03.06.2026 – SAINTS DU JOUR

Sts Charles Lwanga et ses compagnons

MARTYRS

Martyrologe Romain : Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons : les saints Mbaga Tuzindé, Bruno Serunkerma, Jacques Buzabaliawo, Kizito, Ambroise Kibuka, Mgagga, Gyavira, Achille Kiwanuka, Adolphe Ludigo Mkasa, Mukasa Kiriwawanvu, Anatole Kiriggwajjo ; Luc Banabakintu, martyrs en Ouganda l’an 1886. Âgés de 14 à 30 ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l’épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo. 

Avec eux sont commémorés neuf autres martyrs : les saints Joseph Mukasa Balikuddembe, Denis Sebuggwawo, André Kaggwa, Pontien Ngondwe, Athanase Bazzekuketta, Gonzague Gonza, Matthias Kalemba, Noé Mawaggali, Jean-Marie Muzei, qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.

Sts Charles Lwanga et ses compagnons priez pour nous !

03.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,18-27. 

En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.

Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : ‘Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Athanase (295-373)

évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église

Traité sur l’Incarnation du Verbe 10,14 ; PG 25,111-114, 119 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche B18; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

L’espoir de la résurrection nous est donné dans le Christ

Pourquoi est-ce le Verbe de Dieu qui devait s’incarner, et non un autre ? L’Écriture nous en indique la raison par ces mots : « Il convenait que, voulant conduire à la gloire un grand nombre de fils, celui pour qui et par qui sont toutes choses rendît parfait par des souffrances le chef qui devait les guider vers leur salut » (He 2,10). Par là nous est signifié que relever les hommes de la ruine où ils étaient tombés n’appartenait à nul autre qu’au Verbe de Dieu qui les avait faits au commencement. Par le sacrifice de son corps, il a mis fin à la loi qui pesait sur nous, et il a renouvelé pour nous le principe de vie en nous donnant l’espoir de la résurrection. Car si c’est par les hommes que la mort a dominé sur les hommes, en revanche, c’est par l’incarnation du Verbe de Dieu que la mort a été détruite et que la vie est ressuscitée, comme le dit l’Apôtre rempli du Christ : « C’est par un homme que la mort est venue ; c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. Tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ » (1 Co 15,21-22). Ce n’est plus comme des condamnés que nous mourons ; mais, dans l’espoir de nous réveiller des morts, nous attendons l’universelle résurrection que Dieu nous montrera en son temps, lui qui en est l’auteur et qui nous en fait la grâce.

LECTURES :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,1-3.6-12. 

Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons dans le Christ Jésus,
à Timothée, mon enfant bien-aimé. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.
Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure, à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi dans mes prières, nuit et jour.
Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération.
N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.
Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles,
et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile,
pour lequel j’ai reçu la charge de messager, d’apôtre et d’enseignant.
Et c’est pour cette raison que je souffre ainsi ; mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai cru, et j’ai la conviction qu’il est assez puissant pour sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu’il m’a confié.

Psaume 123(122),1-2ab.2cdef. 

R/ Vers toi, Seigneur, j’ai les yeux levés. (Ps 122, 1a)

Vers toi j’ai les yeux levés, 
vers toi qui es au ciel,
comme les yeux de l’esclave
vers la main de son maître.

Comme les yeux de la servante
vers la main de sa maîtresse,
nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
attendent sa pitié.

Notre Dame de Chartres montre pourquoi Marie est importante

Notre Dame de Chartres montre pourquoi Marie est importante

L’été dernier, j’ai eu le privilège de participer au traditionnel pèlerinage catholique annuel qui part de Paris pour rejoindre Notre Dame de Chartres à pied. Les nouveaux venus tels que moi découvrent très vite combien la cathédrale de Chartres est peut-être la plus magnifique de toute la chrétienté. Il est évident qu’elle représente une civilisation qui chérissait Notre Dame avec une ferveur que l’on a du mal à réaliser. C’est l’amour pour Marie et non pas le savoir technique humain qui nous a donné ce chef d’œuvre gothique.

Aujourd’hui par contre, nous prétendons nous intéresser aux droits des femmes, mais nous avons bâti la culture la plus « pornifiée » (1) de l’histoire. Nous affirmons que le féminisme moderne a amélioré la vie des femmes, mais des études montrent que les femmes d’aujourd’hui sont moins heureuses qu’elles ne l’étaient dans les années 1970.

Nous affirmons que la condition féminine mérite d’être célébrée, alors même que nous avons systématiquement cherché à abolir la féminité et à bâtir une économie et une industrie du divertissement qui traitent les femmes comme des êtres identiques aux hommes. Malgré toutes ses belles paroles, notre société échoue lamentablement lorsqu’il s’agit de protéger et de célébrer les femmes en tant que femmes.

Rien de tout cela n’est surprenant. Dès l’aube de l’histoire du Salut, Dieu avait prévenu qu’il existerait une inimitié entre le serpent et la femme (cf. Gn 3, 15).

Si les Catholiques ont raison de dire que la femme d’Apocalypse 12 peut être identifiée à Marie – et je ne vois aucune bonne raison d’écarter cette possibilité –, alors nous devons nous attendre à ce que le diable nourrisse une haine particulière envers Notre Dame et envers ceux avec lesquels elle s’identifie le plus fortement : les femmes, les enfants, les personnes vulnérables et les opprimés.

C’est une image qui donne à réfléchir, mais qui n’est pas désespérée. Car la Vierge est plus puissante que le serpent, et nous ne devons jamais oublier que c’est l’intervention aimante de la Vierge qui a suscité le premier miracle de Notre Seigneur. Pourquoi saint Jean se serait-il donné la peine de consigner ce détail ? Il le fait pour nous enseigner que la médiation maternelle de Marie est puissante, et qu’elle s’étend même à ces aspects de notre vie que, à l’instar d’un manque de vin lors d’un mariage, nous pourrions être tentés de rejeter comme trop insignifiants ou triviaux pour mériter l’attention de Dieu.

Aujourd’hui plus que jamais, notre culture a besoin de Marie. « Au début du XIIe siècle », écrivait le célèbre historien Kenneth Clark, « la Vierge était la protectrice suprême de la civilisation. Elle avait enseigné à une race de barbares durs et impitoyables les vertus de la tendresse et de la compassion. »

Alors que notre propre civilisation devient de plus en plus atomisée, violente et hédoniste, puissions-nous redécouvrir cet esprit vibrant de dévotion mariale qui a bâti Chartres, rendu gloire à Dieu et adouci le cœur des hommes.

The Catholic Herald, Clement Harrold, 25 mars 2026 (1) Transformer une situation ou une représentation en contenu à caractère pornographique. 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.06.2026 – SAINT DU JOUR

Sts Pothin

Saint Pothin, évêque 
Sainte Blandine, vierge 
et leurs compagnons
Martyrs († 177)

Pothin fut le premier évêque de Lyon. Il venait de l’Asie, avait été formé à l’école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules. Pothin, après avoir gagné un grand nombre d’âmes à Jésus-Christ, fut arrêté sous le règne de Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme ; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens : « Vous le connaîtrez si vous en êtes digne » répondit l’évêque. À ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui ; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, où il expira peu après.

Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l’histoire de l’Église des premiers siècles. Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d’os et de membres broyés et de chairs calcinées ; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition ; à toutes les interrogations il répondait : « Je suis chrétien ! » Ce titre était tout pour lui ; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l’amphithéâtre. Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre ; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces. Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices. 

Attale, pendant qu’on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement : « Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c’est vous ; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal. » On lui demanda comment s’appelait Dieu : « Dieu, dit-il, n’a pas de nom comme nous autres mortels. »

Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l’esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères ; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l’avaient devancé ; Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs ; enfin elle eut la tête tranchée.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saints Pothin et Blandine et leurs compagnons priez pour nous !