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04.09.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Si vous trouvez mon cœur, je vous le donne !

Si vous trouvez mon cœur, je vous le donne !
Sainte Dominicaine fêtée le 4 septembre, Catherine de Racconigi (bienheureuse, tertiaire op, italienne,1486-1540), voit la Vierge en 1491, « vêtue d’une robe de tissu d’argent », et portant un diadème en diamant. Elle est accompagnée de l’Enfant Jésus.
L’apparition lui demande de lui donner son cœur. « Je ne sais pas où il est », répond la fillette. « Si vous le trouvez, je vous le donne ! » L’Enfant Jésus lui dit : « Je t’épouse en foi, en espérance et en charité. »
D’autres apparitions se produisent au fil des ans. Au long des apparitions, le petit Jésus grandit en même temps que Catherine qui mène une existence de pénitence et d’expiation. Rejetée par son entourage, elle meurt en exil à Caramagna, province de Coni, dans le Piémont.
Mgr Jean Juvénal Ancina (†1604), évêque de Saluces, ouvrit un procès informatif en vue de sa béatification, réalisée en 1810.
L’Équipe de Marie de Nazareth
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
04.09.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Rosalie
Vierge et ermite
(1130-1160)
Rosalie, du sang royal de Charlemagne, naît à Palerme, en Sicile, d’un chevalier français et d’une parente de Roger, roi de Sicile. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie, à quatorze ans, quitta le palais de son père sans avertir personne, n’emportant qu’un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l’oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l’eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s’entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu’elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d’autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.
Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu’elle serait bientôt découverte si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d’objets qu’elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie.
©Evangelizo.org
Sainte Rosalie priez pour nous !

04.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,33-39.

En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ?

Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »

Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.

Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues.

Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Paschase Radbert (?-v. 849)
moine bénédictin
Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 10, 22 ; CCM 56 B, 1072-1073 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 248)
L’Église a été unie à son Époux, le Christ !
Une union étrange et extraordinaire a eu lieu lorsque « le Verbe s’est fait chair » dans le sein de la Vierge et a ainsi « habité parmi nous » (Jn 1,14). De même que tous les élus sont ressuscités dans le Christ lorsqu’il est ressuscité, de même en lui des noces ont été célébrées : l’Église a été unie à un Époux par les liens du mariage quand l’homme-Dieu a reçu en plénitude les dons de l’Esprit Saint et que toute la divinité est venue habiter dans un corps semblable au nôtre… Le Christ est devenu homme par l’Esprit Saint et, « comme un époux qui sort de sa chambre » (Ps 18,6), il est sorti du sein de la Vierge, qui a été en effet sa chambre nuptiale. Mais l’Église, en renaissant de l’eau dans le même Esprit, devient un seul corps dans le Christ, si bien que les deux « ne font plus qu’une seule chair » (Mt 19,5), ce qui, « par rapport au Christ et à l’Église, est un grand mystère » (Ep 5,31). Ce mariage dure depuis le début de l’Incarnation du Christ jusqu’au moment où le Christ reviendra et que tous les rites de l’union nuptiale seront accomplis. Alors, ceux qui seront prêts et qui auront rempli comme il le faut les conditions d’une si grande union, entreront avec lui, pleins de respect, dans la salle des noces éternelles (Mt 25,10). En attendant, l’Épouse promise au Christ chemine vers son Époux, et elle garde l’alliance avec lui chaque jour dans la foi et la tendresse, jusqu’à ce qu’il revienne.

LECTURES :
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-5.
Frères, que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu.
Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance.
Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même.
Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur.
Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

Psaume 37(36),3-4.5-6.27-28ab.39-40ac.
R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.
Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.
Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit,
il n’abandonne pas ses amis.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.

03.09.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
03.09.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
03.09.2026 – CHAPELET À LOURDES
06.09.2026 – INTÉGRALE DES LECTURES DU 23ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 23e dimanche du temps ordinaire, année A.
06.09.2026 – HOMÉLIE DU 23ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – Matthieu 18, 15-20

La correction fraternelle
Homélie du Fr. Laurent Mathelot
Évangile selon saint Matthieu 18, 15 – 20
Il est difficile d’apprendre à faire des reproches par amour, de dialoguer charitablement autours d’un conflit. Souvent nous préférons le silence, qui est le lit du ressentiment, ou pire, l’énervement et les cris. Il est difficile à la personne blessée de faire des reproches mesurés. Et il est sans doute difficile à quiconque d’entendre des reproches. L’art du dialogue dans le conflit est subtil et délicat, à mesure d’ailleurs que les blessures sont vives.
Selon la manière dont nous abordons un offenseur, nous affirmons la finalité de notre désir, qu’il s’agisse de notre volonté de vengeance, de faire souffrir en retour, qu’il s’agisse de crier notre douleur, qu’il s’agisse d’un silence méprisant ou consterné ou qu’il s’agisse de restaurer la confiance et l’amour. Sans doute sommes-nous tous passés par ces états d’esprits : vouloir blesser en retour, s’enfermer dans le silence et le mépris ou désirer rétablir la paix. Peut-être même, à l’occasion d’un conflit, sommes-nous passés successivement par tous ces états, qui souvent cohabitent en notre âme dans un virulent combat spirituel entre désir de vengeance, lassitude et volonté d’apaisement. « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. »
La difficulté d’initier un dialogue avec une personne qui nous a offensé réside aussi dans l’inconnue de sa réaction, pouvant aller de l’admission de culpabilité, passant par la minimisation, le déni, le surcroît d’offense, jusqu’aux menaces et violences pour faire taire. D’autres difficultés peuvent surgir : la relation d’autorité – il est difficile de faire des reproches à ses parents, ses enseignants, par exemple – ; la volonté de préserver la paix à tout prix, de ne pas envenimer le conflit voire l’incapacité personnelle d’y faire face ou, pire, le terrassement par la peur.
Le Christ nous invite à toujours préférer le dialogue personnel pour régler nos conflits. L’objectif d’une réconciliation est de regagner la fraternité. C’est d’abord et avant tout un problème entre deux. Dialoguer, c’est maintenir la primauté de l’humanité des parties en conflit. D’abord celle de la victime que l’offense avait déshumanisée et qui reprend ainsi la main. Mais aussi celle de l’offenseur qui se retrouve digne d’approche. Il s’agit ensuite de faire à deux le chemin allant de la reconnaissance du fait coupable à la restauration de l’amitié. On retrouve ici, en filigrane, les commandements d’aimer ses ennemis (Mt 5, 44) et de tendre l’autre joue (Mt 5, 39), à savoir, a minima, rendre de la considération à son agresseur, malgré l’agression. Jésus ne nous invite pas ici à nous soumettre à la violence – pour le dire franchement, à un masochisme religieux. Il nous invite, au contraire, à trouver la force d’offrir la possibilité d’un baiser de paix.
A cet égard, je voudrais faire un aparté sur les états de sidération, qui sont clairement une limite à la possibilité de dialogue, une incapacité intrinsèque à tendre l’autre joue. A mesure de la violence des offenses surgissent en effet consternation, peur et sidération, à savoir un enfermement de la victime dans le traumatisme. On pourrait penser que le Christ ne considère pas positivement cet état, qu’il s’agisse au contraire, dès l’offense, de trouver la volonté d’embrasser son ennemi. Ils sont d’ailleurs nombreux, les passages évangéliques affirmant que le Christ nous délivre de tout enfermement dans la peur jusqu’à nous permettre de marcher sur les eaux (Mt 14, 22-33). C’est sans doute un peu vite oublier que le Christ crucifié est d’abord passé par un sentiment d’abandon (Mt 27, 46) avant de ressusciter. La sidération fait partie de l’action traumatisante, elle est violence toujours en cours. Il s’agit d’abord, comme l’affirme notre credo, que le Christ descende délivrer la victime de son enfer. La force surnaturelle de pardonner les offenses vient de Dieu. C’est un processus dynamique, qui demande du temps. A cet égard, les offenses qui éloignent de Dieu, c’est à dire du sentiment personnel d’être fondamentalement aimé, d’avoir encore intrinsèquement de la valeur humaine, sont les plus sidérantes. La volonté de pardon, qui est déjà lumière de Dieu, ne peut surgir qu’à la sortie des enfers. Si nous parvenons à tendre l’autre joue, c’est que le Christ déjà nous a relevé.
Si cela ne suffit pas, si notre volonté christique de dialogue est à son tour méprisée, si notre joue tendue se trouve à nouveau frappée, alors le soutien communautaire devient indispensable, faisant appel à témoins, voire à l’Église s’il le faut. Ainsi, au-delà du temps nécessaire pour se relever, ce qu’on appelle « loi de la correction fraternelle » – d’abord entre deux, puis à quelques-uns, enfin devant tous – est avant tout une loi limitant la propagation du désamour, qui demande de trouver d’abord, en nous-même, la force de résoudre nos conflits. Il s’agit de trouver d’abord Dieu intérieurement avant de solliciter les autres.
Il faut cependant reconnaître que, bien souvent, nous agissons à l’inverse : nous commençons par nous plaindre à autrui des offenses qui nous sont faites, nous faisons tapage de nos blessures, cherchant à susciter la compassion des autres bien avant de rechercher celle de Dieu. Souvent, nous manquons de courage pour résoudre nos conflits d’abord dans notre cœur, avec Dieu, et ensuite en personne. Nous préférons, parfois largement, décauser nos offenseurs. Il est d’ailleurs consternant de constater que c’est un mode de fonctionnement habituel et trop souvent assumé de notre Église, où les médisances vont bon train. Le Christ demande tout l’inverse : que la volonté de réconciliation précède la volonté de dénonciation.
Frères et sœur, il est difficile de trouver, dans son cœur, la volonté personnelle de résoudre ses conflits avant de s’en plaindre alentour. C’est avant tout une mesure de notre proximité avec le Christ, qui peut tout apaiser en nous. Amen.

Source : RESURGENCE.BE, le 2 septembre 2026