Étiquette : Notre-Dame de Fatima
01.09.2024 – CHAPELET À LOURDES
01.09.2024 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: «Nous sommes faits pour la pureté que Dieu nous donne»
Commentant l’Évangile de Marc relatant le comportement des pharisiens, le Pape a mis en garde contre un ritualisme qui «peut parfois conduire à négliger, voire à justifier, en soi-même et chez les autres, des choix et des attitudes contraires à la charité, qui blessent l’âme et ferment le cœur».
Olivier Bonnel-Cité du Vatican
Face aux fidèles réunis place Saint-Pierre, le Pape François a commenté ce dimanche l’Évangile de Saint Marc qui revient sur les pharisiens et les scribes entourant Jésus. Ceux-ci reprochent à ses disciples de prendre la nourriture «avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées». Une méditation sur le « pur » et « l’impur » donc, que le Pape a développée. La pureté selon Jésus «n’est pas liée à des rites extérieurs, mais avant tout à des dispositions intérieures», a expliqué François.
«Pour être pur, il ne sert donc à rien de se laver les mains plusieurs fois, si l’on nourrit ensuite des sentiments mauvais comme la cupidité, l’envie et l’orgueil, ou des intentions mauvaises comme la tromperie, le vol, la trahison et la calomnie» a-t-il poursuivi. Et de dénoncer un «un ritualisme qui ne fait pas grandir dans la bonté». Cette attitude rigide et légaliste peut au contraire «conduire à négliger, voire à justifier, en soi-même et chez les autres, des choix et des attitudes contraires à la charité, qui blessent l’âme et ferment le cœur», a encore averti le Souverain pontife.
La vraie cohérence de la foi
Ce contraste entre les gestes extérieurs et la disposition intérieure est toujours source d’enseignement pour nous aujourd’hui, a expliqué le Pape, listant par là-même une série d’incohérences: «on ne peut pas, par exemple, sortir de la Sainte Messe et, déjà sur le parvis de l’église, s’arrêter pour des bavardages méchants et impitoyables sur tout et sur tous. On ne peut pas non plus se montrer pieux dans la prière et, à la maison, traiter les membres de sa famille de façon froide et distante, ou négliger ses parents âgés qui ont besoin d’aide et de compagnie».
Notre relation à Dieu ne peut donc se résumer à des gestes extérieurs, tandis que l’on reste «intérieurement imperméable à l’action purificatrice de sa grâce, en s’attardant dans des pensées, des messages et des comportements dépourvus d’amour». Nous sommes au contraire faits «pour la vraie pureté», celle que Dieu nous donne, si nous lui permettons d’écarter de nous toute ombre d’égoïsme, d’orgueil et de jugement, pour nous modeler à l’image de son Fils Jésus.
Avant de réciter la prière de l’Angélus, le Pape a ainsi lancé une série de questions aux fidèles: est-ce que je vis ma foi de manière cohérente? Dans mes sentiments, mes paroles et mes actes, est-ce que je concrétise dans la proximité et le respect de mes frères et sœurs ce que je dis dans la prière?»
Source : VATICANNEWS, le 1er septembre 2024
Le Pape réaffirme l’importance de préserver le statu quo de Jérusalem
En tournant une nouvelle fois son regard vers la Terre Sainte à l’issue de la prière de l’Angélus, François a souhaité que la ville sainte soit toujours «un lieu de rencontre où les chrétiens, les juifs et les musulmans se sentent respectés et accueillis».
Olivier Bonnel – Cité du Vatican
Avant de réciter la prière de l’Angélus devant les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre ce dimanche, le Pape François a tenu à partager une nouvelle fois sa préoccupation devant la guerre qui se poursuit au Proche-Orient. «Une fois encore, je pense avec inquiétude au conflit entre la Palestine et Israël, qui menace de s’étendre à d’autres villes palestiniennes» a t-il lancé depuis la fenêtre du palais apostolique. Depuis mercredi dernier l’armée israélienne mène des raids sur plusieurs villes et camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie et au moins 22 personnes ont été tuées. L’armée israélienne évoque des « opérations antiterroristes ». 3 policiers israéliens ont par ailleurs été tués ce dimanche 1er septembre selon l’AFP.
Face à cette spirale sans fin de violence, le Souverain Pontife a une nouvelle fois lancé un appel pour que les négociations -entre Israël, le Hamas et les pays médiateurs-se poursuivent, que le bruit des armes se taise et que les otages israéliens soient libérés. Un appel alors que l’armée israélienne a annoncé ce dimanche 1er septembre avoir identifié le corps de 6 otages. Parmi eux figure l’israélo-américain Hersh Goldberg-Polin dont la mère Rachel avait rencontré le Pape au Vatican et l’avait remercié pour ses multiples appels.
Jérusalem, un lieu de rencontre
François a aussi renouvelé son souhait que l’aide humanitaire soit acheminée dans la bande de Gaza «où tant de maladies, dont la poliomyélite, se propagent également» a t-il regretté. Lors de son appel, l’évêque de Rome est revenu également sur la nécessité de préserver Jérusalem comme lieu de rencontre et de paix. «Que la paix règne en Terre sainte, que la paix règne à Jérusalem ! Que la ville sainte soit un lieu de rencontre où les chrétiens, les juifs et les musulmans se sentent respectés et accueillis, a-t-il souhaité, et que personne ne remette en question le statu quo dans leurs lieux saints respectifs»
Ce n’est pas la première fois que le Pape s’inquiète de la menace sur le statu quo de la ville sainte, régulièrement remis en cause, notamment par certains ministres israéliens d’extrême-droite. En 2017, il s’en était ému alors que le président américain Donald Trump était sur le point d’y transférer l’ambassade des États-Unis.
Source : VATICANNEWS, le 1er septembre 2024
01.09.2024 – MESSE À LOURDES
01.09.2024 – 22ème dimanche ordinaire B – Intégrale des lectures
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 22e dimanche du temps ordinaire, année B.
Quand le Ciel confirme la dévotion du Rosaire

Quand le Ciel confirme la dévotion du Rosaire
Un jour que saint Dominique (1) prêchait en présence du duc de Bretagne, de toute la cour et d’un peuple immense, il assura, d’après une révélation personnelle, qu’aucun hommage, si ce n’est l’Office divin et l’adorable Sacrifice, n’était si agréable à Jésus et à Sa Mère, que la récitation fervente du Rosaire de Marie. Cette assertion parut exagérée à son nombreux auditoire; mais Dieu en prit la défense, et voici comment.
Après le sermon, Dominique célébra la sainte Messe en présence de la multitude. Or qu’arriva-t-il ? Le Saint y fut ravi en extase ; on le vit s’élever au-dessus du sol, et demeurer ainsi suspendu en l’air pendant toute une heure, le visage enflammé d’un feu divin. À la consécration, quand il éleva la sainte hostie, tout le peuple y vit clairement apparaître la Vierge Mère avec son divin Enfant qu’elle tenait dans ses bras. Quand il éleva le calice, on vit le Rédempteur couvert de plaies, transpercé, en proie à toutes les douleurs de sa Passion, tel qu’Il avait été au Calvaire. Vers la fin de la messe, une éblouissante lumière environna l’autel; et au sein de cette splendeur, le Seigneur se montra tout plein de la gloire de sa résurrection, et comme montant au ciel.
Cette vision transporta la foule; et le sacrifice terminé, Dominique remonta en chaire. Il expliqua à ses auditeurs émerveillés le sens de ces trois apparitions : la Vierge tenant l’Enfant Jésus, était la figure des Mystères joyeux; Jésus souffrant signifiait les Mystères douloureux ; et sa résurrection, les Mystères glorieux.
Il fit comprendre à toute l’assemblée combien la dévotion qui consiste à méditer ces mystères en récitant les cent cinquante Ave du Rosaire devait être agréable au Seigneur, puisqu’Il la confirmait par de tels prodiges. Tous, princes et peuples restèrent convaincus et embrassèrent avec ardeur une si excellente pratique.
Dominique de Guzman, né vers 1170 en Espagne et mort en1221 en Italie, est un religieux catholique, prêtre, fondateur de l’ordre des frères prêcheurs appelés couramment « dominicains ». Canonisé par l’Église en 1234, il est célèbre sous le nom de saint Dominique
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
01.09.2024 – SAINT DU JOUR

ERMITE (VIE OU VIIE S.)
Saint Gilles ou Égide
Ermite
(640-720)
Gilles était d’Athènes. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des saints.
Un jour qu’il se rendait à l’église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l’aumône.
Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne : à peine le malheureux en est-il revêtu, qu’il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l’aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l’humilité. Mais Jésus-Christ ne se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu’il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l’Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.
Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s’écoulaient dans une prière continuelle, dans l’adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d’une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.
Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d’Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu’aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l’innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l’homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d’admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l’auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère. Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.
Martyrologe Romain : Au pays de Nîmes dans la province de Narbonne, au VIe ou VIIe siècle, saint Gilles, dont le nom a été donné à la ville qui s’est formée ensuite dans la vallée flavienne, où lui-même aurait érigé un monastère et terminé sa vie.
Saint Gilles priez pour nous !

01.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR – MARC 7,1-8.14-15.21-23.

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.

C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »

Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Claude la Colombière (1641-1682)
jésuite
Journal spirituel (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 139-140 ; rev.)
Quel soin prenons-nous de purifier notre âme ?
Pourquoi une si grande pureté dans Marie ? Parce qu’elle devait loger le Fils de Dieu en ses entrailles. Si elle n’eût pas été plus pure que les anges, le Verbe n’aurait pu venir en elle avec bienséance. Il n’y serait pas venu avec plaisir ; il n’y aurait pu apporter ces dons précieux dont il la remplit au moment qu’il fut conçu en elle. Nous recevons dans le Saint Sacrement de l’autel le même Jésus-Christ que Marie a porté neuf mois dans son sein. Quelle est notre pureté ? Quel soin prenons-nous de préparer notre âme ? Que d’ordures ! Nous faisons des fautes la veille, le jour, dans l’action même. Il vient toutefois ! Quelle bonté ! Nous allons à lui ! Quelle témérité ! Mais ce Dieu de bonté vient-il avec plaisir ? Examinons quel doivent être ses sentiments. N’est-il pas rebuté par la vue d’une si grande corruption ? Et nous allons hardiment, impudemment à lui, sans confusion, sans contrition, sans pénitence. Je veux tâcher de préparer mon cœur de telle sorte que vous y preniez plaisir, que vous y trouviez vos délices, ô mon Dieu, pour ne point m’opposer aux grâces immenses que je recevrais, si j’avais soin de me purifier, si je savais ce que je perds. Mais, mon Dieu, que mon ignorance justifie peu ma négligence ! (…) Je me mettrai, par mes soins à me purifier, en état de profiter de vos visites et de vous engager à venir à moi avec plaisir. Venez-y, mon Dieu, et vous trouverez, avec votre sainte grâce, mon cœur plus pur et plus net.

LECTURES :
Livre du Deutéronome 4,1-2.6-8.
Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères.
Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne, et vous n’y enlèverez rien, mais vous garderez les commandements du Seigneur votre Dieu tels que je vous les prescris.
Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !”
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ?
Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ?

Psaume 15(14),2-3a.3bc-4ab.4d-5.
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.
Il met un frein à sa langue.
Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.
Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

Lettre de saint Jacques 1,17-18.21b-22.27.
Mes frères bien-aimés, les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.
Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.
Accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ; c’est elle qui peut sauver vos âmes.
Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion.
Devant Dieu notre Père, un comportement religieux pur et sans souillure, c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse, et de se garder sans tache au milieu du monde.
