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19.07.2026 – 16ème dimanche ordinaire A – Intégrale des lectures
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 16e dimanche du temps ordinaire, année A.
19.07.2026 – HOMÉLIE DU 16ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 13, 24-43

Le jardinage de l’âme
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
Lectures : Évangile selon saint Matthieu 13, 24 – 43
On peut faire une lecture un tant soit peu orgueilleuse de la parabole du bon grain et de l’ivraie. On est alors la bonne plante obligée de cohabiter avec la mauvaise herbe, prié par le Christ de patienter jusqu’à la moisson, où il fera le tri. Certains ont cru comme cela expliquer la persistance du mal sur terre : Dieu attendrait que les méchants se convertissent, nous conseillant en attendant de porter notre croix, les crucifixions qu’ils nous imposent. Et c’est certainement vrai : Dieu est miséricordieux envers tous jusqu’au jugement dernier : un même soleil permet au bon grain et à l’ivraie de pousser jusqu’à la moisson. La parabole évoque bien l’entrée au royaume des Cieux. D’emblée, nous nous sommes placés du bon coté – il est certain que nous ne sommes pas de l’ivraie. Comme le Christ nous fructifions en présence du mal ; nous endurons des blessures. Il nous reconnaîtra.
Il y a une lecture plus actuelle à faire, et spirituellement plus instructive sans doute, qui voit le champ de la parabole non pas comme l’humanité mais comme notre âme, semée de bons germes et de mauvaises graines. Dans la parabole, c’est l’ennemi de Dieu qui sème l’ivraie, l’ennemi du bien, le mauvais. On retrouve ici l’interprétation de la semence en terre comme l’imprégnation des esprits, à l’instar de la foi que Jésus compare à une graine de moutarde (Matthieu 17, 20 & Luc 17, 6) ou de la parabole du semeur de la semaine passée (Matthieu 13, 1-23). Il nous arrive d’avoir bon ou mauvais esprit, nous avons effectivement l’âme ensemencée de bon grain et d’ivraie.
Nous avons plusieurs fois évoqué la mécanique des esprits, des voix qui nous parlent à l’intérieur. Personne n’est un esprit vierge, au sens où il serait uniquement déterminé par ses choix, ses décisions. Encore faut-il que ces choix soient éclairés. D’où la nécessité d’une imprégnation par le contexte. Il n’y a pas d’autonomie de la raison ; notre pensée n’est jamais dénuée d’influences. Nous avons appris ce qui est bien et ce qui est mal, certes parfois au prix d’erreurs douloureuses, mais principalement parce qu’on nous l’a transmis. Nos savoirs, notre culture, notre langue, beaucoup de nos mœurs résultent de notre éducation, à laquelle nous avons certes ajouté quelques découvertes personnelles. Il n’y a pas que nous-même qui parle dans notre tête, il y a aussi les voix de tous ceux qui nous ont instruit et nous parlent encore – en bien, à commencer par Dieu, comme en mal, par ceux qui nous ont blessés. Bien des esprits nous parlent, bons ou mauvais. Autant les joies que les souffrances de notre vie, à la mesure de leur intensité, nous parlent encore. Voilà le bon grain et l’ivraie qui croissent en notre âme.
Chaque fois que nous prenons la décision d’agir, que nous posons un choix déterminant, nous moissonnons les fruits de ces esprits qui nous ont ensemencés. Si la récolte est mauvaise, si l’ivraie a étouffé le bon grain, nous prendrons de mauvaises décisions, poserons de mauvais choix. Si la récolte est abondante, la joie nous portera. Ainsi, si Dieu miséricordieux ne moissonne qu’à la fin des temps, il nous appartient tout de même d’entretenir le champ de notre âme, d’enlever ce qui y pousse en étouffant le bonheur d’aimer. Si nous voulons goûter ici-bas les joies du royaume des Cieux, il convient de souvent moissonner notre âme et de trier la récolte.
Toujours pour évoquer le royaume des Cieux, Jésus reprend ensuite l’image de la graine de moutarde, parce qu’elle est minuscule alors qu’elle donne une plante immense. En parallèle, il évoque le levain dans la pâte qui, aussi mystérieusement, donne du volume, de l’ampleur et de la légèreté au pain. Il n’y a pas besoin de beaucoup de matière finalement, juste d’une imprégnation par l’Esprit Saint, pour atteindre des sommets spirituels.
Enfin, par leur aspect éminemment concret, ces paraboles soulignent le concret de la vie spirituelle. Il s’agit d’entretenir son âme comme on plante une graine, comme on entretient un champ, comme on moissonne. Il y a un travail concret d’entretien de l’âme par le tri des esprits qu’il nous convient de régulièrement mener si nous voulons des moissons fructueuses.
Tous les discours du Christ qui évoquent le royaume des Cieux, la plénitude finale et le bonheur éternel trouveront leur interprétation véritable au-delà de notre mort. Mais toujours, il s’agit d’appliquer leur logique à notre vie spirituelle quotidienne, considérant que le Christ assène que le royaume de Dieu s’est rendu tout proche de nous (Matthieu 4, 17 ; Marc 1, 14-15 ; Matthieu 10,7).
Derrière chaque évènement de notre existence où nous avons décelé une intention – bonne ou mauvaise – il y a un esprit – bon ou mauvais – qui a porté cette intention. Il peut autant s’agir des marques d’amour que nous avons reçues, que des blessures qui nous ont été infligées. Ces esprits nous imprègnent, se nourrissent des éléments de notre âme, croissent et fructifient en nous. Nous n’avons pas beaucoup d’autonomie dans l’ensemencement de notre âme, d’autres sèment leur esprit en nous, ceux qui nous aiment comme ceux qui nous veulent du mal. Nous avons la pleine autonomie cependant pour faire le tri, laisser fructifier ce qui est bon, arracher ce qui nous ronge ou nous étouffe. Dieu nous aide dans cet effort de moisson.
Alors nous vivrons une belle croissance spirituelle, une dilatation de nous-même, une plénitude de l’Esprit, un avant-goût du Ciel.

Source : RESURGENCE.BE, le 15 juillet 2026
19.07.2026 – HOMÉLIE DU 16ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 13, 24-43

Pendant que les gens dormaient
Homélie de l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
Les lectures bibliques de ce dimanche nous invitent à découvrir le vrai visage de Dieu. Autrefois, on se le représentait comme un Dieu vengeur qui condamne sans pitié tous les ennemis de son peuple. De fait, les abominations commises chez les païens étaient incroyables. Et pourtant, Dieu ne les a pas exterminés. Il a fait preuve à leur égard d’une patience extraordinaire. Son grand désir a toujours été que le pécheur se convertisse et qu’il vive. Cela vaut même pour les ennemis de son peuple. Il leur laisse à tous cette possibilité.
Le grand message de cette première lecture, c’est qu’en définitive, Dieu est plus humain que l’homme. C’est important pour notre monde d’aujourd’hui. Le gros problème de notre société, c’est la montée de l’intolérance. Quand un homme ou une femme sont enfermés dans leur mauvaise réputation, on ne leur laisse aucune chance. En ce jour, nous nous tournons vers le Seigneur pour lui demander de nous donner un peu d’humanité. Qu’il nous apprenne à voir ce monde comme lui-même le voit, avec un regard plein d’amour.
C’est aussi ce message que nous retrouvons dans l’Évangile. Cette parabole du bon grain et de l’ivraie, nous la connaissons bien parce que nous l’avons entendue souvent ; cet homme qui sème le bon grain c’est Dieu. Nous n’oublions pas ce qui est dit dans le premier récit de la Création : « Dieu vit que cela était bon ». Tout ce qui vient de Dieu est beau et bon. Le bon grain est mis en terre par Dieu. Il faut le dire et le redire, Dieu ne nous donne que du bon grain.
Le problème c’est qu’au lieu de « veiller au grain », nous dormons. Nous nous installons dans la routine, la facilité ; nous oublions le Seigneur et son Évangile. Pendant que les gens dormaient, l’ennemi est venu. Il vient toujours pendant que nous dormons. Ce n’est pas pour rien que Jésus nous demande de veiller et de prier pour ne pas succomber à la tentation. C’est ce qui est arrivé à Pierre, Jacques et Jean au Jardin des Oliviers, la veille de la mort de Jésus. Nous ne devons jamais oublier que notre vie chrétienne est un combat de tous les jours contre « l’ennemi ». La priorité c’est le bon grain semé par le Seigneur.
L’ennemi, lui, ne dort pas. Il est toujours à l’affût pour semer l’ivraie. En grec, l’ivraie se traduit par « zizania ». Ce que l’ennemi sème, c’est toujours la zizanie, c’est le trouble, la discorde, les bagarres, les calomnies. C’est tout ce qui est contraire à la communion. Tout cela est semé par l’ennemi. Nous le voyons dans nos paroisses, nos communautés, nos familles : on s’endort tranquillement, on n’est pas vigilant ; et quand on se réveille, on s’aperçoit qu’il y a de la zizanie partout.
Ce mal, nous le voyons tous les jours : à côté du pape François qui fut un ardent défenseur des pauvres, nous avons des extrémistes qui tuent et massacrent. Le pire, c’est qu’ils prétendent agir au nom de Dieu. Nous voudrions faire le ménage en enlevant l’ivraie. Mais Jésus nous demande de ne pas le faire. Ce serait ajouter de la haine à la haine, de l’ivraie à l’ivraie. Cet Évangile nous dit l’immense patience de Dieu. Il ne veut pas risquer d’arracher le bon grain avec l’ivraie. Il ne veut pas nous abimer. Et il nous demande de faire preuve de la même patience envers les autres. Il nous laisse discerner ce qui ne va pas dans notre vie. Lui-même nous accompagne jusqu’à la moisson.
Saint Pierre nous parle lui aussi de l’infinie patience de Dieu. Nous ne devons pas nous décourager quand nous avons l’impression qu’il y a de l’ivraie partout et que Dieu ne fait rien. Le Seigneur use de patience envers tous. Il veut absolument que personne ne périsse mais que tous arrivent au repentir. Il est important que nous méditions sur cette patience de Dieu et sur le fait qu’il faut être rempli d’espérance : l’ivraie et la zizanie n’auront pas le dernier mot. Mais bien que ce soit les vacances, il ne faut pas passer son temps à dormir. Nous devons rester dans la vigilance.
Dans la seconde lecture, saint Paul nous invite à nous tourner vers notre Dieu. Mais laissés à nous-mêmes, nous en sommes bien incapables. C’est alors que le Seigneur intervient pour nous donner son Esprit Saint. Avec lui, nous devenons capables de nous ouvrir à l’amour du Père et à répondre à sa volonté. Le vrai Dieu n’est pas celui qui écrase ses ennemis. Il se présente à nous comme un Dieu plein d’amour qui veut le salut de tous les hommes.
Seigneur, nous te prions : apprends-nous à te suive sur le chemin de l’accueil et de la tolérance. Par cette Eucharistie, viens renouveler notre foi et notre confiance en ton amour. Amen

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 12 juillet 2026
16.07.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
16.07.2026 – MESSE À LOURDES
La liberté intérieure de Marie

La liberté intérieure de Marie
Lorsque l’ange Gabriel annonça à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur, elle eut des questions, non pas parce qu’elle résistait à la volonté de Dieu, mais parce qu’elle voulait l’accomplir. Mais même sans comprendre pleinement comment sa vocation unique allait changer sa vie, Marie était libre de dire : « Je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon votre parole » (Lc 1, 38).
Comment Marie a-t-elle pu être si libre qu’elle a pu dire « oui » au plan unique du Seigneur pour sa vie, puis tout laisser tomber pour se réjouir avec sa cousine et l’aider ?
La réponse réside dans la liberté totale de Marie vis-à-vis du péché. Comme nous le savons, Marie a été préservée du péché originel et, tout au long de sa vie, elle n’a commis aucun péché. Marie était libre de dire « oui » à Dieu parce qu’elle était entièrement libre du péché et de ses effets néfastes sur la volonté humaine.
Sa liberté vis-à-vis du péché a permis à Marie d’adhérer à la volonté de Dieu, mais ne l’a pas préservée de la souffrance. Marie, qui est la « Cause de notre joie », est aussi « Notre Dame des Douleurs ». Elle a connu des épreuves et des incompréhensions. Comme Siméon l’avait prédit, son âme a été transpercée par l’épée de la douleur ; aucune douleur n’a été comparable à celle de Marie au pied de la croix tandis que son Fils donnait sa vie pour la rédemption du monde. C’est parce qu’elle était exempte de péché que Marie a pu accepter et supporter les souffrances qu’impliquait sa vocation, et ainsi participer pleinement à l’offrande de soi du Christ.
Contrairement à la Bienheureuse Vierge Marie, aucun d’entre nous n’est épargné par le péché originel et ses effets. Mais nous sommes rachetés du péché par la mort et la résurrection du Christ, et nous recevons toute l’aide et toutes les grâces dont nous avons besoin pour vaincre le péché et ses effets dans nos vies, tout particulièrement le sacrement de la réconciliation.
Pourtant, lorsque nous nous engageons dans la lutte pour éradiquer le péché de nos vies, il nous arrive de ne pas ressentir cette liberté. Nous avons parfois l’impression que « la porte étroite » vers la vie éternelle entrave notre liberté. Les Dix Commandements, les préceptes de l’Église et les Béatitudes nous semblent plus une camisole de force que le chemin vers la liberté.
La conversion de notre vie dépend de notre rejet de ce mensonge. Une vie de vertu et d’amour généreux est le chemin vers la vraie liberté. Pour vivre ainsi, nous dépendons de l’action du Saint-Esprit en nous. Nous comptons entièrement sur la grâce de Dieu alors que nous cherchons à briser l’emprise des péchés qui nous tourmentent. La grâce de Dieu agit dans notre humanité (comme elle l’a fait en Marie) – dans notre esprit, notre cœur, notre volonté, nos désirs. Arracher notre liberté au pouvoir du péché semble être un travail difficile – mais une fois libérés du péché, nous pouvons, comme Marie, dire « oui » à Dieu, à notre vocation, à notre famille et à ceux qui sont dans le besoin.
Mgr William E. Lori Catholic Review , 8 mai 2026
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
16.07.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
16.07.2026 – SAINT DU JOUR

BBses Marie-Rose de Gordon et 6 compagnes
Religieuses et martyres † 16 juillet 1794
Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.
Les religieuses s’organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l’actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d’aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d’entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).
Le 6 juillet : Sœur Marie-Rose, bénédictine de Caderousse (Suzanne Deloye, née à Sérignan en 1741) ;
le 7 juillet : Sœur Iphigénie, sacramentine de Bollène (Suzanne de Gaillard, née à Bollène en 1761) ;
le 9 juillet : Sœur Sainte-Mélanie, ursuline de Bollène (Madeleine de Guilhermier, née à Bollène en 1733) et Sœur Marie-des-Anges, ursuline de Bollène (Marie-Anne de Rocher, née à Bollène en 1755) ;
le 10 juillet : Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Bollène (Gertrude d’Alauzier, née à Bollène en 1757) et Sœur Agnés, ursuline de Bollène (Sylvie de Romillon, née à Bollène en 1750) ;
le 11 juillet : Sœur Sainte-Pélagie, sacramentine de Bollène (Rosalie Bès, née à Beaume-du-Transit en 1753), Sœur Saint Théotiste, sacramentine de Bollène (Elisabeth Pélissier, née à Bollène en 1741), Sœur Saint-Martin, sacramentine de Bollène (Claire Blanc, née à Bollène en 1742) et Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marguerite d’Albarède, née à Saint-Laurent-de-Carnols en 1740) ;
le 12 juillet : Sœur Rose, sacramentine de Bollène (Thérèse Talieu, née à Bollène en 1746), Sœur du Bon-Ange, converse sacramentine de Bollène (Marie Cluse, née à Bouvantes en 1761), Sœur Marie de Saint-Henri, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Marguerite de Justamond, née à Bollène en 1746) et Sœur Saint-Bernard, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Jeanne de Romillon, née à Bollène en 1753).
le 13 juillet : Sœur Madeleine, sacramentine de Bollène (Elisabeth Verchières, née à Bollène en 1769), Sœur Marie-de-l’Annonciation, sacramentine de Bollène (Thérèse Faurie, née à Sérignan en 1770), Sœur Saint-Alexis, sacramentine de Bollène (Andrée Minutte, née à Sérignan en 1740), Sœur Saint-François, ursuline de Bollène (Marie-Anne Lambert, née à Pierrelatte en 1742) et Sœur Sainte-Françoise, converse ursuline de Carpentras (Marie-Anne Depeyre, née à Tulette en 1756), Sœur Saint-Gervais, supérieure des ursulines de Bollène (Anastasie de Roquard, née à Bollène en 1749) ;
le 16 juillet: Sœur Aimée, sacramentine de Bollène (Rose de Gordon, née à Mondragon en 1733), Sœur Marie-de-Jésus, sacramentine de Bollène (Thérèse Charrensol, née à Richerenches en 1758), Sœur Saint-Joachim, converse sacramentine de Bollène (MarieAnne Béguin-Royal, née à Bouvantes en 1736), Sœur Saint-Michel, converse ursuline de Bollène (Marie-Anne Doux, née à Bollène en 1738), Sœur Saint-André, converse ursuline de Bollène (Marie-Rose Laye, née à Bollène en 1728), Sœur Madeleine, ursuline de Pernes (Dorothée de Justamond, née à Bollène en 1743) et Sœur du Coeur-de-Marie, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1754) ;
le 20 juillet : Sœur Saint-Basile, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Anne Cartier, née à Livron en 1733) ;
le 26 juillet : Sœur Saint-Augustin, sacramentine de Bollène (Marguerite Bonnet, née à Sérignan en 1719), Sœur Catherine, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marie-Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1724), Sœur Claire, ursuline de Bollène (Claire Dubas, née à Laudun en 1727) et Sœur du Cœur-de-Jésus, supérieure des ursulines de Sisteron (Elisabeth de Consolin, née à Courthézon en 1736).
Elles montèrent toutes joyeusement à l’échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795.
Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l’Aygues, et une chapelle y fut bâtie en 1832.
Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 10 mai 1925.
Source principale : diocese-avignon.fr/ (« Rév. x gpm »).
BBses Marie-Rose de Gordon et 6 compagnes priez pour nous !

16.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.

Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRES :
Pierre de Celle (v. 1115–1183)
moine puis évêque
3ème sermon pour l’Avent (trad. cf Guéranger, L’Année liturgique, 2e merc Avent)
L’Agneau de Dieu, doux et humble de cœur
Seigneur, envoie-nous l’Agneau ; c’est l’agneau qu’il nous faut et non le lion (Ap 5,5-6). L’agneau qui ne s’irrite pas et dont la douceur ne se trouble jamais ; l’agneau qui nous donnera sa laine blanche comme la neige pour réchauffer en nous ce qui est froid, pour couvrir ce qui en nous est nu ; l’agneau qui nous donnera sa chair à manger de peur que nous ne périssions de faiblesse sur le chemin (Jn 6,51; Mt 15,32). Envoie-le plein de sagesse, car dans sa prudence divine il vaincra l’esprit orgueilleux ; envoie-le plein de force, car il est dit que le « Seigneur est fort et puissant dans le combat » (Ps 23,8) ; envoie-le plein de douceur, car « il descendra comme la rosée sur la toison » (Ps 71,6 Vulg) ; envoie-le comme une victime, car il doit être vendu et immolé pour notre rachat (Mt 26,15; Jn 19,36; Ex 12,46) ; envoie-le, non pour exterminer les pécheurs, car il doit « venir les appeler et non les justes » (Mt 9,13) ; envoie-le enfin « digne de recevoir la puissance et la divinité, digne de délier les sept sceaux du livre scellé » (Ap 4,11; 5,9), c’est-à-dire le mystère inexprimable de l’Incarnation.

LECTURES :
Livre d’Isaïe 26,7-9.12.16-19.
Il est droit, le chemin du juste ; toi qui es droit, tu aplanis le sentier du juste.
Oui, sur le chemin de tes jugements, Seigneur, nous t’espérons. Dire ton nom, faire mémoire de toi, c’est le désir de l’âme.
Mon âme, la nuit, te désire, et mon esprit, au fond de moi, te guette dès l’aurore. Quand s’exercent tes jugements sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice.
Seigneur, tu nous assures la paix : dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous.
Seigneur, dans la détresse on a recours à toi ; quand tu envoies un châtiment, on s’efforce de le conjurer.
Nous étions devant toi, Seigneur, comme la femme enceinte sur le point d’enfanter, qui se tord et crie dans les douleurs.
Nous avons conçu, nous avons été dans les douleurs, mais nous n’avons enfanté que du vent : nous n’apportons pas le salut à la terre, nul habitant du monde ne vient à la vie.
Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie.

Psaume 102(101),13-14.15.16-18.19-21.
R/ Du ciel, le Seigneur regarde la terre. (Ps 101, 20b)
Toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
d’âge en âge on fera mémoire de toi.
Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion ;
il est temps de la prendre en pitié : l’heure est venue.
Tes serviteurs ont pitié de ses ruines,
ils aiment jusqu’à sa poussière.
Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié,
il n’aura pas méprisé sa prière.
Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »
