20.11.2020 – SAINT ET MARTYR DU JOUR

Saint Edmond
Roi d’Est-Anglie et martyr
(841-870)

Edmond était le roi d’Est-Anglie, un petit royaume de l’est de l’Angleterre. Il fut capturé lors d’une bataille dans le Suffolk qu’il livra contre les Danois qui ne cessaient d’envahir son pays. Ceux-ci lui proposèrent la liberté et la vie contre un pacte dont les conditions étaient contraires au bien-être et à la religion chrétienne de son pays. Il refusa.

Les Danois l’attachèrent alors à un arbre et le criblèrent de flèches avant de lui trancher la tête et de la jeter dans un fossé. Elle fut retrouvée intacte, entre les pattes d’un loup qui l’avait défendue contre les rapaces. De nombreuses églises anglaises sont dédiées à ce jeune martyr.

Saint Edmond priez pour nous !

31.07.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58. 

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

Même confiné, on peut prier et méditer ! n°34 - Unité Pastorale ...

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »

Jésus Aujourd'hui

Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église – Sermon 51, §19.30

« N’est-il pas le fils du charpentier ? »

      La réponse du Seigneur Jésus : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » (Lc 2,49), n’affirme pas que Dieu est son Père pour signifier que Joseph ne l’est pas. Comment prouver cela ? Par l’Écriture, qui continue (…) : « Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis » (v. 51). À qui était-il soumis ? N’est-ce pas à ses parents ? Tous deux donc étaient ses parents. (…) Ils étaient ses parents dans le temps, et Dieu était son Père de toute éternité. Ils étaient les parents du Fils de l’homme ; le Père, de sa Parole, le Verbe, sa Sagesse (1Co 1,24), cette puissance par laquelle il a créé toute chose. (…)       Ne soyons donc pas surpris que les évangélistes nous donnent la généalogie de Jésus par Joseph plutôt que par Marie (Mt 1,1; Lc 3,23). Si Marie est devenue mère en dehors des désirs de la chair, Joseph est devenu père en dehors de toute union charnelle. Il peut donc être le terme ou le point de départ de la généalogie du Sauveur, tout en n’étant pas son père selon la chair. Sa grande pureté confirme sa paternité. Marie, son épouse, a voulu le nommer en premier : « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi » (Lc 2,48). (…)       Si Marie a enfanté le Sauveur en dehors des lois de la nature, l’Esprit Saint a été à l’œuvre aussi en Joseph, à l’œuvre donc en eux de façon égale. « Joseph était un homme juste », dit l’évangéliste Matthieu (1,19). Le mari était juste, sa femme était juste : l’Esprit Saint reposait sur ces deux justes et a donné un fils à tous les deux.

Construire le futur avec la mémoire du passé" : méditation du ...

LECTURES :

Livre de Jérémie 26,1-9.

Au début du règne de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, il y eut cette parole venant du Seigneur :
Ainsi parle le Seigneur : Tiens-toi dans la cour de la maison du Seigneur. Aux gens de toutes les villes de Juda qui viennent se prosterner dans la maison du Seigneur, tu diras toutes les paroles que je t’ai ordonné de leur dire ; n’en retranche pas un mot.
Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de son mauvais chemin ? Alors je renoncerai au mal que je projette de leur faire à cause de la malice de leurs actes.
Tu leur diras donc : Ainsi parle le Seigneur : Si vous ne m’écoutez pas, si vous ne marchez pas selon ma Loi, celle que j’ai mise sous vos yeux,
si vous n’écoutez pas les paroles de mes serviteurs les prophètes, que je vous envoie inlassablement, et que vous n’avez pas écoutés,
je traiterai cette Maison comme celle de Silo, et ferai de cette ville un exemple de malédiction pour toutes les nations de la terre.
Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie proclamer ces paroles dans la maison du Seigneur.
Et quand Jérémie eut fini de dire à tout le peuple tout ce que le Seigneur lui avait ordonné de dire, les prêtres, les prophètes et tout le peuple se saisirent de lui en disant : « Tu vas mourir !
Pourquoi prophétises-tu, au nom du Seigneur, que cette Maison deviendra comme celle de Silo, que cette ville sera dévastée et vidée de ses habitants ? » Et tout le peuple se rassembla autour de Jérémie dans la maison du Seigneur.

Citations Moi J'en Ferai Vite - Pot de Citations


Psaume 69(68),2.5ab.5cd.8.9-10.14.

Sauve-moi, mon Dieu : les eaux montent jusqu’à ma gorge !
Plus abondants que les cheveux de ma tête, ceux qui m’en veulent sans raison ; ils sont nombreux, mes détracteurs, à me haïr injustement. Moi qui n’ai rien volé, que devrai-je rendre ?

C’est pour toi que j’endure l’insulte, que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.

L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;

dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

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29.07.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,19-27. 

Commentaire de Jean 11,1-45

En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »

Je sais que tu es le Christ, le Fils de Dieu - Diocèse de Cayenne

Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »

Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

Moi, Je suis la résurrection et la vie. Crois-tu cela ? " - YouTube


Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

Evêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église – Sermons sur l’évangile de Jean, n°49,15

« Celui qui croit en moi vivra »

« Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. » Qu’est-ce que cela veut dire ? « Celui qui croit en moi, même s’il meurt comme Lazare, vivra », parce que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Déjà au sujet d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, les patriarches morts depuis longtemps, Jésus avait fait aux juifs la même réponse : « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; non pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous vivent pour lui » (Lc 20,38). Crois donc, et même si tu es mort, tu vivras ! Mais si tu ne crois pas, même si tu es vivant, tu es réellement mort. (…) D’où vient la mort dans l’âme ? De ce que la foi n’y est plus. D’où vient la mort du corps ? De ce que l’âme n’y est plus. L’âme de ton âme, c’est la foi. « Celui qui croit en moi, même s’il meurt dans son corps, aura la vie dans son âme, jusqu’à ce que le corps lui-même ressuscite pour ne plus mourir. Et tout homme qui vit dans la chair et croit en moi, bien qu’il doive mourir pour un temps en son corps, il ne mourra pas pour l’éternité, à cause de la vie de l’Esprit et de l’immortalité de la résurrection. » Voilà ce que veut dire Jésus dans sa réponse à Marthe (…) « Crois-tu cela ? » « Oui, Seigneur, lui répond-elle, je crois que tu es le Christ, le fils de Dieu, qui es venu dans le monde. En croyant cela, j’ai cru que tu es la résurrection, j’ai cru que tu es la vie, j’ai cru que celui qui croit en toi, même s’il meurt, vivra ; j’ai cru que celui qui est vivant et qui croit en toi ne mourra pas pour l’éternité. »

Carte biblique "Celui qui croit en moi, même s'il meurt vivra".

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 4,7-16.

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

l'Esprit Saint

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.10-11.

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend : 
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Saints du Seigneur, adorez-le : 
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; 
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Images de Jérusalem en rapport avec Salomon Lieu du Palais de ...

23.07.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Homélie pour le 5e Dimanche de Pâques (B) | Spiritualité 2000

COMMANTAIRE :

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé – À la suite du Christ (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 43-46 ; rev.)

Demeurer uni à Jésus en toutes choses

Plaire à notre Père des cieux pour qu’il soit glorifié, pour que son règne s’établisse en nous et que toute sa volonté soit accomplie, et cela d’une façon stable et totale, c’est là la perfection. (…) Le résultat d’une telle attitude est que « nous produisons sans cesse ces fruits des bonnes œuvres » dont parle S. Paul (Col 4,10). Et notre Seigneur ne déclare-t-il pas lui-même que cette perfection est glorieuse pour Dieu : « C’est la gloire de mon Père que vous portiez de nombreux fruits » (Jn 15,8). Or, où irons-nous puiser la sève qui doit féconder toutes nos actions et nous faire rapporter au Père cette riche moisson de bonnes œuvres par laquelle nous le glorifions ? Cette sève féconde qui est la grâce ne nous vient que par Jésus. Ce n’est qu’en demeurant unis à lui, que nous pourrons être divinement féconds : « Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte de nombreux fruits » (Jn 15,5). Si sans lui « nous ne pouvons rien accomplir qui soit digne de son Père », avec lui, en lui, nous portons de nombreux fruits : il est la vigne, nous sommes les branches. Vous me demanderez comment nous « demeurons » en Jésus ? Par la foi d’abord. S. Paul nous dit que « la foi fait habiter le Christ dans nos cœurs » (Ep 3,17). Par l’amour ensuite : « Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9), l’amour qui, joint à la grâce, nous livre tout entier au service du Christ et à l’observation de ses préceptes. (…) Aussi bien tout revient-il à demeurer uni à Jésus en toutes choses, à le contempler sans cesse pour l’imiter, et à accomplir toujours comme lui, « par amour », « tout ce qui plaît au Père » (Jn 14,31) : « je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jn 8,29). C’est le secret de la perfection, c’est le moyen infaillible d’avoir part à ces complaisances que « le Père prend en son propre Fils bien-aimé ».

L'Evangile du 23/05/19 : « Demeurez dans mon amour pour que votre ...

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,19-20.

Frères, par la Loi, je suis mort à la Loi afin de vivre pour Dieu ; avec le Christ, je suis crucifié.
Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi.

Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Ma vie en ...

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.10-11.

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Je Bénirai le Seigneur en tout temps

16.07.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Respiration 2 - Cath-Ajoie

COMMENTAIRE

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274)

théologien dominicain, docteur de l’Église – Sermon donné pour le premier dimanche de l’Avent (coll. La vie spirituelle n°323, nov. 1947, trad. de C. Lavergne O.P., éd. Le Cerf; rev.)

« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29)

Nous pouvons considérer la mansuétude du Christ en quatre circonstances : dans sa vie ordinaire, dans ses réprimandes, dans la grâce de son accueil, enfin dans sa Passion. D’abord dans sa vie ordinaire, nous pouvons voir la douceur du Christ, car toutes ses attitudes étaient pacifiantes : Il ne cherchait pas à provoquer les disputes, mais Il évitait tout ce qui pouvait conduire à une altercation. Il disait : « Mettez-vous à mon école, car Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). En cela nous devons l’imiter. (…) De même la mansuétude du Christ apparaît dans ses réprimandes. Il eut à souffrir de la part de ses persécuteurs beaucoup d’opprobres et cependant Il ne leur répondait jamais avec colère ni sur un ton de querelle. Saint Augustin, commentant le texte « à cause de la vérité et de la mansuétude » (Ps 44, 5) dit que la vérité se faisait reconnaître lorsque le Christ prêchait ; et que la douceur se faisait admirer lorsqu’Il répondait avec patience à ses ennemis. (…) Sa mansuétude apparaît encore dans la grâce de son accueil. Certains ne savent pas recevoir avec douceur Le Christ, Lui, recevait avec bénignité les pécheurs, Il mangeait avec eux. Il les admettait à ses repas ou acceptait leur invitation, ce qui remplissait de stupeur les Pharisiens : « Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les Publicains et les pécheurs ? » (Mt 9, 11) Enfin, la mansuétude du Christ se manifeste dans sa Passion, car il alla à cette Passion comme un agneau, « Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte » (1 P 2, 23). (…) Il dit par le prophète Jérémie : « Je ressemble à un agneau que l’on va mener à l’abattoir » (Jr 11, 19). (…) La mansuétude assure l’héritage de la Terre du bonheur. C’est pourquoi nous lisons en saint Matthieu : « Bienheureux les doux, car ils hériteront de la Terre. » (Mt 5, 5)

Je suis doux et humble de cœur - Hozana

LECTURES :

Livre d’Isaïe 26,7-9.12.16-19.

Il est droit, le chemin du juste ; toi qui es droit, tu aplanis le sentier du juste.
Oui, sur le chemin de tes jugements, Seigneur, nous t’espérons. Dire ton nom, faire mémoire de toi, c’est le désir de l’âme.
Mon âme, la nuit, te désire, et mon esprit, au fond de moi, te guette dès l’aurore. Quand s’exercent tes jugements sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice.
Seigneur, tu nous assures la paix : dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous.
Seigneur, dans la détresse on a recours à toi ; quand tu envoies un châtiment, on s’efforce de le conjurer.
Nous étions devant toi, Seigneur, comme la femme enceinte sur le point d’enfanter, qui se tord et crie dans les douleurs.
Nous avons conçu, nous avons été dans les douleurs, mais nous n’avons enfanté que du vent : nous n’apportons pas le salut à la terre, nul habitant du monde ne vient à la vie.
Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie.

Lettre de nouvelles du 20 et 21 JUILLET 2019, Lectionnaire du 6ème ...


Psaume 102(101),13-14.15.16-18.19-21.

Toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
d’âge en âge on fera mémoire de toi.
Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion ;
il est temps de la prendre en pitié : l’heure est venue.
Tes serviteurs ont pitié de ses ruines,
ils aiment jusqu’à sa poussière.

Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié,
il n’aura pas méprisé sa prière.

Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »

PSAUME 101 (102) DU CIEL, LE SEIGNEUR... - La foi en Dieu : l ...

15.07.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Bonaventure
Cardinal-Évêque, Docteur de l’Église
(1217-1274)

Bonaventura, au baptême Giovanni, naît, probablement en 1217, à Civita de Bagnoregio (Toscane, Italie) de Giovanni Fidanza, médecin, et Maria di Ritello. 

À l’âge de quatre ans, il fut attaqué d’une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de saint François d’Assise, le conjurant d’intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Giovanni entra dans l’Ordre fondé par saint François, et en devint l’ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s’écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : « O buona ventura ! O la bonne aventure ! » De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint.

Durant les années 1232-1246 Bonaventure est étudiant à l’Université de Paris, où il devait lier avec saint Thomas une amitié qui sembla faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux couraient plus qu’ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d’étudiants de génie, ils parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure n’étaient que la prolongation de sa fervente oraison.

Saint Thomas d’Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu’on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes : mais, son ami faisant l’incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit : « Voilà l’unique source de ma doctrine ; c’est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières ! »

De 1253 à 1255, il est maître régent, titulaire de la chaire franciscaine de la faculté de théologie de l’Université de Paris, au moment où Thomas enseigne chez les Dominicains.

Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux ; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d’Assise, qu’il écrivit avec une plume trempée dans l’amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père. Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l’aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu’il travaillait à la vie du saint fondateur ; il se retira avec respect, en disant : « Laissons un Saint faire la vie d’un Saint. »

Bonaventure avait à peu près cinquante six ans quand, le 3 juin 1273, le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276) le nomma cardinal-évêque d’Albano. Les envoyés du Pape le trouvèrent, lui, général de l’Ordre, occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle. 

Il meurt ministre général des Franciscains, le 15 juillet 1274.

Bonaventura a été inscrit dans le livre des saints, le 14 avril 1482, par le pape franciscain Sixte IV (Francesco della Rovere, 1471-1484). En 1588, un autre pape franciscain, Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590), le déclara “Docteur de l’Église”. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
3 mars 2010, Saint Bonaventure 

10 mars 2010, Saint Bonaventure (2)

17 mars 2010, Saint Bonaventure (3) 

 Pour un approfondissement plus complet :
>>> Les Œuvres complètes de St Bonaventure 

Saint Bonaventure priez pour nous !

15.07.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-27. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Commentaire de Matthieu 11,25-27

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église – Sermons sur l’évangile de Matthieu, n° 38, 1

« Tu l’as révélé aux tout-petits »

« Je proclame ta louange, dit Jésus, parce que tu as caché cela au sages et aux savants. » Comment ! Se réjouit-il de la perte de ceux qui ne croient pas en lui ? Pas du tout : que les desseins de Dieu pour le salut des hommes sont admirables ! Quand ils s’opposent à la vérité, refusent de la recevoir, Dieu ne les force jamais, il les laisse faire. Leur égarement les pousse à retrouver le chemin ; rentrant en eux-mêmes, ils recherchent avec empressement la grâce de l’appel à la foi qu’ils avaient d’abord méprisée. Quant à ceux qui y sont restés fidèles, leur ferveur se montre ainsi encore plus forte. Le Christ se réjouit donc de ce que ces choses sont révélées à certains, mais se désole de ce qu’elles sont cachées à d’autres ; cela se voit quand il pleure sur la ville (Lc 19,41). C’est dans le même esprit que saint Paul écrit : « Rendons grâce à Dieu ! Vous qui étiez esclaves du péché, vous avez obéi maintenant de tout votre cœur à l’enseignement de l’Évangile » (Rm 6,17). (…) De quels sages Jésus veut-il parler ici ? Des scribes et des pharisiens. Il dit cela pour encourager ses disciples en leur montrant de quels privilèges ils ont été jugé dignes ; eux qui sont de simples pêcheurs, ils ont reçu des lumières que les sages et les savants ont dédaignées. Ceux-ci ne sont sages que de nom ; ils se croient sages mais ce sont de faux érudits. C’est pourquoi le Christ ne dit pas : « Tu l’as révélé aux insensés », mais « aux petits », c’est-à-dire des gens simples et sans détour. (…) Ainsi il nous enseigne à renoncer à la folie des grandeurs et à rechercher la simplicité. Saint Paul va plus loin : « Si quelqu’un pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage » (1Co 3,18).

Ce que tu as caché aux sages et aux... - Paroisse St Jude Meyotte ...

LECTURES :

Livre d’Isaïe 10,5-7.13-16.

Ainsi parle le Seigneur :
Malheureux ! Assour, l’instrument de ma colère, le bâton de mon courroux.
Je l’envoie contre une nation impie, je lui donne mission contre un peuple qui excite ma fureur, pour le mettre au pillage et emporter le butin, pour le piétiner comme la boue des chemins.
Mais Assour ne l’entend pas ainsi, ce n’est pas du tout ce qu’il pense : ce qu’il veut, c’est détruire, exterminer quantité de nations.
Car le roi d’Assour a dit : « C’est par la vigueur de ma main que j’ai agi, et par ma sagesse, car j’ai l’intelligence. J’ai déplacé les frontières des peuples, j’ai pillé leurs réserves ; fort entre les forts, j’ai détrôné des puissants.
J’ai mis la main sur les richesses des peuples, comme sur un nid. Comme on ramasse des œufs abandonnés, j’ai ramassé toute la terre, et il n’y a pas eu un battement d’aile, pas un bec ouvert, pas un cri. »
Mais le ciseau se glorifie-t-il aux dépens de celui qui s’en sert pour tailler ? La scie va-t-elle s’enfler d’orgueil aux dépens de celui qui la tient ? Comme si le bâton faisait mouvoir la main qui le brandit, comme si c’était le bois qui brandissait l’homme !
C’est pourquoi le Seigneur Dieu de l’univers fera dépérir les soldats bien nourris du roi d’Assour, et au lieu de sa gloire s’allumera un brasier, le brasier d’un incendie.


Psaume 94(93),5-6.7-8.9-10.14-15.

C’est ton peuple, Seigneur, qu’ils piétinent,
et ton domaine qu’ils écrasent ;
ils massacrent la veuve et l’étranger,
ils assassinent l’orphelin.

Ils disent : « Le Seigneur ne voit pas,
le Dieu de Jacob ne sait pas ! »
Sachez-le, esprits vraiment stupides ;
insensés, comprendrez-vous un jour ?

Lui qui forma l’oreille, il n’entendrait pas ?
il a façonné l’œil, et il ne verrait pas ?
il a puni des peuples et ne châtierait plus ?
Lui qui donne aux hommes la connaissance,

Le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n’abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.

Psaumes 94:14 BDP1998 - Car le Seigneur ne rejette pas son peuple ...

05.07.2020 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

14° dimanche du temps ordinaire A (Matthieu 11, 25-30) (DiMail 28 ...

Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Homélie du 9 juillet 2017 – Saint Matthieu 11, 25-30 – PAROISSES ...

Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-30)

Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662)

moine et théologie – Interprétation du Notre Père (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès, p. 554-555, rev.)

Devenir l’empreinte du Royaume de Dieu

Il est dit  : Sur qui me reposerai-je, sinon sur celui qui est doux et humble et qui craint mes paroles ? » (Is 66,2 LXX) D’où il est clair que le Royaume de Dieu le Père appartient aux humbles et aux doux. Il est dit en effet : « Bienheureux les doux, car ils hériteront la terre » (Mt 5,4). (…) La terre, c’est l’état et la puissance fermes et tout à fait immuables suscités par la beauté et la droiture des doux, car elle est toujours avec le Seigneur, elle porte une joie incessante, elle a conquis le Royaume préparé dès l’origine et elle a été rendu digne du lieu et de l’ordre du ciel, telle une terre dont la place au milieu de l’univers est la raison de la vertu, selon laquelle l’homme doux qui est au milieu, entre la louange et la diffamation, demeure impassible, ni enflé par les louanges, ni attristé par les diffamations. Car après avoir repoussé le désir de ces choses dont elle est affranchie par nature, la raison ne sent pas leurs attaques quand elles la troublent : elle s’est reposée de leur agitation et elle a transporté toute la puissance de l’âme dans le port de la liberté divine dégagée de toute action, cette liberté que le Seigneur désirait transmettre à ses disciples. Il dit : « Chargez-vous de mon joug, apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes » (Mt 11,29). Il appelle repos la puissance du Royaume divin, cette puissance qui suscite en ceux qui sont dignes une souveraineté dégagée de toute servitude. Or si la puissance indestructible du Royaume à l’état pur est donnée aux humbles et aux doux, qui serait à ce point sans amour et sans nul désir des biens divins pour ne pas tendre à l’extrême vers l’humilité et la douceur, afin de devenir l’empreinte du Royaume de Dieu, autant qu’il est possible à l’homme, en portant en lui ce qui, par la grâce, lui donne une forme spirituelle semblable à celle du Christ, lequel, en vérité, est naturellement par essence le grand Roi ?

La solution : Jésus-Christ – Toi suis moi

LECTURES :

Livre de Zacharie 9,9-10.

Ainsi parle le Seigneur : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. »

Anba Ermia on Twitter: "Pousse des cris de joie, fille de ...


Psaume 145(144),1-2.8-9.10-11.13cd-14.

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Musique: “Alléluia” de Martinus 6'15 (Liturgie des Gaules) - ppt ...


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,9.11-13.

Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair.
Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

Si quelqu'un n'a pas l'Esprit du Christ, il ne lui appartient pas ...

Méditation du 14ème dimanche ordinaire : « Venez à moi… »

"Venez à moi..."« Venez à moi… » 

Méditation du 14ème dimanche ordinaire : « Venez à moi… »

Le Père jésuite Jean-Paul Savi nous introduit à la méditation avec les lectures du 14ème dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A.

Chers frères et sœurs,

Les textes de la liturgie de ce 14e dimanche du temps ordinaire nous invitent à l’espérance au milieu des événements qui marquent nos vies. En effet, pour la plupart d’entre nous, le fardeau de la vie est lourd à porter. Ce fardeau peut être une erreur de la vie, notre histoire, une personne, des espoirs déçus, des soucis financiers, matériels ou un problème sentimental. Face à tous ces problèmes de la vie, où trouver la paix du cœur et la joie de vivre ? Qui pourra nous délivrer de ce poids qui accable nos vies ? Pouvons-nous encore croire en la Béatitude qui nous dit que ceux qui pleurent seront consolés ?

La première lecture de ce dimanche commence par une invitation à la joie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! » (Za 9, 9). En effet, le prophète Zacharie invite à se réjouir parce que justement l’heure n’est pas à la joie. Le peuple d’Israël était sous domination et il souffrait. À un moment où il y avait de bonnes raisons de perdre tout espoir et toute foi en Dieu, le prophète Zacharie lance une parole d’espérance. Il annonce l’arrivée d’un roi juste, humble et victorieux. « Ce roi fera disparaître… les chars de guerre, les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations » (Za 9, 10). Du fond de notre misère, pouvons-nous croire en ces paroles de Zacharie ? Pouvons-nous encore croire après tant d’heure de prière, de jeûne et de supplication ? Où donc est le Dieu qui redresse les accablés ?

Même si la vie devient lourde à porter, saint Paul, dans la deuxième lecture, nous recommande de ne jamais perdre espoir ; et il nous donne un conseil. Saint Paul nous demande de ne pas vivre sous l’emprise de la chair, mais de vivre sous l’emprise de l’Esprit de Dieu. En effet, vivre sous l’emprise de la chair, c’est désespérer, et douter du salut de Dieu. Vivre selon la chair, c’est se contenter des limites de l’intelligence et de nos forces humaines dans les situations que nous vivons. Vivre selon la chair, c’est nous immerger tellement dans nos difficultés au point d’oublier qu’auprès de Dieu, se trouvent le pardon et la paix. Cependant, vivre selon l’Esprit, c’est espérer contre toute espérance. Vivre selon l’Esprit, c’est avoir foi en Dieu malgré le poids de nos fardeaux. La vie selon l’Esprit nous purifie et nous donne du sourire même au fond de nos soucis. En effet, l’Esprit de Dieu nous donne la force de faire triompher les vraies valeurs de la vie. Ne nous laissons donc pas berner par les fardeaux qui accablent nos vies, au point de perdre les valeurs d’amour, d’amitié, de pardon, de vérité, de paix, de justice. Autrement, nous ressemblerons à ces sages et savants à qui tout devient impénétrable et caché. Les « tout-petits » dont parle Jésus, ce sont les humbles de cœur ; ceux qui savent accueillir le poids de leur vie et l’offrir à Dieu.

En ce dimanche, Jésus nous lance un appel : « venez à moi ». Cet appel, nous devons le sentir au plus profond de notre cœur et de nos misères. Nous sommes aujourd’hui de nouveau appelés à devenir disciple du Christ en prenant sur nous son joug. Et prendre le joug de Jésus, c’est refuser de nous laisser écraser par nos soucis ; c’est laisser le Seigneur guider notre vie. De cette manière, nous aurons un autre regard sur notre vie et sur nos difficultés. Être heureux ne veut pas dire que nous n’avons pas de soucis. Mais plutôt que nous les offrons à Dieu afin qu’advienne pour nous selon sa volonté. Puisse le Seigneur nous accorder toujours la grâce de venir à Lui pour que même dans nos misères les plus sombres, nous puissions faire l’expérience de la paix du cœur et la joie de vivre.

Méditation du 14ème dimanche ordinaire de l’année liturgique A avec le Père Jean-Paul Savi, SJ

Source: VATICANNEWS, le 4 juillet 2020