Étiquette : Notre-Dame de Fatima
10.08.2026 – CHAPELET À LOURDES
10.08.2026 – MESSE À LOURDES
10.08.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
À Lourdes, on entre tout de suite dans l’essentiel (II)

À Lourdes, on entre tout de suite dans l’essentiel (II)
Mgr Rémy Berchier, citoyen suisse, a conduit le pèlerinage interdiocésain romand de printemps à Lourdes pendant un quart de siècle. Confidences d’un homme qui a appris, dit-il, à aimer Marie et à lâcher prise. Extraits de ses confidences au site suisse cath.ch : À Lourdes, les malades ont la première place et c’est magnifique. L’amour et le service se déploient autour d’eux. Mais durant ces années, j’ai compris autre chose… Tout le monde est pèlerin. Le malade est pèlerin, l’hospitalier est pèlerin, le médecin est pèlerin, moi je suis pèlerin. Sur les 1500 pèlerins que nous étions il y a quinze jours, il y avait 145 malades, 450 hospitalières et hospitaliers, une dizaine de médecins, 75 choristes, une centaine de jeunes filles du collège Le Châtelard… Plus j’avance, plus je me dis qu’il n’y a rien de tel que le bouche-à-oreille pour inviter à venir à Lourdes ! Comme le dit un journaliste dans le film Je m’appelle Bernadette : « Lourdes, ça ne se dit pas, ça se vit ».
Q. On pourrait rêver que Marie, comme une mère, guérisse d’un geste les malades ?
Je ne crois pas. Si ma mère avait eu le pouvoir de me guérir d’un coup de baguette magique quand j’étais malade, enfant, comme tous les enfants, parce qu’elle-même souffrait de me voir ainsi, en deux secondes tout aurait été oublié. Je préfère ce qu’elle a vraiment fait. Prendre soin de moi, avoir peur pour moi, tout tenter pour me soigner, m’aimer. C’est ce que je vis, d’abord, avec Marie. Non pas un miracle à la demande, mais une mère qui m’accompagne, qui prend soin de moi. Avec, en plus, cet élément superbe et intense : son Fils est Dieu, et elle intercède auprès de Lui pour moi.
Q. Que répondez-vous à ceux qui attendent une guérison physique à Lourdes ?
Il y a eu 72 miracles reconnus en 168 ans, pour des milliers de demandes de reconnaissance de miracles. On pourrait se dire : « N’est-ce pas le signe que la guérison peut être aussi ailleurs ? ». Mais pour moi, les miracles de Lourdes, ce sont les miracles de la foi. Il y avait, sur un sentier aujourd’hui fermé à droite de la grotte, la statue d’un pèlerin italien aveugle. Il était venu demander la guérison, il est reparti sans avoir retrouvé la vue. Et il a fait sculpter une statue, lui, un genou à terre, un bandeau sur les yeux, un bâton à la main, avec cette inscription : « J’étais venu à Lourdes pour retrouver la vue, je ne l’ai pas retrouvée, mais j’ai retrouvé la foi ». Voilà le miracle.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
10.08.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Laurent
Diacre et Martyr
(† 258)
Laurent fut l’un des plus illustres martyrs de l’Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l’affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre.
L’an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant : « Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils ? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre ? Jamais vous n’offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l’autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire ? » Le saint Pape, ému, lui dit : « Je ne vous abandonne point, mon fils ; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées ; vous me suivrez dans trois jours. » Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l’Église, pour les soustraire aux persécuteurs : mission que Laurent accomplit avec joie.
Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l’empereur en avait besoin pour l’entretien de ses troupes : « J’avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l’empereur n’a point de trésors aussi précieux qu’elle ; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer. » Le préfet accorda trois jours de délai.
Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l’Église ; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant : « Voilà les trésors que je vous ai promis. J’y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu ; l’Église n’a point d’autres richesses.“Comment oses-tu me jouer, malheureux ? dit le préfet ; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial ?” » Puis il le fit déchirer à coups de fouets.
Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l’officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement ; c’est alors qu’un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr : « Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices. » Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé : « Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant ; faites-moi rôtir de l’autre. » Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l’âme.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
Saint Laurent priez pour nous !

10.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,24-26.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.

Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)
évêque et docteur de l’Église
Commentaire sur le Livre des Nombres, 2 ; PG 69, 619 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 193)
« Si le grain de blé meurt, il donne beaucoup de fruit »
Le Christ, prémices de la nouvelle création…, après avoir terrassé la mort, est ressuscité et monté vers le Père comme une offrande magnifique et resplendissante, comme les prémices, en quelque sorte, de la race humaine rénovée, impérissable… On pourrait le considérer sous le symbole de la gerbe des prémices du blé que le Seigneur a demandé à Israël d’offrir dans le Temple (Lv 23,9). Que représente ce signe ? On peut comparer le genre humain aux épis d’un champ. Ils naissent de la terre, ils attendent d’avoir obtenu toute leur croissance et, au moment voulu, ils sont fauchés par la mort. C’est ainsi que le Christ disait à ses disciples : « Ne dites-vous pas : Encore quatre mois et ce sera la moisson ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle. » (Jn 4,35-36) Or le Christ est né parmi nous, il est né de la Vierge sainte comme les épis sortent de la terre. Parfois d’ailleurs il se nomme lui-même le grain de blé : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. » Ainsi s’est-il offert pour nous à son Père, à la manière d’une gerbe et comme les prémices de la terre. Car l’épi de blé, comme nous-mêmes d’ailleurs, ne peut être considéré isolément. Nous le voyons dans une gerbe, formée de nombreux épis d’une seule brassée. Le Christ Jésus est unique, mais il nous apparaît et il constitue réellement une sorte de brassée, en ce sens qu’il contient en lui tous les croyants, évidemment dans une union spirituelle. Sans cela, comment saint Paul pourrait-il écrire : « Avec lui il nous a ressuscités, avec lui il nous a fait régner aux cieux » ? (Ep 2,6-7) En effet, puisqu’il s’est fait l’un de nous, nous ne faisons « qu’un seul corps avec lui » (Ep 3,6)… Lui-même adresse d’ailleurs ces paroles à son Père : « Je veux, Père, comme toi et moi nous ne faisons qu’un, qu’eux aussi ne fassent qu’un avec nous. » (Jn 17,21) Le Seigneur donc est prémices de l’humanité destinée à être engrangée dans les greniers du ciel.

LECTURES :
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-10.

Frères, rappelez-vous le proverbe : À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement.
Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste : ‘Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.’
Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.

Psaume 112(111),1-2.5-6.7-8.4b.9.
R/ L’homme de bien a pitié, il partage. (Ps, 111, 5a)
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.
L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas :
il verra ce que valaient ses oppresseurs.
Homme de justice, de tendresse et de pitié.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !

09.08.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
09.08.2026 – CHAPELET À LOURDES
09.08.2026 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: Léon XIV exhorte à la foi en Dieu dépouillée de tout orgueil
Dans son exhortation précédant la récitation de la prière de l’Angélus, ce dimanche 9 août, place Saint-Pierre, se focalisant sur le miracle de la marche de Jésus sur les eaux lors d’une tempête, le Pape a exhorté la foule de pèlerins à se tourner vers le Seigneur dans les moments sombres et de doute. «La présence de Jésus change tout», a affirmé Léon XIV, conseillant de «ne pas nous enorgueillir face au succès et de ne jamais nous surestimer».
Françoise Niamien – Cité du Vatican
Depuis l’une des fenêtres des appartements pontificaux, face aux fidèles rassemblés sur la place emblématique dédiée à Saint-Pierre, le Pape Léon XIV a centré son exhortation sur l’Évangile du jour, évoquant «Jésus qui, sur le lac de Galilée, rejoint ses disciples au milieu d’une tempête, en marchant sur les eaux». (cf. Mt 14, 22-33).
«N’ayez pas peur»
Loin de les rassurer, cette vision, censée les apaiser, les épouvanta davantage. Agités et effrayés de voir Jésus ainsi, ils le prirent pour un fantôme. Dans ces moments de troubles, la voix du Christ se fit entendre: «Confiance, c’est moi, n’ayez plus peur!», a rappelé le Pape.
De ce passage de l’Évangile de Matthieu, Léon XIV en déduit que «la présence du Seigneur change tout», car «Pierre parvient même à faire quelques pas sur les vagues pour aller vers Lui; puis il prend peur, s’enfonce et Jésus le sauve». Aussi, de cette présence du Christ il en ressort un appel à ne pas avoir peur et à ne pas le quitter de notre regard.

La force de la foi
De cette expérience de la traversée des eaux troubles, de l’intervention de Jésus pour calmer la tempête et sa présence dans la barque, «jaillit spontanément du cœur des disciples, la profession de foi: “Vraiment tu es le Fils de Dieu!”», a encore fait remarquer le Pape dans son exhortation. «Amen, je vous le dis: si vous avez la foi et si vous ne doutez pas, […], vous pourrez même dire à cette montagne: “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, et cela se produira». (Mt 21, 21). «Et c’est précisément ce qu’ils ont vécu sur le lac: la paix du Christ les a rejoints au milieu de la fureur des eaux», a encore indiqué le Souverain pontife.
Ne jamais se surestimer
Ainsi, pour le Pape, ce miracle nous enseigne «à ne pas nous enorgueillir face au succès et à ne jamais nous surestimer», et en même temps, «à ne pas désespérer, même dans les moments sombres, lorsque nous nous sentons impuissants face aux problèmes et que, malgré nos efforts, nous avons l’impression de reculer plutôt que d’avancer».
«En toute circonstance, Jésus ne nous abandonne pas et, si nous l’accueillons humblement dans la barque de notre vie – par la prière, les sacrements, l’écoute de sa Parole –, nous trouverons en Lui la paix, la lumière et la force pour notre chemin», a rassuré l’évêque de Rome priant que «la Vierge Marie nous aide à vivre ainsi, dans un abandon confiant en Dieu, elle qui a été proclamée bienheureuse pour sa foi». (cf sa foi (cf. Lc 1, 45).
Source : VATICANNEWS, le 9 août 2026