Pourquoi le rosaire est « un Évangile abrégé »

Pourquoi le rosaire est « un Évangile abrégé »

« Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée mais le Rosaire. »

Cette parole du bienheureux pape Pie IX († 1878) suffit à réfuter les arguments de ceux qui pensent que le rosaire est une prière mécanique, superficielle et inefficace, parce que répétitive. Ceux qui acceptent d’entrer dans cette prière dite « des simples » peuvent en vérifier, de manière tangible, l’extraordinaire efficacité. Nombreux sont les papes qui ont encouragé cette dévotion, et, grâce notamment aux apparitions mariales qui n’ont pas cessé de la recommander, celle-ci a traversé les siècles et connaît actuellement un heureux renouveau.

Dans sa forme actuelle, le rosaire est composé de 20 mystères, qui permettent de revisiter la vie de Jésus : on le nomme un « Évangile en abrégé ».

L’emploi du mot « mystère » mérite un petit détour : en ancien français, ce mot désigne le caractère profond, la vertu inhérente d’une chose, un secret dans le domaine de la foi chrétienne : le sacrifice de la messe est ainsi appelé le Saint Mystère ; le genre dramatique médiéval l’emploie pour la mise en scène de la Nativité, de la Passion, de la Résurrection du Christ et de la vie des saints. C’est en ce sens que l’on parle des mystères du rosaire.

Le rosaire comprenait autrefois trois chapelets, correspondant à trois séries de « mystères » liés aux cycles de la vie du Christ et de la Vierge Marie : mystères joyeux de l’enfance du Christ  (Annonciation de la naissance de Jésus à Marie, Visitation de Marie à Élisabeth, Nativité, Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem, recouvrement de Jésus lors d’un pèlerinage des parents de Jésus à Jérusalem) ; mystères douloureux de la Passion du Christ (agonie de Jésus, flagellation, couronnement d’épines, portement de la Croix, crucifiement), et mystères glorieux (Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, couronnement de Marie). 

Le pape Jean-Paul II, reprenant une tradition médiévale, ajouta à ces trois séries de mystères un quatrième cycle : celui des mystères lumineux, correspondant à la vie publique du Christ, entre le baptême et la Passion (baptême du Christ ; noces de Cana ; avènement du Royaume de Dieu ; Transfiguration ; Eucharistie).

Le chapelet est la forme concise du rosaire, qui consiste à prier un seul cycle de 5 mystères, et ceux qui prient le chapelet quotidiennement récitent le lundi et le samedi les mystères joyeux ; le mardi et le vendredi, les mystères douloureux, et le mercredi et le dimanche, les mystères glorieux, le jeudi étant désormais consacré aux mystères lumineux.

Isabelle Rolland

Dans le livret Le rosaire présent du Ciel et chemin de sainteté

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Mois d’octobre, mois du rosaire

Mois d’octobre, mois du rosaire

En 1883, le pape Léon XIII décréta solennellement que le mois d’octobre de cette année-là serait entièrement consacré à « la sainte Reine du rosaire ». Depuis, le mois d’octobre est appelé le mois du rosaire. En ce mois d’octobre 2022, Une Minute avec Marie consacrera tous ses textes au Rosaire. Vous pourrez découvrir chaque jour une méditation, un petit enseignement ou aussi un fioretti.

La prière du Rosaire est souvent dite « très simple » à cause de son côté répétitif. Mais ce même côté répétitif est parfois perçu comme rebutant. Pourtant, beaucoup qui pénètrent le doux mystère du chapelet y trouvent de fréquentes consolations et des grâces de foi, d’espérance et de charité. 

Un cardinal nous expliquait que la difficulté peut venir du fait que les apprentis du chapelet veulent aller trop vite. Ils pensent nécessaire de dire tout de suite chaque jour les 5 dizaines alors que leur cœur et leur esprit n’y sont pas préparés. Et il ajoutait : la bonne méthode d’apprentissage est de commencer par dire chaque jour même un seul Je Vous Salue Marie, mais dans un abandon à la Vierge Marie et une grande fidélité. Le fruit de cette fidélité sera d’acquérir le goût de passer à 3 Je Vous Salue Marie par jour, puis une dizaine, puis 2 dizaines jusqu’au chapelet complet. Certains font ce voyage en quelques semaines, d’autres en quelques mois. Peu importe !

C’est pourquoi Une Minute avec Marie se termine toujours par un Je Vous Salue Marie. Sa seule lecture quotidienne est une invitation à débuter ce voyage vers la prière du chapelet. 
Tous les lecteurs d’Une Minute avec Marie, qui souhaiteraient commencer ce pèlerinage en ce mois d’octobre peuvent également s’aider du site Internet https://chapeletpourlemonde.com/créé par Marie de  Nazareth pour proposer de concrétiser facilement ses engagements de prière individualisés.

Débutants ou déjà pratiquants réguliers, prions ensemble les uns pour les autres et pour que, pendant ce mois d’octobre particulièrement, la Vierge Marie voit ses enfants tant aimés se tourner encore plus vers elle et vers son Fils par elle. 

A Jésus par Marie !

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Saint Jérôme et la virginité perpétuelle de Marie et de Joseph

Saint Jérôme et la virginité perpétuelle de Marie et de Joseph

Concernant la mention par Helvidium(1) des « frères » de Jésus, saint Jérôme explique que cette indication dans l’Écriture signifie souvent une relation fondée sur la « sympathie », comme par exemple dans le psaume 132,1, et dans le Nouveau Testament où parfois tous les chrétiens sont appelés « frères » (Jn 20,17 ; 1 Cor 5,11) ou encore cette appellation indique ceux qui ont un autre degré de parenté comme en Gn 27,46 ; 29,1-12; 31,17.

Jérôme contesta la solution suggérée par le Protévangile de Jacques qui explique que les frères sont les fils d’un mariage premier de Joseph. Il explique que dans le cas des frères du Seigneur il s’agissait de cousins (fils de frères et sœurs du côté de la mère). Il pouvait appuyer sa thèse sur le fait que philologiquement l’hébreu et l’araméen n’ont pas un mot particulier pour « cousins » et ils utilisent pour cette désignation « frères » (ainsi en Gn 13,8 ; 14,14 ; Lv 10,4 ; 1 Chro 23, 22).

Siméon est un cousin du Seigneur : Jérôme connaissait, même s’il ne le cite pas, le récit d’Eusèbe (Mémoire d’Egésippe, écrit autour de l’an 180) où il est écrit que Siméon est un « fils de Cléophas, un oncle du Seigneur ».

Jacques le mineur est lui aussi un cousin du Seigneur : fils de cette Marie (Mc 15,40  Mt 27,56), qui devait être la femme d’Alphée (cfr. Mt 10,3 ; At 1,13) et la sœur de Marie, la mère du Seigneur.

Jérôme fit aussi cette réflexion à Helvidium :

« Tu affirmes que Marie n’est pas restée vierge. Je vais au contraire encore au-delà et je dis : Joseph, suivant l’exemple de Marie, a vécu vierge lui aussi, pour que le Fils virginal fût engendré par un mariage virginal. Autrement dit, si un homme saint ne peut être suspect d’un rapport extra-matrimonial, et si il n’est pas écrit qu’il ait eu une autre femme, si finalement il a été pour Marie, qui dans l’opinion des gens était considérée son épouse, plus un protecteur qu’un conjoint, alors il ne reste plus qu’à conclure que celui qu’on appelait le père du Seigneur, ait vécu virginalement avec Marie. »

L’Encyclopédie Mariale 

(1) Théologien chrétien romain du IVe siècle

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Saint Jérôme et la virginité perpétuelle de Marie et de Joseph

Saint Jérôme et la virginité perpétuelle de Marie et de Joseph

Concernant la mention par Helvidium(1) des « frères » de Jésus, saint Jérôme explique que cette indication dans l’Écriture signifie souvent une relation fondée sur la « sympathie », comme par exemple dans le psaume 132,1, et dans le Nouveau Testament où parfois tous les chrétiens sont appelés « frères » (Jn 20,17 ; 1 Cor 5,11) ou encore cette appellation indique ceux qui ont un autre degré de parenté comme en Gn 27,46 ; 29,1-12; 31,17.

Jérôme contesta la solution suggérée par le Protévangile de Jacques qui explique que les frères sont les fils d’un mariage premier de Joseph. Il explique que dans le cas des frères du Seigneur il s’agissait de cousins (fils de frères et sœurs du côté de la mère). Il pouvait appuyer sa thèse sur le fait que philologiquement l’hébreu et l’araméen n’ont pas un mot particulier pour « cousins » et ils utilisent pour cette désignation « frères » (ainsi en Gn 13,8 ; 14,14 ; Lv 10,4 ; 1 Chro 23, 22).

Siméon est un cousin du Seigneur : Jérôme connaissait, même s’il ne le cite pas, le récit d’Eusèbe (Mémoire d’Egésippe, écrit autour de l’an 180) où il est écrit que Siméon est un « fils de Cléophas, un oncle du Seigneur ».

Jacques le mineur est lui aussi un cousin du Seigneur : fils de cette Marie (Mc 15,40  Mt 27,56), qui devait être la femme d’Alphée (cfr. Mt 10,3 ; At 1,13) et la sœur de Marie, la mère du Seigneur.

Jérôme fit aussi cette réflexion à Helvidium :

« Tu affirmes que Marie n’est pas restée vierge. Je vais au contraire encore au-delà et je dis : Joseph, suivant l’exemple de Marie, a vécu vierge lui aussi, pour que le Fils virginal fût engendré par un mariage virginal. Autrement dit, si un homme saint ne peut être suspect d’un rapport extra-matrimonial, et si il n’est pas écrit qu’il ait eu une autre femme, si finalement il a été pour Marie, qui dans l’opinion des gens était considérée son épouse, plus un protecteur qu’un conjoint, alors il ne reste plus qu’à conclure que celui qu’on appelait le père du Seigneur, ait vécu virginalement avec Marie. »

L’Encyclopédie Mariale 

(1) Théologien chrétien romain du IVe siècle

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

“Le privilège unique de la Vierge Marie”

“Le privilège unique de la Vierge Marie”

©Lawrence OP via Flickr. Cette image du saint et docteur de l’Église provient du plafond du transept sud de l’église dominicaine de Santa Maria sopra Minerva à Rome.

« Le privilège unique de la Sainte Vierge, c’est d’avoir été exempte de la tache originelle et d’être Mère de Dieu. Et encore, sur ce dernier point, Jésus nous a dit : “Celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère” (Mt., 12, 50). 

D’autre part, nous sommes plus heureux qu’elle, car… elle n’a pas eu de Sainte Vierge à aimer !… C’est une telle douceur de plus pour nous, une telle douceur de moins pour elle ! »

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897) Derniers entretiens

Et aussi : l’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« Ici, je répandrai mes dons »

« Ici, je répandrai mes dons »

©Patrice Bon, CC0, via Wikimedia Commons. Entrée de la chapelle de Notre-Dame de Garaison.

Notre-Dame-de-Garaison est aujourd’hui un sanctuaire marial et un établissement scolaire catholique à Monléon-Magnoac dans les Hautes-Pyrénées, en France. Notre -Dame-de-Garaison est d’abord un centre de pèlerinage depuis qu’en 1515 la Sainte Vierge est apparue trois fois à Anglèze de Sagazan, une jeune bergère, et lui délivre ces messages : « Ici, je répandrai mes dons »« Je veux que l’on construise une chapelle »« N’oubliez pas de remercier Dieu de ses bienfaits ».

Tout de suite, un sanctuaire est construit et se développe au cours des siècles. Le lieu devient le berceau de la congrégation des Missionnaires de l’Immaculée-Conception de Garaison et un établissement scolaire se développe en même temps et demeure jusqu’à nos jours.

En 1590, les soldats huguenots vandalisent le sanctuaire et jettent la statue de la Pietà en cèdre dans un brasier : on la retire intacte après deux heures et elle est alors vénérée comme la « statue miraculeuse et miraculée ». Tant de malades affluent en ce lieu choisi par Marie « pour y répandre ses grâces », que le lieu et la Vierge reçoivent le titre de « guérison », en langue locale : « Notre Dame de Garaison ».

Au XIXe siècle, la congrégation des Missionnaires de l’Immaculée Conception (dite des Pères de Garaison) est fondée en même temps qu’une institution scolaire. La statue sera couronnée par Mgr Laurence en 1865 et c’est de Garaison que partiront les premiers chapelains du sanctuaire de Lourdes, en particulier le Père Rémi Sempé.

Le 1er septembre 2015, la Congrégation de Sainte-Croix, fondée au Mans par le bienheureux père Basile Moreau (1837) et dont le charisme est l’éducation des jeunes et le soutien de la famille par le biais de la prière mariale, est arrivée au sanctuaire et a pris le relais.

Sources : https://www.catholique65.fr/notre-dame-de-garaison

Voir aussi : l’Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

« Je dois à Marie toutes les grâces que j’ai reçues »

« Je dois à Marie toutes les grâces que j’ai reçues »

Après une jeunesse dévergondée, un accident grave, et des recherches personnelles, j’ai découvert la foi à 25 ans, à travers des tradis schismatiques. J’ai ensuite vécu plusieurs années au sein d’une communauté séparée du reste de l’Église.

Grâce à Dieu, comprenant un jour que j’avais cru trop vite et avais fait présomptueusement trop confiance à des hommes, j’ai vécu une période de profonde désolation intérieure sur le triste état où je m’étais réduit, d’autant que je ne comprenais pas encore en quoi j’avais péché, où étaient précisément mes erreurs.

En plus, j’en voulais à ceux que j’avais crus et avec qui je vivais. 

Dieu étant miséricordieux, il ne m’a pas laissé à mon trouble ; Il m’a inspiré d’avoir recours à Marie avec confiance. Je récitais depuis plusieurs années mon chapelet quotidiennement et, devant l’ampleur de mes misères, j’ai pris la résolution de réciter le rosaire entier.

Dans les mois qui suivirent, après ma consécration au Cœur immaculé de Marie, je suis passé par bien des difficultés intérieures et extérieures mais toutes servirent le moment clef où, lors d’un pèlerinage à Saint-François de Sales à Annecy, grâce à Dieu, j’ai enfin réalisé les erreurs qui m’avaient tenu éloigné de la communion de l’Église. Je pense que toutes mes épreuves servirent à purifier mon cœur.

Je veux donc rendre grâce de toute mon âme à Marie et à son Cœur immaculé. Je suis persuadé que je lui dois toutes les grâces reçues, quand j’étais encore dans cette communauté et, surtout, mon entrée dans l’Église catholique un an et demi après avoir pris la résolution de réciter le rosaire quotidiennement et 6 mois après avoir été consacré à son Cœur Immaculé.

J’ai été officiellement intégré dans l’Église catholique par l’évêque de mon diocèse. Après une année de transition riche en rencontres et en témoignages, je vais rentrer au séminaire pour reprendre dans l’Église catholique les études commencées en dehors d’elle. J’espère pouvoir travailler à faire connaître et aimer Jésus le Sauveur et Marie notre Mère !

Je me souviens d’une parole de saint Louis-Marie Grignon de Montfort, « Jésus n’est pas assez connu, car Marie n’est pas assez connue » !

Théo

Témoignage reçu par l’Association Marie de Nazareth le 14 juillet 2022

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Marie est le secret de Dieu

Marie est le secret de Dieu

Marie a été très cachée dans sa vie : c’est pourquoi elle est appelée par le Saint-Esprit et l’Église « Alma Mater » : Mère cachée et secrète. Son humilité a été si profonde qu’elle n’a point eu sur la Terre d’attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n’être connue que de Dieu seul.

Dieu, pour l’exaucer dans les demandes qu’elle lui fit de la cacher, appauvrir et humilier, a pris plaisir à la cacher dans sa conception, dans sa naissance, dans sa vie, dans ses mystères, dans sa Résurrection et Assomption, à l’égard de presque toute créature humaine. « Quae est ista ? Qui est celle-là ? » Parce que le Très-Haut la leur cachait ; ou, s’il leur en découvrait quelque chose, il leur en cachait infiniment davantage. Les évangélistes n’en parlaient qu’autant qu’il était nécessaire pour faire connaître Jésus-Christ.

Dieu le Père a consenti qu’elle ne fit point de miracle dans sa vie, du moins qui éclatât, quoiqu’il lui en eût donné la puissance. Dieu le Fils a consenti qu’elle ne parlât presque point, quoiqu’il lui eût communiqué sa sagesse. Dieu le Saint-Esprit a consenti que ses Apôtres et ses Évangélistes n’en parlassent que très peu et qu’autant qu’il était nécessaire pour faire connaître Jésus-Christ, quoiqu’elle fût son Épouse fidèle.

Chef-d’œuvre du Très-Haut, sanctuaire et le repos de la Trinité, Marie est l’excellent chef-d’œuvre du Très-Haut, dont il s’est réservé la connaissance et la possession.

Marie est la Mère admirable du Fils, qu’il a pris plaisir à humilier et à cacher pendant sa vie, pour favoriser son humilité, la traitant du nom de femme, mulier, comme une étrangère, quoique dans son cœur il l’estimât et l’aimât plus que tous les anges et les hommes.

Marie est la fontaine scellée et l’Épouse fidèle du Saint-Esprit, où il n’y a que lui qui entre. Marie est le sanctuaire et le repos de la Trinité, où Dieu est plus magnifiquement et divinement qu’en aucun lieu de l’univers, sans excepter sa demeure sur les chérubins et les séraphins ; et il n’est pas permis à aucune créature, quelque pure qu’elle soit, d’y entrer sans un grand privilège.

Saint Louis-Marie de Montfort,Traité de la vraie dévotion, § 2-5.

Voir aussi : L’Encyclopédie Mariale

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Le 25 septembre 1983, Marie commence à visiter l’Argentine

Le 25 septembre 1983, Marie commence à visiter l’Argentine

© Fernando de Gorocica, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons. La Vierge du Rosaire à San Nicolas de los Arroyos, en Argentine.

Mgr Hector Sabatino Cardelli a reconnu, le 22 mai 2016, les apparitions de la Vierge du Rosaire à San Nicolas de los Arroyos, en Argentine, ville dont il est l’évêque. Ces apparitions se sont déroulées de 1983 à 1990 dans cette localité située à 240 km au nord-ouest de Buenos Aires.

Gladys Quiroga de Motta, mère de famille, mariée à un ouvrier mécanicien, a déclaré avoir vu la Vierge pour la première fois le 25 septembre 1983. La Vierge Marie se présenta portant l’Enfant Jésus, et ressemblant à une statue de bois vénérée dans la cathédrale de Notre-Dame du Rosaire, mais qui avait été mise à l’écart dans un endroit du clocher que la Vierge a indiqué à Gladys. Lors des premières apparitions, la Vierge ne parla pas, mais elle sourit ou devint triste.

Le jour de la fête de Notre-Dame du Rosaire, le 7 octobre, la Vierge montra à Gladys le sanctuaire qu’elle souhaitait voir édifié au lieu-dit El Campito, au bord du fleuve Parana.

À la 6e apparition, le 13 octobre 1983, la Vierge lui dit : « u as été fidèle. N’aie pas peur, viens me trouver, et avec moi, la main dans la main, tu feras un long chemin. » Quelques semaines plus tard, Gladys et des voisines virent le grand chapelet suspendu au-dessus de son lit s’illuminer subitement. Elles décidèrent alors de prier le chapelet ensemble chaque jour.

À partir du 19 octobre, Gladys reçu des messages de la Vierge Marie et des indications sur des passages de la Bible à méditer. À l’invitation de la Vierge, elle s’adonna au jeûne sans en être jamais incommodée. Chose plutôt rare, la voyante a pu toucher Marie et sentir la chaleur de son corps. Elle dit que pendant les apparitions, elle sentit un intense parfum de roses.

Du 15 novembre 1983 au 11 février 1990, les apparitions et les messages furent quotidiens, puis ils cessèrent. La voyante a reçu et transcrit de nombreux messages qui ont fait l’objet d’une publication en 1987. Ils concernent la paix, la réconciliation, la pénitence, la prière et la volonté de Dieu de renouveler son alliance avec son peuple.

À partir du 15 novembre 1983, Gladys a aussi bénéficié de 78 apparitions de Jésus-Christ.

Sources : https://www.cath.ch/newsf

Voir aussi : L’Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Le « me voici » féminin de Marie nous révèle le « me voici » féminin universel (II)

Le « me voici » féminin de Marie nous révèle le « me voici » féminin universel (II)

© Eustache Le Sueur , Public domain, via Wikimedia Commons.

La femme, toute femme, est comme le représentant ou l’ambassadeur de la féminité universelle : elle en est le « porte-parole » privilégié, et cette vocation de toute femme s’accomplit alors parfaitement – en effet ! – dans le « me voici » de Marie au nom et place de toute la féminité fondamentale.

Elle doit nous rappeler notre vocation à tous, et cette vocation est de soi religieuse, avons-nous dit : « Me voici ! » Comme le dit si justement Paul Evdokimov : « Dans la sphère religieuse, c’est la femme qui est le sexe fort. »

Dès lors, pour une femme – à condition qu’elle y soit appelée – la consécration religieuse de toute sa personne est une mise en valeur privilégiée de son être profond, de ce qu’elle est, de ce qu’elle représente dans le tout de l’Église et du monde.

Ainsi donc, la sainteté, qui est le but ultime de l’Église, est fondamentalement féminine… parce que la sainteté est spécifiquement une affaire d’épouse et d’épousailles.

Elle est tout entière contenue dans le « me voici », intime, total, définitif, à Dieu.

Dieu n’est pas connu – dans le sens biblique du mot – d’une façon conceptuelle, intellectuelle, mais « nuptialement », nous dit la tradition orientale, c’est-à-dire par tout notre être livré au trois fois Saint dans le « me voici »(2).

Père Yves Fauquet, Capucin, l’un des commentateurs et annotateurs de la Bible du Chanoine Osty. Il a écrit un livre sur le « Voici et me voici » dans la Bible. (ed. Anne Sigier, Canada).

Extraits de Voici et me voici dans la Bible, éditions Anne Sigier, Paris 2003.

(2) L’auteur poursuit en expliquant que l’ordination des femmes provoquerait une oblitération, un oubli de la vocation de la création, de l’humanité et de l’Église ; ce que Jean-Paul II a dit dans son Encyclique Mulieris dignitatem.

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie