États-Unis : des évêques au créneau sur la vie

États-Unis : des évêques au créneau sur la vie

À peine Joe Biden a-t-il été investi que les évêques des États-Unis ont fait part de leur vive circonspection sur les positions du président nouvellement élu relatives au doit à la vie.

Plusieurs évêques ont réagi. Ainsi, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a même relayé les prises de position de nombreux évêques peu satisfaits par le discours du nouveau président.

Mgr Joseph Naumann, président du comité épiscopal pour la vie, est opposé à la volonté de codifier dans la loi l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis (Roe v. Wade de 1973) qui a rendu légal l’avortement :

Ainsi, Mgr Michael Olson a également rappelé le caractère « honteux » de l’anniversaire de l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a rendu légal l’avortement:

Pour sa part, Mgr Thomas Tobin cite Benoît XVI pour rappeler que le refus de l’avortement ou celui de l’euthanasie ne saurait faire l’objet d’un débat chez les catholiques:

Source: INFOCATHO.FR, le 23 janvier 2021

L’avortement tue 25 fois plus que la Covid-19

FEMME AVEC UN MÉDECIN

© Iryna Rahalskaya – Shutterstock

L’avortement tue 25 fois plus que la Covid-19

Alors que les chiffres de l’IVG ne cessent d’augmenter partout dans le monde, l’Argentine vient de légaliser l’avortement en adoptant l’une des législations les plus permissives.

Avec plus de 40 millions d’avortements en 2020, l’avortement est la première cause de décès dans le monde, loin devant toutes les autres. Pourtant, les grandes instances mondiales telles l’ONU, l’OMS et le FMI font peser une pression constante sur les pays qui autorisent le moins l’avortement. Ce chiffre est issu du Worldometer, un site web qui compile en temps réel des statistiques mondiales sur la santé, la population, les ressources ou les décès. Le 31 décembre dernier, son compteur affichait un peu plus de 42,6 millions d’avortements depuis le 1er janvier. À titre de comparaison, en 2020, le même site a recensé 13 millions de décès dus aux maladies transmissibles et 8,2 millions de décès à cause du cancer. Quant au coronavirus, selon l’Université John Hopkins, il a tué 1,8 million de personnes.

Une loi « nouvelle génération »

Malgré ces chiffres vertigineux, les tentatives pour faire entrer l’IVG dans le droit se multiplient. C’est ainsi que l’Argentine a légalisé l’avortement le 30 décembre dernier, jusqu’à 14 semaines de grossesse. Or, cette loi est très différente des lois européennes qui ont dépénalisé l’IVG au XXe siècle, elle « fait partie d’une nouvelle génération de lois plus audacieuses sur l’avortement » analyse le C-Fam, le Center for Family & Human Rights.

En effet, à la différence des lois IVG plus anciennes, cette nouvelle loi « ne se contente pas de dépénaliser l’avortement » dans certaines circonstances limitées « comme la plupart des pays européens », elle va beaucoup plus loin. Elle entend « élever l’avortement au rang d’un droit de l’homme », qui l’emporterait « sur tous les autres droits humains ». Une affirmation qui va à l’encontre du Consensus de Genève (octobre 2020) et de la Conférence du Caire (2014), selon lesquels il n’existe « aucun droit international à l’avortement ». Pourtant, c’est en vertu de ce « droit à l’avortement » que la loi argentine autorise l’IVG dès l’âge de 13 ans sans consentement parental.

Pressions internationales

Autre nouveauté, la loi argentine montre une « forte composante mondiale », se réclamant des traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, et soumettant le système de santé argentin à l’OMS . En outre, elle introduit la théorie du genre, en faisant référence à des « personnes gestantes » et non plus à des « femmes enceintes ». Enfin, la loi contient un délit d’entrave très strict, avec un droit à l’objection de conscience réduit au minimum.

Sept projets de loi ont déjà été rejetés en Argentine avant que celui-ci n’aboutisse. Depuis les années 1990, le pays subit de fortes pressions de l’ONU pour légaliser l’avortement. En 2018, c’est le FMI qui a imposé la légalisation de l’IVG comme condition à la révision de la dette de l’État. De fait, la promesse a été tenue, puisque l’Argentine a débuté depuis peu les discussions avec le FMI et la Banque mondiale en vue de renégocier sa dette.

Source: ALETEIA, le 23 janvier 2021 par Henrianne de Pontbriand

Ce dimanche, ils défendront inlassablement la vie

© Marche pour la Vie – Marche pour la Vie 2018.

Ce dimanche, ils défendront inlassablement la vie

Alors que le projet de loi bioéthique revient au Sénat en commission dès le 19 janvier, la Marche pour la Vie organisée ce dimanche revêt une importance toute particulière.

On pourrait s’interroger, année après année, sur la pertinence d’un tel événement. Initiée au début des années 1990 pour dénoncer une législation sur l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) toujours plus permissive, la Marche pour la Vie, qui rassemble en temps normal près de 50.000 personnes d’après les organisateurs et qui est maintenue malgré le contexte sanitaire ce dimanche 19 janvier à 15h au Trocadéro (Paris), se trouve cette année doublement d’actualité.

Il y a d’abord ce chiffre accablant. 232.000 IVG ont été pratiquées en France en 2019, souligne la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Il s’agit de son plus haut niveau en 30 ans. Un chiffre inquiétant qui ne peut qu’interroger sur la compréhension qu’a la société d’un tel acte. Dans son discours le plus célèbre, prononcé le 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale pour défendre son projet de loi de dépénalisation de l’IVG, Simone Veil avait elle-même rappelé le caractère singulier d’une telle pratique : « Je le dis avec toute ma conviction l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. […] C’est toujours un drame, cela restera toujours un drame ». Avant d’ajouter : « C’est pourquoi si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de faits existants, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme ».

Mais il y a aussi cette inquiétante mesure ajoutée in extremis par l’Assemblée nationale au projet de loi bioéthique lors de l’examen du texte en deuxième lecture en juillet 2020. L’amendement n°524 du projet de loi bioéthique, porté par plusieurs députés socialistes, autorise  l’interruption médicale de grossesse (IMG), permis en France pendant neuf mois, pour cause de « détresse psychosociale ». Cette disposition « fait exploser l’encadrement de l’avortement en ajoutant le critère invérifiable de “détresse psychosociale” pour recourir à l’interruption médicale de grossesse (IMG), jusqu’au terme de la grossesse », avait dénoncé dans la foulée l’association Alliance Vita, membre du collectif « Marchons enfants ! », opposé au projet de loi bioéthique. « La condition des femmes enceintes faisant face à une détresse mérite toute l’attention de la société. Mais l’histoire a montré que, la notion de détresse étant difficile à objectiver, elle était utilisée pour détourner la loi ».

Témoigner son désaccord

« Il est indispensable de réduire la peine et le drame que constituent ces avortements de masse, de protéger la femme qui est trop souvent victime d’une pression sociale, médicale, économique », a affirmé au média d’information sur la bioéthique Gènéthique Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la Vie. « Ce que nous rappelons avec force c’est que l’avortement est d’abord une violence faite aux femmes et aux enfants à naître. Nous marchons pour défendre la vie et rappeler que l’engrenage qui conduit à l’avortement n’est pas une fatalité ». Alors que le projet de loi bioéthique est examiné en commission par le Sénat dès le19 janvier et sera débattu en séance à partir du 2 février, cette Marche pour la Vie est une occasion à saisir pour toutes celles et ceux qui veulent témoigner de leur désaccord quant à ces mesures et qui estiment qu’une autre voie est possible. Celle de la Vie.

Source: ALETEIA, le 15 janvier 2021

La protection de la vie, une question de « conscience humaine », estime le pape

Journal télévisé TG5, capture video Canale 5, mediaset

Journal Télévisé TG5, Capture Video Canale 5, Mediaset

La protection de la vie, une question de « conscience humaine », estime le pape

On ne résout pas les problèmes en éliminant un enfant

« Est-il acceptable d’engager un tueur à gages pour résoudre un problème? En tuant la vie humaine? C’est le problème de l’avortement », estime le pape François. Or la protection de la vie n’est pas une question de religion mais de conscience humaine, affirme-t-il dans une interview au journal télévisé TG5 de la chaine italienne Canale 5 diffusée le 10 janvier 2021.

Dans une conversation avec le journaliste Fabio Marchese Ragona qui a eu lieu à la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le pape parle du « problème de la mort » qui « n’est pas un problème religieux », dit-il: « c’est un problème humain, pré-religieux, c’est un problème d’éthique humaine ».

Les religions « suivent » la question de l’avortement, affirme le pape, « mais c’est un problème que même un athée doit résoudre dans sa conscience ». Le pape invite à réfléchir : « Ai-je le droit de faire cela? La réponse scientifique est : la troisième semaine, presque la quatrième, il y a tous les organes du nouvel être humain dans le ventre de la mère, c’est une vie humaine. Je pose cette question: est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème, n’importe quel problème? Non, ce n’est pas juste. »

Il élargit la question à la « culture du déchet » : « Les enfants ne produisent pas et sont éliminés, constate-t-il. Les personnes âgées ne produisent pas et sont éliminées… Eliminer afin d’obtenir plus de confort… »

Selon le pape, le rejet des migrants se situe dans la même ligne: « Les personnes qui se sont noyées en Méditerranée parce qu’elles n’avaient pas le droit de venir pèsent lourdement sur notre conscience. Comment y faire face plus tard, c’est un autre problème que les États doivent aborder avec prudence et sagesse, mais les laisser se noyer pour résoudre un problème à venir n’est pas bon. »

Source: ZENIT.ORG, le 11 janvier 2021

Argentine: appel pour la vie de l’Académie pontificale des sciences sociales

Mgr Marcelo Sánchez Sorondo @ Facebook / La Sede de Pedro

Mgr Marcelo Sánchez Sorondo @ Facebook / La Sede De Pedro

Argentine: appel pour la vie de l’Académie pontificale des sciences sociales

Aux sénateurs du pays

Un appel pour la vie a été lancé par l’Académie pontificale des sciences sociales aux sénateurs d’Argentine qui devaient se prononcer pour ou contre l’avortement ce mardi 29 décembre 2020.

Cette intervention dans un processus législatif intérieur à un pays est inhabituel pour un dicastère du Saint-Siège et il a été largement relayé.

Dans un tweet du 28 décembre, sur son compte @CasinaPioIV, l’Académie pontificale écrit en effet, en espagnol: « Sénateurs d’Argentine, le 29 je vous demande de suivre l’exemple d’un grand président à nous: « ne laissez pas vos convictions profondes sur les marches du Sénat » – sachez défendre la vie comme il l’a défendue. »

Un appel en première personne, de cette académie pontificale présidée par un Argentin, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, et en écho à l’appel de la Commission exécutive de la Conférence des évêques d’Argentine @EpiscopateArg: « Nous ne pourrons pas construire en lâchant la main sans défense est relâchée, si les droits des plus faibles et des plus pauvres sont ignorés. C’est un principe d’éthique humaine et pré-religieuse, qui est soutenu par la science médicale et par le droit » #Lujan. »

Source: ZENIT.ORG, le 29 décembre 2020