04.06.2026 – SAINT DU JOUR

St Philippe Smaldone

Saint Philippe Smaldone
« Apôtre des sourds-muets »
Prêtre et fondateur des
« Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs » 

Filippo Smaldone vécut de 1848 à 1923, période qui fut marquée par des années où les difficultés et les tensions, au sein de la société italienne et dans l’Église, étaient particulièrement importantes. Premier des sept enfants de Antonio et Maria Concetta De Luca, il naît à Naples, dans le quartier populaire « Mercato » le 17 juillet 1848, année de la fameuse « insurrection de Naples ».  

Alors qu’il n’avait que douze ans, il assista à la chute politique de la monarchie des Bourbons, auxquels sa famille était fortement liée ; au moment de la conquête de Garibaldi, l’Église napolitaine vécut des moments dramatiques, spécialement avec l’exil de son archevêque, le Cardinal Sisto Riario Sforza.

Les temps n’étaient certainement pas favorables et ne promettaient rien de bon pour l’avenir, spécialement pour la jeunesse, qui subissait les changements difficiles d’une société fragile et sans cesse en mouvement sur les plans sociologique, politique et religieux. C’est précisément dans cette période de crise institutionnelle et sociale, que Filippo prit la décision irrévocable de se faire prêtre et de s’engager pour toujours au service de l’Église, envers laquelle se développaient de nombreuses oppositions et de multiples persécutions. Pendant qu’il était encore étudiant en philosophie, il voulut mettre son avenir ecclésiastique sous le signe du service charitable, se consacrant à l’assistance d’une partie importante de la population mise au ban de la société et souvent abandonnée en ces temps-là à Naples : les sourds-muets.

Il s’appliqua à exercer une intense activité caritative, dans laquelle il se distingua particulièrement, beaucoup plus que dans les études ; de ce fait, ses résultats scolaires, qui conditionnaient l’accès aux Ordres Mineurs, étaient insuffisants ; ceci entraîna son passage de l’archidiocèse de Naples à celui de Rossano Calabro, où l’archevêque, Mgr Pietro Cilento, l’accueillit à bras ouverts, considérant sa bonté et son grand esprit religieux. Malgré le changement canonique de diocèse – qui cependant dura peu puisque, en 1876, avec la permission de son évêque, il fut de nouveau incardiné à Naples, – il demeura cependant dans la ville de Naples où il continua ses études ecclésiastiques sous la direction d’un des Maîtres du Collège des Théologiens, tout en poursuivant avec zèle son service auprès des sourds-muets.

Il fut ordonné sous-diacre à Naples le 31 juillet 1870, par Mgr Pietro Cilento, qui l’appréciait énormément et voulut l’ordonner personnellement. Le 27 mars 1871, il fut ordonné diacre et, finalement, le 23 septembre 1871, avec la dispense d’âge canonique de quelques mois, car il n’avait pas atteint les 24 ans exigés pour le sacerdoce, il fut ordonné prêtre à Naples, avec une joie indicible au fond de son cœur plein de bonté et de douceur. Dès son ordination sacerdotale, il commença un fervent ministère, à la fois comme catéchiste dans des groupes de prière du soir, qu’il avait fréquentés avec grand profit, encore enfant, comme collaborateur dévoué dans plusieurs paroisses, spécialement de la paroisse S. Caterina in Foro Magno, ainsi que comme visiteur assidu et apprécié par les malades dans des cliniques, dans des hôpitaux et chez des particuliers. Par sa charité, il parvint au sommet de la générosité et de l’héroïsme au moment d’une grave peste qui frappa la ville de Naples ; il tomba lui-même malade jusqu’à l’épuisement et il fut sur le point de perdre la vie ; il fut cependant guéri par Notre-Dame de Pompéi (La Vierge de Pompéi), pour laquelle il eut toute sa vie une dévotion particulière.

Mais la plus grande charge pastorale de don Filippo Smaldone était l’éducation des pauvres sourds-muets, auxquels il aurait voulu consacrer toute son énergie, avec des méthodes plus appropriées que celles qu’il voyait utiliser par d’autres éducateurs. Il souffrait beaucoup de constater que, malgré tous les efforts faits par beaucoup, l’éducation et la formation humaine et chrétienne de ces malheureux, considérés souvent comme des païens, ne portaient pas de fruits. À une époque, peut-être pour donner à son engagement sacerdotal un sens plus concret et plus précis, il envisagea de partir comme missionnaire dans les missions étrangères. Mais son confesseur, qui l’avait suivi continuellement depuis son enfance, lui fit comprendre que sa « mission » était parmi les sourds-muets de Naples. Dès lors, il se consacra totalement à l’apostolat parmi les sourds-muets, qui lui étaient chers. Il quitta la maison paternelle et alla vivre pour toujours parmi un groupe de prêtres et de laïcs, qui avaient l’intention de constituer une Congrégation de Prêtres Salésiens, sans pourtant réussir à réaliser leur rêve. Au fil du temps, il acquit une grande compétence pédagogique auprès des sourds-muets, et, petit à petit, il projeta de réaliser personnellement, si telle était la volonté du Seigneur, une institution durable, capable de se consacrer aux soins, à l’instruction et à l’assistance, humaine et chrétienne, de ceux qui sont atteints de surdité.

Le 25 mars 1885, il partit pour Lecce, afin d’ouvrir, avec don Lorenzo Apicella, un Institut pour sourds-muets. Il y fit venir quelques « religieuses », que lui-même avait formées, et il jeta ainsi les bases de la Congrégation des « Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs » qui, ayant reçu la bénédiction et les encouragements des évêques successifs de Lecce, Mgr Salvatore Luigi dei Conti Zola et Mgr Gennaro Trama, eut un développement rapide et important. Il avait l’habitude de répéter : « Prenez l’Évangile pour guide et Jésus pour modèle. »

En raison du nombre croissant de personnes à accueillir et à assister, l’Institut de Lecce, comprenant des branches féminines et masculines, eut de plus en plus de maisons, jusqu’à acquérir le célèbre ancien couvent des Déchaussées, qui devint la résidence définitive et la Maison Mère de l’Institut. En 1897, fut créé l’Institut de Bari.

La compassion du Père Smaldone n’avait pas de limite. Il ne savait pas dire non à la demande de nombreuses familles pauvres ; aussi, commença-t-il à accueillir, en plus des sourds-muets, des filles aveugles, des petites filles orphelines et abandonnées. Plus largement, il était attentif à toutes les nécessités humaines et morales de l’ensemble de la jeunesse. Il ouvrit, donc, plusieurs maisons, en y adjoignant des écoles maternelles, des ateliers pour jeunes filles, des pensions pour étudiantes, dont une à Rome. Pendant la vie du Père Smaldone, malgré les rudes épreuves dont elles eurent à souffrir, soit de l’extérieur soit à l’intérieur même de l’Institut, l’Œuvre et la Congrégation connurent un développement discret, mais s’affermirent. À Lecce, le fondateur eut à mener une lutte acharnée contre l’administration communale très laïque et opposée à l’Église. Au sein de la Congrégation, il vécut avec amertume la délicate et complexe histoire de succession de la première Supérieure Générale, succession qui provoqua une longue Visite apostolique. Ces deux événements révélèrent l’âme vertueuse du Père Smaldone, et il fut évident que sa fondation était voulue par Dieu, qui purifie par la souffrance les œuvres nées en son nom et ses fils les plus chers.

Pendant environ une quarantaine d’années, le Père Filippo Smaldone poursuivit inlassablement et sans compter son œuvre caritative, sous de multiples formes, au soutien matériel et à l’éducation morale des sourds-muets, qui étaient chers à son cœur et envers lesquels il manifestait affection et attention, comme un père ; il s’attachait aussi à introduire ses Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs dans la perfection de la vie religieuse.

À Lecce, c’est d’abord dans la fonction de directeur de l’Institut et de fondateur des Sœurs salésiennes, qu’il fut unanimement reconnu, puis ce fut aussi grâce à un ministère sacerdotal important et varié. Il fut un confesseur assidu et estimé de prêtres et de séminaristes, ainsi qu’un confesseur et un directeur spirituel de plusieurs communautés religieuses. Il fonda aussi la Ligue Eucharistique des Prêtres adorateurs et des Dames adoratrices ; il fut encore Supérieur de la Congrégation des Missionnaires de Saint François de Sales pour les Missions populaires. Pour tout cela, il fut décoré de la Croix « Pro Ecclesia et Pontifice », compté parmi les chanoines de la Cathédrale de Lecce et décoré par les Autorités civiles.

Il termina ses jours à Lecce, supportant, avec une sérénité admirable, un diabète associé à des complications cardiaques et circulatoires et à une sclérose qui se généralisait. Le 4 juin 1923 à 21 heures, après avoir reçu le soutien spirituel et la bénédiction de son archevêque, Mgr Trama, il mourut saintement à l’âge de 75 ans, entouré de plusieurs prêtres, de sœurs et de sourds-muets.

Filippo Smaldone a été béatifié le 12 mai 1996, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), et canonisé le 15 octobre 2006, à Rome place saint Pierre, avec trois autres bienheureux : Rafael Guízar Valencia (1878-1938)Rosa Venerini (1656-1728)Théodore Guérin (1798-1856),  par le pape  Benoît XVI (Homélie du Pape ).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Saint Philippe Smaldone priez pour nous !

04.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34. 

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Exercices IV, SC 127 (Œuvres spirituelles, trad. J. Hourlier et A. Schmitt, Éd. du Cerf, 1967, p. 127, 141, 143 ; rev.)

Consolide-moi dans ton amour

Ô douceur et dilection, mon Dieu, ma miséricorde, ah, envoie maintenant des cieux ton Esprit Saint, et crée en moi un cœur nouveau et un esprit nouveau (Ez 18,31). Que ton onction m’enseigne sur toutes choses ; car je t’ai choisi entre mille (Ct 5,10), et je t’aime plus chèrement que tout autre amour, plus que l’amour de ma propre vie. Que la vertu de mon âme abonde de l’éclat et de la beauté de cette charité que tu convoites, car je te désire ardemment. Ah, fais-moi paraître en ta présence d’une façon digne de toi. Oui, me voici, je viens à toi que j’ai aimé, en qui j’ai cru, à qui j’ai donné mon cœur. (…) Mon très aimé Jésus, je désire suivre avec toi la règle d’amour, grâce à laquelle je pourrai renouveler ma vie et la passer en toi. Oh, place ma vie sous la garde de ton Esprit Saint afin qu’en tout temps je sois trouvée très empressée à tes commandements. Rends ma conduite conforme à la tienne ; consolide-moi dans ton amour et dans la paix. Enferme-mes sens dans la lumière de ta charité, afin que toi seul tu m’enseignes, me diriges et me formes, au plus intime de mon cœur. Absorbe mon esprit dans ton esprit, si puissamment et si profondément que vraiment je sois tout entière ensevelie en toi, et que dans cette union avec toi je me quitte moi-même, et que nul, si ce n’est ton amour, ne connaisse ma sépulture en toi. Là, que l’amour m’enferme sous son sceau et m’enchaîne à toi par un lien indivisible. Amen.

LECTURES :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-15. 

Bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.
C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.
Voilà ce que tu dois rappeler, en déclarant solennellement devant Dieu qu’il faut bannir les querelles de mots : elles ne servent à rien, sinon à perturber ceux qui les écoutent.
Toi-même, efforce-toi de te présenter devant Dieu comme quelqu’un qui a fait ses preuves, un ouvrier qui n’a pas à rougir de ce qu’il a fait et qui trace tout droit le chemin de la parole de vérité.

Psaume 25(24),4-5ab.8-9.10.14. 

R/ Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. (Lc 21, 28)

Seigneur, enseigne-moi tes voies, 
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles, 
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité 
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ; 
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

03.06.2026 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: Léon XIV invite à redécouvrir la force spirituelle des rites liturgiques

Lors de l’audience générale de ce mercredi 3 juin, le Pape a poursuivi sa série de catéchèse sur la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium. Léon XIV a consacré sa réflexion à certains éléments de la liturgie sacrée: «le rite, le signe et le symbole», rappelant que les rites sacrés ne sont pas de simples cérémonies extérieures, mais une véritable médiation intérieure du mystère de l’expérience de Dieu dans la vie des croyants.

Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican

Poursuivant sa série de catéchèse sur les textes importants de la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium, le Pape a médité sur le récit des disciples d’Emmaüs dans l’Évangile de saint Luc. Il a expliqué que la liturgie permet aux croyants de reconnaître la présence du Christ à travers des gestes concrets et sacrés à l’instar des disciples d’Emmaüs qui le reconnurent à la fraction du pain. Léon XIV a rappelé que le Concile Vatican II, en s’inspirant du travail du Mouvement liturgique, è aider «à redécouvrir une vérité très vive dans la conscience de l’Église primitive et dans l’enseignement des Pères.».

Ainsi, «les rites de la liturgie chrétienne ne sont pas un revêtement extérieur du mystère sacramentel, un ensemble de cérémonies arbitraires, mais ils sont la médiation ecclésiale par laquelle nous parvient le don divin.». C’est dans ce sens et pour cette raison que le Concile invite les fidèles «à comprendre le Mysterium fidei qui se réalise dans la liturgie à travers les rites et les prières» (cf. SC, 48)[1], a poursuivi le Successeur de Pierre.

«Goûter la présence de Dieu par Jésus-Christ»

Le Souverain pontif a ensuite insisté sur la participation vraie, intérieure et extérieure, des fidèles à la célébration liturgique. Ce qui rend capable de faire l’expérience de Dieu.

“Le rite donne forme à l’action liturgique et, à travers elle, à notre vie, suscitant en nous une sensibilité spirituelle qui nous rend capables de goûter la présence de Dieu par Jésus-Christ.”

Cependant, cette transformation spirituelle ne peut se produire si les croyants restent «des spectateurs étrangers ou muets». Au contraire, nous sommes appelés à participer à la liturgie de «tout notre être – corps, esprit et cœur –, en obéissance au commandement du Seigneur». À travers le rite sacré, «nous sommes ainsi formés à l’écoute de la Parole de Dieu, à l’action de grâce et à l’adoration, au partage fraternel et à la communion ecclésiale, a expliqué le Pape. Nous découvrons que nous sommes une assemblée aux multiples visages, réunie par la même foi».

Dans la liturgie, nous trouvons une pause qui régénère

Léon XIV a également souligné la valeur spirituelle du rite et des gestes de prières dans une société marquée par l’agitation et la recherche de performance. Le rite «nous plonge dans une séquence bien définie de gestes et de prières, qui peut parfois contrarier notre tendance individuelle à la spontanéité», a-t-il observé. Pourtant, sa logique «n’est pas d’enfermer la liberté dans des schémas». Au contraire, «par la sobriété solennelle de ses rythmes, le rite interrompt les activités frénétiques nous ramenant à l’essentiel». Dans la liturgie, les croyants découvrent «une autre dimension de l’agir, qui n’est pas guidée par des calculs de rendement, a poursuivi l’Évêque de Rome, (….) une logique de gratuité, (…) une pause qui régénère le cœur». C’est ainsi, selon le Pape, que «nous apprenons à vivre dans un rythme habité par l’Esprit Saint».

Les signes et symboles «touchent le cœur et l’esprit»

Le Pape a ensuite développé la signification des signes et symboles liturgiques qui tissent la grammaire du rite. La liturgie, a-t-il rappelé en citant Sacrosanctum Concilium, est le lieu où «la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière propre à chacun d’eux». Les signes liturgiques, selon le Catéchisme de l’Église Catholique, «se précisent dans les événements de l’Ancienne Alliance et se révèlent pleinement dans la personne et l’œuvre du Christ»

Évoquant le symbole de l’eau, Léon XIV a montré comment celui-ci traverse toute l’histoire du salut:

“Depuis les origines de la création jusqu’au déluge, depuis la traversée de la mer Rouge jusqu’au Jourdain, jusqu’à l’eau qui jaillit du côté du Christ et devient signe sacramentel de l’immersion dans sa mort et résurrection.”

Le Saint-Père a précisé que le signe ne renvoie pas seulement à une idée abstraite, mais «à tout un système de significations et de valeurs». Les symboles liturgiques possèdent ainsi «une dimension singulière, performative et transformatrice, (…) touchant le cœur et l’esprit, suscitant d’authentiques relations ecclésiales».

L’homme doit retrouver sa capacité symbolique

Dans la dernière partie de sa catéchèse, Léon XIV a repris une réflexion du Pape François dans sa lettre apostolique Desiderio desideravi, inspirée du théologien Romano Guardini: «la première tâche du travail de formation liturgique oblige l’homme à retrouver sa capacité symbolique». Pour cela, il a invité l’Église à se laisser «éduquer par les rites de la liturgie, en soignant avec délicatesse et sans arbitraire la beauté des célébrations et en s’engageant dans une authentique mystagogie». Une «liturgie vivante et pieuse, accompagnée d’une catéchèse mystagogique appropriée, est la meilleure ressource pour réveiller en chacun cette ouverture à la rencontre avec Dieu». Car, a conclu le Pape, dans la logique de l’Incarnation, cette rencontre implique «tout l’homme: esprit, âme et corps» citant la première lettre aux Thessaloniciens.

[1] Constitution sur la sainte liturgie, Sacrosanctum Concilium.

Source : VATICANNEWS, le 3 juin 2026

Le Pape Léon XVI lors de la procession de la Fête-Dieu, le 22 juin 2025, de la basilique Saint-Jean-de-Latran à la basilique Sainte-Marie-Majeure.  (ANSA)

Fête-Dieu: les processions sont «un courageux témoignage de foi»

Léon XIV, dans ses salutations à la fin de l’audience générale d’aujourd’hui, évoque la prochaine solennité du Très Saint Corps et Sang du Christ. Il exhorte à regarder le cœur de Jésus pour transformer le nôtre, «le rendant plus patient, généreux et compatissant».

Benedetta Capelli – Cité du Vatican

Marcher derrière le Très Saint-Sacrement pour rappeler que Dieu est au milieu de nous et qu’il se tient à nos côtés. C’est ce que rappelle le Pape dans ses salutations en plusieurs langues lors de l’audience générale, en référence à la solennité de la Fête-Dieu (Corpus Domini), ce jeudi 4 juin. En s’adressant aux pèlerins se trouvant place Saint-Pierre, Léon XIV rappelle le sens et l’importance des processions qui ont lieu ce jour-là.

«Dans l’Eucharistie, a affirmé Léon XIV, nous contemplons Jésus, pain rompu et donné pour chacun d’entre nous. Expression de la piété eucharistique populaire, les processions avec le Très Saint-Sacrement qui se déroulent dans les rues de tant de villes dans le monde sont une manifestation que j’encourage à maintenir vivante comme un beau témoignage public de foi».

Dieu avec nous

Une pensée également réitérée dans les salutations aux fidèles polonais, où il rappelle que Jésus est vivant et marche avec nous.  

“Que la participation aux processions eucharistiques – surtout de la part des familles, des enfants et des jeunes – soit un courageux témoignage de foi et rappelle à tous que Dieu est présent au milieu de son peuple et qu’il l’accompagne dans la vie quotidienne.”

Témoins de son amour

Léon XIV, dans son message aux pèlerins de langue anglaise, insisté ensuite sur la force que procure l’Eucharistie. «Alors que nous nous préparons à la solennité du Très Saint Corps et Sang du Christ, laissons-nous fortifier par ce don divin et devenons des témoins de son amour pour tous ceux que nous rencontrons», a dit le Pape.

Aux fidèles de langue portugaise, il rappelle que juin est le mois dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Le Pape invite chacun à se rapprocher de Lui pour transformer son cœur: «Chers frères et sœurs, en ce mois dédié au Sacré-Cœur de Jésus, approchons-nous de la source de la miséricorde et de la tendresse de Dieu, afin que le Ressuscité transforme notre cœur, le rendant plus patient, généreux et compatissant».

Moyen-Orient, des prêtres encouragés

Dans ses salutations, la pensée du Pape s’est enfin tournée vers les prêtres et religieux du Moyen-Orient, auxquels il assure sa prière et sa bénédiction pour leur ministère et «les attentes de leurs pays respectifs».

Source : VATICANNEWS, le 3 juin 2026

Marie, « une icône vivante de l’Église », déclare le patriarche de Roumanie

Marie, « une icône vivante de l’Église », déclare le patriarche de Roumanie

Sa Béatitude le patriarche Daniel de l’Église orthodoxe roumaine a déclaré en mars 2026 que la Mère de Dieu occupe une place centrale dans l’histoire du salut de l’humanité, la décrivant comme « une icône vivante de l’Église, obéissante à Dieu dans l’humilité ».

Il a souligné que la fête de l’Annonciation marque « le commencement de notre salut et la révélation du mystère caché depuis les siècles ».

« Le salut signifie l’union de l’homme avec Dieu, l’union de l’humanité mortelle avec le Dieu éternellement vivant. C’est ici que commence l’union de la nature humaine, assumée par Dieu le Fils, par l’œuvre du Saint-Esprit, à partir de la nature humaine de la Mère de Dieu. »

Le patriarche de Roumanie a expliqué que la vénération exceptionnelle de la Mère de Dieu commence au moment même de l’Annonciation, initiée par Dieu lui-même par l’intermédiaire de l’archange Gabriel : « La vénération de la Vierge Marie, Mère de Dieu, a été initiée par l’archange Gabriel, qui l’a saluée avec une humble révérence en disant : “Réjouis-toi, pleine de grâce.” »

Cette vénération est poursuivie et confirmée par Élisabeth : « Elle est appelée par sa parente Élisabeth « bénie entre toutes les femmes » et « la Mère de mon Seigneur ». Ainsi, le titre de Mère de Dieu vient du Nouveau Testament, donné par Élisabeth. Elle n’a pas dit « ma cousine est venue me rendre visite », mais « pourquoi m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne vers moi ? » Le patriarche Daniel a souligné comment l’Église a perpétué cette vénération, notant que la Mère de Dieu occupe une place unique dans l’économie du salut en tant que « la créature la plus proche de la Sainte Trinité ».

Aurelian Iftimiu, 26/03/26

basilica.ro

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie