« Je veux creuser ici une source vive où mon peuple se désaltérera »

« Je veux creuser ici une source vive où mon peuple se désaltérera »

© sanctuaireissia.org

Issia est l’un des fiefs du peuple Bété dans le centre ouest ivoirien. C’est une zone agricole où le sanctuaire Notre-Dame-de-la-Délivrance est aujourd’hui un haut lieu de pèlerinage chrétien en Côte d’Ivoire.

Écrivant à la Mère Marie de la Croix, une sœur stigmatisée qu’il avait rencontrée à Saint Aignan (ouest de la France) en 1974, le père Paul Pageaud (recteur du séminaire sainte Thérèse d’Issia) lui demanda l’aide de ses prières pour le développement spirituel de la paroisse d’Issia. Elle lui répondit par des mots simples : « Votre paroisse se développera le jour où la Vierge Marie y aura sa place. »

Alors, après une préparation d’un an, le 11 février 1981, la paroisse fut consacrée au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie. Et en 1984, alors que le père Pageaud participait à une retraite à Lourdes, le Seigneur lui donna le désir d’élever une statue de la Vierge Marie à Issia.

« Lors de mes congés, explique le père Pageaud, je rencontrais chaque fois Mère Marie de la Croix qui me donnait des prophéties sur ce sanctuaire. Elle m’a dit :“Les pèlerinages commenceront petitement, mais iront toujours en grandissant.” Une autre fois : “Quand la statue sera en place, les merveilles commenceront.” En 1996, lors de ma dernière visite, les yeux tournés vers le plafond de sa chambre, elle voyait les grâces qui allaient découler de ce sanctuaire ; elle s’est écriée : “Que c’est beau, que c’est beau ! Que de grâces, que de grâces ! Les pauvres recevront beaucoup de grâces. C’est une chance pour l’avenir.” »

Le Père Tardif(1), en 1977, a fait une prophétie lorsqu’il est venu à Issia : « Je veux creuser ici une source vive où mon peuple se désaltérera. »

Les pèlerinages commencèrent en 1990, au jour de la fête du Sacré-Cœur. Ce jour-là, le pèlerinage était présidé par notre évêque, Mgr Pierre-Marie Coty. L’année suivante, le pèlerinage était reporté au dimanche de la Miséricorde ; le prédicateur était le Père Halter, mariste. C’est là que les miracles ont commencé, et c’est à partir de ce jour-là qu’on a découvert que l’eau du puits du sanctuaire était miraculeuse, les catéchistes ayant porté de cette eau à un enfant mourant, celui-ci a guéri en peu de temps. Depuis ce jour, les gens emportent cette eau en abondance et des miracles se réalisent par cette eau bue avec foi. Par exemple, un petit enfant guéri du cancer.

En 1992, la Communauté des Béatitudes devient responsable du sanctuaire. Les guérisons et les conversions y sont tellement nombreuses que, maintenant, les gens viennent de tous les pays francophones de l’Afrique. Des pèlerinages y sont organisés le dimanche de la miséricorde (octave de Pâques), à la Pentecôte et au 15 août (fête de l’Assomption). Le 15 août 2019, les pèlerins étaient plus de cinquante mille.

Le sanctuaire se compose de deux chapelles qui accueillent les pèlerins. La chapelle de N-D de la délivrance et la chapelle saint Joseph.

Sources : Encyclopédie Mariale et www.la-cotellerie.com

(1) Père Emiliano Tardif (1928-1999), est un prêtre québécois qui enseignait et prêchait en République Dominicaine, et qui à la suite d’une grave maladie en 1973, fut guéri et reçut un don de guérison qui le fit connaître dans le monde entier, notamment dans les milieux charismatiques.

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

La Colombie, un peuple qui se tourne vers Marie

La Colombie, un peuple qui se tourne vers Marie

Les colonisateurs espagnols arrivèrent dans cette région de Colombie aux alentours de 1500. Ils y ont trouvé les tribus indigènes Chibchas (ou Muiscas) et les Taironas, lesquelles furent décimées ou conquises. Le mouvement indépendantiste débuta en 1810 et triompha en 1819.

Les divisions au sein du pouvoir interne conduisirent en 1830 à la séparation des départements qui composaient alors la « Grande Colombie » : le Venezuela, l’Équateur et la Colombie. À la suite de cette séparation, les divisions internes demeurèrent, déclenchant ainsi une guerre civile qui aboutit à la sécession de Panamá en 1903, avec l’ingérence des États-Unis.

La Colombie connut, depuis les années 1960 et jusqu’en 1991, un conflit armé impliquant des guérillas telles que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et des groupes paramilitaires d’extrême-droite opposés entre eux et opposés au gouvernement colombien. En outre, le trafic de stupéfiants y est une importante source de tensions !

Pourtant, en Colombie, non seulement des paroisses portent des noms marials mais aussi des régions, des fleuves, des montagnes, des plages, des villes et villages et des rues portent aussi le nom de Marie. C’est une population entière qui s’est tournée vers Marie. Sous le pape Pie XII, le président récitait tous les samedis le petit office de Notre Dame, les députés se plaçaient sous la protection de Marie et promettaient de défendre le mystère de sa conception immaculée, les soldats combattaient le Rosaire à la main et proclamaient Marie leur capitaine. Et Pie XII appelait ce pays « Jardin de Marie ».

Le sanctuaire national est celui de Notre-Dame de « las Lajas », près de la petite ville de Ipiales. Mais c’est à Chiquinquira que le pape Jean-Paul II consacra le pays à la Vierge Marie, le 3 juillet 1986.

L’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

La Colombie, un peuple qui se tourne vers Marie

La Colombie, un peuple qui se tourne vers Marie

Les colonisateurs espagnols arrivèrent dans cette région de Colombie aux alentours de 1500. Ils y ont trouvé les tribus indigènes Chibchas (ou Muiscas) et les Taironas, lesquelles furent décimées ou conquises. Le mouvement indépendantiste débuta en 1810 et triompha en 1819.

Les divisions au sein du pouvoir interne conduisirent en 1830 à la séparation des départements qui composaient alors la « Grande Colombie » : le Venezuela, l’Équateur et la Colombie. À la suite de cette séparation, les divisions internes demeurèrent, déclenchant ainsi une guerre civile qui aboutit à la sécession de Panamá en 1903, avec l’ingérence des États-Unis.

La Colombie connut, depuis les années 1960 et jusqu’en 1991, un conflit armé impliquant des guérillas telles que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et des groupes paramilitaires d’extrême-droite opposés entre eux et opposés au gouvernement colombien. En outre, le trafic de stupéfiants y est une importante source de tensions !

Pourtant, en Colombie, non seulement des paroisses portent des noms marials mais aussi des régions, des fleuves, des montagnes, des plages, des villes et villages et des rues portent aussi le nom de Marie. C’est une population entière qui s’est tournée vers Marie. Sous le pape Pie XII, le président récitait tous les samedis le petit office de Notre Dame, les députés se plaçaient sous la protection de Marie et promettaient de défendre le mystère de sa conception immaculée, les soldats combattaient le Rosaire à la main et proclamaient Marie leur capitaine. Et Pie XII appelait ce pays « Jardin de Marie ».

Le sanctuaire national est celui de Notre-Dame de « las Lajas », près de la petite ville de Ipiales. Mais c’est à Chiquinquira que le pape Jean-Paul II consacra le pays à la Vierge Marie, le 3 juillet 1986.

L’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

La terre russe, foulée par les pas de la Mère de Dieu

La terre russe, foulée par les pas de la Mère de Dieu

© Diego Delso, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le théologien et économiste russe Serge Boulgakov qui, au plus fort du déchaînement de l’athéisme, demanda au patriarche Tikhon de devenir prêtre et fut ordonné le jour de la Pentecôte 1918, a publié un curieux dialogue, « Le Festin des dieux », dans le recueil De profundis(1), consacré par les théologiens et les penseurs russes à la Révolution. On y lit cet extrait du dialogue entre l’Homme de lettres et l’Errant :

L’homme de lettres : « Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? La Russie est vivante. Le Christ la parcourt, comme jadis, sous une figure d’esclave, sans apparence ni beauté. Non pas le Christ que Blok a montré, le Christ dans la tempête de neige, mais le doux Jardinier qui dit à Marie Madeleine : “Marie !” [Cf. Jn 20,16]. Et l’âme russe reconnaît sa voix et avec une joie ineffable se jette à ses pieds. En dehors de cette foi, de cette espérance, il n’y a plus rien chez nous. La terre russe a été foulée par les pas de la Mère de Dieu. »

L’errant conclut : « Un homme de mes proches m’a raconté qu’aux jours d’octobre 1917, alors qu’il priait avec ferveur l’image de la Mère de Dieu, dans son cœur résonnaient d’une manière absolument claire ces paroles : la Russie est sauvée.

— Comment et pourquoi ?

— Oui, il ne faut pas craindre pour la Russie, car la Russie est sauvée par la force de la Mère de Dieu. Et cela, croyez-le, toute la Russie orthodoxe le sent clairement. »

Serge Boulgakov, Iz gloubiny.

(1) Ce recueil, paru en octobre 1918 à Moscou et dont on ne connaît que deux exemplaires en Occident, a été réédité à Paris par Ymca Press, 1967. Le festin des dieux y occupe les pages 107-171.

Voir aussi : L’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Marie, une médiatrice auprès du Médiateur

Marie, une médiatrice auprès du Médiateur

@ SICDAMNOME, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dieu a vu notre indignité et incapacité à nous approcher de Lui, car notre fond est si corrompu, que pour arriver à Lui plaire, tous nos travaux, industries, préparations ont peu de poids devant Lui. Pour avoir accès auprès de la Majesté, nous devons paraître appuyés et revêtus des mérites d’un avocat parfait et d’un médiateur suprême. Cet avocat, ce médiateur suprême, c’est et ne peut être que Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais n’avons-nous pas besoin d’un médiateur auprès du Médiateur même ?

Notre pureté est-elle assez grande pour nous unir directement à Lui et par nous-mêmes ? N’est-il pas Dieu, en toutes choses égal à son Père ? Saint Bernard nous montre le chemin sûr et ferme, il nous dit que « c’est par Marie que Jésus nous est venu, et c’est par elle que nous devons aller à Lui ». Marie est notre Mère, elle qui reçoit la lumière divine et qui la tempère pour la rendre conforme à notre petite portée. Elle est si charitable qu’elle ne rebute personne de ceux qui demandent son intercession, quelque pécheurs qu’ils soient ; car, comme le disent les Saints, « il n’a jamais été ouï dire, depuis que le monde est monde, qu’aucun ait eu recours à la Sainte Vierge avec confiance et persévérance, et en ait été rebuté ». Elle est si puissante que jamais elle n’a été refusée dans ses demandes ; elle n’a qu’à se montrer devant son Fils pour le prier : aussitôt, Il accorde, aussitôt Il reçoit ; et Il est toujours amoureusement vaincu par les prières de sa très chère Mère.

Selon saint Bernard et saint Bonaventure, nous avons trois degrés à monter pour aller à Dieu : le premier, le plus proche et le plus conforme à notre capacité, c’est Marie, notre Médiatrice d’intercession ; le second, est Jésus-Christ, notre Médiateur de Rédemption ; et le troisième est Dieu le Père.

Mais pourquoi est-il si difficile de conserver en nous les grâces et trésors que nous avons reçus de Dieu ? Parce que nous avons ce trésor dans de fragiles valises, dans un corps corruptible, dans une âme faible et changeante. Mais, dirions-nous, d’où vient cet étrange changement ? Ce n’a pas été faute de grâce ? Non, mais faute d’humilité, de se croire plus fort et suffisant qu’on ne l’est, capable de garder seul son trésor, s’appuyer sur soi-même ; c’est de cet appui imperceptible que l’on a de soi, que le Seigneur très juste permet que l’on soit volé, nous délaissant à nous-mêmes.

Si nous avions connu la dévotion admirable à Marie, nous aurions confié notre trésor à cette Vierge puissante et fidèle, qui nous l’aurait gardé comme son bien propre, et même s’en serait fait un devoir de justice. C’est la Vierge fidèle, dans laquelle le serpent n’a jamais eu de part, qui fait ce miracle à l’égard de ceux et celles qui l’aiment de la belle manière.

http://reinedesanges.free.fr/

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« Si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas… »

« Si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas… »

En ce temps de chaos mondial, Il faut le rappeler encore et toujours : à Akita, au Japon, la Vierge pleure sur les péchés du monde :

A partir du 6 juillet 1973, Sœur Agnès Sasagawa a reçu à Akita des messages du Ciel qui lui demandent réparation pour les péchés des hommes :

« Le monde actuel blesse le Très Saint Cœur de Notre-Seigneur par ses ingratitudes et ses injures. La blessure de Marie est beaucoup plus profonde et douloureuse que la tienne. Prie beaucoup pour le Pape, les évêques et les prêtres. Beaucoup d’hommes en ce monde affligent le Seigneur. Je souhaite des âmes pour Le consoler… Si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas, un châtiment terrible tombera sur l’humanité entière. »

Par la suite entre le 4 janvier 1975 et le 15 septembre 1981, la statue de la Vierge qui était au couvent se mit à pleurer plusieurs fois. Le phénomène se reproduisit 101 fois, en présence de nombreux témoins, et Mgr Ito, évêque de Niigata, vit en ce signe une marque d’authenticité des apparitions qu’il reconnut finalement le 22 avril 1984.

Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« Du sein de la Vierge Marie coulaient deux fontaines »

« Du sein de la Vierge Marie coulaient deux fontaines »

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1589) fait profession de carmélite au couvent de Santa Maria degli Angeli à Florence, en Italie. À cette époque commence une première série d’expériences mystiques d’une rare intensité : les Quarante Jours, jusqu’au 5 juillet 1584. Extases de deux à trois heures chacune au cours desquelles elle garde l’usage de la parole, locutions, stigmates, visions diverses, participation morale et physique à la Passion du Christ, révélations centrées sur le Christ souffrant, etc.

Ses visions (imaginaires) de la Vierge sont variées et riches sur le plan théologique et symbolique : « Il me sembla voir la Très Sainte Vierge en Paradis à la droite de Jésus ; elle semblait me dire en souriant : “Tu ne tiens pas compte du don que tu as reçu le jour où tu pris le voile”.

Ce don était la pureté de la Vierge que Jésus m’avait donnée. Je voyais la Vierge si belle que je ne puis vous l’exprimer ; […] Je voyais que du sein de la Vierge Marie coulaient deux fontaines, l’une de lait, l’autre de sang. Celle de lait se répandait sur toutes les âmes bienheureuses du Paradis […]. Celle de sang se répandait sur toutes les créatures […].

Je vis aussi la Vierge dire ce verset : “D’heureuses paroles jaillissent de mon Cœur, quand je dis des poèmes pour le Roi” (Ps 45,2) ; la parole issue d’elle est Jésus, qu’elle a mis au monde pour nous. Et la Vierge disait cette œuvre au roi, c’est-à-dire au Père éternel : je vis que c’était une fontaine immense, où de nombreux jets d’eau jaillissaient, répandant de l’eau partout dans le monde, et envoyant des flots de grâces. »

D’après Les Quarante Jours, n°64-65 et 139. Et le Dictionnaire des apparitions du Père Laurentin – Fayard 2007

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« Je suis l’âme qui magnifie le Seigneur » (II)

« Je suis l’âme qui magnifie le Seigneur » (II)

Mais ce nouveau message(1) – « Consacre-toi à moi » – était étrange et troublant. Je n’avais pas encore, dans mon cheminement catholique, rencontré la tradition de la consécration mariale, aussi cette expression m’était-elle étrangère. Que pouvait-elle signifier ? Je n’étais pas sûre de vouloir le savoir, ce qui révélait le profond malaise que j’éprouvais encore à l’égard de Marie – la vraie Marie, et non Marie en tant que symbole féministe.

Pendant un moment, j’ai essayé de rejeter toute cette expérience, de la considérer comme une fantaisie de mon imagination. Mais je n’arrivais pas à me défaire de la façon dont cette pensée m’avait surprise. Ainsi, avec réticence et de nombreux doutes, j’ai commencé à essayer de comprendre ce que l’on me demandait.

La consécration mariale, d’après ce que j’ai pu comprendre, était une pratique consistant à se consacrer à Jésus par Marie, c’est-à-dire à donner toute sa personne. Il s’agissait de prendre Marie comme modèle et guide spirituel afin de grandir dans la dévotion au Christ. Certains de ces principes m’ont semblé intuitifs. En tant que mère, je savais que l’amour de Marie pour le Christ, et son dévouement envers lui, sont d’une puissance et d’une intensité uniques. Ainsi, pourrais-je accroître ma propre foi et mon amour pour le Christ grâce à son exemple et à ses conseils.

La question du rôle de médiatrice de Marie est plus épineuse. Le Christ n’est-il pas le seul médiateur entre le Père et les êtres humains ? J’avais toujours le sentiment que toute dévotion ou attention explicite portée à Marie détournait ou concurrençait en quelque sorte mon amour pour le Christ. Et c’était là mon erreur : considérer ces amours comme des rivaux.

Marie n’est pas une médiatrice au même titre que le Christ. Marie n’est pas divine, elle ne peut pas nous sauver. Et pourtant, elle a été choisie par Dieu pour jouer un rôle unique de porteuse de Dieu. Elle est l’être humain choisi pour amener le Christ dans le monde – et ceci est bien un rôle de médiatrice. C’est par Marie que l’Incarnation nous est connue. Marie est donc une médiatrice entre le Christ et l’humanité, d’une manière qui est à la fois analogue et distincte de la médiation du Christ auprès du Père. Personne ne rencontre le Christ de manière isolée ; l’Évangile est toujours transmis par d’autres personnes. Et qui est mieux à même de conduire au Christ que sa Mère ?

Abigail Rine Favale, Into the Deep: An Unlikely Catholic Conversion – Cascade Books, 2018, pp 163-165 (extrait traduit de l’anglais)

(1) Voir Une Minute avec Marie du 3 juillet 2022

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« Je suis l’âme qui magnifie le Seigneur » (I)

« Je suis l’âme qui magnifie le Seigneur » (I)

C’était le 8 décembre 2015, la fête de l’Immaculée Conception, un jour d’obligation pour les catholiques qui sont tenus d’assister à la messe. J’y suis donc allée ce soir-là. Après la messe, je me suis attardée quelques instants. Un coin de l’église était magnifiquement décoré avec une image pittoresque de l’apparition miraculeuse de la Vierge de Guadalupe au paysan mexicain Juan Diego en 1531 – une rencontre qui a déclenché une grande vague de près de 10 millions de conversions sur le continent américain au cours de la décennie suivante. J’ai regardé le tableau pendant un moment, en pensant à l’Immaculée Conception, en y réfléchissant, en voulant comprendre. J’ai dit cette prière que je faisais depuis le mois de mars précédent : « Jésus, montre-moi ta mère. »

En sortant, j’ai entendu une voix qui me disait quelque chose. Ce n’était pas une voix audible, mais plutôt une pensée qui pénétrait dans mon esprit depuis l’extérieur et me parlait à l’intérieur de mon cœur. Mais cette voix était sans équivoque, et elle m’a fait m’arrêter et écouter : « Consacre-toi à moi. »

Ce n’était pas la première fois que j’entendais cette voix. Elle m’avait parlé une fois auparavant, pendant la messe d’une autre fête mariale, le jour de l’Assomption, le 15 août. J’avais fait cette même prière, demandant au Christ de me faire connaître sa Mère, de m’aider à comprendre la place qu’elle devait occuper dans ma vie spirituelle. Et au cours de cette messe, j’ai entendu : « Je suis l’âme qui magnifie le Seigneur. »

C’était une phrase quelque peu familière : la première ligne du Magnificat – magnificat anima mea Dominum – qui signifie littéralement « mon âme magnifie le Seigneur ». Mais la métaphore m’a soudain paru nouvelle ; je suis rentrée chez moi, je l’ai notée et j’ai réfléchi sur sa signification.

Marie nous offre le portrait d’une âme humaine si complètement unie à Dieu qu’elle en devient transparente ; elle nous montre non pas elle-même, mais Dieu en elle, la Parole qui s’est faite chair pour nous. Dans sa personne, elle manifeste l’essence de la vie chrétienne : une créature qui se donne en toute confiance à son Créateur. Son humilité et sa réceptivité à l’égard de Dieu magnifient l’ampleur de son œuvre rédemptrice, la vaste étendue qu’il traverse pour s’approcher de nous, pour planter sa tente parmi nous. Marie, pleine de grâce, incarne la restauration de l’image divine gravée sur la créature humaine.

Abigail Rine Favale, Into the Deep: An Unlikely Catholic Conversion – Cascade Books, 2018, pp 163-165 (extrait traduit de l’anglais)

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Aux Philippines, Notre Dame du Saint Rosaire

© Allan Agcanas via Flickr

Aux Philippines, Notre Dame du Saint Rosaire

La basilique de Notre-Dame de Piat, aux Philippines, est située dans la périphérie de la ville de Piat, dans la province de Cagayan.

En 1604, les frères dominicains amenèrent aux Philippines une statue de la Vierge noire, sous la dénomination « Notre-Dame du Saint-Rosaire ». La statue a été intronisée à Piat, dans un petit sanctuaire, le jour de la fête de Saint-Etienne, le 26 écembre 1623. L’évènement de ce 26 décembre fut mémorable tant il apparut incroyable qu’une si grande multitude se soit rassemblée là, étant donné que la zone était peu peuplée et que le travail d’évangélisation n’avait commencé que depuis moins de 25 ans !

Notre Dame de Piat a été portée en procession dans d’autres villes, et c’est pourquoi elle est aussi appelée Notre Dame de la Visitation. Au XVIIe, la Visitation était fêtée le 2 juillet, c’est pourquoi la fête du sanctuaire, de nos jours encore, est célébrée le 2 juillet.

Des guérisons miraculeuses sont rapportées encore jusqu’à ce jour. Le 22 Juin 1999, le sanctuaire a été élevé au rang de basilique mineure.

L’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie