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Seule la Vierge Marie peut répondre aux inquiétudes suscitées par l’IA

Seule la Vierge Marie peut répondre aux inquiétudes suscitées par l’IA
L’Irlande catholique était conviée le 6 juin 2026 au All-Ireland Rosary Rally 2026, ce rendez-vous annuel du 1er samedi du mois de juin au sanctuaire de Knock (1), qui en est à sa 41e édition.
C’est en présence de l’archevêque d’Armagh et primat d’Irlande, Mgr Eamon Martin, que s’est déroulé le pèlerinage qui se présente ouvertement comme une réponse aux demandes de la Vierge Marie d’accomplir la dévotion des cinq premiers samedis du mois, et il a été marqué par le renouvellement de la consécration de l’Irlande au Cœur Immaculé de Marie par Mgr Martin.
Celui-ci a prononcé une homélie remarquable lors de la messe de l’après-midi sur le thème « Marie et l’ère de l’intelligence artificielle ». À la suite de la publication de l’encyclique de Léon XIV, Magnifica Humanitas, Mgr Martin a mis en exergue les dangers de l’IA qui renouvelle la tentation originelle à laquelle ont succombé Adam et Eve : « Vous serez comme dieu », dans un monde dressé contre Dieu.
En choisissant le vocable traditionnel de Marie comme « la nouvelle Eve », celle qui choisit l’obéissance totale à Dieu et que son divin Fils a désignée comme Mère de tous les hommes, et en citant le Salve Regina, l’archevêque a rappelé que seule la Vierge Marie peut répondre aux inquiétudes suscitées par le développement de l’IA.
Il a ainsi exhorté tous les Catholiques à être fidèles au chapelet quotidien et aux sacrements, les invitant à se tourner vers Marie afin qu’elle protège l’humanité dans cette nouvelle ère technologique.
(1) Le sanctuaire de Notre-Dame de Knock est un sanctuaire marial catholique situé dans la ville de Knock, en Irlande. Ce sanctuaire préserve et célèbre la mémoire des événements qui ont conduit à sa fondation, à savoir l’apparition mariale de Knock à quinze personnes, le 21 août 1879
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
HOMÉLIE COMPLÈTE DU MGR EAMON MARTIN :
Homélie de Mgr Eamon Martin
« Marie et l’ère de l’intelligence artificielle »
« Enfants d’Eve, exilés, nous crions vers vous. Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. »
Mes amis, ces derniers mois, j’ai médité de plus en plus sur cette prière du cœur qui s’adresse à Marie dans le Salve Regina – le Salut, ô Reine !
C’est de bien des façons que notre monde actuel ressemble à une « vallée de larmes ». On dirait que nous sommes cernés par les mauvaises nouvelles : les guerres et la violence, la cupidité et la faim, les phénomènes météorologiques extrêmes, les virus, la traite des êtres humains et tant d’attaques contre la dignité de la vie humaine.
Je constate que de plus en plus de gens me demandent une bénédiction ou une prière parce qu’ils ont peur : pour le monde, pour leurs proches et pour eux-mêmes. Vous l’avez sans doute aussi remarqué lorsque vous avez annoncé que vous alliez à Knock aujourd’hui : vos amis et les membres de votre famille vous ont demandé de prier ou d’allumer un cierge pour eux.
Mais nous n’avons aucune raison d’avoir peur. Nous sommes ici au bon endroit. Knock est un lieu de guérison, où nous, pauvres « enfants d’Eve exilés », pouvons nous tourner en toute confiance vers Jésus, par Marie.
J’aime que Marie soit parfois appelée « la nouvelle Eve » ! Quel beau titre, et comme il est riche de sens ! Dès les premiers temps du christianisme, des théologiens tels que saint Irénée et saint Justin le Martyr aimaient à décrire Marie comme « la nouvelle Eve », tout comme l’a fait le saint cardinal John Henry Newman au XIXe siècle. Ils ont vu dans le « oui » sans réserve de Marie à Dieu lors de l’Annonciation, lorsqu’elle s’est soumise librement et pleinement à la volonté divine, un renversement total de la désobéissance d’Adam et Eve au jardin de l’Eden, par laquelle le péché et la mort sont entrés dans le monde.
C’est pour cela que Marie est la « nouvelle Eve ». Elle nous redonne confiance dans le fait que l’humanité peut revenir à ce que Dieu voulait qu’elle soit quand Il nous a créés au commencement !
Le Catéchisme l’explique ainsi :
« Dans la descendance d’Eve, Dieu a choisi la Vierge Marie pour être la Mère de son Fils.…(Elle) a “coopéré au salut des hommes avec sa Foi et son obéissance libres” (LG 56). Elle a prononcé son oui “au nom de toute la nature humaine”. Par son obéissance, elle est devenue la nouvelle Eve, mère des vivants. »
Frères et sœurs, n’ayons donc pas peur aujourd’hui, lors de ce rassemblement du Rosaire, de soupirer vers Marie : de profonds soupirs spirituels d’abandon, en remettant tout ce qui nous trouble à Jésus par l’intermédiaire de Marie. Il y a quelques semaines, à la grotte de Notre-Dame de Lourdes, je me suis retrouvé en train d’inspirer profondément le souffle de l’Esprit Saint, puis, dans un grand soupir spirituel, à expirer toutes mes inquiétudes, mes questions, mes intentions et mes demandes à Marie, notre Sainte Mère. J’avais l’impression d’entendre ces paroles de Jésus sur la croix : « Voici ta Mère » ; son invitation à « lui adresser nos soupirs ». A ce moment-là, Jésus nous confiait, nous, pauvres « enfants d’Eve, exilés et brisés », à Marie, la Nouvelle Eve, modèle de l’humanité et mère de tous les vivants.
Chers amis, il y a deux semaines, le pape Léon XIV choisissait de publier sa première encyclique adressée au monde entier à l’occasion de la fête de Marie, Mère de l’Eglise. Intitulée Magnifica Humanitas (sur la grandeur de l’humanité), cette encyclique est une réflexion sur la protection de la personne humaine en cette nouvelle ère de l’intelligence artificielle.
Je pense que ce n’est pas un hasard si le pape Léon a choisi la fête de Marie comme date de publication de cette encyclique. En cette phase historique de l’histoire de l’humanité, le pape Léon remettait une fois de plus le sort de toute l’humanité entre les mains et dans le cœur aimants de Marie, mère de tous les vivants, la Nouvelle Eve.
L’intelligence artificielle façonne déjà la vie humaine dans les foyers, sur les lieux de travail et au sein des communautés, dans les hôpitaux, les services publics et les économies. L’IA est capable d’accomplir des choses remarquables et utiles. Elle peut trier d’énormes quantités d’informations, reconnaître des schémas récurrents et accélérer les progrès dans les domaines de la médecine, de l’éducation, des sciences et de la protection de l’environnement. Elle peut même imiter le comportement et les voix humaines, mais elle ne peut ni aimer, ni souffrir, ni pardonner, ni prier, ni espérer à la manière des hommes, et elle ne peut pas non plus être réellement « sage ». L’IA n’a pas de conscience.
Comme le dit le pape Léon : « les prétendues intelligences artificielles ne vivent pas d’expérience, ne possèdent pas de corps, ne connaissent ni la joie ni la douleur… ne savent pas de l’intérieur ce que signifient l’amour, le travail, l’amitié, la responsabilité ».
Le Saint-Père s’inquiète à juste titre de ce que l’intelligence artificielle puisse nous amener à construire un monde dominé par l’orgueil, le profit, la domination et la confusion ; un monde où Dieu notre créateur est oublié ; un monde où, au contraire, les êtres humains pensent : « nous pouvons être Dieu » – c’est la tentation classique d’Adam et Eve par le serpent dans le jardin d’Eden.
Au lieu de cela, le pape Léon propose une vision de la construction de la « Cité sainte de Dieu », fondée sur la paix et la réconciliation, l’amour et la fraternité ; un monde profondément respectueux de la dignité humaine pour tous. C’est un monde où les hommes s’élèvent dans l’action de grâces vers le Dieu transcendant, leur Créateur, qui a sauvé l’humanité d’elle-même en envoyant son Fils unique, Jésus, le nouvel Adam, né de la Vierge Marie, la nouvelle Eve.
Le pape Léon nous demande de ne pas oublier que chaque être humain possède un visage et une voix uniques. Avant d’être un profil, une statistique, un pseudonyme, un consommateur, un plaignant ou un « dossier », une personne est un être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et il nous rappelle que lorsque Dieu a voulu sauver l’humanité de l’orgueil, du péché et de la mort, il a choisi de le faire en venant parmi nous avec une voix humaine, un visage humain et un cœur humain.
Les chrétiens, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, peuvent donc se poser ces questions au sujet de l’intelligence artificielle : Est-elle véridique ? Est-elle juste ? Honore-t-elle la personne humaine créée à l’image de Dieu ? Protège-t-elle les plus vulnérables et sert-elle le bien commun, ou se contente-t-elle d’accumuler richesse et pouvoir entre les mains de quelques-uns ?
Quelles sont ses répercussions sur la vie et la dignité humaines, la solidarité, la justice et le souci de la création de Dieu ? Sert-elle les personnes humaines ou tend-elle au contraire à les déshumaniser, ou cherche-t-elle même à les remplacer ?
C’est pourquoi je vous encourage, à l’occasion de ce rassemblement du Rosaire, à prier souvent, en union avec Marie, pour que l’humanité soit protégée en cette ère technologique qui avance à grands pas.
Marie, la Nouvelle Eve, Mère de tous les vivants, agit comme une « boussole » qui nous guide à travers les eaux inconnues qui s’étendent devant nous.
Le pape Léon affirme que Marie dirige nos regards sur « les points de fracture de l’humanité, là où se produit la distorsion du monde » (MH 244). Elle nous enseigne « à regarder le monde… avec les yeux de ceux qui souffrent, et non avec le regard des grands ; avec les yeux des petits et non avec la perspective des puissants ; à interpréter les événements de l’histoire du point de vue de la veuve, de l’orphelin, de l’étranger, de l’enfant blessé, de l’exilé, du fugitif ».
Et lorsque nous soupirons vers Marie, elle considère nos soupirs dans son Cœur Immaculé : elle porte dans son cœur nos peurs et nos angoisses, ainsi que toutes les questions complexes et déroutantes auxquelles l’humanité est confrontée en ce moment. Marie connaît nos faiblesses humaines ; elle sait quelles tentations nous assaillent.
Et son Cœur Immaculé nous supplie de rechercher les voies de la paix dans le monde ; de prier le Rosaire chaque jour ; de nous laisser nourrir par l’Eucharistie et la Confession. Marie nous exhorte à faire des actes de réparation pour les péchés qui menacent de détruire la « grandeur de l’humanité ». Elle nous montre la voie d’une « civilisation de l’amour », de la beauté, de la vérité, de la charité et du pardon, et dans sa sollicitude maternelle, elle s’efforce de nous détourner de la laideur de l’égoïsme, de la colère, de la violence, de la guerre, de la cupidité et de l’exploitation des plus faibles.
Elle est la Reine de la Paix et elle a promis la paix au monde à Fatima, si seulement nous parvenons à rester fidèles au rosaire et à son Cœur Immaculé.
Le Cœur immaculé de Marie – uni au Sacré-Cœur de Jésus – nous rappelle qu’il faut aimer, même quand cela fait mal, et nous invite à venir tout près, cœur à cœur, d’elle et du Seigneur, afin que nous n’oubliions jamais que « nous sommes aimés » et que « nous sommes appelés à aimer les autres », avec tendresse et compassion, en particulier les plus vulnérables, les pauvres, les malades et ceux qui souffrent.
C’est ainsi que le pape Léon conclut sa première encyclique, Magnifica Humanitas, en nous encourageant à devenir comme Marie, des « tisseurs d’espérance » dans le monde, et en demandant qu’elle, la Mère du Christ, la Femme du Magnificat, guide nos pas en cette période de changement afin que nous puissions « témoigner de la beauté d’une magnifique humanité habitée par Dieu ». Amen.
Mgr Eamon Martin
Archevêque d’Armagh, primat d’Irlande
*
Traduction par Jeanne Smits
Derrière la légende, un martyr bien réel: saint Symphorien

Derrière la légende, un martyr bien réel
Symphorien, mort à Autun à la fin du IIe siècle, est vénéré depuis l’Antiquité comme le premier martyr autochtone de la future Bourgogne. Très tôt, il jouit d’une immense popularité. Mais le texte de sa Passion, rédigé trois siècles après sa mort, est romancé, ce qui pourrait le faire reléguer un peu vite au rang de figure légendaire, fabriquée afin d’embellir les origines chrétiennes d’Autun. Cependant, l’indiscutable ancienneté de son culte, la cohérence des éléments historiques du récit et les données archéologiques appuient la réalité de son existence et de sa mort pour le Christ.
Les raisons d’y croire
- Dès le IIIe siècle, hors les murailles d’Augustodunum (Autun), le lieu où Symphorien a été martyrisé un 22 août, au début des années 180, et où il repose, fait l’objet de pèlerinages, y compris de la part des païens, en raison des miracles qui se produisent sur sa tombe. Une chapelle y est bâtie par le premier évêque d’Autun dans le courant du IVe siècle. Qu’un lieu de culte improvisé sur la tombe du chrétien ait pu perdurer jusqu’à ce qu’un édifice puisse être construit, un siècle et demi plus tard, et ce malgré les persécutions, prouve la véracité des faits et la popularité du jeune homme, sans quoi l’on n’aurait pas pris de risques pour préserver sa sépulture.
- À la fin du VIe siècle, Grégoire de Tours connaît déjà le culte et les reliques de Symphorien. Il raconte notamment, dans À la gloire des martyrs, qu’une relique constituée de pierres tachées du sang du martyr était conservée dans une église d’Auvergne. Ce témoignage établit la large diffusion du culte de Symphorien à l’époque mérovingienne.
- L’Église, à l’instar de saint Martin, qui a beaucoup évangélisé la région, ne souhaite pas qu’un culte indu soit rendu à un héros local de la résistance aux Romains mort pour des faits de guerre, et non pour le Christ. Elle ne désire pas non plus encourager par erreur une résurgence d’une dévotion païenne à une divinité des eaux de la source voisine. Néanmoins, caution est donnée à la vénération de la dépouille de Symphorien, ce qui montre que l’on n’avait aucun doute sur la réalité du martyre et sur son identité.
- D’ailleurs, lors de fouilles entreprises au XIVe siècle afin d’embellir l’église d’origine, l’on a retrouvé le sarcophage du martyr et ceux qui abritaient les restes de ses parents, qui ont dû racheter le terrain témoin du martyre de leur fils unique pour en faire la sépulture familiale. Une inscription antique, datant de la paix de l’Église (313), confirmait l’identité de Symphorien, précisant que son corps avait été retrouvé incorrompu lors de la première translation. À l’époque médiévale, ces inscriptions étaient bien tenues pour authentiques.
- Derrière les pieux embellissements de la Passion, il y a un contexte historique qui coïncide très bien avec les faits et permet de situer le martyre de Symphorien dans la vague de conversions provoquée par la persécution de Marc Aurèle. Nous savons en effet que la conséquence des martyres de Lyon en 177 et de la dispersion de cette forte communauté chrétienne fut la constitution un peu partout en Gaule de foyers de chrétienté improvisés, comme à Autun dans la famille de Symphorien.
- Nous savons aussi que, profitant de l’accalmie consécutive à la mort de Marc Aurèle en 180 et de la relative sympathie de son fils et successeur, Commode, dont la favorite, Marcia, est une esclave chrétienne, l’Église va de nouveau se montrer au grand jour et prendre des mesures pour empêcher un développement anarchique de nouvelles communautés qui pourraient s’égarer dans des hérésies, comme l’hérésie montaniste, très active à Lyon. Que le nouvel évêque de Lyon, Irénée, ait envoyé des missionnaires à travers le pays pour voir ce qui s’y passait est donc très cohérent historiquement. Reçus dans la famille de Symphorien, ils ont fini de donner à la communauté locale l’instruction chrétienne nécessaire et procédé au baptême auquel ces gens aspiraient.
- En août 180, le gouverneur est dans une position délicate. Symphorien, alors étudiant de la prestigieuse université d’Autun, lui a été déféré pour avoir perturbé, semble-t-il, les fêtes de Cybèle – des processions obscènes auxquelles il a refusé de participer, se proclamant chrétien. Comme ce sont des circonstances similaires qui ont provoqué l’arrestation et le martyre des chrétiens lyonnais trois ans plus tôt, il peut difficilement ignorer cette jurisprudence. Il va donc traiter le cas de Symphorien comme l’a fait son collègue de Lugdunum. Cependant, il ne fait pas de zèle et se borne à le faire décapiter, la peine la plus douce de l’arsenal romain.
- La mère de Symphorien a suivi le chemin de croix de son fils unique en soutenant son courage et en se proclamant chrétienne, faisant fi de ce que cela lui faisait encourir. Il ne s’agit pas d’un embellissement, mais d’un usage attesté : l’on connaît le cas d’une mère, en Égypte, en 305, qui mourra d’une crise cardiaque auprès de son fils supplicié. Cela nous rappelle Marie, au pied de la Croix de Jésus.
Auteur :
Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques, Anne Bernet est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages, pour la plupart consacrés à la sainteté.
Source : Marie de Nazareth
21.08.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
21.08.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Pie X
Joseph Sarto
Pape (257e) – Mémoire
Giuseppe Sarto, tel était son nom, naît à Riese (Trévise, Italie) le 2 juin 1835 et baptisé à la paroisse Saint-Matthieu le lendemain. Après deux ans dans la petite école de Riese, il poursuit ses études primaires à Castelfranco de Vénitie. Il reçoit sa première communion à Riese, aux Pâques 1847 (6 avril).
Il entre au séminaire de Padoue, le 13 novembre 1850, où il reste neuf ans. Tonsuré à la cathédrale d’Asolo, le 20 septembre 1851, il reçoit les deux premiers ordres mineurs en novembre 1856 et les deux autres le 6 juin 1857.
Il est ordonné sous-diacre le 19 septembre 1857 et diacre le 27 février 1858.
Il reçoit l’ordination sacerdotale dans la cathédrale de Castelfranco le 18 septembre 1858 ; célèbre sa première messe, le lendemain, à Riese et, le 29 novembre 1858, prend son poste de vicaire à Tombolo.
Nommé curé de Salzano, le 21 mai 1867, don Giuseppe Sarto quitte sa paroisse le 16 septembre 1875 pour devenir chanoine de Trévise.
Directeur du séminaire et chancelier épiscopal (28 novembre 1875). Primicier de la cathédrale le 12 juin 1879, il est, à la mort de l’évêque, élu par le chapitre vicaire capitulaire (27 novembre 1879).
Nommé à l’évêché de Mantoue en septembre 1884, il est sacré à Rome, dans l’église Saint-Apollinaire, le 23 novembre 1884, et entre à Mantoue le 18 avril 1885.
Créé cardinal du titre de Saint-Bernard des Thermes au Consistoire secret du 12 juin 1893, il est trois jours après promu patriarche de Venise où il ne peut entrer que le 24 novembre 1894 puisque le gouvernement italien n’a donné son exequatur que le 5 septembre 1894.
Élu pape le 4 août 1903, il prend le nom de Pie X, il est couronné le 9 août 1903.
Pie X passa de la terre au ciel durant la nuit entre le 20 et 21 août 1914 ; sa dépouille est déposée dans les Grottes vaticanes le 23 août 1914.
Pie X a été béatifié le 3 juin 1951par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et proclamé saint, le 29 mai 1954, par le même Pape.
Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Pie X
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
Sources principales : missel.free.fr/ ; vatican.va (« Rév. x gpm »).
Prière à la Vierge Marie
Vierge très-sainte,
qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa Mère,
Vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme,
dans votre foi et dans votre amour,
de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux
qui implorent votre puissante protection.
Le serpent infernal,
contre lequel fut jetée la première malédiction,
continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d’Eve.
Ah ! vous, ô notre Mère bénie, notre Reine et notre Avocate,
vous qui avez écrasé la tête de l’ennemi
dès le premier instant de votre Conception, accueillez nos prières,
et, – nous vous en conjurons unis à vous en un seul coeur –
présentez-les devant le trône de Dieu,
afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches
qui nous sont tendues,
mais que nous arrivions tous au port du salut,
et qu’au milieu de tant de périls,
l’Eglise et la société chrétienne chantent encore une fois
l’hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix.
Saint Pie X priez pour nous !

21.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40.

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.’

Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’

De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon 34 sur l’Ancien Testament (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche W17; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)
Aimons Dieu par Dieu !
Personne n’est sans amour. Encore faut-il se demander ce qu’on aime. Nous ne sommes donc pas invités à nous abstenir d’aimer, mais à choisir ce que nous aimons. Or que choisir si nous ne sommes pas d’abord choisis, puisque nous ne pouvons aimer que si nous sommes d’abord aimés ? Écoutez l’apôtre Jean : « Nous aimons, dit-il, parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jn 4,10). Cherche comment l’homme peut aimer Dieu, et tu ne trouveras rien si ce n’est que Dieu l’a aimé le premier. Celui que nous aimons s’est donné lui-même, il nous a donné lui-même, il nous a donné ainsi la source de l’amour. Saint Paul nous dit clairement ce que Dieu nous a donné pour que nous aimions ; écoutez-le : « L’amour de Dieu, dit-il, a été répandu dans nos cœurs ». Par qui ? Serait-ce par nous ? Non. Par qui alors ? « Par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5). Puisque nous avons une telle certitude, aimons donc Dieu par Dieu. Écoutons maintenant cette parole de Jean, plus explicite encore : « Dieu est amour, et celui qui demeure en l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui » (1 Jn 4,16). C’est peu de dire : « L’amour vient de Dieu ». Mais qui oserait affirmer ce qui vient d’être dit : « Dieu est amour » ? Celui qui l’a dit connaissait ce qu’il avait en lui. Tu ne vois pas Dieu. Aime et tu l’as en toi. Dieu s’offre à nous. Il nous crie : « Aimez-moi et vous m’aurez en vous, car vous ne pourriez m’aimer si vous ne m’aviez pas en vous. »

LECTURES :
Livre d’Ézéchiel 37,1-14.
La main du Seigneur se posa sur moi, par son esprit il m’emporta et me déposa au milieu d’une vallée ; elle était pleine d’ossements.
Il me fit circuler parmi eux ; le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait desséchés.
Alors le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! »
Il me dit alors : « Prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur :
Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements : Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez.
Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. »
Je prophétisai, comme j’en avais reçu l’ordre. Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les ossements se rapprochèrent les uns des autres.
Je vis qu’ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les recouvrait, mais il n’y avait pas d’esprit en eux.
Le Seigneur me dit alors : « Adresse une prophétie à l’esprit, prophétise, fils d’homme. Dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu’ils vivent ! »
Je prophétisai, comme il m’en avait donné l’ordre, et l’esprit entra en eux ; ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds : c’était une armée immense !
Puis le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Car ils disent : “Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !”
C’est pourquoi, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.
Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple !
Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Psaume 107(106),2-3.4-5.6-7.8-9.
R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! (Ps 106, 1)
Ils le diront, les rachetés du Seigneur,
qu’il racheta de la main de l’oppresseur,
qu’il rassembla de tous les pays,
du nord et du midi, du levant et du couchant.
Certains erraient dans le désert sur des chemins perdus,
sans trouver de ville où s’établir :
ils souffraient la faim et la soif,
ils sentaient leur âme défaillir.
Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
il les conduit sur le bon chemin,
les mène vers une ville où s’établir.
Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes :
car il étanche leur soif,
il comble de biens les affamés !

20.08.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
20.08.2026 – CHAPELET À LOURDES
23.08.2026 – INTÉGRALE DES LECTURES DE LA 21ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 21e dimanche du temps ordinaire, année A.
23.08.2026 – HOMÉLIE DU 21ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MATTHIEU 16, 13-20

Les clés du Royaume
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
Lectures : Évangile selon saint Matthieu 16, 13 – 20
On est à Césarée-de-Philippe, dont le nom local est Baniyas, c’est-à-dire la ville du dieu Pan. Une caverne au nord s’appelle d’ailleurs la « grotte de Pan » et, proche de son entrée, se trouve un temple splendide qui lui est dédié.
Dans la mythologie grecque, Pan (nom qui vient du grec ancien signifiant autant « universel » que « faire paître ») est une divinité de la Nature, protecteur des bergers et des troupeaux. Les philosophes stoïciens l’identifiaient avec la nature intelligente, féconde et créatrice. Plutarque le décrit plus proche des héros que des dieux, puisqu’il aurait été mortel. Universel, créateur, protecteur des bergers et des troupeaux, Dieu et pourtant mortel : cela ne vous rappelle-t-il personne ? A bien des égards, Pan est l’homologue païen du Christ. A tel point que quelques statues du dieu portant une brebis sur ses épaules seront plus tard reconverties, par la jeune Église, en effigies du Bon Pasteur. Ainsi, c’est dans cette ville frontière entre deux mondes – entre le monde juif et le monde polythéiste –, face au magnifique temple de son homologue païen que Jésus pose la question : « Pour vous, qui suis-je ? »
Une chose distingue Pan du Christ cependant : du nom de ce dieu dérive le mot panique. On lui attribuait, en effet, le pouvoir de provoquer une terreur soudaine, irrationnelle et contagieuse parmi les troupeaux comme parmi les bergers, les voyageurs ou même des armées entières. Cette peur panique naissait sans cause visible : des bruits étranges dans les bois assimilés aux cris du dieu. Les Grecs comprenaient ainsi les fuites soudaines de troupeaux ou les déroutes militaires inexpliquées, notamment à la célèbre bataille de Marathon (490 av. J.-C.) où il aurait semé la terreur parmi les rangs perses. Pan est un dieu protecteur jusqu’à un certain point où il disperse les troupeaux. Le Christ lui, dissipe toutes les peurs, comme il calme la tempête et la furie des flots (Mt 8, 23-27).
Le contraste est ainsi saisissant : c’est dans un des plus grands sanctuaires païens, au milieu d’une immense foule de pèlerins, face à un temple rutilant, au cœur d’une religion superstitieuse, que le Christ, pourtant bien plus puissant que Pan, se présente humblement à ses disciples par une simple question : « Pour vous, qui suis-je ? ». Humilité et paix face à l’arrogance d’un culte qui ne sauve pas, qui ne libère pas des peurs irrationnelles. L’Évangile d’aujourd’hui pose la question : qu’est-ce que le pouvoir pour vous ? Une magnificence qui dissimule ses limites ou une humilité, une simple présence qui procure la paix ? Parce qu’en fonction de la définition que nous accordons au pouvoir, dépendront toutes nous ouvertures et toutes nos fermetures.
Qu’il soit religieux, politique ou personnel, le pouvoir, c’est toujours, finalement, permettre et interdire, définir les limites du possible, de l’acceptable. Les politiciens définissent des lois ; les religions une éthique ; nous-mêmes, nous nous autorisons ou nous interdisons des choses, ainsi qu’à autrui dans notre environnement. A différentes échelles, chacun dispose d’un pouvoir de lier ou de délier, de permettre ou d’interdire, d’avoir de l’influence sur son entourage ou sur le cours des évènements. Lier ou délier, asservir ou libérer, voila la définition du pouvoir.
Quand Jésus dit à Pierre : « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. », certes il délègue son pouvoir terrestre à Pierre et à l’Église ensuite, mais il affirme surtout que nos ouvertures et nos fermetures auront des conséquences jusqu’au ciel. Certes l’Église, et nous-mêmes en son sein, recevons le « pouvoir des clés », celui de définir les règles collectives et personnelles qui mènent au ciel ou en interdisent l’accès. Mais nous recevons surtout la « responsabilité des clés », à savoir que nos décisions, nos modes de vie peuvent favoriser ou empêcher la rencontre avec Dieu.
On le voit de manière percutante lorsque les scandales – ce que nous nous autorisons et qui ne convient pas – vident nos assemblées. L’Église a une lourde responsabilité dans la morale qu’elle affiche effectivement qui, lorsqu’elle dévie, éloigne bien des gens de la perspective du ciel. La règle que donne le Christ : « ce que vous lierez sur terre sera lié au ciel » a des conséquences aussi pratiques que tragiques parfois. De même, dans nos familles : par leur morale, bien des parents favorisent ou découragent l’accès à Dieu, que ce soit par une éducation trop rigide ou trop lâche. Nous-mêmes, enfin, par l’exemple de foi que nous offrons constituons une ouverture ou une fermeture au ciel.
Frères et sœurs, par l’Esprit-Saint, nous recevons le pouvoir de nous gouverner. Mais ce pouvoir a des conséquences bien au-delà de notre personne, de même que le pouvoir de l’Église à des conséquences bien au-delà d’elle-même. Ce pouvoir divin est autant une liberté qu’une responsabilité, l’une à la mesure de l’autre. Tous, l’Église, nos familles et nous-mêmes, par nos décisions, ouvrons ou fermons les portes du ciel. A cet égard, l’image que nous avons du Christ joue un rôle important puisque nous cherchons à l’imiter. Selon que nous l’imaginerons trop sévère ou trop lâche, nous le serons.
« Pour vous, qui suis-je ? »

Source : RESURGENCE.BE, le 19 août 2026