Aux évêques de Hongrie : « Ayez toujours des paroles d’encouragement! »

Rencontre avec les évêques de Hongrie © Vatican Media

Rencontre Avec Les Évêques De Hongrie © Vatican Media

Aux évêques de Hongrie : « Ayez toujours des paroles d’encouragement! »

Le long discours du pape

Eviter la tentation du découragement, ou celle de la défense des structures, ne pas rechercher les privilèges ; avoir toujours « des paroles d’encouragement », ne pas craindre « la diversité » multiculturelle, et cultiver une « passion ardente pour l’Evangile, tel qu’il est ». Ce sont quelques-uns des recommandations que le pape François a données aux évêques hongrois, en visitant Budapest quelques heures, ce 12 septembre 2021.

Le pape était en effet en Hongrie – avant de rejoindre la Slovaquie – pour la clôture du Congrès eucharistique international.

Devant les évêques qu’il a rencontrés à huis-clos, il a évoqué l’histoire de l’Eglise de Hongrie, « marquée par une foi inébranlable, par des persécutions et par le sang des martyrs ». 

Le pape a spécialement exhorté à protéger le passé et regarder vers l’avenir : « Protéger nos racines religieuses, protéger l’histoire dont nous provenons, mais sans rester le regard fixé en arrière, a-t-il insisté. Regarder vers l’avenir, regarder de l’avant et trouver de nouvelles voies pour annoncer l’Evangile. »

Le ministère épiscopal, a affirmé le pape dans son long discours, « ne sert pas à répéter une nouvelle du passé », il est « une voix prophétique de l’actualité pérenne de l’Evangile ». Il a alors appelé les évêques à éviter la tentation « de se refermer dans la défense des institutions et des structures ».

L’Evangile comme il est

« À vous évêques, a-t-il insisté, il vous est demandé avant tout ceci : non pas l’administration bureaucratique des structures, tout le monde le fait. Non pas la recherche de privilèges et d’avantages. S’il vous plait, soyez des serviteurs. Des serviteurs, pas des princes. » Ces serviteurs, a précisé le pape, ont une « passion ardente pour l’Evangile, comme il est : l’Evangile ».

Il a aussi exhorté les évêques, en sortant de son texte préparé à l’avance, à être proches de Dieu, des autres évêques, des prêtres et du peuple. « Moi, comme frère, a-t-il notamment interpelé, je te demande: tu pries ? Ou bien tu vas seulement dire le bréviaire ? Ton coeur prie ? Tu prends du temps pour prier ? “Mais c’est que je suis si occupé…”. Mais dans tes occupations de tous les jours, mets aussi ceci : prier. »

Il a évoqué le devoir de l’évêque envers les prêtres, même « difficiles » : « Dis-moi, quel père n’a pas d’enfant difficile?… Les enfants doivent être aimés comme ils sont, non pas comme je voudrais qu’ils soient. »

« N’ayez pas peur de donner de la place à la Parole de Dieu et d’impliquer les laïcs : ce seront les canaux à travers lesquels le fleuve de la foi irriguera à nouveau la Hongrie », a assuré le pape François.

La diversité fait toujours un peu peur

« Diverses ethnies, minorités, confessions religieuses et migrants ont transformé aussi ce pays en un environnement multiculturel », a constaté le pape en consacrant une partie de son discours à la « diversité ».

« La diversité fait toujours un peu peur, a-t-il dit, parce qu’elle met à risque les sécurités acquises et qu’elle provoque la stabilité établie. Cependant, c’est une grande opportunité pour ouvrir son coeur au message évangélique : ‘Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés’ (Jn 15,12). »

« Face aux diversités culturelles, ethniques, politiques et religieuses, a-t-il poursuivi, nous pouvons avoir deux attitudes : nous enfermer dans une défense rigide de notre identité ou nous ouvrir à la rencontre avec l’autre et cultiver ensemble le rêve d’une société fraternelle. » Il faut « dialoguer, sans négocier son appartenance ».

Le pape a demandé aux évêques « de montrer toujours, avec les prêtres et les collaborateurs pastoraux, le visage de l’Eglise : elle est mère » : « Un visage accueillant envers tous, y compris de celui qui vient de l’extérieur, un visage fraternel, ouvert au dialogue. »

Dans le style de Dieu, « qui est un style de proximité, de compassion et de tendresse », les évêques slovaques ont reçu pour mission de témoigner de « la certitude rassérénante que Dieu est miséricorde, qu’il nous aime à chaque instant de la vie et qu’il est toujours prêt à nous pardonner et à nous relever ».

Devant les problèmes sociaux en Hongrie après la chute de la dictature – le pape a cité la dégradation de la vie morale, l’augmentation de la criminalité, le commerce de la drogue, le trafic d’organes d’enfants – « la tentation de nous abattre et de nous décourager ne vient jamais de Dieu. Jamais, a-t-il prévenu. Cela vient de l’ennemi, mais se nourrit dans de nombreuses situations : derrière la façade du bien-être, derrière un habit de traditions religieuses, l’on peut cacher tant de côtés obscurs ».

Comme évêques du pays, a-t-il conclu, « ayez toujours des paroles d’encouragement » : « Que l’on ne trouve pas sur vos lèvres d’expressions qui marquent les distances et imposent des jugements, mais qui aident les personnes à devenir libres et responsables de la vie, qui est un don de grâce à accueillir, non pas un casse-tête à résoudre. »

Source: ZENIT.ORG, le 12 septembre 2021

Édouard Habsbourg: le Pape vient rallumer le feu de la foi en Hongrie 

La Sainte Couronne de Hongrie du roi fondateur saint Étienne, en fleurs, au Congrès eucharistique de Budapest, le 8 septembre 2021. La Sainte Couronne de Hongrie du roi fondateur saint Étienne, en fleurs, au Congrès eucharistique de Budapest, le 8 septembre 2021.  

Édouard Habsbourg: le Pape vient rallumer le feu de la foi en Hongrie 

Dans les pas des saints Papes Paul VI et Jean-Paul II, le Souverain pontife argentin est le troisième évêque de Rome de l’époque moderne à prendre part personnellement à un Congrès eucharistique. Il préside la messe de clôture du 52ème Congrès eucharistique international de Budapest, dimanche 12 septembre à 11h30. L’ambassadeur de Hongrie près le Saint-Siège, Édouard de Habsbourg-Lorraine, explique le sens et le contexte d’une telle visite pontificale pour le peuple d’Europe centrale. 

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

Dimanche 12 septembre sur la place des Héros de la capitale hongroise, au bord du Danube, le Pape François clôturera le 52ème Congrès eucharistique international. Une semaine intense de prière et réflexion autour du point culminant de la foi chrétienne: la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie.

Moment de grande joie pour les Hongrois, qui reçoivent la venue du Pape comme un honneur, celui-ci ne se déplaçant pas systématiquement lors de ces rendez-vous spirituels.

Édouard de Habsbourg-Lorraine, ambassadeur de Hongrie près le Saint-Siège, revient sur l’expression particulière de la foi hongroise, et l’accueil que le peuple magyar s’apprête à réserver à l’évêque de Rome.

Entretien avec Édouard de Habsbourg-Lorraine

Comment l’Église et le peuple hongrois accueillent la présence du Pape à ce congrès eucharistique?

C’est un énorme cadeau pour les Hongrois. Nous sommes très conscients que le Pape normalement ne vient pas à des Congrès eucharistiques. Pour nous, c’est un signe que le Saint-Père aime les Hongrois, un honneur, un signe d’espérance car nous sortons d’un temps très difficile. Nous espérons tous que cette visite du Saint-Père va donner un nouveau feu à la foi en Hongrie et à tous les peuples après cette pandémie.  

Quelle est la place de l’Église dans la société hongroise actuelle?

La Hongrie est un pays chrétien, à majorité catholique. Les calvinistes sont très présents dans le secteur public, notre Premier ministre est calviniste. Les Églises travaillent avec l’État pour le bien de la société, comme le dit notre Constitution. Naturellement, il y a une très nette distinction entre État et Église, mais nous travaillons ensemble, tout comme avec les autres communautés religieuses.

Les représentants des communautés religieuses sont visibles et respectés en Hongrie. C’est un pays où la foi est présente dans le secteur public.

Quelles sont, selon vous, les particularités de la foi hongroise, de la piété populaire?

Elle est la même que dans tous les pays de la Mitteleuropa (ndlr, Europe centrale). En Hongrie, la particularité est la rencontre avec des éléments orientaux, la forte présence des gréco-catholiques, leur travail pour les roms, la présence de prêtres mariés avec enfants, qui seront à leur tour prêtres grec-catholiques. Les Églises orthodoxes, protestantes se rencontrent très bien, notamment sur ce congrès eucharistique, ce qui donne de fortes et belles couleurs à Budapest.

L’Église en Hongrie d’aujourd’hui est l’héritière d’un passé millénaire, et plus récemment des persécutions communistes dans la 2ème moitié du XXème siècle, quelles traces subsistent?

Les Hongrois ont l’habitude d’être occupés. Au XVIème siècle, 150 ans d’occupation ottomane, ensuite sont venus les Habsbourg, ma famille, puis par les nazis et les communistes. Nous avons aujourd’hui une Église très consciente des valeurs encore présentes chez nous, mais un peu oubliées en Europe occidentale: la famille, la nation, la foi.

Comment l’Église en Hongrie et les catholiques hongrois se situent-ils en Europe centrale, quel lien tisser avec l’Europe au sens large?

Avec la Pologne, la Hongrie est l’un des pays au sein desquels l’enthousiasme pour l’Europe est le plus fort. J’entends souvent que la Hongrie quitterait l’Union européenne, pas du tout, jamais. La population est très enthousiaste de l’idée européenne, et les Hongrois se sentent européens. Le symbole le plus visible pour l’Église en Hongrie était que notre cardinal Peter Erdő était le président de la conférence épiscopale européenne pour un certain temps. Pendant longtemps, la Hongrie était derrière un rideau de fer, l’Europe se terminait à ce rideau. Mon oncle Otto de Habsbourg a lutté au Parlement européen pour dire «Paneurope», «toute l’Europe», à savoir les pays derrière le Rideau de fer aussi en font partie. Il avait raison.

Source: VATICANNEWS, le 11 septembre 2021

Le Pape François en Hongrie et en Slovaquie: «Ce sera un voyage spirituel»

Le Pape François et derrière lui Matteo Bruni, à bord d'un avion lors d'un précédent voyage apostolique.Le Pape François et derrière lui Matteo Bruni, à bord d’un avion lors d’un précédent voyage apostolique. 

Le Pape François en Hongrie et en Slovaquie: «Ce sera un voyage spirituel»

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a présenté ce 9 septembre lors d’une conférence de presse le 34ème voyage du pontificat de François, qui aura lieu du 12 au 15 septembre prochain en Hongrie et en Slovaquie. Il a donné quelques clés de lecture pour mieux comprendre ce déplacement. 

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Le 34e voyage international du Pape François se veut «un pèlerinage au cœur de l’Europe, au cours duquel le Pape abordera des questions qui touchent l’ensemble du continent», a expliqué ce jeudi Matteo Bruni aux journalistes présents en Salle de Presse. Il s’agira avant tout d’un «parcours spirituel», commençant par l’adoration de l’Eucharistie et se terminant devant Notre-Dame des Douleurs qui, en ce siècle, n’a jamais cessé de veiller sur les terres slaves blessées par le totalitarisme.

En l’honneur du Saint-Sacrement

À cet égard, il est donc bon «d’éviter de mélanger d’autres types de lectures avec celle qui est plus spirituelle», a déclaré le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, répondant à ceux qui l’interrogeaient sur la rencontre du Souverain Pontife avec le Premier ministre Viktor Orbán, dimanche matin, avant la messe de clôture – aussi appelée Statio Orbis – du Congrès eucharistique mondial sur la place des Héros. «Il s’agit d’une rencontre avec les plus hautes autorités du pays, et évidemment parmi elles se trouve Orbán», a ajouté Matteo Bruni, expliquant que la présence du Premier ministre avec sa famille à la messe papale «sera confirmée par les Hongrois».

«Il s’agit d’un pèlerinage en l’honneur du Saint-Sacrement», a-t-il poursuivi, rappelant que la genèse de ce voyage remonte précisément au désir du Pape d’être proche des centaines d’hommes et de femmes qui, depuis dimanche dernier, participent au Congrès eucharistique.07/09/2021

Le Primat de Hongrie, le cardinal Peter Erdő, archevêque de Budapest, va accueillir le Souverain pontife dimanche 12 septembre sur les deux rives du Danube que borde la capitale …

Dans le sillage de Jean-Paul II en Slovaquie

«La Hongrie a ensuite ouvert les portes de la Slovaquie», a rappelé Matteo Bruni. Le Pape lui-même, lors de la conférence de presse sur son vol de retour d’Irak en mars dernier, avait expliqué qu’il avait été conseillé par l’un de ses collaborateurs de passer de Budapest à Bratislava, qui est «à deux heures de voiture». Une courte étape hypothétique qui s’est transformée en un voyage de soixante-douze heures dans les principales villes de cette région d’Europe centrale et orientale, dont beaucoup avaient déjà été visitées par Jean-Paul II lors de trois voyages: en 1991, 1996 et 2003, deux ans avant sa mort.

À cette époque, le Pape Wojtyla avait appelé l’Église et les communautés chrétiennes à participer à la reconstruction d’une société qui se remettait lentement des horreurs du nazisme et des «erreurs et souffrances» du régime communiste. Un scénario différent de celui que François rencontrera la semaine prochaine, cependant, «les peuples et les terres sont les mêmes» et dans l’âme de nombreux hommes et femmes, les blessures de ces années sombres pèsent encore lourdement. «Le Pape visite des peuples qui ont souffert d’un régime répressif de la foi et de la liberté religieuse», y compris des évêques, des prêtres, des religieuses, des laïcs emprisonnés, torturés, martyrisés, des prêtres ordonnés en secret dans les usines où ils étaient employés, mais aussi «des chrétiens fiers d’avoir résisté, parfois jusqu’au sang, au mal et à la persécution».

De nombreuses rencontres

Par le souvenir de personnalités tels que le cardinal hongrois József Mindszenty (1892-1975) ou le cardinal slovaque Ján Chryzostom Korec (1924-2015), pilier de l’Église slovaque dite clandestine, le Saint-Père voudra tourner son regard «vers l’avenir de l’évangélisation et de la mission». C’est pourquoi il rencontrera les jeunes d’abord, puis les représentants des autres confessions chrétiennes et des autres religions, au cours de journées intenses, avec un total de sept discours, trois homélies, un salut et un Angélus, tous prononcés en italien.

«La souffrance et le martyre ont uni mais aussi divisé les différentes confessions, c’est pourquoi les rencontres œcuméniques sont importantes», a souligné Matteo Bruni. Toutes deux se tiendront le premier jour, dimanche 12 septembre : la première le matin avec des représentants du Conseil œcuménique des Églises, à Budapest, au Musée des Beaux-Arts ; l’autre, l’après-midi, à la nonciature de Bratislava.21/07/2021

Le programme du voyage apostolique de François à Budapest et en Slovaquie a été rendu public mercredi 21 juillet par la Salle de presse du Saint-Siège. Du 12 au 15 septembre …

Une importante communauté juive

Tout aussi importante dans cette visite papale, a souligné le directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, sera la rencontre avec les communautés juives, elles aussi héritières d’une longue histoire de souffrance aggravée par les déportations du régime nazi, qui ont réduit une communauté comptant auparavant 246 000 membres à 20 000 après la guerre. Parmi eux, 15 000 ont vécu à Bratislava jusqu’en 1940, et seuls 3 500 survécurent, voyant leur patrimoine architectural détruit après la Seconde Guerre mondiale et se heurtant à l’indifférence et à l’hostilité. Seuls les changements politiques qui ont suivi la chute du communisme en 1989 ont conduit à une renaissance de la vie juive. La communauté que le Pape rencontrera le 13 septembre sur la place Rybné námestie, où se trouve un mémorial de l’Holocauste, est une communauté très active, promouvant des activités religieuses, culturelles, éducatives et sociales. 

Santé, covid-19 : la prudence habituelle

Matteo Bruni a également répondu aux questions des journalistes sur les éventuelles mesures particulières prévues pendant le voyage, suite à la récente opération que le Saint-Père a subie au côlon: «Il n’y a pas de mesures particulières, mais la prudence habituelle. Comme toujours, il y a un médecin et quelques infirmières à bord», a-t-il déclaré. Aux côtés du Pape François, se trouveront également les responsables de la Secrétairerie d’État ainsi que les cardinaux Leonardo Sandri (Églises orientales), Miguel Ángel Ayuso Guixot (Dialogue interreligieux) et Kurt Koch (Unité des chrétiens), et, comme le veut la tradition, un employé du Vatican, cette fois un employé du Gouvernorat.

Quant aux mesures contre la Covid-19 durant ce voyage – selon des données non officielles, il y a 200 cas de contagion par jour en Slovaquie -, et notamment la suppression de l’obligation du pass sanitaire pour participer aux célébrations du Pape, Matteo Bruni a précisé : «Ce sont des décisions des autorités locales, je peux imaginer qu’elles ont pris toutes les mesures nécessaires».

SOURCE: VATICANNEWS, le 9 septembre 2021

LE 52EME CONGRÈS EUCHARISTIQUE INTERNATIONAL S’EST OUVERT À BUDAPEST

De Kath Net News :

Le 52e Congrès eucharistique international a commencé – des pèlerins de 80 pays

Cardinal Erdő : « Le Christ est avec nous dans l’Eucharistie. Il ne quitte jamais l’Eglise, les nations ou l’humanité. Toutes nos forces et nos espoirs résident dans l’Eucharistie » – 1 200 jeunes célèbrent leur première communion lors de la messe d’ouverture – VIDEO

Budapest (kath.net/pm/pl) kath.net documente le communiqué de presse du Congrès eucharistique de Budapest dans sa propre traduction – (c) pour la traduction : kath.net

Le 52e Congrès eucharistique international a débuté par une triple célébration sur la Place des Héros à Budapest. Les pèlerins sont venus d’environ 80 pays pour assister à l’un des plus grands rassemblements du monde catholique, l’événement d’une semaine qui a lieu régulièrement tous les quatre ans. Le congrès était initialement prévu pour l’automne 2020, mais en raison de la pandémie mondiale, les organisateurs devaient le reporter d’un an.

83 ans se sont écoulés depuis la dernière fois que la Hongrie a accueilli l’Événement mondial catholique. Maintenant, pour la deuxième fois, le pays a le privilège d’accueillir à nouveau. La grandiose cérémonie d’ouverture comprenait le Veni Sancte, la sainte messe d’ouverture de l’année scolaire des écoles catholiques de l’archidiocèse d’Esztergom-Budapest, ainsi que la première communion de plus de 1200 jeunes.

Le 52e Congrès eucharistique international de Budapest s’est ouvert en présence de dignitaires ecclésiastiques et publics.

« Hongrie, le pays de Marie » était le nom de la cérémonie d’ouverture d’une demi-heure. Le spectacle a rencontré la présentation des traditions folkloriques chrétiennes autour du bassin des Carpates. 300 danseurs folkloriques et traditionnels ont démontré la relation unique entre les Hongrois, les traditions folkloriques et la religion chrétienne millénaire.

Dans son discours d’ouverture, le Cardinal Primat Péter Erdő a remercié la Divine Providence pour la tenue du Congrès. Il a également remercié les organisateurs, la Société hongroise et le Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux. Le discours du cardinal a porté sur le contenu de l’événement d’une semaine : « Le Christ est avec nous dans l’Eucharistie. Il ne quitte jamais l’Eglise, les nations et l’humanité. Toutes nos forces et nos espoirs résident dans l’Eucharistie. L’Eucharistie est la source de notre vie chrétienne et de notre mission. »

Le principal célébrant de la cérémonie d’ouverture était le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque émérite de Gênes, ancien président de la Conférence épiscopale italienne et président du Conseil des conférences épiscopales d’Europe.

« Bien que nos voix soient faibles, des siècles résonnent encore en elles, et le sang des martyrs les fait revivre. La messe d’aujourd’hui a le message que, malgré toutes nos faiblesses et nos péchés, la lumière du Christ brille dans l’Église », a expliqué le cardinal Bagnasco dans son sermon.

Le Président du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe a ajouté que le Saint-Esprit a amplifié la voix des fidèles et a dit aux hommes de notre temps : « Vous n’êtes pas seuls dans l’univers hostile. des jeunes qui faisaient leur première communion et les assuraient qu’ils trouveraient en Jésus un ami qui ne les trahirait jamais.

Le célébrant principal de la Sainte Messe s’est également adressé aux étudiants catholiques. Le cardinal Angelo Bagnasco a souligné que les jeunes étudiants [dans les écoles catholiques] peuvent étudier dans un environnement qui ne souffre pas de préjugés contre la religion ou le christianisme.

« Aujourd’hui, on parle de ‘faiblesse’ de la pensée, ce qui déclenche ainsi les difficultés de la croyance. La foi n’est pas l’ennemie de l’esprit, mais cherche le sens des choses. L’esprit a un besoin urgent de foi pour être lui-même », a déclaré le cardinal italien. Il a averti les étudiants que si vous évitez seulement les erreurs ou les difficultés, la vie ne sera pas belle. Il en va de même pour réussir dans des postes importants. La vie sera belle parce que ce sont des gens utiles. « L’église a beaucoup besoin de vous alors que vous avez besoin de Jésus. »

Angelo Bagnasco s’est également adressé au sacerdoce. Il a remercié tous les prêtres dispersés dans le monde en mission de prêcher les paroles de Jésus le Bon Pasteur. « Ils sont les messagers de l’amour de Dieu, ils sont les prophètes de l’âme dans un monde matérialisé. Ils sont les héritiers de la tradition vivante et les messagers du futur dans un monde perdu. »

Enfin, le cardinal s’est adressé à la communauté, qui fixait désormais son regard et son horizon sur la divine Eucharistie et le cœur du Christ. « Allongé sur ses genoux, il dit les derniers mots. Ce n’est rien de plus qu’un indice encourageant répété : vous tous qui ressentez le poids de la croix, qui pleurez, qui êtes persécuté pour la vérité, qui n’avez ni voix ni terre, dont la douleur est inconnue des autres. Rendez-vous forts ! Le Seigneur est juste au coin de la rue, frappant à la porte de chaque cœur qui s’ouvre à lui. Il n’est pas seulement né pour partager le destin humain, mais pour nous élever à la Sainte Trinité. Ce mystère est immense, mais il est présent ici sur cet autel et nous accompagne chaque jour jusqu’au bout du monde. »

EWTN – Ouverture officielle du 52e Congrès eucharistique international de Budapest et messe avec première communion – Livestream

Source: KATH.NET

Budapest: la venue du pape François pour clôturer le congrès eucharistique

Congrès eucharistique international de Budapest @ iec2020.hu/fr

Congrès Eucharistique International De Budapest @ Iec2020.Hu/F

Budapest: la venue du pape François pour clôturer le congrès eucharistique

Le programme et le symposium théologique en cours

Le pape François arrive à Budapest (Hongrie), pour la conclusion du Congrès eucharistique mondial, dimanche 12 septembre, à 8h, a rappelé le p. Kornel Fabry, lors d’une rencontre en ligne avec la presse vaticaniste., ce vendredi 3 septembre 2021, sous l’égide de l’association Iscom dans le cadre du cours de spécialisation en information religieuse organisé à l’Université pontificale de Sainte-Croix.

Le p. Fabry est secrétaire général du 52e Congrès eucharistique international de Budapest, reporté de 2020 à 2021 en raison de la pandémie.

Le pape François a été spécialement invité pour cette conclusion et les Hongrois se réjouissent de sa venue: les papes ne concluent pas toujours ces Congrès internationaux. Le cardinal Erdö et le gouvernement de Hongrie ont Cardinal et président invité le pape pour le Congrès et non pour une visite du pays, rappelle le p. Fabry, qui reconnaît: qu’ « au début » les Hongrois étaient « un peu contrariés » que le pape ne reste pas davantage, mais qu’il ont ensuite compris la démarche. Jean-Paul II était venu en Hongrie « il y a 25 ans »: « l’accueillir » a été « honneur pour nous ».

Le p. Fabry fait remarquer que les Hongrois se sentent « honorés » d’accueillir le pape François : « Le pape n’a pas envoyé un légat mais vient en personne! »

Les consignes sont de ménager le pape de 84 ans: « On nous demande de préserver le pape François pour qu’il puisse continuer son voyage. »

Rencontres au sommet

Après l’aéroport, le pape a rendez-vous sur la Place des Héros, où il rencontrera le Premier ministre hongrois Viktor Orban, indique le programme officiel du Vatican, et le président Janos Ader, mais aussi les représentants de différentes Eglises et les évêques catholiques hongrois. Le pape montera ensuite dans la « papamobile » pour faire le tour de la place avant le début de la messe.

Du point de vue oecuménique, le patriarche Bartholomée sera présent, a-t-il précisé, signe de la rencontre « entre l’Est et l’Ouest, en cette ville qui se trouve en quelque sorte « au milieu Europe ».

Le patriarche sera présent à la messe, mais aussi le Premier ministre, dans le « secteur VIP ». Le p. Fabry a rappelé que M. Orban est marié à une catholique et qu’ils ont 5 enfants: c’est son habitude de participer à la messe. Par exemple, pendant l’Avent, à la « messe de l’aurore »: il a témoigné, rapporte le p. Fabry, que cette expérience a été très forte pour lui, de même pour la fête nationale du 20 août, pour la fête nationale, présent avec sa femme, il est chrétien et il prie, mais dans le secteur, autorités civiles et représentants Eglises protestantes.

Le pape a rendez-vous avec le Peuple de Dieu

On attend plus de 100 000 personnes, déjà inscrites, mais beaucoup viendront sans inscription, indique le p. Fabry, qui précise qu’aucun passe sanitaire ne sera exigé pour les participants – une décision du gouvernement – mais que les organisateurs invitent à « faire attention à tous », même si majorité des événements auront lieu en plein air ou dans un grand hall. A chaque entrée, les participants seront invités à se laver les mains au gel hydro-alcoolique, et 30 000 masques ont été prévus si besoin pour aider. Ils invitent à « ne pas venir si on est malade ».

La Place des Héros sera ouverte à 6h, et la foule pourra participer à un programme à partir de 9h. Le pape François présidera la messe de clôture ce 12 septembre à 11h30.

L’après-midi, des programmes culturels sont proposés.

Symposium théologique

Actuellement, le congrès est précédé par un symposium théologique qui a lieu du 2 au 4 septembre à Esztergom. Il rassemble 250 théologiens, prêtres ou laïcs, et il s’achève demain samedi soir, 4 septembre.

Parmi les participants annoncés au Congrès : les cardinaux Charles Maung Bo (Yangon, Myanmar), Oswald Gracias (Mumbai, Inde), Louis Raphaël Sako (Bagdad, Irak) ainsi que d’autres figures de l’Église.

Tous les intervenants ne peuvent pas venir, en raison de la pandémie, mais interviendront en ligne.

Congrès eucharistique de Budapest

Le congrès eucharistique est précédé, samedi 4 septembre également, par un déjeuner pour quelque 700 pauvres, avec eux, invités Place Saint-Jean Paul II : « L’Eucharistie nous pousse à faire du bien, c’est un signe de déjeuner ensemble. »

Ce samedi soir aussi, un concert judéo-chrétien est organisé en préparation au congrès.

Dimanche, 5 septembre, ce sera l’ouverture officielle du congrès, avec, à 16h, la messe d’ouverture.

Le Parc des expositions pourra accueillir 6 000 personnes chaque jour et 4 ateliers l’après midi.

Chaque jour prévoit les laudes, des catéchèses, des témoignages, la messe.

Chaque journée du Congrès est dédiée à un thème : Journée de la joie, Journée de la bonté, Journée de la paix, Journée de la patience, Journée de l’espérance, Journée de la foi, Journée de la fidélité, Journée de l’Amour.

Le 9 septembre, Journée de l’espérance, 13 messes seront célébrées en 11 langues dans plusieurs paroisses de Budapest.

Le même jour, une divine liturgie en rite byzantin sera célébrée à la basilique Saint-Étienne, pour les chrétiens gréco-catholiques, de 16h à 18h, en la basilique Saint-Etienne, avec la participation de 29 évêques.

Le jeudi soir, à Saint-Etienne, aura lieu une soirée d’adoration, avec des confessions, et la présence de 150 prêtres pouvant confesser en différentes langues, et d’un chœur de 40 personnes de différentes communautés et 25 musiciens. De grand écrans seront disposés devant la basilique pour une large participation.

Une soirée pour les jeunes

Une soirée jeunes est organisée le vendredi 10 septembre, à 19h, au stade Làszlo Papp.

Le festival des familles aura lieu le samedi 11 septembre – Journée de la fidélité. Il sera clôturé par une messe, célébrée par le cardinal Péter Erdő, primat de Hongrie, archevêque d’Esztergom-Budapest, et par une procession eucharistique aux flambeaux.

La messe aura lieu à 17h devant le Parlement hongrois : 700 servants d’autel sont prévus.

On accueillera 1 100 jeunes qui feront leur Première communion, recevront « pour la première fois Jésus dans leur cœur », souligne le p. Fabry.

Ensuite, une procession eucharistique se déroulera jusqu’à la Place des Héros, jusque vers 21h, avec une retraite aux flambeaux.

Les lectures seront faites en hongrois, en anglais, dans d’autres langues sur l’Eucharistie, et dons de l’Esprit Saint dans l’Eucharistie, avec des chants, en hongrois et dans d’autres langues, et des chants de Taizé, et la bénédiction finale, Place 11 septembre.

Un ostensoir spécial nouveau a été réalisé pour l’événement, pouvant porter une grande hostie de 18 cm.

Divers artistes prendront part au Congrès, comme le Groupe de musique Csik, le chœur Saint Ephraïm, l’orchestre Gipsy de 100 membres, le chœur patriarcal de Moscou.

A l’Arena Sport 12 000 jeunes (15-30 ans) pourront participer à un concert  sur des thèmes comme la foi, Dieu, l’amour, la louange chantée, la danse, avec 2 témoignages: un père de 6 enfants, qui se convertit à 21 ans quand il était dans le coma. Il a demandé le baptême, il est aujourd’hui  le responsable de la Fathers’prayer: Robert. Sophia, de Vienne, activiste des droits humains, convertie par l’Eucharistie, donnera aussi son témoignage.

Le concert et les témoignages seront conclus par une adoration de 30 minutes.

Une semaine d’évangélisation prévoit un festival d’art sacré (arssacra.hu): depuis 2007, elle a lieu la 3e semaine de septembre. Mais elle a été anticipée du 4 au 12 septembre.

La préparation du congrès s’est déployée sur 3 années pastorales prévues, et une imprévue, du fait du report en raison de la pandémie.

Source: ZENIT.ORG, le 3 septembre 2021