Thérèse : « comment pourrai-je craindre ma Mère ? »

Thérèse : « comment pourrai-je craindre ma Mère ? »

L’enseignement que donne Thérèse de l’Enfant Jésus sur Marie date des derniers mois de sa vie. Elle dira à l’infirmerie à sa sœur Agnès : « je n’ai jamais entendu de sermon qui m’ait plu sur la Sainte Vierge », ce qui n’est pas très aimable pour les prédicateurs de son temps, et elle ajoute : « Je ne voudrais pas mourir sans dire ce que j’ai à dire sur la Vierge. » Elle va rédiger un grand poème au mois de Mai 1897 ( » Pourquoi je t’aime ô Marie« ) et meurt au mois de septembre suivant. Ce long poème de 25 strophes constitue une théologie mariale tout à fait remarquable qui anticipe ce que le Concile Vatican II dira de la Vierge Marie. Thérèse revient à la Parole de Dieu : elle lit l’Evangile. Son poème est tout simplement sa méditation des textes évangéliques sur Marie. Elle commence à l’Annonciation et termine à la Croix. Ce qui pousse Thérèse à écrire ce poème, c’est que les prédications de son temps ont tellement exalté Marie qu’elles l’ont éloignée du Peuple chrétien. On en a fait quelqu’un de tellement extraordinaire qu’à la limite, on la craindrait. Or dit Thérèse : « comment pourrais-je craindre ma Mère ? » Elle voit au contraire en Marie la première Chrétienne, celle qui a suivi son fils Jésus de l’Annonciation à la Croix. Elle souligne que Marie a vécu une vie toute ordinaire : « J’ai entendu dire tant de choses sur la Sainte Vierge que cela la rend inabordable, alors qu’il faudrait la rendre imitable. »  Marie a vécu la vie la plus ordinaire, elle qui, à Nazareth, allait chercher l’eau à la fontaine et faisait les repas de Joseph et de Jésus. « Je sais qu’à Nazareth, Mère pleine de grâce, tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus ; point de ravissement, de miracle, d’extase, n’embellissent ta vie, ô Reine des élus. Le monde des petits est bien grand sur la terre : ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux. C’est par la voie commune incomparable Mère qu’il te plaît de marcher pour les guider aux cieux. »  Simple femme, « Marie est plus Mère que Reine. » Toute la théologie de Thérèse se résume dans cette réalité, fondée sur l’Evangile selon Saint Jean, lorsque Jésus nous donne sa Mère : « Femme, voici ton Fils, Fils, voici ta Mère. ».

Carmel

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Laisser un commentaire