêt Roe v. Wade. Si la juridiction annulait cet arrêt, la réglementation en matière d’avortement reviendrait aux Etats (cf. Etats-Unis : « L’annulation de « Roe » rendra la politique d’avortement au peuple »).

[1] Financement récurrent

[2] La House Bill 2416 a été adoptée par 68 voix contre 20

Sources : Washington Times, Susan Ferrechio (14/04/2022) ; CNN, Veronica Stracqualursi (17/04/2022) – Photo : Pixabay

GENETHIQUE.ORG, le 19 Avr, 2022

73 millions d’avortement dans le monde chaque année mais cela ne suffit pas pour l’OMS

L’OMS vient de publier une étude qui recense le nombre d’avortements dans le monde. En parallèle, l’organisation diffuse ses recommandations en matière de politique publique.

Selon une étude menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Institut Guttmacher [1], 121 millions de grossesses ne sont pas « prévues » chaque année. Les auteurs ont réalisé cette estimation à partir de données issues de 150 pays sur la période 2015 – 2019. Et dans 61% des cas, ces grossesses se terminent par un avortement. Ce qui représente plus de 73 millions d’avortements chaque année.

Mais, alors que « les grossesses non prévues sont à leur niveau le plus bas depuis 30 ans »« les avortements ont augmenté dans le monde »[2]. Serait-ce le résultat de la politique du « tout-avortement » ? L’OMS ne compte pas en rester là. En effet, l’Organisation mondiale de la santé vient de mettre à jour ses recommandations en matière d’avortement.

L’avortement sans aucune condition

Pour l’OMS, l’avortement devrait être autorisé quel que soit le stade de la grossesse. Instaurer un seuil n’est, selon l’organisation, pas justifié d’un point de vue médical. Un avis qui n’est pas partagé par les gynécologues français, y compris par ceux qui promeuvent l’avortement. Israël Nisand, chef du service de gynécologie-obstétrique du CHU de Strasbourg et président du Collège national des gynécologues et obstétriciens de France, avait expliqué qu’à 14 semaines, l’avortement est « un geste plus dangereux que les médecins n’aiment pas faire ».

L’OMS recommande aussi de supprimer toute période de réflexion et tout accord de tiers. Pour l’institution, une femme doit pouvoir avorter sans l’accord du père de l’enfant, une jeune fille sans l’accord de ses parents.

L’avortement serait-il un acte anodin ? Si tel était le cas, la loi française n’aurait pas pris la peine de définir une clause de conscience spécifique à l’avortement. Une clause que les promoteurs du tout avortement n’ont pas réussi à annuler à l’occasion du vote de la loi Gaillot.

Vers la fin de l’objection de conscience ?

«  S’il s’avère impossible de réglementer l’objection de conscience d’une manière qui respecte, protège et satisfasse les droits des femmes souhaitant recourir à l’avortement, l’objection de conscience en matière d’avortement pourrait devenir indéfendable », écrit l’organisme. Pourtant, en 2013, l’OMS reconnaissait que « chaque agent de santé a le droit d’objecter en conscience à la pratique de l’avortement » [3]

Comme le souligne Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, « il n’est question de supprimer l’objection de conscience qu’à propos de l’avortement ». Avec un double objectif : « symbolique et pratique » [4]. Après le fait de parler de « soin » en matière d’avortement, supprimer l’objection de conscience vise pour ses promoteurs à sa « normalisation morale ».

[1] Bearak JM, Popinchalk A, Beavin C, et al Country-specific estimates of unintended pregnancy and abortion incidence: a global comparative analysis of levels in 2015–2019 BMJ Global Health 2022;7:e007151.

[2] 64 femmes sur 1000 sont concernées par des grossesses « non désirées », contre 79 femmes sur 1000 au début des années 1990

[3] OMS, Avortement sécurisé : Deuxième édition Directives techniques et stratégiques à l’intention des systèmes de santé (2013)

[4] Gènéthique, L’objection de conscience : un droit fondamental parce qu’elle est un devoir (26/02/2021)

Cet article de la rédaction Gènéthique a été initialement publié sur Aleteia sous le titre : 73 millions d’avortements dans le monde chaque année

Source: GENETHIQUE.ORG, le 11 avril 2022

Quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) veut imposer l’avortement illimité à tous les pays du monde

Avortement jusqu’à la naissance, la folle demande de l’OMS

30-03-2022

Dans ses nouvelles directives, l’Organisation mondiale de la santé demande aux pays membres d’abroger les lois anti-avortement qui fixent des « limites gestationnelles » et qui violeraient les droits des « femmes, des jeunes filles ou d’autres personnes enceintes » (sic !). L’OMS s’attaque également à l’objection de conscience. Les groupes d’avortement se réjouissent. Mais la compétence en la matière revient toujours aux États.

Il n’y a plus de doute : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se consacre désormais massivement à tenter d’imposer l’avortement illimité à tous les pays du monde.

Les nouvelles lignes directrices publiées par l’organisation des Nations unies basée à Genève, qui est largement contrôlée et conditionnée par le financement des multinationales pharmaceutiques et des fondations « philanthropiques » des célébrités habituelles, appellent les pays membres à légaliser l’avortement sans aucune limite de durée de gestation. Le titre lui-même fait frémir : « Abortion care guideline », l’avortement camouflé linguistiquement comme un remède pour les femmes, où le meurtre de l’enfant serait le seul moyen de « soins » pour les femmes enceintes. Ces derniers jours, le Daily Mail anglais a fait une analyse objective des directives publiées par l’OMS le 9 mars. Mais de l’autre côté de l’Atlantique, des voix se sont élevées pour exprimer un profond désaccord, tant sur la méthode utilisée pour rédiger le texte que sur son contenu inacceptable et indéfendable.

Les nouvelles lignes directrices indiquent que les lois empêchant l’avortement à n’importe quel stade de la grossesse risquent de violer les droits des « femmes, des jeunes filles ou des autres personnes enceintes ». Notez le langage de déférence à l’idéologie transgenre et l’interdiction du mot « mère ». Le texte recommande : la « dépénalisation totale de l’avortement » et la suppression des lois et règlements qui « interdisent l’avortement sur la base des limites gestationnelles » et « restreignent l’avortement » pour quelque raison que ce soit ; il indique qu’une série de 21 études différentes aurait évalué les limites législatives aux interruptions de grossesse tardives (du 3ème au 9ème mois) comme « incompatibles avec le respect des droits de l’homme internationalement reconnus ».

Ce n’est pas tout. L’OMS veut également limiter au minimum les droits à l’objection de conscience médicale (« s’il s’avère impossible de réglementer l’objection de conscience d’une manière qui respecte, protège et réalise les droits de ceux qui demandent un avortement, l’objection de conscience dans la fourniture d’avortements pourrait devenir indéfendable ») et même autoriser l’avortement sélectif en fonction du sexe. En particulier, les États devraient : autoriser l’avortement en toutes circonstances ; permettre aux femmes de se passer de l’approbation d’un médecin ou d’une infirmière pour avorter ; autoriser les « pilules abortives par courrier », même si ce n’est qu’après un appel téléphonique ; limiter le droit des professionnels de la santé de refuser de participer à des avortements pour des raisons de conscience.

Nulle part dans ce document de 210 pages (y compris les recommandations), il n’est fait mention des droits de l’enfant à naître, ni du fait que même de nombreux avorteurs considèrent qu’il est immoral d’avorter après 22-24 semaines, alors que le fœtus a de bonnes chances de survivre s’il est né prématurément. « Pouvoir obtenir un avortement sûr est un élément crucial des soins de santé », a déclaré Craig Lissner, directeur par intérim pour la santé sexuelle et génésique et la recherche à l’OMS, lors de la présentation du document. « Presque tous les décès et blessures résultant d’un avortement à risque sont entièrement évitables. C’est pourquoi nous recommandons que les femmes et les filles aient accès à l’avortement et aux services de planification familiale lorsqu’elles en ont besoin. » Le concept de l’OMS est aussi clair que faux : les jeunes filles enceintes meurent des difficultés qu’elles rencontrent pour se faire avorter, alors sauvons-les en libéralisant le meurtre de leurs bébés. Ces directives montrent clairement que la préoccupation ici n’est pas celle des femmes, mais plutôt celle de l’expansion des politiques antinatalistes, eugéniques et malthusiennes, engraissant les comptes des multinationales de l’avortement.

Parmi les voix critiques, Elyssa Koren, directrice d’Adf International à l’ONU, a dénoncé la façon dont « l’Organisation mondiale de la santé tente de tirer parti de son énorme influence et de son pouvoir budgétaire pour saper les dispositions internationales et établir un nouveau régime juridique qui entérine le ‘droit’ à l’avortement sans limites et sans droit à l’objection de conscience ».

Un bref coup d’œil sur les experts externes qui ont contribué à la rédaction du document montre clairement de quoi ils sont faits : sur les 12 experts responsables de la rédaction finale, énumérés à la page 158, huit font partie des multinationales de l’avortement International Planned Parenthood Federation, Marie Stopes International ou de leurs affiliés, d’autres viennent de gouvernements ou d’universités ultra-avortement. La soi-disant experte en droits de l’homme, Christina Zampas, est responsable de l’ONU de la multinationale avorteuse Center for Reproductive Rights à Genève. Aucun des experts n’a déclaré avoir un « conflit d’intérêts ». Un pur scandale.

Alvaro Bermejo, le directeur général de l’Ippf, exulte : il s’est engagé à « travailler en étroite collaboration » avec l’OMS pour mettre en œuvre les nouvelles directives, « tant au sein de l’Ippf qu’avec les gouvernements et les partenaires ». Le réseau des avorteurs est déjà à l’œuvre et, quelques jours seulement après la publication de l’OMS, un tribunal kényan a statué que l’avortement est un droit humain et que – bien qu’il soit interdit par la Constitution – le gouvernement et le parlement doivent le libéraliser. L’OMS n’a aucune autorité juridique pour imposer l’avortement, qui relève de la compétence des États, et l’enfant à naître est reconnu par les conventions internationales comme une personne ayant des droits.

Source: de Luca Volontè sur la Nuova Bussola Quotidiana, le 30 mars 2022

Traduction: BELGICATHO

Roberta Metsola, opposée à l’avortement, élue à la tête du Parlement européen

La Maltaise Roberta Metsola a été élue présidente du Parlement européen mardi 18 janvier pour un mandat de deux années. Eurodéputée depuis 2013, elle a voté à de nombreux reprises contre des résolutions promouvant l’avortement.

La conservatrice maltaise Roberta Metsola a été élue mardi 18 janvier présidente du Parlement européen dès le premier touruu de scrutin.
– PATRICK HERTZOG / AFP

Son nom circulait depuis plusieurs semaines déjà. La conservatrice maltaise Roberta Metsola a été élue mardi présidente du Parlement européen dès le premier tour de scrutin. Membre du Parti populaire européen (PPE), le groupe de droite au Parlement européen et première force politique de cette institution, cette mère de famille a déjà beaucoup fait parler d’elle pour ses positions… anti-avortement ! Elle s’inscrit ainsi dans la droite ligne de son pays, Malte, qui est parmi les derniers d’Europe à interdire le recours à l’avortement sur son territoire au nom de la protection de la vie.À lire aussi

« Ma position est celle du Parlement européen »

En juin 2021, elle avait voté contre le rapport Matić, sur « la situation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans l’UE du point de vue de la santé des femmes ». Ce rapport non contraignant promouvait l’accès universel à l’avortement légal et sûr, aux soins de santé maternelle et à l’éducation sexuelle dans toute l’UE. Confrontée à des questions répétées sur sa position sur l’avortement et les droits sexuels des femmes lors de sa première conférence de presse à la tête de l’organe législatif européen, Roberta Metsola a insisté sur le fait qu’elle respecterait la position du Parlement européen sur tous les sujets, y compris l’épineuse question de l’avortement.  « Ma position est celle du Parlement européen. Ce parlement a toujours été clair et sans ambiguïté sur la question des droits à la santé sexuelle et reproductive », a-t-elle déclaré. La nouvelle présidente a également exprimé son intention d’ « aller plus loin pour plus d’égalité homme-femme, pour garantir et défendre les droits des femmes, tous nos droits ».

A 43 ans, Roberta Metsola remplace l’Italien David Sassoli, décédé le 11 janvier mais dont le mandat prenait fin cette semaine. Vice-présidente du Parlement depuis 2020, Roberta Metsola avait récemment gagné en visibilité en assurant l’intérim de David Sassoli. Elue pour la première fois députée européenne pour Malte en 2013, puis réélue en 2014 et 2019, Roberta Metsola est également chef de la délégation du Partit Nazzjonalista (PN) de Malte au sein du PPE. Avocate de profession, spécialisée dans le droit et la politique européens, elle est la troisième femme à accéder à cette fonction, après les Françaises Simone Veil (1979-1982) et Nicole Fontaine (1999-2002), et la première Maltaise. « Je sais que je me tiens sur l’épaule de géantes », a déclaré Roberta Metsola, tout en espérant ne pas devoir attendre « deux décennies pour qu’une femme » parvienne de nouveau à ce poste.À lire aussi

Défense de l’environnement et de l’Europe des pères fondateurs

Pendant sa campagne, la Maltaise a appelé les députés européens à sortir de leurs « bulles » de Strasbourg et Bruxelles pour écouter les préoccupations des citoyens européens. Elle a annoncé vouloir défendre, au cours de sa présidence, « les principes des pères fondateurs de l’Europe » contre « les fausses solutions que sont le nationalisme, l’autoritarisme ou l’isolationnisme ». Elle a également insisté sur son ambition de faire de l’Europe le « premier continent décarboné », misant sur le Pacte vert pour « réinventer » l’économie. Mère de quatre enfants, la présidente du Parlement européen est favorable aux politique publiques venant en aide aux familles. « Malgré toutes les avancées en matière de garde d’enfants et de travail flexible, la vérité est que mon mari et moi ne serions pas en mesure d’élever une famille et d’avoir une carrière sans l’aide que nous avons – et je suis déterminée à faire ce que je peux dans le temps que j’ai en politique pour faciliter la vie des autres parents », écrit-elle sur son site internet.

A la tête du Parlement jusqu’aux prochaines élections européennes, à l’été 2024, Roberta Metsola dispose d’un certain nombre de pouvoirs en tant que présidente, notamment celui de statuer sur la recevabilité des textes et amendements soumis au vote de l’assemblée, en plus de la conduite des débats. Elle représentera aussi l’institution lors des sommets européens des Vingt-Sept.

Source: FAMILLECHRETIENNE.FR, le 18 janvier 2022

USA – La Cour suprême maintient les espoirs des pro-vie

La Cour suprême maintient les espoirs des pro-vie

Les neuf juges de la Cour suprême des États-Unis ont entendu les arguments des parties dans l’affaire Dobbs. À la lumière des questions des juges, la possibilité de renverser Roe ou, à tout le moins, d’approuver la loi du Mississippi interdisant l’avortement après 15 semaines reste ouverte. Dans ce dernier cas, le vote du juge Roberts pourrait être le vote décisif.

L’arrêt Roe v. Wade sera-t-il annulé ou restera-t-il en vigueur ? Depuis quelques jours, cette question, qui divise les Américains depuis près d’un demi-siècle, est plus pressante que jamais, à l’intérieur et à l’extérieur des frontières des États-Unis. Mercredi 1er décembre, la Cour suprême a entendu les arguments des parties impliquées dans l’affaire Dobbs contre Jackson Women’s Health Organization, qui oppose l’État du Mississippi aux organisations pratiquant l’avortement. L’administration Biden est du côté de ces derniers. L’objet du litige est le HB 1510, une loi qui interdit les avortements après 15 semaines de gestation, sauf en cas d’urgence médicale et d’anomalie grave du fœtus. La principale question qui se pose à la Cour est de savoir si toutes les interdictions d’avorter avant la viabilité, c’est-à-dire avant que la conception puisse survivre en dehors de l’utérus, sont inconstitutionnelles.

L’affaire Dobbs est considérée par les experts comme la plus importante depuis l’arrêt Casey v Planned Parenthood de 1992, qui a confirmé le droit à l’avortement introduit par Roe en 1973, mais qui, en ce qui concerne la possibilité pour les États d’introduire des restrictions, a remplacé la norme des trois trimestres (aucune restriction à introduire au cours du premier trimestre, certaines au cours du deuxième, interdiction possible au cours du troisième sauf pour des raisons de « vie ou de santé » de la mère) par une évaluation de la probabilité de survie de l’enfant.

Eh bien, après le débat général qui s’est déroulé le 1er décembre au matin, les parties ayant présenté leurs arguments dans le respect des délais impartis et répondu aux questions des neuf juges suprêmes, les commentateurs pro-vie conservent généralement, avec quelques distinctions, un optimisme prudent quant à la possibilité de renverser Roe ou du moins de le limiter, avec des effets en cascade sur l’ensemble du système d’avortement. Un scénario également considéré comme réaliste par l’autre camp, étant donné l’inquiétude exprimée par plusieurs médias libéraux après l’audience de la Cour suprême.

Cet optimisme prudent repose sur les questions et le raisonnement des juges nommés par les Républicains (6), qui ont les moyens, s’ils le souhaitent, de réécrire l’histoire judiciaire américaine en faveur de la vie. Du côté des conservateurs, le vote du juge Clarence Thomas, qui, bien avant Dobbs, avait souligné que rien dans la Constitution américaine n’empêche un État fédéral d’interdire l’avortement, semble acquis. À ses côtés, l’avocat le plus fiable du banc était Samuel Alito, qui, dans son interrogatoire, a pressé Julie Rikelman, représentante légale de la Jackson Women’s Health Organization et d’autres avorteurs, sur un point précis : l’incohérence et l’arbitraire de la loi dans l’établissement de la ligne avant et après laquelle il est légal ou non de prendre la vie d’un enfant à naître. Alito a également mis Elizabeth Prelogar, procureur général du gouvernement fédéral, en grande difficulté sur le principe du stare decisis (s’en tenir à ce qui a été décidé précédemment), lui faisant valoir qu’une décision « manifestement erronée » devrait être annulée à tout moment, sans autre considération. Le juge conservateur a rappelé le tristement célèbre arrêt Plessy contre Ferguson, un jugement de 1896 qui a confirmé la légitimité de la ségrégation raciale et qui, 58 ans plus tard seulement, a commencé à être démantelé (par l’affaire Brown et les suivantes).

Mais au-delà de Thomas et Alito, les attentions se sont principalement portées sur les trois juges conservateurs nommés par Trump qui ont jusqu’à présent, dans certains cas devant la Cour suprême, déçu les attentes, bien qu’avec des différences personnelles.

Neil Gorsuch, qui a voté avec les libéraux en 2020 dans un arrêt sur les droits LGBT, s’est limité à demander aux représentants du front des avorteurs quelle autre norme pourrait être adoptée, le cas échéant, si la Cour rejette le bassin juridique de la survie autonome du fœtus (limitant pratiquement l’avortement) et si, et si, dans ce cas, le principe de la « charge indue » déjà établi par Casey, c’est-à-dire le principe selon lequel les restrictions à l’avortement ne peuvent pas faire peser une charge indue sur la liberté d’accès à l’avortement d’une femme, pouvait continuer à être utilisé.

À propos de Brett Kavanaugh, le juge a reconstruit certaines des principales objections pro-vie – y compris le silence de la Constitution sur l’avortement – au système inauguré par Roe, et a dressé une liste des principaux arrêts qui ont fait jurisprudence et sans lesquels « le pays serait très différent ». Déchiffrer sa déclaration globale sans ambiguïté pourrait aboutir à un faux-fuyant, mais les commentateurs des deux côtés de l’allée ont vu dans ses mots une inclination à annuler Roe.

Amy Coney Barrett a noté que le stare decisis est important, mais « il existe certaines circonstances dans lesquelles l’annulation est possible ». M. Barrett a également demandé à M. Rikelman pourquoi les lois permettant à une femme qui ne veut pas être mère de mettre son bébé en adoption peu de temps après sa naissance ne sont pas envisagées.

Enfin, la position du président de la Cour, John Roberts, un juge nommé par Bush junior qui, après 16 ans de mandat et des jugements controversés, est désormais considéré comme un libéral, a été significative. Roberts n’a pas manifesté le désir d’annuler Roe, mais il a clairement indiqué que le statu quo sur l’avortement ne lui semble pas raisonnable. Interrogeant Rikelman, il lui a demandé pourquoi – si l’avortement est une question de « choix », c’est-à-dire « que les femmes devraient avoir la possibilité d’interrompre une grossesse » dans un délai donné – « le seuil de 15 semaines devrait-il être inapproprié ? ». Il a ajouté : « …il me semble que la capacité de survie n’a rien à voir avec le choix ». Roberts a poursuivi en disant que la norme de 15 semaines est celle de « la grande majorité des autres pays » qui autorisent l’avortement. Cependant, lorsque nous élevons la barre de l’avortement au point où le bébé peut survivre en dehors de l’utérus, « nous partageons cette norme avec la République populaire de Chine et la Corée du Nord ».

Même s’il n’est pas possible de renverser Roe, ce qui ne peut être exclu, cela pourrait au moins créer la première faille dans un système pervers en approuvant la loi du Mississippi. Le passage n’est pas évident car, comme on l’a observé, le processus de décision des juges ne correspond pas toujours aux impressions laissées lors de la phase d’interrogatoire. Et, bien sûr, les pressions extérieures doivent également être prises en compte. Dans l’intervalle, cependant, l’affaire Dobbs laisse l’espoir qu’une grande injustice peut, au mieux, prendre fin, ou au moins être limitée. Le verdict n’est pas attendu avant juin 2022.

Source: La Nuova Bussola, le 4 décembre 2021

Etats-Unis : « L’annulation de « Roe » rendra la politique d’avortement au peuple »

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Etats-Unis : « L’annulation de « Roe » rendra la politique d’avortement au peuple »

Les 1er et  2 décembre 2021, la Cour suprême examinait la plainte de Lynn Fitch, Procureur Général du Mississippi qui défend la loi de l’État sur l’avortement. Le Gestational Age Act interdit l’avortement après 15 semaines de grossesse (cf. Etats-Unis : L’avortement devant la Cour suprême). Lynn Fitch a porté plainte devant la Cour suprême des Etats-Unis, afin d’invalider son arrêt « Roe vs. Wade » qui autorise l’avortement aux Etats-Unis « tant que le foetus n’est pas “viable”, soit vers 22 à 24 semaines de grossesse ».

Pour Scott Stewart, représentant de l’Etat, « mettre un terme à “Roe v. Wade” permettra, comme avant 1973, à chaque Etat de décider d’autoriser ou non les avortements et de rendre “la décision au peuple” ». Car lorsque la Cour suprême a rendu son arrêt Roe contre Wade, « elle a créé une série de règles spéciales qui ont confisqué la politique de l’avortement en la maintenant derrière les tribunaux, où des juges non élus décident le sort des lois du peuple », estime Lynn Fitch.

Une Cour divisée

Les positions des magistrats sont partagées. « Une interdiction après 15 semaines ne me semble pas un changement énorme par rapport à la viabilité, c’est la règle adoptée par une majorité de pays », estime John Roberts, le chef de la Cour.

De son côté le juge Brett Kavanaugh estime que la Cour devrait « être scrupuleusement neutre », et donc « laisser cette décision aux élus ». « Si les gens pensent que tout est politique, comment la Cour pourrait-elle survivre ?”, estime quant à elle Sonia Sotomayor. Le président Biden a confirmé son soutien au maintien de l’arrêt.

Des lois annulées en justice

Depuis l’arrêt « Roe vs. Wade », les Etats ont tenté d’élaborer de nouvelles lois promouvant notamment « la défense du caractère sacré de la vie et la protection de la santé des femmes », affirme Lynn Fitch. Mais, elles ont été annulées par le pouvoir judiciaire. (Cf. Avortement au Texas : la Cour suprême laisse la loi en vigueur ; Texas : la loi interdisant les avortements après 6 semaines bloquée temporairement par un juge).

Les évolutions du droit, des politiques publiques et de la société ont offert aux femmes la possibilité de concilier vie professionnelle et vie de famille, indique le procureur. De même, les lois « Safe Haven » existent désormais dans tous les Etats. Elles permettent aux femmes de confier leur nouveau-né à un établissement.

Ouvrir un véritable débat

L’arrêt « Roe vs. Wade » a créé de fortes oppositions entre les Américains, déplore Lynn Fitch. Il a plongé la « société dans un chaos », en obligeant « les Américains à décider entre être pro-vie ou pro-choix ».

« Confiante dans le peuple américain », elle se dit « certaine que lorsque la Cour renversera Roe, un débat honnête sur une politique juste s’ensuivra » Un débat « difficile » qui pourra aboutir à des conclusions variables d’un État à l’autre« Mais c’est le rôle que la Constitution nous a donné, à nous, le peuple, et c’est le rôle que la Cour doit nous rendre maintenant. »

Sources : The Washington Post, Lynn Fitch (28/11/2021) ; AFP (01/12/2021)

Trad. : GENETHIQUE.ORG, le 2 décembre 2021

Unplanned diffusé sur C8 : le CSA met en garde la chaîne

Le film Unplannes est inspiré de l’histoire vraie d’Abby Johnson, ancienne du Planning Familial passée dans le camp « pro-vie ».  – Unplanned, capture d’écran facebook

Unplanned diffusé sur C8 : le CSA met en garde la chaîne

Après des plaintes déposées au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, celui-ci a finalement tranché en faveur de C8 et CNews pour la diffusion de la messe du 15 août et du film Unplanned sur l’avortement, au nom de la liberté éditoriale. Il a néanmoins mis en garde la chaîne contre un manquement aux règles de protection du jeune public concernant Unplanned.

Les chaînes C8 et CNews n’ont pas eu tort de diffuser la messe du 15 août, ni le film Unplanned sur l’avortement. Telle est la décision qu’a rendu le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) le 28 octobre, après plusieurs plaintes déposées pour cette programmation jugée propagandiste et prosélyte les 15 et 16 août 2021.

Pour la messe du 15 août sur CNews, la réponse du CSA est simple : il a « observé que la chaîne avait contextualisé la mise à l’antenne de cette cérémonie religieuse, laquelle correspondait à un évènement d’actualité et relevait de sa liberté éditoriale. Dès lors, le principe de pluralisme d’expression des courants de pensée et d’opinion n’apparaît pas avoir été méconnu. » Par ailleurs, il a « considéré que les conditions de la diffusion de cet office religieux n’avaient pas méconnu le format éditorial de cette chaîne d’information. »C’est pourquoi il a « décidé de ne pas intervenir auprès de la chaîne. » Une bonne nouvelle pour CNews qui compte justement réitérer l’opération en diffusant la messe de la Toussaint lundi 1er novembre, célébrée par la communauté Saint-Martin au sanctuaire de Montligeon (Orne).

Une mise en garde pour la diffusion d’Unplanned

Le CSA est plus sévère avec C8 concernant la diffusion du film Unplanned. Celle-ci avait particulièrement animé le débat, certains jugeant non seulement que le film véhiculait de « fausses informations » sur l’avortement et que sa diffusion constituait un « délit d’entrave », mais aussi que C8 avait pris des mesures insuffisantes pour protéger les mineurs des images et de l’ambiance anxiogène et violente du film. L’affaire avait même pris une tournure politique avec les prises de positions de plusieurs ministres, notamment Marlène Schiappa et Elisabeth Moreno qui s’est fendue d’un communiqué et a dénoncé sur Twitter « un outil de propagande anti-avortement abject ». Ce long métrage diffusé par Saje Distributions en France racontait l’histoire vraie d’Abby Johnson, ex directrice d’un planning familial passée dans le camp pro-vie après avoir pris conscience de la réalité cruelle des avortements.

« Le Conseil a considéré que la diffusion de ce film, œuvre de fiction relevant de la liberté de création, ne pouvait être regardée comme susceptible de générer un trouble à l’ordre public et que sa programmation relevait de la liberté éditoriale de la chaîne », indique le CSA dans le communiqué de sa décision.

En revanche, il a décidé de procéder à une mise en garde de la chaîne concernant le manque de mesures prises pour protéger les mineurs en diffusant ce film. « Le CSA a estimé que le film Unplanned relevait de la catégorie III en raison de son climat anxiogène et de la présence de plusieurs scènes susceptibles de troubler les mineurs de 12 ans. »Ayant coupé les deux scènes particulièrement violentes du film montrant des fœtus avortés et démembrés, C8 l’avait classé en catégorie II, correspondant aux programmes « comportant certaines scènes susceptibles de heurter les mineurs de 10 ans », et avait indiqué « déconseillé aux moins de 10 ans ». D’après l’article 2 de la recommandation du 7 juin du CSA, la catégorie III correspond plutôt aux « œuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 12 ainsi [qu’aux] programmes pouvant troubler les mineurs de 12 ans, notamment lorsque le programme recourt de façon répétée à la violence physique ou psychologique ».

Décision plutôt sévère de la part du CSA

Les programmes de catégorie III « ne doivent pas être diffusés avant 22 heures, d’après l’article 3 de la recommandation. À titre exceptionnel, il peut être admis une diffusion après 20h30 de programmes de cette catégorie, sauf les mardis, vendredis, samedis, veilles de jours fériés et pendant les périodes de vacances scolaires ». Le CSA dénonce encore le fait que « le programme ne comportait pas, pour le jeune public, de ressorts de distanciation appropriés. En application des dispositions de l’article 3 de la recommandation précitées, ce film ne pouvait donc être diffusé en première partie de soirée durant les vacances scolaires. » Le CSA a donc « mis en garde la chaîne contre la réitération de manquements aux règles édictées par les articles 2 et 3 de la recommandation du 7 juin 2005. »

Avec cette lettre de mise en garde, le CSA a donc choisi d’utiliser son deuxième degré de sévérité sur trois parmi les actions à sa disposition pour pointer du doigt un manquement d’une chaîne. Le moins sévère est la lettre de rappel à la réglementation, et le troisième est la mise en demeure. C’est celle-ci que C8 risque en cas de prochain incident du même ordre. Suivent ensuite des sanctions, soit pécuniaire, soit l’insertion d’un communiqué dans le programme, soit une suspension plus ou moins longue de la diffusion d’un programme, soit la résiliation d’une convention avec la chaîne concernée.

Source: Famillechrétienne, le 29 octobre 2021

Le pape François bénit deux cloches pour les enfants « non-nés »

Justyna Grzyb via Family News Se

Le pape François bénit deux cloches pour les enfants « non-nés »

Le pape François a béni, mercredi 27 octobre, deux cloches symbolisant les « voix des enfants non-nés ». Le souverain pontife en a fait l’annonce lors de l’audience générale.

Lors de l’audience générale du 27 octobre 2021, le pape François a raconté avoir béni, quelques instants plus tôt, deux grands cloches qui symbolisent les « voix des non-nés ». L’initiative était organisée par la fondation polonaise « Oui à la vie ». Les deux cloches sont destinées à l’Ukraine et à l’Équateur. 

Le son de l’ »Évangile de la vie »

Le pontife souhaite que ces cloches soient « un signe d’engagement pour la défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle ». Il a également espéré « que leur son annonce au monde “l’Évangile de la vie” » et « réveille les consciences et la mémoire des enfants à naître ». 

Le pape François avait déjà participé à une initiative similaire organisée par cette fondation l’année précédente. Le 23 septembre 2020, il avait ainsi béni une cloche qui était destinée à la Pologne et qui avait ensuite fait un pèlerinage à travers le pays, pendant lequel les gens pouvaient la sonner comme l’avait fait le pontife. 

Selon Aci Stampa, le président de la Fondation, Bogdan Romaniuk, aurait reçu des requêtes de l’Ukraine et de l’Équateur pour réaliser des cloches pour leur pays. Les archevêques métropolites de la ville de Lviv en Ukraine et Guayaquil en Équateur, Mgr Mieczysław Mokrzycki et Mgr Luis Cabrera Herrera, où les cloches seront envoyées, auraient demandé au pape François de bénir les objets avant le pèlerinage. 

Justyna Grzyb via Family News Se

Mgr Mokrzycki a expliqué à Aci Stampa que la cloche sera emmenée « dans divers lieux et paroisses d’Ukraine » et qu’elle « facilitera la mise en œuvre d’une bonne campagne éducative » sur la vie humaine. Les cloches sont fabriquées dans l’ancienne fonderie polonaise de Jan Felczyński, établie en 1808 dans la ville de Przemyśl et qui a produit des cloches pour des paroisses du monde entier.

Source: ALETEIA, le 27 octobre 2021