21.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,46-50. 

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »
Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.

Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Le Héraut, Livre IV, SC 255 (Œuvres spirituelles, trad. J-M Clément, les moniales de Wisques et B. de Vregille, éd. du Cerf, 1978, p. 189, 191, rev.)

Faire la volonté de l’Esprit

Gertrude écouta attentivement l’épître (cette âme, totalement dépouillée de toute vileté, eut le bonheur d’être immergée dans la fontaine vive de la lumière qui ne s’éteint pas0) pour choisir, parmi les vertus énumérées, les plus utiles à imiter et à enseigner aux autres. Et comme elle ne recevait à ce sujet aucune lumière en son esprit, elle dit au Seigneur : « Apprenez-moi, ô mon très doux amant, quelles sont, parmi celles-ci, les vertus grâce auxquelles je puis vous servir de manière à vous plaire particulièrement, puisque, hélas ! je ne puis chaque jour m’appliquer à chacune par un effort extraordinaire. » Le Seigneur répondit : « Remarque bien que, au milieu des autres vertus, se trouvent insérés ces mots : ‘dans l’Esprit Saint’ (cf. 2 Cor 6,6), et parce que l’Esprit est volonté bonne, veille par-dessus tout à posséder une volonté bonne. C’est ainsi que tu pourras avoir l’éclat et la perfection spécifique de toutes les vertus, parce que la volonté, à elle seule, gagne plus que tout ce qu’on pourrait réaliser ou acquérir par des actes. Celui dont la volonté entière cherche à surpasser la louange de toute créature, à me rendre grâces, à m’aimer, à compatir à mes douleurs, à s’exercer à toute vertu de la manière la plus parfaite possible, celui-là, indubitablement, ma divine libéralité lui paiera largement le prix des innombrables choses que jamais homme aurait pu réaliser par ses œuvres. » Alors, l’Esprit Saint, le Paraclet, s’avançant au milieu et se tenant en face de l’âme, se mit à inonder du merveilleux éclat de sa splendeur divine cette partie médiane (…) où l’âme pouvait voir à découvert l’énormité de sa propre vileté. Ainsi, par l’action de la clarté divine, cette âme, totalement dépouillée de toute vileté, eut le bonheur d’être immergée dans la fontaine vive de la lumière qui ne s’éteint pas.

LECTURES :

Livre de Michée 7,14-15.18-20. 

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois !
Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles !
Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ?
De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés !
Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Psaume 85(84),2-3.5-6.7-8. 

R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour ! (Ps 84, 8)

Tu as aimé, Seigneur, cette terre, 
tu as fait revenir les déportés de Jacob ;
tu as ôté le péché de ton peuple, 
tu as couvert toute sa faute ;

Fais-nous revenir, Dieu, notre salut, 
oublie ton ressentiment contre nous.
Seras-tu toujours irrité contre nous, 
maintiendras-tu ta colère d’âge en âge ?

N’est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre 
et qui seras la joie de ton peuple ?
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, 
et donne-nous ton salut.

Le grand secret de saint Louis-Marie Grignion de Montfort : la dévotion à Marie

Le grand secret de saint Louis-Marie Grignion de Montfort : la dévotion à Marie

Après la canonisation de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, le pape Pie XII prononça l’homélie suivante à la gloire de l’insigne fils de Bretagne :

« Le grand ressort de tout son ministère apostolique, son grand secret pour attirer les âmes et les donner à Jésus, c’est la dévotion à Marie. Sur elle il fonde toute son action ; en elle est toute son assurance, et il ne pouvait trouver arme plus efficace à son époque. A l’austérité sans joie, à la sombre terreur, à l’orgueilleuse dépression du jansénisme, il oppose l’amour filial, confiant, ardent, affectif et effectif du dévot serviteur de Marie envers celle qui est le refuge des pécheurs, la Mère de la divine grâce, notre vie, notre douceur, notre espérance.

Notre avocate aussi ; avocate qui placée entre Dieu et le pécheur est toute occupée à invoquer la clémence du juge pour fléchir sa justice, à toucher le cœur du coupable pour vaincre son obstination. 

Dans sa conviction et son expérience de ce rôle de Marie, le missionnaire déclarait avec sa pittoresque simplicité que “jamais pécheur ne lui a résisté, une fois qu’il lui a mis la main au collet avec son rosaire.” »

Pape Pie XII

Homélie du 21 juillet 1947

laportelatine.org

vatican.va

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.07.2026 – SAINT DU JOUR

St Élie

Saint Élie, prophète
« Père des contemplatifs ».
(IXe s. avant J.-C.)

Élie, dont le nom signifie « Le Seigneur est mon Dieu », est l’un des prophètes les plus ardents et passionnés. Il mène un combat violent pour restaurer l’Alliance entre Dieu et son peuple. Son histoire est relatée dans la Bible au Premier livre des Rois (chapitres 17 à 19 et 21) ainsi qu’au Deuxième livre des Rois (chapitres 1 et 2).

Le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, défend les droits de Dieu devant Achab, roi impie d’Israël. Il annonce la sécheresse pour prix des péchés du roi, et, sur l’ordre de Dieu, se cache au torrent de Kérit dans la solitude, trois années durant. Là, il se tient en présence du Seigneur ; il boit au torrent et les corbeaux lui portent sa nourriture.

Épris de contemplation et brûlant de zèle, il combat pour le culte du Dieu unique : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! » affirme-t-il avec force devant le peuple, dans le défi qu’il porte aux prêtres de Baal sur le mont Carmel. Et Dieu envoie le feu consumer l’holocauste sur le bûcher mouillé. Il annonce la fin de la sécheresse et tandis qu’il est en prière, au sommet du Carmel, une petite nuée se lève de la mer. Voici la pluie bienfaisante. Il fuit la colère de la reine Jézabel pour sauver sa vie. Fortifié par une nourriture mystérieuse, il marche « quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu » (1R 19,8) où Dieu lui-même vient se révéler « dans le bruit d’un silence ténu » (1R 19,12). Sur la parole de Dieu, il retourne pour oindre Élisée comme prophète à sa place. Il est emporté au ciel sur un char de feu.

Sur la montagne de la Transfiguration, devant les apôtres Pierre, Jacques et Jean, Élie apparaît avec Moïse dans la lumière glorieuse du Christ. Toute la vie d’Élie baigne dans la prière au Dieu vivant d’Israël ; aussi l’épître de saint Jacques le propose-t-elle comme le modèle des priants (Jacques 5, 17-18).

Élie est le guide et l’inspirateur de l’ordre du Carmel, ordre mendiant fondé au XIIIe siècle à partir d’ermites situés sur le mont Carmel. 

Il est appelé « Père des contemplatifs ».

Saint Élie priez pour nous !

20.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,38-42. 

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »
Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.

En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.


Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse n° 20 / 2e mystagogique (trad. SC 126, p.111s rev.)

Le signe de Jonas

Vous avez été conduits par la main à la piscine baptismale, comme le Christ de la croix à son tombeau qui est là devant vous [dans cette église du Saint Sépulcre]. Après avoir confessé votre foi au Père, au Fils et au Saint-Esprit, vous avez été immergés trois fois dans l’eau et vous en avez émergé : c’était le symbole des trois jours du Christ au tombeau. De même que notre Sauveur a passé trois jours et trois nuits au cœur de la terre, de même vous aussi en sortant de l’eau après votre immersion, vous avez imité le Christ… Quand vous avez été immergés, vous étiez dans la nuit, vous ne voyiez plus rien ; mais en sortant de l’eau vous vous trouviez comme en plein jour. Dans un même mouvement, vous mouriez et vous naissiez ; cette eau qui sauve a été à la fois votre tombe et votre mère… Étrange paradoxe ! Nous ne sommes pas vraiment morts, nous n’avons pas été vraiment ensevelis, nous n’avons pas été vraiment crucifiés et ressuscités ; mais si notre imitation n’est qu’une image, le salut, lui, est une réalité. Le Christ a été réellement crucifié, réellement enseveli et véritablement il est ressuscité, et toute cette grâce nous est donnée afin que, participant à ses souffrances en les imitant, nous gagnions en réalité le salut. Quel immense amour des hommes ! Le Christ a reçu les clous sur ses mains pures, et il a souffert ; et à moi, sans souffrance et sans peine, il accorde par cette participation la grâce du salut… Nous le savons bien : si le baptême nous purifie de nos péchés et nous donne l’Esprit Saint, il est aussi la réplique de la Passion du Christ. C’est pourquoi Paul proclame : « Ne le savez-vous pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême »… Tout ce que le Christ a enduré, c’est pour nous et pour notre salut, en réalité et non en apparence… Et nous, nous devenons participants à ses souffrances. C’est pourquoi Paul continue à proclamer : « Si nous sommes devenus un même être avec le Christ, par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne » (Rm 6,3-5).

LECTURES :

Livre de Michée 6,1-4.6-8. 

Écoutez donc ce que dit le Seigneur : Lève-toi ! Engage un procès avec les montagnes, et que les collines entendent ta voix.
Montagnes, écoutez le procès du Seigneur, vous aussi, fondements inébranlables de la terre. Car le Seigneur est en procès avec son peuple, il plaide contre Israël :
Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ? Réponds-moi.
Est-ce parce que je t’ai fait monter du pays d’Égypte, que je t’ai racheté de la maison d’esclavage, et que je t’ai donné comme guides Moïse, Aaron et Miryam ?
« Comment dois-je me présenter devant le Seigneur ?, demande le peuple. Comment m’incliner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les offrir en holocaustes ?
Prendra-t-il plaisir à recevoir des milliers de béliers, à voir des flots d’huile répandus sur l’autel ? Donnerai-je mon fils aîné pour prix de ma révolte, le fruit de mes entrailles pour mon propre péché ?
– Homme, répond le prophète, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. »

Psaume 50(49),5-6.8-9.16bc-17.21.23

R/ À celui qui veille sur sa conduite, je ferai voir le salut de Dieu. (Ps 49, 23cd)

« Assemblez, devant moi, mes fidèles, 
eux qui scellent d’un sacrifice mon alliance. »
Et les cieux proclament sa justice : 
oui, le juge c’est Dieu !

Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ; 
tes holocaustes sont toujours devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine, 
pas un bélier de tes enclos.

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches 
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ; 
garderai-je le silence ? 
Penses-tu que je suis comme toi ? 
Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse.

« Qui offre le sacrifice d’action de grâce, 
celui-là me rend gloire : 
sur le chemin qu’il aura pris, 
je lui ferai voir le salut de Dieu. »