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23.02.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Polycarpe
Évêque et martyr 
(† 167)

Polycarpe fut un personnage d’une éminente sainteté et d’une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l’apôtre saint Jean, par l’autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L’hérétique Marcion s’approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit : « Ne me connaissez-vous pas ?Si, répondit l’évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan.” » Une telle âme était préparée au martyre. 

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l’histoire aux premiers siècles. À l’entrée de ce saint vieillard dans l’amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! » 

Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? “Oui, je le suis.” Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. “Il y quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m’a fait que du bien ; comment pourrais-je le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur.”Sais-tu que j’ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? “Fais-les venir ! ” Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. “Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s’éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout.” » 

De toutes parts, dans l’amphithéâtre, la foule s’écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais on arrêta qu’il serait brûlé vif.

Comme les bourreaux se préparaient à l’attacher sur le bûcher, il leur dit : « C’est inutile, laissez-moi libre, le ciel m’aidera. » Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l’environne et s’élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu’un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée.

©Evangelizo.org

Saint Polycarpe priez pour nous !

23.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,31-46. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”


Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n°15,25 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 249)

Comment le berger jugera-t-il ?

« Le Père ne juge absolument personne, mais il a donné au Fils tout le pouvoir de juger » (Jn 5,22), non qu’il se dépouille lui-même de son pouvoir, mais il juge par le Fils. Le Fils juge donc sur l’indication du Père. Car les indications du Père ne sont pas d’une sorte et les indications du Fils d’une autre sorte, mais une seule et même indication. Que dit donc le juge sur ta responsabilité ou ton irresponsabilité au sujet de tes œuvres ? « Et ils réuniront devant lui tous les peuples » car il « faut que tous plient le genou devant le Christ, habitants des cieux, de la terre et des enfers ». « Et il les séparera les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs » (cf. Mt 25,32 ; Rm 14,10 ; Ph 2,10). Le berger, comment sépare-t-il ? Est-ce en cherchant d’après un livre quelle bête est brebis et quelle autre bouc ? Ou juge-t-il d’après ce qu’il voit ? Est-ce que la laine ne désigne pas la brebis et une toison velue et sèche le bouc ? Ainsi, si tu as été préalablement purifié de tes fautes, tes œuvres paraissent à l’extérieur comme une laine pure, et la robe d’innocence t’attend et tu diras toujours : « J’ai quitté ma tunique, comment la remettrai-je ? » (Ct 5,3). Ta toison te fait reconnaître pour une brebis. Mais si tu es trouvé velu, à l’image d’Esaü qui avait le poil épais et l’esprit léger, qui pour un mets avait sacrifié son droit d’aînesse et vendu sa prérogative, tu seras placé à gauche. Plaise à Dieu que nul de ceux qui sont ici ne déchoie de la grâce, et ne soit trouvé, à cause de ses mauvaises actions, dans les rangs de gauche, ceux des pécheurs.

LECTURES :

Livre du Lévitique 19,1-2.11-18. 

Le Seigneur parla à Moïse et dit :
« Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez aucun de vos compatriotes.
Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Tu n’exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas : tu ne retiendras pas jusqu’au matin la paye du salarié.
Tu ne maudiras pas un sourd, tu ne mettras pas d’obstacle devant un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d’injustice ; tu n’avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compatriote avec justice.
Tu ne répandras pas de calomnies contre quelqu’un de ton peuple, tu ne réclameras pas la mort de ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »

Psaume 19(18),8.9.10.15. 

R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. (Jn 6, 63c)

La loi du Seigneur est parfaite, 
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre, 
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits, 
ils réjouissent le cœur ; 
le commandement du Seigneur est limpide, 
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure, 
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes 
et vraiment équitables :

Accueille les paroles de ma bouche, 
le murmure de mon cœur ; 
qu’ils parviennent devant toi, 
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

22.02.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: vivre le Carême comme un chemin de liberté et de guérison intérieure

En ce premier dimanche de Carême, Léon XIV a invité les fidèles, rassemblés place Saint-Pierre pour la prière de l’Angélus, à entrer dans ce temps liturgique comme dans «un chemin lumineux», marqué par «la prière, le jeûne et l’aumône». En méditant l’Évangile des tentations de Jésus au désert, le Saint-Père a rappelé que le Carême est un temps de vérité, de combat spirituel et de renouveau intérieur.

Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican

Commentant le passage de l’évangile selon saint Matthieu, le Pape a souligné que Jésus, «après avoir jeûné pendant quarante jours, ressent le poids de son humanité», tant sur le plan physique que moral. En affrontant les tentations du diable, le Christ «éprouve la même fatigue que nous ressentons tous sur notre chemin» et, en y résistant, «nous montre comment vaincre les ruses et les pièges» de l’ennemi. Cette proximité du Christ avec la condition humaine éclaire le sens du Carême: un temps où le croyant n’est jamais seul dans l’épreuve, mais accompagné par Celui qui a déjà vaincu le mal.

Le Carême, un chemin pour faire refleurir la vie

Léon XIV a décrit le Carême comme un itinéraire spirituel qui permet de «renouveler notre coopération avec le Seigneur dans la réalisation du chef-d’œuvre unique qu’est notre vie». Par la prière, le jeûne et l’aumône, il s’agit de laisser Dieu «enlever les taches et guérir les blessures que le péché a pu causer, afin que la vie chrétienne fleurisse dans toute sa beauté jusqu’à la plénitude de l’amour, seule source du vrai bonheur». Un chemin exigeant, a reconnu le Saint-Père, qui comporte aussi le risque du découragement ou de la fuite vers de fausses sécurités.

Évoquant les tentations affrontées par Jésus, le Pape a mis en garde contre «des voies de satisfaction moins fatigantes, comme la richesse, la renommée et le pouvoir». Ces séductions, a-t-il averti, «ne sont toutefois que de piètres substituts à la joie pour laquelle nous sommes faits» et laissent l’homme «inévitablement insatisfait, inquiet et vide». À l’inverse, la pénitence chrétienne ouvre un chemin de liberté intérieure. Citant saint Paul VI, Léon XIV a rappelé que la pénitence «loin d’appauvrir notre humanité, l’enrichit», en la purifiant et en la fortifiant «dans sa marche vers un horizon qui a pour terme l’amour et l’abandon dans le Seigneur».

Un Carême concret: silence, écoute et miséricorde

Dans un appel très concret, le Pape a exhorté les fidèles à pratiquer généreusement la pénitence par la prière et les œuvres de miséricorde. Il a notamment invité à «faire place au silence» en faisant taire, au moins un peu, «les télévisions, les radios, les smartphones». Le Saint-Père a encouragé la méditation de la Parole de Dieu, la fréquentation des sacrements et l’écoute attentive de l’Esprit Saint, mais aussi l’écoute mutuelle dans les familles, les lieux de travail et les communautés. Une attention particulière a été demandée envers «ceux qui sont seuls, en particulier les personnes âgées, les pauvres et les malades», ainsi qu’un partage concret avec ceux qui manquent du nécessaire.

Citant saint Augustin, le Pape a rappelé qu’une prière «appuyée ainsi sur l’humilité et la charité, sur le jeûne et sur l’aumône, sur l’abstinence et le pardon, sur le soin de faire le bien sans rendre le mal, d’éviter le mal et de faire du bien atteindra le Ciel et nous donnera la paix». Et conduit à cette paix du cœur, l’homme s’ouvre à Dieu. Concluant ces propos, Léon XIV a confié le cheminement de Carême à la Vierge Marie, «la Mère qui assiste toujours ses enfants dans l’épreuve», afin qu’elle accompagne les fidèles sur ce chemin de conversion et d’espérance.

Source : VATICANNEWS, le 22 février 2026

Deux nouveaux bienheureux et trois vénérables dans l’Église

Deux nouveaux bienheureux et trois vénérables dans l’Église

Le Pape autorise la promulgation de cinq décrets du dicastère des Causes des Saints. Béchara Abou-Mourad, religieux libanais de l’Ordre basilien du Très-Saint-Sauveur, sera bientôt béatifié. Une béatification équipollente sera accordée au frère mineur observant Gabriele Maria, qui vécut en France entre le XVe et le XVIe siècle, tandis que les vertus héroïques d’un prêtre ligure, d’un frère capucin indien et d’un laïc de Brescia ont été reconnues.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

Béchara Abou-Mourad, prêtre libanais, religieux de l’Ordre basilien du Très-Saint-Sauveur des Melkites, sera béatifié pour la guérison prodigieuse, attribuée à son intercession, d’une femme clouée dans un fauteuil roulant. Le Pape Léon XIV a autorisé le dicastère des Causes des Saints à promulguer le décret lors de l’audience accordée samedi, 21 février, au cardinal préfet Marcello Semeraro. Au cours de cette même audience, le Pape a autorisé la promulgation des décrets pour la béatification équipollente de Gabriel Marie, prêtre français de l’Ordre des Frères Mineurs et cofondateur de l’Ordre de la Très Sainte Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie, pour lequel le culte spontané existant depuis longtemps a été confirmé. Trois autres décrets reconnaissent les vertus héroïques de Francesco Lombardi, prêtre ligure, du laïc brescian Fausto Gei, membre de l’Association des Silencieux Ouvriers de la Croix, et du frère capucin indien Théophane.

Un bienheureux du Pays des Cèdres

De son vrai nom Selim, le futur bienheureux Béchara Abou-Mourad est né à Zahle, au Liban, le 19 mai 1853. Il mûrit très tôt sa vocation à la prêtrise et à la vie religieuse et entre au monastère des pères basiliens du Saint-Sauveur de Säidā. Ordonné prêtre le 26 décembre 1883, il est chargé de la fonction de «maître de discipline» au petit séminaire des basiliens, puis envoyé à Deir el Quamar pour exercer son ministère pastoral. Là, en l’absence d’édifice ecclésiastique, il célèbre la messe dans les maisons des fidèles et, avec le soutien de l’évêque local et l’aide du peuple et de bienfaiteurs, il parvient à faire construire une église. Il crée également une société privée de bienfaisance et se distingue par sa grande charité, son ardeur apostolique et son intense spiritualité. En 1922, en raison de son âge avancé et de sa santé fragile, il est transféré à la cathédrale melkite de Säidā où il poursuit son service pastoral en tant que confesseur, offrant un soutien spirituel à la population. Il passe ensuite la dernière période de sa vie au couvent du Saint-Sauveur, où il meurt le 22 février 1930. À son intercession a été reconnu le miracle de la guérison d’une femme contrainte d’utiliser un fauteuil roulant en raison de difficultés à marcher.

Tout commence en 1983, lorsque la femme est diagnostiquée avec «une arthrose avec spondylolisthésis et hernies avancées de quatrième degré» au genou droit. En 2009, après avoir trouvé par hasard une petite biographie du père Béchara Abou-Mourad et se souvenant avoir entendu parler des guérisons opérées de son vivant par son intercession, la femme adresse ses prières au religieux lors d’une nuit particulièrement douloureuse. Confiant en son intercession, le lendemain, elle commence à marcher sans aide et sans douleur, menant ainsi une vie «parfaitement saine».

Un frère mineur observant originaire de France

Avec le décret confirmant son culte immémorial (béatification équipollente), Gabriele Maria, né Gilberto Nicolas, est désormais compté parmi les bienheureux. On ne connaît pas la date exacte de sa naissance, qui aurait eu lieu vers 1460, près de la ville française de Riom. Ayant reçu une solide éducation chrétienne, il développe une profonde dévotion mariale et, un jour, l’écoute d’un sermon sur l’Immaculée Conception le pousse à la vie consacrée. Il entre chez les Frères Mineurs Observants au couvent de Notre-Dame de Lafond et, ordonné prêtre, il est chargé par ses supérieurs d’enseigner la théologie morale à ses jeunes confrères, fonction qu’il occupe pendant près de vingt ans.

Un moment particulièrement important de sa vie est sa rencontre avec Jeanne de Valois, épouse répudiée du roi Louis XII de France (béatifiée par Benoît XIV en 1742 et canonisée par Pie XII en 1950). Le religieux devient son confident et son père spirituel et, avec elle, il fonde en 1501 l’Ordre de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie et en rédige les règles. Pendant environ trente ans, il dirige en tant que supérieur général la nouvelle famille religieuse qui s’est progressivement étendue en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre et en Espagne. Entre 1511 et 1514, l’Ordre des Frères Mineurs de l’Observance, auquel il appartient, lui confie des tâches de direction et de gouvernement. Gilbert Nicolas poursuit également un processus de réforme, devient vicaire provincial d’Aquitaine et de Bourgogne et vicaire général de l’Observance Ultramontane. Lors du chapitre général de 1517, il se voit confier le rôle de commissaire général de celle-ci. C’est à cette époque que le Pape Léon X lui impose le nom de Gabriel Marie.

Au cours des années suivantes, dans le contexte délicat de vives discussions au sein de la famille franciscaine, le religieux publie un commentaire sur la Règle de saint François, faisant preuve de connaissances théologiques et canoniques remarquables, et continue à occuper des fonctions importantes au sein de son ordre. Il meurt le 27 août 1532 au monastère de Rodez. Homme cultivé et polyvalent, particulièrement dévoué à la Vierge Marie, il a su, avec patience et constance, donner une impulsion remarquable à la croissance spirituelle de la famille franciscaine. Prédicateur convaincant et animé d’une grande charité, il a vécu dans la pauvreté, s’abandonnant avec confiance à la volonté de Dieu. Il guida avec sagesse et droiture ceux qui se tournaient vers lui, sans jamais faire de préférences, et dans les fonctions de responsabilité qu’il occupait, il rechercha toujours le bien spirituel de ses confrères et des moniales de l’Annonciade. Immédiatement après sa mort, un culte spontané se développa à son égard, qui s’est accru au fil des siècles, et plusieurs miracles ont été attribués à son intercession.

Le curé de Bussana

Désormais vénérable, Francesco Lombardi est né le 24 février 1851 à Terzorio, en Italie. Il manifeste très tôt sa vocation sacerdotale et, en 1864, il est accueilli au monastère de Santa Scolastica à Subiaco, où il reste jusqu’en 1867, année où il rentre chez lui en raison de sa santé fragile. Il poursuit malgré tout ses études ecclésiastiques et est ordonné prêtre le 19 août 1874. D’abord nommé administrateur paroissial, puis curé dans le village de Bussana, dans sa Ligurie natale, il y exerce son ministère pendant 47 ans, se distinguant par son intense vie spirituelle et de prière, sa prédication de la Parole de Dieu, la promotion de la pratique religieuse et de la catéchèse auprès des enfants et des adultes, et le soin apporté aux lieux de culte. Il s’efforce de diffuser la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et devient un guide et une référence pour de nombreux fidèles. Il ne leur épargne pas son soutien, surtout lorsque survient le tremblement de terre dévastateur du 23 février 1887, pendant la célébration de la messe du mercredi des Cendres, qui fait 54 victimes et détruit l’église et une partie du village.

Le prêtre s’efforce de faire construire à la place de l’ancienne église un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur, qui devient au fil du temps un lieu de pèlerinage et un centre de spiritualité. Il réalise également divers travaux sociaux, notamment une crèche, un atelier pour les jeunes filles, un refuge pour les personnes âgées et un orphelinat. Dans le sillage de l’encyclique sociale Rerum Novarum de Léon XIII, il promeut une société ouvrière d’entraide à laquelle il associe une caisse rurale. En 1902, il crée une imprimerie pour la publication d’un périodique dédié au Sacré-Cœur et poursuit son apostolat sous de multiples formes. Il meurt à Bussana le 13 février 1922. Il priait beaucoup et consacrait du temps à l’adoration eucharistique, récitait fréquemment le Rosaire, même lorsqu’il se promenait dans la rue, et recommandait aux fidèles de cultiver la prière. Il a promu diverses initiatives pastorales, parmi lesquelles l’apostolat de la prière, les mardis eucharistiques et les exercices spirituels.

Le frère capucin de l’Inde

Parmi les nouveaux vénérables, Théophane est originaire de la région indienne du Kerala, où il est né le 20 juillet 1913, à Kottapuram, et a été baptisé sous le nom de Michael. Il a reçu une solide formation chrétienne dans sa famille et, en 1929, il est entré au petit séminaire diocésain de l’archidiocèse de Verapoly. Après avoir approfondi sa connaissance du charisme et de la spiritualité de saint François d’Assise, attiré par la vie religieuse franciscaine, il choisit d’entrer au couvent des capucins à Farangipet et, le 31 octobre 1933, il revêt l’habit franciscain et prend le nom de Théophane. Ordonné prêtre le 20 avril 1941, il assume les fonctions de directeur des postulants, de pasteur de la chapelle et de membre du groupe des missionnaires capucins pour les retraites spirituelles à Kollam. En 1947, il est nommé gardien du couvent du Sacré-Cœur à Kunnam, puis curé d’abord à Tiruchirapally, puis, jusqu’en 1958, à Kotagiri, où il enseigne également l’Écriture Sainte et l’homilétique au séminaire théologique capucin local. Aumônier auprès de diverses congrégations religieuses féminines, il se consacre à de nombreuses activités pastorales et de promotion sociale parmi les castes de la population indienne. Transféré à Ponnurummi, il fait construire un couvent dédié à saint Bonaventure, ainsi qu’une église et un séminaire pour les vocations capucines. Il meurt le 4 avril 1968 à Ernakulam.

Considéré comme l’un des prédicateurs capucins les plus appréciés de l’époque, il était considéré comme un saint prêtre, apprécié pour son humilité et sa disponibilité envers les nécessiteux et les plus démunis. Il a vécu intensément l’esprit de pauvreté de saint François d’Assise, accueillant avec charité fraternelle et générosité tous ceux qui l’approchaient, laïcs ou religieux, leur dispensant réconfort spirituel et matériel. En tant qu’enseignant, il était toujours attentif et disposé à clarifier les perplexités et les doutes de ses étudiants. Il a reçu de Dieu certains dons spirituels et, à certains égards, il a été comparé par certains à Padre Pio de Pietrelcina, notamment pour sa manière d’accueillir et de prier pour ceux qui s’adressaient à lui. Sa réputation de sainteté, déjà répandue de son vivant, s’est amplifiée après sa mort.

Un vénérable laïc de Brescia

Également vénérable, Fausto Gei est né à Brescia le 24 mars 1927. Issu d’une famille catholique, il fréquente l’Oratoire de la Paix, dirigé par les Pères Philippins, parmi lesquels le père Carlo Manziana, futur archevêque de Crema, qui devient son directeur spirituel. Le jeune Fausto développe rapidement une sensibilité sociale et civile intense et, en mars 1945, accusé d’activités antifascistes, il est emprisonné pendant quelques jours avec un prêtre et d’autres jeunes.Après la guerre, il termine ses études secondaires et s’inscrit en 1946 à la faculté de médecine de l’université de Pavie. Peu après, on lui diagnostique une sclérose en plaques et, en raison de la perte de l’usage de ses jambes, il est contraint d’abandonner ses études. Après une première période de forte agitation intérieure, il accepte sa condition, déterminé à la vivre comme un apostolat dans l’Église et dans le monde. La progression de la maladie lui fait peu à peu perdre l’usage de ses mains, puis de la parole. Il fait la connaissance de Luigi Novarese, adhère au Mouvement des Volontaires de la Souffrance fondé par celui-ci et en devient le responsable pour le diocèse de Brescia. En 1962, il adhère également à l’Association des Silencieux Ouvriers de la Croix, également fondée par Novarese, et en devient le promoteur dans le diocèse, prononçant chaque année la profession des conseils évangéliques, conformément aux statuts.

Fausto s’engage également à évangéliser le monde des malades, en essayant de soutenir dans la foi ceux qui souffrent et en les encourageant à jouer un rôle actif dans la vie de l’Église. Tout cela à travers «l’apostolat de la plume», en entretenant un réseau dense de correspondance avec de nombreux malades, et en s’efforçant également de trouver des prêtres dévoués à l’assistance spirituelle des infirmes. Son état de santé s’aggrave en raison d’un œdème pulmonaire. Il meurt le 28 mars 1968. Fausto Gei a été un ardent témoin de l’Évangile malgré l’infirmité physique qui a marqué son existence, mais qu’il a transformée en une occasion d’aider les autres, en particulier ceux qui vivaient les mêmes souffrances que lui. Par son engagement, il a également sensibilisé les autorités civiles et religieuses aux besoins réels des personnes malades et de leurs familles. Dévoué à la Vierge Marie, il l’invoquait quotidiennement par la prière du Rosaire, qu’il considérait comme une «arme indispensable pour vaincre la souffrance» en portant la croix avec foi.

Source : VATICANNEWS, le 21 février 2026

« Qui donc, s’il est petit comme cet enfant, sera le plus grand du Royaume des Cieux »

« Qui donc, s’il est petit comme cet enfant, sera le plus grand du Royaume des Cieux »

À la fête liturgique des Saints petits bergers, D. José Ornelas a mis les pèlerins au défi d’une conversion d’attitude qui place les plus fragiles et les plus vulnérables au centre de tous les secteurs de la vie.


Ce matin à la basilique de la Sainte Trinité, D. José Ornelas, évêque de Leiria-Fátima, a souligné la sainteté des témoignages de Francisco et Jacinta Marto pour l’Église et leur actualité pour le monde.

L’évêque de Leiria-Fátima, à partir des paroles de Jésus – « Qui, donc, se fait petit comme cet enfant sera le plus grand du Royaume des Cieux » – a rappelé la fragilité et la simplicité des deux frère et soeur qui sont devenus des modèles de vertu héroïque pour toute l’Église.

Dans l’homélie, le prêtre a également évoqué la figure biblique de Samuel, soulignant l’importance de l’écoute active de la voix de Dieu. Selon D. José Ornelas, cette ouverture de cœur est la condition de la vraie liberté.

« Cela devrait être la façon dont les enfants et les adultes sont pris au sérieux : en leur apprenant à être libres, sans manipuler ni dominer, mais en les aidant à rechercher la voix de celui qui est la source de la liberté, de l’honnêteté et du bonheur », a souligné l’évêque de Leiria-Fátima.

Le président de la célébration a souligné que « les enfants – les plus petits et les plus fragiles – ne peuvent pas être laissés pour compte dans nos projets : ils doivent avoir la priorité », renforçant la capacité à se faire petit.

Cet appel lancé par le prêtre a permis de défier les pèlerins pour une conversion concrète d’attitudes, qui se traduit par l’exemple des Saints pastoureaux, dans un engagement effectif d’amour pour le prochain.

À la fin, D. José Ornelas a conçu les exemples de Francisco et Jacinta Marto comme un chemin vers le Cœur de Dieu.

« La petitesse a permis et a créé un espace pour que l’Esprit de Jésus agisse en eux et les fasse grandir à la manière de Jésus, d’une manière simple et sans prétention, à la manière de Marie », a-t-il déclaré.

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La célébration s’est terminée par une bénédiction pour les enfants présents, qui ont été invités à prendre comme référence les Saints François et Jacinta Marto.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 20 février 2026