Étiquette : Notre-Dame de Fatima
18.08.2024 – INTÉGRALE DES LECTURES DU 20ÈME DIMANCHE ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 20e dimanche du temps ordinaire, année B.
« Mon arrière-grand-mère Anna, qui passait six heures par jour à prier la Vierge Marie, a influencé ma vocation »

« Mon arrière-grand-mère Anna, qui passait six heures par jour à prier la Vierge Marie, a influencé ma vocation »
Le dimanche 9 juin 2024, le métropolite Borys Gudziak de l’archéparchie catholique ukrainienne de Philadelphie a ordonné au diaconat Ihor Demydas. Dans cet extrait d’une entrevue, Ihor parle de son chemin vers la prêtrise, depuis ses années comme enfant de chœur jusqu’à ses études de théologie à Rome.
Quand avez-vous ressenti pour la première fois l’appel à la prêtrise ? Était-ce soudain ou progressif ?
« Honnêtement, c’est une question difficile pour moi, et je n’ai pas de réponse définitive. Cependant, j’aimerais partager une petite histoire sur mon appel à la prêtrise, qui a commencé dans mon enfance.
Je crois fermement que mon arrière-grand-mère Anna, qui passait six heures par jour à prier la Vierge Marie, a influencé ma vocation. Lorsque ma grand-mère se mettait à prier, j’aimais beaucoup cela. Je m’asseyais à côté d’elle, je regardais ses mains égrener le chapelet et j’écoutais ses « Je vous salue Marie ».
Vers l’âge de 11 ans, j’ai rejoint le groupe des servants de messe de la paroisse St. Paraskeva-Pyatnytsia, dans mon village de Velyki Birky (Ukraine), ce qui m’a encore plus plongé dans ce monde mystérieux et spirituel.
Je me souviens du mois de mai, au cours duquel la paroisse chantait chaque jour le « Moleben à la très sainte Theotokos ». C’était le meilleur mois ! J’aimais aller à cet office et chanter. Je ne pouvais pas me permettre de manquer un seul jour de cette prière. J’étais si heureux que c’est difficile à exprimer.
Après le lycée, je suis entré dans un collège de musique, où j’ai étudié pendant quatre ans. Mais en troisième année, j’ai senti que je voulais entrer au séminaire. J’aimais beaucoup le chant des séminaristes. Quand je les voyais en soutane, j’étais tellement fasciné par leur apparence que j’ai toujours voulu essayer cette tenue. C’étaient des sentiments extraordinairement mystérieux de la présence de Dieu dans ma vie.
Après avoir terminé mes études de musique, je suis entré au séminaire de Ternopil, ville ukrainienne, où j’ai étudié pendant sept ans. J’ai été ravi d’apprendre que j’étais admis comme étudiant. Je me souviens du moment où j’ai entendu mon nom sur la liste des candidats ; j’ai quitté l’auditorium en courant, les larmes aux yeux, en remerciant Dieu pour ce grand cadeau.
Plus tard, ma vocation s’est développée dans la « ville éternelle » de Rome, où j’ai étudié la théologie du mariage et de la famille à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Aujourd’hui, je remercie sincèrement Dieu que ma vocation ait abouti au diaconat, le premier degré du sacrement de l’Ordre. »
Adapté de www.ukrcatholic.org
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
18.08.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Hélène
IMPÉRATRICE († V. 329)
Hélène naît vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise : « Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d’étable. Noble fille d’étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée ! Noble fille d’étable, à qui fut réservé de connaître l’Étable de Celui qui guérit les blessures de l’humanité déchue ! Noble fille d’étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde ! Aussi le Christ l’a-t-il élevée de l’humilité de l’étable au sommet des grandeurs humaines. »
La gloire de sainte Hélène c’est d’avoir été la mère du grand Constantin. « Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu’à la sienne d’avoir été le premier empereur chrétien. » Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu’à l’influence de l’impératrice sur le cœur de son époux. Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu’elle fut l’épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme. Qui sait même si les prières d’Hélène ne méritèrent point à Constantin l’apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l’empire?
Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c’est la découverte de la vraie Croix du Sauveur.
Hélène vivait sans étalage de grandeurs. Nourrir les pauvres, donner aux uns de l’argent, aux autres des vêtements, à d’autres une maison ou un coin de terre, c’était son bonheur. Sa bonté s’étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux. Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l’église dans les rangs des fidèles : une telle conduite n’a sa source que dans l’Évangile. Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la religion de Jésus-Christ, mais chrétien lui-même.
Sainte Hélène priez pour nous !

18.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,51-58.

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé
Le festin eucharistique (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 224-225 ; rev.)
L’Eucharistie, infinité charité de Dieu qui se donne
« Voyez, dit saint Jean, quel amour le Père nous porte : nous ne sommes pas seulement appelés fils de Dieu, nous le sommes en réalité » (1 Jn 3,1). Dieu est notre Père, il nous aime d’une dilection incompréhensible. Tout l’amour qui existe dans le monde vient de lui et n’est qu’une ombre de sa charité sans bornes. (…) Or, l’amour tend à se donner ; ainsi, il s’unit davantage à l’objet de son affection. Dieu est l’amour même (1 Jn 4, 8) ; il a un désir toujours actuel et intense de se communiquer à nous. (…) Ce Fils, qui partage l’amour du Père, a voulu accepter la condition de serviteur et se livrer sur la croix (cf. Jn 15, 13). Et maintenant encore, il se cache sous les apparences du pain et du vin, en vue de pénétrer en nous et de nous unir à lui de la façon la plus étroite. La sainte Eucharistique est le dernier effort de la dilection qui aspire à se donner ; c’est le prodige de la toute puissance mise au service de l’infinité charité. Toutes les œuvres de Dieu sont parfaites (cf. Dt 32,4). C’est pourquoi le Père céleste a préparé à ses enfants un festin digne de lui. Il ne leur sert pas une nourriture matérielle, ni une manne descendue du ciel ; il leur donne le corps et le sang, avec l’âme et la divinité de son Fils unique Jésus-Christ. Pendant cette vie, nous ne saisirons jamais toute la grandeur de ce don ; même au ciel, nous ne le comprendrons pas tout à fait, car l’Eucharistie, c’est Dieu qui se communique, et Lui seul se connaît pleinement. (…) Par la communion, nous possédons la Trinité sainte dans nos cœurs, car le Père et le Saint Esprit sont nécessairement là où est le Fils : ils sont trois en une même et unique essence.

LECTURES :
Livre des Proverbes 9,1-6.
La Sagesse a bâti sa maison, elle a taillé sept colonnes.
Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin, puis a dressé la table.
Elle a envoyé ses servantes, elle appelle sur les hauteurs de la cité :
« Vous, étourdis, passez par ici ! » À qui manque de bon sens, elle dit :
« Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé.
Quittez l’étourderie et vous vivrez, prenez le chemin de l’intelligence. »

Psaume 34(33),2-3.10-11.12-13.14-15.
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.
Venez, mes fils, écoutez-moi,
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie
et désire les jours où il verra le bonheur ?
Garde ta langue du mal
et tes lèvres des paroles perfides.
Évite le mal, fais ce qui est bien,
poursuis la paix, recherche-la.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 5,15-20.
Frères, prenez bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages.
Tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais.
Ne soyez donc pas insensés, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.
Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ; soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint.
Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.
À tout moment et pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, rendez grâce à Dieu le Père.

17.08.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
17.08.2024 – CHAPELET À LOURDES
18.08.2024 – HOMÉLIE DU 20ÉME DIMANCHE ORDINAIRE – JEAN 6,51-58

Cannibales et vampires ?
Par le Fr. Laurent Mathelot
Il y a une sorte de mysticisme qui imprègne le cannibalisme : la croyance venue du fond des âges que se nourrir de la chair d’un humain, c’est se nourrir de sa force, de son esprit, de son âme. Manger son ennemi permettait alors d’absorber sa vaillance.
Très tôt aussi, les Chrétiens eux-mêmes ont été accusés de cannibalisme. Justin Martyr le rapporte dès le milieu du IIe siècle, certains philosophes païens propageant l’idée de sacrifices humains durant la messe. Mais même la finale du chapitre 6 de l’Évangile de Jean, dont nous venons de lire un extrait, témoigne de l’incrédulité des disciples, face à l’affirmation radicale de Jésus : « celui qui me mange, vivra par moi » (Jn 6, 57).
La suite du texte, nous donne à comprendre que les disciples entendaient le discours du Christ de manière littérale, à tel point que l’Évangile rapporte qu’à ce moment-là, des disciples le quittent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » (6, 60). Jésus s’interroge – « Cela vous scandalise ? » (6, 61) – mais il ne les dément pas. Il ira jusqu’à questionner les Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » (6, 67).
L’acception littérale est toujours l’interprétation de l’Église aujourd’hui : littéralement, nous mangeons le corps et buvons le sang du Christ à chaque messe. Et c’est un point de doctrine – la présence réelle de Dieu dans l’eucharistie – qui interroge encore des chrétiens de nos jours, certains étant prompts à la réduire à la spiritualité d’un repas partagé entre amis.
Il n’y a pourtant pas de doute que le Christ entendait littéralement le pain et le vin consacrés comme sa chair et son sang, au risque même de perdre des disciples incrédules voire scandalisés. Nos eucharisties sont bien plus qu’un moment convivial autours d’un repas partagé, il s’agit avant tout d’ingérer de la substance divine et de s’en nourrir autant physiquement que spirituellement. Il s’agit bien de manger (littéralement mâcher) le Christ, dans les Écritures et dans le Pain.
Et au fond pourquoi pas ? Notre compréhension limitée de Dieu nous oblige à reconnaître à ses manifestations concrètes une part de mystère. Comment Dieu se fait-il homme ? Comment se rend-il présent dans les espèces consacrées ? Comment se fait-il que des paroles d’amour nous retissent physiquement, alors que d’autres littéralement nous blessent et nous tuent ? Quel est l’impact de l’esprit, a fortiori de l’Esprit de Dieu, sur notre corps ? Dieu peut-il faire des miracles ? Et pourquoi pas un pain qui donne la vie divine ? A minima, il faut bien que la parole de Dieu ait un effet concret, sinon notre religion n’est qu’une théorie.
Notre corps n’étant constitué que de la nourriture que nous ingérons, manger le Christ, c’est soi-même se transformer charnellement en Christ. Comme le dit le chant bien connu : « Devenez ce que vous recevez. Devenez le corps du Christ. » Si on veut l’entendre ecclésialement, on doit l’entendre individuellement. Il s’agit en effet qu’aussi à travers nous la divinité s’incarne, que nous éprouvions dans notre chair l’amour de Dieu comme le Christ lui-même l’éprouve.
Notre religion n’est pas qu’un état d’esprit, une belle pensée à laquelle nous adhérons, ce qui finalement nous ramènerait à une théologie de la loi, du texte à suivre. Elle est une religion de la personne toute entière, esprit, corps et âme. C’est tous les aspects de notre vie – tant spirituels que charnels – que Dieu veut nourrir de sa présence.
Dès lors, pour revenir à notre question initiale, sommes-nous des cannibales spirituels ? Assurément non. Le cannibalisme, c’est manger les morts en espérant gagner leur esprit tandis que nous mangeons un corps rendu vivant par l’Esprit Saint. C’est la vie divine et non la mort humaine que nous mangeons.
Il y a un vrai mystère à communier au corps et au sang du Christ, qui est celui de notre divinisation corps et esprit. Le salut ne se comprend pas tant qu’il ne s’incarne en nous. Il nous faut accepter cette part de mystère. Sinon, comment comprendre que nos corps puissent ressusciter ?

Source : RÉSURGENCE.BE, le 13 août 2024
18.08.2024 – HOMÉLIE DU 20ÉME DIMANCHE ORDINAIRE – JEAN 6,51-58

Pour que les hommes aient la vie
Par l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
En ouvrant l’Évangile de saint Marc, je suis tombé sur cette question de Jésus à ses disciples : “D’après ce que disent les hommes, qui est le Fils de l’Homme ?” Les réponses des uns et des autres, c’est un peu n’importe quoi. Pour les uns, il est Moïse, pour d’autres Élie ou encore un prophète de l’Ancien Testament. La réponse à cette question, nous l’entendons depuis plusieurs semaines : “S’adressant à la foule, Jésus dit : “Moi je suis le Pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.”
Ce n’est pas pour rien que la première lecture nous adresse un appel pressant : “Venez manger mon pain ; buvez le vin que j’ai préparé ; quittez l’étourderie et vous vivrez.” En écoutant ces paroles, nous comprenons que c’est Dieu qui parle à son peuple. Il envoie des prophètes pour transmettre son appel. Il s’adresse à tous les étourdis qui ne comprennent pas l’enjeu de cette invitation solennelle.
Avec Jésus, cette promesse s’est réalisée bien au-delà de toute espérance. Sa déclaration est des plus solennelles : “Oui, vraiment je vous le dis, celui qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Nous désirons tous avoir la vie éternelle. Nous avons donc besoin de ce Pain vivant de Jésus lui-même. C’est lui qui a donné la force aux martyrs de tous les temps de rester fermes dans la foi. Nous en avons de nombreux témoignages dans l’histoire de l’Église.
En écoutant la suite de l’Évangile de ce jour, nous avons entendu les récriminations des juifs. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on refuse Jésus et son Pain vivant. L’abandon que nous constatons actuellement a commencé dès le premier jour où Jésus faisait sa catéchèse sur le Pain de vie. Pour tous ces gens, il n’était pas possible d’accepter les prétentions de cet homme que tout le monde connaissait bien.
Mais Jésus insiste : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie.” Il ne donne pas d’explication. Il les invite à un acte de foi. C’est ce même acte de foi que nous sommes appelés à faire à chaque messe. Nous reconnaissons en Jésus le Pain vivant donné pour la vie du monde. Aujourd’hui comme autrefois, c’est difficile à comprendre. Beaucoup refusent de l’accepter ; d’autres sont trop habitués. Il nous faut retrouver toute la force et la nouveauté du message qu’il nous adresse : Jésus nous donne les paroles et la nourriture de la Vie éternelle. Nous entrons dans une communion d’amour avec Dieu qui nous fait entrer dans une communion d’amour avec tous les hommes.
Bien sûr, à chaque messe, nous n’avons pas toujours conscience de la grandeur de ce mystère de la foi. Mais nous ne devons pas oublier que la messe, c’est le moment le plus important de la journée. C’est Jésus qui est là ; il rejoint les communautés rassemblées en son nom. Il veut se donner « pour que les hommes aient la vie ». Le prêtre dit avant la communion : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Ces paroles ne sont pas seulement pour l’assemblée présente dans l’église mais pour le monde entier. Le Christ veut se donner à tous. Il est le Pain vivant offert pour la vie du monde.
Dans la seconde lecture, l’apôtre Paul vient nous aider à accueillir ce don de Dieu. “Ne vivez pas comme des fous mais comme des sages.” Le fou c’est celui qui se laisse influencer par les idées à la mode. Il mène une vie trépidante et il oublie le plus important. La seule vérité c’est celle que nous trouvons dans les Évangiles : “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nous dit Jésus, personne ne va au Père sans passer par moi ». Saint Paul nous en parle à sa manière : « Accueillir la volonté de Dieu et la Lumière de l’Esprit Saint aux jours mauvais, prier en chantant des hymnes et des psaumes, célébrer Dieu et lui rendre grâce, se retrouver en frères… » C’est ainsi qu’il nous montre comment vivre en sages.
Nous allons proclamer ensemble notre foi. Mais n’oublions pas que c’est toute l’Eucharistie qui est profession de foi. En disant le « Je crois en Dieu », nous disons que nous faisons confiance aux paroles du Christ et que nous voulons le suivre jusqu’au bout. En ce jour, nous faisons nôtre cette prière du psaume 33 : « je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête. »

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 10 août 2024