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Mère Teresa de Calcutta, une foi inébranlable

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UNE VAGUE DE CHARITÉ UNIQUE AU MONDE

Mère Teresa de Calcutta, une foi inébranlable (+1997)

De taille modeste, cette petite sœur au sari bleu demeure pour beaucoup un visage aimable au sourire ridé. Dotée d’une foi inébranlable et d’un cœur de feu, mère Teresa répond à un appel impérieux pour soulager la soif du Cœur de Jésus en consolant les plus pauvres. Elle fait le vœu de ne jamais rien refuser à Dieu. Dans les recoins les plus misérables, elle répand sans fin la tendresse du Seigneur Jésus envers les affamés d’amour. Elle laisse une œuvre immense de bonté à travers ses fondations d’écoles, d’orphelinats, de dispensaires, de centres dédiés aux lépreux et aux mourants. Fondatrice des Missionnaires de la Charité, elle voyage dans le monde entier pour répandre la joie d’un amour surnaturel. Proclamée sainte de l’Église catholique en 2016, elle est une des personnalités les plus admirées au monde.

Les raisons d’y croire

  • Il est totalement illogique de quitter un poste de directrice dans une bonne école, dans laquelle on est honoré, pour se retrouver à mendier ses moyens de subsistance tout en assumant le soin intensif de personnes repoussantes. Il est encore plus absurde de persévérer dans cet état alors que tout se ligue contre soi. Cette décision de mère Teresa ne peut relever que d’un appel surnaturel.
  • Il est humainement impossible d’être immergé chaque jour au plus profond de la misère humaine avec une règle de vie austère tout en gardant une vitalité inépuisable. La longanimité de mère Teresa pour tenir face à d’innombrables adversités est réellement stupéfiante.
  • Il est plus que surprenant de passer sa vie à prendre dans ses bras des personnes atteintes de la lèpre et de toutes sortes d’infections dangereuses pour la santé sans contracter soi-même de maladies. Or, mère Teresa n’a donné des signes de défaillances physiques graves que dans sa vieillesse. Il est donc fortement probable qu’elle a bénéficié d’une protection spéciale inexplicable.
  • Même en étant très doué pour l’organisation et en bénéficiant d’aides efficaces, il est rarissime de voir dans l’histoire de l’humanité une seule personne mener de front la fondation de 610 communautés en assumant la charge spirituelle de 4 000 membres sans une assistance providentielle.
  • Être éprouvé par une profonde nuit de la foi en repoussant des ténèbres envahissantes avec une détermination constante et une joie intense durant près de cinquante ans relève du miracle. Vivre dans un état intérieur de désolation extrême tout en étant apôtre de la joie relève soit d’une pathologie grave soit d’une perfection humaine. Or, selon toutes les personnes qui l’ont côtoyée, mère Teresa demeurait équilibrée et sereine dans sa nuit intérieure.

Auteur :

Diane Suteau, auteur du roman Les Conquérants de lumière.

Source: 1000 raisons de croire

Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas (I)

Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas (I)

Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas. Alors il faut prendre son courage à deux mains. Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout. Être hardi. Une fois.

S’adresser hardiment à celle qui est infiniment belle, parce qu’aussi elle est infiniment bonne.

A celle qui intercède. La seule qui puisse parler de l’autorité d’une mère. S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure, Parce qu’aussi elle est infiniment douce …

A celle qui est infiniment noble. Parce qu’aussi elle est infiniment courtoise. Infiniment accueillante. Accueillante comme le prêtre qui au seuil de l’église va au-devant du nouveau-né jusqu’au seuil, au jour de son baptême. Pour l’introduire dans la maison de Dieu.

A celle qui est infiniment riche, Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre.

A celle qui est infiniment haute, Parce qu’aussi elle est infiniment descendante.

A celle qui est infiniment grande, Parce qu’aussi elle est infiniment petite. Infiniment humble. Une jeune mère.

Charles Péguy

Dans Le porche du Mystère de la deuxième vertu

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.09.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Mère Teresa de Calcutta

Religieuse et fondatrice des
« Missionnaires de la Charité »

« Par mon sang, je suis Albanaise. Par ma nationalité, Indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus. »

Mère Teresa, de son nom patronymique Anjezë Gonxha Bojaxhiu, naît le 26 août 1910 à Üsküb, Empire ottoman (actuellement Skopje, Macédoine).

Cadette de Nikola et Drane Bojaxhiu, famille d’origine albanaise, elle reçut sa première communion à l’âge de cinq ans et demi et fut confirmée en novembre 1916.

À l’âge de douze ans, Agnès commence à ressentir l’appel de se consacrer à Dieu.
La vie de mère Teresa comporte alors deux périodes bien tranchées : sa vie dans l’institut de sœurs de Lorette et sa vie dans l’ordre des Missionnaires de la charité.

À l’âge de dix-huit ans, en 1928, elle entre à l’Institut des « Sœurs de Lorette », en Irlande. En 1929 elle est envoyée à Calcutta. En 1931, après deux années de noviciat, elle fait sa première profession de foi et elle prend le nom de Teresa. Elle enseigne la géographie à l’école Sainte-Marie à Calcutta où elle est nommée directrice en 1944. 

Elle reçoit l’appel de consacrer sa vie aux pauvres des bidonvilles. En 1946, avec le soutien de l’archevêque de Calcutta, elle obtient, du vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958),  la permission de quitter l’ordre des « Sœurs de Lorette ».

En 1948, la vie de Mère Teresa se transforme ; c’est un tournant dans sa vie. Elle s’installe dans un bidonville (à Taltola, en Inde) avec quelques autres religieuses qui l’ont suivie. Elle fait la fondation des « Missionnaires de la Charité », établie officiellement dans le diocèse de Calcutta en 1950. 

Elle prend désormais le nom de Mère Teresa, car elle a choisi la petite Thérèse comme patronne et guide vers la sainteté ; sa vie est consacrée aux pauvres, aux malades, aux laissés-pour-compte et aux mourants. Cela commença avec l’ouverture du « mouroir » de Calcutta pour assurer une fin digne à ceux qui, leur vie durant, avaient vécu « comme des bêtes ». 

En 1996, la congrégation des « Missionnaires de la Charité » comptait 517 missions dans plus d’une centaine de pays. Il y a actuellement près de 4 000 sœurs Missionnaires de la Charité.

Elle a reçu plusieurs récompenses pour son travail, notamment le Prix de la Paix Jean XXIII en 1971 ; le Prix Nobel de la Paix en 1979 pour son action en faveur des déshérités en Inde. Elle a utilisé sa notoriété mondiale pour attirer l’attention du monde sur des questions morales et sociales importantes. 

Pendant 50 ans la vie de Mère Teresa de Calcutta a été marquée par la grande épreuve spirituelle de la nuit de la foi. Elle était assaillie par le doute concernant l’existence de Dieu. Ces années de nuit intérieure constituent un trait important de sa figure spirituelle. C’était un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière un visage paisible qu’elle avait en public. Personne ne savait qu’elle était aussi tourmentée. Cette épreuve de la nuit de la foi apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication en 2007 d’un ouvrage compilant 40 lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu’elle voulait voir détruites pour certaines. 

Après un premier infarctus en 1983, sa santé se détériore sérieusement à partir de 1990. Suite à une crise de paludisme et à un arrêt cardiaque, elle abandonne ses responsabilités à la tête de la communauté en mars 1997. Pendant ses dix dernières années elle a été souvent malade et hospitalisée. 

La vie de Mère Teresa a été assez longue : 87 ans. Son départ pour les demeures éternelles eut lieu, dans son couvent de Calcutta, le 5 septembre 1997. 

L’Inde a déclaré le lendemain de sa mort Jour de deuil national. Elle a offert des funérailles nationales à sa plus grande héroïne depuis Gandhi. La mort de Mère Teresa a été l’occasion d’un hommage unanime ; ses obsèques ont rassemblé des croyants de toutes les religions. Les funérailles ont été célébrées dans le stade de Calcutta ; les sœurs avaient préparé l’autel pour la Messe. 

Monseigneur Henri de Souza, archevêque de Calcutta est à l’origine de la demande de canonisation de Mère Teresa. Le processus de béatification a été particulièrement rapide : il a débuté en 1999, seulement deux ans après sa mort, grâce à une dérogation du pape permettant d’écourter le délai habituel de cinq ans. Celle-ci a bénéficié d’un traitement de faveur de la part de saint Jean-Paul II, fervent admirateur. Ses lettres, qui révèlent ses doutes, étaient connues au moment du procès de béatification de Mère Teresa. Elles ont été prises en compte pour sa béatification.

Mère Teresa de Calcutta a été béatifiée le 19 octobre 2003 à Rome, place Saint-Pierre, devant 300 000 fidèles, par saint Jean-Paul II.

>>> Homélie du Pape Jean-Paul II

Pour un approfondissement biographique :
>>> Mère Teresa de Calcutta, biographie

Mère Teresa de Calcutta a été déclarée sainte le dimanche 4 septembre 2016 par le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013) au commencement d’une messe de canonisation célébrée sur la place Saint-Pierre devant quelque 100 000 fidèles. 
« Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l’inscrivons parmi les saints, en décrétant qu’elle soit vénérée en tant que telle par toute l’Église », a déclaré le pape François, en prononçant en latin la formule de canonisation rituelle. 
Le jour de sa fête dans le calendrier catholique des saints a été fixé au 5 septembre, jour anniversaire de sa mort.

Sources principales : 92.catholique.fr/ ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Ste Mère Teresa de Calcutta priez pour nous !

05.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,1-5. 

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?

Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

La Genèse au sens littéral, IV, 13-14 (trad. Bibliothèque augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 313)

Entrer dans le repos de Dieu

« Dieu vit tout ce qu’il avait fait : c’était très bon. (…) Et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite » (Gn 1,31-2,2). Nous voyons que les œuvres de Dieu sont bonnes, et nous verrons son repos après nos œuvres si elles sont bonnes. C’est en signe de ce repos qu’il a prescrit au peuple des Hébreux l’observance du sabbat. Mais ils le pratiquaient d’une manière si matérielle qu’ils incriminaient notre Seigneur quand ils le voyaient opérer notre salut ce jour-là. Cela leur a valu cette réponse parfaitement juste : « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre » (Jn 5,17), non seulement en gouvernant toute la création avec lui, mais encore en opérant notre salut. Mais quand la grâce a été révélée, les fidèles ont été relevés de l’observance du sabbat qui consistait dans le repos d’un jour. Maintenant, par la grâce, le chrétien observe un sabbat perpétuel, si tout ce qu’il fait de bon il le fait dans l’espoir du repos à venir et s’il ne se glorifie pas de ses bonnes œuvres comme si elles étaient son propre bien et pas quelque chose qu’il a reçu. En agissant ainsi et en recevant et regardant le sacrement du baptême comme un sabbat, c’est-à-dire comme le repos du Seigneur dans son tombeau (Rm 6,4), il se repose de ses œuvres anciennes, marche dans les sentiers d’une vie nouvelle, et reconnaît que Dieu agit en lui, Dieu qui tout à la fois agit en lui en tant qu’il gouverne ses créatures comme il faut, et se repose, en tant qu’il a en lui la tranquillité éternelle. Dieu ne s’est pas fatigué en créant, ni reposé en cessant de créer ; mais par le langage de la Sainte Écriture, il a voulu nous inspirer le désir de son repos. (…) Il a voulu sanctifier ce jour (…) comme si, même pour lui qui ne se fatigue pas au travail, le repos avait plus de prix que l’action. C’est bien ce que nous enseigne l’Évangile quand le Sauveur nous dit que Marie, quand elle s’est assise et tenue en repos à ses pieds pour écouter sa parole, a choisi une part meilleure que celle de Marthe, même si celle-ci s’affairait de bonnes œuvres en vue du service (Lc 10,39s).

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,6b-15. 

Frères, apprenez d’Apollos et de moi-même à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, afin qu’aucun de vous n’aille se gonfler d’orgueil en prenant le parti de l’un contre l’autre.
Qui donc t’a mis à part ? As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te vanter comme si tu ne l’avais pas reçu ?
Vous voilà déjà comblés, vous voilà déjà riches, vous voilà devenus rois sans nous ! Ah ! si seulement vous étiez devenus rois, pour que nous aussi, nous le soyons avec vous !
Mais nous, les Apôtres, il me semble que Dieu nous a exposés en dernier comme en vue d’une mise à mort, car nous sommes donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
Nous, nous sommes fous à cause du Christ, et vous, vous êtes raisonnables dans le Christ ; nous sommes faibles, et vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, et nous, dans le mépris.

Maintenant encore, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes dans le dénuement, maltraités, nous n’avons pas de domicile,
nous travaillons péniblement de nos mains. On nous insulte, nous bénissons. On nous persécute, nous le supportons.
On nous calomnie, nous réconfortons. Jusqu’à présent, nous sommes pour ainsi dire l’ordure du monde, le rebut de l’humanité.
Je ne vous écris pas cela pour vous faire honte, mais pour vous reprendre comme mes enfants bien-aimés.
Car, dans le Christ, vous pourriez avoir dix mille guides, vous n’avez pas plusieurs pères : par l’annonce de l’Évangile, c’est moi qui vous ai donné la vie dans le Christ Jésus.

Psaume 145(144),17-18.19-20.21. 

R/ Proche est le Seigneur de ceux qui l’invoquent. (Ps 144, 18a)

Le Seigneur est juste en toutes ses voies, 
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de ceux qui l’invoquent, 
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Il répond au désir de ceux qui le craignent ; 
il écoute leur cri : il les sauve.
Le Seigneur gardera tous ceux qui l’aiment, 
mais il détruira tous les impies.

Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur ! 
Son nom très saint, que toute chair le bénisse 
toujours et à jamais !