Pour que le Fiat de Marie soit totalement libre

Pour que le Fiat de Marie soit totalement libre

Lorsque Dieu décide que le jour est venu de révéler sa vocation et sa mission à la Vierge Marie, il use d’une délicatesse infinie. Car enfin, s’il avait voulu forcer le résultat et s’assurer d’une réponse positive, il aurait pu choisir une apparition plus spectaculaire, voire même apparaître en personne, au sommet d’une montagne, dans un roulement de tonnerre. Mais quelle aurait été alors la liberté de Marie ?

On ne peut rien refuser à Dieu qui se présente en majesté ! Au lieu de cela, Dieu envoie un ange, dans la discrétion et la quiétude de sa maison. C’est donc très librement que Marie peut donner son « oui ». Là encore, c’est une loi commune de la vie spirituelle, que Dieu communique avec nous par des médiations très simples : une rencontre, une lecture. Nous aussi, recevons la visite d’anges, au sens littéral et étymologique « d’envoyés », et il nous faut toute l’intimité d’une vie de prière nourrie de l’Écriture et des sacrements pour y reconnaître Dieu qui veut communiquer sa volonté.

Mais là encore, Marie n’est pas en-dehors de la condition humaine. Sa réaction est très naturelle tout en étant baignée de surnaturel : elle est troublée, craintive et bouleversée. Si son obéissance religieuse est totale, elle n’exclut pas la prudence, et Marie ose demander : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » Dans cette question, il y a toute l’audace d’une fille d’Israël qui sait qu’on peut tout demander au Dieu d’amour. Il y a aussi la marque d’une grande intimité, puisqu’elle évoque très discrètement mais très simplement sa vie affective et sexuelle. Enfin il faut remarquer que par cette question, elle anticipe l’objection rationaliste tellement banale et récurrente de l’impossibilité de cette naissance sans homme pour participer à la conception. L’Évangile ne cache rien ! (…)

Évidemment, Marie occupe une place unique dans l’histoire du Salut. Mais la manière dont Dieu lui a révélé sa vocation et la manière dont elle y a répondu sont un enseignement qui vaut pour tous les fidèles. Il s’agit toujours et dans tous les cas que la Parole de Dieu vienne prendre chair en nous. Le temps est tout proche.

Aleteia

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Juif, il chante la chanson de Bernadette

Juif, il chante la chanson de Bernadette

L’expérience de Lourdes fascine et parle à la vie : c’est ce que démontre, entre autres témoignages, celui de Franz Werfel, écrivain balkanique connu pour ses nombreux travaux dont Les quarante jours du Musa Dagh où il raconte de manière réaliste et bouleversante un des épisodes les plus significatifs du génocide arménien.

Né à Prague en 1890, fils d’un commerçant Juif, Werfel fut ami entre autres de Franz Kafka et de Max Brod, devenant à Vienne (Autriche), où il s’était installé, un des protagonistes les plus affirmés de la vie littéraire d’Europe centrale, anéanti par l’avènement de la barbarie nazie.

Comme de nombreux représentants d’origine juive, Werfel aussi fut contraint de fuir : réfugié dans le Sud de la France, il chercha asile à Lourdes, dans une situation dramatique.

Dans le livre écrit en 1941, intitulé Le chant de Bernadette, il voulut raconter l’histoire de Bernadette Soubirous et des apparitions de Lourdes motivant ainsi son choix :

« La Providence me conduisit à Lourdes, dont je n’avais jusqu’alors pas la moindre notion de l’histoire prodigieuse. Nous restâmes cachés plusieurs semaines dans la ville des Pyrénées. Ce fut une période d’angoisses, mais ce fut aussi pour moi une période extrêmement importante, puisqu’il me fut donné de connaître la merveilleuse histoire de la toute jeune Bernadette Soubirous et les faits des guérisons de Lourdes. Un jour, au cœur des tribulations, je fis un vœu. Si je sortais de cette situation désespérée, avant tout autre travail, je chanterais la chanson de Bernadette de mon mieux. Ce livre est l’accomplissement d’un vœu. « Bernadette » est un roman, mais ce n’est pas une œuvre imaginaire… Tous les événements importants qui forment le contenu du livre se sont passés en vrai… J’ai osé chanter la chanson de Bernadette, moi qui ne suis pas catholique mais Juif… parce que je me suis juré de rendre honneur toujours et partout, à travers mes écrits, au secret divin et à la sainteté humaine, bien que notre époque, avec férocité et indifférence, renie ces valeurs suprêmes de la vie. »

Le témoignage de Franz Werfel est continuellement confirmé par les millions de pèlerins qui se rendent à la Grotte de Massabielle.

Mgr Bruno Forte, archevêque du diocèse italien de Chieti-Vasto et théologien

Extraits d’une réflexion du mois d’août 2017

Zenit

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« Maïs priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps »

« Maïs priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps »

Le sanctuaire de Notre-Dame de Pontmain, en Mayenne (France) a célébré les 150 ans de l’apparition de la Vierge Marie, le 17 janvier 2021, date qui a marqué le début d’une année jubilaire. Le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin doit en présider les festivités, a annoncé le diocèse de Laval, dont dépend le sanctuaire de Pontmain. Mgr Thierry Scherrer a ouvert en effet une « année jubilaire », du 17 janvier 2021 au 16 janvier 2022.

L’apparition de la Vierge Marie a eu lieu à Pontmain, au moment de la guerre avec la Prusse, le mardi 17 janvier 1871 entre 18h30 et 21h00. Le message de la Vierge Marie est lu par des enfants : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher » On imagine que le message n’a rien perdu de son actualité en ce temps de pandémie.

Durant toute l’année jubilaire, l’équipe du sanctuaire a prévu des activités qui permettront à chacun de vivre « un pèlerinage unique », promettent les organisateurs, annonçant les strictes mesures sanitaires mises en place.

« Les pèlerins pourront faire mémoire de leur baptême, remercier Dieu pour tous les dons reçus et entrer dans une démarche de conversion pour mieux vivre en disciple-missionnaire du Christ. Ils pourront recevoir « l’indulgence plénière », accordée par le pape François. Il s’agit d’être pleinement renouvelés par la Miséricorde de Dieu, y compris des conséquences des actes mauvais que nous avons posés », explique encore le sanctuaire.

D’autres activités spirituelles ou récréatives seront également en place, pour tous les âges : film sur l’apparition, un parcours, un jeu de l’oie tous les jours sur le parvis de la basilique, une dictée type « Dictée de Pivot » sur le thème de l’apparition à l’automne 2022 à Laval.

Zenit

Et aussi : Notre Histoire avec Marie et Pontmain

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Dieu a attendu que Marie dise « oui »

Dieu a attendu que Marie dise « oui »

Le « oui », le « fiat » de la Vierge Marie n’a pas été prononcé par un cœur fermé, engourdi, mais par un cœur disposé à la concentration et à la veille. Même prononcé par une humble et très jeune femme, ce « oui » sponsal a été l’expression d’un cœur simple et profond. Marie est la Mère de Dieu non seulement parce qu’elle a donné physiquement la vie à Jésus, mais parce que, avant de le concevoir dans ses entrailles, elle l’a écouté avec l’oreille et conçu dans son Cœur. Elle est Mère parce qu’elle écoute et accueille le Fils et le laisse vivre tel qu’il est, et non pas parce qu’elle le porte en elle et lui donne le jour.

Le « oui » de Marie a été l’expression de la liberté de cette Vierge pure, féconde et consciente d’appartenir à une histoire, à une grande histoire, qui apportait Dieu au monde.

Un fait est historique non seulement parce qu’il advient dans le temps mais parce qu’il se produit dans un lieu.

Le temps est indiqué de cette façon : « Élisabeth était au sixième mois de la conception de saint Jean-Baptiste. » Cet épisode précède celui dont parle l’Évangile de ce jour. Or, au sixième mois, on n’est pas complet. Le Baptiste représente l’Ancien Testament et la promesse. On remarquera que l’Annonciation fait s’accomplir la promesse avec quelque anticipation. Et  quand se réalise-t-elle ?  Au sixième mois, lorsqu’elle n’est pas encore mûre. Ce qui, pour moi, signifie que la réalisation d’une promesse ne dépend pas uniquement de Dieu. Dieu a bien fait la promesse, il pourrait même la réaliser sur-le-champ. En fait, il la réalise au sixième mois, il attend seulement que quelqu’un dise « oui, qu’il me soit fait selon ta Parole, j’accueille la Parole ». En somme, depuis toujours, Dieu est « oui» pour l’homme.

Quand, finalement, nous aussi nous disons « oui », comme l’a fait la Vierge, c’est alors qu’elle s’accomplit. Nous devenons nous aussi des personnes mûres, complètes, lorsque nous disons « oui » à Dieu. Alors n’attendons pas demain pour dire « oui ».

Mgr Francesco Follo

Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO, à Paris

17 décembre 2020 – Zenit

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

La Vierge lui rendit une vue d’aigle

La Vierge lui rendit une vue d’aigle

Le patriarche maronite libanais Estephan Doueyhi (1630-1704) est en bonne voie d’être béatifié, a annoncé le 16 décembre dernier le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, qui a signé en public le dossier médical d’une guérison miraculeuse due à son intercession.

Né le 9 août 1630 à Ehden, Estephan Doueyhi est une figure majeure de la tradition maronite et sa réputation de sainteté a commencé de son vivant. Formé à son adolescence au collège maronite de Rome, il perdit presque complètement la vue au cours de ses études, à force de lectures. Mais il en guérit miraculeusement, un rétablissement qu’il attribua à l’intercession de la Vierge Marie, à laquelle il fit un vœu qu’il tint sa vie durant et dont il ne révéla à personne la teneur. Il retrouva après sa guérison une vue d’aigle qui ne faiblit plus jamais. Prêcheur doué, il fut également un auteur prolifique. Son œuvre à la fois littéraire, historique, théologique est consacrée à l’Église maronite, au point qu’il a reçu le titre de « père de l’histoire maronite » et de « pionnier du sentiment national libanais ».

Élu patriarche à un très jeune âge (40 ans), pourchassé par les mamelouks, il trouva refuge momentanément dans le Kesrouan et le Chouf (deux régions du Liban). Il assuma cette fonction de 1670 à 1704, date de sa mort à Qannoubine, dans la vallée sainte libanaise, où il est enterré dans la grotte de sainte Marina. Outre ses brillantes qualités intellectuelles, de nombreux miracles lui ont été attribués de son vivant. C’est le pape Benoît XVI qui lui a attribué le titre de vénérable, première étape en vue de sa béatification. La cérémonie de béatification se tiendra au Liban.

Article paru dans L’orient-Le Jour, le 17 décembre 2020

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« SI LA VIERGE LE VEUT, TU IRAS »

« Si la Vierge le veut, tu iras »

« Medjugorge… Drôle de nom pour une destination de pèlerinage. C’est pourtant de ce lieu dont une amie, Stéphanie, me rabâche les oreilles depuis deux ans ! De toute façon, c’est foutu : la date limite d’inscription est ce soir… Mais Stéphanie me pousse : « Fonce, envoie ton chèque… si la Vierge le veut, tu iras. » Apparemment, la Vierge est dans le coup car je me retrouve quelques semaines plus tard dans un car rempli de jeunes pêchus !

J’angoisse : ils doivent tous être illuminés par l’Esprit. Je ne ressemble à rien, moi, avec mes doutes. Et puis, je n’y crois pas moi à leurs apparitions journalières….
Au fil des kilomètres et des « petites phrases qui font réfléchir », je me sens « fondre de l’intérieur  » et je commence à découvrir pourquoi je suis venue : les blessures que je croyais refermées ont laissé des cicatrices. Et voilà que je pleure… des larmes silencieuses et incontrôlées… Je crois que j’ai pleuré pendant 24h… mais ensuite, je me suis sentie « lavée » et sereine…

Arrivée à Medj. premier achat : un chapelet. Là-bas, tout le monde se balade un chapelet au poignet. Moi qui ne percevais pas trop ce qu’égrener ces petites boules apportait, je me mets à passer des heures à dire des Je vous salue Marie et des Notre Père ! Et en croate en plus ! Le chapelet m’apporte cette paix intérieure dont j’ai soif.

Chemin de croix, enseignements, témoignages, homélies bouleversantes, ce n’est ni un ouragan, ni le feu, ni la Vierge que j’ai vu à Medjugorje : comme Élie dans la montagne qui percevait Dieu dans une brise légère, j’ai vu Dieu à l’œuvre dans plein de petits riens, des milliers de détails qui m’ont parlé et touchée. Je ne suis pas rentrée transfigurée, mais quelque chose a changé dans ma vie : j’ai acquis la certitude que je n’étais pas seule, que je devais être sereine sur l’avenir et que si un jour j’en doutais, cette terre baigné de lumière divine me redonnerait confiance. »

Témoignage de Gladys

Club Medj

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« Une arme contre notre ennemi à tous qui est le diable lui-même »

« Une arme contre notre ennemi à tous qui est le diable lui-même »

Dans une entrevue avec le journal français La Croix, le père Guillaume de Menthière, professeur de théologie aux Bernardins, à Paris, a répondu aux questions ayant pour thème le chapelet. Voici quelques extraits de cette entrevue : 

La Croix : À quoi sert la prière répétitive du chapelet ? Et d’abord, de quand date-t-elle ? 

G. de M. : « On dit qu’elle a été communiquée par la Vierge elle-même à saint Dominique, donc vers le XIIe siècle. Elle se met en place petit à petit et se fixe au XVIe siècle. » 

La Croix : Quelle est la différence entre chapelet et rosaire ? 

G. de M. : « Le chapelet est une partie du rosaire, le rosaire étant la totalité des mystères à méditer, mystères joyeux, lumineux, douloureux, glorieux. Le chapelet ne médite qu’une série de mystères. » 

La Croix : Et pourquoi les papes se sont-ils autant pris d’affection pour cette prière ? 

G. de M. : « C’est très étonnant. Savez-vous que Léon XIII, le grand Pape de la doctrine sociale de l’Église, a écrit pas moins de onze encycliques sur le rosaire ? Sans compter les lettres et les décrets où il insiste pour que le peuple de Dieu reprenne le chapelet en main. Pie XII faisait un usage très courant du chapelet, il recommandait cette prière qu’il appelait « le bréviaire de l’Évangile ». Jean XXIII a consacré sa première encyclique au chapelet. La première audience générale de Paul VI, le lendemain de son élection, est consacrée au chapelet. Ne parlons même pas de Jean-Paul II ! » 

La Croix : Et le pape François ? 

G. de M. : « Il en parle aussi beaucoup. Il dit que la prière est un combat, et que ce qui peut nous aider dans ce combat, c’est l’arme du rosaire. Il y a dans la prière du rosaire un exercice d’endurance et de persévérance qui nous rend forts, contre notre ennemi à tous qui est le diable lui-même. Car le combat dont il est question, c’est le combat spirituel. » 

Source : Sophie de Villeneuve

La Croix

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Avec Marie au pied de la Croix, espérant contre toute espérance

Avec Marie au pied de la Croix, espérant contre toute espérance

En ce premier dimanche de Carême, et tandis qu’en ces mois de pandémie la souffrance est profonde et mondiale, voici des extraits de la méditation de Carême du père Cantalamessa(1) diffusée le 19 décembre 2020 par radio Vatican :

« Un texte de Vatican II mentionne l’espérance de Marie sous la Croix comme un élément déterminant de sa vocation mater­nelle : sous la Croix « elle apporta àl’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité ».

Venons-en à l’Église, c’est-à-dire à nous-mêmes. (…) Comme elle fut près de son Fils crucifié, l’Église est appe­lée à se tenir proche des crucifiés d’aujourd’hui : les pauvres, ceux qui souffrent, les humiliés et les opprimés. Et comment l’Église accomplira-t-elle cette mission ? En espérance, comme Marie. Il ne suffit pas de compatir à leurs peines ni même de chercher à les alléger. C’est trop peu. Quiconque peut le faire, même celui qui ignore la résurrection. L’Église doit apporter l’espérance en proclamant que la souffrance n’est pas absurde, qu’elle a un sens, parce qu’il y aura une Résurrection des morts. Elle doit « donner raison de l’espé­rance qui l’habite » (cf. 1 P 3, 15).

Les hommes ont besoin d’espérance pour vivre, comme d’oxygène pour respirer. Pendant longtemps et jusqu’à nos jours, l’espérance est restée la sœur cadette, la parente pauvre des vertus théolo­gales. Le poète Charles Péguy a une belle image à cet égard. Il dit que les trois vertus théologales – foi, espérance et charité – sont comme trois sœurs : deux adultes et une encore enfant. Elles marchent ensemble dans la rue en se tenant la main, les deux grands sur les côtés et la petite fille au centre. La petite fille s’appelle bien sûr Espérance. Tous ceux qui les voient disent : « Ce sont certainement les deux adultes qui traînent la fille au centre ! » Ils se trompent ! C’est la petite fille Espérance qui traîne les deux sœurs, car si elle s’arrête tout s’arrête.

Nous devons, comme nous suggère le même poète, devenir « com­plices de la petite espérance ». (…) Devenir complice de l’espé­rance c’est permettre à Dieu de te décevoir, de te tromper ici-bas autant qu’il le veut. Mieux que cela : c’est au fond être content, dans un ultime repli de ton cœur, que Dieu ne t’ait écouté ni la première ni la seconde fois et qu’il continue à ne pas t’écouter, car ainsi il t’a permis de lui donner une preuve de plus, de faire un acte d’espérance de plus, chaque fois plus difficile. Il t’a accordé une grâce bien plus grande que ce que tu lui demandais : la grâce d’espérer en lui. Il a l’éternité pour se faire pardonner le retard par ses créatures !

Tournons notre regard vers celle qui a su se tenir près de la Croix espérant contre toute espérance. »

(1)  Le père Raniero Cantalamessa, Franciscain et prédicateur de la Maison pontificale, a été élevé au cardinalat par le pape François, le 28 novembre 2020

Père Raniero Cantalamessa

3e prédication de Carême (extraits)

Prions;

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Avec Marie au pied de la Croix, espérant contre toute espérance

Avec Marie au pied de la Croix, espérant contre toute espérance

En ce premier dimanche de Carême, et tandis qu’en ces mois de pandémie la souffrance est profonde et mondiale, voici des extraits de la méditation de Carême du père Cantalamessa(1) diffusée le 19 décembre 2020 par radio Vatican :

« Un texte de Vatican II mentionne l’espérance de Marie sous la Croix comme un élément déterminant de sa vocation mater­nelle : sous la Croix « elle apporta àl’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité ».

Venons-en à l’Église, c’est-à-dire à nous-mêmes. (…) Comme elle fut près de son Fils crucifié, l’Église est appe­lée à se tenir proche des crucifiés d’aujourd’hui : les pauvres, ceux qui souffrent, les humiliés et les opprimés. Et comment l’Église accomplira-t-elle cette mission ? En espérance, comme Marie. Il ne suffit pas de compatir à leurs peines ni même de chercher à les alléger. C’est trop peu. Quiconque peut le faire, même celui qui ignore la résurrection. L’Église doit apporter l’espérance en proclamant que la souffrance n’est pas absurde, qu’elle a un sens, parce qu’il y aura une Résurrection des morts. Elle doit « donner raison de l’espé­rance qui l’habite » (cf. 1 P 3, 15).

Les hommes ont besoin d’espérance pour vivre, comme d’oxygène pour respirer. Pendant longtemps et jusqu’à nos jours, l’espérance est restée la sœur cadette, la parente pauvre des vertus théolo­gales. Le poète Charles Péguy a une belle image à cet égard. Il dit que les trois vertus théologales – foi, espérance et charité – sont comme trois sœurs : deux adultes et une encore enfant. Elles marchent ensemble dans la rue en se tenant la main, les deux grands sur les côtés et la petite fille au centre. La petite fille s’appelle bien sûr Espérance. Tous ceux qui les voient disent : « Ce sont certainement les deux adultes qui traînent la fille au centre ! » Ils se trompent ! C’est la petite fille Espérance qui traîne les deux sœurs, car si elle s’arrête tout s’arrête.

Nous devons, comme nous suggère le même poète, devenir « com­plices de la petite espérance ». (…) Devenir complice de l’espé­rance c’est permettre à Dieu de te décevoir, de te tromper ici-bas autant qu’il le veut. Mieux que cela : c’est au fond être content, dans un ultime repli de ton cœur, que Dieu ne t’ait écouté ni la première ni la seconde fois et qu’il continue à ne pas t’écouter, car ainsi il t’a permis de lui donner une preuve de plus, de faire un acte d’espérance de plus, chaque fois plus difficile. Il t’a accordé une grâce bien plus grande que ce que tu lui demandais : la grâce d’espérer en lui. Il a l’éternité pour se faire pardonner le retard par ses créatures !

Tournons notre regard vers celle qui a su se tenir près de la Croix espérant contre toute espérance. »

(1)  Le père Raniero Cantalamessa, Franciscain et prédicateur de la Maison pontificale, a été élevé au cardinalat par le pape François, le 28 novembre 2020

Père Raniero Cantalamessa

3e prédication de Carême (extraits)

Prions;

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Marie, dans le plan du salut de chacun

Marie, dans le plan du salut de chacun

La Sainte Vierge Marie est le seul acteur humain qui se trouve dans l’histoire du Salut. Marie a tout vu et tout vécu. La mission salvifique du Christ ne peut être complète sans la mention de Marie. C’est pourquoi la Sainte Église, dans sa sagesse et sous la conduite du Saint-Esprit, a très fidèlement préservé la dévotion du chapelet et lui a accordé un caractère universel. (…)

En ces temps difficiles, nous pouvons bénéficier de cette connaissance du rôle de la Sainte Vierge Marie dans le plan du Salut de chacun, et du pouvoir du Saint Rosaire face à la crise économique, à la pandémie de COVID-19, aux guerres, à la violence, aux meurtres, à l’insécurité et au terrorisme (…). Cheminons avec Marie à travers les mystères du Saint Rosaire !

Marie nous défend et nous protège maternellement contre le danger. Elle a défendu la vie de l’homme-Dieu quand Hérode a voulu sa mort, en prenant des risques personnels, en fuyant avec Jésus et Joseph dans un froid hivernal pour se réfugier en Égypte. Cet épisode nous révèle son Cœur de Mère aimante qui veut désespérément préserver la vie de son enfant. Marie fera la même chose pour nous qui sommes ses enfants par adoption, car par le Christ, nous sommes devenus les enfants de Marie. Quand Jésus était suspendu à la Croix, il a vu devant lui son disciple bien-aimé aux côtés de sa mère. Il a dit à sa mère : « Femme, voici ton fils », et au disciple : « Voici ta Mère. » Et à partir de ce moment, le disciple la prit chez lui (Jn 19, 26-27). Voilà pourquoi Marie fera tout son possible pour nous protéger contre les puissances qui cherchent à nous détruire : elle est notre Mère.

Chaque fois que nous prions le Saint Rosaire, nous invoquons cette protection maternelle de notre Sainte Mère. La joie de prier le Saint Rosaire ensemble contribue à unir la famille, qui est le noyau de la société humaine.

Extraits d’un article du P. Enobong Paulinus Udoidiong dans Vatican News

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie