RDC-Soudan du Sud: un voyage de réconciliation selon le cardinal Parolin

RDC-Soudan du Sud: un voyage de réconciliation selon le cardinal Parolin

Le voyage du Pape François en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, du 31 janvier au 5 février prochain, devrait contribuer à promouvoir la fin des violences dans ces deux pays. À la faveur d’un entretien avec les médias du Vatican, le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, évoque cette visite comme «un tournant dans les événements souvent tragiques de ces pays».

Massimiliano Menichetti – Cité du Vatican

La RDC et le Soudan du Sud attendent le Pape qui n’a cessé de désirer et de construire cette rencontre sur ces terres martyrisées par les guerres et l’exploitation. Ce 40ème voyage apostolique verra François, du 31 janvier au 5 février, apporter la parole de Dieu, l’espérance de la paix et du dialogue. Un voyage qui revêtira une forte connotation œcuménique au Soudan du Sud. En effet, aux côtés du Successeur de Pierre, il y aura également l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, et le modérateur de l’assemblée générale de l’Église d’Écosse, Iain Greenshields. Il s’agira «d’un œcuménisme de témoignage», a répété le cardinal Pietro Parolin, soulignant que cette visite s’inscrit dans la ligne de la proximité avec les Églises et les communautés locales, qui sont «vivantes et actives», et de la ligne «sociopolitique» qui espère la réconciliation, dans deux réalités qui, pour des raisons différentes, vivent le drame de millions de réfugiés, de guérillas, de tensions ethniques et politiques.

Éminence, le Pape se prépare à partir pour la République démocratique du Congo et le Soudan du Sud. Une visite très souhaitée, reportée en juillet dernier en raison de douleurs au genou. Quel désir anime le cœur du Saint-Père?

Comme dans tout voyage apostolique, le Saint-Père souhaite avant tout être proche, rencontrer l’Église et la population locale. Je dirais que dans cette visite, ce désir est particulièrement intense parce qu’il s’agit d’un voyage très attendu que le Pape a dû reporter à cause de son problème de genou, et parce que ce sont deux pays qui se trouvent dans une situation particulièrement difficile à cause des conflits qui s’y déroulent: le Pape y va donc comme un pasteur qui rencontre le peuple de Dieu, et en même temps aussi comme un pèlerin de la paix et de la réconciliation.

Deux pays aux ressources extraordinaires mais écrasés par des conflits et une violence qui ne s’arrêtent pas. Quelle est la signification de ce voyage?

Il y a deux aspects: un aspect pastoral, de proximité avec les Églises locales et avec ces communautés qui sont des communautés vivantes, actives, et un aspect socio-politique. De ce point de vue, on attend que la présence du Saint-Père, sa parole, son témoignage, puisse aider à promouvoir la fin de la violence en cours et à renforcer les processus de paix et de réconciliation en cours.

La première étape sera la République démocratique du Congo, où il rencontrera également des victimes de l’est du pays. Cette visite peut-elle contribuer à cicatriser les blessures dans le cœur des populations?

Nous l’espérons, car ce sont des blessures vraiment très profondes. Il s’agit d’une situation prolongée: violence, opposition et conflit. Le fait que le Pape rencontre les victimes de cette situation est donc un geste très significatif qui les réconfortera certainement. Je crois que le premier aspect et la première dimension de cette rencontre est justement l’aspect de réconfort et de consolation de ces populations qui ont souffert, avec des morts, des réfugiés…. L’autre aspect est toujours celui de l’encouragement à ne pas perdre la foi, l’espérance, à ne pas céder à la vengeance, à ne pas augmenter les divisions qui existent, avoir la paix comme objectif. La communion et la fraternité sont donc le but pour lequel le Pape rencontre ces victimes.

Du Congo, le Saint-Père se rendra au Soudan du Sud. En 2019, il avait embrassé les pieds des dirigeants sud-soudanais pour implorer la paix. Quel rôle la religion peut-elle jouer dans la stabilisation du pays?

Les Églises chrétiennes -comme j’ai pu le constater moi aussi- opèrent au service de l’ensemble de la population, là où très souvent l’État et parfois les agences internationales ne peuvent parvenir. Elles bénéficient de la confiance et d’autorité au sein de la population, ce qui leur a permis de jouer un rôle important dans le dialogue international complexe. Lorsque j’étais au Soudan du Sud, le président lui-même m’a rappelé ce geste que le Pape lui a fait et qui l’a profondément touché: on peut dire que c’était un geste prophétique. C’est un geste qui engage. Il engage vraiment les autorités à prendre des mesures concrètes sur le chemin de la paix. Nous espérons que ce voyage donnera une continuité à ce moment très spécial et les incitera à faire des choix concrets, à prendre des décisions très pratiques pour que le processus de paix puisse atteindre son objectif.

Le Pape se rendra au Soudan du Sud en compagnie de l’archevêque de Canterbury et du modérateur de l’Église d’Écosse. Un voyage donc à forte valeur œcuménique…

Cette présence des trois chefs religieux -le Pape, l’archevêque de Canterbury et le modérateur de l’Église d’Écosse- est une expression très significative de l’œcuménisme, un œcuménisme de témoignage. En même temps, le fait même que les trois aillent ensemble est un signe qu’il est possible de trouver des moyens de communion même au-delà ou à travers les différences. Et puis, il y a cet engagement commun des groupes religieux présents dans le pays à être des témoins de l’Évangile, à être des promoteurs de la paix. Il s’agira donc d’une présence et d’un voyage très significatif, précisément parce qu’il sera à trois voix.

La présence du Pape y est très attendue. Vous-même avez récemment visité les lieux que François verra, où se confondent espérance et pauvreté, drame et avenir. Comment changer tel scénario?

C’est un changement lent qui nécessite un engagement, la convergence des efforts de chacun. Chaque pays devra essayer de mettre en place des politiques réellement fondées sur la justice et la paix. La communauté internationale doit travailler aux côtés des dirigeants politiques de chaque pays: les soutenir dans cette conjoncture délicate, les accompagner vers la réalisation complète de leur développement social, économique et institutionnel. Et dans ce contexte, il y a aussi le rôle des Églises, surtout dans les domaines caritatif, éducatif et sanitaire.

Quel est votre souhait personnel pour ces peuples que vous avez rencontrés et visités, et plus généralement pour le continent africain?

Je suis très heureux de pouvoir accompagner le Pape dans cette visite, précisément parce qu’en juillet, j’ai fait le même voyage pour dire aux gens de ne pas se décourager, que le Pape viendrait, même s’il a dû reporté ce voyage. Les gens ont compris ce message et sont maintenant pleins de joie pour accueillir le Pape et être avec lui. Je souhaite que cette rencontre avec le Pape et ensuite, au Soudan du Sud, également avec les autres chefs religieux, puisse marquer un tournant dans les événements souvent tragiques de ces pays, et puisse soutenir la bonne volonté de tous: je crois qu’il y a vraiment besoin d’un engagement renouvelé de la part de tous. Si cet engagement existe, il sera possible de sortir les pays des situations conflictuelles actuelles, il sera possible d’assurer le développement équitable de toute la population et de mettre ces pays sur la voie d’un avenir meilleur.

Source : VATICANNEWS, le 28 janvier 2023

En RDC, les évêques appellent à une mobilisation pour l’accueil du Pape

2022.12.01 Logo du voyage apostolique du Pape François en RDC2022.12.01 Logo du voyage apostolique du Pape François en RDC

En RDC, les évêques appellent à une mobilisation pour l’accueil du Pape

Dans un communiqué rendu public jeudi 15 décembre, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) lance un appel à une grande mobilisation pour accueillir le Saint-Père qui visitera ce pays du 31 janvier au 03 février 2023.

Vatican News

Le jeudi 01 décembre, la salle de presse du Vatican avait rendu public le programme du voyage du Pape François qui doit se rendre en RD Congo et au Soudan du Sud du 31 janvier au 05 février 2023.

Les évêques se disent très contents de recevoir ce nouveau programme de la visite du Pape et lancent un appel aux «fidèles catholiques, aux hommes et femmes de bonne volonté à se mobiliser pour réserver au Pasteur de l’Eglise universelle, un accueil digne de son rang». Car, disent-ils, «la rencontre avec le Pape est un moment de grâce qui demande une bonne préparation spirituelle». Par conséquent, les prélats demandent à toutes «les paroisses et les communautés religieuses de reprendre la prière préparée à cette intention à la fin de chaque célébration eucharistique jusqu’à la fin de cette visite». La CENCO recommande également «l’adoration au Saint-Sacrement chaque premier jeudi du mois et la récitation de la prière du rosaire chaque samedi».

En outre, les pasteurs de l’Eglise du Congo manifestent leur reconnaissance aux «autorités du pays qui sont engagés dans les préparatifs», ainsi qu’à «tous les fidèles et les personnes de bonne volonté qui ont contribué financièrement à l’organisation matérielle» de cet évènement.

La CENCO invite par ailleurs, chaque congolais à «poser des actes de miséricorde, de réconciliation et d’édification de la paix et de la fraternité».

Source : VATICANNEWS, le 16 décembre 2023

RDC : Le choeur de la Résurrection accueille le Pape

2023.01.24 père Robert Kasereka en visite dans une école en RDC2023.01.24 père Robert Kasereka en visite dans une école en RDC

RDC : Le choeur de la Résurrection accueille le Pape

La population congolaise se prépare à rendre la visite du Saint-Père un temps de joie et de consolation malgré les défis et difficultés que traverse le pays. Le chef de chœur des Petits Chanteurs de la Résurrection s’est inspiré de la devise du Pape pour lui dire merci pour ce geste de proximité.

Marie José Muando – Cité du Vatican

Daniel Rugamika est responsable du Chœur des Petits Chanteurs de la Résurrection et responsable de la Commission diocésaine de Musique Sacrée au sein de l’archidiocèse de Bukavu. Il vient de sortir une chanson en s’inspirant de la devise du Pape François, Miserando atque eligendo. La devise du Pape est tirée d’une homélie de saint Bède le Vénérable en hommage à la miséricorde divine et signifie : «Choisi parce que pardonné». Cette devise qui se réfère à la conversion de saint Matthieu esst un cadeau offert au Pape par les membres de ce chœur. Daniel Rugamika explique que la composition de ce chant a été  faite avec les encouragements de Mgr Maroy archevêque de Bukavu .

La devise comme message d’unité dans la prière avec le Pape  

Pour le chef de chœur des Petits Chanteurs de la Résurrection, cette chanson est un cadeau que les enfants, à travers leur voix, veulent offrir au Saint-Père. Le contexte de ce chant, poursuit Daniel Rugamika, est de rester en union de prière avec le Pape et l’accompagner dans sa charge pastorale. Comme jeunes Congolais, le chœur de la Résurrection de Bukavu attend la visite du Pape dans un climat d’espoir. Ils espèrent que ce voyage pontifical pourra leur redonner l’envie de vivre et de croire que tout est possible.

Un chant de gratitude envers l’attention reçue de la Secrétairerie d’Etat

Daniel Rugamika ne cesse de dire un grand merci au Pape François d’avoir répondu à l’envoi du texte de ce chant. Le texte du chant d’adaptation de la devise du Pape a été, en premier lieu, envoyé au Pape. Avec surprise, les compositeurs ont reçu un message de remerciement de la part de la Secrétairerie d’Etat. Ce texte revêt une signification particulière dans la vie spirituelle du Pape. En la fête de saint Matthieu de l’année 1953, le jeune Jorge Bergoglio fit l’expérience à l’âge de 17 ans, de manière toute particulière, de la présence pleine d’amour de Dieu dans sa vie. En souvenir de cet événement, il décida de choisir, comme devise et programme de vie, l’expression de saint Bède « miserando atque eligendo », qu’il a voulu reproduire aussi dans son blason pontifical

Source : VATICANNEWS, le 26 janvier 2023

RDC: les paroisses de Kinshasa se mobilisent pour la venue du pape

Un peu partout dans les rues de Kinshasa, les panneaux, banderolles et affichages divers saluent la venue prochaine du pape François | © Max Savi Carmel
Un peu partout dans les rues de Kinshasa, les panneaux, banderolles et affichages divers saluent la venue prochaine du pape François | © Max Savi Carmel

RDC: les paroisses de Kinshasa se mobilisent pour la venue du pape

A la veille de  l’arrivée du pape François en République démocratique du Congo (RDC), le 31 janvier, les paroisses de Kinshasa, la capitale, se mobilisent aussi bien dans la prière que pour l’accueil du Saint-Père. A Ste Thérèse-de-Ndjili, Ste-Anne et Sacré-Cœur de Gombé ou encore Elimo Santu de Lemba, prêtres et fidèles s’impatientent tout en s’activant aux derniers préparatifs.

Ndjili. A 12 km de Kinshasa, cette commune périphérique héberge l’aéroport où atterrira le pape le 31 janvier à 15 heures (heure Suisse). A la paroisse la plus proche de cet aéroport, Hubert Katawa Kayembe sensibilise les siens. Sa paroisse, Ste Thérèse, aura une délégation à la grande messe que dira le pontife le 1er février.

Un signe de réconfort pour le Congo

Alors pendant chacune de ses messes, le curé invite ses fidèles, «à participer massivement aux manifestations de la visite du Saint-Père». Au Sacré-Cœur, au centre de Kinshasa, le groupe «Miséricorde Divine» multiplie des séances spéciales de prière, «pour la réussite du voyage de notre pape», précise Claire Mbombo. Membre du groupe, elle voit dans «l’arrivée de François un signe de réconfort» pour le Congo éprouvé par «le pillage de ses ressources, la guerre à l’est, le viol de femmes et l’extrême pauvreté». Tout comme cette fonctionnaire du ministère des Mines, les catholiques «prient et veillent» à la demande du cardinal Ambongo.

Source et suite : CATH.CH, le 26 janvier 2024

Le Pape prie pour les évangéliques victimes d’un attentat au Nord-Kivu

Ce qu'il reste du temple frappé par un attentat dimanche 16 janvier à Kasindi.Ce qu’il reste du temple frappé par un attentat dimanche 16 janvier à Kasindi.

Le Pape prie pour les évangéliques victimes d’un attentat au Nord-Kivu

Au moins 14 personnes ont été tuées et 63 blessées dans l’attentat à la bombe perpétré dimanche dans une église pentecôtiste de Kasindi, dans l’est de la République démocratique du Congo, à la frontière avec l’Ouganda. À quelques jours de son voyage apostolique en RDC, le Pape François prie pour les personnes touchées par ce drame.

Vatican News

Le nonce apostolique en poste à Kinshasa décrit l’ampleur et l’horreur de l’attaque perpétrée dimanche contre l’église pentecôtiste de Kasindi: «Les images qui me sont parvenues témoignent d’un véritable enfer, des corps d’adultes et d’enfants mutilés, un édifice endommagé». Dimanche, une bombe artisanale a explosé dans le temple dit « du Christ au Congo« . Au moins 14 personnes ont perdu la vie selon les autorités congolaises, une vingtaine selon l’Etat islamique qui a revendiqué l’attentat.

Le don de la paix

Le Pape, attendu le 31 janvier à Kinshasa, a été informé des faits. «Avec tristesse», il a appris la mort «d’innocents». Dans un télégramme signé par le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, François «exprime sa compassion et sa proximité à toutes les familles durement frappées par ce drame». En RDC, le Souverain Pontife viendra consoler les Congolais blessés par les violences, à l’Est notamment. Une parole de réconfort que l’on trouve dès aujourd’hui dans le message envoyé à la présidente de l’Église du Christ au Congo, la révérende Andrée Bokundoa-Bo-Likabe. «Dans la prière, le Saint-Père confie les défunts et les blessés à la miséricorde de Dieu. il implore le Christ, Seigneur de la vie, afin que les personnes affligées trouvent consolation et confiance en Dieu, invoquant sur elles le don de la paix», peut-on lire dans le communiqué.

L’action des ADF

Selon le gouvernement, l’attaque aurait été menée par les Forces démocratiques alliées, un groupe de rebelles musulmans d’origine ougandaise accusées d’avoir massacré des milliers de Congolais ces dernières années et que l’État islamique décrit comme étant l’une de ses branches en Afrique centrale. Un suspect kenyan a été arrêté dimanche soir par les forces de l’ordre, ainsi que plusieurs victimes jugées suspectes. L’enquête est toujours à un stade préliminaire, prévient le porte-parole de l’armée de RDC, Antony Mualushayi. Il précise que la sécurité a été renforcée à Kasindi, car deux bombes pourraient encore être dissimulées dans la ville.

Evolution critique de la situation à l’Est

Cet attentat est un signal inquiétant, affirme le nonce en RDC à Vatican News. «L’attaque montre qu’ils (ADF) ont acquis une grande influence à Butenbo, une grande ville près de Kasindi. Et le fait qu’elle ait été revendiquée par l’EI montre également que les liens entre les ADF et l’EI se renforcent. Les méthodologies des attaques deviennent malheureusement de plus en plus homogènes, ce qui ne peut qu’être inquiétant pour la sécurité régionale et surtout pour celle des populations qui sont les victimes constantes des carnages dont elles sont victimes», précise Mgr Ballestrero à Antonella Palermo. Selon lui, les choses évoluent mal.

«Nous sommes dans une province, le Nord-Kivu, qui est en état de siège depuis plus d’un an». Le diplomate du Saint-Siège évoque également les victimes du M23, un autre groupe armé actif, soutenu par le Rwanda – des dires même des Nations unies. L’Église catholique est aux côtés des 500 000 personnes qui ont fui les combats opposant les rebelles à l’armée, s’entassant le long d’une route au sud de Goma, en proie aux maladies et à la famine. «Les prêtres et les religieuses restent sur place, ils sont devenus des catalyseurs d’aide, récoltant et distribuant des vêtements, des médicaments de quoi manger». Tous attendent un parole un geste de consolation du Pape. Le diocèse est de fait coupé en deux. Six des 32 paroisses sont dans des territoires occupés.

Lors de son voyage apostolique, le Pape rencontrera des victimes des conflits en cours à l’Est du pays. Il ne sera rendra pas toutefois à Goma, comme cela était prévu en juillet dernier, pour des raisons de sécurité.

Source : VATICANNEWS, le 17 janvier 2023

Le pape François se rendra au Congo (RDC) et au Soudan du Sud en février

Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo © Vatican Media
Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, Président De La République Démocratique Du Congo © Vatican Media

Le pape François se rendra au Congo (RDC) et au Soudan du Sud en février

Le programme en détail : Kinshasa et Djouba

Le pape François se rendra en République démocratique du Congo du 31 janvier au 3 février prochains, et au Soudan du Sud du 3 au 5 février, a indiqué le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, dans une déclaration ce jeudi 1er décembre 2022.

« Accueillant l’invitation des chefs d’État et des évêques respectifs, Sa Sainteté le pape François accomplira le voyage apostolique annoncé en République démocratique du Congo du 31 janvier au 3 février 2023, en visitant la ville de Kinshasa », a annoncé Matteo Bruni.  Le pontife effectuera également « avec l’archevêque de Canterbury et le modérateur de l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse, le pèlerinage œcuménique de paix au Soudan du Sud, du 3 au 5 février, en se rendant à Djouba ».

Rappelons que le voyage apostolique du pape François en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, prévu du 2 au 7 juillet dernier, avait été reporté à une date ultérieure en raison des problèmes de santé du pape François. En effet, ses médecins lui avaient recommandé de ne pas voyager « afin de ne pas annuler les résultats des thérapies du genou encore en cours », avait expliqué le directeur de la salle de presse. Il avait alors ajouté que « repousser n’est pas annuler ».

La salle de presse du Saint-Siège a publié ce jour le programme intensif de ces six jours sur le continent africain :

Mardi 31 janvier 2023, Rome – Kinshasa

L’avion papal décollera de l’aéroport international de Rome/Fiumicino mardi 31 janvier à 7h55 pour Kinshasa, qui est située dans le même fuseau horaire que Rome. Après 7 heures de vol, l’avion doit atterrir à 15h à l’aéroport international Ndjili de Kinshasa, où aura lieu l’accueil officiel.

La cérémonie de bienvenue au « Palais de la Nation » à 16h30, sera suivie d’une visite de courtoisie au président de la République, Félix Tshisekedi, dans la Salle présidentielle du « Palais de la Nation », puis le pape François rencontrera les autorités, les représentants de la société civile et le corps diplomatique dans le jardin du « Palais de la Nation », où il prononcera son premier discours.

Mercredi 1er février, Kinshasa

Le pape célèbrera la messe à 9h30 à l’aéroport « Ndolo ». Il prononcera l’homélie.

L’après-midi, à la nonciature apostolique, il rencontrera à 16h30 les victimes dans l’Est du payspuis, à 18h30, les représentants de certaines œuvres caritatives. Il prononcera un discours à chacune de ces rencontres.

Jeudi 2 février – Kinshasa

Une première rencontre est prévue dans la matinée, ainsi qu’un discours, en présence des jeunes et des catéchistes, au Stade des Martyrs. Dans l’après-midi, un autre discours sera prononcé dans la cathédrale « Notre-Dame du Congo » au cours d’une rencontre de prière avec les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes.

A 18h30 aura lieu la désormais traditionnelle « rencontre privée avec les membres de la Compagnie de Jésus », à la nonciature apostolique.

Vendredi 3 février, Kinshasa – Djouba

Pour ce voyage au Sud Soudan, appelé aussi « pèlerinage œcuménique de paix », le pape François sera accompagné de l’archevêque de Canterbury et du modérateur de l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse

Après avoir rencontré les évêqueset leur avoir adressé un discours, à la Cenco, en début de matinée, le pape se rendra à l’aéroport international « Ndjili » de Kinshasa d’où son avion pour Djouba décollera à 10h40.

L’arrivée à l’aéroport de Djouba et la cérémonie de bienvenue sont prévues à 15h, suivies de la visite de courtoisie au président de la République, Salva Kiir Mayardit, au Palais présidentiel. François rencontrera ensuite les vice-présidents de la République, puis les autorités, les représentants de la société civile et le corps diplomatique auxquels il adressera un discours dans le jardin du Palais présidentiel.

Samedi 4 février, Djouba

Dans la matinée se succèderont une rencontre avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes, donnant lieu à un nouveau discours du pape jésuite, dans la cathédrale Sainte-Thérèse, puis la « rencontre privée avec les membres de la Compagnie de Jésus » à la nonciature apostolique.

Dans l’après-midi, après une rencontre avec les personnes déplacées internes, dans le « Freedom Hall », le pontife participera à une prière œcuménique au Mausolée « John Garang, et prononcera à nouveau un discours.

Le pèlerinage œcuménique de paix au Soudan du Sud prendra fin dimanche 5 février. Le pape célèbrera la messe à 8h45 au Mausolée « John Garang ». Il prononcera l’homélie et présidera la prière dominicale de l’Angelus à l’issue de la messe.

L’avion papal décollera de l’Aéroport international de Djouba pour Rome à 11h30 et son arrivée est prévue à l’Aéroport international de Rome/Fiumicino à 17h30.

En 6 jours, le pontife qui fêtera ses 86 ans le 17 décembre prochain et qui souffre constamment de son genou, parcourra 12 630 kilomètres en avion, soit plus de 17 heures de vol, et prononcera 10 discours et 2 homélies.

Source : ZENIT.ORG, le 1er décembre 2022

Kinshasa et Rome prieront ensemble dimanche 3 juillet

Chapelle de la communauté congolaise de Rome. Chapelle de la communauté congolaise de Rome.

Kinshasa et Rome prieront ensemble dimanche 3 juillet

Tandis que la communauté congolaise de Rome prépare dans l’enthousiasme la messe que le Pape François célèbre à son intention dimanche 3 juillet en la basilique Saint-Pierre, les fidèles de Kinshasa, participeront simultanément à une messe présidée, au nom du Pape, par le cardinal Secrétaire d’état Pietro Parolin sur place. 

Marie-José Muando Buabualo – Cité du Vatican

Après le report à une date encore à définir, du voyage du Pape en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, le Saint-Père a voulu consoler la communauté congolaise de Rome, en célébrant dimanche 3 juillet une messe à leur intention en la basilique Saint-Pierre.

Pour l’abbé Sylvestre Adesenge, aumônier de la communauté congolaise catholique de Rome, la préparation de la messe de dimanche est vécue comme un moment de proximité pour ceux qui auraient souhaité accompagner le voyage du Pape dans leur pays d’origine. D’où la grande mobilisation pour vivre ce moment de prière autour du Pape François et en communion avec la communauté chrétienne de Kinshasa.

Au même moment dans la capitale congolaise, envoyé spécialement par François pour le représenter, le cardinal Pietro Parolin célèbrera la messe avec les fidèles de Kinshasa. L’aumônier des congolais catholiques de Rome voit dans la présence du cardinal Parolin à Kinshasa, un signe de la compassion du Saint-Père. Le renvoi du voyage du Pape qui était jusque-là, vécu comme un moment de déception, s’est transformé en «un moment de consolation du Saint-Père envers le peuple congolais, qui reste dans l’attente de sa visite», commente ainsi l’aumônier,  et un temps de communion entre les communautés congolaises de Rome et Kinshasa.

«Avec Kinshasa, la République démocratique du Congo toute entière sera en prière le 3 juillet pour célébrer la présence du Pape sur son territoire, à travers son légat, le cardinal Parolin», souligne l’abbé Adesenge, ajoutant que le choix de l’esplanade du palais du peuple, le Parlement congolais, pour la célébration, a pour but de réunir tous les congolais soucieux de prier ensemble à cette occasion. «Le Pape a voulu qu’à cette heure-là [9h30 ndlr], à Kinshasa, au Congo, et au Vatican», l’on puisse célébrer en communion avec lui, son attachement et sa compassion pour le peuple congolais qui souffre des effets de la guerre.

Source: VATICANNEWS, le 2 juillet 2022

François aux Congolais et aux Sud-Soudanais: «Ne vous laissez pas voler votre espérance»

François aux Congolais et aux Sud-Soudanais: «Ne vous laissez pas voler votre espérance»

Dans un message vidéo diffusé le samedi 2 juillet, le Saint-Père s’est adressé aux populations de la République démocratique du Congo et du Sud-Soudan. Tout en réitérant son regret pour le report de son pèlerinage de paix et de réconciliation sur leurs terres, le Pape les invite à l’espérance et à l’ouverture de nouveaux chemins. 

Le Pape François s’est de nouveau adressé aux populations de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud. À la veille de la célébration d’une messe avec la communauté congolaise de Rome, et alors que le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, a entamé un voyage dans les deux pays, le Saint-Père a réitéré son regret pour le report de son 37e voyage apostolique international dans un message vidéo publié samedi 2 juillet.

«Chers frères et sœurs de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud, bonjour! Comme vous le savez, j’aurais dû partir aujourd’hui pour un pèlerinage de paix et de réconciliation vers vos terres. Le Seigneur sait combien mon regret est grand d’avoir été contraint de reporter cette visite tant désirée et attendue».

«Je vous porte plus que jamais dans mon cœur»

«Mais ne perdons pas confiance et espérons nous retrouver au plus vite, dès que possible», a invité le Pape, rassurant les peuples congolais et sud-soudanais de sa proximité spirituelle et de son affection. «Je voudrais vous dire que je vous porte plus que jamais dans mon cœur, surtout en ces semaines. Je porte en moi, dans la prière, les souffrances que vous éprouvez depuis trop longtemps», a déclaré l’évêque de Rome.

Les souffrances que vivent ces deux peuples ne lui sont pas inconnues, a-t-il tenu de faire savoir dans son message. Les pensées du Pape vont à «la République démocratique du Congo, à l’exploitation, à la violence et à l’insécurité qu’elle endure, particulièrement dans l’Est du pays, où les affrontements armés se poursuivent, causant des souffrances innombrables et dramatiques, exacerbées par l’indifférence et la complaisance de beaucoup». François pense également «au Soudan du Sud, au cri de paix de son peuple qui, épuisé par la violence et la pauvreté, attend des faits concrets du processus de réconciliation nationale».

Le Saint-Père a réitéré son désir de s’impliquer personnellement dans le chemin de ces deux pays vers la paix véritable et la réconciliation. Au Soudan du Sud, cette implication du Pape ne sera pas solitaire, «mais dans un pèlerinage œcuménique avec ses deux chers frères: l’archevêque de Canterbury et le modérateur de l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse», a-t-il souligné.

«Ne vous laissez pas voler votre espérance»

Cependant, malgré les souffrances, le successeur de Pierre invite les deux peuples à garder l’espérance: «Ne vous laissez pas voler l’espérance! Pensez, vous qui m’êtes si chers, combien plus vous êtes plus précieux et aimés aux yeux de Dieu, qui ne déçoit jamais ceux qui mettent en lui leur espérance!»

Pour François, les deux peuples, en particulier les responsables politiques, ont une grande mission: «celle de tourner la page pour ouvrir de nouvelles voies de réconciliation et de pardon, de coexistence sereine, de développement». Ils doivent assumer cette mission «en regardant ensemble vers l’avenir, vers les nombreux jeunes qui peuplent leur terres luxuriantes et blessées, les comblant de lumière et d’avenir». Pensant spécialement à ces jeunes qui «rêvent et méritent de voir ces rêves se réaliser, de voir des jours de paix», le Saint-Père a invité à «déposer les armes, vaincre les rancunes, écrire de nouvelles pages de fraternité».

«La consolation de Dieu viendra»

Le Souverain pontife a conclu son message avec des paroles de consolation: «Les larmes que vous versez sur la terre et les prières que vous élevez vers le Ciel ne sont pas inutiles. La consolation de Dieu viendra, parce qu’il a des pensées de paix et non de malheur». Aussi le Pape prie-t-il en faveur des Congolais et des Sud-Soudanais afin que, dans l’attente de les rencontrer, la paix du Seigneur descende sur eux. «Pendant que l’attente grandit de jour en jour de voir vos visages, de me sentir chez moi dans vos communautés chrétiennes vivantes, de vous embrasser tous de ma présence et de bénir vos terres, ma prière s’intensifie, tout comme l’affection que j’ai pour vous et pour vos peuples», leur a dit François, tout en les bénissant et en leur demandant de continuer de prier pour lui.

Source: VATICANNEWS, le 2 juillet 2022

François en RDC et au Soudan du Sud: le programme du voyage

Logo officiel du voyage du Pape François en RDC. Logo officiel du voyage du Pape François en RDC.

François en RDC et au Soudan du Sud: le programme du voyage

Pour son 37e voyage apostolique, le Pape François se rendra en République démocratique du Congo du 2 au 5 juillet puis au Soudan du Sud du 5 au 7 juillet. Deux pays où le Souverain pontife a manifesté de nombreuses fois le désir de se rendre, deux pays martyrs sur le continent africain.

Samedi 2 juillet, le Pape François partira à 9h30 de l’Aéroport international de Rome-Fiumicino pour Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. L’arrivée est prévue à 16h, avec un accueil officiel puis une cérémonie de bienvenue au Palais de la Nation, la résidence officielle du président. À 17h45, le Pape François rencontrera le président congolais, Félix Tshisekedi, avant la rencontre avec les autorités et le corps diplomatique dans le jardin du Palais de la Nation. La journée s’achèvera avec une rencontre privée à 19h15 avec les membres de la compagnie de Jésus, à la nonciature apostolique de Kinshasa.

Dimanche 3 juillet, le Pape présidera la messe à l’aéroport de Ndolo à Kinshasa. En fin de journée à 18h, il rencontrera les évêques, prêtres, religieuses, religieux et séminaristes à la cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la capitale.

Lundi 4 juillet, départ à 6h45 de l’aéroport international de Kinshasa pour se rendre à Goma, à l’est du pays vers la frontière rwandaise où l’arrivée est prévue à 10h15. Le Pape célébrera la messe dans le camp de Kibumba. En fin d’après-midi, à 17h, il se rendra auprès des victimes de la violence à Béni dans l’est du pays, au centre d’accueil du diocèse de Goma. Le départ de Goma est prévu à 18h30 pour une arrivée à 20h à Kinshasa.

Mardi 5 juillet, la journée commencera à 8h40 avec une rencontre avec les jeunes et les catéchistes au stade des Martyrs, toujours dans la capitale congolaise, avant une cérémonie de départ à 10h10 à l’aéroport international de Kinshasa, d’où le Pape s’envolera pour Djouba, la capitale sud-soudanaise. Il effectuera le voyage vers le Soudan du Sud avec l’archevêque de Canterbury et le modérateur de l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse. Ce voyage est intitulé «pèlerinage œcuménique de paix aux terres et au peuple sud-soudanais». Comme le veut le protocole, cérémonie de bienvenue à 15h à l’aéroport de Djouba, puis visite de courtoisie au président de la République, Salva Kirr, au palais présidentiel, avant une rencontre avec les vice-présidents du pays, dont le premier est Riek Machar. La journée se terminera à 17h avec une rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique, toujours au palais présidentiel.

Mercredi 6 juillet, le Pape François se rendra dès 8h45 dans un camp de déplacés internes, le camp IDP à Djouba. Une rencontre privée avec les membres de la compagnie de Jésus est prévue à 11h30 à la nonciature apostolique de la capitale. Enfin à 17h, François ira rencontrer les évêques, les prêtres, religieuses, religieux et séminaristes à la cathédrale Sainte-Thérèse de Djouba. A 18h30, une prière œcuménique se déroulera au mausolée John Garang, toujours à Djouba. John Garang était l’ancien responsable du mouvement rebelle du Soudan du Sud, investi vice-président en juillet 2005, il est mort 21 jours plus tard dans un accident d’hélicoptère.

Enfin, le jeudi 7 juillet, pour sa dernière journée au Soudan du Sud, le Souverain pontife présidera une messe au mausolée John Garang à 8h. La cérémonie de départ aura lieu à 10h45 à l’aéroport international de Djouba, décollage prévu à 11h15 pour une arrivée à 18h05 à Rome-Fiumicino.

Deux pays martyrs

La République démocratique du Congo est le 2e État le plus vaste du continent africain. Certaines de ses provinces – du centre et de l’Est – sont en proie depuis des années à une instabilité propice à la prolifération de groupes armés, qui commettent de nombreuses exactions contre les populations. On estime à des milliers le nombre de morts et à des centaines de milliers celui des déplacés.

Le Soudan du Sud, plus jeune État du monde, a quant à lui basculé dans une terrible guerre civile en 2013, deux ans après son indépendance. Ce conflit, qui a prospéré sur des fractures ethniques et religieuses internes, a fait au moins 380 000 morts et des millions de déplacés. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis février 2020, mais la situation sécuritaire y reste très précaire.

En RDC – ancien Zaïre -, François s’inscrira dans les pas de saint Jean-Paul II, qui s’y était rendu à deux reprises, d’abord en 1980 puis en 1985. Le Soudan du Sud, en revanche, accueillera pour la première fois sur son sol un Successeur de Pierre.

Source: VATICANNEWS, le 28 mai 2022

François demande «le don de la paix et de la fraternité» pour l’Ituri

Des personnes déplacées dans un camp à proximité d'une base de la Monusco, à 60 km de Bunia, la capitale de l'Ituri - 21 décembre 2021Des personnes déplacées dans un camp à proximité d’une base de la Monusco, à 60 km de Bunia, la capitale de l’Ituri – 21 décembre 2021 (AFP or licensors)

François demande «le don de la paix et de la fraternité» pour l’Ituri

Le Pape a réagi au nouveau massacre qui a eu lieu mardi 1er février dans un camp de déplacés dans le nord-est de la République du Congo. Dans un télégramme partagé ce samedi et signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, le Saint-Père condamne un acte «odieux et barbare» et adresse à Dieu une prière instante. 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican 

Un «acte odieux et barbare qui est source de grandes souffrances et de désolation pour le pays» et que le Souverain Pontife condamne «fermement». Tels sont les mots de François à propos du nouveau massacre qui a eu lieu il y a quelques jours en Ituri, région déjà meurtrie de la République Démocratique du Congo. Au moins 40 personnes, dont une majorité de femmes et d’enfants, ont été tuées à l’arme blanche dans la soirée du 1er février, dans un site accueillant des personnes déplacées.

Proximité spirituelle

Dans son télégramme adressé au président congolais Félix Tshisekedi, le Pape dit avoir appris «avec consternation» la dramatique nouvelle. Il demande à Dieu «d’accueillir dans sa paix et dans sa lumière ceux qui sont morts et de donner le réconfort à ceux qui pleurent leur perte», «du courage et de la force aux familles éprouvées, ainsi qu’à toutes les personnes qui contribuent à secourir les victimes». Le Souverain Pontife implore également «les dons divins de guérison et de consolation sur les blessés et les personnes portant le deuil à qui il exprime sa proximité spirituelle et sa profonde sympathie». Il prie enfin le Seigneur d’accorder «le don de la paix et de la fraternité» en Ituri, avant d’invoquer sur le chef d’État, «ainsi que sur tout le peuple congolais les bienfaits des bénédictions divines».

Des attaques sans fin

Ce massacre, dont le bilan s’élève à 62 morts dont 17 enfants selon un responsable local cité par l’AFP, est attribué à une milice communautaire, la milice Codeco (Coopérative pour le développement du Congo). Une cérémonie d’inhumation collective s’est déroulée ce vendredi.

Plusieurs autres sites de déplacés, occupés par des villageois chassés de chez eux par de précédentes violences, ont été attaqués ces derniers mois dans cette province de l’Ituri, frontalière de l’Ouganda.

L’Ituri et la province voisine du Nord-Kivu sont placées depuis mai dernier en état de siège, une mesure exceptionnelle qui donne pleins pouvoirs à l’armée et à la police, mais qui n’a pas permis jusqu’à présent de mettre fin aux exactions des groupes armés. 

(Avec AFP)

Source: VATICANNEWS, le 5 février 2022