Le jour de l’Annonciation, le 25 mars 2020, nombreuses ont été les initiatives, partout en France et dans le monde, pour célébrer et prier la Vierge Marie.
À Chartres (nord de la France), les paroissiens se souviennent qu’en 1832, le choléra avait fait dans la ville 160 victimes en quelques jours. L’évêque de l’époque, Mgr Clausel de Montals, ordonna une procession qui eut lieu le 26 août. Le voile de la Sainte Vierge fut porté par les rues et, dès lors, il ne succomba plus personne, excepté cependant deux malades qui s’étaient moqués de cet acte de confiance.
Aujourd’hui, en cette période de pandémie, les Chartrains ont invoqué à nouveau la protection de la Sainte Vierge en exposant le reliquaire de son voile sur le seuil de la cathédrale, le jour de l’Annonciation à Marie.
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort.
Pour recevoir des grâces avec saints Louis et Zélie Martin
C’est à l’occasion d’une neuvaine, on s’en souvient, que Zélie Martin a découvert son orientation professionnelle et que, plus tard, Thérèse a reçu la grâce du sourire de la Vierge Marie qui a amorcé sa guérison.
Louis et Zélie Martin ont toute leur vie eu une dévotion particulière envers la Vierge Marie. Une statue de l’Immaculée trônait d’ailleurs dans leur maison et c’est près d’elle que la famille se retrouvait pour prier. Parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Louis et Zélie sont le premier couple à avoir été canonisé ensemble. C’est dire que l’Église, en faisant ce choix le 18 octobre 2015, met en évidence que c’est dans le sacrement du mariage qu’ils ont trouvé la voie de la sainteté. Aussi est-ce la date de leur mariage, le 12 juillet, qui est devenue celle de leur fête.
À cette occasion, du 3 au 11 juillet 2020, nous prierons une belle neuvaine pour protéger nos familles, rédigée par le Sanctuaire d’Alençon. En vivant en leur compagnie cette neuvaine, nous nous souviendrons des grâces qu’ils ont eux-mêmes reçues de cette pratique de prière.
La sainteté de ce couple si spécial est conjugale, dans la communion et l’amour qui les unissent l’un à l’autre, y compris après la mort de Zélie. « La pensée de votre Mère me suit aussi constamment », écrit à ses filles Louis Martin au retour de son voyage à Constantinople.
Leur sainteté est familiale. Elle les fait se donner à leurs neuf enfants et les confier à Dieu. Soucieux de leur transmettre la foi qu’ils ont eux-mêmes reçue, ils se montrent également accueillants et disponibles à ce qu’ils ont à recevoir d’eux.
Leur sainteté est sociale. Elle ne les enferme pas sur eux-mêmes mais les ouvre au monde qui les entoure et les rend attentifs aux plus fragiles, dans un souci de justice et de charité fraternelle.
Leur sainteté est ecclésiale. Par la participation à la vie paroissiale et à divers groupes (Conférences Saint-Vincent-de-Paul, Cercles catholiques, Propagation de la Foi…) et par la pratique d’une prière enracinée dans l’Église et la vie sacramentelle, Louis et Zélie et leurs enfants ont grandi dans l’attention aux autres, ainsi que dans l’amour de Dieu et la confiance en sa Providence.
Que le Seigneur, à votre tour, vous comble de sa grâce.
P. Thierry Hénault-Morel, Recteur
Prions
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort.
L’appel du pape François à prier les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
Déjà, en juin 2016, le pape François exhortait les jeunes, les personnes malades et les nouveaux époux « à prier avec une intensité particulière les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie ». Son appel a été fait à la fin de l’audience générale du mercredi 8 juin, place Saint-Pierre.
Le Pape demandait de prier les Cœurs du Christ et de la Vierge « afin d’apprendre à aimer avec dévouement complet Dieu et le prochain ».
Le mois de juin est, en effet, le mois dédié au Sacré Cœur. Le Pape avait célébré la fête du Sacré Cœur le 3 juin, premier vendredi du mois, avec quelque 6 000 prêtres du monde entier et il les avait invités à lire l’encyclique du pape Pie XII sur le Cœur du Christ, « Haurietis Aquas », un titre tiré du prophète Isaïe : « Vous puiserez des eaux aux sources du Salut. »
« Le cœur du Christ est le centre de la Miséricorde », a dit le Pape. Quand le pape Pie XII a publié son encyclique sur le Cœur de Jésus, a-t-il expliqué, certains ont dit, « Mais c’est une chose pour les Sœurs ». Il a ajouté immédiatement : « Peut-être que les Sœurs comprennent mieux parce qu’elles sont mères » parce qu’elles sont « icônes de la Vierge Marie ». « Lisez Haurietis Aquas : cela nous fera beaucoup de bien ! », s’est exclamé le Pape.
L’encyclique a été publiée le 15 mai 1956. On peut la trouver en ligne en français dans la traduction du spécialiste du Cœur de Jésus qu’était le P. Edouard Glotin, sj.
Le lendemain 4 juin, l’Église a fêté le Cœur Immaculé de Marie.
« Je suis veuve depuis le 12 juillet 2011. Après 45 ans de mariage et heureuse, mon mari est décédé à l’hôpital, au bout de 17 jours d’hospitalisation. Lorsque je suis rentrée chez moi, en ouvrant la porte de ma maison j’ai dit à Marie : « À partir de maintenant, nous allons vivre ensemble. Entre la première et je te suis. »
Je n’ai vécu aucun moment de solitude ! Marie est là et me présente son Fils Jésus dans la Parole. Je commence ma journée par un chapelet. Je récite le rosaire et je vais à la messe chaque jour. C’est ma vie maintenant. Après une sortie, lorsque je reviens à la maison, devant l’icône de Marie Porte du Ciel qui est accrochée sur le mur d’entrée, je lui chante ou récite un Ave ou autre chant qui me vient.
À l’invitation de saint Louis-Marie Grignon de Montfort, j’essaie de faire tout Avec, En, Pour et Par Marie. La vie devient plus facile puisque nous sommes deux pour prendre les décisions, faire le travail, rencontrer des personnes et prier à ces intentions. Voilà, c’est avec tout mon cœur que je vous confie ma vie. J’ai 74 ans et j’essaie de vivre l’aujourd’hui que Dieu me donne pour aimer et servir. Restons unis par la prière à Jésus par Marie. »
Josette
Témoignage reçu d’une abonnée à Une Minute avec Marie
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Comme l’a annoncé la Conférence épiscopale italienne (CEI), l’Italie a été consacrée à la Vierge Marie le 1er mai 2020, en la mémoire de saint Joseph travailleur. La cérémonie de consécration s’est déroulée le soir à 21 heures, en la basilique Santa Maria del Fonte presso Caravaggio, un vaste sanctuaire situé à l’est de Milan, dans la province de Bergame, l’une des plus touchées par l’épidémie de Covid-19.
« J’ai reçu plus de 300 lettres, pleines d’amour et de dévotion envers la Vierge Marie, et qui demandaient : pourquoi ne dédiez-vous pas au Cœur Immaculé de Marie notre nation, toutes les personnes qui souffrent à cause de cette épidémie, tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux et qui doivent s’occuper de leur prochain ? », témoigne Mgr Gualtiero Bassetti, archevêque de Perugia-Città della Pieve et président de l’épiscopat italien.
En réponse à la demande des fidèles, les évêques ont donc décidé de confier à la Vierge Marie la nation italienne « afin qu’elle la protège et la sauve de la pandémie de coronavirus ». Lieu et date relèvent d’un choix « extrêmement symbolique », comme l’explique la CEI. Le mois de mai est en effet traditionnellement dédié à la Vierge Marie, et commencer ce mois par une telle consécration, « dans la situation actuelle, acquiert une signification très particulière pour toute l’Italie ». Le sanctuaire de Caravaggio représente à lui seul « la souffrance et la douleur vécues sur une terre durement éprouvée par l’urgence sanitaire (…) L’Église confie à la Madone tous les malades, les opérateurs sanitaires et les médecins, les familles, les défunts », est-il expliqué, et en cette mémoire de saint Joseph, « les travailleurs » lui sont confiés tout particulièrement, au vu « des préoccupations et des craintes avec lesquelles tant d’entre eux regardent vers l’avenir ».
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Un chef de tribu vénézuélien, choisi par Notre Dame pour évangéliser les Indiens Coromoto, fut un Jonas (1) des temps modernes qui chercha de toutes ses forces à fuir sa mission, mais finit par l’accomplir.
Par deux fois, la Vierge lui est apparu, lui demandant de se faire baptiser. Par deux fois, il résista. Lorsqu’elle lui apparut pour la première fois en 1651, le chef s’initia à la foi chrétienne avec d’autres membres de la tribu, mais, inquiet de savoir si le fait de se convertir affecterait son rôle de chef, il ne voulut pas se faire baptiser et influença d’autres membres à l’imiter. Certains se firent quand même baptiser, mais beaucoup suivirent l’exemple du chef. Ensuite, la Vierge lui apparut à nouveau en 1652, mais il ignora encore une fois sa demande.
Cependant, la Sainte Mère ne se déclara pas vaincue. Voyant qu’on refusait de l’écouter, elle prit congé, mais laissa d’abord dans la main du chef une toute petite image d’elle-même tenant l’Enfant Jésus sur ses genoux. (L’image fait moins d’un pouce de haut.) Quelque temps après, le chef fut mordu par un serpent venimeux et fut sur le point de mourir. Se souvenant de l’apparition et de la promesse de Marie que s’il se faisait baptiser, il irait au Ciel, il demanda d’urgence à être baptisé.
La nouvelle de l’apparition de la belle Dame se répandit rapidement, et on commença à l’invoquer. Les autres Coromotos furent baptisés peu après que le chef se soit complètement converti. On construisit une église en l’honneur de Notre Dame de Coromoto dans la ville voisine de Guanare (Venezuela) vers les années 1700. Plus tard, dans les années 1980, un sanctuaire fut construit à l’endroit de l’apparition de 1652.
Depuis, les deux églises ont été élevées au rang de basiliques mineures. Une grande statue de Notre-Dame de Coromoto se trouve dans le sanctuaire, ainsi que la relique originale.
Notre Dame de Coromoto a été déclarée patronne du Venezuela par les évêques du pays en 1942 puis par le pape Pie XII en 1949.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« La Sainte Vierge est très aimée et très honorée au séminaire des Missions Étrangères, aussi bien est-elle la seconde providence du missionnaire. » Ainsi s’exprimait saint Théophane Vénard dans une lettre en 1851. Ne peut-on plus clairement exprimer la dévotion qui étreint tout missionnaire envers cette Sainte Mère de toute vocation ? Je me sens pleinement, dans mon cœur et dans ma foi, partager cet esprit marial. Il est celui d’un missionnaire ayant accompli jusqu’à la sainteté cet appel de tout engagement dans les MEP (Missions Étrangères de Paris).
Pourquoi cet esprit marial ? Parce que tout d’abord comme missionnaire, la Vierge est un symbole de cet abandon à la volonté de Dieu. La Vierge le fut : totalement offerte, abandonnée, jusque dans sa réponse à l’archange « qu’il en soit fait selon ta volonté ». Cette volonté, ce fiatde la Vierge se retrouve au cœur du missionnaire, celle d’une réponse totale de soi-même. Une réponse faite dans un engagement, dans un abandon serein à l’appel.
La réponse à cet appel, je la vois aussi comme une gratuité, un don de soi se mettant « au service », pareil à cette réponse de la Vierge. Une vocation dans un engagement de tout missionnaire « en route » au service de Dieu et de l’Église. Je l’ai ainsi vécu comme une force dans mon service en Chine où la Vierge me parut une présence, partenaire efficace de mon engagement, de mon oui sans réserve en quittant Paris, retrouvée en Chine pour m’accueillir les bras ouverts dans mon ministère. (…)
Maintenant devenu évêque de la Rochelle, la Vierge reste bien présente encore et encore comme la continuité d’un message : une grâce que l’on retrouve comme on y revient toujours. On ne peut l’oublier, l’image de Marie au pied de la Croix est aussi l’image de cette fidélité absolue. Mon diocèse en est porteur comme Notre Dame de Recouvrance en est la patronne.
On ne se perd jamais, en effet, avec le message marial, on y retourne toujours. Plus qu’un pont traversé, il est une ligne directrice, un point focal du regard vers l’avent du Christ pour le pasteur, pêcheur d’hommes, pour l’évêque que je suis.
Extrait de son témoignage paru dans la revue Ave Maria n° 63 de mars 2020
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Ambroise de Milan (†397) partageait son expérience et celle d’une multitude de croyants quand il affirmait que dans la lecture priante de la Parole de Dieu l’homme se promène avec Dieu dans le paradis. Lire les Saintes Écritures équivaut à écouter Dieu qui parle au cœur. Dialogue d’amour qui fait grandir la foi.
Le bonheur de Marie a été précisément d’écouter et de prier la Loi, les Psaumes et les Prophètes. La foi ne consiste pas à penser que Dieu existe. Le diable le pense aussi. La foi jaillit de l’âme en réponse à la révélation de l’amour de Dieu dans les Saintes Écritures et dans la prédication. La grandeur de Marie se trouve dans sa foi.
Modèle de foi, Marie n’a pas tout compris. Saint Luc commente le recouvrement de Jésus au Temple de Jérusalem, quand il a expliqué à Marie et à Joseph qu’ « il devait être dans la maison de son Père » (cf. Lc 2, 49), en soulignant que ni Marie ni Joseph « ne comprirent cette parole ». La foi illumine la route des hommes mais elle comporte aussi un côté obscur qui fait penser à « la nuit de la foi » chantée par saint Jean de la Croix.
Le père Marie-Joseph Lagrange a consacré son existence à la traduction et au commentaire de la Bible en reconnaissant aussi que « la Parole de Dieu pouvait être obscure ». Sans cette limite dans la connaissance de Dieu, la foi ne serait plus la foi mais la claire vision.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Le Dimanche de Pâques 12 avril 2020, au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, Impératrice d’Amérique, a eu lieu « l’Acte de Consécration à la Très Sainte Vierge Marie sous le titre de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique), face à l’expansion du Covid-19 qui a paralysé le monde », ainsi que l’a expliqué l’Archevêque de Trujillo (Pérou), S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, président du CELAM, qui a promu l’initiative.
La messe, célébrée par S.Em. le Cardinal Carlos Aguiar Retes, Archevêque de Mexico et primat du Mexique, a été transmise par les moyens de communication, tant radios que télévisions et plateformes numériques. Outre les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, à l’acte de consécration se sont unies les Églises locales des États-Unis, du Canada et des Philippines.
La transmission sur Facebook a atteint près de 40.000 personnes simultanément. Le CELAM avait en effet invité toutes les communautés du continent à s’unir spirituellement à cet acte, en sonnant les cloches à la volée et en se préparant à la messe et à la consécration au travers de la récitation du Chapelet.
« Au sein de nos peuples, il existe une foi profonde en la Très Sainte Vierge Marie et aux moments critiques tels que les épidémies, les pestilences et les guerres, ils ont toujours demandé avec confiance la protection maternelle de la Mère de Jésus », a expliqué le président du CELAM, rappelant l’apparition à saint Juan Diego. « Aujourd’hui, nous nous sentons à nouveau petits et fragiles face à maladies et douleurs, a continué l’évêque et nous demandons ton intercession pour l’Humanité, en particulier pour tes enfants les plus vulnérables, âgés, enfants, malades, indigènes, migrants. »
Mgr Cabrejos Vidarte a mis en évidence la manière dont sont imprimées de manière indélébile, dans le cœur des latino-américain, les douces paroles adressées à saint Juan Diego : « Que votre cœur ne se trouble en rien. Ne suis-je pas ici, moi qui suis votre Mère ? » Il a demandé à Notre Dame de Guadalupe « la santé et la fin de l’épidémie » avant de conclure : « En ce moment difficile, tournez vers nous votre regard et ouvrez-nous la porte de la santé, de l’espérance et de la joie. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Dès qu’on pense à Marie, Mère de Dieu, Dieu devient concret, vivant, présent, mêlé à nous, incroyablement familier, accessible. Par cette femme, l’incarnation de Dieu, la Croix, le pardon des péchés, l’espérance de la Vie éternelle pour vous, pour moi, tout devient plausible et désirable. Sans elle, le christianisme devient flou, théorique, hypothétique, inodore, moralisateur, peut-être invraisemblable, en tout cas peu aimable.
Elle apporte à toute cette histoire le sceau royal de l’authenticité et de la Parole tenue. Elle est toute en Dieu par élection et par grâce, elle reste toute de chez nous par sa nature et par sa race, par son odeur inaliénable de fille de chez nous.
Dans Marie, Mère de Jésus-Christ, Ed Albin Michel, Paris, 1991.
(1) Raymond Léopold Bruckberger était un prêtre dominicain, écrivain, traducteur, scénariste et réalisateur français, né le 10 avril 1907, mort à Fribourg le 4 janvier 1998.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.