« S’il te plaît Marie » : une grande supplique pour demander la fin de l’épidémie

Fred de Noyelle / GODONG – Bougies aux fenêtres de Lyon, 2008.

« S’il te plaît Marie » : une grande supplique pour demander la fin de l’épidémie

Si depuis près de quatre siècles les habitants de Lyon remercient la Vierge Marie de les avoir protégés de la peste en 1643, en 2020, ils s’en remettent à nouveau à elle en l’implorant de mettre fin à l’épidémie de Covid-19. Une démarche à laquelle croyants et non-croyants de la France entière sont invités à s’associer.

« Lyon est marqué par cet élan vers la Vierge, « Merci Marie », réitéré chaque année le 8 décembre », explique à Aleteia le père Patrice Guerre, curé de la paroisse Saint-Pothin – Immaculée Conception, dans le 6ème arrondissement de Lyon. « Mais cette année, au vu de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, c’est difficile de rentrer dans cette démarche de gratitude. Alors avec quelques paroissiens, nous avons eu l’idée de relancer la belle tradition lyonnaise de se confier à Marie ». En effet, en 1643, lors d’une épidémie de peste, les Lyonnais avaient imploré la Vierge de protéger leur ville. Lyon fut épargnée. Dès lors, les habitants rendent hommage à Marie chaque année depuis près de quatre siècles. En 1852, l’élan « Merci Marie » est institué le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. C’est à partir de là que les bougies sont déposées aux fenêtres des immeubles.

Le 8 décembre 2020, un petit groupe de lyonnais appelle donc tous les Français, croyants et non-croyants, à déposer des bougies à leurs fenêtres pour dire ensemble : « S’il te plaît Marie… ». Une bougie pour symboliser une intention de prière et pour témoigner de sa confiance envers la Vierge Marie. Une démarche empreinte de simplicité, d’humilité, conçue dans un vrai désir d’unité. Le désir fort, confient les auteurs du projet, « de dépasser, pour un soir, les colères et les scissions qu’ont engendré ce second confinement, et de se tourner tous ensemble vers Marie ». Une idée qui pourrait bien faire des émules dans tous les diocèses de France.

Une « montée » vers le 8 décembre

Comment, concrètement, unir son espérance et sa prière à Marie à celles des autres ? Une neuvaine spécifique sera proposée du 30 novembre au 8 décembre. Pour recevoir les textes de la neuvaine, il suffit de s’inscrire sur le site dédié stpmarie. Elle sera également retransmise en direct tous les soirs sur Internet afin de soutenir les prières familiales ou individuelles.

Le 8 décembre, chacun est invité à déposer des lumignons à ses fenêtres vers 19 heures. Vous pouvez les personnaliser en y collant une étiquette avec le prénom d’une personne ou une cause qui vous est chère. A 19 heures également, les paroisses seront invitées à faire sonner les cloches de leurs églises. Enfin, une veillée mariale sera retransmise en direct de la basilique Notre-Dame de Fourvière.

Source: ALETEIA, le 21 novembre 2020

France : les évêques partagent la tristesse des fidèles après la décision du Conseil d’État

Notre-Dame de Paris, 17 avril 2019 © Anita Sanchez
Notre-Dame De Paris, 17 Avril 2019 © Anita Sanchez

France : les évêques partagent la tristesse des fidèles après la décision du Conseil d’État

Vigilance face à toute limitation de la liberté de culte

La Conférence des évêques de France (CEF) et Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président de la CEF, prennent acte de la décision du juge des référés du Conseil d’État rejetant leur requête contestant le décret n° 2020- 1310 du 29 octobre 2020 comme portant atteinte à la liberté de culte.

Le juge a rappelé que la liberté de culte était une liberté fondamentale et qu’elle s’exerçait tant individuellement que collectivement. Il a rejeté le recours en s’appuyant uniquement sur un motif sanitaire.

La Conférence des évêques de France et Mgr Éric de Moulins-Beaufort resteront vigilants face à toute limitation de la liberté de culte dans un temps où, pour des raisons sécuritaires, les pouvoirs publics veulent renforcer leur surveillance de tous les cultes.

Les évêques déplorent avant tout que les fidèles demeurent ainsi dans l’impossibilité de participer à la messe, sommet de leur foi et rencontre irremplaçable avec Dieu et avec leurs frères.

Demander à pouvoir assister à la messe n’a rien d’une revendication catégorielle : la prière de l’Église catholique est universelle. Dans sa liturgie, elle supplie Dieu pour la paix et pour le bien de tous les peuples, sans oublier ceux qui exercent l’autorité et ont en charge le bien commun.

« Que chacun obéisse aux autorités » dit saint Paul (Romains 13, 1) : avec regret et conscient de l’effort spirituel qu’il demande, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France demande aux fidèles et aux prêtres de respecter cette décision.

Les églises restant ouvertes, elles sont des lieux qu’il faut habiter et où l’on peut venir pour se recueillir, prier, adorer le Seigneur et y recevoir les sacrements comme celui de la Réconciliation.

Le juge des référés a précisé que des instructions avaient été données par les pouvoir publics pour que toute personne puisse se rendre dans une église proche de son domicile sans condition de distance et en cochant, dans l’attestation de déplacement, la case « motif familial impérieux ». Les ministres du culte peuvent continuer à recevoir des fidèles à et se rendre au domicile de ceux-ci comme dans les établissements dont ils sont aumôniers.

Les paroisses et les communautés sauront une nouvelle fois faire preuve d’ingéniosité pour nourrir la vie spirituelle de tous, même à distance, accompagner les enfants dans leur parcours catéchétique, soutenir les personnes âgées et isolées, servir les pauvres et les personnes en situation de précarité. Les évêques n’oublient pas les fidèles qui attendaient la célébration de leur baptême, de leur confirmation et de leur mariage

Le juge des référés a particulièrement tenu compte du fait que les règles actuelles vont faire d’ici le 16 novembre « l’objet d’un réexamen de leur caractère adapté et proportionné, ce qui suppose l’engagement à bref délai d’une concertation avec l’ensemble des représentants des cultes, destinée à préciser les conditions dans lesquelles ces restrictions pourraient évoluer ».

La Conférence des évêques attend avec impatience la concertation annoncée.

Source: ZENIT.ORG, le 8 novembre 2020

Covid-19 au Royaume-Uni: les responsables religieux s’opposent à la suspension des cultes

Un écriteau à l'entrée de la cathédrale de Westminster, à Londres.Un écriteau à l’entrée de la cathédrale de Westminster, à Londres.  (AFP or licensors)

Covid-19 au Royaume-Uni: les responsables religieux s’opposent à la suspension des cultes

Alors que le Royaume-Uni débute un nouveau confinement national ce jeudi 5 novembre, les chefs religieux expriment leur désaccord avec la décision de suspendre le culte public.

Vatican News

Le président de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles, le cardinal Vincent Nichols, s’est joint aux chefs religieux britanniques pour écrire au Premier ministre Boris Johnson, déclarant qu’il n’y a «aucune justification scientifique à la suspension massive du culte public» en raison de la pandémie de coronavirus.

Le culte public est sécurisé

Dans une lettre, les représentants des religions déclarent: «Nous désapprouvons fermement la décision de suspendre le culte public pendant cette période». Ils soulignent également «la contribution apportée par les communautés religieuses du Royaume-Uni dans la réponse à la pandémie».

La lettre indique que «le culte public est sécurisé» et que, au cours des six derniers mois, les communautés religieuses ont «collaboré étroitement avec les ministres et les fonctionnaires pour assurer la sécurité des personnes». Les chefs religieux notent que pendant la première période de restrictions, ils ont cessé de pratiquer leur culte public dans des bâtiments et sont passés à une approche en ligne.

L’engagement social des communautés 

Ils soulignent également qu’ils ont «fourni d’importantes ressources pour soutenir nos communautés et notre nation, depuis le soutien pratique comme les banques alimentaires et le bénévolat, jusqu’à la promotion de la cohésion sociale, de la santé mentale et de l’adaptation au cours de ces mois».

La lettre souligne que «le culte commun est constitutif de notre identité, et essentiel pour notre compréhension de nous-mêmes. Sans la communauté de culte, notre action et notre soutien social ne peuvent être dynamisés et soutenus indéfiniment.»

Le culte en commun, un outil indispensable pour la santé et le bien-être

Le texte le martèle: «Le culte commun est également nécessaire pour soutenir la santé et le bien-être des membres des communautés religieuses qui s’occupent des autres, qu’ils soient rémunérés ou bénévoles».

«Les avantages pour la santé de la participation à un culte sont bien connus, et le fardeau de la mauvaise santé psychologique et physique résultant de l’isolement et de la pandémie est de mieux en mieux compris. C’est particulièrement vrai pour les Noirs, les Asiatiques et les minorités ethniques. L’étude de « Public Health England » a montré que les communautés religieuses ont constitué un lien important pour les Noirs, les Asiatiques et les minorités ethniques durant cette période», peut-on lire dans la lettre.

En outre, elle indique que «c’est un phénomène bien connu et bien étudié que les gens se tournent vers les communautés religieuses pour faire face aux traumatismes et au chagrin»

Source: VATICANNEWS, le 5 novembre 2020

Contre la pandémie aux États-ttUnis, une croisade du Rosaire

Contre la pandémie aux États-ttUnis, une croisade du Rosaire

Deux évêques américains ont organisé une Croisade du Rosaire dans leur diocèse respectif durant le mois d’août 2020, en demandant aux catholiques de prier le chapelet tous les jours pour la fin de la pandémie de coronavirus, pour la justice et la paix, pour la fin de la profanation des églises et de nombreuses autres intentions.

Le 7 août, l’archevêque de Denver (Colorado), Mgr Samuel Aquila, a annoncé : « En ces temps de crise, notre Église, le monde et notre pays ont besoin de la foi en Dieu et de la protection et de l’intercession de la Vierge Marie. (…) Je lance donc une Croisade du Rosaire pour demander à Marie de présenter d’urgence nos besoins à Jésus. » Mgr Aquila a invité tous les catholiques de son diocèse à prier un chapelet quotidien, à partir de la solennité de l’Assomption de Notre Dame, le 15 août, jusqu’au mémorial de Notre Dame des Douleurs, le 15 septembre. Il leur a demandé de prier pour 15 intentions précises, notamment pour la fin de la pandémie de coronavirus et le repos de l’âme de tous ceux qui sont morts du Covid-19, pour la fin de l’avortement et de l’euthanasie et des attaques contre la vie, ainsi que pour la paix, la justice et la fin des discriminations raciales.

« Nous nous tournons vers Marie dans nos difficultés parce qu’elle est notre Mère spirituelle. Par son oui au Seigneur elle a accepté les voies mystérieuses du Tout-Puissant », dit l’archevêque de Denver, qui dit avoir emprunté l’idée de cette Croisade du Rosaire à l’évêque de Wichita (Kansas) Mgr Carl Kemme, qui a annoncé en juillet lancer une Croisade du Rosaire au mois d’août dans son diocèse, pour les mêmes intentions…

Partageant ses réflexions sur la situation actuelle, Mgr Kemme affirme : « Certains disent que nous vivons une époque sans précédent. Mais est-ce vrai ? Après tout, si on se penche un peu sur l’histoire et surtout sur l’histoire de l’Église, on se rend compte que l’Église est déjà passée par tout ce que nous vivons et pire. Pestes, pandémies, persécutions, violences racistes ou discriminatoires, profanation d’églises, destructions de statues et actes scandaleux, y compris venant de ses propres ministres. »

Et nous le savons, nous croyants, « à la fin, le cœur immaculé de Marie triomphera ». C’est pourquoi notre prière du Rosaire est si importante !

Adapté de Catholic News Agency

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

L’Académie pour la Vie livre une réflexion sur les bouleversements induits par la pandémie

Un couple de personnes âgées recevant la communion à domicile à Borongan, aux Philippines, le 22 avril 2020.Un couple de personnes âgées recevant la communion à domicile à Borongan, aux Philippines, le 22 avril 2020. (AFP or licensors)

L’Académie pour la Vie livre une réflexion sur les bouleversements induits par la pandémie

Dans une note publiée ce mercredi midi et intitulée « Humana comunitas à l’ère de la pandémie: méditations intempestives sur la renaissance de la vie », l’Académie pontificale pour la Vie apporte une lecture spirituelle des bouleversements provoqués par la pandémie de Covid-19 dans la plupart des sociétés humaines.

Cyprien Viet – Cité du Vatican

«La Covid-19 a apporté la désolation au monde», est-il rappelé d’emblée, au sujet d’un phénomène qui a déjà fait plus de 600 000 morts et dont les futurs développements restent encore incertains et angoissants. «Que faire de tout ceci? Comment notre halte nous empêchera-t-elle de tomber dans l’inertie de la complaisance, ou pire, de la connivence dans la résignation?», s’interrogent les rédacteurs de cette note, qui invitent à prendre un «recul réfléchi» qui ne correspond pas à «l’inaction», mais à «une pensée qui pourrait se transformer en remerciement pour la vie donnée, et donc un passage vers la renaissance de la vie».

Le constat est tout d’abord douloureux concernant les effets du confinement. Conséquence directe de la mondialisation, «la pandémie nous a fourni le spectacle de rues vides et de villes spectrales, de la proximité humaine blessée, de l’éloignement physique, est-il rappelé. Elle nous a privés de l’exubérance des étreintes, de la gentillesse des poignées de main, de l’affection des baisers, et elle a transformé les relations en interactions effrayantes entre étrangers et en un échange neutre d’individualités sans visage, enveloppées dans l’anonymat des équipements de protection. Les limitations des contacts sociaux sont effrayantes ; elles peuvent mener à des situations d’isolement, de désespoir, de colère et d’abus. Pour les personnes âgées, qui sont dans les dernières étapes de leur vie, la souffrance a été encore plus prononcée, car la détresse physique s’est couplée d’une diminution de la qualité de vie et du manque de visites de la part de leur famille et de leurs amis.»

Transformer le langage guerrier en esprit de compassion

Dans une partie intitulée «La vie prise, la vie donnée : la leçon de la fragilité», l’Académie s’interroge aussi sur le caractère anxiogène du langage guerrier utilisé dans le traitement de cette actualité. «Les métaphores dominantes qui envahissent à présent notre langage ordinaire mettent l’accent sur l’hostilité et sur un sentiment envahissant de menace : les encouragements répétés à « combattre » le virus, les communiqués de presse qui sonnent comme des « bulletins de guerre », les mises à jour quotidiennes sur le nombre de personnes infectées» donnent une impression de champ de bataille.

Dans les hôpitaux, mais aussi dans les prisons, dans les camps de réfugiés ou encore dans les maisons de retraite, de nombreux décès ont pris de court le personnel et l’entourage des victimes. «Nous avons été témoins du visage le plus tragique de la mort : certains ont connu la solitude de la séparation aussi bien physique que spirituelle de tous, laissant leurs familles impuissantes, incapables de leur dire au revoir, même pour leur fournir cette simple piété de base avec un enterrement approprié.» 

Mais au-delà de ces situations dramatiques et traumatisantes, cette pandémie offre aussi une chance de revenir à l’essentiel pour saisir la pleine valeur de la vie. «L’évidence douloureuse de la fragilité de la vie peut aussi renouveler notre conscience de sa nature donnée. En revenant à la vie, après avoir savouré le fruit ambivalent de sa contingence, ne serons-nous pas plus sages? Ne serons-nous pas plus reconnaissants et moins arrogants? »

Malaise de notre terre et malaise spirituel

Dans la lignée de l’encyclique du Pape François Laudato Si’, l’Académie pour la Vie remarque que «l’épidémie de Covid-19 a beaucoup à voir avec notre déprédation de la terre et le pillage de sa valeur intrinsèque. C’est un symptôme du malaise de notre terre et de notre incapacité à nous en soucier ; plus encore, un signe de notre propre malaise spirituel». La réflexion proposée est très concrète. «Considérons la chaîne des liens qui relient les phénomènes suivants : la déforestation croissante qui pousse les animaux sauvages à proximité de l’habitat humain. Les virus hébergés par les animaux sont donc transmis aux humains, en exacerbant ainsi la réalité des zoonoses, un phénomène bien connu des scientifiques comme vecteur de nombreuses maladies. La demande exagérée de viande dans les pays les plus développés du monde donne lieu à d’énormes complexes industriels d’élevage et d’exploitation animale. Il est facile de voir comment ces interactions pourraient en fin de compte provoquer la propagation d’un virus à travers le transport international, la mobilité de masse des personnes, les voyages d’affaires, le tourisme, etc… » 

Une prise de conscience s’impose donc, et elle devra avoir des conséquences pratiques mais aussi spirituelles. Nous devons «reconnaître que nous habitons sur cette terre en tant que gardiens et non pas en tant que maîtres et seigneurs. Tout nous a été donné, mais notre souveraineté n’est que fournie et elle n’est pas absolue. Consciente de son origine, elle porte le fardeau de la finitude et la marque de la vulnérabilité.»

Reconnaître la vulnérabilité intrinsèque de la condition humaine

Cette vulnérabilité assumée peut aussi bouleverser notre relation aux autres dans un sens plus positif et chargé de compassion. «Notre condition est une liberté blessée. Nous pourrions la rejeter comme une malédiction, une situation provisoire qui pourrait bientôt être surmontée. Ou bien, nous pouvons apprendre une patience différente, qui est capable de consentir à la finitude, à une porosité renouvelée à la proximité voisine et à l’altérité lointaine», souligne l’Académie, qui invite notamment à une sensibilité plus vive à la détresse des pays pauvres, où cette pandémie s’ajoutent à tant d’autres que les pays riches observent trop souvent avec indifférence.

«Il s’agit d’ouvrir les yeux sur la réalité des êtres humains qui vivent de telles limites dans leur propre chair, pour ainsi dire: dans le défi quotidien de survivre, d’assurer des conditions minimales de subsistance, de nourrir les enfants et les membres de la famille, de surmonter la menace des maladies malgré l’existence de remèdes efficaces, mais inaccessibles. Considérons l’immense perte de vie dans les pays du Sud: la malaria, la tuberculose, le manque d’eau potable et de ressources de base sèment encore la destruction de millions de vies par an, une situation que nous connaissons depuis des décennies. Toutes ces difficultés pourraient être surmontées par des efforts internationaux et des politiques engagées. Combien de vies pourraient être sauvées, combien de maladies pourraient être éradiquées et combien de souffrances pourraient être évitées!», s’insurge l’Académie pour la Vie.

La médecine doit être un espace de coopération et non de concurrence

En revenant sur le contexte de la pandémie, les rédacteurs de la note soulignent ensuite les énormes efforts assumés par le personnel médical, dont le courage physique a sauvé de nombreuses vies, ce qui est une leçon à retenir dans une époque marquée par la toute-puissance illusoire de la technique. «Fait remarquable, les services de soins ont survécu en raison des impressionnants sacrifices réalisés par les médecins, les infirmières et les autres professionnels de la santé, plus que grâce aux investissements technologiques», est-il souligné. Les investissements qui seront au cœur des agendas politiques ne doivent pas porter seulement sur le système hospitalier, mais aussi sur la médecine de ville, les établissements médico-sociaux de tous ordres et notamment les maisons de retraite.

Par ailleurs, une coopération internationale est indispensable pour trouver des réponses efficaces, car des réponses seulement locales ne suffisent pas. «Les communautés ont lutté honorablement, malgré tout, parfois contre l’ineptie de leur leadership politique, afin d’articuler des protocoles éthiques, de forger des systèmes normatifs, de réinventer des vies sur des idéaux de solidarité et de sollicitude réciproque», est-il rappelé, mais les États doivent aussi assumer leurs responsabilités. «Certains pays se sont parfois livrés à un jeu cynique de blâme réciproque. Ce même manque d’interconnexion peut être observé dans les efforts visant à développer des remèdes et des vaccins», s’inquiète l’Académie pour la Vie, qui sans citer nommément les États-Unis, dénonce les États qui se sont éloignés du multilatéralisme et de l’espace de collaboration indispensable offert par l’Organisation Mondiale de la Santé. 

Faire face au risque avec responsabilité et réalisme

L’humanité doit appréhender une «éthique du risque»«Nous devons d’abord parvenir à une appréciation renouvelée de la réalité existentielle du risque : nous pouvons tous succomber aux blessures de la maladie, à la tuerie des guerres, aux menaces écrasantes des catastrophes. À la lumière de cela, des responsabilités éthiques et politiques très précises émergent à l’égard de la vulnérabilité des individus qui sont plus à risque pour leur santé, leur vie, leur dignité.»

La pandémie doit nous pousser «à aborder et à remodeler les dimensions structurelles de notre communauté mondiale qui sont oppressives et injustes, celles que la compréhension de la foi désigne comme des « structures de péché »». L’une des évolutions les plus urgentes, c’est de mettre la recherche médicale au service de tous et de sortir d’une logique marchande et concurrentielle.

«Le bien de la société et les exigences du bien commun dans le domaine des soins de santé passent avant tout souci de profit. Et cela parce que les dimensions publiques de la recherche ne peuvent pas être sacrifiées sur l’autel du gain privé. Lorsque la vie et le bien-être d’une collectivité sont en jeu, le profit doit être relégué au second plan», rappelle avec fermeté l’Académie pour la Vie.

Tout ne doit pas reposer sur les États

Et chacun doit prendre sa part dans l’effort de solidarité, sans tout attendre de l’État. «Pour atténuer les conséquences de la crise, il faut renoncer à la notion selon laquelle « l’aide viendra du gouvernement », comme si elle venait d’un « deus ex machina » qui laisse tous les citoyens responsables en dehors de l’équation, épargnés dans leur poursuite de leurs intérêts personnels. La transparence des règles et des stratégies politiques, ainsi que l’intégrité des processus démocratiques, exigent une approche différente», insistent les rédacteurs de la note. 

Le seuil de risque toléré et la solidarité dans le risque sont des questions à clarifier dans l’organisation de la société, tout en sachant que le risque zéro n’existe pas. La conclusion du document est donc un appel à l’intelligence et à la responsabilité de chacun, contre le risque d’un autoritarisme qui infantilise les populations : «Les solutions juridiques aux conflits dans l’attribution de la culpabilité et du blâme pour faute intentionnelle ou négligence sont parfois nécessaires comme outil de justice. Cependant, ils ne peuvent pas remplacer la confiance en tant que substance de l’interaction humaine. Seule cette dernière nous conduira à travers la crise, car ce n’est que sur la base de la confiance que la communauté humaine pourra enfin s’épanouir.»

Source: VATICANNEWS,le 22 juillet 2020

Le pèlerinage 2020 est annulé – Le pèlerinage 2021 aura lieu du 8 au 14 octobre.

En raison des risques liés au Covid-19, votre comité a pris la décision, le 10 juin dernier, d’annuler son pèlerinage 2020 (08-14.10).

Vu qu’un nombre important de nos membres-pèlerins, relativement âgés/es, et pouvant être dans un état de santé vulnérable, en présence d’un état sanitaire, certes en l’état controlé mais n’excluant pas tout risque de contamination ces prochains mois, l’annulation est la solution la plus raisonnable.

Nous vous prions d’ores et déjà de réserver la date du pèlerinage 2021 qui aura lieu aux mêmes dates du mois d’octobre que celles qui étaient prévues cette année, soit du VE 8 au JE 14.

Nous vous remercions de votre compréhension, et vous présentons, chers/chères membres, nos cordiales salutations. Que Notre-Dame de Fatima nous protège !

Votre Comité !

Pèlerinage à Fatima du jeudi 8 au mercredi 14 octobre 2020. - La Cral

Le recteur invite les pèlerins à venir au sanctuaire de Fátima

Le recteur invite les pèlerins à venir au sanctuaire de Fátima Dans un message vidéo, le Père Carlos Cabecinhas parle du retour des célébrations communautaires au Sanctuaire et d’une « nouvelle époque », qui doit être vécue avec sécurité et responsabilité.
Le recteur du sanctuaire de Fátima, le père Carlos Cabecinhas, a partagé ce matin un message vidéo, invitant les pèlerins de Fátima à venir à Cova da Iria pour participer aux célébrations communautaires, qui reprendront le 30 mai prochain. , en harmonie avec les règles de sécurité déjà définies. «Nous vivons une nouvelle époque», commence le prêtre en disant, dans un message présentant le retour des célébrations communautaires.

« Aujourd’hui, je voudrais vous inviter à venir au Sanctuaire de Fátima, nous vous attendons pour vous accueillir en toute sécurité …
Vous serez tous les bienvenus », a déclaré le responsable. Suivant les indications de la Conférence épiscopale, le Sanctuaire de Fátima reprendra les célébrations communautaires le samedi 30 mai prochain, garantissant la participation en toute sécurité du plus grand nombre de personnes.
Dans le strict respect des règles définies par les autorités sanitaires, le Sanctuaire concentrera la plupart des messes dans le programme officiel de la Basilique de la Très Sainte Trinité, du lundi au dimanche, à l’exception de la messe de 11h qui, le week-end, sera toujours célébrée dans la salle de prière. Dimanche, la messe de 15 h sera également célébrée dans la salle de prière. Le transfert des principales célébrations du programme officiel à la basilique de la Très Sainte Trinité – toutes les messes du lundi au vendredi – et à la salle de prière a suivi un critère de responsabilité que le sanctuaire a adopté dans ce contexte de pandémie.

Avant la suspension des célébrations communautaires avec la présence de pèlerins, le 14 mars, le Sanctuaire a adopté un ensemble de mesures préventives pour éviter la contagion par le Covid-19. Cette même préoccupation est présente dans le choix des espaces où se dérouleront désormais les célébrations, dans cette phase de manque initial de définition.

Ainsi, des messes à 7h30, 9h00, 11h00 (en semaine), 15h00, 16h30 et 18h30 auront lieu à la Basilique de la Très Sainte Trinité.

« Il faudra respecter la distance physique recommandée même dans l’enceinte», prévient le responsable, en se souvenant de l’utilisation obligatoire d’un masque dans les espaces clos.
Les célébrations à la Chapelle des apparitions reprendront également avec le programme suivant: du lundi au vendredi, la Chapelle des Apparitions accueillera le chapelet à 12 heures; du lundi au dimanche, le temps de réparation est effectué, entre 14h et 15h; le chapelet à 18h30, sera diffusé par les médias. Les célébrations officielles quotidiennes culminent avec la récitation du Rosaire, à 21h30. Au cours de la semaine, l’Eucharistie sera célébrée à 12h30 à la Chapelle des Apparitions. Le week-end, il y aura une récitation du Rosaire dans la Chapelle des Apparitions à 10h, avec la messe à 16h30 transférée à la Basilique de la Sainte Trinité. Pendant la durée de l’heure d’été, ce sera la messe à laquelle assisteront des interprètes portugais en langue des signes. Les messes qui ont généralement lieu au cours de la semaine à Capelinha das Apariç ,es, dans une langue étrangère – l’italien, l’anglais et l’espagnol – ne seront pas célébrées, tout comme la procession du Très-Saint dimanche.

Le Sanctuaire de Fátima a progressivement repris ses activités depuis le 4 mai, avec la réouverture des espaces de service, des boutiques et des espaces liturgiques de visite et de prière. Les espaces du musée ont rouvert le 19 mai.

Rappelant la « longue période douloureuse » qui a privé les gens de l’accomplissement de leur routine quotidienne et de la participation à l’Eucharistie, le Recteur du Sanctuaire a appelé à un sens des responsabilités dans ce retour à la normalité.

«Nous n’avons pas pu célébrer Pâques en communauté, nous n’avons pas pu faire un pèlerinage à Fatima, les 12 et 13 mai … Nous avons fait ces sacrifices au nom d’un bien plus grand: la santé de chacun d’entre nous. (…) Maintenant, il est temps pour nous, petit à petit, de reprendre notre vie normale, et pour les chrétiens, il est normal de vivre leur foi en communauté, en respectant les règles de préservation de la santé mais en communauté. (…) Le Sanctuaire est prêt à vous accueillir mais toujours dans le respect de la santé de chacun de vous. »

Pour cette réouverture progressive, le Sanctuaire de Fátima a défini des mesures strictes pour prévenir la contagion de Covid-19, avec des indications et des recommandations liées au nettoyage des espaces, à l’hygiène personnelle, à l’étiquette respiratoire, à la distance physique, à la surveillance des symptômes et à la protection individuelle, en collaboration avec ses employés. employés et dans les différents espaces d’information des pèlerins.

A l’intérieur des espaces clos, l’utilisation d’un masque et l’hygiène des mains préalable sont obligatoires. Dans ces espaces, et pendant les célébrations, le masque ne doit être enlevé qu’au moment de la communion, qui continuera à être remise en main. Les pèlerins doivent respecter toutes les indications de l’accueil, à savoir, dans les lignes de communion et dans l’occupation des places assises, dans les espaces de culte et de prière. Les chapelles de Réconciliation et de Culte respectent leurs horaires habituels et les pèlerins doivent respecter toutes les règles de distance, d’étiquette respiratoire et d’hygiène.

A la fin du message publié aujourd’hui, le Recteur du Sanctuaire invite les pèlerins à profiter de « ce temps comme une occasion de vivre la foi avec enthousiasme et en communauté, à l’image des Saints Bergers ».

La Conférence épiscopale portugaise a déterminé le 13 mars la «suspension de la célébration communautaire des messes» ainsi que de tous les événements communautaires. Le sanctuaire de Fatima a assuré la transmission quotidienne en direct, via Internet, de quatre célébrations quotidiennes, du lundi au dimanche, toutes tenues à huis clos.

Source: https://www.fatima.pt/pt/news/reitor-convida-peregrinos-a-vir-ao-santuario-de-fatima

Fatima, le 26 mai 2020

Vidéo du recteur:

DIOCESE DE LGF – REPRISE DES MESSES LE 28 MAI : QUELQUES INDICATIONS

Par Diocèse LGF le mardi 26 mai 2020 à 14h16

Reprise des messes le 28 mai : quelques indications

La Conférence des évêques suisses (CES) a soumis hier soir 25 mai la mise à jour de son concept cadre de protection. Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, applique pour son diocèse le plan-cadre de la CES, à l’exception de quelques points signalés ci-dessous. Il émet également, sous forme de questions-réponses, quelques éclairages suite aux récentes discussions sur les modalités de cette réouverture (et toujours disponibles sur notre Foire aux Questions). 

Enfin, Mgr Morerod est conscient des difficultés que vivent les paroisses contraintes d’appliquer des normes en si peu de temps et parfois avec peu de moyens et de personnel. Il rappelle aux paroisses qui ne sont pas prêtes qu’elles peuvent repousser l’ouverture ou la pratiquer de manière progressive (sur moins d’églises notamment). Il remercie tous les acteurs de cette reprise et leur souhaitent de belles célébrations ! 

Exceptions : 

  • chapitre A, let. f : dans notre diocèse, aller au cimetière lors des obsèques est une pratique très rare. 
  • chapitre B, al. 1, let. K : les paroisses qui l’estiment opportun peuvent procéder à des démarches de réservations, mais en gardant à l’esprit toutes les personnes qui sont dans l’incapacité de suivre ces procédures (personnes âgées, de passage, sans papiers…)

Eclairages : 

Faut-il dresser une liste de présence des participants ?

Selon l’OFSP, le devoir de traçage des chaînes de transmission ne vaut que si le respect des règles de distance ne sont pas assez garanties. Toutefois, dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, il est exigé que le respect de la distanciation sociale soit garanti. Dès lors, le recours au traçage est inutile. 

Peut-on encore chanter à la messe ?

Selon les récents exemples d’infection due au chant lors de liturgies, il faut renoncer à faire chanter l’assemblée et les chorales (cf. concept cadre de l’OFSP du 18 mai 2020). Il est recommandé de faire intervenir soit un soliste, soit un petit ensemble (max. 4) suivant les lieux. L’organiste est toujours le bienvenu. 

Qu’en est-il des textes dits en commun ?

L’assemblée doit pouvoir participer. Toutefois, il est recommandé que le célébrant dise le gloria tout seul (ou qu’un soliste le chante) et que l’on privilégie une forme dialogale pour la profession de foi. 

Quelle est la distance à respecter entre deux personnes ?

Selon le plan de protection cadre de l’OFSP du 18 mai 2020 : « La distance minimale entre les personnes assises doit être de deux mètres au moins. » Il est évident que couples et familles n’ont pas besoin de respecter cette distance. 

La communion peut-elle être dispensée aux fidèles ?

Oui, et selon les normes de la CES, avant de distribuer la communion, les ministres de l’Eucharistie se désinfectent les mains. Le dialogue « Le Corps du Christ » – « Amen » est prononcé communautairement avant que l’on procède à la distribution de la communion. Celle-ci suit les normes d’hygiène prescrites. Des adhésifs signalent sur le sol la distance minimale prescrite.
De plus, il est recommandé que le ministre de l’Eucharistie porte un masque. 

Le Service diocésain de la communication 

Annexes : 

(Version PDF du communiqué)

Source: https://www.diocese-lgf.ch/medias/actualites/articles/article/reprise-des-messes-le-28-mai-quelques-indications.html

Plan-cadre de protection de la Conférence des évêques suisses pour la célébration des messes publiques

Voilà la dernière version du

« Plan-cadre de protection de la Conférence des évêques suisses pour la célébration des messes publiques »

Coronavirus (COVID-19)

Le Conseil fédéral a fait connaître, le 16 avril 2020, son plan pour un assouplissement en trois étapes (27 avril, 11 mai, 8 juin 2020) des mesures de protection prises contre le coronavirus (COVID-19).

Dès le 27 avril 2020 il sera de nouveau permis, en vertu de l’art. 6 al. 3 let. l de l’Ordonnance 2 COVID-19, modifiée le 16 avril 2020, d’avoir accès à des établissements pour organiser des enterrements dans le cercle familial ; à partir du 11 mai 2020 dans le cercle restreint d’amis d’après art. 6 al. 3 let. k Ordonnance 2 COVID-19, modifiée le 29 avril 2020 ; et à partir du 28 mai 2020 de manière générale d’après art. 6 al. 3 let. k Ordonnance 2 COVID-19, modifiée le 20 mai 2020, pour autant que ces établissements et manifestations aient un plan de protec-tion selon l’art. 6a de cette Ordonnance :

 
1.    Les exploitants de ces établissements et les organisateurs de ces manifestations doi-vent garantir, par l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de protection, que le risque de transmission est réduit pour toutes les personnes participant à la manifesta-tion ainsi que pour celles qui y exercent une activité (art. 6a al. 1).

 
2.    Le plan de protection doit respecter les prescriptions définies par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) en matière de droit du travail et de la santé (art. 6a al. 2).

 
Le 20 mai 2020 le Conseil fédéral a communiqué que depuis le 28 mai 2020 les célébrations religieuses – ainsi que d’autres manifestations religieuses – sont à nouveau permises, dans la mesure où sont garantis des concepts de protection ainsi que le traçage des chaînes de transmission (cf. art. 6 al. 3 let. k et al. 3ter Ordonnance 2 COVID-19, modification du 20 mai 2020).

 
Le devoir de traçage des chaînes de transmission ne vaut que si le respect des règles de dis-tance ne sont pas assez garanties. Les règles suivantes sont alors applicables d’après l’art. 6 al. 3ter Ordonnance 2 COVID-19, modifiée le 20 mai 2020: (1) après les avoir informées, l’organisateur tient une liste de présence comprenant le nom, le prénom et le numéro di téléphone de tous les participant(e)s. (2) Sur demande, il/elle transmet la liste de présence au service cantonal compétent afin de pouvoir identifier et informer les personnes présu-mées infectées (art. 33 LEp). (3) Il/elle ne peut pas utiliser la liste de présence à d’autres fins et la détruit au plus tard après 14 jours.

 
La Conférence des évêques suisses (CES), assise rassemblant les évêques et abbés territoriaux de l’Eglise catholique-romaine en Suisse, promulgue, dans le respect des prescriptions de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) – notamment du plan de protection cadre sur la reprise des services et des rassemblements religieux du 18 mai 2020 – et en vue d’une réduc-tion au minimum des risques de propagation du coronavirus (COVID-19), un plan-cadre de protection destiné aux diocèses et abbayes territoriales. Il énumère des objectifs-type, offrant une orientation auxdits diocèses et abbayes territoriales quant à leurs propres concepts de protection, qui demandent à être adaptés par ceux-ci, en collaboration avec les autorités cantonales correspondantes, aux situations concrètes saisies.

 
Les mesures de protection sont nécessaires et judicieuses pour enfin pouvoir normaliser gra-duellement, et de manière responsable, la vie ecclésiale et spirituelle dans notre pays. Les restrictions correspondent à un amour bien compris du prochain et de soi-même. Bien sûr faudra-t-il encore attendre un certain moment, jusqu’au plein rétablissement de la vie ecclé-siale et religieuse. Sachons que les messes en présence du peuple – et les rassemblements religieux – ne constituent qu’une partie de ce qui fait la richesse de la vie chrétienne, à côté des nombreuses formes familiales et fédératives de pratique religieuse, la prière et la liturgie domestique.

  

(A) Plan de protection pour les inhumations religieuses (valable dès le 28 mai 2020)1    
La mort d’une personne n’est pas source de deuil seulement pour les proches, elle est tou-jours aussi un événement social. Elle frappe toute la communauté comme le dit l’apôtre Paul : « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1 Cor. 12,26). Toute communauté a pour devoir de prendre soin de ses morts et des survivants.

 
a)    La célébration des funérailles dans une église ou dans un funérarium est possible dans le respect du plan de protection cadre pour la reprise des services religieux (→ B).  
b)    Les prescriptions du Conseil fédéral et les recommandations de l’Office fédéral de la san-té publique (OFSP) en matière d’hygiène et de distance doivent être strictement obser-vées.
c)    Une personne responsable du respect et de l’application de ces règles doit être désignée. 
d)    Les obsèques (ensevelissements et incinérations) seront célébrées le plus simplement possible et avec aussi peu de monde que possible. En qui concerne le nombre total de personnes présentes, seul le choix du lieu où se déroule la cérémonie constitue un fac-teur de restriction pour la famille en deuil, dans la mesure où sont respectées les règles de distance et d’hygiène. Ces règles valent impérativement pour les accompagnants (prêtre, sacristain, pompes funèbres…) face à la famille en deuil. La personne responsable du respect et de l’application des règles établies attire l’attention de la famille sur le nombre maximal de personnes pouvant participer à la cérémonie. – Si les règles de dis-tance sociale ne peuvent pas être garanties, la personne qui en est responsable doit dres-ser une liste de présence des participants après en avoir informé la famille en deuil. 
e)    En cas de personne décédée suite au coronavirus (COVID-19), il est nécessaire de procé-der comme indiqué par les autorités civiles. 
f)    Les obsèques se dérouleront, si possible, à l’air libre (au bord de la tombe) avec liturgie de la Parole. Si toutefois les règles de distance et d’hygiène n’y peuvent pas être respec-tées ou si d’autres raisons engagent à commémorer à l’église, une célébration peut se dérouler à l’église à condition de respecter le plan de protection pour les messes pu-bliques. Il est également possible de laisser entrevoir aux proches, pour plus tard, une messe en souvenir de la personne décédée. 
Ce plan de protection entre en vigueur le 28 mai 2020 jusqu’à nouvel ordre et remplace celui du 27 avril 2020 resp. 11 mai 2020.

   
(B) Plan de protection pour les messes publiques en église (valable dès le 28 mai 2020)
Les messes apportent aux croyants un soutien et une orientation spirituels dans les condi-tions de vie difficiles de la crise actuelle. Compte tenu des mesures d’assouplissement dans d’autres domaines de la vie publique, la Conférence des évêques suisses s’est prononcée le 12 mai 2020 aussi en faveur d’un assouplissement de l’interdiction de messes publiques, no-tamment parce que la Constitution fédérale garantit la liberté d’exercice individuel et collec-tif de la religion. L’Eglise catholique entend naturellement respecter les prescriptions fédé-rales en vigueur, notamment celles qui concernent l’hygiène et la distance sociale.

 
1.    Avant la messe
a)    Une personne responsable du respect et de l’application du plan de protection doit être désignée. 
b)    Il faut nettoyer et désinfecter tous les points de contact, y compris les éventuelles installations sanitaires.
c)    Les bénitiers restent vides jusqu’à nouvel ordre.
d)    L’église est aérée de façon optimale. 
e)    Il faut placer dans des endroits bien visibles, à l’extérieur et à l’intérieur de l‘église, des affiches rappelant les règles d’hygiène et de distance de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ainsi que le plan de protection en vigueur sur place.
f)    Les portes d’entrée doivent être clairement signalées et les autres portes fermées avec un marquage bien visible. En même temps, il faut pouvoir les ouvrir à tout moment de l’intérieur comme de l’extérieur, pour des raisons de protection in-cendie. 
g)    L’accès à la tribune est fermé ; celle-ci n’est accessible qu’à l’organiste et éventuel-lement, en cas d’espace suffisant, à quelques instrumentistes en petit nombre.
h)    Une signalisation dirige les fidèles vers les portes d’entrée ouvertes et clairement identifiables (pour éviter que l’on touche les poignées); sont applicables les pres-criptions de l’autorité civile relatives aux distances et à l’hygiène ; les personnes à qui la paroisse confie cette tâche surveillent le bon déroulement des entrées.
i)    Les fidèles se nettoient les mains à l’entrée de l’église avec un produit désinfec-tant virucide. – Les personnes à qui la paroisse confie cette tâche mettent à dispo-sition des flacons dispensateurs contenant une quantité suffisante de produit dé-sinfectant et vérifient que tout le monde sans exception se désinfecte les mains. 
j)    L’entrée dans l’église est limitée à un tiers du nombre maximum possible et chaque fidèle doit avoir, en tout cas, pour lui seul/elle seule un espace de 4m2 au minimum. Il faut garantir par des mesures adéquates que les distances nécessaires seront respectées (par exemple : fermeture d’un banc ou ligne de chaises sur deux ; éloignement des chaises ; marquage en couleur des places, …).
k)    Pour éviter qu’aux messes bien fréquentées certains fidèles soient renvoyés à l’entrée de l’église, il est recommandé de procéder à des démarches de réservation et de places numérotées. Si des fidèles n’avaient plus d’accès à l’église, il leur est conseillé de se rendre à une autre messe (autre lieu, autre date, éventuellement en semaine).  

 
2.    Durant la messe
a)    Les fidèles prennent place aux endroits marqués. Leurs places n’ont de vis-à-vis ni sur la rangée de devant ni sur celle de derrière. Les personnes à qui la paroisse confie cette tâche surveillent le respect de cet ordre. – Les familles ne sont pas sé-parées.  
b)    L’intervention de chœurs, de groupes de chanteurs et d’instrumentistes répond de la même marge de manœuvre que le domaine culturel profane. Il est recomman-dé de procéder au dialogue entre voix de solo – versets déclamés par l’assemblée ou de petits ensembles. Le chant de l’assemblée est réduit. 
c)    L’office peut se dérouler avec servant(e) de messe s’il y a suffisamment d’espace à l’autel.
d)    Des lecteurs et lectrices peuvent être engagés à condition qu’il y ait assez d’espace. Ils doivent recevoir des instructions en conséquence. 
e)    Il faut renoncer à faire circuler des corbeilles dans les bancs pour la quête ; les fi-dèles peuvent déposer leur offrande dans une corbeille opaque à la sortie, au moment de quitter l’église.
f)    Les espèces eucharistiques (le pain et le vin) doivent être couverts durant toute la durée de la prière eucharistique (palla). Le célébrant se désinfecte les mains tout au début de la préparation des dons. Seul le célébrant communie au calice. Les concélébrants communient par intinction. 
g)    Avant de distribuer la communion, les auxiliaires de l’Eucharistie se désinfectent les mains. Le dialogue « Le Corps du Christ » – « Amen » est prononcé commu-nautairement avant que l’on procède à la distribution de la communion. Celle-ci suit les normes d’hygiène prescrites. Des adhésifs signalent sur le sol la distance minimale prescrite.  
h)    L’échange du signe de la paix est supprimé.
i)    Les règles de distanciation s’appliquent également pour les liturgies de la Parole, la liturgie des heures ou d’autres célébrations en groupe. Tout acte symbolique comportant le contact physique avec un objet, quel qu’il soit, est interdit (surtout avec de l’eau bénite). 
j)    Durant toute la messe, les personnes à qui la paroisse confie cette tâche se tien-nent aux portes de sortie, pour les ouvrir immédiatement en cas de besoin.
k)    Les baptêmes, les premières communions, les confirmations et les mariages sont conditionnés au respect rigoureux des normes de protection établies par l’autorité civile en matière de distance sociale et d’hygiène.

 
3.    Après la messe
a)    Les personnes à qui la paroisse a confié cette tâche ouvrent les portes de sortie.
b)    Les fidèles quittent l’église selon un ordre fixé par la paroisse et en respectant les règles de distance, ils ne se regroupent pas devant l’église. – Une personne à qui la paroisse a confié cette tâche le contrôle.
c)    Après la messe les points de contact (objets, bancs, portes, installations sanitaires) doivent être désinfectés. 
d)    L’église doit être aérée de façon optimale.

 
4.    Absence à la messe
a)    La prière à la maison ou en famille, mais également par les personnes seules, con-tinue d’être pratiquée ou sa spiritualité redécouverte.
b)    Les fidèles qui sont malades ou se sentent malades sont sollicités à ne pas se rendre à la messe. Dans le respect des mesures prescrites, ils peuvent recevoir la communion chez eux par des personnes formées et mandatées pour cela faire.  
c)    Les fidèles qui ressentent un malaise durant l’office doivent le quitter. 
d)    Les fidèles faisant partie des groupes à risque (en vertu de l’art. 10b al. 2 et al. 3 en relation avec l’Annexe 6 de l’Ordonnance 2 COVID-19, introduite avec modifica-tion du 16 avril 2020) sont avisés d’éviter les messes bien fréquentées afin de se protéger ; dans le respect des dispositions étatiques, ils peuvent fréquenter la messe en semaine comptant moins de fidèles.

   
Il faut garantir dans la même mesure la participation à la messe et la protection contre l’infection. C’est pourquoi la Conférence des évêques suisses invite tous les fidèles à faire d’eux-mêmes tout leur possible pour arrêter la diffusion de cette pandémie.
Ce plan de protection entre en vigueur le 28 mai 2020 jusqu’à nouvel ordre.
Fribourg, le 25 mai 2020
 
Mgr Felix Gmür
Président
 
Erwin Tanner-Tiziani
Secrétaire général 

Source: http://m.eveques.ch/documents/messages/plan-cadre-de-protectiont-ces-25.05.20

REPRISE DES MESSES PUBLIQUES LE 28 MAI A FRIBOURG

Bonne nouvelle ! A Fribourg, l’église St-Maurice est apparemment la première église à afficher sur son site internet la reprise des messes publiques le 28 mai prochain.

Il y est dit que : « l’abbé Marcus (Huber) célébrera la messe le jeudi 28 mai à 10 heures à l’église. Vous êtes les bienvenus. Les messes du vendredi à 8 heures et du samedi à 17h30 recommencent aussi.« .

En outre: « pour respecter les normes sanitaires, nous vous demandons de garder vos distances : une personne ou une famille par banc. Il sera possible de se désinfecter les mains et de recevoir un masque à l’entrée de l’église.  À la demande des autorités, le sacristain ou la personne qui se tiendra à l’entrée se chargera de noter les noms et numéros de téléphone des fidèles présents (la liste sera détruite 14 jours plus tard.). La chapelle Saint Beat restera fermée car elle est trop petite.« 

Merci pour cette annonce !

A noter que le respect, comme ici, des normes de sécurité sanitaire fixées par le Conseil fédéra, réduit le nombre de place disponible. Il serait recommandé de prévoir suffisamment d’offices religieux afin de recevoir tous les fidèles désireux d’y participer et qui sont depuis plusieurs mois dans l’attente de prier ensemble et de communier de manière sacramentelle.

Bonne reprise !

Eglise_StMaurice_8442.jpg
Intérieur de l’église St-Maurice

Source: paroisse de St-Maurice, le 23.05.2020