Nous serons tous jugés sur l’amour

Nous serons tous jugés sur l’amour

Moi, Julienne, femme laïque, amie des Servites, j’ai toujours été fascinée par leur vie évangélique et apostolique : témoigner de l’Évangile en communion fraternelle, vivre au service de Dieu et du prochain, les yeux fixés sur sainte Marie, Mère et Servante du Seigneur.

Le mystère du Royaume, le mystère de la mort, m’ont toujours interrogée. Quel sens donner à l’existence ? Vivre pour quoi ? J’étais si touchée par les réponses du Fils de l’homme au dernier jugement : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Je sentais le poids de ma responsabilité : le Seigneur est présent en chaque personne affamée, assoiffée, étrangère, nue, malade, emprisonnée ; il fallait le servir. Je me sentais coupable.

Je me souviens, un jour que j’étais angoissée, je demandai à mon oncle Alexis (1) : « Que pourrai-je dire au Seigneur au jour du Jugement dernier ? ». Il me répondit, avec calme : « Tu sais, la demande du Seigneur, à la fin, ne sera pas :  » Combien de fois as-tu commis tel péché ou fait telle omission… ?  » mais plutôt, simplement,  » Jusqu’à quel point as-tu aimé ? « . En dernier lieu, c’est sur l’amour que nous serons tous jugés ».

Ce fut pour moi une découverte. Sur la terre, j’étais appelée à aimer, simplement, à faire toute chose avec amour ! À partir de ce moment-là, je désirai à tout prix donner ma vie à Dieu, comme mon oncle, par amour, au service de la Vierge Marie, et j’avais tellement hâte de porter l’habit des Servites.

Sainte Julienne Falconieri (+ 1341) Elle fonda, avec son oncle Alexis, la branche féminine des Servites de MarieExtrait de : Lettre de Julienne de Florence

(1) Saint Alexis Falconieri, un des sept fondateurs des Servites de Marie

Source : une minute avec Marie

Une Protestante découvre le pouvoir de la prière du rosaire

Sarah Giles, une femme protestante, influenceuse sur Instagram, a publié les raisons qui l’ont poussée à prier le Rosaire. Les voici :

« Je suis protestante et je prie le rosaire depuis un mois. Je vous explique.

Démystifions dès maintenant l’un des commentaires les plus ridicules que j’aie entendus, à savoir que le rosaire est démoniaque, satanique ou un outil utilisé pour l’idolâtrie. Rien de tout cela n’est vrai et, franchement, quand on tient ce genre de propos, on passe pour quelqu’un d’assez ignorant. Je le sais parce que c’est ce que je disais avant de m’intéresser au rosaire. J’avais des préjugés contre l’Église catholique parce que je pensais connaître ses croyances, alors qu’en réalité, je ne savais pas de quoi je parlais.

Alors, abordez le sujet avec un cœur et un esprit ouverts. Laissez le Seigneur vous dire ce qu’il veut vous dire à ce sujet, et faites vos recherches.

En fait, c’est un outil très, très puissant pour la prière. Voici pourquoi : cet outil sert à méditer sur la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Il sert à méditer sur des mystères spécifiques — qu’il s’agisse des mystères douloureux ou des mystères glorieux — afin de vous placer sur les lieux, ou de regarder à travers les yeux des personnes qui étaient présentes et de méditer là-dessus. Et c’est très puissant.

Y réfléchir constamment, chaque jour, et même plusieurs fois par jour, comme le font beaucoup de gens lorsqu’ils prient le rosaire, est en soi très puissant. Cela a enflammé ma vie de prière. Cela a considérablement approfondi ma relation avec le Seigneur. Et même lorsque je l’ai porté sur moi pendant deux jours après avoir commencé à prier le rosaire, j’avais l’impression d’avoir une arme avec moi. Non pas à cause de l’objet, mais à cause de ce que Dieu fait à travers lui. Il faut savoir faire la distinction.

J’ai commencé à le prier parce que je voulais avoir le cœur ouvert, et je me suis dit : “Bon, qu’est-ce que le rosaire ?”

Si vous n’avez pas cherché par vous-même ce que les Catholiques ou les Orthodoxes croient réellement au sujet du chapelet, renseignez-vous avant de vous faire une opinion préconçue. Et essayez de le prier simplement avec un cœur ouvert. Voyez ce que le Seigneur a à vous dire à ce sujet.

Voilà le cheminement que j’ai suivi au cours du dernier mois. Je voulais simplement le partager avec vous tous. »

Au moment où nous écrivons ces lignes, la vidéo de Sarah Giles sur la prière du rosaire a généré près de 10 000 likes et près de 80 000 vues.

Jacqueline Burkepile, 4 février 2026

churchpop

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Marie est le grand moule de Dieu

Marie est le grand moule de Dieu

Marie est appelée par saint Augustin et est, en effet, le moule vivant de Dieu, forma Dei, c’est-à-dire que c’est en elle seule que Dieu fait homme a été formé au naturel, sans qu’il lui manque aucun trait de la Divinité, et c’est aussi en elle seule que l’homme peut être formé en Dieu au naturel, autant que la nature humaine en est capable, par la grâce de Jésus Christ.

Un sculpteur peut faire une figure ou un portrait au naturel de deux manières : 1e se servant de son industrie, de sa force, de sa science et de la bonté de ses instruments pour faire cette figure en une matière dure et informe ; 2e il peut la jeter en moule. La première est longue et difficile et sujette à beaucoup d’accidents : il ne faut souvent qu’un coup de ciseau ou de marteau donné mal à propos pour gâter tout l’ouvrage.

La seconde est prompte, facile et douce, presque sans peine, pourvu que le moule soit parfait ; pourvu que la matière dont il se sert soit bien maniable, ne résistant aucunement à sa main.

Marie est le grand moule de Dieu, fait par le Saint-Esprit, pour former au naturel un Homme Dieu par l’union hypostatique, et pour former un homme Dieu par la grâce. Il ne manque à ce moule aucun trait de la divinité ; quiconque y est jeté et se laisse manier aussi, y reçoit tous les traits de Jésus-Christ, vrai Dieu, d’une manière douce et proportionnée à la faiblesse humaine, sans beaucoup d’agonie et de travaux ; d’une manière sûre, sans crainte d’illusion, car le démon n’a point eu et n’aura jamais d’accès en Marie, sainte et immaculée, sans ombre de la moindre tache de péché.

Oh ! chère âme, qu’il y a de différence entre une âme formée en Jésus-Christ par les voies ordinaires de ceux qui, comme les sculpteurs, se fient en leur savoir-faire et s’appuient sur leur industrie, et entre une âme bien maniable, bien déliée, bien fondue, et qui, sans aucun appui sur elle-même, se jette en Marie et s’y laisse manier à l’opération du Saint-Esprit ! Qu’il y a de taches, qu’il y a de défauts, qu’il y a de ténèbres, qu’il y a d’illusions, qu’il y a de naturel, qu’il y a d’humain dans la première âme ; et que la seconde est pure, divine et semblable à Jésus-Christ !

Saint Louis Marie Grignion de Montfort, Le Secret de Marie, § 16-18

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Après être tombé, viens près de la Mère

Après être tombé, viens près de la Mère

La première réaction d’un enfant, lorsqu’il a peur, lorsqu’il est embarrassé ou souffrant, est d’appeler sa mère. Ce cri, pour lui, résume tout. Prends, toi aussi, l’habitude d’appeler ta Mère : « Mère, je t’aime ; Tu es tout pour moi ! »

La mère aime son enfant, même s’il est infirme ou laid. Quelles que soient ta tiédeur, tes fautes ou tes infidélités, jette-toi dans les bras de ta mère : « Voici ta mère ! » Ce fut la dernière parole de Jésus. Comment aurait-elle le cœur de t’abandonner ?

Après être tombé, en toute humilité, viens près de la Mère, pleurer son fils qui meurt à cause de toi. Elle t’accueillera. Elle a accepté Jean comme son enfant ainsi que le bon larron et Marie-Madeleine.

Cardinal François-Xavier NGUYEN VAN THUAN

Sur le chemin de l’espérance, Le Sarment, Fayard 1991 Chapitre 35 – Notre Mère Marie.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Saint Fulbert, au service de Notre Dame Souveraine à Chartres

Saint Fulbert, au service de Notre Dame Souveraine à Chartres

Nous fêtons en France saint Fulbert le 10 avril. Nous connaissons l’origine germanique de son nom : « Fulc » peuple et « Bert » brillant. Tel fut bien l’évêque carnute (1), à la fois musicien, savant et hagiographe. On ne sait d’où il vient, mais on sait que Gerbert fut son maître à l’école de Reims. Gerbert devint pape sous le nom de Sylvestre II. Celui qui est le « pape de l’an mille » le fait venir à Rome.

Précepteur du fils du roi Hugues Capet, Fulbert fonde à Chartres une école appelée à une grande notoriété. On n’y apprend pas seulement la théologie, mais encore la géométrie, la médecine, la philosophie. Nombreux et fidèles seront ses disciples.

Le roi le fait nommer évêque de Chartres en 1006. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l’indépendance de l’Église, mais aussi de paix et de concorde dans le respect des personnes. C’est ainsi qu’il cherche à réconcilier le comte de Blois avec le roi de France.

En 1020, la cathédrale de Chartres disparaît dans les flammes. Fulbert se démène pour financer la construction d’une nouvelle basilique. La crypte en subsiste encore. Ses dons musicaux furent mis au service de la liturgie et au service du culte marial qu’il contribua à développer, Notre Dame étant souveraine à Chartres.

nominis.cef.fr

(1) Les Carnutes sont un peuple de la Gaule celtique vivant sur le riche plateau de Beauce, dans le nord-ouest de la France

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (II)

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (II)

Les paroles de sainte Élisabeth à la Vierge Marie, « Le fruit de tes entrailles est béni », que nous reprenons dans la prière de l’Ave, ne sont pas seulement une image biblique désuète. Bien au contraire : elles rejoignent une réalité scientifique profonde découverte au XIXe siècle.

À l’époque biblique et jusqu’à une époque récente, nous ne connaissions pas le déroulé biologique de « l’animation » de l’être humain dans le sein maternel. Il faut attendre le début du XIXe siècle et Karl Ernst von Baer (1792-1876) pour entrer véritablement dans l’embryologie moderne avec la découverte de l’ovule, du spermatozoïde et du rôle du blastocyste.

L’une des premières étapes fondamentales du développement embryonnaire, résulte directement des divisions successives du zygote en 2 cellules filles, puis en 4, puis 8 et 16 et ainsi de suite pour rapidement aboutir à une masse cellulaire que les scientifiques ont nommée morula.

Cette structure prend son nom du mot latin « morum », qui signifie « petite mûre », en référence à son apparence granuleuse évoquant de façon caractéristique le fruit des bois. Chez l’être humain le stade de morula est atteint au bout du quatrième jour après la fécondation avant même son implantation dans l’utérus qui a lieu vers le 7e jour.

Cette temporalité coïncide d’ailleurs de façon étonnante avec le moment où Élisabeth prononce les paroles lors de la Visitation. Après l’Annonciation, Marie part « avec empressement » (Lc 1, 39) voir sa cousine. Or le trajet entre Nazareth et Aïn Karim, en Judée, prenait environ 4 à 5 jours de marche. Au moment précis où Marie arrive chez Élisabeth et que celle-ci s’exclame « le fruit de tes entrailles est béni », l’embryon de Jésus a littéralement l’apparence d’une petite mûre. L’expression d’Élisabeth n’est donc pas seulement une métaphore poétique, mais une description biologique avant l’heure !

Vouloir remplacer « fruit » par « enfant » dans l’Ave Maria a d’ailleurs d’autres conséquences plus profondes sur le plan théologique. Dans la Genèse, il est dit qu’ Ève a saisi le « fruit défendu » (celui qui conduit à la mort). Le « fruit » évoqué par Élisabeth résonne profondément avec toute l’histoire biblique et la chute du péché originel. Jésus est le véritable « fruit » (celui de la Vie) qui vient effacer la faute de nos premiers parents. Remplacer ce terme brise ce miroir symbolique essentiel entre Ève et Marie.

En conclusion, il a fallu plus de 18 siècles pour que la science moderne, sans probablement faire de rapprochement biblique, découvre un « fruit » lors de la fécondation, celui-là même dont parlait déjà Élisabeth. Ainsi, l’Ave Maria que nous récitons souvent machinalement et qui provient directement de l’évangile de Luc est d’une richesse fascinante quand il affirme que Jésus était déjà bien incarné en Marie lors de la Visitation, à ce stade embryonnaire précoce que la science nomme morula !

René Sentis

www.auservicedelavie.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (I)

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (I)

Prête-t-on assez attention aux paroles du « Je vous salue Marie » que l’on récite trop souvent machinalement ? En y regardant de plus près, nous allons voir que les paroles de sainte Élisabeth à la Vierge Marie « Le fruit de tes entrailles est béni », que nous reprenons dans la prière de l’Ave, ne sont pas seulement une image biblique désuète. Bien au contraire : elles rejoignent une réalité scientifique profonde découverte au XIXe siècle.

Une réflexion m’est venue un jour lors d’un rosaire. J’entendais des participants réciter l’Ave Maria avec la variante suivante : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, votre enfant, est béni »  à la place de la formule traditionnelle « et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni ». Sans doute, cette modification part-elle d’un bon sentiment, motivée par l’idée que le terme « fruit de vos entrailles » n’est pas très poétique et n’est pas usité.

Pourtant cette substitution pose problème. D’une part, elle n’honore pas la formule d’Élisabeth qui est tirée directement de l’Évangile et donc de la Parole de Dieu. D’autre part, dans le contexte de l’Annonciation, remplacer « fruit » par « enfant » est très imprécis et occulte, comme nous allons le voir, une part de la réalité. Dans le langage courant, « enfant » ne désigne pas spécifiquement un embryon ou un fœtus de quelques jours. On peut donc regretter cet usage inapproprié du terme, car il ne renvoie pas à la situation précise de la Vierge Marie juste après son fiat lors de l’Annonciation, moment qui nous fait entrevoir le mystère même de l’Incarnation du Verbe.

Saint Luc dans son Évangile (Lc 1, 39-42) nous relate le voyage que fit Marie « avec empressement » pour rencontrer sa cousine Élisabeth dans les jours qui suivirent : « Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » La formule latine dans le texte de la Vulgate « Et benedictus fructus ventris tui ! » est riche de sens, surtout à notre époque. En effet, c’est tout de suite après la salutation angélique que Jésus s’incarne en Marie.

René Sentis – www.auservicedelavie.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Le miracle du cierge à Lourdes

Le miracle du cierge à Lourdes

Le 7 avril au matin, vers les 5 heures, Bernadette Soubirous est à la Grotte de Lourdes. Comme toujours, elle porte un cierge. C’est celui que lui a confié Vergez (1), un très gros cierge pour dire toute sa reconnaissance.

Bernadette commence à réciter son chapelet mais, en fait d’apparition, celui qui survient est un médecin, le docteur Dozous. Il veillait sur la santé des pompiers, du petit séminaire de Saint-Pé et de l’hospice des sœurs. Il n’était pas spécialement croyant et, en tout cas, il ne se laisserait pas prendre par les « farces » de cette « drôlette » ! Cependant, il était déjà venu à la Grotte, car c’était un esprit curieux. Ce matin, il arrive, tout suant, et garde son chapeau, au grand scandale de l’assistance. Il explique qu’il craint d’attraper mal et qu’il est là pour étudier, scientifiquement, ce qui se passe à la Grotte. Oublions un instant le médecin. Bernadette continue sa prière. Maintenant, elle voit : l’assistance s’en rend compte, car son visage change. Il ne reste pas figé, d’ailleurs, mais passe par toutes sortes d’expressions différentes, allant du rire aux larmes. La scène dure, peut-être plus que d’habitude. Le cierge offert par Vergez est trop lourd pour que la petite le tienne comme un cierge de procession. Elle l’appuie sur le sol et, pour qu’il tienne debout, l’entoure de ses mains. La prière se prolonge. Le cierge se consume. La flamme arrive à la hauteur des mains de Bernadette et, maintenant, lèche ses doigts.

Autour d’elle, on s’affole. Mais le médecin rentre en scène : il est là pour observer. Il veut voir ce qui va se passer. Pendant une dizaine de minutes, il constate que Bernadette semble ne rien sentir. Elle se lève et reprend le cierge d’une manière ordinaire. L’apparition est toujours là. Quand elle finit par disparaître, Bernadette veut se retirer, mais Dozous, lui, veut inspecter ses mains : aucune trace, aucune brûlure. Il a cette phrase, assez jolie dans sa modestie : « Je ne sais pas ce que tu vois, mais maintenant je crois que tu vois quelque chose ! » Plus tard dans la journée, d’autres voudront vérifier si Bernadette ne serait pas devenue insensible au feu. Mais, avec sa vivacité coutumière, elle proteste : « Je me brûle ». Pendant ce temps-là, le docteur Dozous commence à diffuser la bonne parole, au Café français et au Petit Séminaire.

Ce petit évènement est important parce que les assistants ont tout de suite crié au miracle. Pour l’origine de la source, on pouvait discuter : sur l’indication de la Vierge, Bernadette l’avait découverte mais elle existait, sans doute, avant, souterraine. Le « miracle du cierge », lui, apparaissait incontestable. En plus, le fait s’était produit sous contrôle médical : la présence des médecins est une des caractéristiques de Lourdes.

Lourdes, 7 avril 1858, « le miracle du cierge » ZENIT

(1) Vergez, le maire d’une commune voisine

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La bienheureuse Vierge, prédestinée de toute éternité, à l’intérieur du dessein d’incarnation du Verbe, pour être la Mère de Dieu, fut sur la terre, en vertu d’une disposition de la Providence divine, la vénérable Mère du divin Rédempteur, généreusement associée à son œuvre à un titre absolument unique, humble servante du Seigneur.

En concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant dans le Temple à son Père, en souffrant avec son Fils qui mourrait sur la croix, elle apporta à l’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle. C’est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l’Ordre de la grâce, notre Mère.

Lumen Gentium chapitre VIII §61 Concile Vatican II

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La Vierge Marie à l’aube du troisième jour

La Vierge Marie à l’aube du troisième jour

À l’aube du troisième jour, le sabbat terminé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé se mirent en route pour se rendre au tombeau de Jésus. Elles souhaitaient, par amour, rendre les derniers devoirs au corps sans vie du Seigneur, ce qu’elles n’avaient pas pu mener à bien le vendredi après-midi. Tout en marchant, elles se disaient entre elles : qui roulera pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? (Mc 16, 3). C’était en effet une sorte de meule, il avait fallu plusieurs hommes pour la mettre en place et fermer la tombe.

Il est à remarquer que les Évangiles ne mentionnent pas la très Sainte Vierge. Après avoir constaté sa présence au pied de la Croix, la personne de Notre Dame ne réapparaît qu’après l’Ascension, quand Saint Luc, au début des Actes des Apôtres, précise que Marie était présente au Cénacle de Jérusalem, avec les Apôtres, les autres femmes qui avaient suivi le Seigneur depuis la Galilée et plusieurs de ses proches (cf. Ac 1, 12-14).

Ce silence est éloquent. Marie, contrairement à tous les autres, croyait fermement en la parole de son Fils, qui avait prédit sa résurrection d’entre les morts le troisième jour. C’est pourquoi, depuis la plus haute antiquité, les Chrétiens ont toujours pensé qu’elle a veillé toute la nuit du samedi au dimanche, dans l’attente du moment où Jésus accomplirait sa promesse. Nous pouvons penser qu’avec l’aide de Jean – qui ne la quittait plus depuis qu’il l’avait reçue pour mère au pied de la croix – elle avait passé les heures précédentes à rassembler les disciples du Maître, s’attachant à fortifier en eux la foi et l’espérance, en particulier chez ceux qui avaient manqué de courage dans ces moments douloureux.

Tandis que se levait l’aube du nouveau jour – qui bientôt serait appelé dies dominica, jour du Seigneur – la Vierge priait de plus en plus. La foi et l’espérance de l’Église naissante étaient concentrées en elle. C’est du bon sens de penser que la première apparition du Seigneur ressuscité fut pour sa Mère : non pas pour qu’elle croie, mais comme récompense de sa fidélité et de son réconfort dans la douleur. Ensuite, au fil des heures, la nouvelle se répandit de bouche en bouche : d’abord parmi les disciples, informés par les femmes qui étaient allées au tombeau ; ensuite à des cercles de plus en plus larges.

opusdei.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie