Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,43b-45.
En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Basile (v. 330-379)
moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l’Église
Homélie sur l’humilité, 5-6 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 232 rev.)
« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes »
« Qui s’élève sera humilié, et qui s’abaisse sera élevé » (Mt 23,12)… Imitons le Seigneur qui est descendu du ciel jusqu’au dernier abaissement, et qui, en retour, a été élevé du dernier rang jusqu’à la hauteur qui lui convenait. Découvrons tout ce que nous enseigne le Seigneur pour nous conduire à l’humilité. Petit bébé, le voici déjà dans une grotte, couché non dans un berceau, mais dans une mangeoire. Dans la maison d’un artisan et d’une mère sans ressources, il est soumis à sa mère et à son époux. Se laissant enseigner, écoutant ceux dont il n’avait nul besoin, il interrogeait, mais pourtant de telle sorte que par ses interrogations, on s’étonnait de sa sagesse. Il se soumet à Jean, et le Maître reçoit de son serviteur le baptême. Jamais il n’a résisté à ceux qui se dressaient contre lui, et n’a pas fait preuve de sa puissance invincible pour se libérer des mains qui l’enchaînaient, mais il s’est laissé faire, comme impuissant, et dans la mesure où il l’a jugé bon, il a donné prise sur lui à un pouvoir éphémère. Il a comparu devant le grand prêtre en qualité d’accusé ; conduit devant le gouverneur, il s’est soumis à son jugement, et alors qu’il pouvait répondre aux calomniateurs, il a subi en silence leurs calomnies. Couvert de crachats par des esclaves et des servants indignes, il a été enfin livré à la mort, à une mort infamante aux yeux des hommes. Voilà comment s’est déroulé sa vie d’homme depuis sa naissance jusqu’à sa fin. Mais après un tel abaissement, il a fait éclater sa gloire… Imitons-le pour arriver, nous aussi, à la gloire éternelle.
LECTURES :
Livre de Zacharie 2,5-9.14-15a.
Moi, Zacharie, je levai les yeux et voici ce que j’ai vu : un homme qui tenait à la main une chaîne d’arpenteur. Je lui demandai : « Où vas-tu ? » Il me répondit : « Je vais mesurer Jérusalem, pour voir quelle est sa largeur et quelle est sa longueur. » L’ange qui me parlait était en train de sortir, lorsqu’un autre ange sortit le rejoindre et lui dit : « Cours, et dis à ce jeune homme : Jérusalem doit rester une ville ouverte, à cause de la quantité d’hommes et de bétail qui la peupleront Quant à moi, je serai pour elle – oracle du Seigneur – une muraille de feu qui l’entoure, et je serai sa gloire au milieu d’elle. Chante et réjouis-toi, fille de Sion ; voici que je viens, j’habiterai au milieu de toi – oracle du Seigneur. Ce jour-là, des nations nombreuses s’attacheront au Seigneur ; elles seront pour moi un peuple, et j’habiterai au milieu de toi. Alors tu sauras que le Seigneur de l’univers m’a envoyé vers toi. »
Livre de Jérémie 31,10.11-12ab.13.
Écoutez, nations, la parole du Seigneur ! Annoncez dans les îles lointaines : « Celui qui dispersa Israël le rassemble, il le garde, comme un berger son troupeau.
Le Seigneur a libéré Jacob, l’a racheté des mains d’un plus fort. Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion : ils affluent vers les biens du Seigneur.
La jeune fille se réjouit, elle danse ; jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble ! Je change leur deuil en joie, les réjouis, les console après la peine. »
Une centaine de personnes, dont des participants aux JMJ de Lisbonne, se sont retrouvés pour une messe, le 28 septembre 2023, dans la cathédrale de Fribourg.
La messe, concélébrée par plusieurs prêtres et diacres fribourgeois, était spécialement destinée aux étudiants qui vivent actuellement la rentrée académique. La célébration a été animée par une chorale de jeunes accompagnée de quelques instruments.
Lors de l’homélie, l’abbé Michel Steinmetz, professeur de théologie pratique à l’Université de Fribourg, a notamment abordé la «perte de confiance» que vit actuellement l’Eglise en Suisse, confrontée à la crise des abus sexuels. «Plutôt que de nous en aller avec fracas, retroussons-nous les manches pour reconstruire ce qui est brisé», a-t-il exhorté. Mettant en garde contre la «tentation du repli communautaire», l’abbé Steinmetz a appelé les jeunes à ne pas être «les héros d’un christianisme défensif», mais «des catholiques de plein air, de pleine vie.»
Une étude scientifique met en garde contre les risques du « changement de sexe » chez les enfants
Rapport publié par l’Association médicale catholique des États-Unis
L’un des aspects les plus frappants du rapport est sa référence à une étude de suivi menée en Suède, portant sur 324 adultes ayant opté pour une transition de genre. Par rapport à un groupe témoin, les participants à l’étude présentaient un taux de mortalité significativement plus élevé.
Washington, 22 septembre 2023 – Un récent rapport publié par l’Association médicale catholique des États-Unis a mis en lumière une question de plus en plus préoccupante dans le domaine de la médecine et de la santé mentale : la chirurgie de réassignation de genre sur les mineurs. Ce rapport détaillé a déclenché un appel à la réflexion sur l’orientation des politiques médicales à l’égard des enfants souffrant de dysphorie de genre.
L’association basée en Pennsylvanie a exhorté les organisations médicales à reconsidérer leur position sur la promotion de la chirurgie de réassignation sexuelle pour les mineurs. Elle affirme, en effet, qu’il existe un certain nombre de « préjudices physiques et psychologiques graves et durables » qui peuvent affecter ces jeunes à l’âge adulte.
L’un des aspects les plus frappants du rapport est sa référence à une étude de suivi réalisée en Suède, portant sur 324 adultes ayant opté pour une transition de genre. Par rapport à un groupe de contrôle, les participants à l’étude présentaient un taux de mortalité significativement plus élevé. Cette augmentation de la mortalité était en grande partie due à une augmentation des décès par maladie cardiovasculaire et par suicide. En outre, davantage de tentatives de suicide et de séjours dans des unités psychiatriques ont été enregistrés dans ce groupe.
Ces résultats ont ravivé le débat éthique sur le traitement de la dysphorie de genre chez les mineurs. La question clé soulevée par le rapport est de savoir si la transition de genre doit être la première option de traitement pour ces enfants et adolescents. Les médecins affirment que, d’un point de vue éthique, rien ne justifie de privilégier la transition comme première option de traitement.
Le rapport explique que la dysphorie de genre est un trouble psychiatrique qui doit être traité avec bienveillance et dans un esprit de collaboration. Les professionnels de la santé mentale, en collaboration avec des parents aimants, doivent jouer un rôle central dans le traitement de cette pathologie, en apportant le soutien nécessaire et en évaluant toutes les options thérapeutiques disponibles.
En définitive, ce rapport jette un éclairage critique sur un sujet complexe et controversé de la médecine moderne. Il soulève des questions importantes sur la sécurité et l’efficacité de la chirurgie de réassignation sexuelle chez les mineurs et souligne la nécessité d’une approche plus prudente et réfléchie du traitement de la dysphorie de genre chez l’enfant et l’adolescent. La communauté médicale et la société dans son ensemble sont confrontées au défi de trouver un équilibre entre le respect de l’identité de genre de chaque individu et la garantie de son bien-être physique et mental tout au long de sa vie.
Avec le souhait de comprendre qu’un cœur repenti s’ouvre au divin amour infini et qu’il accueille l’invitation à travailler à la vigne du Père
Rite Romain
XXVIe dimanche du Temps Ordinaire – 1er octobre 2023
Ez 18, 25-28; Ps 24; Ph 2, 1-11; Mt 21, 28-32
1°) De la nécessité de la conversion
Aujourd’hui encore le Christ nous parle de la vigne du Seigneur qui dans la Bible désigne le peuple de Dieu.
Tout d’abord, l’image de la vigne exprime l’attention, c’est à dire l’amour de Dieu pour son peuple. Toute l’histoire de l’Ancienne Alliance nous parle d’un Dieu bienveillant, rempli de sollicitude et de miséricorde, qui partage les joies et les souffrances de son peuple. C’est l’histoire d’un Dieu qui est présence salvifique. Tout particulièrement dans le mystère de l’Incarnation de Jésus, dans les paroles et les œuvres du Christ, dans sa mort et sa résurrection, il se révèle comme le Dieu avec nous, le Dieu pour nous, à la fois notre salut et notre rédemption.
Ensuite, l’image de la vigne rappelle la nécessité pour l’homme de collaborer à la vigne de Dieu. C’est pour cela que dans l’Évangile de dimanche dernier, le Christ a enseigné que la vigne est le lieu où nous sommes tous invités à travailler et à être compagnon de journée pour prendre soin du peuple de Dieu. « En travaillant dans cette vigne, nous préparons le vin de la miséricorde divine à verser sur les blessures de toutes les personnes éprouvées » Saint Grégoire le Grand. Aujourd’hui le Christ précise que cette collaboration n’est pas offerte à des ouvriers qui sont étrangers à la maison du Père mais aux propres enfants du Père. L’un d’eux dit oui au Père qui l’invite à aller travailler dans la vigne familiale, mais ensuite il n’y va pas, l’autre dit non mais ensuite il y va parce qu’il s’est repenti, parce que son cœur s’est ouvert. Ce changement lui permet d’observer le commandement du Père. C’est une obéissance qui le met sur le chemin d’une vie bonne: le chemin du cœur unifié.
Prions donc le Seigneur pour qu’il conserve notre cœur unifié (cf Ps 86, 11), cherchons-le d’un cœur simple sans arrière-pensée.
En priant et en agissant dans une obéissance faite d’amour, donnons-nous nous-même la vie et soyons les premiers à en tirer profit, en gagnant un cœur immense qui fait la volonté vivifiante du Père et d’où jaillit la vie (Cf Pr 4, 23). La volonté du Père n’est pas d’avoir une maison où travaillent des serviteurs contraints d’obéir mais une maison habitée par des fils libres et mûrs dans l’amour, remplis de zèle et donc collaborateurs du Père pour la maturation du monde et pour la fécondité de la terre.
La différence entre le fils qui se comporte comme un serviteur rebelle et le fils qui reconnaît l’amour du Père n’est pas tant dans le fait d’avoir dit oui ou non au Père mais dans ce qui se passe effectivement dans leur cœur: l’un ne se repent pas, l’autre oui et il se convertit en allant travailler dans la vigne du Père « avec des mains qui sont le paysage du cœur »(Saint Jean Paul II).
C’est pour cela que nous devons nous repentir c’est à dire nous convertir comme nous le rappelle la première lecture d’aujourd’hui où nous lisons : « Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas » (Ez 18, 28).
Le verbe grec qui dans l’Évangile d’aujourd’hui est traduit par « s’étant repenti », signifie « ayant changé son cœur ». En effet la repentance que le fils obéissant a expérimenté dans son existence ne se limite pas sur un plan moral à une conversion de l’immoralité à la moralité, ni sur un plan intellectuel à un changement de sa façon de comprendre la réalité : il s’agit plutôt d’un renouvellement radical de son cœur, semblable par de nombreux aspects à une renaissance : il renaît en prenant conscience de son statut de fils et non de serviteur.
Il nous arrivera la même expérience si nous éprouvons de la douleur devant notre péché et si nous accueillons la grâce de l’amour de Dieu. Si nous offrons à Dieu notre douleur, Il nous maintiendra dans son amour et nous pourrons travailler joyeusement à sa vigne.
2°) La double signification de la vigne.
Dieu est un Père non un patron. Dieu nous aime et nous invite à travailler à sa vigne selon sa volonté d’amour bienveillant qui veut que tous ses enfants soient sauvés, qu’ils vivent dans la paix et la communion fraternelle et qu’ils travaillent pour améliorer le monde.
C’est comme cela que nous pouvons affirmer que le mot « vigne » a deux significations. « Elle signifie tout le monde créé par Dieu pour l’homme : pour chaque homme et pour tous les hommes. Et en même temps elle signifie cette petite parcelle du monde, ce « fragment », qui est le devoir concret de chaque homme. Dans ce second sens, la vigne est à la fois en nous et en dehors de nous. Nous devons la cultiver en améliorant le monde et en nous améliorant nous même. Ou plutôt, l’un dépend de l’autre : je rends le monde meilleur dans la mesure où je me rends moi-même meilleur. Dans le cas contraire, je ne suis qu’un technicien du développement du monde et non l’ouvrier de la vigne (Saint Jean Paul II). »
Dans ce sens-là, la « vigne » à laquelle je suis envoyé, comme le furent aussi les deux fils de l’évangile d’aujourd’hui, doit devenir le lieu de mon travail pour le monde et de mon travail sur moi-même.
S’il est juste de dire que la « vigne » signifie aussi notre monde intérieur, il est tout aussi juste d’affirmer que nous devons travailler la vigne de notre cœur pour accueillir Jésus Christ.
Le travail de la vigne intérieure est difficile parce qu’il demande de renoncer à soi-même. Et il n’est pas étonnant qu’un fils, appelé à y travailler, dise : « Non, je n’irai pas ». Cependant le travail de la vigne intérieure est indispensable. Autrement l’homme introduit le péché en ce monde qui a été créé pour lui, il introduit le mal. Et ainsi, dans la vigne intérieure s’élargit le cercle du péché, les structures du péché augmentent en puissance. L’atmosphère du monde dans lequel nous vivons devient moralement toujours plus empoisonné. On ne peut pas se déclarer vaincu devant cette destruction de l’environnement humain par le péché. Il est nécessaire de s’y opposer.
Alors, pourrait-on se demander : « Comment peut-on s’opposer au péché et se consacrer à cette vigne intérieure ? » En vivant dans la « Grâce ». En s’engageant à être toujours partie prenante de la vie divine greffée en nous par le Baptême. Vivre dans la Grâce c’est une dignité suprême, une joie ineffable, c’est une garantie de paix, un idéal merveilleux et ce doit être aussi la logique préoccupation de celui qui se dit disciple du Christ.
Une manière exemplaire de vivre la vie dans la Grâce est celle des Vierges consacrées qui se donnent entièrement au Christ : « Je suis la vigne ; vous les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruits » (Jn 15, 5). Elles cultivent la « vigne de leur cœur » en donnant le primat à l’amour de Dieu sur toutes les autres valeurs ; en vivant dans une totale disponibilité à l’écoute du Verbe dans la louange divine ; en offrant une existence qui devient service d’amour ; une réalisation exemplaire de ce que doit être l’entière communauté chrétienne au service du monde.
Enfin elles témoignent que le salaire de leur journée de travail est bien de l’argent mais que cet argent est le Christ qui se donne totalement à chacun de nous, même quand nous sommes appelés à la 11ème heure.
En conclusion de notre réflexion et comme prière commune que nous élevons à Dieu, disons avec foi : « O Père, toujours prêt à accueillir les publicains et les pécheurs à peine sont-ils disposés à se repentir dans leur cœur, tu promets la vie et le salut à tout homme qui renonce à l’injustice : que ton Esprit nous rende docile à ta parole et nous donne les sentiments mêmes du Christ » (Collecte du XXVIème dimanche du Temps ordinaire, Année A).
Les portes sont ouvertes à quiconque se tourne sincèrement vers Dieu, de tout son coeur, et le Père reçoit avec joie un fils qui se repent vraiment. C’est le signe d’un repentir véritable que de ne plus retomber dans les mêmes fautes, mais aussi d’extirper complètement de ton âme les péchés pour lesquels tu te juges digne de mort. Une fois qu’ils auront été effacés, Dieu reviendra donc habiter en toi. Car, comme dit l’Écriture, un pécheur qui se convertit et se repent procurera au Père et aux anges du ciel une joie immense et incomparable (cf. Lc 15,10). Voilà pourquoi le Seigneur s’est écrié: C’est la miséricorde que je désire, et non le sacrifice (Os 6,6 Mt 9,13; 12,7); je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse (Ez 33,11); si vos péchés sont comme la laine écarlate, ils deviendront blancs comme la neige; s’ils sont plus noirs que la nuit, je les laverai, si bien qu’ils deviendront comme la laine blanche (Is 1,18).
Dieu seul, en effet, peut remettre les péchés et ne pas imputer les fautes, alors que le Seigneur nous exhorte à pardonner chaque jour aux frères qui se repentent. Et si nous, qui sommes mauvais, savons donner de bonnes choses aux autres (cf. Mt 7,11), combien plus le Père plein de tendresse (2Co 1,3) le fera-t-il? Le Père de toute consolation, qui est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience par nature, attend ceux qui se convertissent. Or, la conversion véritable suppose que l’on cesse de pécher et que l’on ne regarde plus en arrière.
Dieu accorde donc la rémission des fautes passées, tandis que, pour ce qui concerne le futur, chacun est responsable de ses propres actes. Se repentir, c’est condamner ses fautes passées et prier le Père pour qu’il les oublie. Lui seul peut, dans sa miséricorde, défaire ce qui a été fait et, par la rosée de l’Esprit, effacer les fautes passées.
Si tu es voleur et veux recevoir le pardon, cesse de voler. Si tu as dérobé un objet, restitue-le avec un supplément. As-tu fait un faux témoignage? Exerce-toi à dire la vérité. As-tu été parjure? Ne fais plus de serment. Tu dois aussi refréner les autres passions mauvaises: la colère, la convoitise, la tristesse et la crainte. Les passions que tu as laissé grandir en toi, tu ne pourras sans doute pas les supprimer d’un seul coup. Mais, moyennant un vrai repentir et une application constante, tu y parviendras avec la puissance de Dieu, la prière des hommes et l’aide de tes frères.
Le pape François crée ce samedi 30 septembre de nouveaux cardinaux lors d’un « consistoire ». Retour sur l’origine et le fonctionnement de ces réunions de cardinaux.
« Les cardinaux apportent leur aide au Pasteur Suprême de l’Église par une action collégiale surtout dans les consistoires », précise le code de droit canonique au paragraphe 353. Le paragraphe suivant permet de préciser ce que sont ces « consistoires » que le Pape réunit plus ou moins régulièrement, notamment ce samedi 30 septembre. Le terme vient de l’Empire romain : il désigne l’antichambre dans laquelle l’empereur rend la justice, du latin « se tenir avec ». S’il ne rend pas la justice, le Saint-Père convoque ceux qu’il a choisis pour le conseiller dans le gouvernement de l’Église – les cardinaux – selon plusieurs modalités.
Il y a d’abord le consistoire ordinaire, durant lequel les cardinaux – surtout ceux de Rome – sont appelés « afin d’être consultés sur certaines affaires graves, mais qui surviennent assez communément, ou bien afin d’accomplir certains actes particulièrement solennels » (CIC § 533.2). Dans la pratique, cette forme de réunion est régulière. Elle est l’occasion d’annoncer des canonisations, comme celle de Charles de Foucauld le 3 mai 2021, ou de créer des nouveaux cardinaux. Ce samedi, c’est un consistoire ordinaire qu’a convoqué le pape François pour accomplir ces deux actes de gouvernement. Lorsque de nouveaux cardinaux sont créés, il est de tradition que la plupart des cardinaux du monde entier soient là.
Des consistoires secrets ou publics
Les consistoires ordinaires peuvent par ailleurs être secrets ou publics. Dans le premier cas, seuls les cardinaux peuvent y assister. Ce fut le cas lors du premier consistoire convoqué par le pape Benoît XVI en 2006. C’est d’ailleurs lors d’un consistoire, ordinaire, que ce dernier a annoncé sa décision de remettre sa charge. C’était le 11 février 2013, en latin, après l’annonce de plusieurs canonisations.
Il existe une deuxième forme de consistoire : le consistoire extraordinaire, « célébré lorsque des nécessités particulières de l’Église ou l’étude d’affaires de grande importance le conseillent » (CIC § 533.3). Dans ce cas-ci, tous les cardinaux sont convoqués à Rome, le plus souvent pour un temps d’étude et d’échanges autour du Pape sur un sujet choisi pour son actualité et sa gravité. En février 2014, le pape François avait ainsi appelé à ses côtés tous les cardinaux pour parler de la famille, avant que ne se tienne un synode sur le même sujet. Un tel consistoire n’est jamais public.
VATICAN MEDIA / AFP Dans la basilique Saint Pierre de Rome, lors du consistoire du 27 août 2022.
François va créer 21 nouveaux cardinaux venus du monde entier
Samedi sur la place Saint-Pierre, le pape François créera 21 nouveaux cardinaux venus du monde entier, dont 18 électeurs qui voteront en cas de conclave. En dix ans de pontificat, il s’agira de son neuvième consistoire. François aura façonné près des trois quarts des cardinaux électeurs – âgés de moins de 80 ans – en ayant choisi 99 des 137 électeurs actuels.
Depuis 2013, les choix du pape François en matière de cardinaux ont souvent créé la surprise. Déjouant les pronostics, il a délaissé les grands sièges qui recevaient par le passé la barrette rouge, et a nommé des prélats parfois du bout du monde – comme aux Îles Tonga –, ou venant de pays avec seulement une poignée de catholiques – comme en Mongolie. Cette dernière décennie, le Pape a aussi braqué le projecteur sur des pays qui n’avaient jamais eu de cardinal de leur histoire (Panama, Cap-Vert, Birmanie, Bangladesh, Rwanda, Suède, Laos…).
Ce consistoire ne fait pas exception. Ainsi, le chef de l’Église catholique a choisi deux Français, mais aucun des deux n’est sur un siège considéré traditionnellement comme « cardinalice » (Paris, Lyon…). Christophe Pierre est nonce apostolique aux États-Unis et François-Xavier Bustillo est évêque d’Ajaccio, en Corse, c’est-à-dire hors même du territoire de l’Hexagone.
Des cardinaux des périphéries
Les choix de l’Argentin sont souvent compris à travers le prisme des périphéries : quitter les lieux de force pour rejoindre les lieux plus éloignés, les personnes oubliées. Pour le pape François, souligne le futur cardinal Christophe Pierre, qui ne cache pas sa « fascination » pour lui, « on voit mieux le monde à partir des périphéries que du centre ».
Le choix de Mgr Stephen Ameyu Martin Mulla, l’archevêque de Djouba (Soudan du Sud), correspond pleinement à ces nominations ‘périphériques’ chères au successeur de Pierre. Mgr Ameyu est le premier cardinal du plus jeune pays du monde – devenu indépendant en 2011. Sur cette terre qui est encore aujourd’hui en proie aux divisions et aux conflits, le futur cardinal Stephen s’est engagé incessamment pour la paix et la réconciliation. « Au niveau du Collège cardinalice, explique encore le futur cardinal Christophe Pierre, ce que le Pape attend de nous aussi, c’est qu’on ait tous une certaine vision du monde, de la société, de façon à pouvoir ne pas nous enfermer sur quelque chose de restreint, de petit. »
Des proches de François
Le pape François n’hésite pas à appeler au cardinalat de simples prêtres, ou des religieux, comme c’est le cas dans les nouvelles nominations avec le prêtre religieux espagnol Ángel Fernández Artime, 10e successeur de Don Bosco comme recteur majeur des salésiens. Le Pape l’a connu en 2009, quand le salésien a été nommé supérieur de la province du Sud de l’Argentine, basée à Buenos Aires, où le cardinal Jorge Mario Bergoglio était alors archevêque.
Il n’est pas le seul des nouvelles recrues à être un proche de François. L’Argentin Mgr Víctor Manuel Fernández, dont la nomination en juillet dernier comme préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi a fait couler beaucoup d’encre, est considéré comme son conseiller et l’une des plumes de son pontificat.
Des profils variés et stratégiques
Faut-il considérer pour autant que le pape François se cantonnerait à nommer des profils bergogliens, comme encore le futur cardinal malaisien Sebastien Francis, archevêque de Penang ? Les noms des deux nonces – Mgr Christophe Pierre et le Suisse Emil Paul Tscherrig –, à la longue carrière diplomatique, donneraient tort à cette assertion, même si les deux sont reconnus pour leurs qualités pastorales.
Pour ce consistoire, le Pape a fait aussi des choix stratégiques, comme celui du charismatique patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, ou de Mgr Stephen Chow,évêque de Hong Kong, qui peut être un trait d’union entre Rome et Pékin dans la très délicate diplomatie bilatérale. Et il créera cardinaux trois membres de la Curie romaine : l’Américain Mgr Robert Francis Prevost, préfet du dicastère pour les Évêques, l’Italien Mgr Claudio Gugerotti, préfet du dicastère pour les Églises orientales, ainsi que Mgr Víctor Manuel Fernández.
Dans une vision plus globale, le consistoire de samedi renforcera légèrement la place de l’Europe (qui représentera 38% du Collège cardinalice), avec 8 cardinaux européens électeurs dans la liste, soit près de la moitié. François a ainsi choisi deux Français, deux Espagnols, un Portugais, un Suisse, un Polonais et un Italien. La proportion de cardinaux asiatiques reste sensiblement la même, se maintenant à 16,1%. Avec les consistoires convoqués depuis 2013, l’Asie a connu une forte progression puisqu’elle ne représentait que 7,9% du collège qui avait élu François. Le continent africain a connu lui aussi une forte augmentation du nombre de ses cardinaux de moins de 80 ans, passant de 11 en 2013 à 19 avec ce dernier consistoire.
Par toutes ces nominations et les décisions de son pontificat, le pape François « a une vision qui déroute », reconnaît le futur cardinal Christophe Pierre. Mais une vision « extrêmement riche, extrêmement cohérente, si on la comprend bien », assure-t-il.
L’association Família da Esperança reçue par le Pape François, place Saint-Pierre, le 29 septembre 2023. (Vatican Media)
François: «L’indifférence est l’un des plus grands problèmes d’aujourd’hui»
Accueillant au Vatican l’association Família da Esperança, fondée au Brésil, le Pape François a rappelé cet appel de Dieu qui exhorte «à apporter de l’espérance» à ceux qui ne trouvent plus aucun sens à leur vie. Évoquant l’indifférence qui affecte la société actuelle, François a aussi invité les membres venus à Rome à poursuivre leur travail «nécessaire à l’Église».
Dans son discours à l’association Família da Esperança, engagée dans le soutien aux plus démunis et qui célèbre ses 40 ans d’existence, François a tout d’abord relevé le «charisme si beau» que revêt cette association, avec au cœur, l’espérance. Il a invité les membres à ne «jamais abandonner cette vocation, l’espérance, la plus humble des vertus théologales, mais aussi la plus quotidienne et la plus « forte »».
Donner de l’espérance
Il y a quarante ans, a rappelé le Pape «votre charisme est né de la demande d’aide d’un jeune homme qui voulait se libérer de la toxicomanie: en lui -et en tous ceux qui sont venus après lui- vous avez reconnu le Christ qui vous a dit: j’étais esclave de la drogue et vous m’avez accueilli, pour me redonner espoir et me faire comprendre qu’une nouvelle vie est possible». En effet, l’appel que Dieu adresse, consiste à «apporter l’espérance à ceux qui ne trouvent de plus de sens à leur vie». Mais aussi, «à l’aimer inconditionnellement dans les personnes qui se trouvent dans des situations de vulnérabilité sociale».
L’indifférence
François a ensuite déploré l’indifférence dans les différentes sociétés, qui est «l’un des grands problèmes du monde d’aujourd’hui», ou «la séduction de l’indifférence», comme il l’avait rappelé dans l’encyclique Fratelli tutti. Face à la douleur «que vous avez vue sur le visage de tant de jeunes, affligés par une grande souffrance existentielle, en particulier ceux dont la vie a été détruite par la drogue et par d’autres dépendances», les membres de l’association Família da Esperança, ne sont jamais restés indifférents, se faisant « »frères » de tant de personnes que vous avez ramassées dans les rues et, comme dans la parabole du bon Samaritain, vous les avez accompagnées pour les soigner, les guérir et les aider à retrouver leur dignité», s’est réjoui François.
Apporter de l’espérance ne «signifie pas seulement les aider à surmonter les vices, à surmonter les traumatismes, à retrouver leur place dans la famille et dans la société», a-t-il fait remarquer, ajoutant: «Votre charisme d’espérance, en tant que don suscité en votre sein par l’Esprit Saint, vous conduit à prendre soin des personnes dans leur intégrité matérielle et spirituelle, corps et âme».
Préserver la communion spirituelle
Après 40 ans, dans la fidélité à l’inspiration originelle, a souligné le Saint-Père, «de nouvelles personnes sont appelées à assumer la responsabilité de préserver et de faire fructifier ce patrimoine spirituel que le Seigneur vous a confié». François a invité à ne pas avoir peur de cette nouvelle étape, à la vivre dans l’humilité, la confiance, tout en préservant la communion spirituelle. «Et le Seigneur, qui a commencé ce chemin avec vous, restera proche de vous et le mènera à son terme».
Le Souverain pontife s’est dit reconnaissant envers Dieu pour «le témoignage dans les différentes œuvres de l’association», comme les « Fazendas da Esperança », disséminées dans tout le Brésil et, depuis 1998, également présentes dans d’autres pays; ainsi que pour le travail accompli avec les prêtres, les séminaristes, les religieux et les religieuses, en les aidant à surmonter les défis et les problèmes psychologiques qui affectent certaines personnes consacrées à Dieu. Le Saint-Père a exhorté à «poursuivre ce bon travail, si nécessaire pour l’Église!».
Le président de la République socialiste du Vietnam, Vo Van Thuong, lors de sa visite officielle au Vatican, le 27 juillet 2023. (Vatican Media)
Le Pape adresse une lettre aux catholiques du Vietnam
Le Pape adresse une lettre aux évêques, religieux prêtres et laïcs du Vietnam, à l’occasion de l’accord signé fin juillet entre Hanoi et le Saint Siège sur le nouveau statut de résident du représentant apostolique. Dans ce message rendu public vendredi 29 septembre, le Pape souligne la participation des chrétiens au développement de la société vietnamienne.
Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican
Deux mois après la signature d’un accord entre le Saint-Siège et le Vietnam sur le statut de résident dorénavant accordé au représentant apostolique, le Pape François explique dans une lettre aux catholiques du pays, évêques religieux et laïcs, le sens de cet accord. Il exprime «l’espoir que le représentant pontifical soit un pont pour faire avancer les relations bilatérales». Le 27 juillet dernier, le Souverain pontife recevait Vo Van Thuong, président de la république socialiste du Vietnam, et parallèlement le Vatican annonçait la signature de l’accord en vertu duquel le représentant apostolique jusqu’ici résident à Singapour, s’installerait désormais à Hanoi.
La rencontre avec le chef de l’État, poursuit le Pape, «revêt une importance particulière dans le processus de consolidation des relations entre le Saint-Siège et le Vietnam», et souligne au passage les progrès réalisés au fil des ans, grâce notamment aux travaux du groupe de travail mixte Vietnam-Saint-Siège. «Nous avons pu avancer ensemble et nous pourrons continuer à le faire, en reconnaissant les convergences et en respectant les différences. Nous avons pu marcher ensemble, nous écouter et nous comprendre», écrit l’évêque de Rome, qui relève notamment que les différences n’ont pas empêché «de chercher ensemble la meilleure voie à suivre pour le bien du peuple vietnamien et de l’Église».
Bons chrétiens et bons citoyens
Le rôle des chrétiens, écrit encore François aux fidèles du Vietnam, est de «mettre en œuvre l’Évangile au cœur de la nation», et d’accompagner celle-ci «dans ses efforts en vue d’un développement social et économique équilibré», en qualité de «bons chrétiens et bons citoyens». Le successeur de Pierre salue en ce sens des «conditions favorables à l’exercice de la liberté religieuse», qui permettront de promouvoir le dialogue et susciter l’espérance dans le pays.
Rappelant le discoursde son prédécesseur, Benoît XVI, aux évêques vietnamiens, en 2009, François souligne que l’Église «n’a absolument pas l’intention de se substituer aux gouvernants». Elle souhaite «seulement pouvoir prendre une juste part, dans un esprit de dialogue et de coopération respectueuse, à la vie de la nation, au service de tout le peuple».
Écouter le cri des pauvres
Enfin, le Successeur de Pierre évoque une facette essentielle de la vie du chrétien: l’attention permanente aux plus vulnérables. «L’aspect spécifique dont nous avons encore plus besoin aujourd’hui est le caractère concret de la charité», écrit-il. Les chrétiens sont appelés, en tout lieu et en toute circonstance, à «écouter le cri des pauvres». Cet esprit, fait remarquer le Pape, a toujours animé la communauté catholique vietnamienne. Cela s’est vu durant la pandémie de Covid-19, remarque-t-il. Les évêques ont été un ferment dans la société. Grâce à leur action en faveur du progrès de toute la société, les fidèles se sont montrés «responsables» et «crédibles». François emboîte le pas de la conférence épiscopale vietnamienne qui, dans sa lettre pastorale pour l’année en cours, a insisté sur les actes de charité et la nécessité de l’écoute sincère, «même envers ceux qui ne partagent pas la même foi». Cette thématique de l’écoute est centrale à la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques sur l’avenir de l’Église.
Cérémonie de consistoire le 27 août 2022 dans la basilique Saint-Pierre. (Vatican Media
21 nouveaux cardinaux créés par le Pape François
Ce samedi 30 septembre, le Souverain pontife présidera un consistoire ordinaire place Saint-Pierre au cours duquel il remettra la barrette à 21 nouveaux cardinaux, parmi lesquels 18 seront électeurs en cas de conclave. Une cérémonie qui reflète une nouvelle fois les choix pastoraux du Pape argentin.
Olivier Bonnel – Cité du Vatican
La place Saint-Pierre accueille samedi 30 septembre le 9ème consistoire ordinaire du pontificat de François. Le dernier en date s’était tenu le 27 août 2022 dans la basilique Saint-Pierre, une cérémonie au cours de laquelle le Pape avait créé cardinal, entre autres, Mgr Jean-Marc Aveline, l’archevêque de Marseille. Ce samedi, deux Français rejoindront le collège cardinalice ensemble, une première: Mgr François Bustillo, l’évêque d’Ajaccio en Corse, et Mgr Christophe Pierre, nonce apostolique aux États-Unis depuis 2016.
Trois nouveaux cardinaux sont membres de la Curie: Mgr Robert Francis Prevost, préfet du dicastère pour les Évêques, Mgr Claudio Gugerotti, à la tête du dicastère pour les Églises orientales, et Mgr Victor Manuel Fernández, nouveau préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi. Pour la première fois, deux Français rejoindront en même temps le collège cardinalice: mais c’est encore une fois à des cardinaux de périphéries que le Pape François va conférer la barrette, comme le montre les profils de Mgr Stephen Ameyu Martin Mulla, l’archevêque de Juba au Soudan du Sud, qui a accueilli le Pape en début d’année ou de Mgr Sebastian Francis, archevêque de Penang en Malaisie, très engagé dans le dialogue interreligieux.
Un collège cardinalice redessiné
A travers ces nouveaux cardinaux, le Pape envoie également des signes, vers la Terre Sainte, puisque Mgr Pierbattista Pizzaballa va devenir le premier patriarche latin de Jérusalem à obtenir la pourpre. Vers la Chine ensuite, avec la décision de créer cardinal l’évêque de Hong-Kong, Mgr Stephen Chow Sau-Yan, à l’instar de ses prédécesseurs. Enfin, c’est aussi dans les cardinaux non-électeurs que l’on décèle les intuitions du Souverain pontife, à travers les profils par exemple des figures de Mgr Agostino Marchetto, expert du Concile Vatican II et secrétaire émérite du Conseil pontifical pour la Pastorale des migrants, ou encore le capucin argentin Luis Dri âgé de 96 ans et, confesseur au sanctuaire de Notre-Dame de Pompei à Buenos Aires et qui fut le confesseur du Pape lui-même.
À l’issue de ce nouveau consistoire, le collège cardinalice comprendra 138 cardinaux-électeurs en cas de conclave, (un record), 130 d’entre eux ayant été revêtu la pourpre cardinalice sous le pontificat de François. 33 d’entre eux sont des religieux. 55 de ces cardinaux sont Européens, 23 Latinos-américains, 22 viennent du continent asiatique, 18 d’Afrique, 17 d’Amérique du Nord et 3 d’Océanie.
Dans son intention de prière du mois d’octobre 2023, le Souverain pontife souhaite que l’Église adopte l’écoute et le dialogue comme style de vie à tous les niveaux.
La mission est au cœur de l’Église. Et plus encore. Lorsqu’une Église est en Synode, cette dynamique synodale ne peut qu’être portée que par la vocation missionnaire, à savoir, la réponse au commandement de Jésus de proclamer l’Évangile. Je voudrais vous rappeler qu’il ne s’agit pas de la fin du chemin, mais plutôt de la poursuite d’un chemin ecclésial. C’est un chemin que nous parcourons, comme les disciples d’Emmaüs, en écoutant le Seigneur qui vient toujours parmi nous. Il est le Seigneur de la surprise. Par la prière et le discernement, l’Esprit Saint nous aide à réaliser «l’apostolat de l’oreille», c’est-à-dire à écouter avec les oreilles de Dieu afin de pouvoir parler avec la parole de Dieu.
Nous nous rapprochons ainsi du cœur du Christ, d’où naît notre mission et la voix qui nous attire à Lui. Une voix qui nous révèle le cœur de la mission, qui est de rejoindre chacun, chercher chacun, accueillir chacun et impliquer chacun, sans exclure personne. Prions pour l’Église, afin qu’elle adopte l’écoute et le dialogue comme style de vie à tous les niveaux, en se laissant guider par la force de l’Esprit Saint vers les périphéries du monde.