La déposition de la ceinture de la Mère de Dieu

L'Orante d'Iaroslavl.
© CC0/wikimedia
L’Orante d’Iaroslavl. © CC0/wikimedia

La déposition de la ceinture de la Mère de Dieu

Le 31 août, dernier jour du mois consacré à la Panagia (la Vierge toute-sainte”), l’Église orthodoxe grecque commémore la déposition de la ceinture de la très sainte Mère de Dieu.

Le placement de cette vénérable relique dans une église du quartier Chalcoprateia à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) s’est produite sous le règne de l’empereur Théodose le Jeune. Auparavant, la ceinture, confiée à l’apôtre Thomas par la Mère de Dieu, avait été conservée par de pieux chrétiens à Jérusalem après sa Dormition. 

Quand sous le règne de l’empereur Léon le Sage (886-911), son épouse Zoé fut atteinte d’un esprit impur, l’empereur pria Dieu de la guérir. L’impératrice eut la vision qu’elle serait guérie de son infirmité si l’on plaçait sur elle la ceinture de la Mère de Dieu. L’empereur demanda alors au patriarche d’ouvrir le coffret. Le patriarche enleva le sceau et ouvrit le coffret dans lequel la relique était conservée, et la ceinture de la Mère de Dieu apparut entière et non abîmée par le temps. Le patriarche plaça la ceinture sur l’impératrice malade et celle-ci fut immédiatement libérée de son infirmité.

On chanta des hymnes d’action de grâce à la très sainte Theotokos, puis on replaça la vénérable ceinture dans le coffret et on le referma.

En mémoire de l’événement miraculeux et du double placement de la ceinture sacrée , la fête de la Déposition de la ceinture vénérable de la très sainte Théotokos fut instituée. Des parties de la ceinture sacrée se trouvent au monastère de Vatopedi sur le mont Athos, au monastère de Trèves et en Géorgie.

Sources : www.oca.org et www.greekcitytimes.com

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.08.2024 – SAINT DU JOUR

St Raymond Nonnat

St Raymond Nonnat

CARDINAL († 1240)

Saint Raymond Nonnat
Cardinal 
(1200-1240)

Raymond Nonnat perdit sa mère dès sa naissance. Dès l’usage de la raison, se voyant sans mère ici-bas, il se choisit Marie pour Mère. La Sainte Vierge et son dévot serviteur rivalisaient de dévouement l’un pour l’autre. Partout le pieux enfant saluait l’image de sa Mère céleste, il trouvait chaque jour mille moyens de l’honorer. Le démon lui étant apparu un jour sous la forme d’un berger, pour le tenter, Raymond le reconnut, appela Marie à son aide, et le tentateur disparut avec un cri horrible. Son père, ayant entendu dire que la dévotion de son fils lui faisait négliger la garde de son troupeau, vint un jour l’épier et fut ravi d’admiration de voir un beau jeune homme éclatant de lumière garder le troupeau pendant que Raymond se livrait à la prière dans une chapelle voisine, aux pieds de l’image de la Vierge.

Raymond était arrivé à l’âge de fixer son avenir. Marie calma ses inquiétudes en lui révélant qu’il devait aller à Barcelone et se faire recevoir dans l’Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci pour la rédemption des captifs.

Après un noviciat plein de ferveur, il fut envoyé en Afrique, où, n’ayant pas assez d’argent pour racheter tous les prisonniers, il se donna lui-même en otage, afin de les mettre tous en liberté, et ne fut délivré que quand le surplus du payement fut arrivé. Il souffrit avec joie tous les outrages de la captivité en union avec le Rédempteur des âmes outragé pour les péchés du monde. Un jour, il faillit être empalé pour avoir instruit et converti plusieurs infidèles ; mais le supplice fut changé en coups de bâton. La bouche cadenassée, il chantait encore les louanges divines, ce qui fut attribué à des enchantements et donna lieu à une persécution nouvelle. 

Après sa délivrance, qui fut moins pour lui un sujet de joie qu’un sujet de tristesse, il fut élevé au cardinalat ; mais, rentré dans son couvent, il y mena la même vie simple qu’auparavant, et ne consentit à changer ni d’habit, ni de logement, ni de genre de vie. Un jour très froid d’hiver, il avait donné son chapeau à un pauvre vieillard mendiant ; la nuit suivante, la Sainte Vierge vint, accompagnée de plusieurs Saints, déposer une couronne sur sa tête.
Près de mourir, il reçut la Communion des mains de Jésus-Christ.

Saint Raymond Nonnat priez pour nous !

31.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,14-30. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt,
celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.
Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.”
Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”
Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”
Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”


Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”
Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 694-700 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 174-175)

Donne-moi la grâce de Te plaire par mon talent !

Je fus semblable au mauvais serviteur, Qui pour les talents confiés ne gagna rien ; Et même je l’ai surpassé, Parce que j’ai perdu le don de la grâce. Je n’ai pas fait doubler ton talent, Ni quadrupler les deux, ni décupler les cinq, En sorte que je règne complètement Sur les dix villes du sensible. Mais j’ai enfoui sous terre l’unique talent, En l’empaquetant dans le voile des vices ; Je n’ai pas placé l’argent à la banque De sorte que Tu en demandes l’intérêt. (…) À Toi, ô Sauveur de mon âme, Je veux en pleurant adresser ces paroles : « Puisqu’il est encore en mes mains de faire le bien, Donne-moi la grâce de Te plaire par lui. » Ainsi j’entendrai la sentence joyeuse Comme le serviteur fidèle : « Entre dans la maison céleste, Dans la joie de ton Seigneur ! »

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,26-31. 

Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.
Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ;
ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ;
ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.
C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption.
Ainsi, comme il est écrit : ‘Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur.’

Psaume 33(32),12-13.18-19.20-21. 

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, 
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui, 
notre confiance est dans son nom très saint.