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Nous livrons un combat dont le résultat est assuré

Nous livrons un combat dont le résultat est assuré
En 1988, alors que le Mur de Berlin était encore en place et que le communisme athée semblait tenir toujours les rênes du pouvoir dans l’Empire soviétique, voici ce qu’affirmait Mgr Hlinica, en évoquant la résistance née en Pologne :
« Pouvons-nous réellement gagner ? C’est certain ! Nous sommes sûrs à 100% que nous gagnerons, car la Mère de Dieu le dit au nom de Dieu : Dieu le veut ! Nous livrons un combat dont le résultat est assuré. Dieu ne peut pas perdre, donc la Mère de Dieu ne peut pas perdre.
Nous sommes déjà vainqueurs. Quand les soldats savent que leurs généraux sont certains de la victoire, ils vont au combat avec joie et enthousiasme. Nous avons cette garantie : nous sommes les vainqueurs. Nous ne perdrons que quand nous nous séparerons de Dieu, du Christ »…
Mgr Hlinica
In Fatima, la Russie et Jean Paul II, Timothy Tindal-Robertson, Téqui, Paris, 1993, page 131
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
25.10.2024 – SAINTS DU JOUR

Sts Crépin et Crépinien
MARTYRS († V. 285)
Saints Crépin et Crépinien
Cordonniers et martyrs
(† v. 285)
Crépin et Crépinien étaient des cordonniers romains. Ils faisaient des chaussures pour les pauvres, et vinrent à Soissons annoncer l’Évangile. Ils ont été martyrisés sous l’empereur Maximien.
Crépin et Crépinien furent saisis comme chrétiens et conduits à l’empereur Maximien, qui était de passage dans le nord des Gaules :
« D’où êtes-vous, leur demanda Maximien, et quelle religion professez-vous ?
“Nous sommes, répondirent-ils, de nobles romains qui avons émigré dans les Gaules pour y prêcher la foi chrétienne.
Si vous persistez dans cette folie, leur dit l’empereur, je vous ferai périr d’une mort cruelle : si vous sacrifiez aux dieux, je vous comblerai de richesses et d’honneurs.
Tu crois nous effrayer par tes menaces, répondent les saints martyrs ; mais, pour nous, le Christ est la vie, et la mort est une grâce. Quant aux richesses et aux honneurs, nous les avons quittés volontairement ; garde-les pour tes amis. Si toi-même tu ne renonces pas à tes dieux, tu brûleras au fond de l’enfer.” »
Transporté de rage, Maximien abandonna les deux chrétiens à l’un des plus cruels exécuteurs des persécutions contre les chrétiens, nommé Rictiovarus, pour les torturer avec une violence extraordinaire. Rictiovarus leur fit enfoncer sous les ongles des roseaux pointus ; mais ces roseaux se retournèrent contre les bourreaux et en blessèrent plusieurs ; il les fit jeter ensuite, en plein hiver, avec des meules de moulin au cou, dans une rivière glacée, mais ils surnagèrent et ne sentirent pas le froid.
Ce fut ensuite le tour du supplice de la chaudière remplie de plomb fondu ; ce supplice fut inoffensif pour eux, comme les autres, mais une goutte jaillit sur l’œil du tortionnaire, qui en devint borgne. Sa fureur lui donna le courage de poursuivre, et les deux généreux martyrs furent jetés dans une autre chaudière bouillante, remplie d’un mélange de poix, de graisse et d’huile ; ils y entrèrent en chantant de pieux cantiques, et des anges vinrent les en faire sortir.
Rictiovarus, fou de rage et sans doute saisi du démon, se jeta au milieu du brasier et s’y tordit dans le désespoir. Telle fut la fin de ce grand persécuteur, qui fit périr tant de chrétiens dans les Gaules.
Quant à Crépin et Crépinien, ils eurent la tête tranchée le lendemain. Le culte des saints Crépin et Crépinien est un de ceux qui sont restés les plus populaires ; des confréries furent établies sous leur vocable, de nombreuses églises bâties en leur honneur ; d’éclatants miracles furent obtenus par leur intercession.
Saints Crépin et Crépinien priez pour nous !

25.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,54-59.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive.
Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?

Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?

Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Les Confessions X, 6 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche J26; trad. Orval; © 1973 Abbaye d’Orval)
Interroge les mystères invisibles de Dieu !
Ciel et terre et tout ce qui est en eux, les voici de partout qui me disent de t’aimer, et ils ne cessent de le dire à tous les hommes, « pour qu’ils soient sans excuse » (Rm 1,20). Mais plus profondément, toi « tu auras pitié de qui tu voudras avoir pitié, et tu accorderas miséricorde à qui tu voudras faire miséricorde » (cf. Rm 9,15), sans quoi c’est à des sourds que le ciel et la terre disent tes louanges. (…) J’ai dit à tous les êtres qui entourent les portes de ma chair : « Dites-moi sur mon Dieu, puisque vous vous ne l’êtes pas, dites-moi sur lui quelque chose. » Ils se sont écriés d’une voix puissante : « C’est lui-même qui nous a faits » (Ps 99,3). Mon interrogation c’était mon attention ; et leur réponse, leur beauté. Est-ce qu’à tous ceux qui ont l’intégrité de leurs sens n’apparaît pas cette beauté ? Pourquoi donc ne tient-elle pas à tous le même langage ? Les animaux petits et grands la voient, mais ils ne peuvent interroger ; car il n’y a pas en eux ce juge préposé aux messages des sens qu’est la raison. Les hommes, eux, peuvent interroger afin que « les mystères invisibles » de Dieu « deviennent, par les êtres créés, intelligibles à leurs regards (cf. Rm 1,20).

LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-6.
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :
ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6.
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

24.10.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
24.10.2024 – CHAPELET À LOURDES
27.10.2024 – LECTURE ET COMMENTAIRE DE L’ÉVANGILE DU 30ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 10, 46b-52
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 30e dimanche du temps ordinaire, année B : Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10, 46b-52.
27.10.2024 – HOMÉLIE DU 30ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 10,46b-52

« Seigneur, fais que je voie ! »
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
« ὀφθείς » (ophtheis), tout est là, dans ce mot de l’évangile. « ὀφθείς » qui est, en grec, le participe aoriste du verbe ὁράω (horao), voir. « ὀφθείς » signifie « Il s’est donné à voir ». C’est le mot que l’on trouve pour parler, dans l’Évangile (Lc 24,34), des apparitions du Ressuscité : « Il s’est fait voir ». Toute notre foi tient dans ce verbe : « voir ». Les disciples l’ont vu revenir d’entre les morts.
Les lectures d’aujourd’hui nous parlent du salut. Se sentir sauvé, c’est observer en soi la résurrection, celle dont le Christ nous montre la plénitude.
Du Seigneur qui rassemble son peuple dispersé par l’ennemi assyrien, dans le Livre des consolations de Jérémie, au psaume qui chante la libération de la captivité à Babylone, de la Lettre aux Hébreux qui présente Jésus comme le grand prêtre qui offre le pardon pour le péché du peuple à l’Évangile qui présente le salut comme la guérison d’un aveugle qui mendie : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! », Dieu sauve en rassemblant, libérant, pardonnant et ramenant à la lumière. Le salut c’est du concret ; le salut ça se voit.
La guérison de Bartimée est l’archétype de la nôtre : blessés, nous sommes cet aveugle. Nous sommes de ceux si souvent incapables de voir la plénitude du bonheur, de connaître la vraie joie, qui supplions vers Dieu : « Seigneur, fais que je voie. » Toute notre soif d’amour – d’aimer et d’être aimé – est là, contenue dans ces mots : « Seigneur, fais que je voie », que je voie ta lumière, que je voie ta Résurrection, que je voie ton bonheur, que je voie ton amour surgir en moi !
« ὀφθείς », le salut s’est donné à voir.
Le tort serait de penser que le salut de Dieu s’est donné à voir, il y a quelque deux mille ans et que, peut-être, il se pourrait bien que nous en voyions, nous aussi, les effets à notre propre mort. C’est faux, il ne faut pas attendre de mourir pour voir le salut. Il est là sous nos yeux, tout le temps. « Seigneur, fais que je voie. »
Sauvé et revenu à la vie, le mendiant qui reprend espoir en l’humanité parce qu’une fois, quelqu’un lui donne assez pour un bon repas ou un toit pour la nuit.
Sauvé et revenu à la vie, le gamin qui a fait une bêtise, que ses parents pourtant consolent et encore encouragent au lieu de gronder et punir.
Sauvé et revenu à la vie, le couple qui se réconcilie et se demande pardon.
Sauvée et revenue à la vie, la grand-mère mourante que ses petits enfants sont venus une dernière fois embrasser, lui dire encore combien ils l’aiment.
Sauvés et revenus à la vie, tous ceux qui sont tombés dans une dépendance et qui s’en sont un jour relevés.
Sauvés et revenus à la vie, ceux qui désespéraient de l’amour et auxquels une rencontre a rendu joie.
Qu’est-ce qui nous a rendus aveugles ? Qu’est-ce qui nous empêche de voir ces résurrections quotidiennes et d’y voir le salut promis par Dieu ? Pourquoi sommes-nous devenus insensibles à tous ces retours à la vie, à la joie, au bonheur, qui témoignent pourtant de la puissance de l’Amour divin ?
Souvenez-vous, quand vous étiez enfant, votre spontanéité, votre élan naturel, votre désir intact d’aimer, d’aider et d’aller vers autrui … Les épreuves nous ont endurcis ; nous avons perdu ce regard naïf sur le monde, prêt à spontanément l’embrasser et à l’aimer. Nous sommes devenus méfiants à force de blessures, rempliés sur nous-mêmes à force de violences et d’agressions et, pour certains, éteints par trop de souffrance.
Le malheur a pour première conséquence de nous aveugler sur le bonheur. Alors que l’inverse n’est pas vrai : le vrai bonheur n’occulte pas le malheur ; il le transcende. Le triomphe du malheur, c’est quand il prend toute la place jusqu’à finalement bannir du regard toute espérance de bonheur.
On se pense mort et perdu au fond de la maladie ; on se pense mort et perdu dans la rupture amoureuse ; on se pense mort et perdu au fond de l’alcoolisme ; on se pense mort et perdu au fond de la solitude ; on se pense mort et perdu aux tréfonds de la dépression. Ce n’est pourtant pas vrai.
Il reste du bonheur ; il reste des joies et il reste la vie belle mais le malheur nous a rendus incapables de les voir. Dans la souffrance, si nous n’y prenons garde, s’aveuglent nos élans d’amour : plus de charité possible, plus de générosité possible, même plus de tendresse possible, pas même envers soi. Comment voulez-vous que j’aime mon prochain ? Je n’aime pas la vie et je ne m’aime pas !
Je connais cet état spirituel où on n’espère plus pour soi aucune résurrection ; quand tout, tout le temps, n’est finalement plus que nuit.
Alors, j’ai un message pour toi pour qui tout est noir, qui es aveugle au fond de ta nuit : au-delà de ta souffrance, persiste pourtant une lumière, que ton chagrin t’empêche de voir mais qui est là. Cette lumière, elle est en toi, déjà contenue dans l’espérance de ce qui n’est encore qu’un cri : « Seigneur, fais que je voie ! » Seigneur, fais que je voie ta Résurrection.
Au-delà de toute lumière, au fond de toutes ténèbres, si nous avons la foi, il reste toujours l’espérance d’une résurrection, quitte à supplier pour la voir : « Seigneur, fais que je voie ! »
Et que chacun d’entre nous puisse un jour dire « ὀφθείς » : dans ma vie, le Ressuscité s’est fait voir. Amen.

Source : RÉSURGENCE.BE, le 23 octobre 2024
27.10.2024 – HOMÉLIE DU 30ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 10,46b-52

Jésus Sauveur
Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
“Poussez des cris de joie… Faites retentir vos louanges et criez tous…” Voilà des belles paroles qui sont porteuses de joie. Et pourtant, le prophète Jérémie se trouve devant des gens qui ont tout perdu. Le vainqueur de Babylone les a emmenés en déportation sur une terre étrangère. Pour eux, c’est un grand malheur. Or c’est à ce moment-là que le prophète s’adresse à eux pour raviver leur espérance. Il leur rappelle que Dieu n’abandonne jamais son peuple quelles que soient ses bêtises. Il invite ces exilés à tenir bon dans la foi ; un jour, Dieu les délivrera ; il les ramènera sur leur terre. Ce sera un jour de grande joie.
C’est ce Dieu libérateur qui nous est révélé par Jésus Christ. La lettre aux Hébreux (2ème lecture) nous annonce qu’avec lui tout est changé. Le Christ nous y est présenté comme “le grand prêtre” par excellence. Il est le médiateur entre Dieu et les hommes. Le pape Saint Jean-Paul II nous l’a rappelé à sa manière : “Il est celui qui a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu.” Il les a libérés de leurs péchés pour leur permettre d’aller à Dieu. Appartenant au monde de Dieu et à celui des hommes, il les met en communion.
Avec l’Évangile, c’est la promesse de Jérémie qui se réalise. Nous sommes à Jéricho. C’est là que se trouve le magnifique palais d’Hérode. Cette ville se trouve à 250 mètres au-dessous du niveau de la mer. Elle représente le monde du péché, éloigné de Dieu. Jésus y entre et en ressort aussitôt. Il vient dans ce monde du péché pour nous en sortir. Il ne veut pas nous y laisser seuls, livrés à nous-mêmes. Et c’est la rencontre avec Bartimée, le mendiant aveugle qui est assis au bord de la route.
Quand Bartimée apprend que Jésus est en train de passer, il se met à crier : “Fils de David, prends pitié de moi !” Ce titre, Fils de David ” est l’équivalent de Messie. Voilà qui est dangereux. Si les autorités juives apprennent une pareille chose, cela se terminera mal. Elles craignent les mouvements de foule qui pourraient inquiéter l’occupant Romain. Alors on cherche à le faire taire. Mais plus on lui impose le silence, plus il crie fort. Alors Jésus s’arrête et le fait appeler.
Voilà déjà une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui. Il y a des jours où nous n’arrivons pas à prier. Alors, comme ce mendiant, nous pouvons CRIER vers le Seigneur. C’est ce que nous lisons dans le psaume 129 : “Des profondeurs, JE CRIE vers toi Seigneur… Que ton oreille se fasse attentive au CRI de ma prière.” Ce cri est une prière que le Seigneur entend.
Aujourd’hui encore, la vie de tant d’hommes, de femmes et d’enfants n’est plus qu’un cri qu’on ne veut pas entendre. Nous pensons aux malades qui n’ont plus la force de prier, aux personnes isolées, aux peuples qui ont tout perdu dans les guerres, aux victimes des inondations… Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur nous invite à les appeler. Tous les hommes sont appelés à Jésus. Voilà un message de la plus haute importance pour nous qui fonctionnons souvent sur le mode de l’exclusion.
Cet évangile nous annonce une bonne nouvelle : L’aveugle a été guéri, oui bien sûr, mais le plus important est ailleurs ; sa confiance absolue en Jésus l’a sauvé. Il a quitté son manteau, son seul bien, sa seule protection pour aller vers Celui qu’il appelle “Fils de David”. C’est absolument le contraire du jeune homme riche qui n’a pas eu ce courage et qui est reparti tout triste car il avait de grands biens. Nous pouvons demander au Seigneur de nous donner la même foi que ce mendiant aveugle ; qu’il nous donne de rejeter le manteau qui nous empêche d’aller vers lui, le manteau de notre aveuglement spirituel, de notre manque de foi, le manteau de notre repli sur nous-mêmes. Qu’il nous guérisse de nos aveuglements. Car c’est vrai, nous sommes aveugles quand nous ne voyons pas la trace de Dieu dans notre monde, ou encore quand nous ne voyons pas la souffrance qui est à notre porte.
En ce dimanche, nous sommes venus au Christ. Nous nous sommes rassemblés autour de lui. Et il nous repose la même question qu’à Bar Timée : “Que veux-tu que je fasse pour toi ?” C’est la question d’un Dieu qui veut passer dans notre vie pour nous sauver. Mais sans notre confiance, il ne peut rien faire. Comme l’aveugle de l’évangile, nous crions : “Fais que je voie !” Aie pitié de moi qui ne vois trop souvent que l’affreuse nuit du doute. Aie pitié de moi qui ne vois pas toujours le sens de ma vie et le pourquoi des épreuves qui m’accablent. Aie pitié de moi qui ne vois pas combien tu m’aimes.
Le Seigneur est là pour nous guérir de nos aveuglements, pour nous ouvrir à l’amour de Dieu et à celui de tous nos frères. Laissons Bartimée nous apprendre à avoir cette confiance inébranlable en Jésus. Des gens chercheront peut-être à nous en dissuader. Les mêmes pourront nous y encourager plus tard. La confiance est un combat de tous les jours, parfois dans l’obscurité de la foi. Mais grâce au fils de Timée, nous savons que la nuit n’a pas le dernier mot. C’est de cette espérance que nous avons à témoigner tout au long de notre vie auprès de tous ceux et celles qui nous entourent. Demandons au Seigneur qu’il nous guide sur ce chemin de conversion.

Source: DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 19 octobre 2024