16.09.2024 – SAINTS ET MARTYRS DU JOUR

Sts Corneille (pape) et Cyprien (évêque)

Sts Corneille (pape) et Cyprien (évêque)

MARTYRS

Corneille et Cyprien sont associés dans une vénération commune parce qu’ils avaient eu entre eux des liens d’amitié. Cyprien était évêque de Carthage et Corneille était pape à Rome.  Ils sont morts tous les deux au cours de la même persécution, Corneille en 253, à Civitavecchia et Cyprien vers 258. 

Corneille fut le 21e Pape en 251, seulement deux années. Nous savons de lui peu de choses sinon l’essentiel, à savoir qu’il fut bon et généreux. Il eut du mérite à l’être car il se trouvait en face d’un antipape, Novatien. Lors de la persécution déclenchée par l’empereur Gallien, le Pape Corneille fut condamné à l’exil où il mourut en 253, considéré comme martyr, à Civitavecchia.

Cyprien est l’illustre évêque de Carthage, en Afrique du nord, à la même époque du IIIe siècle. Figure admirable de l’évêque berger de son peuple, Cyprien fut toujours sur la brèche pour soutenir les courages défaillants, réconforter les chrétiens condamnés aux mines ou à l’exil et pour appeler au pardon et à la réconciliation les baptisés qui avaient failli à leurs promesses. 

On a conservé de l’évêque Cyprien 65 de ses Lettres. Il y manifeste, comme saint Paul, la sollicitude de toutes les Églises et la hantise de leur unité. Une de ces lettres atteste qu’il s’était lié d’une grande amitié avec le pape Corneille ; il y déclarait : « Si le Seigneur fait à l’un de nous la grâce de le rejoindre bientôt, que notre amitié se continue auprès de Lui ». L’évêque Cyprien de Carthage, véritable chef de l’Église d’Afrique du Nord, fut arrêté et exilé le 30 août 257 puis exécuté le 16 septembre 258.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saints Corneille et Cyprien

Saints Corneille et Cyprien priez pour nous !

16.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,1-10. 

En ce temps-là, lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.
Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui.
Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave.
Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela.
Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. »
Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri !


Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »
Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 62 (trad. Brésard, 2000 ans C , p.80 rev.)

« Seigneur, je ne suis pas digne »

Dans la lecture de l’évangile, nous avons entendu Jésus louer notre foi, jointe à l’humilité. Quand il a promis d’aller dans sa demeure guérir le serviteur du centurion, celui-ci a répondu : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ». En se disant indigne, il se montre digne – digne non seulement que le Christ entre dans sa maison, mais aussi dans son cœur… Car ce n’aurait pas été pour lui un grand bonheur si le Seigneur Jésus était entré dans sa maison sans être dans son cœur. En effet le Christ, Maître en humilité par son exemple et ses paroles, s’est assis à table dans la demeure d’un pharisien orgueilleux, nommé Simon (Lc 7,36s). Mais bien qu’il ait été à sa table, il n’était pas dans son cœur : là, « le Fils de l’Homme n’avait pas où reposer sa tête » (Lc 9,58). Au contraire, ici il n’entre pas dans la maison du centurion, mais il possède son cœur… C’est donc la foi jointe à l’humilité que le Seigneur loue chez ce centurion. Quand celui-ci dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », le Seigneur répond : « En vérité, je vous le dis, je n’ai pas trouvé une telle foi en Israël »… Le Seigneur était venu au peuple d’Israël selon la chair, pour chercher d’abord dans ce peuple sa brebis perdue (cf Lc 15,4)… Nous autres, en tant qu’hommes, nous ne pouvons pas mesurer la foi des hommes. C’est celui qui voit le fond des cœurs, celui que personne ne trompe, qui a témoigné de ce qu’était le cœur de cet homme, entendant sa parole pleine d’humilité et lui donnant en retour une parole qui guérit.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,17-26.33. 

Frères, puisque j’en suis à vous faire des recommandations, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien.
Tout d’abord, quand votre Église se réunit, j’entends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que c’est assez vrai,
car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée.
Donc, lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez ;
en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas, et l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu.
N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas !
J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
Mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas, attendez-vous les uns les autres.

Psaume 40(39),7-8a.8b-9.10.17. 

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, 
tu as ouvert mes oreilles ; 
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. 
Mon Dieu, voilà ce que j’aime : 
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice 
dans la grande assemblée ; 
vois, je ne retiens pas mes lèvres, 
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie 
de tous ceux qui te cherchent ; 
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » 
ceux qui aiment ton salut.

15.09.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: connaître Jésus, c’est se laisser transformer par Lui

En commentant l’Évangile de ce 24e dimanche du Temps ordinaire au cours de la prière mariale de l’Angélus, le Pape François a invité des milliers de pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, à réfléchir sur la question de savoir réellement «qui est Jésus pour nous». À cette question que Jésus pose aux disciples, la bonne réponse ne peut pas être une formule d’une doctrine. Connaître Jésus, c’est le rencontrer et entrer avec Lui dans une relation qui transforme nos vies, a déclaré le Saint-Père.

Stanislas Kambashi, SJ – Cité du Vatican

La réponse de Pierre à la question de Jésus révèle une dichotomie, a constaté le Pape. D’une part, Simon répond parfaitement au nom du groupe que Jésus est le Christ. Cependant, lorsque ce Christ parle des souffrances, il s’oppose, car derrière ses paroles se cache une manière de penser «selon les hommes». C’est «une mentalité qui imagine un Messie fort et victorieux, qui ne peut pas souffrir et mourir». Si ce disciple répond avec des mots «justes», sa façon de penser n’a pas encore changé. Il doit encore changer et se convertir, a observé François.

Connaitre le Seigneur, c’est entrer en relation avec lui

En observant le comportement de l’apôtre Pierre, nous pouvons nous interroger nous aussi sur ce que signifie réellement connaitre Jésus. Cette double manière de penser qui a besoin de conversion est un message important pour nous, a souligné le Saint-Père. Nous connaissons bien la doctrine et récitons correctement les prières. À la question «qui est Jésus pour toi?», nous répondons bien, avec une formule apprise au catéchisme. Mais est-ce que cela signifie connaître Jésus, a demandé François? «En réalité, pour connaître le Seigneur, il ne suffit pas de savoir quelque chose sur Lui, mais il est nécessaire de le suivre, de se laisser toucher et changer par son Évangile». Connaître Jésus signifie «avoir une relation avec Lui, une rencontre qui change ta vie: elle change ta façon d’être, ta façon de penser, les relations que tu as avec tes frères et sœurs, ta disposition à accueillir et à pardonner, les choix que tu fais dans la vie. Tout change si tu as vraiment connu Jésus!», estime François.

Se poser la question: qui est Jésus pour moi

En citant le théologien et pasteur luthérien Bonhoeffer, victime du nazisme, qui se posait la question de savoir ce qu’est le christianisme pour nous aujourd’hui ou qui est le Christ, le Pape a invité à faire de même. Malheureusement, a constaté le Saint-Père, beaucoup ne se posent plus cette question et restent «tranquilles», voire loin de Dieu. François souligne qu’il est important de se demander: «est-ce que je me laisse déranger, est-ce que je me demande qui est Jésus pour moi et quelle place il occupe dans ma vie?» Le Pape a exhorté à demandé l’aide de la Vierge Marie pour savoir mieux répondre.

Source : VATICANNEWS, le 15 septembre 2024

François appelle à libérer les otages israéliens

Après la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, ce dimanche 15 septembre, le Saint-Père a lancé un nouvel appel à libérer les derniers otages israéliens retenus par le Hamas dans la bande de Gaza. François a également exhorté de nouveau à ce qu’un cessez-le-feu soit conclu au Proche-Orient et que des solutions de paix soient trouvées. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

«N’oublions pas les guerres qui ensanglantent le monde»: le Saint-Père renouvelle chaque dimanche inlassablement son appel à la paix dans «l’Ukraine martyrisée», en «Birmanie», et au «Proche-Orient». «Combien de victimes innocentes! Je pense aux mamans qui ont perdu des enfants à la guerre,» s’est-il insurgé. 

Ce dimanche, au cours de ses appels après la prière de l’Angélus, il a eu une pensée toute particulière pour les otages israéliens retenus prisonniers par le Hamas et autres groupes armés palestiniens de la bande de Gaza.

Pensant aux innombrables «jeunes vies fauchées» à travers le monde à cause des conflits, François s’est arrêté sur le cas de Hersh Goldber-Polin, «trouvé mort en septembre, aux côtés de cinq otages à Gaza» a-t-il déclaré. «En novembre de l’année dernière, j’avais rencontré sa mère, Rachel, qui m’a touché par son humanité. Je l’accompagne en ce moment. Je prie pour les victimes et continue d’être proches de toutes les familles d’otages» a confié le Pape.

«Que cesse le conflit en Palestine et en Israël! Que cessent les violences, que cessent les haines! Que l’on relâche les otages, que les négociations se poursuivent et que l’on trouve des solutions de paix»s’est-il exclamé.

Colère en Israël

En Israël, de nouvelles manifestations ont eu lieu samedi soir à Tel Aviv pour maintenir la pression sur le gouvernement de Benyamin Netanyahu pour obtenir la libération des otages. De plus en plus d’Israéliens, au-delà des proches des otages, se demandent pourquoi les autorités ne font pas tout pour qu’ils puissent rentrer sains et saufs de la bande de Gaza. La question d’un accord avec le Hamas revient ainsi systématiquement alors que les affrontements sur le terrain, les bombardements incessants de l’armée israélienne sur le territoire palestinien ne permettent pas la conclusion au moins d’un cessez-le-feu.

Prière pour les victimes du typhon Yagi

Dans ses autres appels, le Saint-Père a exprimé sa «proximité» aux Vietnamiens et aux Birmans touchés par les inondations provoquées par «un violent typhon», Yagi, le weekend dernier. «Je prie pour les défunts, pour les blessés et pour les déplacés. Que Dieu soutienne ceux qui ont perdu leurs proches et leur maison, et qu’Il bénisse ceux qui apportent de l’aide».

Une semaine après le passage du cyclone, la junte birmane a été contrainte de demander de l’aide internationale, un fait rare. L’acheminement des secours est difficile dans certaines zones, et l’ampleur des dégâts est telle que les autorités militaires ont peine à faire face. Selon un dernier bilan officiel, 74 personnes sont mortes, 89 sont portées disparues rien que pour la seule Birmanie.

Au Vietnam, le gouvernement fait état de 281 morts et de 67 disparus, sans que ces chiffres ne soient définitifs. Des victimes sont aussi à compter en Thaïlande et au Laos. En tout, près de 350 personnes ont perdu la vie. Dans certaines zones, notamment dans la vallée du Mékong, les autorités locales ont lancé une nouvelle alerte alors que de fortes précipitations sont attendues dans les heures et les jours à venir

Le Saint-Père a également évoqué la journée des malades de sclérose latérale amyotrophique (SLA) célébrée ce dimanche en Italie, priant pour ces malades et pour leurs proches. «J’encourage le travail de recherche sur cette pathologie et les associations de bénévoles», a-t-il dit.

Source : VATICANNEWS, le 15 septembre 2024

De nombreuses vocations naissent à Medjugorje

Illustration
© Shutterstock/zedspider

De nombreuses vocations naissent à Medjugorje

Un couple d’américains prenait l’avion pour Medjugorje (1), et y fit la connaissance d’un jeune prêtre. Au cours de la conversation, il leur montra une photo de lui en disant : « C’était moi autrefois » (1992). Il avait des anneaux aux oreilles et au nez, ses cheveux lui arrivaient à la taille, il tenait une guitare à la main. Surprise du couple de voir ce marginal ainsi métamorphosé en ce jeune prêtre avenant en col romain !

« J’avais 20 ans, ma vie était désordonnée. Le chagrin que je causais à mes parents les avait poussés à devenir catholiques. Un soir, je vis un livre qui traînait sur la table The Queen of peace visits Medjugorje, du père Pelletier. Une fois que je l’eus ouvert, je ne pus le refermer. Je le finis à 3h du matin.

Le lendemain, je demandais à ma mère où je pouvais voir un prêtre catholique, mais je pouvais à peine prononcer le mot prêtre. J’étais plein d’orgueil. J’assistais à ma première messe ce jour-là, tout au fond de l’église. La célébration terminée, je me suis entendu dire au prêtre : “C’est bien Jésus sur l’autel n’est-ce pas ?”. C’était vraiment Lui ! En une nuit, j’ai reçu toute ma formation de catholique en lisant ce livre ! J’ai tout reçu des fondements de la foi !

Je perdis tous mes amis quand ils apprirent que je devenais catholique. Aussitôt, j’écrivis à toutes les congrégations de prêtres dans l’Église. Je choisis celle qui comportait deux fois le nom de Marie : Les Marianistes de l’Immaculée Conception. N’ayant pas terminé mes études secondaires, on me fit faire dix ans d’études pour devenir prêtre ! J’ai été ordonné il y a trois mois (2004).

Actuellement nous avons 9 candidats en formation à Stockbrige, ville du Massachusetts, aux États-Unis, et chacune de ces vocations est née à Medjugorje ! Marie a formé une armée incroyable de « petits » dans le monde entier. Pour le moment, ils sont cachés. Un jour elle lâchera son armée, et ce jour-là, toutes les victoires de l’Ennemi lui seront reprises ! Ce sera fabuleux ! L’armée de Marie est déjà là, qui se tient prête ! »

Témoignage du Père Donald Calloway MIC


Dans un article de C.Ravaz, dans Chrétiens magazine, 15 Août 2004, n° 171 bis.

www.clubmedj.com

(1) Međugorje est une ville de Bosnie-Herzégovine devenue lieu de pèlerinage catholique depuis les apparitions de la Vierge Marie Marie sur la « colline des apparitions » qui ont commencé en 1981

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.09.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Paul Manna

Bx Paul Manna

MISSIONNAIRE († 1952)

Bx Paolo Manna
Missionnaire en Birmanie (Myanmar)
Fondateur de l’« Union Missionnaire du Clergé »
l’actuelle « Union Pontificale Missionnaire » (U.P.M.)

Paolo Manna naît le 16 janvier 1872 à Avellino (Campanie, Italie), de Vincenzo Manna et de Lorenza Ruggiero ; il est le cinquième de six enfants. Deux oncles et son frère aînés étaient prêtres. 

Paolo étudia le latin à Naples et la philosophie à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome. En 1891, il entre au Séminaire des Missions Etrangères de Milan. Ordonné prêtre au mois d’août 1895, il part pour la Birmanie (l’actuel Myanmar), où il reste jusqu’en 1907, avec trois retours dans son Pays en raison de sa tuberculose (maladie héréditaire). 

À 35 ans, il déclare qu’il est un missionnaire manqué. En Birmanie, il était un missionnaire apprécié et demandé, y compris pour la contribution qu’il avait apportée par son étude intitulée : « Les Ghekku – une tribu Karyanne (Karens) de la Birmanie Orientale » qui fut très utilisée par les revues anthropologiques, et traduite en anglais. 

En 1909, il est nommé directeur de la revue « Le Missioni Cattoliche », et il publie « Les Réflexions » sur la vocation pour les Missions Étrangères, sous le titre  « Operarii sunt pauci ! » qui sont à l’origine de centaines de vocations missionnaires. Il relance en Italie l’Œuvre de la Propagation de la Foi et celle de la Sainte Enfance, et il encourage ou lance d’autres initiatives de coopération missionnaire. 

En 1916, il fonde l’Union Missionnaire du Clergé, l’actuelle Union Pontificale Missionnaire(U.P.M.), que le Pape a appelée « la perle de la vie du Père Manna ». 
En 1919, il lance la revue « Italia Missionaria », avec pour but déclaré de susciter des vocations pour les Missions Étrangères. 
En 1921, il ouvre à Ducenta (Caserte, Campanie) le « Séminaire Méridional pour les Missions Étrangères » approuvé par un Bref de Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922). 
En 1924, il est élu Supérieur général du Séminaire Lombard pour les Missions Étrangères. Il est élu premier Supérieur général du PIME (Institut pontifical des Missions étrangères – Pontificium Institutum pro Missionibus Exteris), fondé par le Vénérable Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 26 mai 1926, avec la réunion des deux Séminaires Missionnaires de Milan (fondé en 1850) et de Rome (fondé en 1871). Le Père Manna écrit de nombreuses lettres à ses missionnaires, qui sont rassemblées dans le volume « Virtù Apostoliche » (quatre éditions en Italie, traductions en anglais et en portugais), un ouvrage classique de la spiritualité missionnaire. 

En 1927-1929, il visite les Missions en Asie, et rédige un texte intitulé: « Observations sur la méthode moderne d’évangélisation », qu’il envoie à Propaganda Fide, comprenant des propositions considérées comme révolutionnaires. 

Le 8 décembre 1936, il fonde la Congrégation des « Missionnaires de l’Immaculée », connues sous le nom de « Sœurs du PIME ». Nommé en 1937 Secrétaire International de l’Union Missionnaire du Clergé, il publie un texte important et toujours actuel : « Le problème missionnaire et les prêtres » ; en 1941, il adresse au monde catholique un appel affligé et bien documenté en faveur de l’union des chrétiens, sur la base de son expérience missionnaire. Il publie « Les Frères Séparés et Nous », le premier texte œcuménique de grande diffusion en Italie. Pendant les dernières années de sa vie (1943-1952), le Père Manna est Supérieur de la Région Méridionale du PIME, qu’il a voulue et préparée. 
En 1950, il publie l’ouvrage intitulé « Nos Églises et la Propagation de l’Évangile » (deux éditions), où il déclare que les Évêques et leur clergé sont responsables de la diffusion de l’Évangile chez les non-chrétiens ; et que, en conséquence, les prêtres diocésains doivent prendre une part active à la Mission universelle. Cette proposition fut faite par Pie XII dans l’encyclique Fidei Donum, qui ouvre la voie à l’engagement missionnaire direct des diocèses et du clergé diocésain. 

Le 15 septembre 1952, le Père Manna meurt à l’hôpital de Naples. Le Procès diocésains d’information pour la Cause de Canonisation commence à Naples en 1974.

Paolo Manna a été béatifié à Rome le 4 novembre 2001, avec sept autres Serviteurs de Dieu : Pavol Peter Gojdič, Metod Dominik Trčka, Giovanni Antonio Farina, Bartolomeu Fernandes dos Mártires, Luigi Tezza, Gaetana Sterni et María Pilar Izquierdo Albero, par saint Jean-Paul II (>>>Homélie).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Paolo Manna – Missions et missionnaires 

Bx Paolo Manna priez pour nous !

15.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,27-35. 

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? »
Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. »
Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. »


Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne.
Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »


Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.


Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Césaire d’Arles (470-543)

moine et évêque

Sermon 159, 1,4-6 ; CCL 104,650 (trad Delhougne, Les Pères commentent, p. 288)

« Qu’il me suive »

Quand le Seigneur nous dit dans l’évangile : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même », nous trouvons qu’il nous commande une chose difficile et nous considérons qu’il nous impose un lourd fardeau. Mais si celui qui commande nous aide à accomplir ce qu’il commande, cela n’est pas difficile… Où devons-nous suivre le Christ, sinon là où il est allé ? Or, nous savons qu’il est ressuscité et monté aux cieux : c’est là que nous avons à le suivre. Il ne faut certainement pas nous laisser envahir par le désespoir, car, si nous ne pouvons rien par nous-mêmes, nous avons la promesse du Christ. Le ciel était loin de nous avant que notre Tête y soit montée. Désormais, si nous sommes les membres du corps de cette Tête (Col 1,18), pourquoi désespérer de parvenir au ciel ? S’il est vrai que sur cette terre tant d’inquiétudes et de souffrances nous accablent, suivons le Christ en qui se trouvent le bonheur parfait, la paix suprême et la tranquillité éternelle. Mais l’homme désireux de suivre le Christ écoutera cette parole de l’apôtre Jean : « Celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché » (1Jn 2,6). Tu veux suivre le Christ ? Sois humble, comme il l’a été. Tu veux le rejoindre dans les hauteurs ? Ne méprise pas son abaissement.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 50,5-9a. 

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.


J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.


Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble !

Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Psaume 116(114),1-2.3-4.5-6.8-9. 

J’aime le Seigneur : 
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille : 
toute ma vie, je l’invoquerai.

J’étais pris dans les filets de la mort, 
retenu dans les liens de l’abîme, 
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
j’ai invoqué le nom du Seigneur : 
« Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »

Le Seigneur est justice et pitié, 
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits : 
j’étais faible, il m’a sauvé.

Il a sauvé mon âme de la mort, 
gardé mes yeux des larmes 
et mes pieds du faux pas.
Je marcherai en présence du Seigneur 
sur la terre des vivants.

Lettre de saint Jacques 2,14-18. 

Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ?
Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ;
si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ?
Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.
En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.