Le Pape remercie les Slovaques d‘accueillir des réfugiés ukrainiens

Pèlerins slovaques reçus par le Pape François en salle Paul VIPèlerins slovaques reçus par le Pape François en salle Paul VI (Vatican Media)

Le Pape remercie les Slovaques d‘accueillir des réfugiés ukrainiens

François a reçu ce samedi matin en salle Paul VI des pèlerins slovaques accompagnés de l’archevêque de Bratislava et des présidents du Parlement et de la Cour constitutionnelle. Le Saint-Père a évoqué son voyage en Slovaquie et salué les efforts des Slovaques pour accueillir les réfugiés venus d’Ukraine. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Cette rencontre fut avant tout les retrouvailles entre le Pape et les Slovaques à qui il avait rendu visite du 12 au 15 septembre 2021. Retrouvailles avec les fidèles venus sur la tombe de Pierre et avec les autorités politiques et religieuses slovaques : étaient présents ce matin au Vatican lors de l’audience le cardinal Josef Tomko, aujourd’hui doyen d’âge du collège cardinalice, Mgr Stanislav Zvolensky, archevêque de Bratislava et président de la conférence épiscopale slovaque, ainsi que les présidents du Parlement et de la Cour constitutionnelle.

Le Pape a tout d’abord rappelé son séjour en Slovaquie où «l’Église vit de richesse de la diversité des rites et des traditions, comme un pont qui unit l’Occident et l’Orient chrétien»«J’ai voulu vous encourager à cheminer tous ensemble dans le style de la rencontre» a-t-il souligné. «La culture de la rencontre se construit dans la recherche de la l’harmonie entre les diversités, une harmonie qui réclame de l’accueil, de l’ouverture et de la créativité. À la racine de ce style de vie il y a l’Évangile, il y a l’Esprit Saint» a-t-il précisé. D’où la prière lors de ce voyage apostolique pour «la guérison des blessures».

Les familles victimes de la violence de la guerre

Se souvenant aussi de l’accueil qu’il reçut notamment lors de sa rencontre avec la communauté rom, le Saint-Père a salué l’accueil donné cette fois dans le contexte de la guerre aux réfugiés venus d’Ukraine et qui ont trouvé un toit dans les paroisses, les institutions et les familles slovaques. «En regardant leurs yeux, vous êtes les témoins de la violence faite aux liens familiaux par la guerre qui prive les enfants de la présence de leur père, de l’école, qui laisse abandonnés les grands-parents» a déclaré François.

«Je vous exhorte à continuer de prier et de travailler pour la paix qui se construit dans notre vie de tous les jours, même par ces gestes de charité accueillante. Et je sais que vous êtes solidaires, non seulement avec vos frères qui sont proches mais aussi avec ceux qui sont loin, comme ceux de Cuba» a poursuivi le Pape.

«Qui accueille quelqu’un dans le besoin n’accomplit pas seulement un acte de charité mais aussi de foi parce qu’il reconnait Jésus dans le frère ou la sœur» a expliqué le Saint-Père qui a invité les pèlerins slovaques à préserver l’héritage des saints Cyrille et Méthode pour construire des ponts de fraternité avec tous les peuples qui se nourrissent des mêmes racines de l’évangélisation de l’Europe.

Source: VATICANNEWS, le 30 avril 2022

La Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome ou la mise en valeur du texte 

Divine Liturgie byzantine selon le rite de saint Jean Chrysostome, célébrée par l’évêque de Rome, à Presov, en Slovaquie, le 14 septembre 2021. Divine Liturgie byzantine selon le rite de saint Jean Chrysostome, célébrée par l’évêque de Rome, à Presov, en Slovaquie, le 14 septembre 2021.   (Vatican Media)

La Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome ou la mise en valeur du texte 

Au troisième jour de son voyage slovaque, le Pape François a célébré ce mardi 14 septembre une Divine Liturgie selon le rite byzantin de saint Jean Chrysostome à Presov en Slovaquie orientale, troisième plus grande ville du pays. Commentaire du père André Lossky, professeur de théologie liturgique à l’Institut Saint-Serge de Paris. 

Delphine Allaire – Cité du Vatican

La messe selon saint Jean Chrysostome est la plus célébrée des liturgies dans les Églises de rite byzantin, qui représentent en majorité les orthodoxes, en minorité les catholiques orientaux liés à Rome.

Le père André Lossky, prêtre orthodoxe, est professeur de théologie liturgique à l’Institut orthodoxe Saint-Serge de Paris. Il explique les particularités de cette liturgie, qui puise ses origines à Antioche, en Turquie contemporaine. Père André Lossky, professeur de théologie liturgique à l’Institut Saint-Serge 

Quelles sont les origines de la liturgie selon saint Jean Chrysostome?

Saint Jean Chrysostome a exercé d’abord à Antioche, ensuite à Constantinople. Il a été quasi-démontré qu’il a pris des formulaires plus anciens, car les premiers rites et formulaires eucharistiques attestés datent du IIIème siècle; avant cela, il s’agit de descriptions sans texte du IIème siècle, ressemblant beaucoup à la plupart des prières eucharistiques actuelles.

Depuis les formulaires eucharistiques de saint Jean Chrysostome, le texte est resté stable. La particularité chrysostomienne est d’appeler Dieu avec des termes négatifs: «Toi qui es un Dieu inexprimable, incompréhensible, invisible, insaisissable». Quatre adjectifs liés à saint Jean Chrysostome.

L’autre particularité est qu’il les attribue aux trois personnes de la Trinité. Cela s’inscrit dans la théologie apophatique, où l’on déclarer «ce que Dieu n’est pas», car «ce qu’il est» est encore au-delà de tout déclaratif. Ce sont les particularités de saint Jean Chrysostome et de ses contemporains, que l’on appelle «les Pères cappadociens» –ndlr, saint Basile, saint Grégoire de Naziance et saint Grégoire de Nysse, pères de l’Église du IVème siècle.

Que représente cette liturgie au sein du rite byzantin?

À l’intérieur du rite byzantin, deux formulaires eucharistiques sont actuellement utilisés. Celui de saint Jean Chrysostome, et une prière eucharistique beaucoup plus longue, avec des éléments plus anciens, attribuée à saint Basile le Grand, évêque de Césarée, mais utilisée moins souvent, vraisemblablement à cause de sa plus grande longueur.

La liturgie de saint Jean Chrysostome est utilisée, elle, de manière extrêmement courante.

Dans le rite byzantin existe énormément de parties dialoguées. L’important pour la conscience orthodoxe et la théologie fondamentale orthodoxe est que le chant supporte la parole, il n’est pas un ornement qui vient mettre un peu d’ambiance musicale à une prière qui s’exerce par ailleurs. Mes amis liturgistes catholiques me le confirmaient encore récemment, en soutenant que «chanter la messe n’est pas équivalent à chanter à la messe».

Comment percevez-vous la célébration par le Pape de cette liturgie?

Étant donné les richesses théologiques contenues dans la liturgie de saint Jean Chrysostome, elles ne peuvent qu’enrichir les fidèles. Mais dans la pratique du rite byzantin en particulier, il faut éviter toute tentation d’exotisme; se dire qu’il y a une belle liturgie à prendre, on n’en prend en réalité que l’aspect ornemental, et donc très superficiel. Il faut mettre en valeur le texte, ce que le Saint-Père ne manquera pas de faire.

Source: VATICANNEWS, le 13 septembre 2021

Le Pape François en Hongrie et en Slovaquie: «Ce sera un voyage spirituel»

Le Pape François et derrière lui Matteo Bruni, à bord d'un avion lors d'un précédent voyage apostolique.Le Pape François et derrière lui Matteo Bruni, à bord d’un avion lors d’un précédent voyage apostolique. 

Le Pape François en Hongrie et en Slovaquie: «Ce sera un voyage spirituel»

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a présenté ce 9 septembre lors d’une conférence de presse le 34ème voyage du pontificat de François, qui aura lieu du 12 au 15 septembre prochain en Hongrie et en Slovaquie. Il a donné quelques clés de lecture pour mieux comprendre ce déplacement. 

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Le 34e voyage international du Pape François se veut «un pèlerinage au cœur de l’Europe, au cours duquel le Pape abordera des questions qui touchent l’ensemble du continent», a expliqué ce jeudi Matteo Bruni aux journalistes présents en Salle de Presse. Il s’agira avant tout d’un «parcours spirituel», commençant par l’adoration de l’Eucharistie et se terminant devant Notre-Dame des Douleurs qui, en ce siècle, n’a jamais cessé de veiller sur les terres slaves blessées par le totalitarisme.

En l’honneur du Saint-Sacrement

À cet égard, il est donc bon «d’éviter de mélanger d’autres types de lectures avec celle qui est plus spirituelle», a déclaré le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, répondant à ceux qui l’interrogeaient sur la rencontre du Souverain Pontife avec le Premier ministre Viktor Orbán, dimanche matin, avant la messe de clôture – aussi appelée Statio Orbis – du Congrès eucharistique mondial sur la place des Héros. «Il s’agit d’une rencontre avec les plus hautes autorités du pays, et évidemment parmi elles se trouve Orbán», a ajouté Matteo Bruni, expliquant que la présence du Premier ministre avec sa famille à la messe papale «sera confirmée par les Hongrois».

«Il s’agit d’un pèlerinage en l’honneur du Saint-Sacrement», a-t-il poursuivi, rappelant que la genèse de ce voyage remonte précisément au désir du Pape d’être proche des centaines d’hommes et de femmes qui, depuis dimanche dernier, participent au Congrès eucharistique.07/09/2021

Le Primat de Hongrie, le cardinal Peter Erdő, archevêque de Budapest, va accueillir le Souverain pontife dimanche 12 septembre sur les deux rives du Danube que borde la capitale …

Dans le sillage de Jean-Paul II en Slovaquie

«La Hongrie a ensuite ouvert les portes de la Slovaquie», a rappelé Matteo Bruni. Le Pape lui-même, lors de la conférence de presse sur son vol de retour d’Irak en mars dernier, avait expliqué qu’il avait été conseillé par l’un de ses collaborateurs de passer de Budapest à Bratislava, qui est «à deux heures de voiture». Une courte étape hypothétique qui s’est transformée en un voyage de soixante-douze heures dans les principales villes de cette région d’Europe centrale et orientale, dont beaucoup avaient déjà été visitées par Jean-Paul II lors de trois voyages: en 1991, 1996 et 2003, deux ans avant sa mort.

À cette époque, le Pape Wojtyla avait appelé l’Église et les communautés chrétiennes à participer à la reconstruction d’une société qui se remettait lentement des horreurs du nazisme et des «erreurs et souffrances» du régime communiste. Un scénario différent de celui que François rencontrera la semaine prochaine, cependant, «les peuples et les terres sont les mêmes» et dans l’âme de nombreux hommes et femmes, les blessures de ces années sombres pèsent encore lourdement. «Le Pape visite des peuples qui ont souffert d’un régime répressif de la foi et de la liberté religieuse», y compris des évêques, des prêtres, des religieuses, des laïcs emprisonnés, torturés, martyrisés, des prêtres ordonnés en secret dans les usines où ils étaient employés, mais aussi «des chrétiens fiers d’avoir résisté, parfois jusqu’au sang, au mal et à la persécution».

De nombreuses rencontres

Par le souvenir de personnalités tels que le cardinal hongrois József Mindszenty (1892-1975) ou le cardinal slovaque Ján Chryzostom Korec (1924-2015), pilier de l’Église slovaque dite clandestine, le Saint-Père voudra tourner son regard «vers l’avenir de l’évangélisation et de la mission». C’est pourquoi il rencontrera les jeunes d’abord, puis les représentants des autres confessions chrétiennes et des autres religions, au cours de journées intenses, avec un total de sept discours, trois homélies, un salut et un Angélus, tous prononcés en italien.

«La souffrance et le martyre ont uni mais aussi divisé les différentes confessions, c’est pourquoi les rencontres œcuméniques sont importantes», a souligné Matteo Bruni. Toutes deux se tiendront le premier jour, dimanche 12 septembre : la première le matin avec des représentants du Conseil œcuménique des Églises, à Budapest, au Musée des Beaux-Arts ; l’autre, l’après-midi, à la nonciature de Bratislava.21/07/2021

Le programme du voyage apostolique de François à Budapest et en Slovaquie a été rendu public mercredi 21 juillet par la Salle de presse du Saint-Siège. Du 12 au 15 septembre …

Une importante communauté juive

Tout aussi importante dans cette visite papale, a souligné le directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, sera la rencontre avec les communautés juives, elles aussi héritières d’une longue histoire de souffrance aggravée par les déportations du régime nazi, qui ont réduit une communauté comptant auparavant 246 000 membres à 20 000 après la guerre. Parmi eux, 15 000 ont vécu à Bratislava jusqu’en 1940, et seuls 3 500 survécurent, voyant leur patrimoine architectural détruit après la Seconde Guerre mondiale et se heurtant à l’indifférence et à l’hostilité. Seuls les changements politiques qui ont suivi la chute du communisme en 1989 ont conduit à une renaissance de la vie juive. La communauté que le Pape rencontrera le 13 septembre sur la place Rybné námestie, où se trouve un mémorial de l’Holocauste, est une communauté très active, promouvant des activités religieuses, culturelles, éducatives et sociales. 

Santé, covid-19 : la prudence habituelle

Matteo Bruni a également répondu aux questions des journalistes sur les éventuelles mesures particulières prévues pendant le voyage, suite à la récente opération que le Saint-Père a subie au côlon: «Il n’y a pas de mesures particulières, mais la prudence habituelle. Comme toujours, il y a un médecin et quelques infirmières à bord», a-t-il déclaré. Aux côtés du Pape François, se trouveront également les responsables de la Secrétairerie d’État ainsi que les cardinaux Leonardo Sandri (Églises orientales), Miguel Ángel Ayuso Guixot (Dialogue interreligieux) et Kurt Koch (Unité des chrétiens), et, comme le veut la tradition, un employé du Vatican, cette fois un employé du Gouvernorat.

Quant aux mesures contre la Covid-19 durant ce voyage – selon des données non officielles, il y a 200 cas de contagion par jour en Slovaquie -, et notamment la suppression de l’obligation du pass sanitaire pour participer aux célébrations du Pape, Matteo Bruni a précisé : «Ce sont des décisions des autorités locales, je peux imaginer qu’elles ont pris toutes les mesures nécessaires».

SOURCE: VATICANNEWS, le 9 septembre 2021

Slovaquie : un marathon de prière pour la visite du pape François

Appel à la prière pour la visite du pape François en Slovaquie

Appel À La Prière Pour La Visite Du Pape François En Slovaquie

Slovaquie : un marathon de prière pour la visite du pape François

Une fleur dans un « bouquet spirituel »

Un marathon de prière pour la visite du pape François en Slovaquie (12-15 septembre) est organisé du 7 août au 15 septembre 2021. L’initiative est lancée par l’Œuvre pontificale missionnaire de Slovaquie, indique le site en ligne.

Un « marathon » invitera les fidèles à réciter quotidiennement le rosaire : à l’église, à la maison ou au sein de leur propre communauté.

« Nous invitons toutes les personnes de bonne volonté, soulignent les organisateurs, à participer à la préparation d’un ‘bouquet spirituel’, dans lequel chaque croyant déposera une fleur, avec une prière pour la Slovaquie et pour le pape. »

De son côté, l’évêque auxiliaire de Bratislava et responsable de la préparation spirituelle de la visite papale, Mgr Jozef Haľko, invite aussi les fidèles à prier le rosaire chaque jour, afin que les paroles que le pape prononcera en Slovaquie « peuvent tomber sur un terrain fertile et porter du fruit dans une relation plus profonde avec Jésus-Christ ».

Les évêques slovaques encouragent également les fidèles à se tourner vers l’exemple de la Vierge Marie et de saint Joseph qui, disent-ils, « nous guide à la suite de Jésus ». « Nous sommes tous invités à ce chemin de vie, à ce pèlerinage, individus, familles, communautés, poursuivent les évêques. Le pape François lui-même y participera en septembre et nous encouragera personnellement. »

Rappelons que le pape François se rendra en Slovaquie le 12 septembre prochain dans l’après-midi après avoir passé une demi-journée à Budapest, en Hongrie, où il présidera une messe de clôture du 52e Congrès eucharistique international (5-12 septembre 2021).

Du 13 au 15 septembre, le pape visitera la capitale de la Slovaquie, Bratislava, ainsi que trois autres villes : Košice, Prešov et Sastin. Il célébrera une messe au sanctuaire national Notre-Dame de Sastin le 15 septembre : jour du pèlerinage traditionnel des Slovaques pour la fête de la « Vierge des Sept Douleurs ».

Source: ZENIT.ORG, le 27 juillet 2021

Les étapes du voyage du pape François en Slovaquie, par le p. Kramara

Basilique de Sastin (Slovaquie) © wikimedia commons / Stanislav Doronenko

Basilique De Sastin (Slovaquie) © Wikimedia Commons / Stanislav Doronenko

Les étapes du voyage du pape François en Slovaquie, par le p. Kramara

«Un encouragement pour notre foi»

« Nous attendons un encouragement pour notre foi, pour le bien commun, afin de ne pas oublier ceux qui sont laissés pour compte », déclare le p. Martin Kramara, porte-parole de la Conférence épiscopale slovaque commentant l’annonce de la visite du pape François à Bratislava, Presov et Kosice, et au sanctuaire de Notre Dame de Sastin, du 12 au 15 septembre 2021.

Le voyage annoncé par le pape François au terme de l’Angélus du 4 juillet dernier sera la quatrième visite d’un pontife en terre slovaque après les trois voyages de saint Jean-Paul II qui s’est rendu à Bratislava en 1990 puis a visité la République slovaque indépendante en 1995 et 2003, rappelle Vatican News en italien du 9 juillet.

L’annonce faite le 4 juillet dernier était « vraiment un moment passionnant », raconte le porte-parole de la Conférence épiscopale slovaque. La présidente de la République, Mme Zuzana Caputova, « a immédiatement exprimé sa grande joie, note-t-il, car l’État slovaque se prépare aussi à recevoir le pape avec beaucoup de bonheur ».

Le président de la Conférence épiscopale slovaque, Mgr Stanislav Zvolensky, a déclaré « que pour toute l’Église, c’est un moment extraordinaire ».

« Bien sûr, c’est une annonce qui nous rappelle les visites de saint Jean-Paul II, qui ont été un grand encouragement pour tout le pays, estime le p. Kramara. Avec la même joie, nous accueillerons aujourd’hui le Saint-Père François. »

L’annonce du voyage apostolique du pape François a causé « une grande surprise » en Slovaquie : « Nous sommes un petit pays, nous ne nous attendions pas à cette annonce, explique le porte-parole. À plusieurs reprises, en effet, nos évêques avaient invité le Saint-Père et souvent nos fidèles se demandaient quand viendrait le pape François. Mais nous avons répondu que le pape avait d’autres choses à faire, des engagements bien plus importants que nous à affronter. Nous leur avons dit que nous ne pouvions pas trop espérer une visite de sa part. Ainsi, lorsque le Saint-Père a annoncé le voyage, ce fut vraiment une grande surprise, une grande joie, car nous avons vraiment besoin d’encouragements pour notre foi. »

Etapes du voyage

Le pape se rendra à Bratislava, la capitale du pays, mais aussi le siège de la métropole occidentale, comme l’explique le p. Kramara.

Il y a deux métropoles catholiques latines en Slovaquie : celle de Bratislava et celle orientale qui est à Kosice. « Ce sera donc le deuxième lieu de la visite du Saint-Père », dit le porte-parole.

« Ensuite, il y a la métropole byzantine, ou gréco-catholique comme nous l’appelons, qui se situe à Presov et ce sera le troisième lieu visité par le pape, qui vient rencontrer non seulement les Latins, mais aussi les Byzantins. »

Après Bratislava, Kosice et Presov, le pape François visitera un sanctuaire « très important » pour les Slovaques : celui de Sastin, dans l’ouest de la Slovaquie, où a lieu chaque année le grand pèlerinage national du 15 septembre pour la fête de Notre Dame des Douleurs.

Lorsque les évêques slovaques ont appris que le pape viendrait après le Congrès eucharistique international de Budapest, qui se termine le 12 septembre, « ils ont vraiment souhaité qu’il puisse participer à ce pèlerinage qui nous tient tant à cœur et le pape François a accepté », explique encore le p. Kramara.

À cette occasion, « les Slovaques vont prier la « Vierge des Sept Douleurs », et c’est un pèlerinage très important que l’Église slovaque a effectué avec courage même pendant le communisme, même si le régime totalitaire était très opposé et a essayé de l’annuler, tout comme il a annulé tous les ordres religieux, mais il n’a pas réussi ». « Le pèlerinage annuel à Sastin est toujours là aujourd’hui et aura lieu le 15 septembre auquel le pape François participera également. »

La sécularisation et le consumérisme

Le p. Kramara rappelle des événements de l’histoire récente : « Nous sommes un pays avec un petit territoire et ce n’est qu’en 1993 que nous nous sommes séparés, de manière pacifique, de la Tchécoslovaquie et de la République tchèque. Puis au fil du temps notre Conférence épiscopale a été créée et nous avons eu une organisation ecclésiale autonome comme la Slovaquie. »

« L’un des grands défis » auxquels les Slovaques sont « confrontés après la chute du communisme est bien sûr la sécularisation », constate le p. Kramara. Pendant « la période des persécutions », précise-t-il, « les gens ressentaient un fort besoin de rester fidèles à l’Évangile et au Saint-Père, de lutter pour leur foi ».

Aujourd’hui, « paradoxalement, il y a enfin la liberté et on s’enrichit d’un point de vue matériel, dans un certain sens il est plus difficile d’expliquer aux jeunes pourquoi il est important de garder ses racines, garder sa foi, vivre selon la foi, sans courir seulement derrière les choses matérielles ».

« Le premier défi pour nous est donc justement la sécularisation et le consumérisme, affirme le porte-parole. Nous avons un grand besoin d’être encouragés dans la foi. Ensuite, il y a le défi de l’individualisme, la tendance à oublier les faibles. »

La visite du pape François est attendue avec impatience : « Bien entendu, nous traduisons toujours les encycliques, les exhortations et tous les documents du pontife en slovaque et essayons de les distribuer et d’en parler avec le peuple, explique le p. Kramara. Mais c’est une chose de parler d’un document, une autre chose est la venue du pape en personne qui nous parlera face à face. »

Source: ZENIT.ORG, le 9 juillet 2021