
À Lourdes, on entre tout de suite dans l’essentiel (II)
Mgr Rémy Berchier, citoyen suisse, a conduit le pèlerinage interdiocésain romand de printemps à Lourdes pendant un quart de siècle. Confidences d’un homme qui a appris, dit-il, à aimer Marie et à lâcher prise. Extraits de ses confidences au site suisse cath.ch : À Lourdes, les malades ont la première place et c’est magnifique. L’amour et le service se déploient autour d’eux. Mais durant ces années, j’ai compris autre chose… Tout le monde est pèlerin. Le malade est pèlerin, l’hospitalier est pèlerin, le médecin est pèlerin, moi je suis pèlerin. Sur les 1500 pèlerins que nous étions il y a quinze jours, il y avait 145 malades, 450 hospitalières et hospitaliers, une dizaine de médecins, 75 choristes, une centaine de jeunes filles du collège Le Châtelard… Plus j’avance, plus je me dis qu’il n’y a rien de tel que le bouche-à-oreille pour inviter à venir à Lourdes ! Comme le dit un journaliste dans le film Je m’appelle Bernadette : « Lourdes, ça ne se dit pas, ça se vit ».
Q. On pourrait rêver que Marie, comme une mère, guérisse d’un geste les malades ?
Je ne crois pas. Si ma mère avait eu le pouvoir de me guérir d’un coup de baguette magique quand j’étais malade, enfant, comme tous les enfants, parce qu’elle-même souffrait de me voir ainsi, en deux secondes tout aurait été oublié. Je préfère ce qu’elle a vraiment fait. Prendre soin de moi, avoir peur pour moi, tout tenter pour me soigner, m’aimer. C’est ce que je vis, d’abord, avec Marie. Non pas un miracle à la demande, mais une mère qui m’accompagne, qui prend soin de moi. Avec, en plus, cet élément superbe et intense : son Fils est Dieu, et elle intercède auprès de Lui pour moi.
Q. Que répondez-vous à ceux qui attendent une guérison physique à Lourdes ?
Il y a eu 72 miracles reconnus en 168 ans, pour des milliers de demandes de reconnaissance de miracles. On pourrait se dire : « N’est-ce pas le signe que la guérison peut être aussi ailleurs ? ». Mais pour moi, les miracles de Lourdes, ce sont les miracles de la foi. Il y avait, sur un sentier aujourd’hui fermé à droite de la grotte, la statue d’un pèlerin italien aveugle. Il était venu demander la guérison, il est reparti sans avoir retrouvé la vue. Et il a fait sculpter une statue, lui, un genou à terre, un bandeau sur les yeux, un bâton à la main, avec cette inscription : « J’étais venu à Lourdes pour retrouver la vue, je ne l’ai pas retrouvée, mais j’ai retrouvé la foi ». Voilà le miracle.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie