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23.12.2023 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Entre Marie et Joseph, un vrai mariage

Entre Marie et Joseph, un vrai mariage
Tout en affirmant clairement que Jésus a été conçu par le fait de l’Esprit-Saint et que dans ce mariage la virginité a été préservée (cf. Mt 1, 18-25 ; Lc 1, 26- 38), les évangélistes appellent Joseph l’époux de Marie et Marie l’épouse de Joseph (cf. Mt 1,16,18-20, 24; Lc 1, 27 ; 2, 5).
Pour l’Église aussi, s’il est important de proclamer la conception virginale de Jésus, il est non moins important de défendre le mariage de Marie avec Joseph car, juridiquement, c’est de lui que dépend la paternité de Joseph. (…)
Le fils de Marie est aussi fils de Joseph en vertu du lien matrimonial qui les unit :
« En raison de ce mariage fidèle, ils méritèrent tous les deux d’être appelés les parents du Christ, non seulement elle, d’être appelée sa mère, mais lui aussi, d’être appelé son père, de même qu’époux de sa mère, car il était l’un et l’autre par l’esprit et non par la chair. » (1)
Dans ce mariage, il ne manqua rien de ce qui était nécessaire pour le constituer : « En ces père et mère du Christ se sont réalisés tous les biens du mariage : la progéniture, la fidélité, le sacrement. Nous connaissons la progéniture, qui est le Seigneur Jésus lui-même; la fidélité, car il n’y a aucun adultère ; le sacrement, car il n’y a aucun divorce. » (2)
Extrait de: Jean Paul II, Lettre apostolique Redemptoris Custos § 7
(1) S. Augustini, «De nuptiis et concupiscentia» I, 11, 12: PL 44, 421
(2) S. Augustini, «De nuptiis et concupiscentia», I, 11, 13: PL 44, 421
Prions :
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen
Source : une minute avec Marie
23.12.2023 – SAINT DU JOUR

St Jean de Kęty
PATRON DE LA POLOGNE ET LITUANIE
Saint Jean de Kęty
Prêtre et théologien
Patron de la Pologne et de la Lituanie
Jean naît le 23 juin 1390 à Kęty (Cracovie), et dut aux soins que prirent ses vieux parents, de lui donner une bonne éducation, l’avantage précieux de passer sa vie dans l’innocence.
Ses études terminées, il fut professeur à l’université de Cracovie pendant plusieurs années, et, tout en enseignant la science, il profitait de toutes les occasions d’inspirer la piété à ses élèves par ses exemples, et par ses discours.
Ordonné prêtre, il montra un zèle de plus en plus ardent pour sa perfection et pour la gloire de Dieu ; il était profondément affligé de voir Dieu si peu connu et si mal servi par un grand nombre de chrétiens.
Il avait une très grande dévotion à Jésus crucifié, et l’on raconte qu’un crucifix, devant lequel il priait souvent, lui parla plusieurs fois. Ayant quitté le professorat pour une cure, il se donna tout entier au bien de son troupeau. Rien ne lui paraissait trop pénible pour le salut des âmes ; il joignait à la prédication la prière assidue et la mortification pour les pécheurs. Père de ses paroissiens, il dépensait toutes ses ressources au service des pauvres ; il donna parfois jusqu’à ses habits et à ses chaussures.
Un matin qu’il se rendait à l’église, Jean rencontre un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid ; le bon pasteur se dépouille de son manteau, le conduit au presbytère pour le soigner et le combler de ses bontés. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut et lui rendit le manteau.
Épouvanté par les responsabilités du ministère paroissial, le saint curé obtint de son évêque de redevenir professeur ; il se signala de plus en plus, dans ces fonctions, par sa mortification et sa piété, et renonça pour le reste de sa vie à l’usage de la viande. Un jour qu’il était vivement tenté d’en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses mains, et dit : « Ô chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise. » Il fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours.
Dans un pèlerinage à Rome, il fut dévalisé par des brigands : « Avez-vous encore autre chose ? lui dirent-ils. – Non » répondit Jean. Ils le laissèrent partir ; mais, se souvenant bientôt qu’il avait quelques pièces d’or cousues en son vêtement, il courut après eux pour les leur offrir. Confus, ils lui rendirent tout ce qu’ils lui avaient pris. Jean de Kęty fut illustre par ses miracles.
Il meurt à Cracovie pendant la messe de la veille de Noël 1473.
Jean de Kęty fut déclaré :
Vénérable, en 1600, par le pape Clément VIII (Ippolito Aldobrandini, 1592-1605) ;
Bienheureux, le 28 mars 1676, par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) ;
Saint, le 16 juillet 1767, par le pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769).
Saint Jean de Kęty priez pour nous !

23.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.

À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon pour la naissance de Jean Baptiste ; PLS 2, 497 (Le mystère de Noël, coll. Icthus, Lettres chrétiennes, t. 8; trad. F. Quéré-Jaulmes; éd. Le Centurion-Grasset 1963, p. 47-49)
« Que sera donc cet enfant ? »
Quelle merveille ! Le messager naît avant celui qui le fait venir au monde. Jean est bien la voix, et Jésus le Verbe, la Parole de Dieu (Mt 3,3 ; Jn 1,1). (…) La parole naît d’abord dans l’esprit, puis elle suscite la voix qui l’énonce ; la voix s’exprime par les lèvres et fait connaître la parole à ceux qui l’écoutent. Ainsi le Christ est resté en son Père, par qui Jean a été créé comme toute chose, mais Jean est sorti d’une mère et a donné à tous les hommes de connaître le Christ. Celui-ci était le Verbe, dès le commencement, avant que le monde existe ; Jean a été, à la fin, la voix qui a précédé la venue du Verbe. La parole naît de la pensée ; la voix sort du silence. Ainsi en enfantant le Christ, Marie croit, tandis qu’avant d’engendrer Jean, Zacharie est frappé de mutisme. L’un sort d’une jeunesse en fleur, l’autre naît d’une vieille femme affaiblie. La Parole habite le cœur de celui qui pense ; la voix expire dans l’oreille de celui qui écoute. Peut-être même est-ce le sens de ce mot de Jean : « Il faut qu’il grandisse et que moi je diminue » (Jn 3,30). Car les prédictions de la Loi et des prophètes, parues avant le Christ comme une voix avant le Verbe, ont continué jusqu’à Jean, en qui cessent les dernières préfigurations. Ensuite, la grâce de l’Évangile et l’annonce du Royaume des cieux qui ne connaîtra pas de fin portent du fruit et croissent sur la terre entière.

LECTURES :
Livre de Malachie 3,1-4.23-24.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs.
Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois.
Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable.
Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, et le cœur des fils vers leurs pères, pour que je ne vienne pas frapper d’anathème le pays !

Psaume 25(24),4-5ab.8-9.10.14.
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.
Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.
Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

L’Avent, un temps d’attente et de consolation

L’Avent, un temps d’attente et de consolation
L’Éternité de Dieu traverse et rencontre le temps humain…
L’Avent, l’avènement d’un événement :l’Éternité de Dieu traverse et rencontre letemps humain…
C’est pourquoi, le temps de l’Avent est le temps qui invite à laisser de l’espace à Dieu, comme nous y invite le prophèteIsaïe : «Élargisl’espacedetatente…» (Is 54,2) ; à son tour Jésus demandera à sainte Catherine de Sienne : « Fais-toicapacité, je me ferai torrent ! »

Désert du Néguev, reconstitution de la tente du rendez-vous.
Photo : BiblePlaces
Un temps de « consolation » : c’est l’ouverture du livre du second Isaïe, texte repris pendant le temps de l’Avent : «Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu, parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui que son service est accompli…»
(Is 40,1-2) et pour nous assurer de la permanence et de la stabilité de cette promesse face à nos promesses non tenues, Isaïe ajoute quelques versets plus bas : «L’herbe se dessèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais.»(Is 40,8)

Fleur en Samarie.
Photo : BiblePlaces
Il faut préciser la richesse du terme hébreu que nous traduisons par « consoler»: il s’agit de « permettre à l’autre derespirer », autrement dit, de reprendre souffle, de reprendre son souffle, de retrouver au plus profond de nous ce Souffle deDieu qui nous habite depuis toujours, mais que nous avons plus ou moins étouffé, par « l’inquiétude,lesrichessesetplaisirsdel’existence… (Lc 8,14) ; c’est entendre cette invitation du livre de l’Apocalypse :
«Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre sa porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi.» (Ap 3,20)
Voici la « consolation » de notre Dieu : une invitation à partager la vie trinitaire.
Mais « nous chrétiens, successeurs d’Israël, chargés de maintenir la flamme de l’espérance, qu’avons-nousfait de l’attente ? » (Teilhard de Chardin)
Car « l’attente » est ce qui caractérise le temps de l’Avent et un personnage apparaît en ce temps de préparation de lavenue du Christ : Jean-Baptiste. Son ministère est absolument unique. Les prophètes qui ont précédé Jean-Baptiste ont DECRIT le Seigneur qui allait venir, lui l’a DESIGNE : « Voici l’Agneau de Dieu…» (Jn 1,29)




Personnage étonnant puisque « réservé » par Dieu dès sa naissance (Lc 1,15). A la Visitation, à la salutation de Marie, il atressailli d’allégresse dans le sein de sa mère (Lc 1,44) : n’est-il pas celui qui s’est « réservé » pour la joie d’entendre lavoix du Seigneur. Jean-Baptiste apparaît comme celui qui s’est réservé pour cette seule joie ; il n’a pas voulu d’autresjoies, il n’a pas voulu être consolé par autre chose… Comme il connaît ce qu’est la vraie joie, il ne peut pas connaîtred’autre joie… Entre la joie de sa première rencontre avec Jésus, et la joie du baptême, où l’Ami de l’Epoux « se réjouira »parce qu’il entendra la voix de l’Epoux, une seule période, celle du désert, c’est-à-dire du silence de tout ce qui n’est pasDieu…




Monastère saint Georges, Wadi Qelt, Israël.
Photos : E. Pastore
Figure sublime du temps de l’Avent qui, à la fois, nous entraîne et nous dérange, qui nous fait sortir de l’indifférence et dela distraction… Pour cela, il fallait un « témoin » : le témoin est celui que Dieu introduit dans la vision des choses, que Dieuretire au désert pour l’unir à sa joie ; Jean-Baptiste est vraiment le « témoin », c’est-à-dire celui qui montre le Christ auxhommes.
Plus qu’un simple personnage, il nous dit ce que doit être la « personne », c’est-à-dire, étymologiquement, per-sonacellequi se laisse traverser par la Parole, la laisse résonner en soi, la fait retentir pour l’annoncer aux hommes.
Quiconque doit croire dans le Christ Jésus, il faut qu’auparavant l’esprit et la vertu de Jean viennent dans sonâme… jusqu’à aujourd’hui l’esprit et la vertu de Jean précèdent l’avent du Seigneur Sauveur. (Origène)
Sr. Marie-Christophe Maillard
Source : ZENIT.ORG, le 21 décembre 2023
De Nazareth à Bethléem : le 2023e Noël, par Mgr Francesco Follo

De Nazareth à Bethléem : le 2023e Noël, par Mgr Francesco Follo
La crèche est le lieu où l’on rencontre la vraie joie qui dure
Avec le souhait de comprendre que la crèche est le lieu où l’on rencontre la vraie joie qui dure.
- Veille de Noël
En cette année 2023, le IVème dimanche de l’Avent tombe le 24 décembre. Après le témoignage de Jean-Baptiste (IIIème dimanche de l’Avent), la liturgie de la Parole de ce IVème dimanche nous propose le témoignage de Marie, Vierge Mère de Dieu, qui a conservé avec dévotion en son cœur les grandes choses que le Seigneur avait faites pour elle.
Faisons nôtre le regard plein d’espérance qui a alimenté l’attente patiente de Jean le Baptiste et la maternelle attente de Marie, pour chanter avec elle son hymne de louange pour Dieu qui relève « Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais » (Lc 1, 54-55).
À la vigile de Noël, la liturgie nous conduit à Nazareth où le premier « Je vous salue Marie » a été dit et où le Verbe s’est fait chair, et elle nous propose l’Évangile de l’Annonciation. Contemplons ce fait évangélique – qui nous est raconté par saint Luc, qui l’a probablement entendu raconter par Marie elle-même, la Mère, protagoniste de cet événement – et faisons nôtre le « oui », le « fiat » (en latin), l’ « Amen » (en hébreu) de cette jeune femme. Ainsi, nous pourrons réaliser nous aussi les paroles de l’ange Gabriel : « Sois sans crainte… tu vas concevoir… tu lui donneras le nom de Jésus ».
L’événement de l’Annonciation nous dit clairement que Marie est l’intermédiaire immédiat, y compris temporel, outre que biologique et affectif, théologique et biblique pour accueillir Jésus en ce Noël et pour toujours. En effet, à quoi « cela nous sert-il que le Christ soit né une fois de Marie à Bethléem s’il ne nait pas aussi par la foi dans notre âme » (Origène). Par conséquent, « émus par la bonté de Dieu qui, dans le Christ, manifeste son amour pour l’homme » (pape François), accueillons le Sauveur.
Une grande stupeur pleine d’émotion s’empare de nous si nous contemplons le miracle du Dieu qui assume un corps humain en faisant sa demeure dans un sein maternel et le fait que « ce sein de chair ait été en mesure de porter le feu, que la flamme ait habité dans le corps délicat sans le brûler » (saint Ephrem le Syrien) mais qu’il ait brûlé nos péchés.
- Noël et la crèche
Maintenant, de Nazareth qui veut dire « jardin » et où est né la fleur du Christ, nous allons à Bethléem qui veut dire « maison du pain » et qui héberge celui qui se fera Pain de vie pour nous.
À Bethléem est né celui qui, sous le signe du pain rompu, allait laissé le mémorial de sa Pâque. L’adoration de l’Enfant Jésus, en cette nuit sainte, se poursuit dans l’adoration eucharistique. Adorons le Seigneur qui s’est fait chair pour sauver notre chair, qui s’est fait Pain vivant pour donner la vie à tous les êtres humains. Reconnaissons comme notre unique Dieu ce fragile Enfant, immobile dans la crèche. « Dans la plénitude des temps, tu t’es fait homme parmi les hommes pour unir la fin au principe, c’est-à-dire l’homme à Dieu » (cf. St Irénée, Adv. Haer., IV, 20,4). Dans le Fils de la Vierge, « enveloppé de langes » et déposé « dans une mangeoire » (Lc 2, 12), reconnaissons et adorons « le Pain descendu du ciel » (Jn 6, 41.51), le Rédempteur venu sur terre pour donner la vie au monde.
Aujourd’hui, il ne nous est pas seulement donné d’écouter, mais aussi de voir la Parole de Dieu, il suffit que nous allions « jusqu’à Bethléem et que nous regardions cette Parole que le Seigneur a faite et qu’il nous a montrée » (Guerric d’Igny).
Allons donc à la grotte de Bethléem et contemplons ce miracle impensable et qui, pour beaucoup, est encore incroyable : « Dieu, qui mesure le ciel à l’empan, git dans une mangeoire d’un empan ; lui, qui contient la mer dans le creux de sa main, connut sa propre naissance dans une grotte. Le ciel est plein de sa gloire et la mangeoire est pleine de sa splendeur (saint Ephrem le Syrien, Hymne pour la naissance du Christ, 1).
Si nous lisons avec attention l’Évangile de la Nativité, tel que le propose saint Luc, nous pouvons recréer dans notre esprit et notre cœur la scène de la crèche. Imaginons une grotte utilisée aussi comme étable : pauvre logement de fortune, choisi par les deux pèlerins, Marie et Joseph, pour accueillir la naissance de Celui qui est le centre du monde et de l’humanité : événement mûr qui accomplit les temps. Laissons les yeux de notre cœur être attirés par la nuit, par le froid, par la pauvreté, par la solitude et puis, à l’improviste, par le ciel qui s’ouvre et par l’extraordinaire annonce des anges et par l’arrivée des bergers. Avec notre imagination, nous pouvons reconstruire les détails et transformer la scène en un paysage pastoral qui semble familier, pour une histoire charmante. Tous, nous devenons des enfants et nous goûtons un moment enchanté qui nous fait rêver. C’est beau, mais réducteur, parce que le Christ nait dans une grotte. Et quand les bergers y parvinrent, que virent-ils ? Un petit enfant enveloppé de langues et déposé dans la mangeoire, comme les anges le leur avaient annoncé. C’est la merveille de Noël : celui qui est proclamé Seigneur, le Prince de la paix, le Messie et Sauveur est un enfant qui a pour trône une mangeoire et pour palais royal une grotte. La simplicité absolue de la première crèche étonne. Le détail qui surprend le plus est l’absence de tout caractère merveilleux dans la grotte. Les bergers ont été recouverts et effrayés par la gloire de Dieu, mais le signe qu’ils reçoivent des anges est simplement : « Vous trouverez un enfant enveloppé de langes et déposé dans une mangeoire ». Et quand ils arrivent à Bethléem, il ne voit rien d’autre qu’ « un enfant déposé dans la mangeoire ». Demandons donc d’entrevoir le miracle de Noël dans la « banalité » du quotidien et prenons au sérieux ce qu’un auteur anonyme a écrit il y a des siècles :
« Notre corps est la crèche vivante dans les lieux où nous sommes appelés à vivre et à travailler. Nos jambes, comme celles des animaux qui ont réchauffé Jésus la nuit de sa naissance. Notre ventre, comme celui de Marie qui a accueilli et fait grandir Jésus. Nos bras, comme ceux de Joseph qui ont bercé, soulevé, serré Jésus et qui ont travaillé pour lui. Notre voix, comme celle des anges pour louer le Verbe qui s’est fait chair. Nos yeux, comme ceux de tous ceux qui l’ont vu, la nuit, dans la mangeoire. Nos oreilles, comme celles des bergers qui ont écouté – stupéfaits – le chant angélique provenant du ciel. Notre intelligence, comme celle des rois mages qui ont suivi l’étoile jusqu’à la « maison » de Jésus : la grotte. Notre cœur comme la mangeoire qui a accueilli l’Éternel qui s’est fait petit et pauvre comme l’un de nous ».
Allons donc à la crèche pour devenir, nous-mêmes, toujours plus crèche vivante qui révèle l’homme et Dieu. L’homme que nous ne sommes pas encore mais que nous sommes appelés à être et Dieu qui ne peut se manifester que dans une humanité humble mais transparente, qui fait passer à travers elle cet amour qui est uniquement amour.
Si nous allons à la crèche, c’est parce que Noël est le centre de l’histoire universelle. C’est en lien avec Noël que l’on conte tous les siècles.
Si nous allons à la crèche, c’est parce que dans la naissance du Christ il y a notre naissance, notre dignité, notre grandeur et notre liberté.
Si nous allons à la crèche, c’est parce que Dieu s’y révèle non plus comme un maître qui nous domine, qui revendique des droits sur nous, mais comme un amour doux, qui veut se cacher en nous et qui n’arrête pas de nous attendre parce que la « seule » chose qu’il puisse faire toujours est de nous aimer.
L’unique réponse logique à cet amour est de l’aimer. Les chrétiens sont ceux qui ont cru et qui croient à cet amour né au milieu de nous et pour nous. Les chrétiens sont appelés par l’amour pour aimer. C’est la vocation que propose Noël et qui se renouvelle tous les ans.
Cette vocation à l’amour est vécue de manière particulière par les vierges consacrées. Si la vie chrétienne est un chemin et une assimilation progressive à la vie du Seigneur Jésus, celle de ces femmes qui se sont joyeusement consacrées au Christ avec une confiance amoureuse et un total abandon l’est de manière particulière. Les vierges consacrées nous témoignent que le Christ est un don auquel on répond en se donnant et en faisant de notre cœur la mangeoire d’où il ouvre les bras au monde. Noël n’est pas une émotion mais une vocation à être toujours chastement avec lui. Le Fils de Dieu qui s’incarne, se fait l’un de nous et nous appelle à croire avec notre cœur, à proclamer avec notre bouche (cf. Rm 10, 9-10) et à confirmer par les œuvres que l’alliance de Dieu est dans notre chair consacrée par l’offrande virginale afin que les hommes, voyant nos œuvres bonnes, rendent gloire à notre Père qui est dans les cieux (cf. Mt 5,16) en Jésus-Christ notre Seigneur (cf. liturgie). Être vierges consacrées veut dire être le signe de la fidélité de Dieu et le lieu où la vie du Christ donnée engendre la vie ici sur la terre et pour l’éternité.
Les vierges consacrées dans le monde, et nous avec elles, sont appelées à être le berceau du véritable Adam où le monde entier est mis au monde dans la communion divine. « J’espère donc que la “spiritualité de la communion” indiquée par saint Jean-Paul II deviendra réalité et que vous serez en première ligne pour saisir “le grand défi qui est devant nous » en ce nouveau millénaire : faire de l’Église la maison et l’école de la communion » (Pape François, Lettre à l’occasion de l’Année de la vie consacrée, novembre 2014).
© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat
Lecture patristique
Saint Léon le Grand (390 – 461)
Sermons pour Noël, 6, 2-35
CCL 138, 126-127
La majesté du Fils de Dieu n’avait pas dédaigné l’état d’enfance; mais l’enfant a grandi avec l’âge jusqu’à la stature de l’homme parfait; puis, lorsqu’il a pleinement accompli le triomphe de sa passion et de sa résurrection, toutes les actions de la condition humiliée qu’il avait adoptée pour l’amour de nous sont devenues du passé. Pourtant, la fête d’aujourd’hui renouvelle pour nous les premiers instants de Jésus, né de la Vierge Marie. Et lorsque nous adorons la naissance de notre Sauveur, il se trouve que nous célébrons notre propre origine.
En effet, lorsque le Christ vient au monde, le peuple chrétien commence; l’anniversaire de la tête, c’est l’anniversaire du corps.
Sans doute, chacun de ceux qui sont appelés le sont à leur tour, et les fils de l’Église apparaissent à des époques différentes. Pourtant, puisque les fidèles dans leur totalité, nés de la source du baptême, ont été crucifiés avec le Christ dans sa passion, ressuscités dans sa résurrection, établis à la droite du Père dans son ascension, ils sont nés avec lui en cette Nativité.
Tout croyant, de n’importe quelle partie du monde, qui renaît dans le Christ, après avoir abandonné le chemin du péché qu’il tenait de son origine, devient un homme nouveau par sa seconde naissance. Il n’appartient plus à la descendance de son père selon la chair, mais à la race du Sauveur, car celui-ci est devenu Fils de l’homme pour que nous puissions être fils de Dieu.
Car si lui-même, par son abaissement, n’était pas descendu jusqu’à nous, personne n’aurait pu, par ses propres mérites, parvenir jusqu’à lui. <>
Un si grand bienfait appelle de notre part une reconnaissance digne de sa splendeur. En effet, comme nous l’enseigne saint Paul, l’Esprit que nous avons reçu, ce n’est pas celui du monde, c’est celui qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a faits (1Co 2,12). On ne peut l’honorer avec assez de piété qu’en lui offrant ce que lui-même nous a donné.
Or, dans les trésors de la générosité divine, que pouvons-nous trouver qui soit aussi bien accordé à la dignité de la fête présente, que cette paix proclamée par le cantique des anges lors de la nativité du Seigneur?
Car c’est la paix qui engendre les fils de Dieu (Ep 4,3), qui favorise l’amour, qui enfante l’unité, qui est le repos des bienheureux, la demeure de l’éternité. Son ouvrage propre, son bienfait particulier, c’est d’unir à Dieu ceux qu’elle sépare du monde. <>
Donc, ceux qui ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté chamelle, ni d’une volonté d’homme, mais qui sont nés de Dieu (Jn 1,13), doivent offrir au Père la volonté unanime des artisans de paix. Tous ceux qui sont devenus par adoption les membres du Christ, doivent accourir pour rejoindre ensemble le premier-né de la nouvelle création, celui qui est venu faire non pas sa volonté, mais la volonté de celui qui l’envoie (Jn 6,38). Les héritiers que la grâce du Père adopte ne sont pas des héritiers divisés ou disparates; ils ont les mêmes sentiments et le même amour. Ceux qui sont recréés selon l’Image unique doivent avoir une âme qui lui ressemble.
La naissance du Seigneur Jésus, c’est la naissance de la paix. Comme le dit saint Paul: C’est lui, le Christ, qui est notre paix (Ep 2,14). Que nous soyons d’origine juive ou païenne, c’est par lui que nous avons accès auprès du Père, dans un seul Esprit (Ep 2,18).
Source : ZENIT.ORG, le 22 décembre 2023
Le cardinal Krajewski envoyé par le Pape en Terre Sainte pour Noël

Le cardinal Krajewski envoyé par le Pape en Terre Sainte pour Noël
L’aumônier apostolique est arrivé en Terre Sainte pour prier pour la paix en cette période de Noël, en compagnie du patriarche Pizzaballa et de l’Église locale.
Benedetta Capelli – Cité du Vatican
«La paix» est le don que le Pape, surtout en cette période de Noël, a invoqué à plusieurs reprises dans les nombreux appels qu’il a lancés pour mettre fin au conflit entre Israël et le Hamas, mais aussi pour l’Ukraine martyrisée qui souffre depuis près de deux ans. Dans cette troisième guerre mondiale en morceaux, la prière devient action et se transforme en mission à travers le cardinal Konrad Krajewski, que François a envoyé en Terre sainte, «comme un signe concret de sa participation à la souffrance de ceux qui font personnellement l’expérience des conséquences de la guerre», lit-on dans un communiqué du dicastère pour le Service de la charité.
«En effet, le Saint-Père souhaite que ce voyage soit accompagné de prières pour obtenir le don de la paix dans les territoires où résonne encore le bruit des armes». Une paix qui sera invoquée dans une grande prière que l’aumônier apostolique fera avec le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, et toute l’Église locale, «pour célébrer la naissance de Jésus, Prince de la paix et unique espérance du monde».
Missions de prière, d’aide et de paix
Pour le cardinal Krajewski, ce sera à nouveau un Noël loin de Rome. L’an dernier, il s’était rendu en Ukraine pour apporter à la population des chemises thermiques, données par des milliers de personnes également par le biais d’une souscription en ligne, mais aussi pour livrer des générateurs d’électricité. L’aide matérielle et l’aide spirituelle sont les deux voies sur lesquelles l’aumônier remplit son mandat. Même à Pâques, autre temps fort de l’Église, la proximité du Pape avec la population ukrainienne s’était fait sentir, avec des images touchantes de sa prière devant les charniers de Borodjanka, l’une des zones les plus dévastées par le conflit. En Terre Sainte, le cardinal est arrivé avec une prière dans le cœur, celle-là même que le Pape avait récitée le 8 juin 2014 dans les jardins du Vatican en présence du président israélien Shimon Peres et du président palestinien Mahmoud Abbas. Une prière rappelée dans le communiqué de l’Aumônerie apostolique et toujours d’actualité.
«Seigneur, Dieu de la paix, écoute notre supplication! Donne-nous la paix, enseigne-nous la paix, conduis-nous à la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire: « plus jamais la guerre »; « avec la guerre, tout est détruit ». Donne-nous le courage de faire des gestes concrets pour construire la paix. Et que ces mots soient bannis du cœur de chaque homme: division, haine, guerre! Seigneur, désarme les langues et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que le mot qui nous rassemble soit toujours « frère », et que le style de nos vies devienne: shalom, paix, salam!»
Source : VATICANNEWS, le 22 décembre 2023
Au Nicaragua, arrestation d’un autre évêque par la police

Au Nicaragua, arrestation d’un autre évêque par la police
Mgr Isidoro Mora, évêque du diocèse de Siuna, a été arrêté après avoir prié pour Mgr Rolando Álvarez, l’évêque de Matagalpa condamné sans procès à 26 ans de prison et incarcéré depuis février dernier. L’ONU dénonce un «pays qui s’éloigne de plus en plus de l’État de droit».
Vatican News
Mercredi 20 décembre, la police nicaraguayenne a arrêté l’évêque de Siuna, Mgr Isidoro del Carmen Mora Ortega. Il s’agit du deuxième évêque détenu dans le pays, après Mgr Rolando José Álvarez Lagos, évêque de Matagalpa et administrateur apostolique du diocèse d’Estelí, qui a été condamné à 26 ans de prison sans procès, pour conspiration, diffusion de fausses nouvelles, obstruction à la justice et outrage aux autorités. Il est en prison depuis février, après avoir été assigné à résidence depuis août 2022.
Selon certaines sources, Mgr Mora a été arrêté par la police et les paramilitaires «alors qu’il allait célébrer des confirmations dans la paroisse de La Cruz de Rio Grande». Avec lui, «les séminaristes Alester Sáenz et Tony Palacio ont également été arrêtés». Jusqu’à présent, l’on ignore où se trouvent les trois hommes.
Arrêté après avoir prié pour Mgr Álvarez
L’homélie prononcée le 20 décembre dernier par Mgr Mora dans la cathédrale Saint-Pierre-Apôtre, serait à l’origine de son arrestation. C’est ce que rapporte la presse indépendante du pays, qui cite des sources ecclésiastiques. À cette occasion, l’évêque avait indiqué que la conférence épiscopale du Nicaragua continuait à prier pour Mgr Álvarez. «Nous sommes toujours unis dans la prière pour le diocèse bien-aimé de Matagalpa», avait déclaré Mgr Mora, «priant pour Mgr Rolando et pour chacun d’entre vous», avant de conclure: «Nous sommes unis dans la prière, dans la communion, dans la foi, dans l’amour, dans la tendresse».
Un pays qui s’éloigne de plus en plus de l’État de droit
Selon le Haut-Commissaire adjoint des Nations unies aux droits de l’homme, Nada Al-Nashif, le Nicaragua «s’éloigne de plus en plus» de l’État de droit et en particulier «des libertés fondamentales, aggravant les souffrances de la population, alimentant l’exode des jeunes et compromettant l’avenir des institutions démocratiques». Elle dénonce le fait que les autorités de Managua continuent de «persécuter ceux qui peuvent apporter une vision alternative dans la sphère publique, comme les leaders politiques et indigènes, les membres de l’Église catholique, les activistes et les journalistes». Dans ce contexte, souligne-t-elle, «les restrictions de l’espace civique se poursuivent, avec des cas répétés de détention arbitraire contre ceux qui exercent leurs libertés fondamentales».
Source : VATICANNEWS, le 22 décembre 2023
Au milieu des souffrances, les patriarches de Jérusalem espèrent la paix de la Nativité

Au milieu des souffrances, les patriarches de Jérusalem espèrent la paix de la Nativité
C’est dans un contexte de «grande calamité» au pays de naissance du Christ que patriarches et chefs des Églises de Jérusalem ont adressé leur traditionnels vœux de Noël aux fidèles du monde entier au nom du Prince de la paix, «né ici à Bethléem» il y a plus de deux mille ans.
Delphine Allaire – Cité du Vatican
Comme chaque année à l’occasion de la célébration de Noël, les treize patriarches et chefs des Églises représentées à Jérusalem ont signé un messsage commun. La terre du Christ éprouvée par la violence de la guerre ces deux mois et demi écoulés a entraîné «des souffrances inimaginables pour des millions de personnes dans notre Terre Sainte bien-aimée», affirment les patriarches, affligés par «les horreurs incessantes» et «la misère et le chagrin inconsolable d’innombrables familles de la région». «Pour ceux qui sont pris au milieu de ces circonstances désastreuses, l’espérance semble lointaine et hors de portée.»
Le premier Noël n’était pas éloigné d’aujourd’hui
Les chefs des treize Églises chrétiennes rappellent pourtant que c’est aussi dans un tel monde que notre Jésus lui-même est né pour donner de l’espérance. «Ici, il faut se rappeler que lors du premier Noël, la situation n’était pas très éloignée de celle d’aujourd’hui. La Vierge Marie et saint Joseph ont eu du mal à trouver un lieu pour la naissance de leur fils. On tuait les enfants. Il y avait l’occupation militaire. Et la Sainte Famille s’est retrouvée déplacée en tant que réfugiée. À l’extérieur, il n’y avait aucune raison de célébrer autre chose que la naissance du Seigneur Jésus», soulignent-ils, mettant en avant l’apparition de l’ange aux bergers, en dépit du péché et de la tristesse, pour annoncer un message d’espérance et de joie au monde entier.
«Dans l’incarnation du Christ, le Tout-Puissant est venu à nous afin de nous sauver, de nous racheter et de nous transformer. Tel est le message divin d’espérance et de paix que la Nativité du Christ inspire en nous, même au milieu de la souffrance», assurent les patriarches de la Ville trois fois sainte. En effet, le Christ lui-même est né et a vécu au milieu de grandes souffrances.
L’espérance s’étendra de Jérusalem aux extrémités de la terre
Une nouvelle fois à l’approche de la Nativité, ils dénoncent toutes les actions violentes et demandent qu’il y soit mis fin. Les responsables chrétiens de Jérusalem exhortent les habitants de Terre Sainte et du monde «à travailler sans relâche pour soulager les affligés et pour instaurer une paix juste et durable sur cette terre qui est également sacrée pour les trois religions monothéistes».
«C’est ainsi que l’espérance de Noël naîtra à nouveau, en commençant par Bethléem et en s’étendant de Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre, réalisant les paroles réconfortantes de Zacharie, ‘’pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix’’», ont-ils conclu.
Source : VATICANNEWS, le 22 décembre 2023