04.05.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,27-31a. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise,
mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

acclamons et partageons la parole de Dieu !

Je vous donne ma paix - paix du christ

COMMENTAIRE :

Saint Jean XXIII (1881-1963)

pape – Encyclique « Pacem in Terris » § 164-171 (trad. © Libreria Editrice Vaticana rev.)

« C’est ma paix que je vous donne »

À tout croyant, il revient d’être, dans le monde d’aujourd’hui, une étincelle lumineuse, un foyer d’amour et un ferment pour toute la masse (Mt 5,14; 13,33). Chacun le sera dans la mesure de son union à Dieu. De fait, la paix ne saurait régner entre les hommes si elle ne règne d’abord en chacun d’eux, c’est-à-dire si chacun n’observe en lui-même l’ordre voulu par Dieu. (…) Il s’agit là, en fait, d’une entreprise trop sublime et trop élevée pour que sa réalisation soit au pouvoir de l’homme laissé à ses seules forces, fût-il par ailleurs animé de la plus louable bonne volonté. Pour que la société humaine présente avec la plus parfaite fidélité l’image du Royaume de Dieu, le secours d’en haut est absolument nécessaire. (…) Par sa Passion et par sa mort, le Christ a vaincu le péché, source première de toutes les discordes, détresses et inégalités (…). « C’est lui qui est notre paix (…). – Il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches » (Ep 2,14s). Et c’est ce même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours de Pâques : « Jésus, notre Seigneur ressuscité, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous, alléluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie » (cf Jn 20,19s). Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » C’est cette paix apportée par le Rédempteur que nous lui demandons avec insistance dans nos prières. Qu’il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu’il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d’amour fraternel. Qu’il éclaire ceux qui président aux destinées des peuples (…). Que le Christ enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l’amour mutuel, montrer de la compréhension à l’égard des autres et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Et qu’ainsi, grâce à lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme  le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point."  (Jean 14:27) -

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.

En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort.
Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,
et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.

Commentaire de Actes 14,19-28


Psaume 145(144),10-11.12-13ab.21.

Psaume 144 (145) - Paroisses d'Enghien - Saint Gratien, Saint Ferdinand  d'Argenteuil et Saint Paul des Raguenets

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur !
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !

20.04.2021 – SAINTE DU JOUR

Sainte Agnès de Montepulciano,

Abbesse dominicaine, (+ 1317)

Agnès (dans le siècle Agnese Segni) naît à Gracciano, près de Montepulciano (Toscane), le 28 janvier 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. 

À 4 ans, à l’âge où les enfants ne savent que jouer, Agnès cherchait la solitude pour mieux prier ; à 9 ans, à l’âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d’entrer chez les Religieuses du Sac à Montepulciano pour être à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu’une continuelle oraison.

À 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procena, où par le bref pontifical elle devient abbesse ; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Sœurs Dominicaines, où elle sera prieure.

Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé : elle lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne. Il la comble de faveurs extraordinaires, répond avec empressement à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.

Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçût. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui l’avait assisté dans son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer : « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme lui jusqu’à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, tout entière.

La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais auprès de mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici ; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole : « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne le quitterai plus ».

Elle meurt le 20 avril 1317, à l’âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. 

Agnès de Montepulciano fut canonisée le 12 mai 1726 par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730). 

Sainte Agnès priez pour nous !

28.02.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,2-10. 

En ce temps-là, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Marc 9 2 13aw

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église – Commentaire sur l’évangile de Luc, VII, 9s (2000 ans d’homélies, année B; trad. L. Brésard; Éd. Soceval 1999, p. 92; rev.)

« Il fut transfiguré devant eux ; ses vêtements devinrent resplendissants »

Trois sont choisis pour gravir la montagne, deux pour apparaître avec le Seigneur (…) Pierre monte, lui qui a reçu les clés du Royaume des cieux, et Jean à qui sera confiée la Mère de Jésus, et Jacques qui montera le premier à la dignité d’évêque. Puis apparaissent Moïse et Élie, la Loi et la prophétie, avec le Verbe. (…) Nous aussi, gravissons la montagne, implorons le Verbe de Dieu pour qu’il nous apparaisse dans sa « splendeur et sa beauté », qu’il « soit fort, s’avance en majesté et règne » (Ps 99,4). (…) Car si tu ne gravis pas la cime d’un savoir plus élevé, la Sagesse ne t’apparaît pas, la connaissance des mystères ne t’apparaît pas. Il ne t’apparaît pas quelle splendeur, quelle beauté est contenue dans le Verbe de Dieu, mais le Verbe de Dieu t’apparaît comme dans un corps « sans grâce ni beauté » (Is 53,2). Il t’apparaît comme un homme meurtri, capable de souffrir nos infirmités (v.5) ; il t’apparaît comme une parole née de l’homme, couverte du voile de la lettre, ne resplendissant pas de la force de l’Esprit (cf 2Co 3,6-17) (…) Ses vêtements sont autres en bas de la montagne, autres là-haut. Peut-être que les vêtements du Verbe sont les paroles des Écritures, habillant pour ainsi dire la pensée divine , et comme il est apparu à Pierre, Jacques et Jean sous un autre aspect, son vêtement resplendissant de blancheur, de même, aux yeux de ton esprit, s’éclaire déjà le sens des divines Écritures. Les paroles divines deviennent donc comme neige, les vêtements du Verbe « d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir. » (…) Une nuée survint et les prit sous son ombre. Cette ombre est celle de l’Esprit divin ; elle ne voile pas le cœur des hommes, mais révèle ce qui est caché (…) Tu le vois : non seulement pour les commençants, mais aussi pour les parfaits et même pour les habitants des cieux, la foi parfaite c’est de connaître le Fils de Dieu.

Homélie du deuxième dimanche de Carême

Lire également la lettre pastorale de Mgr Charles MOREROD

LECTURES :

Livre de la Genèse 22,1-2.9a.10-13.15-18.

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! »
Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. »
Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! »
L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

146 Versets de la Bible sur Abraham


Psaume 116(115),10.15.16ac-17.18-19.

Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert,
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.
à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

21 juillet 2017 – Psaume 115,17-18 | Movie posters, Movies, Poster


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,31b-34.

Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous.

31 Versets Biblique sur l'Encouragement - DailyVerses.net

18.02.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,22-25. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. »
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

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COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine – Le Héraut, Livre III, SC 143 (Œuvres spirituelles, trad. P. Doyère, éd. du Cerf, 1968, p. 159, rev.)

« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »

Se trouvant malade à l’approche d’une fête, Gertrude exprima au Seigneur le désir tout au moins d’un adoucissement jusqu’après cette fête pour ne pas être empêchée de la célébrer ; mais elle s’en remettait cependant sans réserve à la volonté divine. Le Seigneur lui donna cette réponse : « En m’exprimant ton désir et surtout en t’en remettant à ma volonté, c’est comme si tu me conduisais dans un jardin de délices, aux parterres fleuris et tout accueillants. Mais sache que, si je t’exauce pour que tu puisses te rendre à mon service, c’est comme si je te suivais dans le parterre de ton choix ; si au contraire, je ne t’exauce pas et que tu persévères dans la patience, c’est comme si tu me suivais dans le parterre de mon choix. Je trouve en effet plus d’agrément en toi dans l’état de désir parmi la souffrance qu’en celui de piété satisfaite. »

LECTURES :

Livre du Deutéronome 30,15-20.

Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.
Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,
je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,
en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »


Psaume 1,1-2.3.4.6.

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

17.02.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

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COMMENTAIRE :

Saint Léon le Grand (?-v. 461)

pape et docteur de l’Église – Quatrième sermon pour le Carême, 1-2 SC 49( Sermons, t. 2; trad. R. Dolle; É du Cerf 1957, p. 43-45 rev.)

« C’est maintenant le jour favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2Co 6, 2)

      « Voici maintenant le jour du salut ! » Sans doute, il n’est pas de saison qui ne soit pleine des dons divins, et la grâce de Dieu nous ménage en tout temps l’accès à sa miséricorde ; c’est maintenant cependant que tous les cœurs doivent être stimulés avec plus d’ardeur à leur avancement spirituel et animés d’une plus large confiance, alors que le jour où nous avons été rachetés nous invite par son retour à toutes les œuvres de la piété. Ainsi célébrerons-nous, le corps et l’âme purifiés, le mystère qui l’emporte sur tous les autres : le sacrement de la Pâque du Seigneur. De tels mystères exigeraient un effort spirituel sans défaillance (…), en sorte que nous demeurions toujours sous le regard de Dieu, tels que devrait nous trouver la fête de Pâques. Mais cette force spirituelle n’est le fait que d’un petit nombre d’hommes ; pour nous au milieu des activités de cette vie, par la faiblesse de la chair, le zèle se détend. (…) Pour rendre la pureté à nos âmes, le Seigneur a donc prévu le remède d’un entraînement de quarante jours, au cours desquels les fautes des autres temps puissent être rachetées par les bonnes œuvres et consumées par les saints jeûnes. (…) Prenons donc soin d’obéir au commandement de l’apôtre Paul : « Purifiez-vous de toute souillure de la chair et de l’esprit » (2Co 7,1). (…) Mais que notre manière de vivre soit en accord avec notre abstinence. Le tout du jeûne n’est pas dans la seule abstention de nourriture ; il n’y a aucun profit à soustraire les aliments au corps si le cœur ne se détourne pas de l’injustice, si la langue ne s’abstient pas de la calomnie. (…) Ce temps, c’est celui de la douceur, de la patience, de la paix (…). Qu’aujourd’hui l’âme forte s’habitue à pardonner les injustices, à compter pour rien les affronts, à oublier les injures. (…) Que la retenue des âmes religieuses ne soit pas triste, mais sainte ; qu’on n’entende pas parmi elles le murmure des plaintes, elles à qui ne manquent jamais les consolations des joies saintes.

LECTURES :

Livre de Joël 2,12-18.

Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

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Psaume 51(50),3-4.5-6ab.12-13.14.17.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

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Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture : ‘Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru.’ Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

Haïti : sœur Dachoune Sévère finalement libérée

HAITI

Fair use

Haïti : sœur Dachoune Sévère finalement libérée

Une petite sœur de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, sœur Dachoune Sévère, a été enlevée à Haïti dans la nuit de vendredi à samedi 9 janvier. Ses ravisseurs réclamaient une rançon. Elle a été libérée dimanche soir.

Soulagement au sein de la communauté catholique d’Haïti. Enlevée dans la nuit de vendredi à samedi 9 janvier alors qu’elle était dans sa résidence située à Port-au-Prince sœur Dachoune Sévère, religieuse au sein de la congrégation des Petites Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a été libérée dimanche 10 janvier dans la soirée, indique l’agence Fides. « Nous rendons grâce à Dieu pour la libération de la religieuse et dans le même temps nous remercions tous ceux qui ont prié pour sa libération », a communiqué le père Gilbert Peltrop, secrétaire général de la Conférence des Religieux d’Haïti.

Si cet enlèvement a suscité une réelle inquiétude à travers le pays, il n’est malheureusement pas un cas isolé. Missionnaire à Haïti, le père Renold Antoine a expliqué à l’agence Fides qu’une dizaine de cas similaires sont enregistrés chaque jour dans la zone de Port-au-Prince. « Jusqu’ici les autorités de l’État n’ont rien fait pour bloquer cette dérive qui sème la peur et le deuil parmi la population haïtienne », affirme-t-il. « Dans la mesure où cette situation représente aujourd’hui une menace significative pour tous les Haïtiens, nous implorons la miséricorde de Dieu sur Haïti, de manière à ce que cesse ce mal qui dévore actuellement la société ».

Pays caribéen de 12 millions d’habitants situé sur l’île d’Hispaniola, territoire qu’il partage avec la République dominicaine, Haïti se trouve depuis plusieurs années dans une situation critique. Alors que plus de six millions d’Haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté, 60% de sa population subsiste avec moins deux dollars par jour.

Source: ALETEIA, le 11 janvier 2021

20.11.2020 – SAINT ET MARTYR DU JOUR

Saint Edmond
Roi d’Est-Anglie et martyr
(841-870)

Edmond était le roi d’Est-Anglie, un petit royaume de l’est de l’Angleterre. Il fut capturé lors d’une bataille dans le Suffolk qu’il livra contre les Danois qui ne cessaient d’envahir son pays. Ceux-ci lui proposèrent la liberté et la vie contre un pacte dont les conditions étaient contraires au bien-être et à la religion chrétienne de son pays. Il refusa.

Les Danois l’attachèrent alors à un arbre et le criblèrent de flèches avant de lui trancher la tête et de la jeter dans un fossé. Elle fut retrouvée intacte, entre les pattes d’un loup qui l’avait défendue contre les rapaces. De nombreuses églises anglaises sont dédiées à ce jeune martyr.

Saint Edmond priez pour nous !

31.07.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58. 

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

Même confiné, on peut prier et méditer ! n°34 - Unité Pastorale ...

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »

Jésus Aujourd'hui

Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église – Sermon 51, §19.30

« N’est-il pas le fils du charpentier ? »

      La réponse du Seigneur Jésus : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » (Lc 2,49), n’affirme pas que Dieu est son Père pour signifier que Joseph ne l’est pas. Comment prouver cela ? Par l’Écriture, qui continue (…) : « Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis » (v. 51). À qui était-il soumis ? N’est-ce pas à ses parents ? Tous deux donc étaient ses parents. (…) Ils étaient ses parents dans le temps, et Dieu était son Père de toute éternité. Ils étaient les parents du Fils de l’homme ; le Père, de sa Parole, le Verbe, sa Sagesse (1Co 1,24), cette puissance par laquelle il a créé toute chose. (…)       Ne soyons donc pas surpris que les évangélistes nous donnent la généalogie de Jésus par Joseph plutôt que par Marie (Mt 1,1; Lc 3,23). Si Marie est devenue mère en dehors des désirs de la chair, Joseph est devenu père en dehors de toute union charnelle. Il peut donc être le terme ou le point de départ de la généalogie du Sauveur, tout en n’étant pas son père selon la chair. Sa grande pureté confirme sa paternité. Marie, son épouse, a voulu le nommer en premier : « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi » (Lc 2,48). (…)       Si Marie a enfanté le Sauveur en dehors des lois de la nature, l’Esprit Saint a été à l’œuvre aussi en Joseph, à l’œuvre donc en eux de façon égale. « Joseph était un homme juste », dit l’évangéliste Matthieu (1,19). Le mari était juste, sa femme était juste : l’Esprit Saint reposait sur ces deux justes et a donné un fils à tous les deux.

Construire le futur avec la mémoire du passé" : méditation du ...

LECTURES :

Livre de Jérémie 26,1-9.

Au début du règne de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, il y eut cette parole venant du Seigneur :
Ainsi parle le Seigneur : Tiens-toi dans la cour de la maison du Seigneur. Aux gens de toutes les villes de Juda qui viennent se prosterner dans la maison du Seigneur, tu diras toutes les paroles que je t’ai ordonné de leur dire ; n’en retranche pas un mot.
Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de son mauvais chemin ? Alors je renoncerai au mal que je projette de leur faire à cause de la malice de leurs actes.
Tu leur diras donc : Ainsi parle le Seigneur : Si vous ne m’écoutez pas, si vous ne marchez pas selon ma Loi, celle que j’ai mise sous vos yeux,
si vous n’écoutez pas les paroles de mes serviteurs les prophètes, que je vous envoie inlassablement, et que vous n’avez pas écoutés,
je traiterai cette Maison comme celle de Silo, et ferai de cette ville un exemple de malédiction pour toutes les nations de la terre.
Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie proclamer ces paroles dans la maison du Seigneur.
Et quand Jérémie eut fini de dire à tout le peuple tout ce que le Seigneur lui avait ordonné de dire, les prêtres, les prophètes et tout le peuple se saisirent de lui en disant : « Tu vas mourir !
Pourquoi prophétises-tu, au nom du Seigneur, que cette Maison deviendra comme celle de Silo, que cette ville sera dévastée et vidée de ses habitants ? » Et tout le peuple se rassembla autour de Jérémie dans la maison du Seigneur.

Citations Moi J'en Ferai Vite - Pot de Citations


Psaume 69(68),2.5ab.5cd.8.9-10.14.

Sauve-moi, mon Dieu : les eaux montent jusqu’à ma gorge !
Plus abondants que les cheveux de ma tête, ceux qui m’en veulent sans raison ; ils sont nombreux, mes détracteurs, à me haïr injustement. Moi qui n’ai rien volé, que devrai-je rendre ?

C’est pour toi que j’endure l’insulte, que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.

L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;

dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

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