Le Pape François rend hommage aux soignants italiens morts durant la pandémie

Des médecins de l'hôpital militaire de Biaggio, Milan, le 8 novembre 2020Des médecins de l’hôpital militaire de Biaggio, Milan, le 8 novembre 2020  (ANSA)

Le Pape François rend hommage aux soignants italiens morts durant la pandémie

À l’occasion de la journée nationale des travailleurs du secteur de la santé, des assistants sociaux et des volontaires célébrée ce samedi en Italie, le Saint-Père a adressé une lettre à Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie. «Face à une telle oblation, la société toute entière est incitée à témoigner toujours plus de l’amour du prochain et du soin des autres, spécialement des plus faibles», estime-t-il en saluant la mémoire des soignants décédés. 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

C’est un signe de reconnaissance après une année particulièrement éprouvante en Italie, durant laquelle plus de 60 000 personnes sont mortes du Covid-19. Ce 20 février marque la journée nationale des travailleurs du secteur de la santé, des assistants sociaux et des volontaires, instituée en novembre dernier par une loi du Parlement italien, et visant à «honorer leur travail, leur engagement, leur professionnalisme et leurs sacrifices durant la pandémie de coronavirus en 2020». Plus d’un million d’habitants de la Péninsule sont concernés directement par cette initiative. Par ailleurs, au 18 février, le nombre de médecins morts en Italie durant la pandémie s’élevait à 324, le nombre le plus élevé d’Europe, comme le rapporte l’agence ADNKronos.

Une cérémonie à Rome

«En ce jour, toutes les professions se souviennent de ceux qui ne sont plus là à cause de Covid-19, mais aussi de ceux qui sont tombés malades à cause du virus et de ceux qui sont en première ligne, plus actifs que jamais, pour combattre et arrêter la pandémie. Mais toutes les professions veulent aussi être proches des personnes qui ont souffert et souffrent à cause de Sars-Cov2», peut-on lire dans une déclaration commune signé par dix ordres italiens de professionnels de la santé et du social.

À l’occasion de cette journée nationale, un évènement retransmis en ligne est organisé à Rome par la Fédération Nationale des Ordres de Médecins Chirurgiens et de Dentistes, auquel participent notamment la présidente du Sénat et le président de la Chambre des députés – Maria Elisabetta Alberti Casellati et Roberto Fico -, le ministre italien de la Santé Roberto Speranza, ainsi que Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie. Celui-ci doit bénir une plaque commémorative à la mémoire des médecins et dentistes morts du Covid-19.

La reconnaissance du Pape face à tant de dévouement

Mgr Paglia a également reçu une lettre du Pape François, datée du 19 février, dans laquelle le Saint-Père désire adresser aux professionnels de la santé décédés «une pensée spéciale, en rappelant l’accomplissement généreux, et parfois héroïque, de leur profession vécue comme une mission». «L’exemple de tant de nos frères et sœurs, qui ont risqué leur propre vie jusqu’à la perdre, suscite en nous tous une vive gratitude et constitue un motif de réflexion», écrit le Pape.

«Face à une telle oblation, la société toute entière est incitée à témoigner toujours plus de l’amour du prochain et du soin des autres, spécialement des plus faibles». François estime enfin que le «dévouement de ceux qui, y compris ces jours-ci, sont à l’œuvre dans les hôpitaux et dans les structures sanitaires est un “vaccin” contre l’individualisme et l’égocentrisme et montre le désir le plus authentique qui habite le cœur de l’homme: être présent aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin, et se dépenser pour eux».

De précédents hommages

Le 3 mai dernier, 4e dimanche de Pâques, le Souverain Pontife avait aussi rendu hommage aux médecins ayant donné leur vie au cours de la pandémie. François avait célébré la messe à leur intention, depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Il avait exprimé une pensée semblable lors du temps de prière avec bénédiction Urbi et Orbi du 27 mars, évoquant ceux «qui ne font pas la une des journaux (…) mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire: médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul».  

Par ailleurs, ce dimanche 21 février, la ville lombarde de Codogno marquera l’anniversaire du premier cas de coronavirus enregistré en Italie, premier pays européen touché par la pandémie. Un mémorial dédié aux victimes du Covid-19, qui a décimé cette cité de 15 000 habitants, sera inauguré.  

Source: VATICANNEWS, le 20 février 2021

Transformer la quarantaine en « carême », par le cardinal Koch

Card. Koch, capture @ christianunity.va

Card. Koch, Capture @ Christianunity.va

Transformer la quarantaine en « carême », par le cardinal Koch

Cinq ans après la rencontre entre le pape et le patriarche Kirill

Le cardinal Kurt Koch propose de transformer la « quarantaine » du Covid-19 en « vrai carême » : une façon de relever le défi spirituel de la pandémie.

Le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens est intervenu le 12 février 2021 à une conférence en ligne sur « Eglise et pandémie : défis et perspectives », pour le 5e anniversaire de la rencontre entre le pape François et le métropolite Kirill, à La Havane (12 février 2016).

La pandémie, a-t-il dit dans ses propos rapportés par L’Osservatore Romano, pose de grands défis au monde de la santé, au monde économique et social, mais aussi « à la religion et à la foi chrétienne ». Les drames représentent en effet « une remise en question de l’existence de Dieu bien plus grande que n’importe quelle théorie philosophique des Lumières ou que n’importe quel traité épistémologique ».

La pandémie « touche de nombreuses personnes et de nombreux chrétiens comme si elle était un “carême” prolongé », a souligné le cardinal suisse, évoquant « la ressemblance linguistique » entre la quarantaine et les quarante jours du carême : « d’un point de vue religieux », les deux seraient « un temps de désert, un temps où nous avons les mêmes réactions que le peuple d’Israël ».

Le président du dicastère a invité à « espérer et prier pour que le temps de crise de la pandémie » devienne « un temps de conversion pour nous tous, où nous nous adressons à nouveau à Dieu comme amoureux de la vie ».

La diffusion du coronavirus a transformé « le “carême” liturgique en une quarantaine décrétée par l’Etat. Il est désormais de notre devoir de transformer la quarantaine en un vrai “carême”, c’est-à-dire en un temps de jeûne et de charité, un temps de grâce et de prière », a-t-il ajouté.

Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, a souligné quant à lui que l’épreuve du covid exigeait de l’Eglise « une réponse qui soit intelligente et capable de répondre à l’angoisse et à la peur ».

La pandémie qui touche le monde entier « n’était prévue par personne », a-t-il fait observer : dans un contexte culturel « fortement marqué par le progrès scientifique » érigé en certitude, « nous avons dû toucher du doigt que la science non plus ne possède pas toujours les réponses aux questions que nous posons ».

L’événement a vu également la participation du métropolite Hilarion, président du département pour les relations ecclésiastiques externes du patriarcat de Moscou, co-organisateur de l’initiative avec le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Source: ZENIT.ORG, le 13 février 2021

À presque 117 ans, sœur André, doyenne des Français, a vaincu le Covid-19

GERARD JULIEN / AFP – Soeur Andrée, le 11 février 2020, à Toulon.

À presque 117 ans, sœur André, doyenne des Français, a vaincu le Covid-19

Bien connue des lecteurs d’Aleteia, sœur André, la doyenne des Français, fêtera ses 117 ans le 11 février prochain. La religieuse a récemment attrapé le Covid-19… et y a survécu !

À l’aube de ses 117 ans, elle a vaincu le Covid-19. Étonnante sœur André ! Plus vieille religieuse du monde, doyenne des Français et des Européens, vice-doyenne de l’humanité, la religieuse, qui vit à l’Ehpad Sainte Catherine Labouré de Toulon (Var), a été testée positive au Covid-19 le 16 janvier, selon Var-Matin. Tirée d’affaire, elle pourra donc en principe souffler ses cent et quelque bougies entourée des autres résidents de la maison. Pour son anniversaire, l’établissement a prévu d’organiser une visioconférence avec sa famille puis avec le maire de Toulon.

Après avoir découvert la foi à l’âge adulte, la religieuse centenaire, née Lucile Randon, est entrée chez les Filles de la Charité à 40 ans et s’est longtemps occupée d’enfants. Sa longévité est pour le moins étonnante !

Source: ALETEIA, le 8 février 2021

Le monde de l’après-covid : « Tout doit être revu », souligne le pape

Journal télévisé TG5, capture video Canale 5, mediaset

Journal Télévisé TG5, Capture Video Canale 5, Mediase

Le monde de l’après-covid : « Tout doit être revu », souligne le pape

Interview au Journal télévisé d’une chaîne italienne

Le futur du monde de l’après-covid dépend de « notre décision », affirme le pape François. Il souligne que pour « mieux sortir » de la crise pandémique « nous devrons emprunter un chemin », mais « si nous voulons reprendre les mêmes choses qu’avant… ce sera négatif ». « Et comment deviens-tu meilleur? Tout doit être revu. »

Le pape explique comment reprendre confiance après une année difficile, dans une interview au journal TG5 diffusée le 10 janvier 2021 sur la chaîne de la télévision privée italienne Canale 5. Au cours d’une conversation avec le journaliste Fabio Marchese Ragona, qui a eu lieu à la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le pape aborde divers sujets, dont la pandémie, le vaccin, les émeutes aux États-Unis, l’avortement, la politique ainsi que sa vie quotidienne.

Il invite à « faire une analyse très approfondie des horribles situations que connaît le monde aujourd’hui ». Il rappelle que « les grandes valeurs sont toujours présentes dans la vie », mais elles « doivent être traduites en moments, car les moments historiques ne sont pas les mêmes ». « Les valeurs ne changent pas dans l’histoire, mais l’expression de ces valeurs dépend toujours de la culture de l’époque », précise le pape.

Dans l’interview, il aborde, entre autres, deux « problèmes graves »: celui de la situation des enfants et celui des « guerres ». « Pensez aux enfants sans école et qui souffrent de la faim, invite le pontife. Il y a les statistiques des Nations Unies qui sont effrayantes. Pensez aux enfants qui sont nés avec la guerre, qui vivent la guerre depuis dix ans et qui ne savent pas ce qu’est l’odeur de la paix. Pensons simplement aux enfants en général: les statistiques sont terribles. »

Nourrir toute l’humanité pendant un an

Le pape affirme que « nous devrions tous nous poser » la question suivante: « que pouvons-nous faire pour amener tous les enfants à l’école et permettre à tous les enfants de manger? ». Il invite aussi à se demander « quelle est la voie de la paix ».

Ce sont des problèmes « à prendre très au sérieux », souligne le pape François, « et si nous voulons sortir de cette situation sans voir ces choses, la sortie sera pire ».

Les enfants et les guerres « ne sont que deux problèmes », dit le pape, « il y en a beaucoup d’autres ». Il invite à « en sortir en considérant des choses concrètes, non pas la fantaisie: que pouvons-nous faire pour changer cette situation? » « Les statistiques disent qu’en supprimant un mois de dépenses de guerre, nous pourrions nourrir toute l’humanité pendant un an, affirme le pape. Il faut prendre conscience de ce drame du monde … Pour sortir de cette crise la tête haute et d’une meilleure manière, il faut être réaliste. Il faut du réalisme. »

Le pape lance également un appel à aider très concrètement ceux qui ont tout perdu avec la pandémie, ces nouveaux « pauvres du Covid » : « Demandez-leur quels sont leurs besoins et résolvez-les. La proximité amène à la résolution de problèmes. » La fraternité « est le mot clé », rappelle le pape. « Nous devons être inventifs, nous devons être audacieux en inventant des voies de proximité. » Et cette proximité est nécessaire « pour accompagner, résoudre, ouvrir des chemins d’espérance. »

Source: ZENIT.ORG, le 11 janvier 2021

Le Conseil d’État donne raison à l’Église de France

Messe le 15 novembre à Illiers-Combray (France)Messe le 15 novembre à Illiers-Combray (France)  (AFP or licensors)

Le Conseil d’État donne raison à l’Église de France

Saisie par la Conférence des évêques de France, le Conseil d’État suspend la mesure gouvernementale de limiter à 30 fidèles le nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses pour raisons sanitaires. Une annonce qui réjouit les évêques qui estimaient que c’était une entrave à la liberté de culte. 

Vatican News

Le plafond de trente fidèles autorisés à assister à la messe est levé. Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française considère selon un communiqué de la Conférence des évêques de France (CEF), qu’il n’y a pas de justification à cette interdiction absolue et générale «alors qu’aucune autre activité autorisée n’est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause».

Pour déterminer les futures conditions d’accueil des fidèles, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF et archevêque de Reims, Mgrs Dominique Blanchet (évêque de Belfort- Montbéliard), et Olivier Leborgne, (évêque d’Arras), vice-présidents de la CEF, Mgr Dominique Lebrun (archevêque de Rouen), membre du Conseil permanent et Mgr Stanislas Lalanne (évêque de Pontoise), rencontreront ce dimanche soir le Premier ministre Jean Castex.

«Ils rediront leur souhait que soit acté, dans les trois jours qui ont été impartis au gouvernement par la décision du juge des référés du Conseil d’État, l’adoption d’une jauge réaliste, comme le prévoyait le protocole sanitaire qu’elle avait déjà présenté», précise le communiqué. 

«La CEF considère que le droit a ainsi été rétabli et la raison reconnue. Elle forme cependant le vœu que le recours judiciaire reste l’exception dans le dialogue avec les autorités de notre pays».

Les évêques ont été entendus

Les réactions ne se sont pas faites attendre : transmettant la nouvelle, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF a notamment écrit sur twitter : «Saint premier dimanche de l’Avent !».

L’épiscopat français avait déposé vendredi matin un référé liberté estimant «avoir le devoir de veiller à la liberté de culte en France». Les évêques avaient regretté la décision annoncée dans un premier par le président de la République et confirmée par le Premier ministre. À cette occasion, ils avaient déclaré que «traiter ainsi les religions, c’est considérer comme accessoire la foi de millions de croyants. C’est une grave erreur pour notre société tout entière»

Source: VATICANNEWS, le 29 novembre 2020

« S’il te plaît Marie » : une grande supplique pour demander la fin de l’épidémie

Fred de Noyelle / GODONG – Bougies aux fenêtres de Lyon, 2008.

« S’il te plaît Marie » : une grande supplique pour demander la fin de l’épidémie

Si depuis près de quatre siècles les habitants de Lyon remercient la Vierge Marie de les avoir protégés de la peste en 1643, en 2020, ils s’en remettent à nouveau à elle en l’implorant de mettre fin à l’épidémie de Covid-19. Une démarche à laquelle croyants et non-croyants de la France entière sont invités à s’associer.

« Lyon est marqué par cet élan vers la Vierge, « Merci Marie », réitéré chaque année le 8 décembre », explique à Aleteia le père Patrice Guerre, curé de la paroisse Saint-Pothin – Immaculée Conception, dans le 6ème arrondissement de Lyon. « Mais cette année, au vu de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, c’est difficile de rentrer dans cette démarche de gratitude. Alors avec quelques paroissiens, nous avons eu l’idée de relancer la belle tradition lyonnaise de se confier à Marie ». En effet, en 1643, lors d’une épidémie de peste, les Lyonnais avaient imploré la Vierge de protéger leur ville. Lyon fut épargnée. Dès lors, les habitants rendent hommage à Marie chaque année depuis près de quatre siècles. En 1852, l’élan « Merci Marie » est institué le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. C’est à partir de là que les bougies sont déposées aux fenêtres des immeubles.

Le 8 décembre 2020, un petit groupe de lyonnais appelle donc tous les Français, croyants et non-croyants, à déposer des bougies à leurs fenêtres pour dire ensemble : « S’il te plaît Marie… ». Une bougie pour symboliser une intention de prière et pour témoigner de sa confiance envers la Vierge Marie. Une démarche empreinte de simplicité, d’humilité, conçue dans un vrai désir d’unité. Le désir fort, confient les auteurs du projet, « de dépasser, pour un soir, les colères et les scissions qu’ont engendré ce second confinement, et de se tourner tous ensemble vers Marie ». Une idée qui pourrait bien faire des émules dans tous les diocèses de France.

Une « montée » vers le 8 décembre

Comment, concrètement, unir son espérance et sa prière à Marie à celles des autres ? Une neuvaine spécifique sera proposée du 30 novembre au 8 décembre. Pour recevoir les textes de la neuvaine, il suffit de s’inscrire sur le site dédié stpmarie. Elle sera également retransmise en direct tous les soirs sur Internet afin de soutenir les prières familiales ou individuelles.

Le 8 décembre, chacun est invité à déposer des lumignons à ses fenêtres vers 19 heures. Vous pouvez les personnaliser en y collant une étiquette avec le prénom d’une personne ou une cause qui vous est chère. A 19 heures également, les paroisses seront invitées à faire sonner les cloches de leurs églises. Enfin, une veillée mariale sera retransmise en direct de la basilique Notre-Dame de Fourvière.

Source: ALETEIA, le 21 novembre 2020

France : les évêques partagent la tristesse des fidèles après la décision du Conseil d’État

Notre-Dame de Paris, 17 avril 2019 © Anita Sanchez
Notre-Dame De Paris, 17 Avril 2019 © Anita Sanchez

France : les évêques partagent la tristesse des fidèles après la décision du Conseil d’État

Vigilance face à toute limitation de la liberté de culte

La Conférence des évêques de France (CEF) et Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président de la CEF, prennent acte de la décision du juge des référés du Conseil d’État rejetant leur requête contestant le décret n° 2020- 1310 du 29 octobre 2020 comme portant atteinte à la liberté de culte.

Le juge a rappelé que la liberté de culte était une liberté fondamentale et qu’elle s’exerçait tant individuellement que collectivement. Il a rejeté le recours en s’appuyant uniquement sur un motif sanitaire.

La Conférence des évêques de France et Mgr Éric de Moulins-Beaufort resteront vigilants face à toute limitation de la liberté de culte dans un temps où, pour des raisons sécuritaires, les pouvoirs publics veulent renforcer leur surveillance de tous les cultes.

Les évêques déplorent avant tout que les fidèles demeurent ainsi dans l’impossibilité de participer à la messe, sommet de leur foi et rencontre irremplaçable avec Dieu et avec leurs frères.

Demander à pouvoir assister à la messe n’a rien d’une revendication catégorielle : la prière de l’Église catholique est universelle. Dans sa liturgie, elle supplie Dieu pour la paix et pour le bien de tous les peuples, sans oublier ceux qui exercent l’autorité et ont en charge le bien commun.

« Que chacun obéisse aux autorités » dit saint Paul (Romains 13, 1) : avec regret et conscient de l’effort spirituel qu’il demande, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France demande aux fidèles et aux prêtres de respecter cette décision.

Les églises restant ouvertes, elles sont des lieux qu’il faut habiter et où l’on peut venir pour se recueillir, prier, adorer le Seigneur et y recevoir les sacrements comme celui de la Réconciliation.

Le juge des référés a précisé que des instructions avaient été données par les pouvoir publics pour que toute personne puisse se rendre dans une église proche de son domicile sans condition de distance et en cochant, dans l’attestation de déplacement, la case « motif familial impérieux ». Les ministres du culte peuvent continuer à recevoir des fidèles à et se rendre au domicile de ceux-ci comme dans les établissements dont ils sont aumôniers.

Les paroisses et les communautés sauront une nouvelle fois faire preuve d’ingéniosité pour nourrir la vie spirituelle de tous, même à distance, accompagner les enfants dans leur parcours catéchétique, soutenir les personnes âgées et isolées, servir les pauvres et les personnes en situation de précarité. Les évêques n’oublient pas les fidèles qui attendaient la célébration de leur baptême, de leur confirmation et de leur mariage

Le juge des référés a particulièrement tenu compte du fait que les règles actuelles vont faire d’ici le 16 novembre « l’objet d’un réexamen de leur caractère adapté et proportionné, ce qui suppose l’engagement à bref délai d’une concertation avec l’ensemble des représentants des cultes, destinée à préciser les conditions dans lesquelles ces restrictions pourraient évoluer ».

La Conférence des évêques attend avec impatience la concertation annoncée.

Source: ZENIT.ORG, le 8 novembre 2020

Covid-19 au Royaume-Uni: les responsables religieux s’opposent à la suspension des cultes

Un écriteau à l'entrée de la cathédrale de Westminster, à Londres.Un écriteau à l’entrée de la cathédrale de Westminster, à Londres.  (AFP or licensors)

Covid-19 au Royaume-Uni: les responsables religieux s’opposent à la suspension des cultes

Alors que le Royaume-Uni débute un nouveau confinement national ce jeudi 5 novembre, les chefs religieux expriment leur désaccord avec la décision de suspendre le culte public.

Vatican News

Le président de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles, le cardinal Vincent Nichols, s’est joint aux chefs religieux britanniques pour écrire au Premier ministre Boris Johnson, déclarant qu’il n’y a «aucune justification scientifique à la suspension massive du culte public» en raison de la pandémie de coronavirus.

Le culte public est sécurisé

Dans une lettre, les représentants des religions déclarent: «Nous désapprouvons fermement la décision de suspendre le culte public pendant cette période». Ils soulignent également «la contribution apportée par les communautés religieuses du Royaume-Uni dans la réponse à la pandémie».

La lettre indique que «le culte public est sécurisé» et que, au cours des six derniers mois, les communautés religieuses ont «collaboré étroitement avec les ministres et les fonctionnaires pour assurer la sécurité des personnes». Les chefs religieux notent que pendant la première période de restrictions, ils ont cessé de pratiquer leur culte public dans des bâtiments et sont passés à une approche en ligne.

L’engagement social des communautés 

Ils soulignent également qu’ils ont «fourni d’importantes ressources pour soutenir nos communautés et notre nation, depuis le soutien pratique comme les banques alimentaires et le bénévolat, jusqu’à la promotion de la cohésion sociale, de la santé mentale et de l’adaptation au cours de ces mois».

La lettre souligne que «le culte commun est constitutif de notre identité, et essentiel pour notre compréhension de nous-mêmes. Sans la communauté de culte, notre action et notre soutien social ne peuvent être dynamisés et soutenus indéfiniment.»

Le culte en commun, un outil indispensable pour la santé et le bien-être

Le texte le martèle: «Le culte commun est également nécessaire pour soutenir la santé et le bien-être des membres des communautés religieuses qui s’occupent des autres, qu’ils soient rémunérés ou bénévoles».

«Les avantages pour la santé de la participation à un culte sont bien connus, et le fardeau de la mauvaise santé psychologique et physique résultant de l’isolement et de la pandémie est de mieux en mieux compris. C’est particulièrement vrai pour les Noirs, les Asiatiques et les minorités ethniques. L’étude de « Public Health England » a montré que les communautés religieuses ont constitué un lien important pour les Noirs, les Asiatiques et les minorités ethniques durant cette période», peut-on lire dans la lettre.

En outre, elle indique que «c’est un phénomène bien connu et bien étudié que les gens se tournent vers les communautés religieuses pour faire face aux traumatismes et au chagrin»

Source: VATICANNEWS, le 5 novembre 2020

Contre la pandémie aux États-ttUnis, une croisade du Rosaire

Contre la pandémie aux États-ttUnis, une croisade du Rosaire

Deux évêques américains ont organisé une Croisade du Rosaire dans leur diocèse respectif durant le mois d’août 2020, en demandant aux catholiques de prier le chapelet tous les jours pour la fin de la pandémie de coronavirus, pour la justice et la paix, pour la fin de la profanation des églises et de nombreuses autres intentions.

Le 7 août, l’archevêque de Denver (Colorado), Mgr Samuel Aquila, a annoncé : « En ces temps de crise, notre Église, le monde et notre pays ont besoin de la foi en Dieu et de la protection et de l’intercession de la Vierge Marie. (…) Je lance donc une Croisade du Rosaire pour demander à Marie de présenter d’urgence nos besoins à Jésus. » Mgr Aquila a invité tous les catholiques de son diocèse à prier un chapelet quotidien, à partir de la solennité de l’Assomption de Notre Dame, le 15 août, jusqu’au mémorial de Notre Dame des Douleurs, le 15 septembre. Il leur a demandé de prier pour 15 intentions précises, notamment pour la fin de la pandémie de coronavirus et le repos de l’âme de tous ceux qui sont morts du Covid-19, pour la fin de l’avortement et de l’euthanasie et des attaques contre la vie, ainsi que pour la paix, la justice et la fin des discriminations raciales.

« Nous nous tournons vers Marie dans nos difficultés parce qu’elle est notre Mère spirituelle. Par son oui au Seigneur elle a accepté les voies mystérieuses du Tout-Puissant », dit l’archevêque de Denver, qui dit avoir emprunté l’idée de cette Croisade du Rosaire à l’évêque de Wichita (Kansas) Mgr Carl Kemme, qui a annoncé en juillet lancer une Croisade du Rosaire au mois d’août dans son diocèse, pour les mêmes intentions…

Partageant ses réflexions sur la situation actuelle, Mgr Kemme affirme : « Certains disent que nous vivons une époque sans précédent. Mais est-ce vrai ? Après tout, si on se penche un peu sur l’histoire et surtout sur l’histoire de l’Église, on se rend compte que l’Église est déjà passée par tout ce que nous vivons et pire. Pestes, pandémies, persécutions, violences racistes ou discriminatoires, profanation d’églises, destructions de statues et actes scandaleux, y compris venant de ses propres ministres. »

Et nous le savons, nous croyants, « à la fin, le cœur immaculé de Marie triomphera ». C’est pourquoi notre prière du Rosaire est si importante !

Adapté de Catholic News Agency

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

L’Académie pour la Vie livre une réflexion sur les bouleversements induits par la pandémie

Un couple de personnes âgées recevant la communion à domicile à Borongan, aux Philippines, le 22 avril 2020.Un couple de personnes âgées recevant la communion à domicile à Borongan, aux Philippines, le 22 avril 2020. (AFP or licensors)

L’Académie pour la Vie livre une réflexion sur les bouleversements induits par la pandémie

Dans une note publiée ce mercredi midi et intitulée « Humana comunitas à l’ère de la pandémie: méditations intempestives sur la renaissance de la vie », l’Académie pontificale pour la Vie apporte une lecture spirituelle des bouleversements provoqués par la pandémie de Covid-19 dans la plupart des sociétés humaines.

Cyprien Viet – Cité du Vatican

«La Covid-19 a apporté la désolation au monde», est-il rappelé d’emblée, au sujet d’un phénomène qui a déjà fait plus de 600 000 morts et dont les futurs développements restent encore incertains et angoissants. «Que faire de tout ceci? Comment notre halte nous empêchera-t-elle de tomber dans l’inertie de la complaisance, ou pire, de la connivence dans la résignation?», s’interrogent les rédacteurs de cette note, qui invitent à prendre un «recul réfléchi» qui ne correspond pas à «l’inaction», mais à «une pensée qui pourrait se transformer en remerciement pour la vie donnée, et donc un passage vers la renaissance de la vie».

Le constat est tout d’abord douloureux concernant les effets du confinement. Conséquence directe de la mondialisation, «la pandémie nous a fourni le spectacle de rues vides et de villes spectrales, de la proximité humaine blessée, de l’éloignement physique, est-il rappelé. Elle nous a privés de l’exubérance des étreintes, de la gentillesse des poignées de main, de l’affection des baisers, et elle a transformé les relations en interactions effrayantes entre étrangers et en un échange neutre d’individualités sans visage, enveloppées dans l’anonymat des équipements de protection. Les limitations des contacts sociaux sont effrayantes ; elles peuvent mener à des situations d’isolement, de désespoir, de colère et d’abus. Pour les personnes âgées, qui sont dans les dernières étapes de leur vie, la souffrance a été encore plus prononcée, car la détresse physique s’est couplée d’une diminution de la qualité de vie et du manque de visites de la part de leur famille et de leurs amis.»

Transformer le langage guerrier en esprit de compassion

Dans une partie intitulée «La vie prise, la vie donnée : la leçon de la fragilité», l’Académie s’interroge aussi sur le caractère anxiogène du langage guerrier utilisé dans le traitement de cette actualité. «Les métaphores dominantes qui envahissent à présent notre langage ordinaire mettent l’accent sur l’hostilité et sur un sentiment envahissant de menace : les encouragements répétés à « combattre » le virus, les communiqués de presse qui sonnent comme des « bulletins de guerre », les mises à jour quotidiennes sur le nombre de personnes infectées» donnent une impression de champ de bataille.

Dans les hôpitaux, mais aussi dans les prisons, dans les camps de réfugiés ou encore dans les maisons de retraite, de nombreux décès ont pris de court le personnel et l’entourage des victimes. «Nous avons été témoins du visage le plus tragique de la mort : certains ont connu la solitude de la séparation aussi bien physique que spirituelle de tous, laissant leurs familles impuissantes, incapables de leur dire au revoir, même pour leur fournir cette simple piété de base avec un enterrement approprié.» 

Mais au-delà de ces situations dramatiques et traumatisantes, cette pandémie offre aussi une chance de revenir à l’essentiel pour saisir la pleine valeur de la vie. «L’évidence douloureuse de la fragilité de la vie peut aussi renouveler notre conscience de sa nature donnée. En revenant à la vie, après avoir savouré le fruit ambivalent de sa contingence, ne serons-nous pas plus sages? Ne serons-nous pas plus reconnaissants et moins arrogants? »

Malaise de notre terre et malaise spirituel

Dans la lignée de l’encyclique du Pape François Laudato Si’, l’Académie pour la Vie remarque que «l’épidémie de Covid-19 a beaucoup à voir avec notre déprédation de la terre et le pillage de sa valeur intrinsèque. C’est un symptôme du malaise de notre terre et de notre incapacité à nous en soucier ; plus encore, un signe de notre propre malaise spirituel». La réflexion proposée est très concrète. «Considérons la chaîne des liens qui relient les phénomènes suivants : la déforestation croissante qui pousse les animaux sauvages à proximité de l’habitat humain. Les virus hébergés par les animaux sont donc transmis aux humains, en exacerbant ainsi la réalité des zoonoses, un phénomène bien connu des scientifiques comme vecteur de nombreuses maladies. La demande exagérée de viande dans les pays les plus développés du monde donne lieu à d’énormes complexes industriels d’élevage et d’exploitation animale. Il est facile de voir comment ces interactions pourraient en fin de compte provoquer la propagation d’un virus à travers le transport international, la mobilité de masse des personnes, les voyages d’affaires, le tourisme, etc… » 

Une prise de conscience s’impose donc, et elle devra avoir des conséquences pratiques mais aussi spirituelles. Nous devons «reconnaître que nous habitons sur cette terre en tant que gardiens et non pas en tant que maîtres et seigneurs. Tout nous a été donné, mais notre souveraineté n’est que fournie et elle n’est pas absolue. Consciente de son origine, elle porte le fardeau de la finitude et la marque de la vulnérabilité.»

Reconnaître la vulnérabilité intrinsèque de la condition humaine

Cette vulnérabilité assumée peut aussi bouleverser notre relation aux autres dans un sens plus positif et chargé de compassion. «Notre condition est une liberté blessée. Nous pourrions la rejeter comme une malédiction, une situation provisoire qui pourrait bientôt être surmontée. Ou bien, nous pouvons apprendre une patience différente, qui est capable de consentir à la finitude, à une porosité renouvelée à la proximité voisine et à l’altérité lointaine», souligne l’Académie, qui invite notamment à une sensibilité plus vive à la détresse des pays pauvres, où cette pandémie s’ajoutent à tant d’autres que les pays riches observent trop souvent avec indifférence.

«Il s’agit d’ouvrir les yeux sur la réalité des êtres humains qui vivent de telles limites dans leur propre chair, pour ainsi dire: dans le défi quotidien de survivre, d’assurer des conditions minimales de subsistance, de nourrir les enfants et les membres de la famille, de surmonter la menace des maladies malgré l’existence de remèdes efficaces, mais inaccessibles. Considérons l’immense perte de vie dans les pays du Sud: la malaria, la tuberculose, le manque d’eau potable et de ressources de base sèment encore la destruction de millions de vies par an, une situation que nous connaissons depuis des décennies. Toutes ces difficultés pourraient être surmontées par des efforts internationaux et des politiques engagées. Combien de vies pourraient être sauvées, combien de maladies pourraient être éradiquées et combien de souffrances pourraient être évitées!», s’insurge l’Académie pour la Vie.

La médecine doit être un espace de coopération et non de concurrence

En revenant sur le contexte de la pandémie, les rédacteurs de la note soulignent ensuite les énormes efforts assumés par le personnel médical, dont le courage physique a sauvé de nombreuses vies, ce qui est une leçon à retenir dans une époque marquée par la toute-puissance illusoire de la technique. «Fait remarquable, les services de soins ont survécu en raison des impressionnants sacrifices réalisés par les médecins, les infirmières et les autres professionnels de la santé, plus que grâce aux investissements technologiques», est-il souligné. Les investissements qui seront au cœur des agendas politiques ne doivent pas porter seulement sur le système hospitalier, mais aussi sur la médecine de ville, les établissements médico-sociaux de tous ordres et notamment les maisons de retraite.

Par ailleurs, une coopération internationale est indispensable pour trouver des réponses efficaces, car des réponses seulement locales ne suffisent pas. «Les communautés ont lutté honorablement, malgré tout, parfois contre l’ineptie de leur leadership politique, afin d’articuler des protocoles éthiques, de forger des systèmes normatifs, de réinventer des vies sur des idéaux de solidarité et de sollicitude réciproque», est-il rappelé, mais les États doivent aussi assumer leurs responsabilités. «Certains pays se sont parfois livrés à un jeu cynique de blâme réciproque. Ce même manque d’interconnexion peut être observé dans les efforts visant à développer des remèdes et des vaccins», s’inquiète l’Académie pour la Vie, qui sans citer nommément les États-Unis, dénonce les États qui se sont éloignés du multilatéralisme et de l’espace de collaboration indispensable offert par l’Organisation Mondiale de la Santé. 

Faire face au risque avec responsabilité et réalisme

L’humanité doit appréhender une «éthique du risque»«Nous devons d’abord parvenir à une appréciation renouvelée de la réalité existentielle du risque : nous pouvons tous succomber aux blessures de la maladie, à la tuerie des guerres, aux menaces écrasantes des catastrophes. À la lumière de cela, des responsabilités éthiques et politiques très précises émergent à l’égard de la vulnérabilité des individus qui sont plus à risque pour leur santé, leur vie, leur dignité.»

La pandémie doit nous pousser «à aborder et à remodeler les dimensions structurelles de notre communauté mondiale qui sont oppressives et injustes, celles que la compréhension de la foi désigne comme des « structures de péché »». L’une des évolutions les plus urgentes, c’est de mettre la recherche médicale au service de tous et de sortir d’une logique marchande et concurrentielle.

«Le bien de la société et les exigences du bien commun dans le domaine des soins de santé passent avant tout souci de profit. Et cela parce que les dimensions publiques de la recherche ne peuvent pas être sacrifiées sur l’autel du gain privé. Lorsque la vie et le bien-être d’une collectivité sont en jeu, le profit doit être relégué au second plan», rappelle avec fermeté l’Académie pour la Vie.

Tout ne doit pas reposer sur les États

Et chacun doit prendre sa part dans l’effort de solidarité, sans tout attendre de l’État. «Pour atténuer les conséquences de la crise, il faut renoncer à la notion selon laquelle « l’aide viendra du gouvernement », comme si elle venait d’un « deus ex machina » qui laisse tous les citoyens responsables en dehors de l’équation, épargnés dans leur poursuite de leurs intérêts personnels. La transparence des règles et des stratégies politiques, ainsi que l’intégrité des processus démocratiques, exigent une approche différente», insistent les rédacteurs de la note. 

Le seuil de risque toléré et la solidarité dans le risque sont des questions à clarifier dans l’organisation de la société, tout en sachant que le risque zéro n’existe pas. La conclusion du document est donc un appel à l’intelligence et à la responsabilité de chacun, contre le risque d’un autoritarisme qui infantilise les populations : «Les solutions juridiques aux conflits dans l’attribution de la culpabilité et du blâme pour faute intentionnelle ou négligence sont parfois nécessaires comme outil de justice. Cependant, ils ne peuvent pas remplacer la confiance en tant que substance de l’interaction humaine. Seule cette dernière nous conduira à travers la crise, car ce n’est que sur la base de la confiance que la communauté humaine pourra enfin s’épanouir.»

Source: VATICANNEWS,le 22 juillet 2020