20.04.2021 – SAINTE DU JOUR

Sainte Agnès de Montepulciano,

Abbesse dominicaine, (+ 1317)

Agnès (dans le siècle Agnese Segni) naît à Gracciano, près de Montepulciano (Toscane), le 28 janvier 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. 

À 4 ans, à l’âge où les enfants ne savent que jouer, Agnès cherchait la solitude pour mieux prier ; à 9 ans, à l’âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d’entrer chez les Religieuses du Sac à Montepulciano pour être à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu’une continuelle oraison.

À 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procena, où par le bref pontifical elle devient abbesse ; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Sœurs Dominicaines, où elle sera prieure.

Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé : elle lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne. Il la comble de faveurs extraordinaires, répond avec empressement à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.

Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçût. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui l’avait assisté dans son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer : « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme lui jusqu’à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, tout entière.

La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais auprès de mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici ; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole : « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne le quitterai plus ».

Elle meurt le 20 avril 1317, à l’âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. 

Agnès de Montepulciano fut canonisée le 12 mai 1726 par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730). 

Sainte Agnès priez pour nous !

L’incroyable leçon de gratitude de sainte Agnès avant de mourir

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L’incroyable leçon de gratitude de sainte Agnès avant de mourir

Faire preuve de gratitude, c’est reconnaître la main providentielle de Dieu en toute chose. Sainte Agnès, martyre à l’âge de 13 ans, que l’Église célèbre ce 21 janvier, l’exprime à travers cette prière qu’elle aurait récitée juste avant de mourir. 

En 304, à Rome, une fille de 13 ans subit le martyre pour sa foi en Jésus-Christ. La nouvelle se répand très vite chez les chrétiens de l’Empire, qui s’indignent de la cruauté des bourreaux. Le nom de la jeune victime s’étant perdu à mesure de l’éloignement de Rome, elle est devenue « l’agneau » qui donne sa vie comme « l’agneau de Dieu », d’où son nom d’Agnès. La tradition rapporte que la fillette aurait été enfermée dans une maison close avant d’être brûlée vive. Dans sa Légende Dorée, Jacques de Voragine raconte que « la flamme, se séparant en deux, brûlait la foule des païens sans toucher Agnès ». Les flammes ne l’ayant pas touchée, on lui perce la gorge d’un coup d’épée. Et avant de mourir, elle aurait récitée cette prière étonnante de maturité et empreinte d’une profonde gratitude :

Je Vous bénis, ô Vous Père de mon Dieu et Seigneur Jésus-Christ qui, à cause de votre Fils bien-aimé, empêchez les flammes de me faire aucun mal. Dieu tout Puissant et Redoutable, seul digne d’être adoré et servi, soyez béni ! Je glorifierai à jamais votre Nom parce que par les mérites de votre Fils unique, Vous m’avez fait la Grâce de triompher de toutes les menaces des hommes impies et de passer par les sentiers les plus fangeux, par toutes les immondices du démon, sans contracter aucune souillure. Soyez béni, mon Dieu : mes lèvres confessent votre Nom, mon cœur est enflammé de votre Amour : puissè-je voler dans vos Bras ! Ainsi soit-il.

Source: ALETEIA, le 20 janvier 2021

21.01.2021 – SAINTE DU JOUR

Sainte Agnès
Vierge et martyre 
(† 304)

La fête de ce jour nous rappelle un des plus touchants et des plus beaux triomphes de la foi chrétienne ; elle nous montre une faible enfant sacrifiant, pour l’amour de Jésus-Christ, tout ce que le monde a de plus séduisant : noblesse, fortune, jeunesse, beauté, plaisirs, honneurs.

Agnès, enfant de l’une des plus nobles familles de Rome, se consacra au Seigneur dès l’âge de dix ans. Elle avait à peine treize ans quand un jeune homme païen, fils du préfet de Rome, la demanda en mariage ; mais Agnès lui fit cette belle réponse : « Depuis longtemps je suis fiancée à un Époux céleste et invisible ; mon cœur est tout à lui, je lui serai fidèle jusqu’à la mort. En l’aimant, je suis chaste ; en l’approchant, je suis pure ; en le possédant, je suis vierge. Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les anges, le Christ dont la beauté fait pâlir l’éclat des astres. C’est à lui, à lui seul, que je garde ma foi. » 

Peu après, l’enfant est traduite comme chrétienne devant le préfet de Rome, dont elle avait rebuté le fils ; elle persévère dans son refus, disant : « Je n’aurai jamais d’autre époux que Jésus-Christ. » Le tyran veut la contraindre d’offrir de l’encens aux idoles, mais sa main ne se lève que pour faire le signe de la croix. 

Supplice affreux pour elle : on l’enferme dans une maison de débauche. « Je ne crains rien, dit-elle ; mon époux, Jésus-Christ, saura garder mon corps et mon âme. » Et voici, ô miracle, que ses cheveux, croissant soudain, servent de vêtement à son corps virginal, une lumière éclatante l’environne, et un ange est à ses côtés. Seul le fils du préfet ose s’approcher d’elle, mais il tombe foudroyé à ses pieds. Agnès lui rend la vie, et nouveau prodige, le jeune homme, changé par la grâce, se déclare chrétien. 

Agnès est jetée sur un bûcher ardent, mais les flammes la respectent et forment comme une tente autour d’elle et au-dessus de sa tête. Pour en finir, le juge la condamne à avoir la tête tranchée. Le bourreau tremble ; Agnès l’encourage : « Frappez, dit-elle, frappez sans crainte, pour me rendre plus tôt à Celui que j’aime ; détruisez ce corps qui, malgré moi, a plu à des yeux mortels. »

Le bourreau frappe enfin, et l’âme d’Agnès s’envole au ciel.

Sainte Agnès priez pour nous !