« Lazare » à Rome, témoignages exclusifs : «Ce soir, je vais pleurer en repensant à ce que j’ai vécu»

Freddy, de "Lazare", à Nantes, à la Trinité-des-Monts © Hélène Ginabat

Freddy, De « Lazare », À Nantes, À La Trinité-Des-Monts © Hélène Ginabat

« Lazare » à Rome, témoignages exclusifs : «Ce soir, je vais pleurer en repensant à ce que j’ai vécu»

Zenit rencontre Freddy, Thierry, Joseph, Nicolas, Kader, Alexandre, Alix, Antony et Vianney

Freddy, Thierry, Joseph, Nicolas, Kader, Alexandre, Alix, Antony et Vianney : Zenit a rencontré neuf membres de l’association Lazare, en pèlerinage à Rome, ce samedi 28 août 2021. Des « colocs », qui ont goûté l’épreuve de la rue et qui vivent aujourd’hui en colocation avec des jeunes professionnels « bénévoles » : c’est le défi relevé par « Lazare » depuis dix ans.

Ils ont été reçus par le pape François ce 28 août 2021, dans la salle Paul VI du Vatican. Ils se sont ensuite reposés de leurs émotions dans la fraîcheur de la Trinité des Monts. Hélène Ginabat les a rencontrés et elle a recueilli leurs impressions à chaud sur l’audience du matin. Certains avaient déjà rencontré le pape François à d’autres occasions.

Le pape avait reçu des représentants de « Lazare » le 21 mai dernier au Vatican : ils les avait déjà reçus le 29 mai 2020 et lors des Journées mondiales des pauvres.

AB

Freddy, témoignage d’une « coloc » qui a témoigné avec Alix devant le Saint-Père.

Je viens de Nantes. C’est le week-end national de tous les « Lazare » français, européens et internationaux et à l’audience tout à l’heure à midi avec le pape François, on était 200. Moi-même j’ai témoigné avec Alix, une ancienne coloc. Et là je peux rentrer à Nantes : j’ai vu le pape. Oui, c’était émouvant. Tout le monde a témoigné. Il avait prévu un discours qu’il a donné à Loïc, le responsable de Lazare. Donc il a improvisé et il a parlé de la puerta, la porte. La porte c’est le corazon, le cœur et si on le laisse fermé, on ne fait rien de ce que Jésus a dit. Ou si on frappe et si on l’ouvre mais qu’on referme la porte aussitôt… Il a dit : Lazare est la puerta ouverte mais qui ne se referme pas. C’est ce que je retiens de son discours. Je pense que ce soir, en m’endormant, je vais pleurer en repensant à ce que j’ai vécu.

Parce que Lazare est une grande famille. Ce qui a été dur pour moi au début, c’était le départ des filles, parce qu’à Lazare il y a un roulement. J’ai vécu 11 mois, j’étais la dernière arrivée des 8 et 11 mois après, il y avait 3 départs et 3 arrivées le même jour. Ça a été pénible. Mais aujourd’hui, je dis : il fallait s’agrandir. Il y a des anciens colocs qui restent dans mon cœur et il y a les colocs actuels et les futurs colocs. Mais il n’y a pas que les colocs, il y a les amis de l’extérieur. Et il y a les voisins. Comme à Nantes, moi je parle à tous les voisins. Donc c’est vraiment une grande, grande famille.

A Lazare, je dirais qu’on partage tout sauf le lit ! (rire) On n’a pas le droit de recevoir dans sa chambre. Mais on partage tout, nos peines, nos joies… Moi je conseille, on me conseille… tout ça dans la bienveillance, dans le respect. On partage vraiment tout, on connaît même les parents des colocs, les frères et sœurs, c’est « wouah ! »

Mon souhait pour Lazare, c’est qu’il grandisse, c’est à nous aussi de l’aider. Là où on met des petites gouttes, ça fera une rivière, et après un océan. Oui, que Lazare grandisse. Et je souhaite à tous de vivre l’expérience Lazare parce que c’est vraiment une expérience enrichissante et humaine. Je le souhaite à tout le monde. Parce que l’homme n’est pas fait pour vivre seul.

Aujourd’hui j’étais stressée et émue parce que non seulement je témoignais devant le pape, mais je témoignais aussi devant la grande famille Lazare. Il y avait 200 personnes. Je voulais revoir le même pape que celui que j’avais vu en 2018. En 2018, c’était la 2èmeJournée mondiale des pauvres et j’ai eu l’honneur de venir à Rome et à la basilique j’ai demandé à une coloc si elle avait vu le pape et elle m’a dit « oui, c’est lui qui portait la croix ». Je ne l’avais pas vu et quand il est sorti je l’ai bien regardé et je l’ai trouvé fatigué. Après on déjeunait dans la Salle Paul VI, et nous étions juste à côté de la porte. Et la porte s’est ouverte et c’était vraiment le soleil, mais mille fois… : c’était le soleil argentin qui rentrait dans la pièce, il était vraiment radieux, vraiment transparent d’espoir, de joie de nous rencontrer : on était plusieurs associations de pauvres.

Et là, aujourd’hui, j’ai vu le soleil mais c’était il y a trois ans ; il a vieilli, il boîte mais il était vraiment assis tout près de nous et il s’est levé après chaque témoignage pour nous tendre la main, et je pense que ça doit être nous aussi qui lui donnons la force et il faut prier pour lui. Il y a un peu plus d’un an, on avait eu une rencontre en visioconférence avec le pape François et à la fin on lui a demandé si ce serait possible d’avoir « un Lazare au Vatican », et à la fin il a dit « il faut prier pour le pape », il n’a pas dit « pour moi », il a dit « pour le pape, pour lui donner du courage, pour faire Lazare au Vatican ». Le pape François, il est vraiment humain, il est proche…

Thierry (Bruxelles) 

Le Vatican, cette image religieuse, c’est impressionnant mais surtout le plus beau cadeau que Lazare a reçu pour ses 10 ans c’est que le Vatican a accepté que toute la communauté internationale de Lazare puisse se réunir à Rome, et être reçue au Vatican par le pape. Ça nous a émerveillés parce qu’on ne s’y attendait pas. Non seulement on avait un contact direct avec le pape, mais en plus quelques personnes ont pu parler en tête à tête avec le pape et lui parler par rapport à la question qu’il avait posée : si, à nos yeux, à l’heure actuelle, l’Eglise fait assez ou pas. Je suis venu et je lui ai dit « Enchanté, Padre » (moi, je l’appelle mon Père) et je lui ai expliqué très vite mon parcours, ma vie, la galère que j’ai rencontrée, la chance d’avoir rencontré la famille Lazare parce que ça m’a donné un 2ème souffle pour recommencer, pcq moi j’ai connu la galère dans l’héroïne pdt 24 ans, ça fait 9 ans que j’ai arrêté la consommation. Abstinence sur toutes les drogues, c’est un dur travail… J’ai demandé au pape : comment est-ce possible qu’au XXème siècle l’Eglise ne s’intéresse pas plus à toute la misère qui se trouve dans toutes les capitales européennes ? C’est insensé. Je ne comprends pas. Quelque chose ne tourne pas rond dans le système. Les gouvernements ferment les yeux et ils devraient les ouvrir, être plus objectifs et s’intéresser à ce qui se passe réellement dans la vie… (…) Depuis la pandémie, les gens qui se sont retrouvés dans la rue, est-ce qu’on pense à eux ? Moi j’ai fait comprendre au pape que je prie pour eux.

Le pape a été surpris, parce qu’il a vu que, dans mon témoignage, il y avait de l’émotion.

Grâce à la famille Lazare qui fait les choses correctement pour donner un second souffle aux colocs. Moi, chez Lazare, on m’a ouvert la porte et je peux enfin décompresser.

Le message du pape : nous les êtres humains, pour rester dans le droit chemin et pour toujours garder espoir, il faut considérer la vie comme une porte et ne pas avoir peur d’entrer au lieu de rentrer par la fenêtre, il faut entrer par la porte. Il a dit de ne pas avoir peur de la traverser, pour découvrir plein de nouvelles choses qui concernent la vie et qui donnent un peu d’espoir. C’était ça son message, et c’est un message qui nous a tous touchés. Il a été franc. Il nous a dit : « Il faut toujours garder espoir dans la vie. » Même si Lazare n’est qu’une petite goutte dans l’océan, mais rien qu’à partir de ce que Lazare a concrétisé, maintenant Lazare s’est agrandi comme une très grande famille. Il y a la maison de Mexico qui vient d’ouvrir, les Espagnols à Madrid, la Belgique…

Joseph (bénévole, Nantes)

Très content d’avoir vu le pape, parce que j’avais des a priori sur le pape, pour être honnête ; et j’avoue que là, j’ai été très heureux de voir que justement il a fait de sa grande grande force un peu ce que Lazare a fait, de ré-impliquer les pauvres, tout le message autour de la pauvreté. Il a utilisé la métaphore de la porte, il nous parlé 10 minutes spontanément sur la porte qu’il fallait ouvrir au prochain. Ça peut prendre plusieurs dimensions mais c’était ce concept d’ouvrir la porte et d’accueillir son prochain qui vient et d’être disponible. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est qu’il nous a parlé de ce qu’il maîtrisait le mieux et ce message de l’Evangile qu’il a remis au goût du jour, qui est « soyez simple », la notion du non-jugement, de l’accueil simple et de la chaleur humaine, de tout ce qu’on peut donner et des moyens pour se rapprocher de Dieu.

Nicolas (bénévole, Lyon) 

Ce qui m’a le plus touché c’est son écoute attentive et bienveillante. J’ai l’impression que les gens peuvent se livrer facilement quand il est là. On a vu des colocs se lever spontanément pour donner leur témoignage improvisé, ça fait plaisir de voir un pape accessible, qui se rend disponible avec cette écoute. Au lieu de lire son discours il a dit : « Je vais réagir à ce que vous m’avez dit ». Ça montre qu’il écoute les personnes qu’il rencontre et qu’il est capable de réagir personnellement face à son interlocuteur.

Kader (un ancien coloc de Lyon)

Aujourd’hui, j’ai rencontré le pape et je lui ai dit « merci » parce que l’Eglise m’accueillait comme musulman. J’avais frappé à toutes les portes qui ne m’avaient pas accueillies. Et là, j’ai fondu en larmes parce que franchement que l’Eglise ouvre sa porte à un musulman, ça fait chaud au cœur et le pape a dit : « C’est moi qui te remercie d’être venu chez nous ». J’ai pleuré comme une Madeleine. D’habitude je ne pleure jamais, mais là, en plus ça faisait deux ans qu’on nous disait qu’on allait voir le pape et ça a été repoussé à cause du coronavirus. C’est une grande fierté de l’avoir rencontré en chair et en os. Je l’ai trouvé franchement ouvert à tous. J’avais regardé trois fois le film « Le pape, un homme de parole » le même jour. Et on m’a dit que Jean-Paul II avait commencé à réunir toutes les religions et je trouve ça magnifique que le pape François continue sur ce chemin.

Alexandre (coloc de Lyon) 

C’est la deuxième fois que je vois le pape mais c’est la première fois que je lui ai serré la main. Pour moi, j’ai ressenti une bénédiction parce que le pape c’est le signe de la présence de Jésus-Christ sur la terre, un signe d’amour et de paix pour toutes les civilisations, c’est important d’avoir un pape. Je lui ai dit : « El Señor es con tigo » (« Le Seigneur est avec toi ! »). C’était une présence pleine d’amour et d’espérance. Il m’a tapoté la main. J’ai ressenti une joie et une espérance profonde parce que Jésus-Christ est vivant. Moi j’ai été baptisé à 37 ans : on ne parlait pas de Jésus, de Marie dans ma famille. Et puis avec la paroisse, j’ai fait des pèlerinages à Lourdes, et j’ai eu des guérisons physiques. J’ai fait 32 ans de psychiatrie, encore aujourd’hui je suis suivi en psychiatrie. J’ai été interné 23 ou 24 fois. Mais la psychiatrie ne m’a jamais montré le chemin. Je répétais toujours les mêmes erreurs. Et un jour j’ai rencontré une femme qui m’a emmené à l’Eglise, mais il fallait que je me déshabitue de mon comportement sans Dieu.

Alix (ancienne coloc, a témoigné avec Freddy)

Quand le pape est arrivé, on était tous en train de chanter, il y avait une ambiance très forte autour du pape, c’était assez émouvant et quand on a pris la parole avec Freddy, j’avais l’impression de parler à un homme normal et c’était très beau de pouvoir parler hyper simplement avec le pape. Ce qui m’a plus touchée, c’est le regard qu’il avait, il ne suivait pas la traduction de ce qu’on disait sur son papier, mais il nous regardait, nous, et aussi la manière dont il a salué Freddy m’a touchée. Un pape vraiment proche de nous. Il semblait très fatigué mais il avait un grand sourire et un beau regard. Pour moi, c’est un signe hyper fort d’avoir pu être là avec Lazare parce que la foi n’est pas forcément quelque chose de facile pour tous, de pouvoir être tous réunis autour d’un homme qui est plein de sagesse et dont le discours s’adapte vraiment à chacun. Il a parlé de l’image de la porte et ça a parlé à chacun, c’était pertinent pour chacun. Il nous a aussi dit que le plus gros risque pour Lazare serait d’oublier qu’on est petit. Ça m’a marquée, je me suis dit qu’il fallait s’en souvenir. S’étendre, pour partager notre joie, oui, mais rester petit, se savoir petit, savoir que ce qu’on a, on l’a reçu.

Je connaissais Lazare depuis 5 ans, en faisant des maraudes, et je m’étais dit qu’après mes études, j’y ferais une expérience. Entretemps, j’ai passé un an au Rocher à Toulon et un des piliers du Rocher, c’est le ‘vivre avec’. Habiter dans la cité avec des personnes de la cité a fait grandir en moi le désir de vivre encore plus proche avec des personnes en difficulté. Dans le même appart. J’avais le désir d’oser la rencontre encore plus. Le projet a muri, et ce désir de vivre à Lazare brûlait en moi. Quand j’ai trouvé mon boulot d’ingénieur, je n’avais pas du tout envie que ma vie soit réduite au métro-boulot-dodo et j’ai foncé. J’avais envie de donner de moi au Seigneur et aux autres.

Antony (bénévole à Nantes depuis 2 ans, Egyptien, copte orthodoxe)

Le pape est très simple, j’ai répondu à une de ses questions sur ce que nous a apporté notre expérience à Lazare, et j’ai dit qu’avant Lazare j’étais beaucoup à l’église, je lisais la Bible, j’apprenais les psaumes par cœur, mais à Lazare  j’ai appris à mettre la Bible en pratique en me donnant aux autres, en rendant service… Tous les chrétiens, quelle que soit notre appartenance, on a la même Bible, les mêmes actes pour rendre service aux autres, pour appliquer ce que dit la Bible. J’ai été frappé par son regard, son sourire, ses paroles, l’image de la porte qui est Dieu, qui est grande et qui accueille tout le monde, c’était compréhensible pour tous. Il a salué la moitié du groupe, toujours souriant, simple…

Je suis arrivé à Lazare parce que j’avais du mal à trouver un logement et j’ai entendu parler du projet, j’ai rencontré la responsable, les autres colocs, et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Au début ce n’était pas très facile. J’ai déjà fait des maraudes, rendu des services à des personnes en galère, mais vivre avec, au début ce n’était pas très facile pour moi dans ma tête, mais après j’ai découvert que c’est facile et qu’au fond de chacun, il y a quelque chose de bien et il faut le découvrir, c’est une expérience très riche.

Vianney, responsable à Bruxelles

Ce n’est pas la première fois qu’on rencontre le pape François. J’ai été touché, toujours, par sa proximité, son sourire, son écoute, sa capacité à improviser. Et son discours très simple sur Dieu qui est la porte dans nos vies, lui ouvrir la porte pour nous mais aussi pour les autres. Il a salué tous les colocs en serrant la main. Il y a une coloc qu’il avait rencontrée assez longuement en mai, elle était restée un peu en arrière cette fois-ci pour laisser la place aux autres, et le pape l’a vue, l’a reconnue et l’a interpellée par son prénom et lui a dit « on se connaît ». Il l’a appelée, elle est Colombienne, ils ont parlé en espagnol… Il se rappelait d’elle !

Propos recueillis par Hélène Ginabat

Source: ZENIT.ORG, le 28 août 2021

Non au travail des enfants: « Une tragédie ! »

Audience générale du 19 février 2020 © Vatican Media

Audience Générale Du 19 Février 2020 © Vatican Media

Non au travail des enfants: « Une tragédie ! »

« Des enfants privés de la possibilité de jouer, d’étudier et de rêver »

Non à « l’exploitation des enfants privés de la possibilité de jouer, d’étudier et de rêve »: c’est le coup de semonce du pape François après l’angélus de ce dimanche 13 juin 2021, au lendemain de la la Journée mondiale contre le travail des enfants, promue par l’ONU le 12. Il invite à éliminer cet « esclavage moderne ».

« La Journée mondiale contre le travail des enfants a été célébrée hier, a rappelé le pape, en italien. Ce n’est pas possible de fermer les yeux sur l’exploitation des enfants, privés du droit de jouer, d’étudier et de rêver. Selon les estimations de l’Organisation internationale du travail, il y a aujourd’hui plus de 150 millions d’enfants exploités pour le travail : une tragédie ! 150 millions : plus ou moins comme tous les habitants de l’Espagne, de la France et de l’Italie. Cela arrive aujourd’hui ! Tant d’enfants qui en souffrent : exploités pour le travail des enfants. Renouvelons tous ensemble l’effort pour éliminer cet esclavage de notre temps. »

Dans son message vidéo pour la 75e Assemblée générale des Nations Unies, le 25 septembre dernier, le pape recommandait de ne pas « ignorer les conséquences dévastatrices de la crise de la Covid-19 sur les enfants », qui par millions « ne peuvent pas retourner à l’école »: une situation qui, « dans de nombreuses régions du monde », risque de provoquer l’augmentation du travail, de l’exploitation, des abus et de la malnutrition des enfants.

Selon l’ONU, 152 millions d’enfants (64 millions de filles et 88 millions de garçons) sont astreints au travail des enfants dans le monde, ce qui représente presque un enfant sur dix à l’échelle mondiale. Il faut redoubler d’efforts pour atteindre la cible 8.7 des objectifs de développement durable (ODD), qui appelle à l’interdiction et à l’élimination immédiates des pires formes de travail des enfants.

Toujours selon l’ONU,

  • Le nombre d’enfants victimes du travail des enfants s’élève à 160 millions dans le monde – soit une augmentation de 8,4 millions d’enfants au cours des quatre dernières années.
  • Le secteur de l’agriculture représente 70 pour cent des enfants astreints au travail des enfants (112 millions), puis viennent le secteur des services, avec 20 pour cent (31,4 millions) et l’industrie avec 10 pour cent (16,5 millions).
  • Le travail des enfants est plus répandu chez les garçons que chez les filles, quelle que soit la tranche d’âge. Si l’on prend en compte les tâches ménagères effectuées pendant 21 heures ou plus par semaine, l’écart entre les sexes se réduit.
  • La prévalence du travail des enfants dans les zones rurales (14 pour cent) est près de trois fois supérieure à celle des zones urbaines (5 pour cent).

Source : ZENIT.ORG, le 13 juin 2021

10.05.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Jean d’Avila, († 1569)

Prêtre et docteur de l’Église

Jean d’Avila naît le 6 janvier 1499 à Almodóvar del Campo, près de Tolède, dans une noble famille. 

Il commença à étudier le droit à Salamanque, mais il passa rapidement à l’université d’Alcala de Henares où il obtint des diplômes en théologie et philosophie. Il demeura orphelin quand il était encore étudiant. Ordonné prêtre, il célébra en 1525 sa première messe dans l’église où étaient enterrés ses parents et il distribua sa part d’héritage aux pauvres.

En 1527 il projeta de partir pour le Mexique comme missionnaire, mais son zèle et son habilité d’orateur furent signalés à l’évêque de Séville qui le chargea d’organiser des missions populaires dans toute l’Andalousie pour raviver la foi sur ses terres. Sa notoriété d’orateur s’étendit rapidement auprès de toutes les couches sociales de la population jusqu’à devenir légendaire. Il fut également chargé de prononcer le sermon à l’occasion des funérailles de la reine Isabelle de Portugal, femme de Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, qui eurent lieu le 17 mai 1538. C’est son homélie, prononcée pour les obsèques d’Isabelle de Portugal, qui a provoqué la conversion de saint François Borgia ; celui-ci abandonna la charge de vice-roi de Catalogne pour devenir membre de la Compagnie de Jésus. 

Ami de saint Ignace de Loyola, il favorisa le développement et la diffusion des Jésuites en Espagne ; il soutint sainte Thérèse d’Avila dans son œuvre de réforme de l’ordre des carmélites et saint Jean de Dieu pour la fondation de l’ordre hospitalier. 

Il a été l’auteur de nombreuses œuvres à caractère de dévotion parmi lesquelles L’Épistolaire spirituelle et Audi filia, qui eurent un succès extraordinaire dans la seconde moitié du XVIIe siècle et qui furent traduits et diffusés dans toute l’Europe.

Il meurt le 10 mai 1569 à Montilla, dans la province de Cordoue. 

Jean d’Avila a été béatifié, le 4 avril 1894, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé, le 31 mai 1970, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). 

Le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013) a proclamé, dimanche 7 octobre 2012, saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) docteurs de l’Église. 

Pour un approfondissement :

>>> Vie et œuvres de saint Jean d’Avila

Saint Jean d’Avila priez pour nous !

04.05.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,27-31a. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise,
mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

acclamons et partageons la parole de Dieu !

Je vous donne ma paix - paix du christ

COMMENTAIRE :

Saint Jean XXIII (1881-1963)

pape – Encyclique « Pacem in Terris » § 164-171 (trad. © Libreria Editrice Vaticana rev.)

« C’est ma paix que je vous donne »

À tout croyant, il revient d’être, dans le monde d’aujourd’hui, une étincelle lumineuse, un foyer d’amour et un ferment pour toute la masse (Mt 5,14; 13,33). Chacun le sera dans la mesure de son union à Dieu. De fait, la paix ne saurait régner entre les hommes si elle ne règne d’abord en chacun d’eux, c’est-à-dire si chacun n’observe en lui-même l’ordre voulu par Dieu. (…) Il s’agit là, en fait, d’une entreprise trop sublime et trop élevée pour que sa réalisation soit au pouvoir de l’homme laissé à ses seules forces, fût-il par ailleurs animé de la plus louable bonne volonté. Pour que la société humaine présente avec la plus parfaite fidélité l’image du Royaume de Dieu, le secours d’en haut est absolument nécessaire. (…) Par sa Passion et par sa mort, le Christ a vaincu le péché, source première de toutes les discordes, détresses et inégalités (…). « C’est lui qui est notre paix (…). – Il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches » (Ep 2,14s). Et c’est ce même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours de Pâques : « Jésus, notre Seigneur ressuscité, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous, alléluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie » (cf Jn 20,19s). Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » C’est cette paix apportée par le Rédempteur que nous lui demandons avec insistance dans nos prières. Qu’il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu’il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d’amour fraternel. Qu’il éclaire ceux qui président aux destinées des peuples (…). Que le Christ enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l’amour mutuel, montrer de la compréhension à l’égard des autres et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Et qu’ainsi, grâce à lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme  le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point."  (Jean 14:27) -

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.

En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort.
Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,
et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.

Commentaire de Actes 14,19-28


Psaume 145(144),10-11.12-13ab.21.

Psaume 144 (145) - Paroisses d'Enghien - Saint Gratien, Saint Ferdinand  d'Argenteuil et Saint Paul des Raguenets

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur !
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !

20.04.2021 – SAINTE DU JOUR

Sainte Agnès de Montepulciano,

Abbesse dominicaine, (+ 1317)

Agnès (dans le siècle Agnese Segni) naît à Gracciano, près de Montepulciano (Toscane), le 28 janvier 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. 

À 4 ans, à l’âge où les enfants ne savent que jouer, Agnès cherchait la solitude pour mieux prier ; à 9 ans, à l’âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d’entrer chez les Religieuses du Sac à Montepulciano pour être à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu’une continuelle oraison.

À 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procena, où par le bref pontifical elle devient abbesse ; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Sœurs Dominicaines, où elle sera prieure.

Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé : elle lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne. Il la comble de faveurs extraordinaires, répond avec empressement à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.

Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçût. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui l’avait assisté dans son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer : « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme lui jusqu’à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, tout entière.

La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais auprès de mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici ; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole : « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne le quitterai plus ».

Elle meurt le 20 avril 1317, à l’âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. 

Agnès de Montepulciano fut canonisée le 12 mai 1726 par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730). 

Sainte Agnès priez pour nous !

28.02.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,2-10. 

En ce temps-là, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Marc 9 2 13aw

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église – Commentaire sur l’évangile de Luc, VII, 9s (2000 ans d’homélies, année B; trad. L. Brésard; Éd. Soceval 1999, p. 92; rev.)

« Il fut transfiguré devant eux ; ses vêtements devinrent resplendissants »

Trois sont choisis pour gravir la montagne, deux pour apparaître avec le Seigneur (…) Pierre monte, lui qui a reçu les clés du Royaume des cieux, et Jean à qui sera confiée la Mère de Jésus, et Jacques qui montera le premier à la dignité d’évêque. Puis apparaissent Moïse et Élie, la Loi et la prophétie, avec le Verbe. (…) Nous aussi, gravissons la montagne, implorons le Verbe de Dieu pour qu’il nous apparaisse dans sa « splendeur et sa beauté », qu’il « soit fort, s’avance en majesté et règne » (Ps 99,4). (…) Car si tu ne gravis pas la cime d’un savoir plus élevé, la Sagesse ne t’apparaît pas, la connaissance des mystères ne t’apparaît pas. Il ne t’apparaît pas quelle splendeur, quelle beauté est contenue dans le Verbe de Dieu, mais le Verbe de Dieu t’apparaît comme dans un corps « sans grâce ni beauté » (Is 53,2). Il t’apparaît comme un homme meurtri, capable de souffrir nos infirmités (v.5) ; il t’apparaît comme une parole née de l’homme, couverte du voile de la lettre, ne resplendissant pas de la force de l’Esprit (cf 2Co 3,6-17) (…) Ses vêtements sont autres en bas de la montagne, autres là-haut. Peut-être que les vêtements du Verbe sont les paroles des Écritures, habillant pour ainsi dire la pensée divine , et comme il est apparu à Pierre, Jacques et Jean sous un autre aspect, son vêtement resplendissant de blancheur, de même, aux yeux de ton esprit, s’éclaire déjà le sens des divines Écritures. Les paroles divines deviennent donc comme neige, les vêtements du Verbe « d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir. » (…) Une nuée survint et les prit sous son ombre. Cette ombre est celle de l’Esprit divin ; elle ne voile pas le cœur des hommes, mais révèle ce qui est caché (…) Tu le vois : non seulement pour les commençants, mais aussi pour les parfaits et même pour les habitants des cieux, la foi parfaite c’est de connaître le Fils de Dieu.

Homélie du deuxième dimanche de Carême

Lire également la lettre pastorale de Mgr Charles MOREROD

LECTURES :

Livre de la Genèse 22,1-2.9a.10-13.15-18.

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! »
Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. »
Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! »
L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

146 Versets de la Bible sur Abraham


Psaume 116(115),10.15.16ac-17.18-19.

Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert,
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.
à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

21 juillet 2017 – Psaume 115,17-18 | Movie posters, Movies, Poster


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,31b-34.

Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous.

31 Versets Biblique sur l'Encouragement - DailyVerses.net

18.02.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,22-25. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. »
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Résultat de recherche d'images pour "Luc 9,22-25"

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine – Le Héraut, Livre III, SC 143 (Œuvres spirituelles, trad. P. Doyère, éd. du Cerf, 1968, p. 159, rev.)

« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »

Se trouvant malade à l’approche d’une fête, Gertrude exprima au Seigneur le désir tout au moins d’un adoucissement jusqu’après cette fête pour ne pas être empêchée de la célébrer ; mais elle s’en remettait cependant sans réserve à la volonté divine. Le Seigneur lui donna cette réponse : « En m’exprimant ton désir et surtout en t’en remettant à ma volonté, c’est comme si tu me conduisais dans un jardin de délices, aux parterres fleuris et tout accueillants. Mais sache que, si je t’exauce pour que tu puisses te rendre à mon service, c’est comme si je te suivais dans le parterre de ton choix ; si au contraire, je ne t’exauce pas et que tu persévères dans la patience, c’est comme si tu me suivais dans le parterre de mon choix. Je trouve en effet plus d’agrément en toi dans l’état de désir parmi la souffrance qu’en celui de piété satisfaite. »

LECTURES :

Livre du Deutéronome 30,15-20.

Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.
Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,
je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,
en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »


Psaume 1,1-2.3.4.6.

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

17.02.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Résultat de recherche d'images pour "Matthieu 6,1-6.16-18"

COMMENTAIRE :

Saint Léon le Grand (?-v. 461)

pape et docteur de l’Église – Quatrième sermon pour le Carême, 1-2 SC 49( Sermons, t. 2; trad. R. Dolle; É du Cerf 1957, p. 43-45 rev.)

« C’est maintenant le jour favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2Co 6, 2)

      « Voici maintenant le jour du salut ! » Sans doute, il n’est pas de saison qui ne soit pleine des dons divins, et la grâce de Dieu nous ménage en tout temps l’accès à sa miséricorde ; c’est maintenant cependant que tous les cœurs doivent être stimulés avec plus d’ardeur à leur avancement spirituel et animés d’une plus large confiance, alors que le jour où nous avons été rachetés nous invite par son retour à toutes les œuvres de la piété. Ainsi célébrerons-nous, le corps et l’âme purifiés, le mystère qui l’emporte sur tous les autres : le sacrement de la Pâque du Seigneur. De tels mystères exigeraient un effort spirituel sans défaillance (…), en sorte que nous demeurions toujours sous le regard de Dieu, tels que devrait nous trouver la fête de Pâques. Mais cette force spirituelle n’est le fait que d’un petit nombre d’hommes ; pour nous au milieu des activités de cette vie, par la faiblesse de la chair, le zèle se détend. (…) Pour rendre la pureté à nos âmes, le Seigneur a donc prévu le remède d’un entraînement de quarante jours, au cours desquels les fautes des autres temps puissent être rachetées par les bonnes œuvres et consumées par les saints jeûnes. (…) Prenons donc soin d’obéir au commandement de l’apôtre Paul : « Purifiez-vous de toute souillure de la chair et de l’esprit » (2Co 7,1). (…) Mais que notre manière de vivre soit en accord avec notre abstinence. Le tout du jeûne n’est pas dans la seule abstention de nourriture ; il n’y a aucun profit à soustraire les aliments au corps si le cœur ne se détourne pas de l’injustice, si la langue ne s’abstient pas de la calomnie. (…) Ce temps, c’est celui de la douceur, de la patience, de la paix (…). Qu’aujourd’hui l’âme forte s’habitue à pardonner les injustices, à compter pour rien les affronts, à oublier les injures. (…) Que la retenue des âmes religieuses ne soit pas triste, mais sainte ; qu’on n’entende pas parmi elles le murmure des plaintes, elles à qui ne manquent jamais les consolations des joies saintes.

LECTURES :

Livre de Joël 2,12-18.

Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

Résultat de recherche d'images pour "Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil"


Psaume 51(50),3-4.5-6ab.12-13.14.17.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Résultat de recherche d'images pour "PSAUME 50"

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture : ‘Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru.’ Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

Haïti : sœur Dachoune Sévère finalement libérée

HAITI

Fair use

Haïti : sœur Dachoune Sévère finalement libérée

Une petite sœur de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, sœur Dachoune Sévère, a été enlevée à Haïti dans la nuit de vendredi à samedi 9 janvier. Ses ravisseurs réclamaient une rançon. Elle a été libérée dimanche soir.

Soulagement au sein de la communauté catholique d’Haïti. Enlevée dans la nuit de vendredi à samedi 9 janvier alors qu’elle était dans sa résidence située à Port-au-Prince sœur Dachoune Sévère, religieuse au sein de la congrégation des Petites Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a été libérée dimanche 10 janvier dans la soirée, indique l’agence Fides. « Nous rendons grâce à Dieu pour la libération de la religieuse et dans le même temps nous remercions tous ceux qui ont prié pour sa libération », a communiqué le père Gilbert Peltrop, secrétaire général de la Conférence des Religieux d’Haïti.

Si cet enlèvement a suscité une réelle inquiétude à travers le pays, il n’est malheureusement pas un cas isolé. Missionnaire à Haïti, le père Renold Antoine a expliqué à l’agence Fides qu’une dizaine de cas similaires sont enregistrés chaque jour dans la zone de Port-au-Prince. « Jusqu’ici les autorités de l’État n’ont rien fait pour bloquer cette dérive qui sème la peur et le deuil parmi la population haïtienne », affirme-t-il. « Dans la mesure où cette situation représente aujourd’hui une menace significative pour tous les Haïtiens, nous implorons la miséricorde de Dieu sur Haïti, de manière à ce que cesse ce mal qui dévore actuellement la société ».

Pays caribéen de 12 millions d’habitants situé sur l’île d’Hispaniola, territoire qu’il partage avec la République dominicaine, Haïti se trouve depuis plusieurs années dans une situation critique. Alors que plus de six millions d’Haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté, 60% de sa population subsiste avec moins deux dollars par jour.

Source: ALETEIA, le 11 janvier 2021