16.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.

Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRES :

Pierre de Celle (v. 1115–1183)

moine puis évêque

3ème sermon pour l’Avent (trad. cf Guéranger, L’Année liturgique, 2e merc Avent)

L’Agneau de Dieu, doux et humble de cœur

      Seigneur, envoie-nous l’Agneau ; c’est l’agneau qu’il nous faut et non le lion (Ap 5,5-6). L’agneau qui ne s’irrite pas et dont la douceur ne se trouble jamais ; l’agneau qui nous donnera sa laine blanche comme la neige pour réchauffer en nous ce qui est froid, pour couvrir ce qui en nous est nu ; l’agneau qui nous donnera sa chair à manger de peur que nous ne périssions de faiblesse sur le chemin (Jn 6,51; Mt 15,32).       Envoie-le plein de sagesse, car dans sa prudence divine il vaincra l’esprit orgueilleux ; envoie-le plein de force, car il est dit que le « Seigneur est fort et puissant dans le combat » (Ps 23,8) ; envoie-le plein de douceur, car « il descendra comme la rosée sur la toison » (Ps 71,6 Vulg) ; envoie-le comme une victime, car il doit être vendu et immolé pour notre rachat (Mt 26,15; Jn 19,36; Ex 12,46) ; envoie-le, non pour exterminer les pécheurs, car il doit « venir les appeler et non les justes » (Mt 9,13) ; envoie-le enfin « digne de recevoir la puissance et la divinité, digne de délier les sept sceaux du livre scellé » (Ap 4,11; 5,9), c’est-à-dire le mystère inexprimable de l’Incarnation.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 26,7-9.12.16-19. 

Il est droit, le chemin du juste ; toi qui es droit, tu aplanis le sentier du juste.
Oui, sur le chemin de tes jugements, Seigneur, nous t’espérons. Dire ton nom, faire mémoire de toi, c’est le désir de l’âme.
Mon âme, la nuit, te désire, et mon esprit, au fond de moi, te guette dès l’aurore. Quand s’exercent tes jugements sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice.
Seigneur, tu nous assures la paix : dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous.
Seigneur, dans la détresse on a recours à toi ; quand tu envoies un châtiment, on s’efforce de le conjurer.
Nous étions devant toi, Seigneur, comme la femme enceinte sur le point d’enfanter, qui se tord et crie dans les douleurs.
Nous avons conçu, nous avons été dans les douleurs, mais nous n’avons enfanté que du vent : nous n’apportons pas le salut à la terre, nul habitant du monde ne vient à la vie.
Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie.

Psaume 102(101),13-14.15.16-18.19-21. 

R/ Du ciel, le Seigneur regarde la terre. (Ps 101, 20b)

Toi, Seigneur, tu es là pour toujours ; 
d’âge en âge on fera mémoire de toi.
Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion ; 
il est temps de la prendre en pitié : l’heure est venue.
Tes serviteurs ont pitié de ses ruines, 
ils aiment jusqu’à sa poussière.

Les nations craindront le nom du Seigneur, 
et tous les rois de la terre, sa gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion, 
quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié,
il n’aura pas méprisé sa prière.

Que cela soit écrit pour l’âge à venir, 
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ; 
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs 
et libérer ceux qui devaient mourir. »

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