Étiquette : apostolat Fatima
29.09.2023 – CHAPELET À LOURDES
29.09.2023 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU MONASTÈRE DE L’ANNONCIADE DU THIAIS
29.09.2023 – MESSE À LOURDES
29.09.2023 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Je voudrais témoigner de la puissance du Chapelet »

« Je voudrais témoigner de la puissance du Chapelet »
Je voudrais témoigner de la puissance du Chapelet dans ma vie, depuis quelques mois que je le pratique quotidiennement.
Lorsque je dis mon chapelet, je reçois souvent dans la journée-même une aspiration de l’Esprit-Saint à propos d’une situation difficile que j’ai confiée dans ma prière. Je vois ainsi se dénouer lentement et sûrement les difficultés et Dieu, agir à travers moi.
Je comprends qu’en me rendant disponible pour le chapelet, accompagnée par Marie, mon cœur s’ouvre plus facilement aux aspirations du Cœur de Jésus, et par conséquent me rend plus disponible à la volonté de Dieu. Le Seigneur me permet ainsi de devenir ses yeux, ses oreilles, sa bouche, ses mains et ses pieds pour Lui permettre de mener dans mon entourage et dans ma propre existence, les bons plans qu’il a pour nos vies respectives.
Par mon « oui » renouvelé chaque jour, je lui permets de se servir de moi, pour déverser toutes ses grâces à chacun de nous, ces grâces dont nous avons tant besoin, et qui sont la plupart du temps de toutes petites choses qui nous rappellent simplement que le Seigneur est à nos côtés, qu’il est présent à chaque seconde qui passe, et qu’il nous attend au bout du chemin.
Cheminons avec Marie car elle connaît le chemin qui mène à Jésus ; soyons nous aussi pour nos frères, les yeux, les oreilles, la bouche, les mains et les pieds de Jésus, pour maintenir sa présence dans nos familles, et dans la vie de tous ceux qui nous entourent.
Que Dieu nous garde fidèles au Chapelet par Marie sa Mère et notre Mère, pour nous maintenir disponibles à sa sainte volonté.
Prions :
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen
Source : une minute avec Marie
29.09.2023 – SAINTS DU JOUR

Sts Michel
GABRIEL ET RAPHAËL, ARCHANGES
Saints Michel, Gabriel et Raphaël
Archanges
(Fête)
Avec saint Michel, l’Église, en ce jour, honore tous les bons anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer et des mauvais anges. D’après nos Saints Livres, ils sont divisés en neuf chœurs et en trois hiérarchies : les anges, les archanges et les vertus ; les puissances, les principautés et les dominations ; enfin, plus haut encore, les trônes, les chérubins et les séraphins. Leur occupation est de contempler Dieu, de L’aimer, de Le louer et d’exécuter ses volontés pour la conduite de l’univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, auprès des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l’Église entière.
Ceux dont l’écriture fait une mention particulière sont, outre saint Michel, l’archange Gabriel, à qui semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l’Incarnation, et l’archange Raphaël, qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie.
Saint Michel a été fait non seulement prince des anges, mais aussi prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque son humilité, car il signifie : « Qui est semblable à Dieu ? »
Les saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l’Ancien Testament. C’est lui, disent-ils, qui retint la main d’Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c’est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ; c’est lui qui dirigea l’arche de Noé par-dessus les eaux du déluge ; c’est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c’est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï ; qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül, etc. Il a été le protecteur de la synagogue ; il est le protecteur de l’Église.
L’histoire nous rapporte tant de merveilles de cet ange sublime, qu’on ne peut douter qu’il ne soit, dans les desseins de Dieu, l’un des principaux instruments de sa puissance et de sa bonté. L’assistance que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce pays.
Saints Michel, Gabriel et Raphaël
Archanges, priez pour nous !

Prière à saint Michel Archange défenseur, du pape Léon XIII
“Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen.”
Pape Léon XIII
Prière à saint Gabriel Archange, la force de Dieu
Saint Gabriel Archange,
Ange de l’Incarnation,
ouvre nos oreilles aux doux avertissements
et aux appels pressants du Seigneur.
Tiens-toi toujours devant nous,
nous t’en conjurons,
afin que nous comprenions bien la Parole de Dieu,
afin que nous Le suivions et Lui obéissions
et que nous accomplissions ce qu’Il veut de nous.
Aide-nous à rester éveillés afin que,
lorsqu’Il viendra,
le Seigneur ne nous trouve pas endormis.
Ainsi soit-il
Prière à saint Raphaël Archange, Guérisseur de Dieu
« Venez à mon secours, je vous en supplie, glorieux prince, saint Raphaël, le meilleur médecin des âmes et des corps.
O vous qui avez guéri les yeux de Tobie, donnez à mes yeux la lumière physique et à mon âme la lumière spirituelle ;
éloignez de moi toutes les ténèbres par vos célestes supplications.
Ainsi soit-il. »
29.09.2023 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.
En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »

Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »

Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)
évêque de Jérusalem et docteur de l’Église
Catéchèse baptismale n°6,5-6 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 97-98 ; rev.)
« Vous verrez le ciel ouvert » (Jn 1,51)
Est-ce donc que, sous prétexte que je suis incapable de boire tout le fleuve, je me priverai d’en prendre modestement ce qu’il m’en faut ? Est-ce que, sous prétexte que la constitution de mes yeux m’interdit d’embrasser le soleil tout entier, je ne vais pas non plus le regarder autant que mes propres nécessités m’y obligent ou, encore, sous prétexte qu’entré dans un grand verger je ne puis manger tous les fruits qui s’y trouvent, veux-tu que j’en sorte finalement avec la faim ? Je loue et glorifie celui qui nous a faits, car un ordre divin l’a prescrit : « Que tout être animé loue le Seigneur » (Ps 144,10.21) (…) Alors quoi, dira-t-on, n’est-il pas écrit : « Les anges des petits voient sans cesse le visage de mon Père des cieux » (Mt 18,10) ? Les anges voient Dieu, non pas comme il est, mais – eux aussi – selon qu’ils le comprennent. Car c’est Jésus lui-même qui dit : « Non que personne ait vu le Père, hormis celui qui vient de Dieu : Celui-là a vu le Père » (Jn 6,46). Les anges donc voient selon leur capacité, les archanges comme ils peuvent ; les Trônes et des Dominations mieux que ces premières catégories, mais ils restent en deçà d’une connaissance digne de son objet. Seul peut voir comme il faut, en même temps que le Fils, l’Esprit Saint. Car celui-ci « scrute toutes choses et connaît les profondeurs de Dieu » (1Co 2,10). Dès là que, tout à la fois, le Fils unique et l’Esprit Saint connaissent le Père adéquatement, – car « nul ne connaît non plus le Père, dit Jésus, sinon le Fils et celui à qui le Fils l’a révélé » (Mt 11,27) –, le Fils voit Dieu comme il le faut et il le révèle avec l’Esprit et par l’Esprit Saint à chacun selon sa capacité. (…) Donc, puisque les anges l’ignorent – nous l’avons dit en effet, l’unique engendré, à chacun selon ses possibilités, révèle avec l’Esprit, par l’Esprit Saint –, que nul homme ne rougisse d’avouer son ignorance.

LECTURES :
Livre de Daniel 7,9-10.13-14.
La nuit, au cours d’une vision, moi, Daniel, je regardais : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent.
Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.
Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui.
Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.4-5.
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

LECTURES (liturgie)
℣ Dieu, viens à mon aide,
℟ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)
Hymne : Victoire de Lumière
℟ Victoire de Lumière,
Terreur des ténèbres sur la terre,
Michel,
au moindre appel
ton cri traverse les sept cieux :
« Qui est comme Dieu ? »
Où la force ne peut suffire,
où le danger touche au pire,
tu fais lever en profondeur
la Puissance du Seigneur !
Feu vertical, ton glaive tranche
C’est au plus sec de la branche
comme à la racine du cœur
la Présence du Seigneur !
Ange de justice, rappelle
que la mort n’est pas mortelle
si l’homme attend, de son Sauveur,
la Sentence du Seigneur
Antienne
Tandis que Michel combattait le dragon, tous acclamaient : Salut à notre Dieu ! Alléluia !
Psaume 96
1 Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !Joie pour les îles sans nombre !
2 Ténèbre et nuée l’entourent,Ténèbre et nuée l’entourent,
justice et droit sont l’appui de son trône.justice et droit sont l’appui de son trône.
3 Devant lui s’avance un feuDevant lui s’avance un feu
qui consume alentour ses ennemis.qui consume alentour ses ennemis.
4 Quand ses éclairs illuminèrent le monde,Quand ses éclairs illuminèrent le monde,
la terre le vit et s’affola ;la terre le vit et s’affola ;
5 les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,
devant le Maître de toute la terre.devant le Maître de toute la terre.
6 Les cieux ont proclamé sa justice,Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.et tous les peuples ont vu sa gloire.
7 Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités !Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités !
À genoux devant lui, tous les dieux !À genoux devant lui, tous les dieux !
8 Pour Sion qui entend, grande joie ! *Pour Sion qui entend, grande joie ! *
Les villes de Juda exultentLes villes de Juda exultent
devant tes jugements, Seigneur !devant tes jugements, Seigneur !
9 Tu es, Seigneur, le Très-HautTu es, Seigneur, le Très-Haut
sur toute la terre : *sur toute la terre : *
tu domines de haut tous les dieux.tu domines de haut tous les dieux.
10 Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur, +Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur, +
car il garde la vie de ses fidèles *car il garde la vie de ses fidèles *
et les arrache aux mains des impies.et les arrache aux mains des impies.
11 Une lumière est semée pour le juste,Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.et pour le cœur simple, une joie.
12 Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Antienne
L’ange Gabriel apparut à Zacharie et lui dit : Élisabeth, ta femme, enfantera un fils, tu lui donneras le nom de Jean.
Psaume 102 – I
1 Bénis le Seigneur, ô mon âme,Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !bénis son nom très saint, tout mon être !
2 Bénis le Seigneur, ô mon âme,Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !n’oublie aucun de ses bienfaits !
3 Car il pardonne toutes tes offensesCar il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;et te guérit de toute maladie ;
4 il réclame ta vie à la tombeil réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse ;et te couronne d’amour et de tendresse ;
5 il comble de biens tes vieux jours :il comble de biens tes vieux jours :
tu renouvelles, comme l’aigle, ta jeunesse.tu renouvelles, comme l’aigle, ta jeunesse.
6 Le Seigneur fait œuvre de justice,Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.il défend le droit des opprimés.
7 Il révèle ses desseins à Moïse,Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.
8 Le Seigneur est tendresse et pitié,Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;lent à la colère et plein d’amour ;
9 il n’est pas pour toujours en procès,il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;ne maintient pas sans fin ses reproches ;
10 il n’agit pas envers nous selon nos fautes,il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.ne nous rend pas selon nos offenses.
11 Comme le ciel domine la terre,Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;fort est son amour pour qui le craint ;
12 aussi loin qu’est l’orient de l’occident,aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés ;il met loin de nous nos péchés ;
13 comme la tendresse du père pour ses fils,comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
Antienne
Je suis l’ange Raphaël, je me tiens devant le Seigneur. Bénissez Dieu, proclamez ses merveilles.
Psaume 102 – II
14 Il sait de quoi nous sommes pétris,Il sait de quoi nous sommes pétris,
il se souvient que nous sommes poussière.il se souvient que nous sommes poussière.
15 L’homme ! ses jours sont comme l’herbe ;L’homme ! ses jours sont comme l’herbe ;
comme la fleur des champs, il fleurit :comme la fleur des champs, il fleurit :
16 dès que souffle le vent, il n’est plus,dès que souffle le vent, il n’est plus,
même la place où il était l’ignore.même la place où il était l’ignore.
17 Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent,
est de toujours à toujours, *est de toujours à toujours, *
et sa justice pour les enfants de leurs enfants,et sa justice pour les enfants de leurs enfants,
18 pour ceux qui gardent son alliancepour ceux qui gardent son alliance
et se souviennent d’accomplir ses volontés.et se souviennent d’accomplir ses volontés.
19 Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s’étend sur l’univers.sa royauté s’étend sur l’univers.
20 Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres, *invincibles porteurs de ses ordres, *
attentifs au son de sa parole !attentifs au son de sa parole !
21 Bénissez-le, armées du Seigneur,Bénissez-le, armées du Seigneur,
serviteurs qui exécutez ses désirs !serviteurs qui exécutez ses désirs !
22 Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez-le,Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez-le,
sur toute l’étendue de son empire !sur toute l’étendue de son empire !
Bénis le Seigneur, ô mon âme !Bénis le Seigneur, ô mon âme !
℣ Messagers du Seigneur, bénissez le Seigneur,
attentifs au son de sa parole.
Lutte de Michel et du dragon (Ap 12, 1-17)
01 Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
02 Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement.
03 Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème.
04 Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.
05 Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône,
06 et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours.
07 Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges,
08 mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel.
09 Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui.
10 Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères, lui qui les accusait, jour et nuit, devant notre Dieu.
11 Eux-mêmes l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, par la parole dont ils furent les témoins ; détachés de leur propre vie, ils sont allés jusqu’à mourir.
12 Cieux, soyez donc dans la joie, et vous qui avez aux cieux votre demeure ! Malheur à la terre et à la mer : le diable est descendu vers vous, plein d’une grande fureur ; il sait qu’il lui reste peu de temps. »
13 Et quand le Dragon vit qu’il était jeté sur la terre, il se mit à poursuivre la Femme qui avait mis au monde l’enfant mâle.
14 Alors furent données à la Femme les deux ailes du grand aigle pour qu’elle s’envole au désert, à la place où elle doit être nourrie pour un temps, deux temps et la moitié d’un temps, loin de la présence du Serpent.
15 Puis, de sa gueule, le Serpent projeta derrière la Femme de l’eau comme un fleuve, pour qu’elle soit emportée par ce fleuve.
16 Mais la terre vint au secours de la Femme : la terre ouvrit la bouche et engloutit le fleuve projeté par la gueule du Dragon.
17 Alors le Dragon se mit en colère contre la Femme, il partit faire la guerre au reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus.
Répons
℟ Voici le temps du salut,
de la puissance et du règne de Dieu !
Le dragon a poursuivi la femme
mais Michel et ses anges
combattirent le dragon.
L’ange Gabriel a été envoyé par Dieu
à une jeune fille nommée Marie ;
il lui annonça : tu enfanteras un Fils.
Raphaël dit au jeune Tobie :
Bientôt les yeux de ton père s’ouvriront,
il se réjouira de voir la lumière.
HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE LE GRAND
Les noms des anges
Il faut savoir que le nom d’anges désigne leur fonction, et non leur nature. Car ces esprits bienheureux de la patrie céleste sont bien toujours des esprits, mais on ne peut les appeler toujours des « anges », parce qu’ils ne sont des anges que lorsqu’ils portent un message. On appelle « anges » ceux qui portent les messages moins importants, et « archanges » ceux qui annoncent les plus grands événements.
C’est pourquoi l’archange Gabriel fut envoyé à la Vierge Marie, et non pas un ange quelconque : pour ce ministère, il s’imposait d’envoyer un ange du plus haut rang annoncer le plus haut de tous les événements.
En outre, certains d’entre eux sont désignés par un nom propre, afin de signifier par les mots la nature de leur action. En effet, ce n’est pas dans la sainte cité, où la vision de Dieu tout-puissant confère une connaissance parfaite, qu’ils reçoivent leurs noms particuliers, comme si, sans l’aide de ces noms, on n’avait pas pu connaître leurs personnes. C’est lorsqu’ils viennent vers nous pour exercer un ministère qu’ils reçoivent chez nous des noms tirés de leur fonction. C’est ainsi que Michel veut dire « Qui est comme Dieu ? », Gabriel : « Force de Dieu ». Raphaël : « Dieu guérit ».
Chaque fois qu’il est besoin d’un déploiement de force extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé : son action et son nom font comprendre que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de faire. L’antique ennemi, qui a désiré par orgueil être semblable à Dieu, disait : J’escaladerai les cieux, par-dessus les étoiles du ciel j’érigerai mon trône, je ressemblerai au Très-Haut. Or, l’Apocalypse nous dit qu’à la fin du monde, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : Il y eut un combat contre l’archange Michel.
À la Vierge Marie, c’est Gabriel qui est envoyé, dont le nom signifie « Force de Dieu » : ne venait-il pas annoncer celui qui voulut se manifester dans une humble condition pour triompher des puissances démoniaques ? C’est donc par la « force de Dieu » qu’il devait être annoncé, celui qui venait comme le Dieu des armées, le vaillant des combats.
Raphaël, comme nous l’avons dit, se traduit : « Dieu guérit ». En effet, il délivra des ténèbres les yeux de Tobie lorsqu’il les toucha comme pour remplir l’office de soignant. Celui qui fut envoyé pour soigner est bien digne d’être appelé « Dieu guérit ».
Répons
℟ Que monte notre prière
comme l’encens devant ta face, alléluia !
L’ange tenait une coupe
pleine de parfum :
la prière des saints.
De la main de l’ange,
la fumée des parfums montait devant Dieu,
avec la prière des saints.
Te Deum
À toi Dieu, notre louange !
Nous t’acclamons, tu es Seigneur !
À toi Père éternel,
L’hymne de l’univers.
Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce ;
ils adorent et ils chantent :
Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l’univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
C’est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c’est toi que par le monde entier
l’Église annonce et reconnaît.
Dieu, nous t’adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.
Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n’as pas craint de prendre chair
dans le corps d’une vierge
pour libérer l’humanité captive.
Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.
Montre-toi le défenseur et l’ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.
Oraison
Dans ta sagesse admirable, Seigneur, tu assignes leurs fonctions aux anges et aux hommes ; fais que nous soyons protégés sur cette terre par ceux qui dans le ciel servent toujours devant ta face.
Le futur synode : chemin vers la sainteté ou communion à l’esprit du monde ?

«Le Vatican a publié fin juin l’Instrumentum laboris, texte qui pose les bases à partir desquelles pourront se déployer les réflexions du synode sur la synodalité d’octobre. Bases pour le moins préoccupantes, d’après Pierre Vétois, qui se demande si ces pistes aident vraiment l’Église à emprunter un chemin de sainteté.
Saviez-vous qu’il existe du sel sans sel, plus précisément du sel sans sodium ? Du sel que l’on aurait vidé de sa raison d’être et de ce qui lui donne son goût. C’est à ce « sel sans sel » que nous fait penser la future Église synodale projetée dans l’Instrumentum laboris publié le 20 juin 2023 par le Vatican. En effet, malgré notre volonté d’être un fils aimant de l’Église, on ne peut que s’inquiéter des thèmes énoncés dans ce document. Celui-ci est pourtant le premier fruit officiel du Synode sur la synodalité lancé en 2021 par le pape François. Il ouvre ainsi plusieurs chantiers qu’on qualifiera pudiquement de « novateurs » : l’ordination sacerdotale d’hommes mariés, l’ordination diaconale de femmes, l’évaluation régulière des évêques, l’accueil des divorcés-remariés, des polygames ou des personnes LGBTQ+, voire la décentralisation de l’autorité doctrinale, etc. Nous retrouvons ici un bon résumé des rengaines du progressisme occidental qui ont si bien réussi ces dernières décennies, dans d’autres confessions, comme l’Église anglicane au bord de l’implosion (1).
À nos inquiétudes, on nous répondra qu’il s’agit seulement d’un document de travail destiné à nourrir la discussion des membres du Synode. On nous dira aussi que c’est une émanation fidèle des consultations menées à l’échelon paroissial à travers le monde. Nous n’entrerons pas dans des débats politico-théologiques hors de notre portée sur la légitimité des hommes d’une époque donnée à révolutionner l’Église de Dieu. On rappellera simplement aux apprentis-sorciers que l’Église cherche toujours à interpréter avec justesse les enseignements du concile Vatican II, et cela plus de 60 ans après…
Retrouver le chemin de la sainteté
Non, nous aimerions plutôt poser une simple question aux rédacteurs de ce texte et à leurs soutiens : pensez-vous vraiment que cette Église 2.0 donnera beaucoup de saints ? Permettra-t-elle de sauver beaucoup d’âmes ? Nous craignons fort que non. Au contraire, il nous semble que cette Église synodale sera une Église de la discussion permanente, du débat sans fin, de la confusion, voire de la cacophonie doctrinale… Or la Bible nous met explicitement en garde contre cette tendance : « Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, mais celui qui met un frein à ses lèvres est un homme avisé » (Pr 10, 19). De plus, le document nous invite à nous mettre à l’écoute de l’Esprit, mais à la lecture des thèmes choisis, on a plutôt l’impression que c’est l’esprit du Siècle qui a été écouté lors de sa rédaction. On conviendra, je l’espère, que ce dernier n’est pas le meilleur chemin de sainteté possible…
Oui, cette église « en marche » (vers quoi ? ce n’est pas précisé) ressemble bien à ce sel sans sodium, inodore et sans saveur : « si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens » (Mt 5, 13-16). Dans ce contexte de crise existentielle sans précédent, la réponse ne peut être une Église pour l’homme – dans son acception minimale – et qui s’aligne sans combattre sur les idoles contemporaines. Au contraire, toutes les crises dans l’histoire de l’Église ont été surmontées par un surplus, par un trop-plein même de sainteté, par de grandes âmes uniquement centrées sur Jésus-Christ. Ainsi au XIIIe siècle, quand l’Église voit l’Occident s’éveiller et s’enrichir de manière inédite, c’est saint François d’Assise qui se lève pour la rappeler à la pauvreté évangélique. Confronté au défi de la Réforme, c’est saint Ignace de Loyola qui vient se mettre à son service en annonçant la Parole de Dieu à l’autre bout du nouveau monde. Enfin, rappelons-nous des apparitions de Lourdes et Fatima à des jeunes gens très simples alors que l’Église se débattait avec les effets délétères de la révolution industrielle… On remarque ainsi qu’aucun de ces saints n’a eu l’ambition de rendre plus horizontale l’Église malgré ses défauts qui n’étaient pas moins flagrants qu’aujourd’hui.
Une voie sans doute impopulaire
Qu’on ne se méprenne pas néanmoins, il ne s’agit pas ici d’un nouveau manifeste en faveur d’un conservatisme étriqué. Au contraire, par-delà les querelles liturgiques, c’est l’intensité du regard porté sur Dieu, et uniquement sur Lui, qui nous intéresse. C’est d’ailleurs tout le programme qu’avait dessiné le pape Benoît XVI en 2019. Celui-ci invitait l’Église à « se remettre à vivre pour Dieu » (2) et non pas pour elle ou pour le monde. Ce théocentrisme est notre guide le plus sûr dans ces temps troublés : « Stat Crux dum volvitur orbis » (3).
Cette voie, j’en conviens, ne nous rendra pas plus agréables ou sympathiques aux yeux de nos contemporains si loin de Dieu. Il se pourrait même qu’une Église entièrement tendue vers la sainteté et l’annonce de l’Évangile soit proprement insupportable pour notre époque. Mais c’est à ce prix que l’on (re)deviendra vraiment « le sel de la terre » celui qui cicatrise les plaies d’iniquité de ce monde.
Pierre Vétois
(1) « Bénédiction des couples homosexuels : la Communion anglicane se fissure », La Croix du 21 février 2023.
(2) Benoît XVI, Se remettre à vivre pour Dieu. Méditation sur l’avenir de l’Église, 2019.
(3) « La Croix demeure tandis que le monde tourne », devise informelle des Chartreux.
Pierre Vétois est l’auteur du blog Ecce Mater Tua : https://medium. com/@pierrevetois
Source : LA NEF n°361 Septembre 20223 »
Haut-Karabakh : « Non à l’épuration ethnique ! »
« Il est inacceptable d’abandonner les Arméniens du Haut-Karabakh dans ce huis clos. La Russie qui devait garantir la paix selon les accords a laissé faire l’Azerbaïdjan. » Par Jeanne Emmanuelle Hutin, directrice de la recherche éditoriale à Ouest-France.
Dans un odieux silence, un peuple est livré aux mains de ses bourreaux : « S’ils ne partent pas, nous les chasserons comme des chiens, » déclarait le dictateur de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev en 2020 au sujet des Arméniens du Haut-Karabakh (1). Après avoir assiégé pendant dix mois ces 120 000 Arméniens dont 30 000 enfants, l’Azerbaïdjan a attaqué ceux qu’il appelle « terroristes » et « séparatistes ».
Mais les terroristes ne sont-ils pas ceux qui affament et tirent sur les civils ? Et comment appeler « séparatistes » ces Arméniens vivant sur la terre de leurs ancêtres, le « berceau de l’Arménie » , une région autonome même sous le joug de l’Union Soviétique ? « Nous sommes tués parce que nous sommes Arméniens » , constate Hovhannès Guévorkian, le représentant du Haut-Karabakh en France (2).
En effet, c’est un « nettoyage ethnique à visée génocidaire » , dénonçait Jean-Louis Bourlanges, le Président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale. « L’armée azerbaïdjanaise contrôle tous les axes stratégiques et rend toute communication impossible. Nous avons vent d’exactions intolérables, avérées » , explique le chercheur Tigrane Yegavian. Exode contraint. Blessés sans soins. Aucune protection contre les viols, torture, arrestations, pillages et destruction du patrimoine culturel chrétien, l’un des plus anciens du monde.
Protection internationale
L’urgence est humanitaire et politique (2). L’ambassadrice d’Arménie en France Mme Tolmajian demande une protection internationale immédiate.
Mais la Communauté internationale qui n’a jamais reconnu l’indépendance du Haut-Karabakh regarde ailleurs. Elle feint de croire le dictateur Aliev quand il dit que les Arméniens deviendront des « citoyens égaux » alors qu’il réprime de manière sanguinaire toute opposition. Elle fait la sourde oreille aux nouvelles menaces de la Turquie et d’Aliev revendiquant le sud de l’Arménie.
Il est inacceptable d’abandonner les Arméniens du Haut-Karabakh dans ce huis clos. La Russie qui devait garantir la paix selon les accords a laissé faire l’Azerbaïdjan. Aucune condamnation vigoureuse ne s’est fait entendre même pas de la part du Vatican. Aucune sanction n’est brandie contre le dictateur d’Azerbaïdjan et ses suppôts. Les Européens ont versé 15,6 milliards d’€ à l’Azerbaïdjan en 2022 en échange de son gaz et ils annoncent doubler ces importations d’ici 2027 ! Les intérêts l’emportent !
Les députés européens protestent : « la faiblesse » et l’inaction des États membres « ont été comprises par Aliev comme un feu vert pour aller de l’avant […] Quelle autre catastrophe devons-nous attendre pour agir ? » , alerte l’eurodéputée Nathalie Loiseau. « S’il n’y a pas une action politique très forte, si on ne fait pas tout pour arrêter la destruction du peuple arménien, l’Arménie est en danger de mort », alerte Mme Tolmajian, ambassadrice d’Arménie en France.
C’est « la responsabilité du monde d’arrêter ce qui se passe sous ses yeux : le génocide arménien de 2023 » , appelle Luis Moreno Ocampo, ex-Premier procureur de la Cour pénale Internationale (3). Il rappelle que la communauté internationale a l’obligation de prévenir les génocides.
La passivité honteuse encourage les crimes d’aujourd’hui et prépare ceux de demain. C’est inacceptable. Il est grand temps que la France, membre du Conseil de Sécurité passe des paroles aux actes !
(1) Haut-Karabakh, Le livre noir, éd. Ellipses
(2) « Haut-Karabakh : Arméniens en danger », « Liberté & prospective », 25-9-23
(3) Washington Post le 22-9-22.
Source : OUEST FRANCE, le 27 septembre 2023