Des chapelets de pain pour survivre au cœur de la sinistre prison de Hanoi (II)

Des chapelets de pain pour survivre au cœur de la sinistre prison de Hanoi (II)

Dans l’enceinte brutale de la sinistre prison dite du Hanoi Hilton pendant la guerre du Vietnam, où les prisonniers de guerre américains ont enduré la torture, l’isolement et des souffrances inimaginables, un petit objet est devenu une puissante source d’espoir : un chapelet entièrement fait de pain.

Pour de nombreux prisonniers, ces chapelets étaient bien plus que de simples objets de dévotion. Dans un environnement marqué par la peur, la solitude et la souffrance, ils leur rappelaient que Dieu ne les avait pas abandonnés.

Le Hanoi Hilton, officiellement connu sous le nom de prison de Hoa Lo, est devenu tristement célèbre pendant la guerre du Vietnam pour le traitement brutal infligé aux prisonniers américains. De nombreux prisonniers de guerre ont témoigné par la suite que la foi, la prière et la fraternité avaient été essentielles à leur survie. Ces chapelets de pain faits à la main symbolisaient la résilience face au désespoir. Ils incarnaient le courage sans armes, la prière sans église et l’espoir caché derrière les murs de la prison.

À bien des égards, ce prisonnier catholique anonyme qui a fabriqué ces chapelets incarnait l’héroïsme discret de la foi — offrant un réconfort spirituel à ses codétenus tout en risquant lui-même des sanctions.

Des histoires comme celle de Bill continuent de résonner car elles révèlent quelque chose de profondément humain et profondément chrétien : même dans les lieux de ténèbres, la foi trouve le moyen de survivre. Le chapelet de pain témoigne non seulement de la dévotion catholique, mais aussi de la force inébranlable de l’esprit humain.

À une époque où de nombreuses personnes à travers le monde souffrent encore de persécutions, d’emprisonnement et de privations en raison de leurs croyances, cette histoire nous rappelle que de petits actes de courage peuvent devenir de profonds signes d’espoir. Au cœur de l’une des prisons les plus sombres de la guerre du Vietnam, un simple chapelet fait de pain est devenu un rappel sacré que la foi ne peut être emprisonnée. Et des décennies plus tard, son histoire continue de parler.

Jacqueline Burkepile, 14 mai 2026

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.07.2026 – SAINTE MARIE-MADELAINE

Ste Marie Madeleine

Sainte Marie-Madeleine
(Ier siècle)

Marie-Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d’une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie vivait dans les plaisirs au point qu’elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu’on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée de sept démons (cf. Marc 16,9) jusqu’au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Marie-Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence.

C’est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole : « Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé. »

Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l’Évangile ; elle contemple Jésus et L’écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s’occupe seule du service de la maison : « Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part. »

Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Marie-Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d’épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l’une des premières visites du Christ ressuscité : « Marie ! » s’écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d’amour : « Ô mon Maître ! »

D’après une tradition française, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Marie-Madeleine, elle s’enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu’humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d’amour.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Sainte Marie-Madeleine priez pour nous !

22.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1.11-18. 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.

Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Stichères de la Résurrection, SC 486 (Sinaiticus graecus 864 ; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 394-395 ; rev.)

Par ta résurrection, tu as ressuscité nos âmes !

Seigneur, bien que tu aies comparu au tribunal quand tu étais jugé par Pilate, tu n’as pas abandonné le trône sur lequel tu sièges avec le Père ; ressuscité d’entre les morts, tu as libéré le monde de l’esclavage de l’Ennemi afin de sauver nos âmes. Seigneur, quand tu as été cloué sur la croix et as étendu tes deux mains, alors tu as aboli par ta force la puissance de la mort et, descendu dans l’enfer, tu en as délivré les âmes ; par ta résurrection, tu as ressuscité aussi nos âmes et les as illuminées. Seigneur, bien que tu aies été déposé dans la tombe comme un cadavre, c’est comme un roi endormi que les soldats te gardaient, comme sur un trésor de vie qu’ils ont mis les scellés : mais tu es ressuscité et tu as accordé l’incorruptibilité à nos âmes. Seigneur, en proclamant ta Résurrection ton ange a effrayé les gardiens, mais il a interpellé les femmes avec ces mots : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il est ressuscité, car il est Dieu, et il a donné la vie à l’univers ! »

LECTURES :

Cantique des cantiques 3,1-4a. 

Paroles de la bien-aimée.
Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé.
Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé.
Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? »
À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas.

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9. 

R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur mon Dieu ! (Ps 62, 2b)

Dieu, tu es mon Dieu, 
je te cherche dès l’aube : 
mon âme a soif de toi ; 
après toi languit ma chair, 
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire, 
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie : 
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir, 
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ; 
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours : 
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi, 
ta main droite me soutient.

Des chapelets de pain pour survivre au cœur de la sinistre prison de Hanoi (I)

Des chapelets de pain pour survivre au cœur de la sinistre prison de Hanoi (I)

Dans l’enceinte brutale de la sinistre prison dite du Hanoi Hilton pendant la guerre du Vietnam, où les prisonniers de guerre américains ont enduré la torture, l’isolement et des souffrances inimaginables, un petit objet est devenu une puissante source d’espoir : un chapelet entièrement fait de pain.

S’accrochant à des souvenirs vieux de plusieurs décennies, Bill, un ancien prisonnier de guerre qui a séjourné dans ce camp de prisonniers tristement célèbre décrit l’extraordinaire chapelet qu’il avait reçu d’un codétenu — un prisonnier catholique dont les actes de foi discrets sont devenus une bouée de sauvetage pour beaucoup derrière les murs de la prison.

Chaque prisonnier recevait un petit morceau de pain chaque matin. Alors que la plupart des détenus avaient désespérément besoin de chaque miette pour survivre, un prisonnier catholique plus âgé a choisi de sacrifier une partie de sa ration pour une cause plus grande. « Il fabriquait des chapelets », se souvient Bill.

À l’aide de sa ration quotidienne de pain, le prisonnier façonnait soigneusement de minuscules grains de chapelet à la main. Des fils tirés des couvertures de la prison servaient de trame , tandis que de l’encre de stylo volée était utilisée pour foncer et colorer les grains. Dans un endroit où même la plus petite pratique religieuse pouvait entraîner de sévères punitions, cet acte était incroyablement dangereux. Pourtant, le prisonnier a continué.

Chaque fois que de nouveaux prisonniers de guerre catholiques arrivaient, il s’approchait secrètement de leurs cellules et leur lançait les chapelets faits main à travers les minuscules fenêtres de la prison, au risque de graves conséquences s’il était découvert.

Bill se souvient avoir reçu l’un de ces chapelets de pain pendant son emprisonnement. Malgré les conditions terribles à l’intérieur de la prison, il réussit à le garder caché jusqu’à sa libération. « Lors de la première libération de prisonniers — les malades et les blessés —, ils ne nous ont pas fouillés très minutieusement », dit-il. « Nous avons donc pu faire sortir en cachette beaucoup d’objets. » Parmi ces trésors cachés se trouvait le fragile chapelet fait de pain — un témoin silencieux de la foi sous la persécution.

Jacqueline Burkepile, 14 mai 2026

CatholicConnect

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.07.2026 – SAINT DU JOUR

St Laurent de Brindisi

Saint Laurent de Brindisi
Capucin et docteur de l’Église

Lorenzo (dans le siècle : Giulio Cesare) da Brindisi, prédicateur et théologien de la trempe de saint Antoine de Padoue et de saint Bonaventure, eut une féconde activité apostolique. Parlant plusieurs langues, dont l’hébreu, il fut professeur de théologie et d’Écriture Sainte. Il construisit une synthèse doctrinale puissante, comme ses contemporains jésuites, Pierre Canisius et Robert Bellarmin. On conserve de lui 840 homélies, dont 84 sur la Vierge Marie, et des commentaires sur 35 000 textes bibliques. Cela lui valut d’être déclaré Docteur de l’Église en 1959 par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Laurent naît à Brindisi le 22 juillet 1559, ville portuaire faisant le trait d’union entre le monde oriental et le monde romain. On lui donne comme prénom Jules-César. Âgé de dix ans, il perd son père et entre à 16 ans chez les capucins de Vérone. 

Le 24 mars 1576, à 19 ans, il fait profession, prenant le nom de Laurent, comme le fameux diacre martyr. La réforme capucine, avec son retour aux sources, est alors en pleine expansion. Lancée en 1526, par Mathieu de Basci, Louis et Raphaël de Fossombrone, cette réforme compte déjà 5000 frères, après 50 ans. Elle en comptera bientôt 17 000, en son premier siècle d’existence, 32 000 en deux siècles. On envoie étudier Laurent à Padoue, ville universitaire. Doué d’une mémoire prodigieuse, il s’applique aux sciences sacrées, devenant maître en exégèse et en patrologie. Son originalité est de devenir un étonnant polyglotte, maîtrisant sept langues : latin, grec, syriaque, hébreu, italien, allemand et français. 

Ordonné prêtre le 18 décembre 1582, Laurent est employé au ministère de la prédication pour lequel il montre de remarquables dispositions. Très éloquent, il évangélise l’Italie, l’Allemagne et d’autres pays. Grégoire XIII (Ugo Boncompagni, 1572-1585) l’appelle à Rome et le charge des relations avec les Juifs de la ville. Laurent se prépare à cette mission par la prière, l’étude et la réflexion. Il parle si bien l’hébreu, qu’on l’invite à prêcher dans les synagogues. Durant trois ans, il prêche tous les samedis, jours de Sabbat, aux Juifs de Rome. Ses succès sont si retentissants à Rome qu’un autre Pape l’envoie prêcher aux Juifs des principales villes d’Italie.

En 1599, Laurent est envoyé en Autriche et en Bohême, avec onze confrères capucins, pour œuvrer à la Réforme catholique. À cette occasion, Laurent implante son Ordre à Prague, Vienne et Gratz. Le Saint-Siège lui confie des missions diplomatiques. Nonce apostolique à Prague il réconcilie entre eux plusieurs souverains, prévenant ainsi de désastreuses guerres civiles. Il est également Nonce en d’autres pays, dont l’Allemagne et les territoires de la future Tchécoslovaquie, luttant contre les hérésies, au risque de sa vie. 

En 1611, il sauve l’Italie d’une invasion de 80 000 Turcs, en prêchant jusque sur les champs de bataille. Il exerce toutes les charges de son Ordre, y compris celle de Ministre général, visitant les couvents et incitant à l’observance de la Règle. À ses frères il recommande l’obéissance et l’humilité. Il veut aussi qu’on soit sobre dans les constructions des maisons et des églises. 

Voici en bref son itinéraire :
1583-1586 : Professeur de théologie et de Bible à Venise 
1586-1588 : Supérieur et maître des novices 
1590-1592 : Ministre provincial en Toscane 
1596-1602 : Membre du définitoire général 
1602-1605 : Ministre général, à 43 ans. 

Il est au Portugal quand il meurt de dysenterie, le 22 juillet 1619, à l’âge de 60 ans, après 45 ans de vie religieuse. 

Lorenzo da Brindisi a été béatifié en 1783 par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799) et canonisé, en 1881, par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903). 

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI : 
>>> Saint Laurent de Brindisi

Source principale : ofmqc.ca/fra/franciscains/ (« Rév. x gpm »).

Saint Laurent de Brindisi priez pour nous !