Marie n’est pas le vestibule du palais du Roi Jésus : elle est le sanctuaire !

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Marie n’est pas le vestibule du palais du Roi Jésus : elle est le sanctuaire !

Marie n’est pas une belle et sublime déviation de la ligne droite que doit être le chemin qui conduit les âmes au Seigneur, leur but suprême.

Je dis plus : si nous éliminons Marie, non seulement nous ne rectifions pas la ligne, nous ne raccourcissons pas la distance, mais plutôt nous contournons Dieu et son Fils, allongeant la voie, et la rendant beaucoup plus compliquée et dangereuse.

J’explique ma pensée par une comparaison : Marie n’est pas le vestibule du palais du Roi Jésus, ni l’antichambre qui retarde l’audience, Elle est le sanctuaire, toujours vivant et à la fois intime, qui nous offre et nous donne le Cœur du Bien-Aimé, à toute heure et dans toute circonstance.

Père Matéo

In Jésus, Roi d’amour, Editions Téqui, Paris 1980, p. 398

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.10.2024 – SAINTS ET MARTYRS DU JOUR

Sts Lucien et Marcien

MARTYRS À NICOMÉDIE († V. 250)

Saints Lucien et Marcien
Magiciens, puis martyrs chrétiens 
(† 250)

Lucien et Marcien, nés dans les ténèbres de l’idolâtrie, étaient passionnés pour l’étude de la magie. Mais ils se convertirent en voyant l’inutilité de leurs charmes sur une vierge chrétienne, et la défaite des malins esprits par la vertu du signe de la croix. Ils n’eurent pas plus tôt ouvert les yeux à la lumière de l’Évangile, qu’ils brûlèrent leurs livres de magie, au milieu de la ville de Nicomédie. 

S’étant purifiés de leurs crimes par le baptême, ils distribuèrent leurs biens aux pauvres , et se retirèrent dans la solitude, afin que par l’exercice de la prière et par la pratique de la mortification, ils pussent soumettre leurs passions, se fortifier dans les résolutions qu’ils avaient prises pour se mettre plus sûrement à l’abri du danger, et fuir plus facilement les tentations auxquelles on est exposé dans le monde, jusqu’à ce que leur vertu fût solidement établie. 

Lorsqu’ils eurent passé de la sorte un temps considérable, ils se mirent à prêcher Jésus-Christ aux gentils, pour les rendre participants de la grâce qu’ils avaient reçue.

L’édit de Dèce contre les chrétiens ayant été publié en Bithynie, l’an 250, ils furent arrêtés et conduits devant le proconsul Sabin. Comme celui-ci demandait à Lucien de quelle autorité il prêchait Jésus-Christ, il lui répondit que tout homme devait faire ses efforts pour retirer ses frères de l’erreur. Marcien ne fit pas une profession moins généreuse de sa foi. Le juge ordonna qu’ils fussent étendus sur le chevalet. 

« Tandis que nous adorions les idoles, lui dirent Lucien et Marcien, nous avons commis plusieurs crimes, nous avons donné publiquement dans les abominations de la magie, sans qu’on nous fît subir aucun châtiment : mais nous devenons chrétiens, nous remplissons les devoirs de bons citoyens, et l’on nous applique à des tortures barbares. » Le proconsul les menaçant de les faire souffrir encore davantage, Marcien reprit : « Nous sommes prêts à souffrir tout ce qu’il vous plaira : mais nous ne renoncerons point au vrai Dieu, de peur qu’il ne nous précipite dans un feu qui ne s’éteindra jamais. » 

Il eut à peine fini de parler, que Sabin les condamna tous deux à être brûlés vifs. Ils allèrent avec joie au lieu de l’exécution. Ils expirèrent au milieu des flammes, en louant et bénissant le Seigneur.

Saints Lucien et Marcien priez pour nous !

26.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9. 

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Théodore de Tabennèse (?-368)

ermite puis abbé

Catéchèse 3 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche T4 ; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval)

« Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir » Lc 13,9

Rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, de nous avoir rendus dignes de recevoir de lui un peu de joie dans l’abondance de nos peines. Il a en effet apaisé notre cœur abattu, en augmentant notre humilité et en fortifiant notre foi. Prions-le donc bien fort et avec les larmes de nous accorder sa pitié et son pardon. Qu’il nous rende dignes de dire : « Il a déchiré mon sac, il m’a ceint d’allégresse » (Ps 29,12). (…) Ce que Dieu cherche en nous, ce sont les fruits du Saint-Esprit ; il ne faut pas que nous y soyons négligents, car c’est sur eux que nous serons interrogés. Songeons à nous stimuler mutuellement, pour que nous produisions tous nos fruits en ce qui plaît à Dieu. Sachons que Dieu s’occupe de nous ; travaillons à ce qui est nécessaire au corps et efforçons-nous de devenir un temple pur pour Dieu. Eh bien, mes frères, veillez à ce qu’aucun d’entre vous ne soit exclu de l’assurance, au jour où la gloire du Seigneur se manifestera : « encore un peu, en effet, et vraiment celui qui viendra arrive et ne tardera pas ; mon juste vit de la foi » (He 10,37-38).

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,7-16. 

Frères, à chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.
C’est pourquoi l’Écriture dit : ‘Il est monté sur la hauteur, il a capturé des captifs, il a fait des dons aux hommes.’
Que veut dire : ‘Il est monté ?’ – Cela veut dire qu’il était d’abord descendu dans les régions inférieures de la terre.
Et celui qui était descendu est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux pour remplir l’univers.
Et les ‘dons qu’il a faits’, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent.


De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ,


jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.
Alors, nous ne serons plus comme des petits enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d’idées, au gré des hommes qui emploient la ruse pour nous entraîner dans l’erreur.
Au contraire, en vivant dans la vérité de l’amour, nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ.


Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux articulations qui le maintiennent, selon l’énergie qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l’amour.

Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5. 

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur. (Ps 121, 1)

Quelle joie quand on m’a dit : 
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin 
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs : 
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit, 
le siège de la maison de David.