20.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,23-30. 

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »


Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.


Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.


Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

La Providence de la Miséricorde, chap. XVI, n° 150 (Le dialogue, tome 2, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 229-232)

Les biens temporels ou l’éternelle richesse ?

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Hélas ! ma très chère fille, vois donc quelle honte pour ces hommes si misérablement avides des biens de ce monde, et qui ne suivent même pas les indications de la lumière naturelle, pour l’acquisition du bien suprême et éternel ! Ils ne font même pas ce que faisaient ces philosophes, par amour de la science. Dès qu’ils avaient compris que les richesses étaient un obstacle pour eux, ceux-ci s’en dépouillaient, et ceux-là de leurs richesses veulent se faire un dieu, ni plus ni moins ! N’est-il pas évident qu’ils ont plus de douleur de la perte de ces biens temporels, que de me perdre, moi, le bien suprême, l’éternelle richesse. À y regarder de près, tu découvriras que c’est dans ce désir désordonné, dans cette volonté déréglée de devenir riche, qu’est la source de tous les maux. (…) Dans le saint Évangile, ma Vérité vous a dit qu’il était plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans la vie éternelle ! Ces riches, ce sont ceux qui, par un attachement déréglé pour les biens de ce monde, possèdent ou convoitent les richesses. Nombreux sont ceux comme je t’ai dit, qui, pauvres en réalité, par leur attachement désordonné n’en possèdent pas moins le monde entier avec la volonté, s’ils pouvaient, de s’en rendre maîtres. Impossible à ceux-là de passer par la porte qui est étroite et basse ; à moins qu’ils ne jettent leur charge, en retirant leur cœur de l’amour du monde, et qu’ils ne courbent la tête par humilité. Or, c’est par cette porte qu’il faut passer : il n’y en a pas d’autre qui donne accès dans la vie. Il y a bien une grande porte ; mais c’est sur l’éternelle damnation qu’elle s’ouvre ! Et c’est par elle, que ces aveugles vont passer, sans voir la ruine où ils s’engagent.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 28,1-10. 

Chérubin déchu, satan roi de Tyr

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, tu diras au prince de la ville de Tyr : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ton cœur s’est exalté et tu as dit : “Je suis un dieu, j’habite une résidence divine, au cœur des mers.” Pourtant, tu es un homme et non un dieu, toi qui prends tes pensées pour des pensées divines.


Tu serais donc plus sage que Daniel, il n’y aurait pas de secret trop profond pour toi ?
Par ta sagesse et ton intelligence tu as fait fortune, tu as accumulé l’or et l’argent dans tes trésors.
Par ton génie du commerce, tu as multiplié ta fortune, et à cause de cette fortune ton cœur s’est exalté.
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Parce que tu prends tes pensées pour des pensées divines,
je fais venir contre toi des barbares, une nation redoutable. Ils tireront l’épée contre ta belle sagesse, ils profaneront ta splendeur.
Ils te feront descendre dans la fosse et tu mourras au cœur des mers, d’une mort violente.
Oseras-tu dire encore devant tes meurtriers : “Je suis dieu” ? Sous la main de ceux qui te transperceront, tu seras un homme et non un dieu.
Tu mourras de la mort des païens incirconcis, par la main des barbares. Oui, moi, j’ai parlé, – oracle du Seigneur Dieu. »

Livre du Deutéronome 32,26-27ab.27cd.28.30.35cd-36ab. 

J’ai dit : « Je les réduirai en menue paille ; 
j’effacerai leur souvenir parmi les hommes ! »
Mais il y a l’arrogance de l’ennemi !
J’ai peur d’une méprise chez l’adversaire.

On dirait : « C’est notre main qui a le dessus !
Non, le Seigneur n’y est pour rien ! »
Cette nation a perdu le jugement, 
ils sont incapables de comprendre.

Se peut-il que, par un seul, mille hommes soient poursuivis, 
et que, par deux, dix mille soient mis en fuite, 
sans que leur Rocher les ait vendus, 
que le Seigneur les ait livrés ?

Oui, proche est le jour de leur ruine,
imminent, le sort qui les attend. »
Car le Seigneur fera justice à son peuple,
il prendra en pitié ses serviteurs.

Un miracle constaté par une foule de 70 000 personnes

Sanctuaire de Notre-Dame de Fátima.
© Shutterstock/Russ Heinl
Sanctuaire de Notre-Dame de Fátima. © Shutterstock/Russ Heinl

Un miracle constaté par une foule de 70 000 personnes

À Fatima, au Portugal, le phénomène annoncé le 13 mai 1917 (1) par la Vierge aux trois jeunes voyants, Lucie, Jacinthe et François pour le 13 octobre 1917 fut une « danse du soleil ». Ce jour-là, des mouvements furent effectivement constatés dans le ciel par une foule de 70 000 personnes. L’envoyé spécial du journal portugais O Seculo, Avelino di Almeida, ouvertement laïc et non croyant, le décrivit avec grande précision dans son article.

Si les scientifiques tentent d’expliquer cela par une conjonction rare d’éléments météorologiques (formation d’une masse d’air en forme de lentille d’air, issue de vents contraires qui par inversion de températures, la font tourner sur elle-même, puis monter et descendre en décrivant une ellipse. Si elle se charge de particules de glaces, elle peut effectivement refléter le soleil, donnant l’impression qu’il «danse»), en revanche… ils ne peuvent pas rendre compte du fait que ce phénomène s’est produit sur le lieu prévu, le jour dit et à l’heure dite !

Ces événements étonnants ont été repris dans les jours suivants par toute la presse portugaise chrétienne ou anti-cléricale, tous les journalistes présents ayant vu exactement la même chose.

Il existe de nombreuses photographies et des témoignages ont été recueillis jusqu’à 40 km à la ronde. Le quotidien laïc O Seculo a même fait sa « Une » sur le miracle du soleil, avec un reportage et des photos tout à fait conformes à ce que tout le monde a vu.

L’Évêché de Leira Fatima recueilla à la suite du « miracle du soleil » des milliers de témoignages écrits, qui concordent tous. Les faits miraculeux furent vite reconnus par l’Église.

Sources : www.lefigaro.fr 

et (1) Encyclopédie Mariale 

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

19.08.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean-Eudes

St Jean-Eudes

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1680)

Saint Jean-Eudes
Prêtre et fondateur des :
« Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes) 
« Institut Notre-Dame de Charité »

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants ; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne ; aussi en fit-il largement bénéficier ses enfants.

Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt. 

Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau.

Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux ; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, « le plus grand ennemi de l´Église », selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes). Le succès vint aussitôt : les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des « Repenties ». Selon l´usage du temps, chaque maison était indépendante ; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre ; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, sainte Marie-Euphrasie Pelletier, femme « de taille à gouverner un royaume », obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de « Bon-Pasteur ». Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s´en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) appela le Père Eudes « Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de Jésus et de Marie ».

Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), en le béatifiant, le 25 avril 1909, a dit qu´il devait être regardé comme « Père, docteur et apôtre » de cette dévotion.

Jean-Eudes a été canonisé le 31 mai 1925 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939).

Pour un approfondissement biographique :
>>>  Jean Eudes : Fondateur – Les Eudistes

Saint Jean-Eudes priez pour nous !

18.08.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Jésus sauve «en nourrissant notre vie de la sienne, pour toujours» 

Lors de la prière mariale de l’angélus du dimanche 18 août, le Saint-Père a expliqué aux fidèles comment Jésus offre sa propre vie en nourriture, afin de permettre une vie en communion avec Dieu. «Le pain céleste» devient source d’espérance et «vainc l’arrogance de ceux qui se goinfrent» au détriment des plus pauvres, souligne François. 

Vatican news

Méditant sur l’Évangile selon saint Jean (Jn 6, 51-58) de ce dimanche 18 août, le Pape François s’est arrêté sur la phrase suivante prononcée par Jésus dans l’Évangile, «je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel» (cf. v. 51). Jésus s’identifie à «l’aliment le plus commun, le plus quotidien», mais une question demeure selon François, aussi bien au sein de la foule décrite dans l’Évangile que pour les fidèles d’aujourd’hui: «comment Jésus peut-il nous donner sa propre chair à manger?».

L’étonnement et la gratitude

Le Saint-Père propose deux attitudes à adopter face à ce mystère. Premièrement, «l’étonnement car les paroles nous surprennent». «Ceux qui ne saisissent pas le style de Jésus restent méfiants: il semble impossible, voire inhumain, de manger la chair d’un homme et de boire son sang (cf. v. 54)». «Au contraire, a ensuite expliqué l’évêque de Rome, «La chair et le sang (…) sont l’humanité du Sauveur, sa propre vie offerte en nourriture à la nôtre». 

Une fois cela compris, «la gratitude» s’installe, car «nous reconnaissons Jésus là où il est présent pour nous et avec nous», a souligné François. «Le Christ, vrai homme, sait bien qu’il faut manger pour vivre. Mais il sait aussi que cela ne suffit pas. Après avoir multiplié le pain terrestre (cf. Jn 6, 1-14), il prépare un don encore plus grand: il devient lui-même la vraie nourriture et la vraie boisson (cf. v. 55)», a poursuivi le Saint-Père, en remerciant le Seigneur Jésus.

L’Eucharistie nourrit l’espérance

Le «pain céleste» est nécessaire car il rassasie «la faim d’espérance, la faim de vérité, la faim de salut que nous ressentons tous, non pas dans notre estomac, mais dans notre cœur». «Jésus se charge du plus grand besoin: il nous sauve, en nourrissant notre vie de la sienne, pour toujours», a précisé le Saint-Père. 

Cependant, «le pain vivant et vrai n’est donc pas quelque chose de magique, qui résout d’un coup tous les problèmes», a mis en garde l’évêque de Rome, mais il «donne l’espérance aux pauvres et vainc l’arrogance de ceux qui se goinfrent à leur détriment».

Avant d’effectuer la prière mariale, le Pape a conclu en posant une série de questions auxquelles les croyants doivent réfléchir: «ai-je faim et soif de salut, non seulement pour moi, mais pour tous mes frères et sœurs? Quand je reçois l’Eucharistie, qui est le miracle de la miséricorde, sais-je m’émerveiller devant le corps du Seigneur, mort et ressuscité pour nous?».

Source : VATICANNEWS, le 18 août 2024