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04.10.2026 – INTÉGRALE DES LECTURES DU 27ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 27e dimanche du temps ordinaire, année A
04.10.2026 – HOMÉLIE DU 27ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 21, 33 – 43

L’orgueil religieux
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
Évangile selon saint Matthieu 21, 33 – 43
Dans la foulée de la parabole des deux fils que nous avons lue dimanche dernier, la parabole des vignerons homicides de ce dimanche met en cause la légitimité des grands prêtres et des anciens, somme toute celle du judaïsme traditionnel. Dieu est le propriétaire du domaine viticole ; les serviteurs qu’il envoie en premier sont les prophètes, qui furent tous persécutés ; le fils qu’il envoie et se fait tuer, c’est Jésus. Dans un procédé rhétorique classique, le jugement est prononcé par ceux-là mêmes qu’il condamne, quand ceux qu’interroge Jésus concluent : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Comme dimanche passé, cette parabole assume également un côté prophétique, qui fait annoncer par Jésus ce qui effectivement arrivera : sa mort, la destruction du Temple, qui signifiera la fin du judaïsme ancien, et l’avènement du christianisme.
On peut garder cette lecture d’une parabole prophétique du Christ. Mais on doit tout de même se poser la question d’une interpolation des évènements par Matthieu, qui semble parfaitement décrire ce qu’il vit, au moment où il écrit, à savoir en 80-90, alors que Jésus est mort, alors que le Temple est détruit, alors que le christianisme émerge. Ce sentiment d’un ajout opportun est renforcé par la structure du texte qui, contrairement à ce que nous venons de lire, ne contient pas le premier verset « En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple ». C’est un ajout liturgique contextuel pour faciliter la compréhension. De même que le dernier verset de la parabole a été omis : « Et tout homme qui tombera sur cette pierre (le Christ) s’y brisera ; celui sur qui elle tombera, elle le réduira en poussière ! ». On conçoit mal terminer la lecture de l’Évangile à la messe par un tel verset. Il est pourtant dans le texte original et s’apparente à une virulente menace. Celle du Christ ou celle de Matthieu en lutte avec le judaïsme rabbinique naissant ?
Pour l’interprétation spirituelle, peu importe : toute l’Écriture est inspirée par l’Esprit Saint. Il s’agit de comprendre ce que cette parabole peut signifier pour nous aujourd’hui, de chercher dans notre vie spirituelle les occasions où nous nous comportons en vignerons homicides. Quand nous accaparons-nous le fruit de la grâce au mépris de Dieu ?
Tout religieux se fracasse un jour contre l’orgueil de sa vocation : le sentiment d’élection divine, celui d’une vie particulière. Et il faut dire qu’il n’est pas aidé par une Église qui conserve des réflexes cléricaux. On est facilement couvert d’admiration quand on donne sa vie à Dieu. Et il est difficile de ne pas se laisser emporter vers l’orgueil. Pourtant, chaque baptisé est un élu de Dieu … Il est bon que les religieux se fracassent contre l’orgueil de leur vocation. C’est quand on chute de son piédestal spirituel, qu’on cesse littéralement de se prendre pour un grand prêtre, qu’on peut finalement incarner la religion du Christ. A défaut, la sentence tombera comme le verset abrogé : « tout homme qui tombera sur cette pierre s’y brisera ; celui sur qui elle tombera, elle le réduira en poussière ! » Le jugement est radical : les religieux orgueilleux sont voués à la mort spirituelle.
Mais comme je l’ai dit, tout baptisé est un élu de Dieu. Ainsi courrons-nous tous le risque de nous penser meilleurs qu’autrui. Certains chrétiens méprisent ceux qui ne prient pas comme eux, ne pensent pas comme eux, ne partagent pas leur vision de l’Église. C’est tout aussi spirituellement mortifère.
L’orgueil est une perversion de l’élection. Que des personnes humaines ou divines nous donnent de l’importance, nous fassent la grâce de leur affection, si nous méprisons la gratuité de tels élans, alors ils serviront à nous donner de l’importance : nous nous en sentirons indûment valorisés. En creux, il y a là le signe d’une dévalorisation intérieure que nous pensons ainsi combler. L’orgueil – le fait de tout rapporter à soi – est un cache misère affectif, qu’il soit religieux et c’est le sentiment de déplaire à Dieu qu’il veut dissimuler. L’orgueilleux est celui que ne s’estime pas et veut le cacher aux autres. Ce faisant, il se dissimule aux autres et à l’amour ; il s’enferme dans son ego. L‘instrumentalisation de l’amour et de la religion en faire-valoir est spirituellement isolationniste et donc mortifère.
Les vignerons de la parabole voulaient pour eux-mêmes tout le raisin, pas seulement la juste rétribution qui leur était promise. Littéralement, ils se sont enivrés de la grâce, au mépris de la considération de Dieu. J’aime l’expression ‘vampire de la grâce’ pour qualifier mon orgueil religieux. Elle laisse entrevoir une voracité spirituelle avide de considération, des carences affectives mal dissimulées, les parties de mon cœur assoiffées de grâces, parce que Dieu n’y est pas.
Frères et sœurs, ne réduisons pas nos relations aux effets qu’elles nous procurent, à la grâce que nous donne immédiatement le sentiment d’être aimé. C’est mépriser un trésor bien plus important : la personne – Dieu ou autrui – qui, dans la relation, se donne.
Frères et sœurs, ne nous enorgueillissons jamais d’être appréciés. C’est toujours perdre l’essentiel de l’amour.
Amen

Source : RESURGENCE.BE, le 30 septembre 2026
04.10.2026 – HOMÉLIE DU 27ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 21, 33 – 43

La Vigne du Seigneur
Homélie de l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
Cette semaine encore, la liturgie nous parle de la vigne. La vigne ce n’est pas seulement une récolte comme les autres. C’est surtout une passion. Le plus grand bonheur d’un viticulteur c’est de nous faire visiter sa vigne et sa cave ; sa plus grande peine c’est de voir une vigne abandonnée, livrée aux ronces, aux épines et aux sangliers.
Cette déception est d’autant plus grande que cette culture demande beaucoup de travail. Il faut s’en occuper toute l’année. Puis c’est l’attente impatiente de la vendange ; on a toujours peur que la grêle ne vienne tout ravager en quelques minutes. Les vignerons de chez nous en parleraient mieux que moi.
Le prophète Isaïe part de cette relation du vigneron et de sa vigne pour nous parler de Dieu et de son peuple. Pour le prophète cette vigne c’est le peuple d’Israël. Dieu nous est présenté comme un maître qui a tout fait pour elle. Mais cet amour passionné de Dieu est déçu. Il attendait de son peuple le droit et la justice. Or voilà qu’il se trouve pourri par le mensonge, la violence et la trahison. Les menaces dont il parle ne cherchent qu’à éviter le châtiment. Cette conversion n’a pas eu lieu et les menaces se sont réalisées.
Ce texte biblique nous rejoint aujourd’hui. Tout au long de notre vie nous sommes invités à reconnaître la tendresse de Dieu à notre égard. Dieu nous aime tous d’un amour passionné. Mais notre réponse n’est pas toujours à la mesure de cet amour. La violence, le mensonge, la trahison sont bien là. Cette l’attitude est un affront à celui qui nous a aimés jusqu’à mourir sur une croix. Mais cet amour du seigneur est bien plus fort que tous nos péchés. Il ne cesse de nous appeler à revenir vers lui de tout notre cœur. C’est à cette condition que notre vie pourra produire du fruit de bons fruits.
Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de Paul. Nous le voyons souvent porter un regard sévère sur le comportement des païens. Mais il sait aussi reconnaître leurs qualités. Il y a chez eux, des gestes d’accueil, de partage et de solidarité. Le premier devoir d’un missionnaire c’est de reconnaître tout ce qu’il y a de beau et de grand chez les hommes à qui il annonce Jésus-Christ. Il découvrira alors avec émerveillement que l’Esprit Saint l’a précédé dans le cœur de ceux et celles qu’il a mis sur sa route. Ce changement de regard nous rendra plus humbles. Il nous aidera à porter les fruits que Dieu attend de nous.
L’Évangile nous parle aussi de la vigne. Mais il y a une différence. Le problème ne vient pas de la récolte mais des vignerons. Ils ont oublié qu’ils ne sont que de simples gérants. Or voilà qu’ils se comportent comme des propriétaires. Ils gardent pour eux toute la récolte du vignoble.
Cet Évangile est aussi pour chacun de nous. Le Seigneur nous a confié les biens du Royaume. Il nous a confié la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Nous sommes envoyés pour en être les messagers. Mais nous ne devons pas oublier que nous ne sommes pas à notre compte. La mission n’est pas d’abord notre affaire mais celle du Seigneur. Nous vivons dans un monde qui cherche à le mettre dehors. Mais son amour crucifié sera plus fort que tout. C’est avec lui que notre vie portera du fruit.
Pour répondre à cet appel, nous avons besoin de l’aide du Seigneur. Dans nos vies, il y a toujours le péché qui nous détourne de lui. Mais à partir d’un mal, Dieu peut toujours faire surgir un bien. Il a retourné le triple reniement de Pierre pour en faire l’occasion d’une triple déclaration d’amour. Et c’est ainsi qu’il a pu donner à Pierre une confiance encore plus grande. Le même Christ est capable de retourner les pires criminels pour en faire des saints. Il est également capable de faire de nous ses amis.
C’est ainsi que le Seigneur nous renouvelle sa confiance. Il nous appartient de nous en montrer digne. Depuis le concile Vatican II, les baptisés redécouvrent précisément cette dignité de membres du peuple de Dieu. Cela vaut la peine de lire les textes qui parlent du sacerdoce commun des baptisés. Il importe que chacun de nous se montre digne de la confiance que Jésus nous fait. C’est à nous qu’il confie la gérance de sa vigne. En ce jour, nous te prions, Seigneur : Donne-nous d’être là où tu nous as mis. Donne-nous d’être de bons serviteurs de ton Royaume. Amen

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 26 septembre 2026
01.10.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
01.10.2026 – MESSE À LOURDES
Thérèse : « comment pourrai-je craindre ma Mère ? »

Thérèse : « comment pourrai-je craindre ma Mère ? »
L’enseignement que donne Thérèse de l’Enfant Jésus sur Marie date des derniers mois de sa vie. Elle dira à l’infirmerie à sa sœur Agnès : « je n’ai jamais entendu de sermon qui m’ait plu sur la Sainte Vierge », ce qui n’est pas très aimable pour les prédicateurs de son temps, et elle ajoute : « Je ne voudrais pas mourir sans dire ce que j’ai à dire sur la Vierge. » Elle va rédiger un grand poème au mois de Mai 1897 ( » Pourquoi je t’aime ô Marie« ) et meurt au mois de septembre suivant. Ce long poème de 25 strophes constitue une théologie mariale tout à fait remarquable qui anticipe ce que le Concile Vatican II dira de la Vierge Marie. Thérèse revient à la Parole de Dieu : elle lit l’Evangile. Son poème est tout simplement sa méditation des textes évangéliques sur Marie. Elle commence à l’Annonciation et termine à la Croix. Ce qui pousse Thérèse à écrire ce poème, c’est que les prédications de son temps ont tellement exalté Marie qu’elles l’ont éloignée du Peuple chrétien. On en a fait quelqu’un de tellement extraordinaire qu’à la limite, on la craindrait. Or dit Thérèse : « comment pourrais-je craindre ma Mère ? » Elle voit au contraire en Marie la première Chrétienne, celle qui a suivi son fils Jésus de l’Annonciation à la Croix. Elle souligne que Marie a vécu une vie toute ordinaire : « J’ai entendu dire tant de choses sur la Sainte Vierge que cela la rend inabordable, alors qu’il faudrait la rendre imitable. » Marie a vécu la vie la plus ordinaire, elle qui, à Nazareth, allait chercher l’eau à la fontaine et faisait les repas de Joseph et de Jésus. « Je sais qu’à Nazareth, Mère pleine de grâce, tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus ; point de ravissement, de miracle, d’extase, n’embellissent ta vie, ô Reine des élus. Le monde des petits est bien grand sur la terre : ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux. C’est par la voie commune incomparable Mère qu’il te plaît de marcher pour les guider aux cieux. » Simple femme, « Marie est plus Mère que Reine. » Toute la théologie de Thérèse se résume dans cette réalité, fondée sur l’Evangile selon Saint Jean, lorsque Jésus nous donne sa Mère : « Femme, voici ton Fils, Fils, voici ta Mère. ».
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
01.10.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
01.10.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Thérèse
de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face
Vierge, Carmélite, Docteur de l’Église
Co-patronne de la France
Thérèse Martin naît à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l’église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin (canonisés le 18 octobre 2015 à Rome). Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s’installa avec toute sa famille à Lisieux. Vers la fin de 1879, elle s’approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence.
Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d’une grave maladie, par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l’union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l’Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. Elle avait le désir d’entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l’en empêchait.
Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l’audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII (Vincenzo Pecci, 1878-1903), avec une audace filiale, de pouvoir entrer au Carmel à l’âge de quinze ans. Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l’habit le 10 janvier de l’année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.
Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l’Évangile, plaçant au centre de tout l’amour.
Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux «frères missionnaires». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux.
Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de la fête de celle-ci, le 21 janvier 1896. Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l’Église.
Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses sœurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie», avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, «Mon Dieu…, je vous aime !», scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.
Elle fut canonisée par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 17 mai 1925 et ce même Pape la proclama « Patronne universelle des missions« , ainsi que St François Xavier, le 14 décembre 1927.
Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l’Église catholique et du christianisme. De nombreuses Conférences épiscopales, à l’occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu’elle soit proclamée Docteur de l’Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l’Évangile, à cause de l’originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l’universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues.
Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) proclama Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face Docteur de l’Église universelle le 19 octobre 1997.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
Source principale : vatican.va («Rév. x gpm»).
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus priez pour nous !

01.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-12.

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites :
“Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.”
Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé
L’Opus Dei, moyen d’union à Dieu (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 434 ; rev.)
« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Lc 10,2)
Le Christ laisse à accomplir par son Épouse, dans la suite des temps, une partie de la prière qu’il a récitée au moment d’offrir son sacrifice. Bien que cette prière soit d’une efficacité infinie, Notre-Seigneur veut que nous y unissions la nôtre. Un jour notre divin Sauveur considérant, de son regard divin, la multitude des âmes à racheter, disait à ses apôtres qu’il allait envoyer prêcher l’Évangile : « Priez le Maître de la moisson d’y envoyer des ouvriers » (Lc 10,2). Les apôtres auraient pu répondre : « Seigneur, pourquoi nous dites-vous de prier ? Votre prière ne suffit-elle pas ? » Non, elle ne suffit pas : « Priez » vous aussi. Le Christ Jésus veut avoir besoin de nos prières comme de celles de ses apôtres. (…) Pensons, aux instants où nous nous recueillons, que (…) du fond du tabernacle, le Christ va nous dire : « Prêtez-moi vos lèvres et vos cœurs pour que je puisse prolonger ma prière ici-bas pendant que là-haut j’offre mes mérites au Père. La prière d’abord : les ouvriers ne viendront qu’ensuite et leur œuvre ne sera féconde que dans la mesure où mon Père, attentif à votre prière qui est la mienne, fera descendre sur terre la rosée céleste de sa grâce ». (…) Au souvenir du sacrifice qui a racheté le monde entier, se sentant puissante de la puissance même du Sauveur, l’Église, de son regard de mère, parcourt les séries diverses des âmes qui ont besoin du secours d’en haut et offre pour chacune d’elles de spéciales supplications. Imitons cet exemple de notre mère et présentons-nous devant Dieu avec confiance, car à ce moment, nous sommes « la bouche de toute l’Église ».

LECTURES :
Livre de Job 19,21-27.
Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous du moins, mes amis, car la main de Dieu m’a frappé.
Pourquoi me poursuivre comme Dieu lui-même ? Ne serez-vous jamais rassasiés de ma chair ?
Ah, si seulement on écrivait mes paroles, si on les gravait sur une stèle
avec un ciseau de fer et du plomb, si on les sculptait dans le roc pour toujours !
Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ;
et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu.
Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger. Mon cœur en défaille au-dedans de moi.

Psaume 27(26),7-8.9abcd.13-14.
Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »
ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.
tu restes mon secours.
Mais, j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »
