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Un « Lourdes polonais » pourrait bientôt attirer l’attention du monde entier (I)

Un « Lourdes polonais » pourrait bientôt attirer l’attention du monde entier (I)

Le village de Gietrzwald , situé dans la pittoresque région lacustre de Varmie-Mazurie, au nord-est de la Pologne, se prépare à accueillir en 2027 de grandes célébrations marquant le 150e anniversaire des apparitions.

Les évêques polonais, ainsi que le président Karol Nawrocki, qui s’est rendu au Vatican en septembre 2025, ont adressé une invitation au pape, laissant entrevoir la possibilité que ce sanctuaire tranquille devienne le centre d’un pèlerinage international et d’un renouveau de la dévotion mariale.

Les événements qui se sont déroulés à Gietrzwald en 1877 restent uniques dans la vie de l’Église. En l’espace d’environ deux mois, deux jeunes filles ont rapporté quelque 160 apparitions de la Vierge Marie — se produisant parfois deux fois par jour —, ce qui en fait l’une des séries d’apparitions mariales les plus longues et les plus concentrées jamais enregistrées. C’est également le seul lieu d’apparition en Pologne officiellement reconnu par le Vatican.

Contrairement à des sites plus connus tels que Lourdes ou Fatima, les apparitions de Gietrzwald se distinguent non seulement par leur fréquence, mais aussi par la longueur des dialogues. Selon les récits historiques, les voyantes ont entretenu des conversations pendant plusieurs semaines avec Marie, abordant à la fois des questions théologiques — notamment l’Immaculée Conception — et les préoccupations pratiques de la vie quotidienne.

« C’est un aspect unique », a déclaré le cinéaste Jan Sobierajski. « On ne retrouve pas cela dans l’histoire de Lourdes, de Fatima ou de La Salette. » Dans le même temps, le message lui-même faisait écho au cœur familier des apparitions mariales : un appel à la prière, en particulier au rosaire, et à la conversion. Sœur Anna Wojciechowska, supérieure provinciale des Filles de la Charité en Pologne, a souligné cette continuité. « L’invitation de notre Mère » était claire : « Priez le rosaire tous les jours », a-t-elle dit. « Et l’assurance donnée par Marie : “N’ayez pas peur, car je serai toujours avec vous.” »

Malgré l’ampleur et l’intensité de ces événements, Gietrzwałd est resté relativement méconnu en dehors de la Pologne. Cela pourrait bien changer à l’approche de cet anniversaire, alors que le sanctuaire suscite un regain d’intérêt.

Katarzyna Szalajko, 4 mai 2026 Our Sunday Visitor News

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.07.2026 – SAINT DU JOUR

 Saint Alexis
Pèlerin et mendiant 
(Ve s.)

À Rome, dans une église située sur l’Aventin, au VIe siècle, on célèbre sous le nom de saint Alexis, un homme de Dieu qui, selon la tradition, quitta sa maison pour se faire pauvre et, inconnu de tous, mendia l’aumône. 

Sa vie ne nous est connue que par la légende qui raconte qu’il fut un rare modèle de mépris du monde. Fils unique d’un des plus illustres sénateurs de Rome nommé Euphémien, il reçut une éducation brillante et soignée.

L’exemple de ses parents apprit au jeune Alexis que le meilleur usage des richesses consistait à les partager avec les pauvres. Cédant aux désirs de sa famille, le jeune Alexis dut choisir une épouse. Mais le jour même de ses noces, se sentant pénétré du désir d’être uniquement à Dieu et de l’aimer sans partage, il résolut de s’enfuir secrètement, s’embarqua sur un vaisseau qui se dirigeait vers Laodicée, et gagna la ville d’Édesse.

Là, distribuant aux indigents tout ce qui lui restait d’argent, il se mit à mendier son pain. Il passait la plus grande partie de son temps à prier sous le portail du sanctuaire de Notre-Dame d’Édesse, devant une image de la Vierge. Après dix-sept années passées dans l’abjection et l’oubli le plus total, il plut à Marie de glorifier son serviteur par un éclatant miracle. Un jour, comme le trésorier de l’église passait sous le porche, l’image de Notre-Dame s’illumina d’une clarté soudaine. Frappé de ce merveilleux spectacle, le trésorier se prosterna devant la Madone. La Très Sainte Vierge lui montra Alexis et lui dit : « Allez préparer à ce pauvre un logement convenable. Je ne puis souffrir qu’un de mes serviteurs aussi dévoué soit délaissé de la sorte. »

La nouvelle de cette révélation se répandit aussitôt dans la ville. L’humilité du Saint s’alarma devant les témoignages de vénération dont il était devenu subitement l’objet. Il quitta donc la ville d’Édesse pour se rendre à Tarse, mais une tempête poussa l’embarcation sur les rivages d’Italie. L’Esprit-Saint lui inspira l’idée de retourner à Rome, sa ville natale, et de mendier une petite place dans la maison paternelle. À la requête de l’humble pèlerin, le sénateur Euphémien consentit à le laisser habiter sous l’escalier d’entrée de son palais, lui demandant, en reconnaissance de ce bienfait, de prier pour le retour de son fils disparu.

Alexis vécut inconnu, pauvre et méprisé, à l’endroit même où il avait été entouré de tant d’estime et d’honneurs. Tous les jours, il voyait couler les larmes du vieux patricien, il entendait les soupirs d’une mère inconsolable et entrevoyait cette noble fiancée dont la beauté s’était empreinte d’une indicible tristesse. Malgré ce déchirant spectacle, saint Alexis eut le courage surhumain de garder son secret et de renouveler perpétuellement son sacrifice à Dieu.

Ce Saint, plus qu’admirable, demeura dix-sept nouvelles années dans le plus complet oubli, vivant caché sous les marches de cet escalier que tous gravissaient pour entrer dans une maison qui était la sienne, en sorte qu’il semblait foulé aux pieds de tous. Avec une humilité consommée, il subit sans jamais se plaindre, les odieux procédés et les persécutions des valets qui l’avaient servi autrefois avec tant de respect et d’égards. Saint Alexis passa donc trente-quatre ans dans une âpre et héroïque lutte contre lui-même. Ce temps écoulé, Dieu ordonna à son serviteur d’écrire son nom et de rédiger l’histoire de sa vie. Alexis comprit qu’il allait mourir bientôt, et obéit promptement.

Le dimanche suivant, au moment où le pape Innocent Ier célébrait la messe dans la basilique Saint-Pierre de Rome, en présence de l’empereur Honorius, tout le peuple entendit une voix mystérieuse qui partait du sanctuaire : « Cherchez l’homme de Dieu, dit la voix, il priera pour Rome, et le Seigneur lui sera propice. Du reste, il doit mourir vendredi prochain. »

Durant cinq jours, tous les habitants de la ville s’épuisèrent en vaines recherches. Le vendredi suivant, dans la même basilique, la même voix se fit entendre de nouveau au peuple assemblé : « Le Saint est dans la maison du sénateur Euphémien. » On y courut, et on trouva le pauvre pèlerin, qui venait de mourir. Quand le Pape eut fait donner lecture du parchemin que le mort tenait en sa main, ce ne fut de toutes parts, dans Rome, qu’un cri d’admiration. Innocent Ier ordonna d’exposer le corps d’Alexis à la basilique Saint-Pierre, pendant sept jours. Ses funérailles eurent lieu au milieu d’un immense concours de peuple.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saint Alexis priez pour nous !

17.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,1-8. 

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres.
Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice,

vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Homélies sur le livre des Nombres, n° 23 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 2, p. 87)

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat »

Le sabbat a été institué comme un jour sacré ; tous les saints et tous les justes doivent célébrer le sabbat… Voyons donc en quoi consiste pour le chrétien l’observance du sabbat : le jour du sabbat, il ne faut accomplir aucune œuvre d’ici-bas ; il faut s’abstenir de toutes les œuvres terrestres, ne rien faire qui relève de ce monde, s’adonner aux œuvres spirituelles, venir à l’église, être attentif à la lecture de l’Écriture et aux explications qu’on en donne, penser aux choses du ciel, s’occuper de l’espérance de la vie future, avoir devant les yeux le jugement à venir, méditer, non les réalités visibles et présentes, mais les réalités futures et invisibles. Les juifs aussi doivent observer tout cela. Et chez eux, les forgerons, les maçons, tous les travailleurs manuels restent sans rien faire le jour du sabbat. Mais en ce jour, les lecteurs qui proclament la Sainte Écriture, les docteurs qui expliquent la Loi de Dieu, n’interrompent pas leurs fonctions et cependant ils ne profanent pas le sabbat. Mon Seigneur lui-même l’a reconnu : « N’avez-vous pas lu, leur dit-il, que les prêtres dans le Temple manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? » C’est donc celui qui s’abstient des œuvres de ce monde et se rend libre pour les activités spirituelles, c’est celui-là qui offre le sacrifice du sabbat et sanctifie le sabbat comme un jour de fête… Pendant le sabbat, chacun reste dans sa demeure et n’en sort pas. Quelle est donc cette demeure de l’âme spirituelle ? Cette demeure, c’est la justice, la vérité, la sagesse, la sainteté ; tout cela, c’est le Christ, lui, la demeure de l’âme. De cette demeure, il ne faut pas sortir, si l’on veut garder le vrai sabbat et célébrer par des sacrifices ce jour de fête, selon la parole du Seigneur : « Celui qui demeure en moi, moi aussi je demeure en lui » (Jn 15,5).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 38,1-6.21-22.7-8. 

En ces jours-là, le roi Ézékias souffrait d’une maladie mortelle. Le prophète Isaïe, fils d’Amots, vint lui dire : « Ainsi parle le Seigneur : Prends des dispositions pour ta maison, car tu vas mourir, tu ne guériras pas. »
Ézékias se tourna vers le mur et fit cette prière au Seigneur :
« Ah ! Seigneur, souviens-toi ! J’ai marché en ta présence, dans la loyauté et d’un cœur sans partage, et j’ai fait ce qui est bien à tes yeux. » Puis le roi Ézékias fondit en larmes.
La parole du Seigneur fut adressée à Isaïe :
« Va dire à Ézékias : Ainsi parle le Seigneur, Dieu de David ton ancêtre : J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes. Je vais ajouter quinze années à ta vie.
Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d’Assour, je protégerai cette ville.
Puis Isaïe dit : « Qu’on apporte un gâteau de figues ; qu’on l’applique sur l’ulcère, et le roi vivra. »
Ézékias dit : « À quel signe reconnaîtrai-je que je pourrai monter à la Maison du Seigneur ? »
Voici le signe que le Seigneur te donne pour montrer qu’il accomplira sa promesse :
Je vais faire reculer de dix degrés l’ombre qui est déjà descendue sur le cadran solaire d’Acaz. » Et le soleil remonta sur le cadran les dix degrés qu’il avait déjà descendus.

Livre d’Isaïe 38,10.11.12abcd.16-17a. 

R/ Seigneur, tu me guériras, tu me feras vivre. (Is 38, 16c)

Je disais : Au milieu de mes jours, 
je m’en vais ;
j’ai ma place entre les morts 
pour la fin de mes années.

Je disais : Je ne verrai pas le Seigneur 
sur la terre des vivants, 
plus un visage d’homme 
parmi les habitants du monde !

Ma demeure m’est enlevée, arrachée,
comme une tente de berger.
Tel un tisserand, j’ai dévidé ma vie :
le fil est tranché.

« Le Seigneur est auprès d’eux : ils vivront ! 
Tout ce qui vit en eux vit de son esprit ! »
Oui, tu me guériras, tu me feras vivre :
voici que mon amertume se change en paix.